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104/ Journal de la grande guerre/16 novembre 1914: Bétheny pillé

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Pendant la nuit, coups de canon et obus. Journée assez calme. »

Journal d’Alfred Wolff,agent auxiliaire de la Police municipale rémoise: « Bétheny pillé »

Calme ! Calme ! toujours. Les troupes passent bien en ordre pour la relève des tranchées.

La nuit, tantôt, à 12h, 4, 3 ou 2 heures le 75 pète, pas d’émotion, il devient une clocheréveil.

Je remplace pour 8 jours le sous-brigadier Rofidal qui est au repos. Que vais-je découvrir dans mes courses aux renseignements ?…

(Parc à fourrages) Retrouve Halary fidèle à son poste depuis une année. Le Petit Bétheny est ce qu’on peut vraiment appeler désert, et surtout pillé me dit-on ce jour à 3h40. Au lieu de l’animation de l’an dernier je trouve le silence absolu, tout fermé, bombardé, déchiqueté,maisons éventrées. A l’entrée et sur la droite du boyau prenant naissance sur la route deBétheny se trouvent deux tombes de soldats atteints par éclats.

En ce moment 3h45 les 75 (scieries) donnent une sérénade.

Je trouve l’échiquier de la défense de Reims et allant vers Cernay bien changé, la crête de Beauregard « Le mamelon » est occupé par nous, Bétheny et le Linguet, et bien plus loin, la route romaine tout cela est tenu par nos méridionaux.

Je fais connaissance de Mr Le Capitaine Beauvisse commandant la section de mitrailleusedu 40ème de ligne, casernée en la crèche de l’avenue de Bétheny.

La suite sur les Archives de la ville de Reims: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/temoignages-ouvrages-et-documents-darchives–4381.htm

A SAVOIR

16 novembre 1914. – Puisieulx. – Un berger, Alfred Durot, est condamné par le Conseil de guerre à la peine de mort pour trahison et exécuté.

Le Courrier de la Champagne, 16 novembre 1915. – Le général, commandant en chef, rappelle que : la chasse est interdite dans la zone des armées aux militaires de tous grades aussi bien qu’aux personnes étrangères  à l’armée.

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne.html

Guerre de position pour le 29 ème BCP à Saint-Mihiel (Meuse)

16 novembre 1914: Attaque générale en direction de Chauvoncourt. Assaut de la côte 322 face à Saint-Mihiel. Deux jours de combats sans résultat contre les Bavarois. Retour au bois de Lamorville.

Certains commerçants, profitant de la crédulité de nos familles, proposent des prétendues cuirasses sans en avoir contrôlé l’efficacité. Mais aussi en raison du nombre croissant des blessures à la tête, nous mettions nos gamelles sous nos képis avant que l’on nous distribue des calottes en fer.

http://gjgg.free.fr/priv/guerr14_18/chap13.htm

Attaques du 58 ème RI à Ménonville (Meuse)

Une compagnie de volontaires est constituée dans la brigade. Elle a pour objectif la tranchée de la cote 277. Elle est renforcée d’une compagnie du 40e; une compagnie de 58e doit attaquer Menonville.
L’attaque a lieu le 15 novembre. Dès le départ, l’ennemi ouvre un feu extrêmement violent d’artillerie et de mitrailleuses.
La troupe d’assaut éprouve des pertes très sensibles et ne parvient pas à déboucher. Les unités en réserve à la lisière de Malimbois subissent un tir d’artillerie lourde très bien réglé.
Dans la nuit du 16 au 17 la compagnie de volontaires parvient à enlever la tranchée de la cote 277, mais elle lui est reprise peu de temps après, par une contre attaque.

LA SUITE SUR/ http://www.saleilles.net/guerre/RI-058.pdf

Aviation: Le 16 novembre 1914: Création de l’escadrille VB 2  à Saint-Cyr

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Le premier groupe de Bombardement (GB I) est ainsi crée par décision du 23 novembre 1914 du général en chef des armées. Ce groupe sera commandé par le commandant (De Goÿs de Mezeyrac, adjoint au chef du service aéronautique au grand quartier général. Notre escadrille la VB 2 initialement crée le 16 novembre 1914 à Saint-Cyr pour palier à un débordement éventuelle Paris par les allemands, rejoindra le GB I dans la foulée. Elle est alors commandée par le lieutenant de vaisseau De Laborde.
Il est important de souligner le fait que la VB 2 n’a jamais été crée sous l’appellation BR 17, comme le relate les différents historiques déjà écris. Le journal de marche du GB I montre bien que c’est la VB 3, qui était la BR 17.

LA SUITE SUR:  http://www.asoublies1418.fr/Default.asp?397332D3741663E62603338335D36D47264332533D166E6236233D077462316336233DE6

Mort de René Serpette de Bersaucourt de l’école nationale de Chartres

Blessé sur le front, René Serpette de Bersaucourt fut évacué sur l’Auvergne et mourut peu de temps après dans une ambulance de Châtelguyon (Puy-de-Dôme). Né à Douai, berceau de sa famille, il n’aura pas eu, avant de rendre le dernier soupir, la joie de voir les Français rentrer dans cette ville douloureusement occupée par l’ennemi ; et que n’eût-il pas donné pour collaborer à cette reprise ! Il n’aura pas davantage eu le temps de mettre au point, pour une impression future, l’étude biographique composée et présentée comme thèse en 1908 sur le maréchal Philippe de Crèvecœur, seigneur d’Esquerdes, un prédécesseur des vaillants chefs de nos armées modernes, qui passa sa vie à lutter précisément dans la région du nord de la France si éprouvée ; en lisant le récit de ses exploits, en effet, on voit cités les mêmes noms, Arras, Béthune, la Somme, Tournai, Gand, Orchies, la Flandre, qui pendant quatre années ont retenti si fréquemment à nos oreilles, évocateurs de singuliers rapprochements dans les événements. René Serpette de Eersaucourt avait été élevé dans le culte de la patrie et de l’honneur ; c’est pour la patrie et pour l’honneur qu’il a fait le sacrifice de sa vie.

Info prises sur http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/exhibits/show/enc-portraits-de-combattants/ren—serpette-de-bersaucourt-

Ecrivain mort le 16 novembre 1914

MARCEL PAOLI – Né le 3 décembre 1891 à Toulon 1891 – Tué le 16 novembre 1914 porté disparu à Malancourt (Meuse)

ACTU DU JOUR

A Orléans par Arrêté Municipal du 16 novembre 1914, le Pont Royal devient le Pont George V.

Angoulême: Accident de tramway:  fait 11 morts et 26 blessés

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http://www.sudouest.fr/2010/12/21/petit-tour-dans-l-histoire-du-tramway-en-ville-272774-813.php

Lu dans Le Moniteur en date du lundi 16 novembre 1914

France.-Les Allemands ont été repoussés de la position très étroite de la rive gauche de l’Yser qu’ils occupaient encore, en sorte que tous les combats de la semaine dernière, qui leur ont coûté tant d’hommes restent stériles pour eux.

Les Russes ont  gagné 100 kilomètres de terrain dans la Prusse orientale  (…) Ils enveloppent maintenant   toute la région des lacs Mazures d’où ils débusquent pied à pied leurs adversaires. Ils livrent encore de belles batailles ininterrompues  sur le front de la Vistule, à l’est de Thorn, près de Kalisch, près de Czenstoschow, et en Galicie, où se poursuit régulièrement la marche sur Cracovie et le refoulement des forces austro-hongroises vers les Carpathes. D’aucun prétendent même que Cracovie serait livrée sans combat. Le tsar, répondant sans doute  aux récentes propositions allemandes- que le cabinet de Berlin n’a pas  démenties – déclare qu’il ne conclura pas la paix avant d’avoir totalement brisé la résistance de l’Allemagne (…)

Grande Bretagne.-Le cabinet de Londres annonce, dans une note officieuse, qu’il n’attaquera pas le littoral arabe et que tout au contraire il viendra en aide éventuellement à la révolte des tribus arabes contre la Turquie. Ce soulèvement que l’on peut en effet escompter, car la sédition est à l’état presque chronique en Arabie, créerait aux jeunes Turcs de très sérieux embarras, et d’ailleurs la popularité d’Enverbey à Constantinople même diminue de jour en jour. On l’accuse de trahir les intérêts ottomans au profit du kaiser.

Italie.-Le nouveau ministre de la Guerre italien, le général Zuppelli, a demandé 400 millions de crédits pour la remise en état des armements, et le conseil des ministres les a accordés.

 

 

57/Journal de la grande guerre: le 30 septembre 1914, fusillé pour l’exemple

Mercredi 30 septembre 1914

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Journal du Rémois Henri Jadart (extraits)

La bataille cette nuit a été violente, comme on le prévoyait hier, et continuait encore le matin, tant que la crainte des obus nous a fait gagner la cave vers 5 heures.

Toutefois, les choses paraissent s’améliorer, car on va ouvrir la poste.

Je visite dans la matinée l’archevêché, où rien ne subsiste du mobilier ni des livres de l’Académie. Le galetas qui lui servait de dépôt depuis si longtemps s’est effondré sur les salles du premier étage, où étaient exposés les bronzes et torques du Musée archéologique.

« Les papiers brûlent encore » me dit le gardien Huart; on ne déblaie rien dans ces salles, où d’ailleurs nul ne pénètre, selon l’ordre de M.le maire. Plus tard, on y fera des fouilles qui seront peut-être fructueuses. Dans le vestibule se dresse toujours la vierge d’Igny, oeuvre qui a été préservée, sauf la tête de l’enfant, qui se trouve perdue.

M.le maire conduit en ce moment à la cathédrale et au Musée des Beaux-Arts; MM Léon Bourgeois, Vallé, Haguenin, Lenoir et le peintre Roll, venus de Paris pour examiner les dégâts.

Départ pour la Haubette vers 2 heures (ndr: 14 heures). « Le courrier de la Champagne » se vend dans l’Avenue de Paris.- Des émigrants sont venus en foule faubourg de Laon, où la population a été horriblement décimée. Vers 8 h 30 a lieu une forte canonnade, mais qui reste sans réponse.

Le général de brigade Battesti a été tué par un éclat d’obus sur les batteries près de Reims le 25 septembre (lire notre journal de guerre en date du 25 septembre) et a été inhumé au cimetière de l’Ouest. le cardinal Luçon a fait la levée du corps.

Journal du Rémois Paul Hess (extraits)

On reparle beacuoup de la nuit du 28 au 29. Peu de gens ont dormi à Reims. Il s’agissait d’un engagement important , du côté de Cernay, sur lequel nous n’avons aucun renseignement.

Les batteries installées dans le Champ de grève sont en pleine activité, dans la matinée de ce jour. L’après-midi je sors pour aller aux nouvelles, Place Amélie-Doubliée. Du pont de l’avenue de Laon, je commence à entendre l’arrivée des obus qui ne cessent de tomber vers le Port Sec et sur la gare CBR (Jacquart) où sont placées des pièces de 75 (…)

A mon retour, rue du Jard, nous percevons, du jardin, une série de détonations qui commence vers 18 heures et se prolonge longtemps; elles sont tellement nourries et serrées qu’elles produisent un bruit comparable à celui du passage d’un train, entendu dans la campagne.

Vers 18 h 30, le canon venant se mêler à ce vacarme effroyable, nous nous demandons comment va encore passer la nuit.

Egaré dans les bois à Avocourt (Meuse) le 30 septembre 1914 Jules Chevalier, déclaré déserteur est fusillé

http://data.over-blog-kiwi.com/0/55/29/33/ob_5afbad_fusilles-de-14-18-ceux-des-alpes-de-haute-prove.pdf

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SAGUET Georges
caporal au 162° régiment d’infanterie, 23 ans
tué à l’ennemi le 30 septembre 1914 à Sillery (Marne)

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Combat de la Chalade (Meuse)

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http://laurent59.canalblog.com/archives/2006/09/30/2795270.html

Le siège de Maubeuge (Nord)

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/le-siege-de-maubeuge-25-aout-8-septembre-1914.html

A Treillères : Les écoliers ont rédigé la biographie d’un soldat de 1914-1918 disparu le 30 septembre 1914

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Julien Bernard, natif de Treillères, était habillé comme ces poilus. Il avait 39 ans quand il a été porté disparu dans la Somme, le 30 septembre 1914. |

http://www.ouest-france.fr/les-ecoliers-ont-redige-la-biographie-dun-soldat-de-1914-1918-2550426

Carte postale de Doullens d’un soldat du 22 ème RIT

doullens001_bhttps://sites.google.com/site/22emerit/images/doullens-30-septembre-1914

351 prisonniers à l’Île de Sieck

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougoulm/1914-351-prisonniers-a-l-ile-de-sieck-30-07-2014-10279447.php

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Marie Antonin Bajard est décédé le 30 septembre 1914 des suites de ses blessures à l’hôpital militaire de la marine à Rochefort (Charente inférieure) à l’âge de 27 ans. Il était le fils de Auguste Marie Bajard Boulanger, aubergiste à Mussy et Marie Augustine Jolivet. Il était soldat de 2ème classe au 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Il avait le matricule 595 au recrutement à Mâcon, classe 1906. Il est né le 4 octobre 1886 à Mussy-sous-Dun et était célibataire. Son décès a été transcrit le 30 octobre 1914 à Mussy sous Dun.

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