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1562/11 novembre 1918: signature de l’armistice

(Vidéo) La signature de l’armistice du 11 novembre 1918

C’est dans la clairière de Rethondes, dans la forêt de Compiègne, que vient d’être signée la paix. Les discussions entre les belligérants se déroulent dans un train qui sert de poste de commandement au Maréchal Foch. Le 11 novembre à l’aube, les plénipotentiaires allemands viennent de reconnaître leur défaite. Le wagon de Rethondes entre alors dans la légende. A 5 heures du matin, le texte d’armistice est enfin signé par les participants. Quarante ans après, le bras droit du Maréchal Foch témoigne, un document rare.

Une saignée pour la France

« Une larme coule sur la joue du capitaine von Oberndorff. Ce moment est certainement le moment le plus émouvant, le plus dramatique dans la simplicité de cette scène, qui a toute sa grandeur justement dans son extrême simplicité », raconte en 1958 le général Maxime Weygand, chef d’état-major du Maréchal Foch. Il est 11 heures quand retentit le cessez-le-feu, sur une note sonnée par tous les clairons d’un front immense, de la mer du Nord à la frontière suisse. En France, la population célèbre l’armistice. Jamais encore le pays n’avait connu pareille saignée : 1 400 000 soldats tués, 2 500 000 blessés pour une guerre qui aurait dû être « la Der des Ders ».

la suite sur https://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/video-la-signature-de-larmistice-du-11-novembre-1918_741553.html

voir aussi wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Armistice_de_1918

https://fr.wikipedia.org/wiki/Armistice_de_1918

Une caméra le 11 novembre à Strasbourg

Le 11 Novembre 1918 un cameraman était présent à Strasbourg. Ces images sont rares et constituent le témoignage d’une époque difficile pour l’Alsace.Interview du commandant MEYER autour du 11 novembre par Roland RECHT

source: INA: http://www.ina.fr/video/SXF02029218

Un film de 55 minutes sur la fin de la guerre 14-18

https://www.youtube.com/watch?v=EHfDDrWPswo

(Vidéo) Augustin Trébuchon, le dernier français mortà Vrigne-Meuse

source: http://centenaire.org/fr/ardennes/reportage/augustin-trebuchon-dernier-poilu-mort-au-combat-vrigne-meuse

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_Tr%C3%A9buchon

La journée du 11 novembre 1918

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Le message du maréchal Foch annonçant la fin de la guerre fut transmis par télégraphe aux commandants en chef des différentes armées alliées le 11 novembre à 5 heures 15 : «  Les hostilités sont arrêtées sur tout le front, à partir du 11 novembre, 11 heures (heure française). Les troupes alliées ne dépasseront pas, jusqu’à nouvel ordre, la ligne atteinte à cette date et à cette heure. » Cet ordre fut retransmis par le général Boichut aux régiments de la division à 7 heures 15, accompagné de consignes particulières de prudence auxquelles le colonel Petitdemange jugea utile de rajouter quelques recommandations supplémentaires pour que « les hommes mettent leur mouchoir au bout de leur fusil (…) et crient en chœur et de toutes leurs forces “Vive la France !” et chantent La Marseillaise (…). On ne fraternisera pas avec l’ennemi ».

Le commandant de Menditte relata ainsi les événements du 11 novembre 1918 dans son carnet de notes journalières :

« Le [canon de] 75 rageur a tiré régulièrement, montrant aux Boches que nous faisons bonne garde autour du régiment et, au jour, le feu recommence mais il est peu intense. Du reste, la situation est rectifiée à mon avantage. J’ai réorganisé mon front. Mes compagnies sont en liaison les unes avec les autres, mes hommes ont mangé chaud et je les ai ravitaillés en cartouches. Hier, cette opération avait dû être faite de jour mais pour les mitrailleuses seulement et dans des conditions effroyables car le terrain était battu par les mitrailleuses ennemies. Cette fois, mes hommes ont tout ce qu’il faut pour tenir et ils tiendront. Vers 6 heures 30 circule le bruit de l’armistice. À 8 heures 30, l’avis est officiel. Pendant ce temps, on continue à tirer sur le front du régiment et les obus allemands tombent sur Dom-le-Mesnil. Je fais passer la bonne nouvelle au régiment et on attend ! 10 heures 45 : les obus tombent encore sur le village. 10 heures 57 : la mitrailleuse tire encore. 11 heures : un de mes clairons sonne “ Cessez le feu ”, “Levez-vous ” puis “Au Drapeau ”. Les autres clairons répètent. La Marseillaise monte dans le lointain. Des cris de joie et les cris plus éloignés des Boches qui sortent de leurs trous et veulent fraterniser. Quelle joie et quelle émotion ! Ici tout est en remue-ménage. On sort de l’église tous les lits boches qui s’y trouvent. Le père Guiton dit la messe et monte en chaire, mais à ce moment arrive le général Boichut qui ne reste que 10 minutes mais qui est suivi de trompettes d’artillerie et de cavalerie sonnant de joyeuses fanfares. La cérémonie continue, on chante le Te Deum et, ma foi, après cela on déjeune, avec quel appétit ! Aussitôt après déjeuner, le colonel Petitdemange arrive, il veut voir le régiment sur place et je l’accompagne sur la position. Il félicite les hommes, les officiers et passe sur une grande partie du front car mon régiment n’a pas bougé et garde la place. Il fait un temps merveilleux. À mon retour, je trouve dans la rue le colonel Gizard qui rentre de permission. Il a perdu une bien belle matinée mais a gagné le calme d’une journée de dimanche qui fut bien angoissante pour moi (…). J’ai perdu 45 tués, 87 blessés et 12 disparus au cours de la journée d’hier. La proportion de tués est énorme pour de la guerre en rase campagne et prouve l’acharnement mis dans la lutte mais j’avais devant moi la Garde Prussienne : 4 régiments dont le 23, le 357 et le 69  (…)

Les combats ont effectivement continué jusqu’au dernier moment. Le soldat de 1re classe Augustin Trébuchon 5, estafette de la 9e compagnie, titulaire de la Croix de guerre, tué à 10 heures 50 d’une balle dans la tête alors qu’il était porteur d’un dernier message pour son capitaine, a été le dernier mort de la Première Guerre mondiale dans le secteur. Mais, officiellement, il sera déclaré mort à Vrigne-Meuse le 10 novembre 1918 à 10 heures du matin. Dans la poche de résistance tenue par le 415e RI au nord de la Meuse, ce fut le soldat Delalucque qui eut l’honneur de sonner le « cessez-le-feu » à 11 heures précises. Appelé par le capitaine Lebreton pour effectuer les sonneries réglementaires, le brave poilu, sans doute ému par la solennité de cette mission, ne se souvenait même plus de cette sonnerie : « La dernière fois que je l’ai joué, c’était en 1911, au champ de tir (…). » Mais son nom ne restera pas dans l’histoire. Il entonna d’abord le refrain du régiment puis les différentes sonneries demandées : « Cessez-le-feu », « Levez-vous  », « Garde à vous » et enfin « Au Drapeau ». Les Allemands aussi sortirent alors des tranchées et, pour la première fois depuis quatre ans, les « Feldgrau » et les « Bleu horizon » se firent face sans chercher à s’exterminer. Ils auraient même chanté ensemble La Marseillaise ! À la 2e compagnie, « (…) cette Marseillaise fut plutôt hésitante car les hommes étaient sous le coup de l’émotion. La nouvelle de l’armistice ne fut pas accueillie avec une explosion de joie mais plutôt avec le soulagement de ne plus vivre avec l’obsession d’être des morts en sursis. Après les durs et violents combats de la veille, il était bien difficile d’imaginer que la guerre pouvait finir comme par miracle. On avait l’impression que c’était un rêve et cependant c’était bien la réalité (…) ». Un profond silence s’établit sur l’immensité du champ de bataille de la veille. Un silence impressionnant.. Du côté des Allemands, l’Armistice était aussi une délivrance mais leur sentiment de joie avait aussi le goût de la défaite. Certains cherchèrent à fraterniser avec les Français. Généralement sans succès. Ils furent priés de rejoindre leurs lignes. Ne plus échanger de coups de fusil et laisser chacun récupérer ses morts sur le terrain, c’était suffisant dans l’immédiat. Les poilus échangèrent leurs impressions après avoir compté les minutes au cours de la matinée. L’Armistice 6, c’était d’abord la vie sauve. Il fallait bien qu’il y eût un dernier tué, mais – surtout – ne pas être celui-là : « Je vis, c’est merveilleux ! », « Nous avons eu une sacrée veine », « Tu te rends compte, on n’est pas mort ! », « Croyez-vous que l’opération de forcer le passage de la Meuse s’imposait alors que les pourparlers d’armistice se déroulaient à l’état-major du maréchal Foch ? », « (…) revoir Paname et troquer le casque pour le melon », « C’est la fin de notre jeunesse », etc. Il faudrait aussi réapprendre à vivre normalement et guérir de la guerre. La guerre était finie, c’était la paix. 

Le dernier communiqué officiel de la guerre, diffusé le 11 novembre à 15 heures, signalait sobrement que : « À l’est de la forêt de Trellon, nous avons atteint la frontière belge. À la suite de durs combats, nous avons forcé les passages de la Meuse entre Vrigne et Lumes. » Officiellement, comme le montre « l’état des officiers et hommes de troupe du 415e régiment d’infanterie tués à l’ennemi aux divers combats de 1914 à 1918 » annexé à l’historique du régiment, il n’y eut aucune perte humaine à déplorer le 11 novembre 1918 dans le secteur de Nouvion, Dom-le-Mesnil et Vrigne-Meuse. Les pertes subies par les formations engagées par la 163e division dans l’opération de franchissement de la Meuse et de conquête d’une tête de pont, au cours des journées du 9, 10 et 11 novembre 1918, furent de 96 tués et 198 blessés dont 68 tués et 97 blessés pour le 415e RI. Ces pertes étaient les dernières de la Grande Guerre. Dans l’après-midi du 11 novembre, la population de Dom-le-Mesnil participa activement à la recherche des morts laissés sur le terrain au nord de la Meuse avec les soldats du 415e RI. Ils furent transportés d’abord à Dom-le-Mesnil puis dans l’église de Vrigne-Meuse. Le soir, 33 corps, dont la majorité d’entre eux appartenait au 3e bataillon, étaient alignés dans l’église de Vrigne-Meuse.

Les pertes allemandes ne sont pas connues avec précision mais elles ont certainement été sévères. Dans l’historique du régiment des fusiliers de la garde, le récit de la journée du 11 novembre se termine en effet ainsi : « Après midi, nouvelle de la révolution au pays, de l’abdication de SM l’Empereur, et de l’armistice. Heureux ceux qui étaient tombés plein de foi dans la grandeur de la Patrie et qui ne vécurent pas là le plus noir de tous les jours ! Le soir de cette dernière bataille d’une guerre commencée quatre ans et demi plus tôt, avec tant de joie et d’espoir, vit le brave régiment des fusiliers de la garde réduit à 13 officiers, 25 sous-officiers et 100 hommes ! » Cette unité d’élite formait un bataillon à deuxcompagnies la veille. Il avait donc perdu environ la moitié de ses effectifs dans cette dernière opération.

En principe, le 415e régiment d’infanterie devait rester dans la région de Dom-le-Mesnil pendant quatre jours. Au cours de la journée du 12 novembre, les hommes du régiment continuèrent à fouiller le secteur pour rechercher les corps des soldats disparus au cours de l’ultime combat de la guerre. La cérémonie d’inhumation des hommes du 415e RI tués au cours des derniers combats, avait été fixée au 13 novembre dans la matinée. Pour des raisons difficilement compréhensibles, le régiment n’eut même pas la possibilité d’assister à cette cérémonie. Il avait reçu l’ordre dans la nuit du 12 au 13 de quitter Dom-le-Mesnil dès le lendemain à 7 heures du matin. Vingt sapeurs furent désignés par le commandement pour creuser les tombes dans le cimetière de Vrigne-Meuse et rendre les derniers honneurs. Deux nouveaux corps – ceux des soldats Trébuchon et Coste, les derniers « morts pour l’Armistice » – furent retrouvés le 13 novembre en fin de matinée et transportés par les villageois jusqu’à l’église de Vrigne-Meuse. L’héroïsme du 415e régiment d’infanterie au cours des derniers mois de guerre fut récompensé par une citation à l’ordre de l’armée accordée par le maréchal Pétain, commandant en chef des armées de l’Est :

« (…). Réengagé le 2 novembre, au-delà de l’Aisne débordé, sous les ordres du chef de bataillon de Menditte, et animé par lui de l’impérieuse volonté de vaincre, a franchi le canal des Ardennes, délivré neuf  villages, capturé des canons, battu l’ennemi. Enfin, par un dernier et héroïque effort, jetant le 10 novembre ses bataillons sur la rive droite de la Meuse, sur une passerelle de fortune, battue par des mitrailleuses, a enlevé à deux divisions de la garde munies d’une puissante artillerie, les positions où elles se croyaient à l’abri de toute surprise. A brisé leurs contre-attaques et imposé à l’ennemi même, étonné de ses propres pertes, le respect de tels soldats. »

La suite sur:

https://journals.openedition.org/rha/291#tocfrom2n4

Pourquoi Vrigne-Meuse

Fallait-il réaliser cette opération ? En fait, l’effondrement de l’armée allemande était perceptible depuis le mois de juillet 1918 et irrémédiable dès le début du mois d’octobre 1918. Mais à cette époque en France, le pouvoir politique était divisé. L’Armistice demandé par les Allemands était-il une simple trêve pour gagner du temps et réorganiser le front avant de reprendre l’offensive ? Ne devait-on pas profiter des circonstances favorables aux armées alliées pour traverser le Rhin et exploiter cet avantage en direction de Berlin ? Telles étaient les questions fondamentales qui se posaient.

Aux niveaux politique et stratégique, les désaccords étaient évidents. Dès le 4 octobre 1918, le prince Max de Bade avait télégraphié à Thomas W. Wilson, président des États-Unis, pour lui demander de convoquer les belligérants « pour des négociations de paix sur la base des quatorze points, en même temps que pour la conclusion immédiate d’un armistice ». Raymond Poincaré, président de la République, voyant dans ce projet un piège, avait alors informé Georges Clemenceau, président du Conseil « que tout le monde espère fermement qu’on ne coupera pas les jarrets de nos troupes par un armistice si court qu’il soit ». Mais pour le maréchal Foch, « nous n’avions pas le droit de jouer la vie d’un seul homme » sur une question militairement résolue. In fine, la question essentielle est de savoir à quel moment « la question était militairement résolue » et donc quels étaient, en fait, les buts de guerre pour les alliés : repousser les Allemands au-delà du Rhin ? S’emparer de gages territoriaux en Allemagne ? Poursuivre jusqu’à Berlin ? Les avis étaient partagés. En toute hypothèse, atteindre Charleville-Mézières ainsi que Sedan et repousser les Allemands au-delà de la Meuse, était bien un objectif fixé par le commandement allié. Mais la traversée de la Meuse n’était pas une fin en soi et Vrigne-Meuse n’était certainement pas un objectif stratégique dont la conquête marquerait et symboliserait la victoire des alliés. Donc, soit la traversée de la Meuse était inutile, soit plus vraisemblablement, ce n’était qu’une étape intermédiaire.

Il est cependant permis de se poser quelques questions sur cette ultime opération menée par la 163e division et plus particulièrement par le 415e RI sur trois kilomètres entre Charleville-Mézières et Sedan, alors que les alliés alignaient à cette époque 210 divisions, déployées sur 550 kilomètres de front. Que s’est-il passé dans le secteur des autres divisions entre le 8 et le 11 novembre 1918 ? Apparemment pas grand chose à en juger par exemple par ce qui s’est passé du côté du 11e corps d’armée à Mézières ou dans le secteur de Sedan. L’artillerie avait encore beaucoup donné mais le commandement n’avait pas jugé indispensable de franchir la Meuse aux dernières heures de la guerre. Au nord de Charleville, les divisions de la Ve armée n’avaient d’ailleurs toujours pas atteint la Meuse. Ce qui laisse supposer que les divisions autres que la 163e DI, avaient un temps d’arrêt à partir du moment où les pourparlers d’armistice avaient commencé à Rethondes. Il avait été urgent d’attendre. D’ailleurs, le fait que Pierre Sellier et son clairon soient « entrés dans l’histoire » pour avoir sonné le « cessez-le-feu » de la Première Guerre mondiale le 7 novembre au soir, et non pas le 1re classe Delaluque, le 11 novembre, justifie aussi ce constat.

Il est évident cependant que le maréchal Foch avait envisagé la suite des opérations dans l’hypothèse où les plénipotentiaires allemands temporiseraient pour signer l’Armistice dans les délais impartis. Une vaste offensive dirigée par le général Castelnau devait alors être lancée le 13 ou le 14 novembre 1918 dans l’Est de la France pour s’emparer de Metz, occuper la Lorraine et poursuivre la marche vers le Rhin. L’attaque principale devait être assurée par vingt divisions françaises et six divisions américaines soutenues par plusieurs autres opérations jusque dans les Flandres pour bousculer l’ennemi sur tout le front. Le sacrifice demandé à la 163e division et au 415e régiment d’infanterie sur la Meuse le 10 novembre, a-t-il permis d’éviter cette offensive ?

La 163e division a-t-elle fait preuve d’indiscipline en lançant l’opération de franchissement de la Meuse ? Le manque de cohérence des ordres donnés par la chaîne de commandement montre qu’il y eut une prise de risque inconsidérée de la part du 14e corps d’armée. Entre l’ordre donné le 9 novembre au soir par le général Gouraud de« (…) surveiller l’activité de l’ennemi, afin de profiter de toute occasion favorable pour franchir la rivière et s’établir solidement sur la rive droite, en se bornant à poursuivre l’ennemi, le cas échéant, par des éléments légers (…)»et celui, également du 9 novembre au soir, du général Marjoulet, commandant le 14e corps d’armée : « La 163e DI franchira la Meuse et occupera Vrigne-Meuse, le Signal de l’Épine (…). Opération à exécuter d’urgence et sans se laisser arrêter par la nuit ()» etqui se traduira au niveau de la 163e division par l’ordre de « franchir la Meuse cette nuit, coûte que coûte (…)», il est permis de s’interroger sur la discipline intellectuelle du commandement français à la fin de la guerre.

L’opération de Vrigne-Meuse a-t-elle été un succès ou un échec ? L’affaire a été mal préparée et mal engagée. L’impasse sur la recherche de renseignements en est la raison essentielle. Les autres régiments, engagés sur Flize et Nouvion, n’ont d’ailleurs pas fait preuve de la même agressivité que le 415e RI qui s’est retrouvé dans une position d’autant plus difficile. Le bilan a été lourd notamment pour ce régiment mais il aurait pu être catastrophique. Le régiment tout entier aurait pu être détruit si l’Armistice n’était pas intervenu à 11 heures du matin puisque les moyens de franchissement mis en place dans la nuit du 10 au 11 novembre ont rapidement été rendus inutilisables. Il convient par ailleurs de rendre hommage au courage du chef de bataillon commandant le 415e RI au cours de la journée du 10 novembre : en traversant la Meuse dans l’après-midi pour aller inspecter ses bataillons et surtout relever les positions des premières lignes, il a permis à l’artillerie divisionnaire de fournir des appuis efficaces qui ont évité au 415e RI d’être rejeté dans la Meuse. Sans cet acte de courage, le 415e RI aurait probablement été décimé dans la nuit du 10 et la matinée du 11 novembre 1918.

L’opération de franchissement de la Meuse était-elle justifiée ? L’imminence de l’Armistice ne pouvait justifier une telle improvisation et une telle précipitation dans le franchissement d’une rivière comme la Meuse. Le fait que la division n’ait eu officiellement aucune perte à déplorer le 11 novembre, est d’ailleurs un signe qui ne trompe pas. Pour le commandement, cette opération aurait été difficile à justifier, ce qui explique sans doute qu’elle soit restée longtemps confidentielle.

https://journals.openedition.org/rha/291#tocfrom2n4

Le dernier mort à la dernière minute

Henry Gunther est mort dans la Meuse le 11 novembre 1918 à 10h59, à une minute de l’Armistice. Dernier soldat américain tué sur le sol français, il a aujourd’hui sa propre stèle.

(…)

Ce 11 novembre, il y a cent ans, tout le monde sait que la guerre va s’arrêter. Mais aujourd’hui encore, personne ne sait exactement pourquoi Henry Gunther, un Américain, va surgir de ses lignes et du brouillard, avec un de ses camarades, et monter vers les tranchées allemandes.

Pierre Lenhard raconte : « Les Allemands regardent l’heure : il est quasiment 11 heures. Ils de disent : ‘Mais qu’est-ce qu’ils veulent encore ces deux-là, dans quelques minutes c’est fini ?’ Ils leur font signe de partir. Les Allemands ne vont pas les tuer, mais leur tirer par-dessus la tête en signe d’avertissement« . Malgré les injonctions, Henry Gunther, toujours armé, continue d’avancer en direction de la ligne de mitraillettes. Il est finalement abattu de cinq balles, dont une dans la tempe.

source: https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/11-novembre-1918-le-dernier-mort-a-la-derniere-minute-7794107638

Journal du lundi 11 novembre 1918

L’armistice a été signée.
Dans la dernière journée, nos troupes, maîtresses de Mézières, avaient passé la Sormonne, enlevé le village de ce nom et atteint la route d’Hirson, à Mézières, au sud de Remwez.
Sur notre droite, nous continuons à franchir la Meuse entre Lunes et Donchery.
Dans sa retraite précipitée, l’ennemi avait abandonné partout un matériel considérable. Nous avons capturé, notamment entre Anor et Momignies, des canons, de nombreux véhicules de toute sorte et des trains entiers de chemins de fer.
Les Anglais, après avoir dépassé Maubeuge, s’approchaient de Mons, malgré la résistance des arrière-gardes ennemies. Leurs détachements avancés poussaient en avant, au sud-est de Mons et arrivaient à la ligne du canal à l’ouest et au nord-ouest de cette ville. Au nord du canal Mons-Condé, ils avaient pris Leuze et touchaient à Ath. Ils avaient progressé de 7 kilomètres à l’est de Renaix.
Les Américains avaient réalisé des gains considérables sur de nombreux points, le long de la ligne, entre Meuse et Moselle. Des troupes de la première armée avaient atteint, en coopération avec les unités françaises, les lisières sud de Stenay et occupé le bois de Chenon, au sud de Baalon. Au delà des pentes orientales des hauteurs de la Meuse, les villages de Gibercy, Abancourt et Grimaucourt avaient été occupés.
En Woêvre, la 2e armée avait pénétré dans les lignes de l’ennemi, qu’elle avait chassé de plusieurs fortes positions. Les villages de Marcheville et de Saint-Hilaire avaient été pris.
Les Belges avaient atteint le front Nederz-Walin-Hermelghem-Boucle-Saint-Denis-Zegemzen.
Les unités américaines à leur gauche avaient franchi l’Escaut à l’est de Heuvel. 15 kilomètres d’avance avaient été réalisés au sud et 7 au centre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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1541/21 octobre 1918

Photos prises le 21 octobre 1918

SPA 5 EY 100 G Chevières, Meuse, mitrailleuse américaine dans une tranchée. 21/10/1918, opérateur Léon Heymann.
SPA 5 EY 95 Chevières, Meuse, repos d’Américains en première ligne. 21-23/10/1918, opérateur Léon Heymann.

En liaison avec la 4e armée française (Gouraud) qui avance à l’est de l’Argonne, la 1re armée américaine, dirigée depuis le 12 octobre par le général Hunter Liggett remplaçant de Pershing, doit repousser l’ennemi à l’ouest pour rejoindre Grandpré avant de monter vers Sedan. A 3 km au sud-est de Grandpré, les fantassins des premières lignes américaines, vraisemblablement du 1er CA américain du général Dickman (remplaçant de Liggett), se reposent dans les talus. Au même endroit, un mitrailleur guette les lignes ennemies, équipé d’une mitrailleuse britannique Vickers.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Mort d’un as canadien Harold Leslie Edwards

Harold Leslie Edwards, « As » canadien de la WW1, 21 victoires aériennes, toutes acquises aen partage avec ses pilotes (7 différents) en qualité d’observateur-mitrailleur au sein du 20 Sqn du RFC, sur Bristol F.2b, est gravement blessé (Une balle dans le poumon) en combat aérien ce jour, ce qui met fin à son service opérationnel.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1275.html

Sauvez la dynastie…

Excelsior, 21 octobre 1918, p. 000.

Dans les sphères officielles hollandaises on raconte l’anecdote suivante :

Le Kaiser venait de mander celui qui devait devenir le nouveau chancelier :

« Il faut sauver la situation gravement compromise, lui dit-il.

— Comment l’entendez-vous ? interrogea Max de Bade.

— Sauver à la fois la patrie d’un désastre, et la dynastie d’une chute irrémédiable. »

Alors le prince, après quelques instants de silence :

« Je doute qu’il soit possible d’atteindre à ce résultat. La patrie ou la dynastie devront payer. On ne pourra sauver l’une qu’au détriment de l’autre. Que Votre Majesté envisage cette éventualité.

La conversation n’alla pas plus avant pour cette fois et, d’un geste accablé, Guillaume II congédia Max de Bade.

source: http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/apollinaire/apollinaire_excelsior

Journal du lundi 21 octobre 1918

Les troupes anglo-belges ont occupé Zeebrugge, Heyst, Bruges, et atteint la frontière hollandaise. Elles ont dégagé Courtrai et dégagé la route Courtrai-Tournai. Au total, cinquante kilomètres ont été gagnés sur un front de soixante.
Les Anglais ont attaqué les positions ennemies sur la ligne de la Selle au nord du Cateau et ont traversé la rivière. Denain, Somain, Escaudin, Marchiennes sont aux mains de nos alliés.
Entre l’Oise et la Fère, nous tenons Rebemont et Villers-le-Sec. Sur le front de la Serre, nous avons brisé la ligne Hindenburg et fait mille prisonniers. Nous avançons dans la région de Château-Porcien, ou 700 prisonniers ont été faits. Avance également autour de Vouziers et capture de 400 prisonniers. Toutes les réactions ennemies ont été repoussées.
L’action américaine continue sur la rive gauche de la Meuse.
M. Wilson a répondu à l’Autriche en proclamant le droit à l’indépendance des Tchécoslovaques et Yougo-Slaves.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1514/24 septembre 1918

Aviation: Edward Dannett Asbury tué au combat

Edward Dannett Asbury, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes partagées avec ses observateurs-mitrailleurs au sein du 49 Sqn du RFC, toutes obtenues sur D.H.9, est tué au combat à bord de son D.H.9 matricule E8869 au dessus de la forêt de Mormal, dans le département du Nord.

Mort de Gilbert John « Ben » Strang

Gilbert John « Ben » Strange, « As » britannique de la WW1, 7 victoires aériennes dont 3 en collaboration au sein du 40 Sqn du RFC, toutes obtenues sur S.E.5a, est tué en combat aérien lors de l’obtention de sa 7ème et dernière victoire sur un Fokker D.VII piloté par l’as allemand Martin Deh

misch du Jasta 58.

Première victoire de David Sinton Ingalls

David Sinton Ingalls, qui deviendra le seul « As » de l’US Navy, avec 6 victoires aériennes, enregistre ce jour sa première victoire, sur un Albatros « C » au dessus de Dixmude.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1230.html

 

Les 2075 hommes du 110th Infantry Regiment autour de Neuvilly-en-Argonne (Meuse)

Le 24 septembre 1918, les 2075 hommes du 110th Infantry Regiment sont déployés dans les environs de Neuvilly-en-Argonne. Le Lieutenant-Colonel Edward Martin, commandant le régiment et son état-major s’installe son poste de commandement à la ferme d’Abancourt pendant que l’infirmerie de l’unité prend ses quartiers dans l’église du village.

Toute l’Argonne s’embrase le 26 septembre 1918, lorsque le Grand Quartier Général déclenche l’offensive Meuse Argonne!

En quelques heures, un impressionnant dispositif d’assaut se met en branle et écrase les tranchées ennemies sous un feu puissant.Les Allemands sont rapidement contraint de reculer face à cette déferlante d’obus et de combattants que même les mitrailleuses ne semblent pouvoir arrêter. Les premiers blessés arrivent bientôt à l’arrière et dans le secteur de Neuvilly-en-Argonne, ils convergent vers l’église où les attendent les infirmiers du 110th Infantry Regiment dont un jeune Kansasais de 22 ans, Alfred Hayes. Dans les jours qui suivent le déclenchement de l’attaque, les artilleries allemandes et alliées vont se livrer un duel sans merci et pilonner la vallée de l’Aire et ses villages, Neuvilly-en-Argonne ne sera pas épargnée.

source: https://largonnealheure1418.wordpress.com/tag/americain-1918/

Le kaiser tunnel démantelé par les Allemands

Ce tunnel est l’un des 11 tunnels creusés par les Allemands et fait partie d’un réseau particulier composé de 3 tunnels (Kaiser-Tunnel, Ortlieb-Tunnel, Bataillon-Tunnel) d’une longueur totale d’environ 800 mètres. Le Kaiser-Tunnel relie le ravin des Meurissons au ravin de la Fille-Morte, il est long de 350 mètres et sa profondeur la plus extrême est de moins de 40 mètres.

A l’extrémité nord du tunnel, les Allemands ont installé un central téléphonique ainsi qu’un hôpital de premiers secours avec un bloc opératoire qui permet de donner les premiers soins aux blessés. Une centrale électrique est installée à l’extrémité sud. Elle se compose de 2 groupes électrogènes qui alimentent 23 ventilateurs, 5 perforatrices et plusieurs pompes à eau.

Le 24 septembre 1918, les Allemands retirèrent tout le matériel du tunnel avant d’en faire sauter les issues, juste avant l’offensive américaine qui commença le 26 septembre 1918 à partir du site de la Haute-Chevauchée.

source: https://verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/le-kaiser-tunnel

Journal du mardi 24 septembre 1918

Dans la région de Saint-Quentin, nos troupes ont poursuivi leur avance en fin de journée et dans la nuit. Nous avons pénétré dans le bois au nord de Ly-Fontaine, enlevé le fort et le village de Vendeuil, et poussé sur ce point j’usqu’à l’Oise.
Nos reconnaissances ont fait des prisonniers au nord de l’Aisne et en Champagne, vers la butte du Mesnil.
Nous avons repoussé des coups de main ennemis au nord de la Vesle et dans les Vosges.
Les Anglais ont exécuté en différents points d’heureuses opérations locales. Ils se sont emparés d’un point fortifié aux environs de la route Ronssoy-Bony, en faisant 80 prisonniers.
Une contre-attaque ennemie, en direction de la ferme Gillemont, a été repoussée avec de lourdes pertes par le feu de notre infanterie et de nos mitrailleuses. Au cours de la nuit, d’autres troupes anglaises ont progressé dans la direction de la ferme Tombois, après plusieurs heures de combats acharnés. Plus au nord, ces troupes se sont emparées d’un ensemble de tranchées et de points fortifiés sur la Saeur, au nord-ouest de Vendhuile.
100 Allemands ont été capturés au sud de Villers-Guislain.
Les Anglais ont poursuivi leurs avantages en Palestine. Deux armées turques sont à peu près anéanties. 25000 prisonniers et 260 canons ont été capturés.
La défaite bulgare se change en déroute dans la région macédonienne. Les Serbes montent vers Prilep et la Babouna, Guevgueli et les passages du Vardar sont entre nos mains.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1503/13 septembre 1918

Bataille de Saint-Mihiel (Meuse) les 1é et 13 septembre (suite)

La bataille de Saint-Mihiel désigne un important engagement de la Première Guerre mondiale, sur le saillant de Saint-Mihiel, qui fut le premier auquel participèrent les troupes américaines, et qui se solda par une victoire alliée.

Dès le 24 juillet, pendant la seconde bataille de la Marne, au quartier général du château de Bombon, le maréchal Foch a exposé ses vues aux grands chefs des armées alliées, Haig, Pershing et Pétain. Les armées de l’Entente, ayant atteint l’égalité dans le nombre des combattants, la supériorité dans le nombre des divisions en réserve, ainsi qu’en matière d’aviation, de chars d’assaut et même d’artillerie, et pris l’ascendant moral, le moment est venu de quitter l’attitude générale défensive imposée jusqu’ici par l’infériorité numérique et de passer à l’offensive. L’objectif est de réduire par deux armées franco-anglaises le saillant de Montdidier pour dégager la voie Paris-Amiens, celui de la Lys par les Britanniques pour dégager les mines du Nord ainsi que le saillant de Saint-Mihiel par une armée américaine pour achever le dégagement de Paris-Avrecourt.
Il faut attendre les 12 et 13 septembre 1918 et l’aide de l’armée américaine (dont la 2e division d’infanterie) de l’American Expeditionary Force, commandée par le général Pershing, pour que cette zone soit réduite. Pas moins de 250 000 hommes sont jetés dans la bataille (dont 216 000 Américains), appuyés par 1 444 avions, 3 100 canons et 267 chars légers.
Côté allemand, 11 divisions allemande et une austro-hongroise pouvaient s’abriter dans plusieurs lignes de tranchées bétonnées.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Saint-Mihiel

Journal du vendredi 13 septembre 1918

Nous avons repoussé une contre-attaque allemande au sud-est de Roupy, en faisant des prisonniers et en capturant des mitrailleuses.
Dans la région de Laffaux et de Celles-sur-Aisne, l’ennemi a tenté six assauts successifs, qui ont été brisés. Nous avons fait 150 prisonniers.
Activité de l’artillerie dans la région de Reims et de Prosnes. Echec de coups de main ennemis en Champagne et dans les Vosges.
Les Anglais ont exécuté une heureuse opération locale au nord d’Epehy. Ils ont avancé leur ligne dans cette localité en faisant des prisonniers. Ils ont enlevé Attilly, Vermand et Vendelles et progressé aux lisières ouest du bois de Holnon. Ils ont repoussé une tentative allemande contre un de leurs postes à l’ouest de Gouzeaucourt. Ils ont progressé dans les secteurs d’Havrincourt et de Moeuvres, franchi le canal du Nord au nord-ouest d’Havrincourt, conquis des installations sur la rive ouest du canal. Ils ont, de nuit, enlevé une position très fortifiée au sud-ouest de la Bassée, en y capturant des hommes et des mitrailleuses.
Les Belges, après une courte mais violente préparation d’artillerie, ont attaqué l’ennemi sur un front de 2 kilomètres et demi. Ils se sont emparés des ouvrages qui constituaient leur objectif, gagnant 400 mètres en moyenne. Ils ont capturé 71 hommes et 5 mitrailleuses.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1494/5 septembre 1918

Rencontre  à Saint Mihiel entre jeunes français  et américains

5 SEPTEMBRE 1918 . Saint Mihiel:  jeunes français à la rencontre des soldats americains
Source: http://www.pourceuxde14.com/pages/d-amerique/des-hommes.htmlhttp://www.pourceuxde14.com/pages/d-amerique/des-hommes.html#ZbqksQwoXjE1vkaq.99

Les troupes françaises franchissent le canal du Nord à Libremont

Photographe: Opérateur R ; Famechon, EdmondDate prise vue1918.09.05 .Crédit photoMinistère de la culture (France), Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, diffusion RMN

L’avancée française du 5 septembre 1918, nos troupes franchissent le canal du Nord, route d’Ercheu à Libermont, pont établi par le 9ème génie. Passage des chevaux de l’artillerie

source: http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/memsmn_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Ercheu&DOM=All&REL_SPECIFIC=3

Le pot de confiture bat tous les records

Le prix du pot de confiture d’abricot dépasse, le 4 septembre 1918, les cinq francs, nous informe Le Figaro.

«Nous l’attendions.

Voici quatre années, il coûtait soixante-quinze centimes. Le franc fut vite atteint, puis dépassé. Le double franc aussi. Le triple est de plus récente apparition.

Mais c’est hier, le 4 septembre 1918, seulement que nous avons aperçu, dans une boutique de la Chaussé-d’Antin, un pot de confitures, le pot modeste, classique, moins de la livre comme contenance, affiché cinq francs.

C’est de l’abricot, pour être précis.» écrit L e Figaro du 5 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/04/26002-20140904ARTFIG00260-4-septembre-1918-le-pot-de-confiture-bat-tous-les-records.php

La Légion perce la ligne Hindenburg

Le 5 septembre la lutte se poursuit ; la Xe armée du général Charles Mangin pénètre dans la forêt de Coucy et la gauche de l’armée se porte vers Chauny jusqu’aux lisières de la forêt de Saint-Gobain dans les anciennes lignes de mars 1918 ; les régiments de la 41e DI, de la 69e DI et de la 5e DI en chassent l’ennemi au prix de terribles combats. Débordés au nord, en direction de Cambrai, et au sud sur les rives de l’Oise, en direction de La Fère, attaqués en même temps fortement, au centre, à Péronne, les Allemands reculent vers les positions Hindenburg.

Les armées britanniques et françaises refoulent les arrière-gardes ennemies qui ne peuvent s’accrocher sur la ligne de la Tortille et du canal du Nord.

La suite sur http://www.legionetrangere.fr/la-fsale/actualites-de-la-fsale/1562-histoire-septembre-1918-la-legion-perce-la-ligne-hindenburg.html

Mystérieuse carte postale de Picasso

Oblitérée le 5 septembre 1918 à Bedous, la carte postale attribuée à Picasso s’est vendue 166 000 euros. Jusqu’alors inconnu, le document intrigue.

Que faisait Picasso à Bedous, en vallée d’Aspe, le 5 septembre 1918 ? Même Christine Pinault, l’assistante personnelle du fils de l’artiste, Claude Picasso, n’a pas la réponse.

source: https://www.sudouest.fr/2015/06/23/la-mysterieuse-balade-de-picasso-1960368-4020.php

Jeudi 5 septembre 1918

Nos troupes ont continué à pousser l’ennemi à l’est du canal du Nord et entre Ailette et Aisne.
Elles se sont emparées du bois du Chapitre, au nord-est de Chevilly, et, plus au sud de Bussy.
Nos éléments avancés, poursuivant l’ennemi, se rapprochent de Grisolles.
Au nord de l’Ailette, nous avons porté nos lignes aux abords ouest de Coucy-le-Château et de Jumencourt.
Au sud, nous avons progressé à l’est , de Leuilly, atteint les abords de Clamecy et de Braye, et pénétré dans Bucy-le-Long. Le chiffre des prisonniers dépasse 15000. Nos éléments ont franchi la Vesle sur plusieurs points.
Les Anglais ont atteint la partie est du bois de Vaux, au nord de Moislains, et progressé en diverses directions. Ils ont atteint la ligne générale du canal du Nord, et, au nord de la route Arras-Cambrai, occupé Ecourt-Saint-Quentin.
Ils ont progressé au nord et au sud de la Lys. Leurs troupes s’approchent de Neuve-Chapelle et de Laventie et ont pris possession de Sailly-sur-la-Lys, Nieppe et Romarin.
Le grand quartier général allemand a été transferé de Spa à Verviers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1492/3 septembre 1918: Informations contradictoires sur le moral des soldats allemands

Avec le 4e régiment de tirailleurs tunisiens

Du 30 août au 3 septembre 1918, sur l’Ailette, il pénètre dans des positions défendues désespérément et force l’ennemi à la retraite. Les 26, 27, 28 et 29 septembre, il contribue à l’enlèvement de la Butte du Mesnil, passe la Dormoise, s’empare du Plateau de Grateuil, franchit l’Alin et prend pied sur les pentes du sud du massif de Marvaux. Au cours de ces actions, le drapeau du 4e régiment de marche de tirailleurs indigènes conquiert la fourragère aux couleurs de la Légion d’honneur .

source: http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/4e%20régiment%20de%20tirailleurs%20tunisiens/fr-fr/

Offensive générale en Meuse

Le 3 septembre 1918, le maréchal Foch, ordonne l’offensive générale ayant la Meuse pour objectif. Il engage dans la bataille de l’Argonne le Général Pershing, commandant en chef des forces américaines, dont les troupes repousseront l’adversaire jusqu’à Sedan. Le 6 novembre 1918, la 1ère division américaine attaque la ligne allemande de la Besace à Beaumont et rejette l’ennemi sur la rive droite de la Meuse entre Villemontry et Autrecourt. Dans la nuit du 6 au 7, elle prend le contrôle de toute la rive gauche jusqu’à Wadelincourt.

source: https://www.charleville-sedan-tourisme.fr/fiches/listing-sites-de-memoire/monument-americain-de-wadelincourt/

Avec le 6ème bataillon alpin de chasseurs à pied

Le 3 septembre, le 6ème bataillon, considéré comme réserve, marchait dans le sillage du 9ème groupe, il avait à assurer différentes missions de liaison et se trouvait de ce fait très dispersé.

A 13 h 30, le chef de bataillon, dont le P.C. est au ravin du Trou des Loups, reçoit l’ordre suivant :

                  « Ce soir, opération de détail menée par le 9ème groupe, sur le mont des Tombes ; le 6èem bataillon participera à cette opération comme bataillon de deuxième ligne, chargé d’appuyer le mouvement et d’organiser une position de deuxième ligne. »

A 15 h 10, ce premier ordre est annulé et remplacé par le suivant :

                  « Le 6ème dépassera le 64ème bataillon et attaquera le mont des Tombes à 16 heures, en partant du mont de Leuilly. »

Le 6ème bataillon est engagé depuis le 29 août, il a déjà fourni un gros effort, quand la mission d’enlever le mont des Tombes lui est confiée.

Cette position, a laquelle l’ennemi se cramponne désespérément, constitue, avec le mont de Singes, la clef du rempart qui nous interdit la vallée de l’Ailette. Le Boche occupe, sur les pentes et sur le plateau, un système de tranchées solides et bien conditionné que nous ignorions presque totalement. Le terrain est en en pente très abrupte, depuis le ravin marécageux de Leuilly, jusqu’au sommet du mont des Tombes, est couvert d’un taillis épais, dans lequel les groupes ennemis de résistance pourront facilement se dissimuler pour résister jusqu’au dernier moment.

A 15h 10, au moment où il recevait le second ordre, le bataillon, moins la 1ère compagnie, rassemblé dans le ravin des Ribaudes, n’avait encore aucune connaissance de l’ordre d’attaque. Il ne savait même pas qu’il devait attaquer ce jour-là. Le commandant, à ce moment au P.C. du colonel, ne peut prendre les premières dispositions ; le capitaine adjudant major Bouty conduit alors le bataillon à la tranchée de Cannes, près de la route de Béthune.

Il faut que le mouvement soit exécuté rapidement, car il ne reste pas une heure, et les compagnies sont à deux kilomètres des positions de départ.

La préparation d’artillerie doit être courte. Elle commence en même temps que le déplacement du bataillon, ce qui a pour effet de déclancher le tir de contre-préparation ennemi, en même temps que son artillerie établit un barrage dans le ravin de Leuilly, que les chasseurs traversent, dans la boue jusqu’aux genoux, pour se porter au pied du mont des Tombes.

Grâce à la rapidité avec laquelle le mouvement a été exécuté, l’infanterie allemande n’a rien vu ; elle se croit à l’abri de toute attaque de ce côté, car elle domine la position.

A 15 h 55, la 1ère compagnie (capitaine Libmann) et quelques minutes après, les deux autres compagnies et la compagnie de mitrailleuses arrivent à leur tour.

La marche d’approche que le bataillon vient d’exécuter en plein jour, sur des plateaux sans défilement, coupés de barrages d’artillerie et dans un ravin systématiquement battu, pour arriver à se placer à l’endroit indiqué et à l’heure dite, dans la formation prescrite, est un véritable tour de force, qui fait le plus honneur aux gradés et aux chasseurs qui l’ont réalisé.

La suite sur: http://www.chtimiste.com/batailles1418/divers/historique6bca3.htm

Informations contradictoires sur le moral des soldats allemands

source photo: https://sourcesdelagrandeguerre.fr/?tag=soldat-allemand

La dissimulation du niveau du moral de ses troupes, par la propagande et le bluff, est de mise; une stratégie adoptée par tous les belligérants de la Grande Guerre, à l’instar de l’Allemagne comme le rapporte Le Figaro du 3 septembre 1918.

«On télégraphie de Bâle que le général commandant le deuxième corps d’armée à Stettin se voit obligé d’adresser à la population un appel énergique pour protester contre le vent de panique qui souffle partout. “Le découragement s’étend, dit le général. C’est incompréhensible. Les Poméraniens ne doivent pas laisser ébranler leur courage et leur certitude de vaincre par les rumeurs qui courent et les jérémiades de ceux qui les répandent.”

Ou bien ne sont-ils pas découragés? Une dépêche d’Amsterdam annonce que l’adjoint au général commandant ce même deuxième corps vient de publier un manifeste où il condamne impitoyablement “la vie désordonnée qui règne dans un grand nombre de villes balnéaires fréquentées par le grand monde et qui constitue un outrage aux sentiments des vrais patriotes”. Que la besogne des historiens sera peu commode!» écrit Le Figaro du 3 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00383-3-septembre-1918-informations-contradictoires-sur-le-moral-des-soldats-allemands.php

Une belle vache reste un placement rentable

À deux mois de la fin de la Grande Guerre, la vie est marquée par les pénuries dans les deux camps. Posséder une vache laitière très productive est un bon placement comme le remarque Le Figaro du 3 septembre 1918.

«Il vient d’être vendu en Angleterre une vache, nommée “Eske Ketty”, dont il faut retenir les mérites. Peu d’animaux auront autant qu’elle contribué au ravitaillement national. L’an dernier, Eske Ketty donna à la patrie 2 410 gallons de lait. Le gallon est une mesure anglaise qui fait 4 litres et demi. Oui 2 410 gallons!

Au moment de la vente, elle donnait encore 10 gallons de lait par jour. Retenons aussi qu’il existe en Angleterre une laitière qui produit plus de 10 000 litres de lait par an et qu’elle n’a pas été réquisitionné comme viande de boucherie.

Tout ceci est très réconfortant. N’oublions pas de dire enfin que cette merveilleuse Ketty a atteint la somme coquette de 78 000 francs. Dame au prix où est le beurre!» écrit Le Figaro du 3 septembre 1918.

source:http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00395-3-septembre-1918-une-belle-vache-reste-un-placement-rentable.php

Journal du mardi 3 septembre 1918

Nos troupes ont pris pied au nord de l’Ailette, dans les bois à l’ouest de Coucy-le-Château, au sud de la rivière, et nous nous sommes emparés du village de Crécy-au-Mont.
Le total des prisonniers faits par nos alliés et par nous aux Allemands depuis le 15 juillet dépasse 128.000.
Les troupes australiennes ont pris Péronne, après avoir repoussé les contre-attaques ennemies au mont Saint-Quentin. Elles ont continué leur avance, en s’emparant des positions allemandes à l’ouest et au nord de Péronne, tandis que de violents combats se livraient dans les rues et les maisons en ruine.
Elles tiennent Flamicourt et Saint-Denis et ont avancé sur les éperons du mont SaintQuentin.
Les troupes de Londres, attaquant au sud-est de Combles, ont enlevé Bouchavesnes et Raucourt, ainsi que les hauteurs qui dominent ces villages et sont parvenues aux abords du bois de Saint-Pierre-Vaast. Elles ont fait 2000 prisonniers.
Nos alliés ont encore repoussé l’ennemi des hauteurs de Morval, pris Beaulencourt et la crête à l’est de Beaucourt et de Fremicourt. Ils sont dans le Transloy et ont conquis Bullecourt et Hendecourt-les-Cagnicourt. Ils ont fait là plusieurs centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

Un cimetière oublié de la Première Guerre mondiale découvert dans la Meuse

Un cimetière oublié de la Première Guerre mondiale découvert dans la Meuse

  • Dans la Meuse, un cimetière de regroupement de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale a été mis au jour à Spincourt.
    Dans la Meuse, un cimetière de regroupement de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale a été mis au jour à Spincourt. 

 

Dans la Meuse, un cimetière de regroupement, où étaient acheminés les corps de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale avant de rejoindre leur dernière sépulture, a été mis au jour à Spincourt. Une découverte inédite en France.

Agenouillé dans une boue collante, Frédéric Adam, archéo-anthropologue à l’Institut national d’archéologie préventive (Inrap) et responsable de la fouille, explore précautionneusement un cercueil en bois, rempli d’eau à cause des pluies.

Il retire de la glaise par poignées pour dégager un crâne de couleur brunâtre, percé de deux trous.

« Une balle de fusil, probablement ; les éclats d’obus font des fissurations en étoile », avance-t-il, avant de remplir une caisse d’ossements : clavicule, péroné, bassin, vertèbre lombaire, radius… Et douze mâchoires, alors que le cercueil ne renfermait que quatre crânes.

Zone rouge

C’est au hasard d’un projet de construction sur une ancienne parcelle agricole que cet ancien cimetière militaire a été mis au jour au début de 2017.

https://www.ouest-france.fr/grand-est/meuse/un-cimetiere-oublie-de-la-premiere-guerre-mondiale-decouvert-dans-la-meuse-5441443