Archives du mot-clé meuse

1514/24 septembre 1918

Aviation: Edward Dannett Asbury tué au combat

Edward Dannett Asbury, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes partagées avec ses observateurs-mitrailleurs au sein du 49 Sqn du RFC, toutes obtenues sur D.H.9, est tué au combat à bord de son D.H.9 matricule E8869 au dessus de la forêt de Mormal, dans le département du Nord.

Mort de Gilbert John « Ben » Strang

Gilbert John « Ben » Strange, « As » britannique de la WW1, 7 victoires aériennes dont 3 en collaboration au sein du 40 Sqn du RFC, toutes obtenues sur S.E.5a, est tué en combat aérien lors de l’obtention de sa 7ème et dernière victoire sur un Fokker D.VII piloté par l’as allemand Martin Deh

misch du Jasta 58.

Première victoire de David Sinton Ingalls

David Sinton Ingalls, qui deviendra le seul « As » de l’US Navy, avec 6 victoires aériennes, enregistre ce jour sa première victoire, sur un Albatros « C » au dessus de Dixmude.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1230.html

 

Les 2075 hommes du 110th Infantry Regiment autour de Neuvilly-en-Argonne (Meuse)

Le 24 septembre 1918, les 2075 hommes du 110th Infantry Regiment sont déployés dans les environs de Neuvilly-en-Argonne. Le Lieutenant-Colonel Edward Martin, commandant le régiment et son état-major s’installe son poste de commandement à la ferme d’Abancourt pendant que l’infirmerie de l’unité prend ses quartiers dans l’église du village.

Toute l’Argonne s’embrase le 26 septembre 1918, lorsque le Grand Quartier Général déclenche l’offensive Meuse Argonne!

En quelques heures, un impressionnant dispositif d’assaut se met en branle et écrase les tranchées ennemies sous un feu puissant.Les Allemands sont rapidement contraint de reculer face à cette déferlante d’obus et de combattants que même les mitrailleuses ne semblent pouvoir arrêter. Les premiers blessés arrivent bientôt à l’arrière et dans le secteur de Neuvilly-en-Argonne, ils convergent vers l’église où les attendent les infirmiers du 110th Infantry Regiment dont un jeune Kansasais de 22 ans, Alfred Hayes. Dans les jours qui suivent le déclenchement de l’attaque, les artilleries allemandes et alliées vont se livrer un duel sans merci et pilonner la vallée de l’Aire et ses villages, Neuvilly-en-Argonne ne sera pas épargnée.

source: https://largonnealheure1418.wordpress.com/tag/americain-1918/

Le kaiser tunnel démantelé par les Allemands

Ce tunnel est l’un des 11 tunnels creusés par les Allemands et fait partie d’un réseau particulier composé de 3 tunnels (Kaiser-Tunnel, Ortlieb-Tunnel, Bataillon-Tunnel) d’une longueur totale d’environ 800 mètres. Le Kaiser-Tunnel relie le ravin des Meurissons au ravin de la Fille-Morte, il est long de 350 mètres et sa profondeur la plus extrême est de moins de 40 mètres.

A l’extrémité nord du tunnel, les Allemands ont installé un central téléphonique ainsi qu’un hôpital de premiers secours avec un bloc opératoire qui permet de donner les premiers soins aux blessés. Une centrale électrique est installée à l’extrémité sud. Elle se compose de 2 groupes électrogènes qui alimentent 23 ventilateurs, 5 perforatrices et plusieurs pompes à eau.

Le 24 septembre 1918, les Allemands retirèrent tout le matériel du tunnel avant d’en faire sauter les issues, juste avant l’offensive américaine qui commença le 26 septembre 1918 à partir du site de la Haute-Chevauchée.

source: https://verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/le-kaiser-tunnel

Journal du mardi 24 septembre 1918

Dans la région de Saint-Quentin, nos troupes ont poursuivi leur avance en fin de journée et dans la nuit. Nous avons pénétré dans le bois au nord de Ly-Fontaine, enlevé le fort et le village de Vendeuil, et poussé sur ce point j’usqu’à l’Oise.
Nos reconnaissances ont fait des prisonniers au nord de l’Aisne et en Champagne, vers la butte du Mesnil.
Nous avons repoussé des coups de main ennemis au nord de la Vesle et dans les Vosges.
Les Anglais ont exécuté en différents points d’heureuses opérations locales. Ils se sont emparés d’un point fortifié aux environs de la route Ronssoy-Bony, en faisant 80 prisonniers.
Une contre-attaque ennemie, en direction de la ferme Gillemont, a été repoussée avec de lourdes pertes par le feu de notre infanterie et de nos mitrailleuses. Au cours de la nuit, d’autres troupes anglaises ont progressé dans la direction de la ferme Tombois, après plusieurs heures de combats acharnés. Plus au nord, ces troupes se sont emparées d’un ensemble de tranchées et de points fortifiés sur la Saeur, au nord-ouest de Vendhuile.
100 Allemands ont été capturés au sud de Villers-Guislain.
Les Anglais ont poursuivi leurs avantages en Palestine. Deux armées turques sont à peu près anéanties. 25000 prisonniers et 260 canons ont été capturés.
La défaite bulgare se change en déroute dans la région macédonienne. Les Serbes montent vers Prilep et la Babouna, Guevgueli et les passages du Vardar sont entre nos mains.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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1503/13 septembre 1918

Bataille de Saint-Mihiel (Meuse) les 1é et 13 septembre (suite)

La bataille de Saint-Mihiel désigne un important engagement de la Première Guerre mondiale, sur le saillant de Saint-Mihiel, qui fut le premier auquel participèrent les troupes américaines, et qui se solda par une victoire alliée.

Dès le 24 juillet, pendant la seconde bataille de la Marne, au quartier général du château de Bombon, le maréchal Foch a exposé ses vues aux grands chefs des armées alliées, Haig, Pershing et Pétain. Les armées de l’Entente, ayant atteint l’égalité dans le nombre des combattants, la supériorité dans le nombre des divisions en réserve, ainsi qu’en matière d’aviation, de chars d’assaut et même d’artillerie, et pris l’ascendant moral, le moment est venu de quitter l’attitude générale défensive imposée jusqu’ici par l’infériorité numérique et de passer à l’offensive. L’objectif est de réduire par deux armées franco-anglaises le saillant de Montdidier pour dégager la voie Paris-Amiens, celui de la Lys par les Britanniques pour dégager les mines du Nord ainsi que le saillant de Saint-Mihiel par une armée américaine pour achever le dégagement de Paris-Avrecourt.
Il faut attendre les 12 et 13 septembre 1918 et l’aide de l’armée américaine (dont la 2e division d’infanterie) de l’American Expeditionary Force, commandée par le général Pershing, pour que cette zone soit réduite. Pas moins de 250 000 hommes sont jetés dans la bataille (dont 216 000 Américains), appuyés par 1 444 avions, 3 100 canons et 267 chars légers.
Côté allemand, 11 divisions allemande et une austro-hongroise pouvaient s’abriter dans plusieurs lignes de tranchées bétonnées.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Saint-Mihiel

Journal du vendredi 13 septembre 1918

Nous avons repoussé une contre-attaque allemande au sud-est de Roupy, en faisant des prisonniers et en capturant des mitrailleuses.
Dans la région de Laffaux et de Celles-sur-Aisne, l’ennemi a tenté six assauts successifs, qui ont été brisés. Nous avons fait 150 prisonniers.
Activité de l’artillerie dans la région de Reims et de Prosnes. Echec de coups de main ennemis en Champagne et dans les Vosges.
Les Anglais ont exécuté une heureuse opération locale au nord d’Epehy. Ils ont avancé leur ligne dans cette localité en faisant des prisonniers. Ils ont enlevé Attilly, Vermand et Vendelles et progressé aux lisières ouest du bois de Holnon. Ils ont repoussé une tentative allemande contre un de leurs postes à l’ouest de Gouzeaucourt. Ils ont progressé dans les secteurs d’Havrincourt et de Moeuvres, franchi le canal du Nord au nord-ouest d’Havrincourt, conquis des installations sur la rive ouest du canal. Ils ont, de nuit, enlevé une position très fortifiée au sud-ouest de la Bassée, en y capturant des hommes et des mitrailleuses.
Les Belges, après une courte mais violente préparation d’artillerie, ont attaqué l’ennemi sur un front de 2 kilomètres et demi. Ils se sont emparés des ouvrages qui constituaient leur objectif, gagnant 400 mètres en moyenne. Ils ont capturé 71 hommes et 5 mitrailleuses.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1494/5 septembre 1918

Rencontre  à Saint Mihiel entre jeunes français  et américains

5 SEPTEMBRE 1918 . Saint Mihiel:  jeunes français à la rencontre des soldats americains
Source: http://www.pourceuxde14.com/pages/d-amerique/des-hommes.htmlhttp://www.pourceuxde14.com/pages/d-amerique/des-hommes.html#ZbqksQwoXjE1vkaq.99

Les troupes françaises franchissent le canal du Nord à Libremont

Photographe: Opérateur R ; Famechon, EdmondDate prise vue1918.09.05 .Crédit photoMinistère de la culture (France), Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, diffusion RMN

L’avancée française du 5 septembre 1918, nos troupes franchissent le canal du Nord, route d’Ercheu à Libermont, pont établi par le 9ème génie. Passage des chevaux de l’artillerie

source: http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/memsmn_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Ercheu&DOM=All&REL_SPECIFIC=3

Le pot de confiture bat tous les records

Le prix du pot de confiture d’abricot dépasse, le 4 septembre 1918, les cinq francs, nous informe Le Figaro.

«Nous l’attendions.

Voici quatre années, il coûtait soixante-quinze centimes. Le franc fut vite atteint, puis dépassé. Le double franc aussi. Le triple est de plus récente apparition.

Mais c’est hier, le 4 septembre 1918, seulement que nous avons aperçu, dans une boutique de la Chaussé-d’Antin, un pot de confitures, le pot modeste, classique, moins de la livre comme contenance, affiché cinq francs.

C’est de l’abricot, pour être précis.» écrit L e Figaro du 5 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/04/26002-20140904ARTFIG00260-4-septembre-1918-le-pot-de-confiture-bat-tous-les-records.php

La Légion perce la ligne Hindenburg

Le 5 septembre la lutte se poursuit ; la Xe armée du général Charles Mangin pénètre dans la forêt de Coucy et la gauche de l’armée se porte vers Chauny jusqu’aux lisières de la forêt de Saint-Gobain dans les anciennes lignes de mars 1918 ; les régiments de la 41e DI, de la 69e DI et de la 5e DI en chassent l’ennemi au prix de terribles combats. Débordés au nord, en direction de Cambrai, et au sud sur les rives de l’Oise, en direction de La Fère, attaqués en même temps fortement, au centre, à Péronne, les Allemands reculent vers les positions Hindenburg.

Les armées britanniques et françaises refoulent les arrière-gardes ennemies qui ne peuvent s’accrocher sur la ligne de la Tortille et du canal du Nord.

La suite sur http://www.legionetrangere.fr/la-fsale/actualites-de-la-fsale/1562-histoire-septembre-1918-la-legion-perce-la-ligne-hindenburg.html

Mystérieuse carte postale de Picasso

Oblitérée le 5 septembre 1918 à Bedous, la carte postale attribuée à Picasso s’est vendue 166 000 euros. Jusqu’alors inconnu, le document intrigue.

Que faisait Picasso à Bedous, en vallée d’Aspe, le 5 septembre 1918 ? Même Christine Pinault, l’assistante personnelle du fils de l’artiste, Claude Picasso, n’a pas la réponse.

source: https://www.sudouest.fr/2015/06/23/la-mysterieuse-balade-de-picasso-1960368-4020.php

Jeudi 5 septembre 1918

Nos troupes ont continué à pousser l’ennemi à l’est du canal du Nord et entre Ailette et Aisne.
Elles se sont emparées du bois du Chapitre, au nord-est de Chevilly, et, plus au sud de Bussy.
Nos éléments avancés, poursuivant l’ennemi, se rapprochent de Grisolles.
Au nord de l’Ailette, nous avons porté nos lignes aux abords ouest de Coucy-le-Château et de Jumencourt.
Au sud, nous avons progressé à l’est , de Leuilly, atteint les abords de Clamecy et de Braye, et pénétré dans Bucy-le-Long. Le chiffre des prisonniers dépasse 15000. Nos éléments ont franchi la Vesle sur plusieurs points.
Les Anglais ont atteint la partie est du bois de Vaux, au nord de Moislains, et progressé en diverses directions. Ils ont atteint la ligne générale du canal du Nord, et, au nord de la route Arras-Cambrai, occupé Ecourt-Saint-Quentin.
Ils ont progressé au nord et au sud de la Lys. Leurs troupes s’approchent de Neuve-Chapelle et de Laventie et ont pris possession de Sailly-sur-la-Lys, Nieppe et Romarin.
Le grand quartier général allemand a été transferé de Spa à Verviers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1492/3 septembre 1918: Informations contradictoires sur le moral des soldats allemands

Avec le 4e régiment de tirailleurs tunisiens

Du 30 août au 3 septembre 1918, sur l’Ailette, il pénètre dans des positions défendues désespérément et force l’ennemi à la retraite. Les 26, 27, 28 et 29 septembre, il contribue à l’enlèvement de la Butte du Mesnil, passe la Dormoise, s’empare du Plateau de Grateuil, franchit l’Alin et prend pied sur les pentes du sud du massif de Marvaux. Au cours de ces actions, le drapeau du 4e régiment de marche de tirailleurs indigènes conquiert la fourragère aux couleurs de la Légion d’honneur .

source: http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/4e%20régiment%20de%20tirailleurs%20tunisiens/fr-fr/

Offensive générale en Meuse

Le 3 septembre 1918, le maréchal Foch, ordonne l’offensive générale ayant la Meuse pour objectif. Il engage dans la bataille de l’Argonne le Général Pershing, commandant en chef des forces américaines, dont les troupes repousseront l’adversaire jusqu’à Sedan. Le 6 novembre 1918, la 1ère division américaine attaque la ligne allemande de la Besace à Beaumont et rejette l’ennemi sur la rive droite de la Meuse entre Villemontry et Autrecourt. Dans la nuit du 6 au 7, elle prend le contrôle de toute la rive gauche jusqu’à Wadelincourt.

source: https://www.charleville-sedan-tourisme.fr/fiches/listing-sites-de-memoire/monument-americain-de-wadelincourt/

Avec le 6ème bataillon alpin de chasseurs à pied

Le 3 septembre, le 6ème bataillon, considéré comme réserve, marchait dans le sillage du 9ème groupe, il avait à assurer différentes missions de liaison et se trouvait de ce fait très dispersé.

A 13 h 30, le chef de bataillon, dont le P.C. est au ravin du Trou des Loups, reçoit l’ordre suivant :

                  « Ce soir, opération de détail menée par le 9ème groupe, sur le mont des Tombes ; le 6èem bataillon participera à cette opération comme bataillon de deuxième ligne, chargé d’appuyer le mouvement et d’organiser une position de deuxième ligne. »

A 15 h 10, ce premier ordre est annulé et remplacé par le suivant :

                  « Le 6ème dépassera le 64ème bataillon et attaquera le mont des Tombes à 16 heures, en partant du mont de Leuilly. »

Le 6ème bataillon est engagé depuis le 29 août, il a déjà fourni un gros effort, quand la mission d’enlever le mont des Tombes lui est confiée.

Cette position, a laquelle l’ennemi se cramponne désespérément, constitue, avec le mont de Singes, la clef du rempart qui nous interdit la vallée de l’Ailette. Le Boche occupe, sur les pentes et sur le plateau, un système de tranchées solides et bien conditionné que nous ignorions presque totalement. Le terrain est en en pente très abrupte, depuis le ravin marécageux de Leuilly, jusqu’au sommet du mont des Tombes, est couvert d’un taillis épais, dans lequel les groupes ennemis de résistance pourront facilement se dissimuler pour résister jusqu’au dernier moment.

A 15h 10, au moment où il recevait le second ordre, le bataillon, moins la 1ère compagnie, rassemblé dans le ravin des Ribaudes, n’avait encore aucune connaissance de l’ordre d’attaque. Il ne savait même pas qu’il devait attaquer ce jour-là. Le commandant, à ce moment au P.C. du colonel, ne peut prendre les premières dispositions ; le capitaine adjudant major Bouty conduit alors le bataillon à la tranchée de Cannes, près de la route de Béthune.

Il faut que le mouvement soit exécuté rapidement, car il ne reste pas une heure, et les compagnies sont à deux kilomètres des positions de départ.

La préparation d’artillerie doit être courte. Elle commence en même temps que le déplacement du bataillon, ce qui a pour effet de déclancher le tir de contre-préparation ennemi, en même temps que son artillerie établit un barrage dans le ravin de Leuilly, que les chasseurs traversent, dans la boue jusqu’aux genoux, pour se porter au pied du mont des Tombes.

Grâce à la rapidité avec laquelle le mouvement a été exécuté, l’infanterie allemande n’a rien vu ; elle se croit à l’abri de toute attaque de ce côté, car elle domine la position.

A 15 h 55, la 1ère compagnie (capitaine Libmann) et quelques minutes après, les deux autres compagnies et la compagnie de mitrailleuses arrivent à leur tour.

La marche d’approche que le bataillon vient d’exécuter en plein jour, sur des plateaux sans défilement, coupés de barrages d’artillerie et dans un ravin systématiquement battu, pour arriver à se placer à l’endroit indiqué et à l’heure dite, dans la formation prescrite, est un véritable tour de force, qui fait le plus honneur aux gradés et aux chasseurs qui l’ont réalisé.

La suite sur: http://www.chtimiste.com/batailles1418/divers/historique6bca3.htm

Informations contradictoires sur le moral des soldats allemands

source photo: https://sourcesdelagrandeguerre.fr/?tag=soldat-allemand

La dissimulation du niveau du moral de ses troupes, par la propagande et le bluff, est de mise; une stratégie adoptée par tous les belligérants de la Grande Guerre, à l’instar de l’Allemagne comme le rapporte Le Figaro du 3 septembre 1918.

«On télégraphie de Bâle que le général commandant le deuxième corps d’armée à Stettin se voit obligé d’adresser à la population un appel énergique pour protester contre le vent de panique qui souffle partout. “Le découragement s’étend, dit le général. C’est incompréhensible. Les Poméraniens ne doivent pas laisser ébranler leur courage et leur certitude de vaincre par les rumeurs qui courent et les jérémiades de ceux qui les répandent.”

Ou bien ne sont-ils pas découragés? Une dépêche d’Amsterdam annonce que l’adjoint au général commandant ce même deuxième corps vient de publier un manifeste où il condamne impitoyablement “la vie désordonnée qui règne dans un grand nombre de villes balnéaires fréquentées par le grand monde et qui constitue un outrage aux sentiments des vrais patriotes”. Que la besogne des historiens sera peu commode!» écrit Le Figaro du 3 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00383-3-septembre-1918-informations-contradictoires-sur-le-moral-des-soldats-allemands.php

Une belle vache reste un placement rentable

À deux mois de la fin de la Grande Guerre, la vie est marquée par les pénuries dans les deux camps. Posséder une vache laitière très productive est un bon placement comme le remarque Le Figaro du 3 septembre 1918.

«Il vient d’être vendu en Angleterre une vache, nommée “Eske Ketty”, dont il faut retenir les mérites. Peu d’animaux auront autant qu’elle contribué au ravitaillement national. L’an dernier, Eske Ketty donna à la patrie 2 410 gallons de lait. Le gallon est une mesure anglaise qui fait 4 litres et demi. Oui 2 410 gallons!

Au moment de la vente, elle donnait encore 10 gallons de lait par jour. Retenons aussi qu’il existe en Angleterre une laitière qui produit plus de 10 000 litres de lait par an et qu’elle n’a pas été réquisitionné comme viande de boucherie.

Tout ceci est très réconfortant. N’oublions pas de dire enfin que cette merveilleuse Ketty a atteint la somme coquette de 78 000 francs. Dame au prix où est le beurre!» écrit Le Figaro du 3 septembre 1918.

source:http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00395-3-septembre-1918-une-belle-vache-reste-un-placement-rentable.php

Journal du mardi 3 septembre 1918

Nos troupes ont pris pied au nord de l’Ailette, dans les bois à l’ouest de Coucy-le-Château, au sud de la rivière, et nous nous sommes emparés du village de Crécy-au-Mont.
Le total des prisonniers faits par nos alliés et par nous aux Allemands depuis le 15 juillet dépasse 128.000.
Les troupes australiennes ont pris Péronne, après avoir repoussé les contre-attaques ennemies au mont Saint-Quentin. Elles ont continué leur avance, en s’emparant des positions allemandes à l’ouest et au nord de Péronne, tandis que de violents combats se livraient dans les rues et les maisons en ruine.
Elles tiennent Flamicourt et Saint-Denis et ont avancé sur les éperons du mont SaintQuentin.
Les troupes de Londres, attaquant au sud-est de Combles, ont enlevé Bouchavesnes et Raucourt, ainsi que les hauteurs qui dominent ces villages et sont parvenues aux abords du bois de Saint-Pierre-Vaast. Elles ont fait 2000 prisonniers.
Nos alliés ont encore repoussé l’ennemi des hauteurs de Morval, pris Beaulencourt et la crête à l’est de Beaucourt et de Fremicourt. Ils sont dans le Transloy et ont conquis Bullecourt et Hendecourt-les-Cagnicourt. Ils ont fait là plusieurs centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

Un cimetière oublié de la Première Guerre mondiale découvert dans la Meuse

Un cimetière oublié de la Première Guerre mondiale découvert dans la Meuse

  • Dans la Meuse, un cimetière de regroupement de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale a été mis au jour à Spincourt.
    Dans la Meuse, un cimetière de regroupement de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale a été mis au jour à Spincourt. 

 

Dans la Meuse, un cimetière de regroupement, où étaient acheminés les corps de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale avant de rejoindre leur dernière sépulture, a été mis au jour à Spincourt. Une découverte inédite en France.

Agenouillé dans une boue collante, Frédéric Adam, archéo-anthropologue à l’Institut national d’archéologie préventive (Inrap) et responsable de la fouille, explore précautionneusement un cercueil en bois, rempli d’eau à cause des pluies.

Il retire de la glaise par poignées pour dégager un crâne de couleur brunâtre, percé de deux trous.

« Une balle de fusil, probablement ; les éclats d’obus font des fissurations en étoile », avance-t-il, avant de remplir une caisse d’ossements : clavicule, péroné, bassin, vertèbre lombaire, radius… Et douze mâchoires, alors que le cercueil ne renfermait que quatre crânes.

Zone rouge

C’est au hasard d’un projet de construction sur une ancienne parcelle agricole que cet ancien cimetière militaire a été mis au jour au début de 2017.

https://www.ouest-france.fr/grand-est/meuse/un-cimetiere-oublie-de-la-premiere-guerre-mondiale-decouvert-dans-la-meuse-5441443

Les Éparges de retour de Martinique

Parmi les 89 membres de la délégation meusienne partie en Martinique derrière l’Association Pays d’Étain-Martinique, une famille adhérant à Horizon 14-18 a porté haut les couleurs du souvenir.

La délégation partie en Martinique du 9 au 16 novembre pour maintenir et faire perdurer les liens entre toute l’île et le Pays d’Étain est de retour.

Au sein de cette délégation, menée par l’Association Pays d’Étain-Martinique présidée par Carla Davanne, il y avait la famille Losson-Hazard : la grand-mère, la fille, le gendre, la petite-fille et le petit-fils.

Patrice Losson, le gendre, créateur et président de l’association Horizon 14-18 – Les Éparges, est un passionné de la Première Guerre mondiale. Il connaît l’histoire des Éparges par cœur.

« Mon but est de permettre aux jeunes de comprendre le devoir de mémoire et de le perpétuer. Je ne joue pas à la guerre, je veux la faire connaître », explique-t-il.

La suite sur le site de l’Est Républicain:

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2017/11/23/horizon-14-18-les-eparges-de-retour-de-martinique

1152/28 septembre 1917

Avec Pierre Condac du 6 ème RIC

28 septembre 1917 – journée animée comme à l’ordinaire, caractérisé surtout par les tirs violents de l’artillerie ennemie. Notre artillerie s’est montrée très active. L’aviation allemande a été particulièrement active, volant sur nos lignes par groupe et à une faible hauteur pour déterminer exactement l’occupation de nos tranchées et réglant parfaitement le tir de l’artillerie ennemie sur les tranchées ainsi reconnues.

Vers 22:00 une attaque allemande c’est déclenchée sur le bastion Godard en avant du front tenu par le 1er bataillon. La garnison du bastion Godard a repoussé brillamment cette attaque à la grenade; et les fantassins ennemis ont du se retirer précipitamment.

source: http://collateraux-1914.1918.over-blog.com/article-35319038.html

Carte postale du 28 septembre 1915 d’Auguste Brenas

Journal du vendredi 28 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, les Allemands ont manifesté une particulière activité. Après un violent bombardement de nos positions, depuis les Vaux-Mérous jusqu’à l’ouest de Cerny, l’ennemi a attaqué au sud de l’arbre de Cerny, mais il a dû, sous nos feux, regagner ses lignes non sans avoir subi de lourdes pertes. Une seconde attaque, déclenchée entre le plateau des Casemates et le plateau de Californie, a été également refoulée.
Deux coups de main allemands : l’un sur la rive droite de la Meuse, dans la région de Beaumont; l’autre en Alsace, dans la région du Linge, ont complètement échoué.
L’attaque anglaise entre Tower-Hamlet et St-Julien a fort bien réussi. Nos alliés ont achevé la conquête de l’éperon de Tower-Hamlet et livré un combat victorieux au nord de la route d’Ypres à Reims. Ils ont chassé l’ennemi de ses positions. Plus au nord, les Australiens ont enlevé le reste du bois du Polygone. A leur gauche, les Anglais, Ecossais et Gallois ont pénétré de 1600 mètres en profondeur dans les lignes allemandes et pris Zonnebecke. Entre St-Julien et Gravenftatel, l’avance a été de 2400 mètres. Toutes les contre-attaques allemandes ont été repoussées. Plus de 1000 prisonniers ont été faits. 17 aéroplanes ennemis ont été abattus.
Les Allemands ont tenté des reconnaissances dans le golfe de Riga.
Les Anglais continuent à bombarder journellement le littoral flamand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html