Archives du mot-clé meuse

907/Journal du 26 janvier 1917: le 2 ème régiment du génie dans la Meuse

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du vendredi 26 janvier 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont tenté, sans succès, après un vif bombardement, un coup de main sur nos tranchées, à 3 kilomètres au sud-est de Berry-au-Bac. L’ennemi a laissé des morts sur le terrain.
Notre artillerie a exécuté des tirs de destruction sur les organisations et les batteries allemandes de la région de Bures (nord-est de Lunéville} et de l’Hartmannswillerkopf. Lutte d’artillerie assez vive en Haute-Alsace.
Guynemer a abattu son 27e avion près de la gare de Chaulnes. Le lieutenant Heurteaux a descendu son 17e avion. Un autre avion allemand a été abattu dans nos lignes aux environs de Vauxcéré (Aisne).
A l’est de Riga, les Allemands ont été rejetés dans leurs tranchées. L’ennemi a été également rejeté vers le sud entre les marais de Tiroul et la rivière Aa. Par contre, à l’ouest de l’Aa, les Russes ont été refoulés d’une demi-verste vers le nord.
Dans la mer Noire, un sous-marin russe a coulé près du Bosphore 4 navires; 3 autres navires, contraints de se jeter à la côte, ont été détruits par la tempête.

Source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Couverture du journal La Griffe du 26 janvier 1917

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Caricature de Georges Clemenceau en couverture du journal La Griffe, fondé par Joseph Sirat en 1916.

Le 26 janvier 1917, le tigre est représenté par Sirat, enchainé,. les pattes baignant dans le sang de ceux qu’il a éliminés du ministère.

En savoir plus sur http://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Couverture_du_journal_La_Griffe_du_26_janvier_1917/1313138#Ks2lkGvhFqPQJwtX.99

Le 2 ème régiment du génie dans la Meuse

Dernier communiqué officiel du 26 janvier 1917 (0 heures). Sur la rive gauche de la Meuse, à la suite d’un violent bombardement, les Allemands ont attaqué hier, en fin de journée, sur quatre points de notre front, depuis le bois d’Avocourt  jusqu’à l’est du Mort-Homme. Repoussés par nos tirs de barrage, nos feux d’infanterie et de mitrailleuses, les assaillants ont dû refluer vers leurs tranchées de départ.

Seules, quelques fractions ennemies ont réussi à pénétrer dans nos éléments avancés dans le secteur de la cote 304. L’ennemi, au cours de cette attaque, a subi des pertes très élevées et a laissé de nombreux cadavres devant nos lignes, notamment au bois d’Avocourt

source: http://treziers.oc.free.fr/1418/1418FaureG4.htm

(Marine)  l’Ymer, torpillé par un sous-marin allemand à l’île d’heu

En remerciement et en hommage aux marins de l’Île d’Yeu sauveteurs de sept des hommes d’équipage du navire norvégien, l’Ymer, torpillé par un sous-marin allemand le 26 janvier 1917, un monument en son centre commémore le célèbre sauvetage de l’Ymer. Cette stèle a été inauguré le 17 juillet 1922 en présence des six sauveteurs survivants, de la population de l’île et de nombreuses personnalités comme le Préfet de Vendée Tardif, le Ministre de Norvège, M. le Baron de Wedel-Jarlsberg, et le découvreur du Pôle Nord, le commandant Scoot-Hansen.

source: http://oyapedia.info/index.php/Place_de_la_Norvège

Social: « une antipatriote au dépôt

Le Figaro — 26 janvier 1917

Boulevard de la Gare, mercredi matin, une femme, s’adressant aux ouvrières qui se rendaient aux usines de guerre, essayait de les détourner de leur travail, menaçant et frappant même celles qui ne voulaient pas l’écouter.

Signalée à la police, cette femme a été arrêtée hier matin, au moment où elle s’apprêtait à recommencer. C’est une nommée Renaudat, demeurant rue des Malmaisons.

Elle a été envoyée au Dépôt.

http://www.paris-treizieme.fr

 

 

896/journal du 15 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du lundi 15 janvier 1917 à travers Le Miroir

Canonnade habituelle au sud de la Somme et dans la région de Verdun.
Plusieurs reconnaissances ennemies au sud de Berry-au-Bac ont été repoussées avec pertes.
Un avion ennemi a été forcé d’atterrir dans nos lignes, près de Pont-à-Mousson. Les aviateurs ont été faits prisonniers.
Un détachement ennemi a tenté un coup de main contre un des postes anglais au nord-ouest de Gueudecourt. Il a complètement échoué et a été rejeté avec pertes.
Les patrouilles britanniques ont exécuté avec succès diverses opérations dans les régions de Neuve-Chapelle et d’Armentières.
Les tranchées allemandes ont été bombardées avec efficacité au nord-ouest de Lens.
Activité d’artillerie au nord-est d’Ypres.
Canonnade croissante sur le front du Trentin. Les Italiens ont entravé des mouvements importants sur l’arrière du front ennemi. Ils ont pris sous leur feu des emplacements de batteries.
Les Russes ont repoussé une offensive allemande dans la région de Riga, au sud du lac Babit, à l’est du village de Kalnzem.
Les Autrichiens ont été rejetés dans la vallée de la Putna, en Valachie, et près de la vallée du Trotus.
Toutefois, les Russo-Roumains ont dû évacuer le village de Cotumihah, sur la rivière Sereth, près de Braïlow.
Succès russe au Caucase. Les Turcs prennent la fuite près de Kalkite.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Lettre de Mata Hari au Capitaine de la Police

mata-hariMon capitaine,

Je vous serais très reconnaissante, si vous pouvez faire cesser la filature qu’on me fait depuis que je suis ici.

Je m’en suis aperçue. J’ai été avertie et ceux qui en sont chargés le font d’une façon telle que tout l’hôtel le voit et me regarde comme une bête curieuse. C’est complètement inutile.

Mes relations à Paris sont des plus connues, mes lettres à qui que ce soit ne contiennent jamais ce qui ne doit pas y être.

Faut-il que je vous répète, que je sais très bien ce que Mata Hari doit à Paris. Je n’oublierai jamais le bonheur que j’y ai eu et j’espère en avoir encore.

Depuis le jour où je vous ai donné ma parole, je me suis considérée à votre service et je vous en ai donné les preuves. Je vous répète que je ferai pour vous tout ce qui sera dans ma puissance et dans mon pouvoir, mais je me servirai des moyens que je juge en harmonie avec mon caractère et ma façon de voir la vie. Je n’admettrai jamais les « petits moyens là où on doit se servir des grands ».

Je n’ai pas besoin de connaître les vôtres. Je ne veux même pas connaître vos intermédiaires. Dites-moi ce que vous désirez et laissez-moi faire.

Que je demande que ces services me soient payés, c’est légitime. Dans la vie, on n’a rien pour rien. Dites-moi donc, mon capitaine, si vous désirez continuer oui ou non et recevez l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Marguerite Zelle Mac Leod.

source: http://www.deslettres.fr/lettre-de-mata-hari-au-capitaine-de-la-police/

Flabas (meuse), camp des représailles

cuvelle-leon-img-0001Dans les armées françaises, il est mentionné que faute de main d’œuvre, des prisonniers travaillaient sur la rive droite de la Meuse en décembre 1916.

Ceci, en contradiction avec les conventions qui interdisaient de faire travailler des prisonniers de guerre à moins de 30 kms du front. Le 21 décembre 1916, un ultimatum fut envoyé par l’Allemagne demandant la mise en place, avant le 15 janvier 1917, des mesures suivantes:

– Interdiction de faire appel au travail des prisonniers de guerre à moins de 30 kms du front.

– Autorisation pour ces prisonniers de correspondre par la voie postale avec l’Allemagne.

– Obligation d’indiquer les noms des camps où ils sont internés.

Faute de réponse de la France, les Allemands ont donc rassemblé, à partir du 15 janvier 1917, des prisonniers français et les ont entassés dans le camp dit « des représailles », sur le front côté allemand, à 500 mètres du bois des Caures, battu par les obus français.

La suite sur http://lissey.e-monsite.com/pages/histoire/la-grande-guerre/flabas-et-le-camp-des-repreailles.html

 

863/journal du 13 décembre 1916

Carnet du rémois Paul Hess

L’Allemagne déclare faire des offres de paix – mais ne parle pas de conditions.

Journal du mercredi 13 décembre 1916

Dans la région au nord de Lassigny, après un vif bombardement, les Allemands ont attaqué nos tranchées à la lisière est du bois des Loges. Nos tirs de barrage ont disloqué l’attaque. Quelques fractions ennemies, qui avaient pris pied dans nos éléments avancés, en ont été chassées après un combat à la grenade. Notre ligne est entièrement rétablie.
Combat d’artillerie au sud de la Somme, dans les secteurs de Biaches et de la Maisonnette.
Les Anglais ont exécuté avec succès des travaux de mines au sud d’Ypres, aux abords de la redoute Bluff. Activité de l’artillerie et des mortiers de tranchées ennemis en face de Festubert et de Neuve-Chapelle. Un incendie a été observé dans un dépôt de munitions allemand, vers Vimy.
Au nord de l’Ancre, en réponse à des tirs d’artillerie, les Anglais ont bombardé les tranchées de soutien et la zone arrière ennemies.
Sur le front roumain, l’ennemi a attaqué sans succès dans la vallée du Buzeu, au nord de Torislaou, sur la rivière Cricol et à l’ouest de Mizil.
Sur le front russe, l’ennemi a pris l’offensive dans les Carpathes boisées. Il a été refoulé. Les Russes se sont emparés d’une hauteur dans la vallée de la Sloueta.
Le chancelier allemand a remis une note aux représentants américain, espagnol et helvétique, en les priant de transmettre aux puissances de l’Entente une offre de paix. Cette offre est partout considérée comme une simple manoeuvre.
Le cabinet Briand reconstitué et resserré s’est présenté devant la Chambre des Députés. Il a formé dans son sein un comité de guerre de 5 membres.
MM. Briand et Lloyd George échangent des télégrammes attestant leur volonté de poursuivre la guerre jusqu’à la fin victorieuse.
Des troubles sanglants auraient éclaté à Hambourg.
Le roi de Grèce adresse ses regrets à la France pour le guet-apens d’Athènes.

Lettre de Picardie d’Auguste Férole, Lieutenant au 114e BCA

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Warfusée détruite. Décembre 1916

13 décembre 1916 

Chers frère et sœur,

Vous voyez que je vous écris souvent : cela s’explique par l’inaction où nous sommes plongés au fond de nos trous. Nous avons eu un jour sans la pluie. 
L’eau s’est un peu écoulée et nos tranchées sont un peu plus habitables. Nous avons pas mal de pieds gelés. 
Nous ne resterons sans doute pas longtemps par ici. Du moins tout le monde vit dans cette espérance.

Le boche est heureusement calme et ne se soucie pas de recommencer les histoires des derniers mois.

Je ne pensais pas passer cet anniversaire dans de telles conditions. J’espère que vous êtes en bonne santé ainsi que Denise. 
On se fait quand même à cette vie et cela semble moins dur que les premiers jours.

Vous ne pouvez vous faire une idée du paysage environnant : le sol est bouleversé, les villages ne sont que des amas de ruines.

source: http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1646

L’attaque de Vacherauville (Meuse)

Le 10 et le 11 décembre, le 112e monte en secteur pour l’attaque des organisations ennemies de la cote du Poivre qui, avec les villages de Louvemont à l’est, de Vacherauville à l’ouest, devaient être l’objectif de huit divisions, dont quatre d’attaque et quatre en réserve. La 126e division était une des divisions d’attaque.

Dans cette offensive, le 112 avait comme objectif particulier le village de Vacherauville et la route de Vacherauville à Louvemont jusqu’au point 77.22.

Le village s’appuie au sud sur le canal de l’Est. Il est contourné à l’est par la voie ferrée qui se dirige vers le nord en passant au bas de la cote du Poivre sur laquelle grimpe la route de Vacherauville à Louvemont. Au nord s’ouvre le ravin de Vacherauville entre la cote du Talou et la cote du Poivre, à l’est et au sud-est le ravin Saint-Martin et le ravin du Monument.

Le village, constituant un réduit fortifié, était défendu en avant par trois lignes successives de tranchées : à l’est de la route, la tranchée Biberach ; puis, appuyée au canal, la tranchée Bethmann, enfin, à l’est du village, la tranchée Kiderlin et le boyau de Bülow. Tel était le système défensif que le 112e avait pour mission de réduire.

Le 13 décembre commence, mais avec peu d’intensité, la préparation d’artillerie. Le 14, à 20h10, le régiment reçoit de la brigade l’ordre d’attaque pour le lendemain 15 décembre, 10 heures. Aussitôt, douze brèches larges de six mètres chacune sont ouvertes dans notre réseau.

Source: http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2012/12/17/le-15-decembre-1916-–-l’attaque-de-vacherauville/

LE DESSIN DU JOUR

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(vidéo) Meuse : il creuse une tranchée de 14-18

Sur France 3 Lorraine par Delphine Lahonde

Laurent Ladrosse a décidé de rendre hommage à la mémoire des poilus en creusant une tranchée comme en 14-18 à l’ouvrage de la Falouse dans la Meuse.

Laurent Ladrosse s’est fixé un objectif : restaurer les tranchées qui entouraient le fort de la Falouse pendant la guerre de 14-18. Et pour coller au plus près de la réalité, il n’utilise pour creuser qu’une simple pelle.

En travaillant avec le même type d’outil on retrouve exactement la technique utilisée à l’époque.

Pour lui, il s’agit d’honorer la mémoire des poilus et de transmettre aux nouvelles générations un bout de l’histoire.

L’objectif c’est de faire vivre au gens le quotidien des soldats pendant la guerre.

En 2008, l’association « Les amis de la Falouse » rachète le fort, laissé à l’abandon depuis 1940. S’ensuit un gigantesque travail de restauration qui aboutit à l’ouverture de l’ouvrage au public en 2010.

L’ouvrage de la Falouse est le dernier fort construit à Verdun, entre 1906 et 1908. Eloigné du front, il n’a jamais été attaqué et demeure en très bon état. Contrairement à d’autres fortifications il n’a pas subit les pillages de la Seconde Guerre Mondiale.

570/journal du 24 février 1916: faut-il reconstruire la cathédrale de Reims?

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Dans un article, aujourd’hui, Le Courrier de la Champagne s’élève contre un appel à l’opinion en faveur de la « reconstruction de la cathédrale de Reims », lancé par m.Camille Le Senne, tout en rémmorant en termes comiques et plutôt irrévérencieux une autre initiative passée pour ainsi dire inaperçue, le mois dernier.

Faut-il reconstruire la cathédrale de Reims?

M.Camille Le Senne, un des imprésarios de la petite drôlerie de la Place du Parvis lance un « appel à l’opinion » en faveur de « la reconstruction de la cathédrale de Reims.« Faut-il rappeler à cet ardillon que la cathédrale de Reims n’a pas besoin d’être reconstruite? N’a t-il pas constaté lui-même de visu que les murs, les tours et les voûtes étaient encore debout.

Il ne peut être question que la raréfaction des toitures et des charpentes, de la restauration des parties mutilées, et d’une reconstitution de beaucoup de statues et de détails ornementaux. Sur les conditions dans lesquelles ces travaux devront être faits, il y a évidement matière à discussion, mais le moment n’est pas encore venu de se livrer à cette discussion.

Dans « la libre parole », M.Remondet s’oppose en termes lyriques à la reconstruction de la cathédrale » Encore!

La cathédrale, dit-il, a désormais sa mission de propagande dans le monde. Ses blessures qui ne doivent pas se refermer, elle les étalera pour vouer à l’opprobre la race allemande.

Tout cela, comme disait l’autre, c’est de la littérature. Certes_ et SE le cardinal-archevêque de Reims a traduit le premier ce désir de tous les Français _ il n’est pas mauvais que la cathédrale reste quelque temps dans son état actuel, pour attester au monde le savoir-faire des descendants d’Attila. Mais les Rémois veulent que leur cathédrale revive avec leur ville. Ce ne serait pas la première fois qu’ils lui rendraient sa splendeur première, puisque l’incendie de 1341 lui avait fait subir autant, sinon plus, de ravages que les bombardements de 1914-1915.

Quant à la petite cérémonie à laquelle le rédacteur fait allusion, elle s’est passée le samedi 22 janvier.

Ce jour là, M.Camille Le Senne, président du Suvenir littéraire et un petit groupe de personnes s’étaient rendus sur la place du Parvis, où Mme et M.le Dr Langlet ainsi que quelques conseillers municipaux, vraisemblablement invités, étaient venus les rejoindre (…)

A l’étonnement des rares passants Mme Caristie Martel, de la Comédie Française, muse du peuple, devenue la muse des armées de la République avait récité des strophes sur la cathédrale mutilée, dues à M.Le Senne.

Voici d’ailleurs comment le journal du 24 janvier parlait de cette réunion:

« Après les remerciements de M.Langet, la cérémonie prit fin.

Cette récitation, devant le fond incomparable du grand portail, ne manquait pas de caractère. Il n’est que juste de rendre hommage au talent de l’auteur du poème et à son interprète. Pourtant la cérémonie nous sembla un peu falote, tant à cause du petit nombre des assistants que de la hâte avec laquelle elle se déroulera. En même temps qu’elle, se déroulait un film que l’on verra sans doute quelque jour dans les music-halls parisiens.

Tout finit maintenant par le cinéma, au cinéma… et au profit du cinéma (…)

Came assez étonnant depuis hier, qui nous laisserait supposer que les Allemands sont préoccupés avec leurs vives actions d’infanterie signalées au nord de verdun – qu’ils ont probablement déplacé des troupes et peut-être du matériel.

Journal du 24 février 1916

En Belgique, un tir de notre artillerie a ouvert plusieurs brèches dans les tranchées allemandes en face de Steenstraete.
En Artois, nous avons repris plusieurs points près de Givenchy.
L’action au nord de Verdun s’est marquée comme une attaque très importante entreprise avec des moyens puissants. La bataille a continué avec une grande intensité et nos troupes, qui l’ont soutenue énergiquement, ont infligé d’énormes pertes à l’ennemi. Le bombardement d’obus de gros calibre, de part et d’autre, s’est étendu sur 40 kilomètres. On a constaté la présence de troupes allemandes de sept corps d’armée différents.
L’ennemi a vainement essayé de nous déloger de nos positions au débouché du village de Haumont; nous avons repris la plus grande partie du bois des Caures; a l’est de ce bois, l’ennemi a pénétré dans celui de la Ville. Au nord d’Ornes, ses assauts ont été enrayés.
En Alsace, nous avons repoussé une attaque au sud-est du bois de Carspach, près d’Altkirch.
Les Russes accusent une série de succès de la Courlande à la Strypa.
Un article officieux de la Gazette de Cologne menace l’Amérique de la rupture.
Le président du Conseil russe, M. Sturmer, parlant à la Douma après M. Sasonof, a dit, comme lui, que la Russie irait jusqu’au bout avec ses alliés. Le tsar, pour la première fois, venait au Parlement.

Verdun: terribles combats le 24 février

À l’issue d’une courte journée de repos, le jeudi 24 février, le « bataillon est alerté à 16H40 » et « reçoit l’ordre de se rendre à la cote 378« .
« Départ à 17H10, arrivée au fort de Souville à 21H00« , près du village de Fleury devant Douaumont, après une douzaine de kilomètres de marche dans un terrain vallonné, sac au dos, fusil en bandoulière, sans ravitaillement.
Il gèle à pierre-fendre et la première ligne se situe à moins de 5 km.
Les officiers reçoivent illico une rafale d’ordres et de contrordres pour une « opération dans la nuit du 24 au 25« .
Il leur est demandé d’effectuer dans l’obscurité des manœuvres complexes à travers des collines boisées zébrées de « ravins » et de « thalwegs » afin de tenir le front entre les localités, passées depuis tragiquement à la postérité, de Bézonvaux, Vaux devant Damloup et Douaumont.
Les consignes sont formelles, déshumanisées et coupées de la réalité des combats. « Si la résistance apportée par l’ennemi ne permet pas d’atteindre l’objectif primitivement indiqué, les éléments s’accrocheront énergiquement au terrain tout en maintenant les liaisons sus-indiquées« .
Le bilan, envoyé à l’état-major par le commandant Fouchard juste avant de partir à l’assaut, masque mal, derrière les tournures bureaucratiques d’usage, l’impréparation de la 306ème Brigade dont font partie les chasseurs à pied :
– « Troupe un peu fatiguée par les déplacements successifs du 21 au 24 février par une température rigoureuse. Besoin impérieux de sommeil« .
– « Les munitions ont pu être complétées à 150 cartouches par homme au camp de la Béholle puis à 200 près de Souville« .
– « Après le repas pris à la grand’halte de Souville [la veille au soir], les vivres sont épuisées« .
– « Pas d’outils du parc, manque certains outils portatifs » pour couper les barbelés, déboiser et creuser des tranchées.
– « Cartes à petite échelle, plans directeur, croquis portant les organisations défensives : néant« .
– « Aucune ligne téléphonique« .
– « Pas d’éclaireurs montés, terrain impraticable par les cyclistes« .
Malgré tout, en pleine nuit, organisé en plusieurs colonnes et guidé par des forestiers désorientés par les modifications de terrain provoquées par le bombardement intensif, le bataillon « monte » vers la ligne de feu.

http://kelibia.eu/kel/content/chronique-verdun-24-fevrier-1916-terribles-combats + http://humeursmondialisees.blogspot.fr/2013/12/verdun-24-fevrier-1916-terribles-combats.html

La presse du 24 février parle de l’offensive du 21 février

voir le site de la bna

http://centenaire.org/en/node/3484

Verdun: toutes les contre attaques françaises sont arrêtées

Le 24 février, toutes les contre-attaques françaises sont arrêtées par l’artillerie allemande. La situation devient extrêmement critique. De la Meuse à Douaumont, les Allemands occupent les 2e lignes françaises. Cette nouvelle avance, qui ouvre la route vers Verdun, met aussi en danger les positions françaises de la Woëvre dont la perte fragiliserait l’ensemble du système défensif des Hauts de Meuse. Joffre, informé continuellement de la gravité de la situation, approuve à ce moment l’abandon des positions de la Woëvre mais ordonne de tenir coûte que coûte sur la rive droite face au nord entre Meuse et Woëvre et d’engager immédiatement le 20è corps. Il faut, quoi qu’il en coûte, sauver Verdun dont la chute représenterait une grave atteinte morale, mais aussi une perte de prestige face aux Alliés.

En prenant cette décision, Joffre imagine-t-il l’ampleur du sacrifice qu’il demande aux soldats, qui vont très vite eux-mêmes parler de « l’enfer de Verdun ». Pendant 5 jours, de faibles effectifs vont contenir l’avance ennemie, permettant de gagner du temps, d’amener des renforts et d’amorcer la défense de Verdun sur la rive droite. A partir de ce moment, se précise déjà ce que l’histoire appellera « la bataille d’usure. »

Verdun sur « le blog du poilu »à propos du 24 février

Cependant à droite, le village de Samogneux est enlevé alors qu’au centre, la cote 344, le village de Beaumont, le Bois des Fosses et le Chaume puis la ferme des Chambrettes tombent à leur tour.
Mais, c’est surtout sur la gauche, en direction du fort de Douaumont que la progression allemande devient préoccupante. Le relief boisé et raviné qui avoisine le fort et le village, favorise l’avancée allemande.
Dans l’après midi, le plateau des Caurières est dépassé, le ravin des Rousses est franchi et le Bois de la Vauche est infiltré.
A ce moment, les troupes françaises qui résistent encore dans le village d’Ornes sont menacées d’encerclement, elles doivent se replier, talonné par l’ennemi, sur le village de Bezonvaux. Mais ailleurs, les éléments français tiennent toujours au nord de Louvemont et s’accrochent au Bois Le Fays, à la cote 240 et à la ferme Mormont.
En milieu d’après midi, ce 24 février, la situation sur cette ligne de défense reste confuse mais pas désespérée.
Pourtant, le commandant local du moment, très pessimiste, donne un ordre de repli sur la cote du Poivre.
A cet instant, la 2eme ligne est aux mains des allemands et il n’y a pratiquement plus de positions organisées vers le sud.
Si l’ennemi s’en était donné les moyens, des troupes fraiches auraient pû exploiter la brèche et bousculer les 2 nouvelles brigades françaises de renfort, déjà épuiséespar une longue marche forcée, et qui dans l’obscurité progressaient en direction du fort de Douaumont.
Dans ce cas, l’assailant aurait, dans son élan franchi la ligne des forts et serait certainement parvenu jusqu’à Verdun.
Mais les brandebourgeois épuisés s’en tiennent au conquètes de la journée.

http://delpoincom.skyrock.com/1432779679-24-fevrier-1916-suite.html

Pétain désigné pour défendre Verdun

Le 24 février 1916 au soir, le général Pétain, désigné par le général en chef Joffre pour prendre en main la défense de Verdun, installe son quartier général à Souilly. Le lendemain, ses premiers ordres sont marqués par la nécessité de rétablir énergiquement et rapidement une défense française instable, largement bousculée par la supériorité allemande en artillerie et en effectifs.

Pétain se préoccupe également très vite de la logistique en renforçant l’entretien par les territoriaux de la route de Bar-le-Duc, déjà organisée par le service automobile du capitaine Doumenc depuis le 18 février. Enfin, il s’attache à réclamer sans cesse davantage de canons et de munitions pour combler son infériorité, ainsi que de nouvelles troupes. La rapidité d’usure des unités le pousse à mettre en place la noria, rotation permanente des divisions engagées à Verdun qui devient alors le champ de bataille de toute l’armée française. 65 divisions sur 95 y passeront.

http://www.espace-ehce.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=477:souilly-le-pc-de-pershing-et-petain&catid=98&Itemid=323

Prise du fort de Douaumont

Le 24 février, à 16h30, des fantassins de trois compagnies du IR 24 (Brandenburg) ont pris la pièce maîtresse du système de fortification français : le Fort Douaumont.

Le premier soldat allemand à trouver une entrée dans le fort fut le Sergent Kunze, qui entra par une bouche d’aeration. Il a été suivi par le Lieutenant Cordt von Brandis, le Lieutenant Radtke et le Capitaine Haupt.

Après eux ont suivi 19 officiers et 79 soldats principalement de la 8eme compagnie du IR24.

Face à eux, dans le fort une garnison française de 68 hommes ne les attend pas vraiment…La surprise sera totale quand, dans la cour du fort, les français voient arriver, pistolets au poing des fantassins allemands. La reddition sera finalement aussi rapide que la surprise…

Douaumont etait connu comme le plus grand fort du système défensif de Verdun. Il avait été construit avant la guerre pour tenir une garnison de 477 hommes et 7 officiers.

Il avait aussi deux tourelles d’artillerie rétractables de 4 canons de 75 mm.

Cependant, la réalité de la situation de Douaumont en février 1916 était tout à fait différente. Premièrement, un adjudant nommé Chenot était de facto commandant du Fort Douaumont, sans experience réelle, sans ordre formel, entouré de territoriaux qu’avaient délaissés les hommes du 95eme RI qui avaient quitté le fort le 22 pour aller en avant de la bataille. D’ailleurs ces soldats du 95eme RI ont vu passer les soldats du IR24 mais les ont confondu avec des zouaves car la couleur de la boue avaient changé la couleur feldgrau des uniformes allemands en une couleur maronnasse. Les confondant, ils les ont laissé passer vers le fort…

Ensuite l’artillerie du fort n’avait qu’une tourelle tournante sur les quatre déjà existants en fonction.Avec un pont tournant immobilisé par un obus allemand qui n’avait jamais été réparé. Enfin les armes à feu de 75 mm de tout le fort dans le côté des bunker avaient été enlevées en 1915, après des ordres donnés par le Général Joffre.

Le capitaine Haupt, étant l’officier supérieur dans le groupe qui a capturé Douaumont, a pris la commande du fort. Cependant il a été blessé le matin suivant et a dû déléguer son commandement à l’Oberleutnant von Brandis de la 8ème Kompanie. Brandis et Haupt ont reçu la décoration militaire allemande la plus haute: l’ordre pour le mérite

http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t27884-le-fort-de-douaumont-ce-25-fevrier-1916

Verdun: les Allemands crient victoire

Le 24 février 1916, un communiqué allemand lance un cri de victoire : « Les soldats du 24e Régiment d’Infanterie brandebourgeois, commandé par le capitaine Haupt et le lieutenant Von Brandisse, se sont emparés du fort de Douaumont ; le fort cuirassé de Vaux est également tombé entre nos mains. »

Léon Javelot raconte dans ses mémoires : « Ils ne purent sonner les cloches car nos cloches étaient parties en Allemagne, pour être transformées en canons. Le lendemain, alors qu’il avait neigé toute la nuit, une colonne de ravitaillement d’artillerie était arrivée. Le tintamarre et le bruit du canon nous ont fait passer une nuit à peu près blanche. Les soldats cantonnés au village (Wiseppe) nous disaient : « Drei tags Verdun kaput. » Le 27, je crois, un service religieux a été célébré à l’église de Stenay. À la file des jours, les unités allemandes passaient faisant une halte, dernière étape avant le front, le canon grondait nuit et jour sans arrêt.

dans l’Est Républicain via http://www.alvinet.com/similaires/beauclair-bataille-verdun-racont-e-feu-l-on-javelot-ancien-maire-deuxi-me-partie/29925880

Ecrivain mort à la guerre

EUGENE NOLENT – 1878 – Tué le 24 février 1916 à Somme-Suippes.

http://data.bnf.fr/10323724/eugene_nolent/

 

(vidéo) La renaissance du mémorial de Verdun

Sur le site du Républicain Lorrain

Symbole de la première guerre mondiale, la bataille de Verdun, commencée le 21 février 1916, qui a duré 300 jours, a marqué l’histoire de son empreinte, tant du côté allemand que du côté français. Février 2016, le Mémorial qui retrace cet événement tragique de 14-18, rouvre ses portes après plusieurs mois de travaux. Visite guidée avec les principaux acteurs de cette renaissance.

La suite sur http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2016/02/18/video-la-renaissance-du-memorial-de-verdun

Travaux aux forts de Vaux et Douaumont

Sur France 3 Lorraine  par  Jean-Christophe Dupuis-Remond

Les deux ouvrages militaires garderont leurs portes ouvertes pendant l’année de travaux qui vient de débuter. Car il faut bien accueillir les visiteurs venus suivre les commémorations du centenaire de la bataille de Verdun.

Les travaux ont débuté sur deux sites emblématiques de la bataille de Verdun : les forts de Vaux et de Douaumont. Un chantier de 5 millions d’Euros destiné à rendre les lieux plus « lisibles ».

Mais un chantier délicat, notamment car il faut y dépolluer les sols afin de prévenir tout risque pour les dizaines de milliers de pélerins et visiteurs. Un chantier qui durera un an et se déroulera pendant les commémorations. Pas moyen de faire autrement : impossible de fermer le fort au public !

Les explications de Laurent Parisot et Eric Molodtzoff avec Alain Artisson directeur de la Mission Histoire et David Kuster, chef de chantier :