Archives du mot-clé meuse

1152/28 septembre 1917

Avec Pierre Condac du 6 ème RIC

28 septembre 1917 – journée animée comme à l’ordinaire, caractérisé surtout par les tirs violents de l’artillerie ennemie. Notre artillerie s’est montrée très active. L’aviation allemande a été particulièrement active, volant sur nos lignes par groupe et à une faible hauteur pour déterminer exactement l’occupation de nos tranchées et réglant parfaitement le tir de l’artillerie ennemie sur les tranchées ainsi reconnues.

Vers 22:00 une attaque allemande c’est déclenchée sur le bastion Godard en avant du front tenu par le 1er bataillon. La garnison du bastion Godard a repoussé brillamment cette attaque à la grenade; et les fantassins ennemis ont du se retirer précipitamment.

source: http://collateraux-1914.1918.over-blog.com/article-35319038.html

Carte postale du 28 septembre 1915 d’Auguste Brenas

Journal du vendredi 28 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, les Allemands ont manifesté une particulière activité. Après un violent bombardement de nos positions, depuis les Vaux-Mérous jusqu’à l’ouest de Cerny, l’ennemi a attaqué au sud de l’arbre de Cerny, mais il a dû, sous nos feux, regagner ses lignes non sans avoir subi de lourdes pertes. Une seconde attaque, déclenchée entre le plateau des Casemates et le plateau de Californie, a été également refoulée.
Deux coups de main allemands : l’un sur la rive droite de la Meuse, dans la région de Beaumont; l’autre en Alsace, dans la région du Linge, ont complètement échoué.
L’attaque anglaise entre Tower-Hamlet et St-Julien a fort bien réussi. Nos alliés ont achevé la conquête de l’éperon de Tower-Hamlet et livré un combat victorieux au nord de la route d’Ypres à Reims. Ils ont chassé l’ennemi de ses positions. Plus au nord, les Australiens ont enlevé le reste du bois du Polygone. A leur gauche, les Anglais, Ecossais et Gallois ont pénétré de 1600 mètres en profondeur dans les lignes allemandes et pris Zonnebecke. Entre St-Julien et Gravenftatel, l’avance a été de 2400 mètres. Toutes les contre-attaques allemandes ont été repoussées. Plus de 1000 prisonniers ont été faits. 17 aéroplanes ennemis ont été abattus.
Les Allemands ont tenté des reconnaissances dans le golfe de Riga.
Les Anglais continuent à bombarder journellement le littoral flamand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

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1113/20 août 1917: deuxième bataille de Verdun’

L’attaque du 20 août au Mort Homme

Nous partons à 20 h 15 pour les lignes, tandis que notre artillerie fait rage de toute part. Nous n’arrivons aux 1ères lignes qu’à 9 h 30 du matin. Nous passons une vraie nuit de martyre sous le poids énorme de notre chargement, nos épaules sont affreusement endolories. Pas d’abri en arrivant, il faut s’installer dans la tranchée sous le feu de l’artillerie boche. La nôtre fait toujours rage. C’est un vrai pilonnage qu’elle exécute sur tout le terrain à prendre et au-delà. Enfin la journée atrocement longue s’écoule quand même et la terrible nuit au bout de laquelle nous devons attaquer…Nous recevons du gaz de nos obus que le vent ramène chez nous, cela ajoute encore à nos misères.

L’attaque doit avoir lieu à 4 h 30 (heure H). Dès 3 h, tandis que nos canons hurlent à loisir, nous nous entassons dans la tranchée de départ. On ne se sent pas en sécurité, car les Boches commencent leur barrage.

Notre compagnie n’a pas de perte cependant, mais les compagnies voisines en ont. Enfin à l’heure marquée, commandant en tête, nous franchissons le parapet et avançons lentement, tandis que devant nous le tir de barrage nous couvre d’un épais réseau de fer infranchissable.Nous passons ainsi la cote 265, première crête, la crête de Mort-Homme couronnée par la tranchée de Silésie et nous arrivons à la tranchée de Postdam, notre objectif.
Là, nous devons attendre que le 3e Bataillon passe devant nous pour aller occuper la tranchée en avant, dernier objectif pour le régiment. Mais on se laisse entraîner par l’ardeur de notre chef de bataillon. Malheureusement, notre artillerie continue à battre le terrain, et par nos obus, plusieurs hommes sont atteints. Une heure après, le terrain étant assez bien balayé, le 2e Bataillon s’engage et va, sans trop de mal, occuper la tranchée en face.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-homme—5.html

Lire aussi: http://www.ecpad.fr/lartillerie-francaise-de-la-meuse-a-la-veille-de-loffensive-victorieuse-du-20-aout-1917/

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/ALGP_Guy_Francois.htm

Un Sopwith 1A2 de l’Escadrille SOP 50, son pilote Ltt Henry Roget, à droite, et son observateur, Ltt Paul Pinard, à gauche, assurent le contrôle des tirs sur la rive gauche en prenant journellement des photographies. Entre deux missions dangereuses au dessus des lignes allemandes, les deux officiers et le chien « Cadorna » savourent quelques instants de tranquillité – Photo collection du Général Guy François

Vadelaincourt( Meuse) : Ils bombardent les hôpitaux

Par le canon et par avion, les formations sanitaires de Dugny, des Monthairons, de Vaudelaincourt et de Betrup dans la région de Verdun ont été bombardées ; 43 infirmières, bénévoles, infirmiers ou soldats en traitement ont été tués ; 55 ont été blessés.

Le 20 aout, à onze heures du soir, un avion allemand vint jeter une bombe incendiaire sur l’hôpital de Vadelaincourt.

L’engin tomba dans une salle de pansement, tuant une infirmière, Mlle Vandamme. Le feu prit au baraquement et gagna les pièces voisines. A la lueur de l’incendie qui rendait plus visibles encore les croix de Genève peintes sur la toiture, l’aviateur ennemi lance une deuxième bombe qui atteint l’angle du pavillon d’opérations où fonctionnaient trois équipes chirurgicales.

Le pavillon fut entièrement brisé. Infirmiers et malades en traitement durent s’enfuir de l’hôpital d’où les chassait l’incendie. L’aviateur, volant très bas, se mit à la poursuite et tirant avec sa mitrailleuse, fit 68 victimes dont 18 ont succombés.

De tels actes ne sont plus des actes de guerre, ce sont des assassinats.

source: http://souvenirsdenosgreniers.unblog.fr/2013/07/16/ils-bombardent-nos-hopitaux-et-assassinent-nos-blesses-1917/

 

Journal du lundi 20 août 1917

Actions d’artillerie sur le front de l’Aisne, notamment au nord-ouest et à l’est de Reims. Des coups de main ennemis sur nos petits postes, au nord de Braye, dans la région de Berméricourt et de la Pompelle, ont échoué sous nos feux.
Sur les deux rives de la Meuse, la lutte d’artillerie continue très vive de part et d’autre.
Au bois le Prêtre, à l’est de Badonviller et au nord de Celles-sur-Plaine, nous avons repoussé des tentatives allemandes consécutives à de violents bombardements. L’ennemi a subi des pertes sensibles et laissé des prisonniers entre nos mains.
Reims a reçu 600 obus. Un civil a été blessé.
Notre aviation de chasse s’est montrée particulièrement active. 11 avions allemands sont tombés en flamme ou ont été détruits à la suite de combats avec les nôtres, 6 autres ont dû atterir dans leurs lignes. Nos avions ont bombardé les gares de Kortemark, Thourout, Lichterwelde, Ostende, Cambrai, Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont pris des tranchées allemandes vers la ferme de Gillemont, au sud-est d’Epéhy. Des détachements qui ont pénétré dans les positions ennemies au sud-ouest d’Havricourt ont ramené des prisonniers.
Les Italiens bombardent vigoureusement les positions autrichiennes de l’Isonzo.
Les Russo-Roumains ont consolidé leur résistance dans la région d’Ocna.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

 

1100/7 août 1917: enlèvement de la cloche de Martincourt-sur-Meuse

Sortie du dirigeable zodiac VZ-4

La VZ-4 effectue son premier vol le 7 Août 1917 à St-Cyr puis elle est convoyée vers Guipavas (29). Elle arrive à Montebourg le 10 mars et après deux vols sera dégonflée dès le 21 mars. Regonflée, elle rejoindra Rochefort en mai 1918.

source: http://www.aerobase.fr/historique/dirigeables/zodiac.html

(Aviation) Un second essai d’appontage se termine mal

Le 2 août 1917, le capitaine de corvette Dunning parvient à poser un Sopwith Pup. L’avion est arrêté par des hommes qui attrapent des crochets fixés sur l’avion au moment où l’avion se pose sur le pont mais au second essai, effectué le 7 août 1917, l’avion ne peut être rattrapé, l’avion tombé à la mer et le pilote succombe. Suite à cet accident, le Furious est de nouveau modifié. La tourelle arrière de 457mm est débarquée et remplacée par un pont d’envol de 91m couvrant un hangar, séparé du pont avant par le bloc-passerelle et la cheminée.
Source :http://forummarine.forumactif.com

Enlèvement de la cloche de Martincourt-sur-Meuse

Enlèvement de la cloche de Martincourt-sur-Meuse par les allemands le 7 août 1917.

source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Enl%C3%A8vement_de_la_cloche_de_Martincourt-sur-Meuse_par_les_allemands_le_7_ao%C3%BBt_1917.png

Journal du mardi 7 août 1917 à travers Le Miroir

Rien à signaler en dehors d’une activité assez marquée des deux artilleries en Champagne, dans la région des Monts et sur les deux rives de la Meuse, notamment dans les secteurs d’Avocourt et de Louvemont.
Sur le front belge, activité de l’artillerie ennemie vers nos voies de communication. Tirs à obus à gaz dans la région de Ramscapelle. Combats entre patrouilles au sud de Dixmude.
En Macédoine, escarmouches dans la vallée de la Strouma. Deux coups de main ennemis, tentés, l’un dans la boucle de la Cerna, l’autre entre les lacs de Presba et d’Okrida, ont été repoussés. A l’ouest du lac Malik, une colonne mobile, partie de Koritsa, a chassé l’ennemi des hauteurs au sud de Kaçaka.
Sur le front italien, actions d’artillerie éparpillées et de peu d’intensité.
Des avions autrichiens ont jeté des bombes sur plusieurs centres habités situés entre l’Isonzo et le Tagliamento. Ils n’ont causé que des dégâts légers. Un hydravion autrichien a été abattu dans le Pô.
Les Russes ont fait 500 prisonniers dans un de leurs secteurs; dans plusieurs autres, ils ont dû reculer devant des forces supérieures.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

907/Journal du 26 janvier 1917: le 2 ème régiment du génie dans la Meuse

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du vendredi 26 janvier 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont tenté, sans succès, après un vif bombardement, un coup de main sur nos tranchées, à 3 kilomètres au sud-est de Berry-au-Bac. L’ennemi a laissé des morts sur le terrain.
Notre artillerie a exécuté des tirs de destruction sur les organisations et les batteries allemandes de la région de Bures (nord-est de Lunéville} et de l’Hartmannswillerkopf. Lutte d’artillerie assez vive en Haute-Alsace.
Guynemer a abattu son 27e avion près de la gare de Chaulnes. Le lieutenant Heurteaux a descendu son 17e avion. Un autre avion allemand a été abattu dans nos lignes aux environs de Vauxcéré (Aisne).
A l’est de Riga, les Allemands ont été rejetés dans leurs tranchées. L’ennemi a été également rejeté vers le sud entre les marais de Tiroul et la rivière Aa. Par contre, à l’ouest de l’Aa, les Russes ont été refoulés d’une demi-verste vers le nord.
Dans la mer Noire, un sous-marin russe a coulé près du Bosphore 4 navires; 3 autres navires, contraints de se jeter à la côte, ont été détruits par la tempête.

Source:http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Couverture du journal La Griffe du 26 janvier 1917

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Caricature de Georges Clemenceau en couverture du journal La Griffe, fondé par Joseph Sirat en 1916.

Le 26 janvier 1917, le tigre est représenté par Sirat, enchainé,. les pattes baignant dans le sang de ceux qu’il a éliminés du ministère.

En savoir plus sur http://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Couverture_du_journal_La_Griffe_du_26_janvier_1917/1313138#Ks2lkGvhFqPQJwtX.99

Le 2 ème régiment du génie dans la Meuse

Dernier communiqué officiel du 26 janvier 1917 (0 heures). Sur la rive gauche de la Meuse, à la suite d’un violent bombardement, les Allemands ont attaqué hier, en fin de journée, sur quatre points de notre front, depuis le bois d’Avocourt  jusqu’à l’est du Mort-Homme. Repoussés par nos tirs de barrage, nos feux d’infanterie et de mitrailleuses, les assaillants ont dû refluer vers leurs tranchées de départ.

Seules, quelques fractions ennemies ont réussi à pénétrer dans nos éléments avancés dans le secteur de la cote 304. L’ennemi, au cours de cette attaque, a subi des pertes très élevées et a laissé de nombreux cadavres devant nos lignes, notamment au bois d’Avocourt

source: http://treziers.oc.free.fr/1418/1418FaureG4.htm

(Marine)  l’Ymer, torpillé par un sous-marin allemand à l’île d’heu

En remerciement et en hommage aux marins de l’Île d’Yeu sauveteurs de sept des hommes d’équipage du navire norvégien, l’Ymer, torpillé par un sous-marin allemand le 26 janvier 1917, un monument en son centre commémore le célèbre sauvetage de l’Ymer. Cette stèle a été inauguré le 17 juillet 1922 en présence des six sauveteurs survivants, de la population de l’île et de nombreuses personnalités comme le Préfet de Vendée Tardif, le Ministre de Norvège, M. le Baron de Wedel-Jarlsberg, et le découvreur du Pôle Nord, le commandant Scoot-Hansen.

source: http://oyapedia.info/index.php/Place_de_la_Norvège

Social: « une antipatriote au dépôt

Le Figaro — 26 janvier 1917

Boulevard de la Gare, mercredi matin, une femme, s’adressant aux ouvrières qui se rendaient aux usines de guerre, essayait de les détourner de leur travail, menaçant et frappant même celles qui ne voulaient pas l’écouter.

Signalée à la police, cette femme a été arrêtée hier matin, au moment où elle s’apprêtait à recommencer. C’est une nommée Renaudat, demeurant rue des Malmaisons.

Elle a été envoyée au Dépôt.

http://www.paris-treizieme.fr

 

 

896/journal du 15 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du lundi 15 janvier 1917 à travers Le Miroir

Canonnade habituelle au sud de la Somme et dans la région de Verdun.
Plusieurs reconnaissances ennemies au sud de Berry-au-Bac ont été repoussées avec pertes.
Un avion ennemi a été forcé d’atterrir dans nos lignes, près de Pont-à-Mousson. Les aviateurs ont été faits prisonniers.
Un détachement ennemi a tenté un coup de main contre un des postes anglais au nord-ouest de Gueudecourt. Il a complètement échoué et a été rejeté avec pertes.
Les patrouilles britanniques ont exécuté avec succès diverses opérations dans les régions de Neuve-Chapelle et d’Armentières.
Les tranchées allemandes ont été bombardées avec efficacité au nord-ouest de Lens.
Activité d’artillerie au nord-est d’Ypres.
Canonnade croissante sur le front du Trentin. Les Italiens ont entravé des mouvements importants sur l’arrière du front ennemi. Ils ont pris sous leur feu des emplacements de batteries.
Les Russes ont repoussé une offensive allemande dans la région de Riga, au sud du lac Babit, à l’est du village de Kalnzem.
Les Autrichiens ont été rejetés dans la vallée de la Putna, en Valachie, et près de la vallée du Trotus.
Toutefois, les Russo-Roumains ont dû évacuer le village de Cotumihah, sur la rivière Sereth, près de Braïlow.
Succès russe au Caucase. Les Turcs prennent la fuite près de Kalkite.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

Lettre de Mata Hari au Capitaine de la Police

mata-hariMon capitaine,

Je vous serais très reconnaissante, si vous pouvez faire cesser la filature qu’on me fait depuis que je suis ici.

Je m’en suis aperçue. J’ai été avertie et ceux qui en sont chargés le font d’une façon telle que tout l’hôtel le voit et me regarde comme une bête curieuse. C’est complètement inutile.

Mes relations à Paris sont des plus connues, mes lettres à qui que ce soit ne contiennent jamais ce qui ne doit pas y être.

Faut-il que je vous répète, que je sais très bien ce que Mata Hari doit à Paris. Je n’oublierai jamais le bonheur que j’y ai eu et j’espère en avoir encore.

Depuis le jour où je vous ai donné ma parole, je me suis considérée à votre service et je vous en ai donné les preuves. Je vous répète que je ferai pour vous tout ce qui sera dans ma puissance et dans mon pouvoir, mais je me servirai des moyens que je juge en harmonie avec mon caractère et ma façon de voir la vie. Je n’admettrai jamais les « petits moyens là où on doit se servir des grands ».

Je n’ai pas besoin de connaître les vôtres. Je ne veux même pas connaître vos intermédiaires. Dites-moi ce que vous désirez et laissez-moi faire.

Que je demande que ces services me soient payés, c’est légitime. Dans la vie, on n’a rien pour rien. Dites-moi donc, mon capitaine, si vous désirez continuer oui ou non et recevez l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Marguerite Zelle Mac Leod.

source: http://www.deslettres.fr/lettre-de-mata-hari-au-capitaine-de-la-police/

Flabas (meuse), camp des représailles

cuvelle-leon-img-0001Dans les armées françaises, il est mentionné que faute de main d’œuvre, des prisonniers travaillaient sur la rive droite de la Meuse en décembre 1916.

Ceci, en contradiction avec les conventions qui interdisaient de faire travailler des prisonniers de guerre à moins de 30 kms du front. Le 21 décembre 1916, un ultimatum fut envoyé par l’Allemagne demandant la mise en place, avant le 15 janvier 1917, des mesures suivantes:

– Interdiction de faire appel au travail des prisonniers de guerre à moins de 30 kms du front.

– Autorisation pour ces prisonniers de correspondre par la voie postale avec l’Allemagne.

– Obligation d’indiquer les noms des camps où ils sont internés.

Faute de réponse de la France, les Allemands ont donc rassemblé, à partir du 15 janvier 1917, des prisonniers français et les ont entassés dans le camp dit « des représailles », sur le front côté allemand, à 500 mètres du bois des Caures, battu par les obus français.

La suite sur http://lissey.e-monsite.com/pages/histoire/la-grande-guerre/flabas-et-le-camp-des-repreailles.html

 

863/journal du 13 décembre 1916

Carnet du rémois Paul Hess

L’Allemagne déclare faire des offres de paix – mais ne parle pas de conditions.

Journal du mercredi 13 décembre 1916

Dans la région au nord de Lassigny, après un vif bombardement, les Allemands ont attaqué nos tranchées à la lisière est du bois des Loges. Nos tirs de barrage ont disloqué l’attaque. Quelques fractions ennemies, qui avaient pris pied dans nos éléments avancés, en ont été chassées après un combat à la grenade. Notre ligne est entièrement rétablie.
Combat d’artillerie au sud de la Somme, dans les secteurs de Biaches et de la Maisonnette.
Les Anglais ont exécuté avec succès des travaux de mines au sud d’Ypres, aux abords de la redoute Bluff. Activité de l’artillerie et des mortiers de tranchées ennemis en face de Festubert et de Neuve-Chapelle. Un incendie a été observé dans un dépôt de munitions allemand, vers Vimy.
Au nord de l’Ancre, en réponse à des tirs d’artillerie, les Anglais ont bombardé les tranchées de soutien et la zone arrière ennemies.
Sur le front roumain, l’ennemi a attaqué sans succès dans la vallée du Buzeu, au nord de Torislaou, sur la rivière Cricol et à l’ouest de Mizil.
Sur le front russe, l’ennemi a pris l’offensive dans les Carpathes boisées. Il a été refoulé. Les Russes se sont emparés d’une hauteur dans la vallée de la Sloueta.
Le chancelier allemand a remis une note aux représentants américain, espagnol et helvétique, en les priant de transmettre aux puissances de l’Entente une offre de paix. Cette offre est partout considérée comme une simple manoeuvre.
Le cabinet Briand reconstitué et resserré s’est présenté devant la Chambre des Députés. Il a formé dans son sein un comité de guerre de 5 membres.
MM. Briand et Lloyd George échangent des télégrammes attestant leur volonté de poursuivre la guerre jusqu’à la fin victorieuse.
Des troubles sanglants auraient éclaté à Hambourg.
Le roi de Grèce adresse ses regrets à la France pour le guet-apens d’Athènes.

Lettre de Picardie d’Auguste Férole, Lieutenant au 114e BCA

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Warfusée détruite. Décembre 1916

13 décembre 1916 

Chers frère et sœur,

Vous voyez que je vous écris souvent : cela s’explique par l’inaction où nous sommes plongés au fond de nos trous. Nous avons eu un jour sans la pluie. 
L’eau s’est un peu écoulée et nos tranchées sont un peu plus habitables. Nous avons pas mal de pieds gelés. 
Nous ne resterons sans doute pas longtemps par ici. Du moins tout le monde vit dans cette espérance.

Le boche est heureusement calme et ne se soucie pas de recommencer les histoires des derniers mois.

Je ne pensais pas passer cet anniversaire dans de telles conditions. J’espère que vous êtes en bonne santé ainsi que Denise. 
On se fait quand même à cette vie et cela semble moins dur que les premiers jours.

Vous ne pouvez vous faire une idée du paysage environnant : le sol est bouleversé, les villages ne sont que des amas de ruines.

source: http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1646

L’attaque de Vacherauville (Meuse)

Le 10 et le 11 décembre, le 112e monte en secteur pour l’attaque des organisations ennemies de la cote du Poivre qui, avec les villages de Louvemont à l’est, de Vacherauville à l’ouest, devaient être l’objectif de huit divisions, dont quatre d’attaque et quatre en réserve. La 126e division était une des divisions d’attaque.

Dans cette offensive, le 112 avait comme objectif particulier le village de Vacherauville et la route de Vacherauville à Louvemont jusqu’au point 77.22.

Le village s’appuie au sud sur le canal de l’Est. Il est contourné à l’est par la voie ferrée qui se dirige vers le nord en passant au bas de la cote du Poivre sur laquelle grimpe la route de Vacherauville à Louvemont. Au nord s’ouvre le ravin de Vacherauville entre la cote du Talou et la cote du Poivre, à l’est et au sud-est le ravin Saint-Martin et le ravin du Monument.

Le village, constituant un réduit fortifié, était défendu en avant par trois lignes successives de tranchées : à l’est de la route, la tranchée Biberach ; puis, appuyée au canal, la tranchée Bethmann, enfin, à l’est du village, la tranchée Kiderlin et le boyau de Bülow. Tel était le système défensif que le 112e avait pour mission de réduire.

Le 13 décembre commence, mais avec peu d’intensité, la préparation d’artillerie. Le 14, à 20h10, le régiment reçoit de la brigade l’ordre d’attaque pour le lendemain 15 décembre, 10 heures. Aussitôt, douze brèches larges de six mètres chacune sont ouvertes dans notre réseau.

Source: http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2012/12/17/le-15-decembre-1916-–-l’attaque-de-vacherauville/

LE DESSIN DU JOUR

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(vidéo) Meuse : il creuse une tranchée de 14-18

Sur France 3 Lorraine par Delphine Lahonde

Laurent Ladrosse a décidé de rendre hommage à la mémoire des poilus en creusant une tranchée comme en 14-18 à l’ouvrage de la Falouse dans la Meuse.

Laurent Ladrosse s’est fixé un objectif : restaurer les tranchées qui entouraient le fort de la Falouse pendant la guerre de 14-18. Et pour coller au plus près de la réalité, il n’utilise pour creuser qu’une simple pelle.

En travaillant avec le même type d’outil on retrouve exactement la technique utilisée à l’époque.

Pour lui, il s’agit d’honorer la mémoire des poilus et de transmettre aux nouvelles générations un bout de l’histoire.

L’objectif c’est de faire vivre au gens le quotidien des soldats pendant la guerre.

En 2008, l’association « Les amis de la Falouse » rachète le fort, laissé à l’abandon depuis 1940. S’ensuit un gigantesque travail de restauration qui aboutit à l’ouverture de l’ouvrage au public en 2010.

L’ouvrage de la Falouse est le dernier fort construit à Verdun, entre 1906 et 1908. Eloigné du front, il n’a jamais été attaqué et demeure en très bon état. Contrairement à d’autres fortifications il n’a pas subit les pillages de la Seconde Guerre Mondiale.