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1090/28 juillet 1917

Le poilu «prisonnier» de ses mensonges

Un paysan beauceron ayant menti sur sa profession, se prétendant artiste, se voit refuser une permission pour aller faire les moissons. Le Figaro du 28 juillet 1917 espère que l’armée saura se montrer clémente.

«Tout comme le savetier de La Fontaine faisait des vocalises, un des plus notoires cultivateurs du pays de Beauce faisait de la peinture. Il ne s’estimait que le pinceau en main, au point qu’arrivant au régiment, comme on lui demandait quelle était sa profession dans le civil, il se faisait bravement inscrire ”Artiste peintre“.

Or, voilà qu’arrivent les permissions de moisson; et naturellement on n’en donne pas à notre “artiste peintre” qu’attendent avec impatience ses fermiers. Celui-ci se débat comme un diable dans un bénitier, déclare son vrai état, confesse sa vanité. Rien n’y fait; on le prend pour un “fricoteur” qui raconte des histoires pour se donner du bon temps.

Voilà Ingres prisonnier de son violon.
Espérons que l’autorité militaire aura pitié de ce brave poilu et le rendra aux champs, ne fût-ce que dans l’intérêt de la France. En attendant, cette petite histoire (qui a le mérite d’être vraie) amuse beaucoup, depuis quelques jours, les propriétaires fonciers d’Eure-et-Loir» écrit Le Figaro le 28 juillet 1917.

source: Le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/28/26002-20140728ARTFIG00120-28-juillet-1917-le-poilu-prisonnier-de-ses-mensonges.php

Carnet du samedi 28 juillet 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands montrent une extrême nervosité. Leurs attaques d’infanterie ont repris sur un front de 3 kilomètres, depuis la région d’Hurtebise jusqu’au sud de la Bovelle. L’ennemi, en dépit de l’importance de ses effectifs et de la gravité de ses pertes, n’a pu pénétrer qu’après des efforts inouïs dans quelques uns de nos élements de première ligne, au sud d’Ailles. La plupart de ces éléments lui ont d’ailleurs été presque aussitôt repris. Autour d ‘Hurtebise, tous ses assauts ont été brisés.
En Champagne, après un bombardement intense, une attaque allemande s’est déclenchée, rapide et violente, sur le mont Haut. Toute progression de l’adversaire a été arrêtée par la vaillance de nos troupes. Vers le Mont Blond et aux environs du Casque il n’a même pas pu déboucher.
Au nord d’Auberive, nous avons, au cours d’une opération heureuse, pénétré dans les tranchées allemandes inoccupées, et, poursuivant notre avance, engagé un vif combat avec des éléments ennemis auxquels nous avons infligé des pertes sensibles.
Les Belges ont brisé une offensive allemande au nord de Dixmude.
Les Anglais ont réussi un raid près d’Armentières.
Les Italiens ont arrêté une entreprise autrichienne près de Castagnevizza.
Les Russes se sont retirés à l’est de Tarnopol; ils ont subi un échec au nord de Trembowla tandis que, plus au sud, les Austro-Allemands forçaient leurs positions du Sereth.
Les Roumains ont remporté un succès dans la partie sud des Carpathes, prenant deux villages et capturant plusieurs centaines d’hommes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

Parution de la vie parisienne

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1053/21 juin 1917: au Chemin des Dames et à La Malmaison

(Aviation) une victoire de l’escadrille Espinasse

Dotée de 6 Sopwith 1A2 sans doute équipés de TSF, l’escadrille Espinasse sera protégée par les Nieuport de l’escadrille de Venise qui envoient un détachement de quelques chasseurs sur son terrain. Elle sera engagée à partir du 23 mai 1917 et aura remportée une victoire aérienne le 21 juin 1917 quand un Sopwith piloté par le MdL Pierre Martin et ayant pour observateur le Slt Louis Olphe-Galliard prend sous son tir un chasseur autrichien qui est descendu en collaboration avec un chasseur italien.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Escadrille_Espinasse.htm

(Insolite) un canon de 75 éclaté

Dans les archives familiales, cette photo d’un artilleur inconnu. Il pose à côté d’un canon de 75. Impossible de repérer le numéro du régiment. A noter un certain nombre d’inscriptions à la craie sur la plaque du canon.

Toujours dans les archives familiales, ce « livret de bouche à feu » concernant un canon de 75 éclaté le 21 juin 1917.

Là, on sait qu’il s’agit du 262ème régiment d’artillerie, un régiment formé en avril 1917.

Y a-t-il un lien entre les deux documents : la photo de l’artilleur et le livret ?

source:http://jacquotboileaualain.over-blog.com/2015/08/un-canon-de-75-eclate-1917.html

Le Chemin des Dames et la Malmaison. Juin 1917…

Un bataillon se trouve en ligne, un autre fait des travaux et le troisième est au repos. Relève tous les 8 jours. Jusqu’à la fin juin, la musique demeure à Ciry-Salsogne avec la C.H.R.. Répétitions et concerts. Le 21 juin 1917, nous montons jalonner puis faire une piste partant de l’entrée du village de Vailly-sur-Aisne passant par le bois Vervins et aboutissant à Aizy et à Jouy. Cela nous occupent jusqu’au 26.  Le 27 juin, repos à Ciry-Salsogne. Le 28, nous montons occuper des abris d’artillerie abandonnés au bois Vervins, et tous les jours nous faisons des travaux avec les compagnies, construction du long boyau du Sourd et des tranchées. Cela en plein jour, à 500 m des premières lignes, vu des Allemands qui occupent le fort de la Malmaison. Chaque jour, nous sommes bombardés, parfois même obligés d’abandonner le « boulot ». Le 3 juillet, nous descendons passer 8 jours de repos à Billy-sur-Aisne. Nous lâchons la pelle et reprenons l’instrument. Le 10 nous remontons à nouveau, même travail qu’au précédent séjour, seulement, cette fois le travail se fait de nuit. Cela, à cause de la proximité des lignes, trop visibles pour travailler de jour. De plus, il existe un avion allemand qui ne nous laisse aucun répit. Une fois le jour venu et à la tombée de la nuit, rasant les boyaux, les tranchées, les pistes, il mitraille quiconque se fait voir. On l’appelle Fantômas, du fait qu’il a beau être pourchassé canonné et fusillé et qu’il à l’air de ne pas s’en apercevoir. Il continue toujours ses exploits, paraissant invulnérable…

Le 15 juillet, relève et repos à Billy-sur-Aisne. Le 20, nous remontons, toujours en équipes de terrassiers. Le travail se fait de nuit. Le 22, nous avons beaucoup de blessés étant sérieusement bombardés pendant les travaux. Nous dormons de jours et de 22 h 00 au matin, « au boulot ». Le 28 juillet, repos à Billy-sur-Aisne.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2010/01/09/16449507.html

Réception au Sénat d’aviateurs anglais

Guerre 1914-1918. Réception au Sénat des aviateurs anglais du camp de Vendôme, le 21 juin 1917. Le Capitaine de vaisseau Beriggs (2ème à gauche), chef de l’école, et le colonel Girod (au centre). Photographie parue dans le journal « Excelsior » du vendredi 22 juin 1917.

source: http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72191-26-guerre-1914-1918-reception-au-sen

Une goélette a interceptée par un sous-marin allemand

Le 21 Juin 1917, la goélette américaine Childe Harold (781 tx), de New York vers le Havre est interceptée par le sous-marin UC 17, Oblt z.S. Werner Fürbringer. Après avoir été évacuée par son équipage, elle est coulée au canon au large d’Ouessant vers le point 47.50N 07.50W.

La layette de Bleuette

Le 21 juin 1917,, le magazine « la semaine de Suzette » v proposait une petite chemise de bébé pour Bleuette. Quelques semaines plus tard, le 2 août 2017, une petite culotte-couche venait compléter la layette de la célèbre poupée.

source: http://marydol.canalblog.com/archives/2017/02/04/34889924.html

Journal du jeudi 21 juin 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’un vif bombardement entre l’Ailette et le moulin de Laffaux, les Allemands ont attaqué nos positions sur un front de plus d’un kilomètre. L’attaque, très violente et menée avec de gros effectifs, a réussi à prendre pied dans une partie de la tranchée de première ligne, à l’est de Vauxaillon, au sud de Filain.
Une autre tentative allemande sur un saillant de nos lignes, à l’est de la ferme de la Royère, n’a obtenu aucun résultat.
La lutte d’artillerie a été vive entre Hurtebise et Chevreux et sur le front de Verdun, dans le secteur de Vacherauville et des Chambrettes.
Au nord de la Souchez, les Allemands ont tenté par quatre fois de reconquérir les positions occupées par les troupes britanniques. Ils ont été complètement repoussés.
Un avion allemand a été abattu en combat aérien et un autre descendu par les canons spéciaux.
Les Italiens ont conquis une cime du mont Ortigara, dans le Trentin et fait 1000 prisonniers.
L’ex-roi de Grèce Constantin, qui a été conspué à Lugano, où il était arrivé, a décidé de quitter cette ville.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1000/29 avril 1917:mutineries au chemin des Dames

Mutineries au chemin des Dames

La Chanson de Craonne Quand au bout d’huit jours, le r’pos terminé, On va r’prendre les tranchées, Notre place est si utile Que sans nous on prend la pile. Mais c’est bien fini, on en a assez, Personn’ ne veut plus marcher, Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot On dit adieu aux civ’lots. Même sans tambour, même sans trompette, On s’en va là haut en baissant la tête… Refrain : Adieu la vie, adieu l’amour, Adieu toutes les femmes. C’est bien fini, c’est pour toujours, De cette guerre infâme. C’est à Craonne, sur le plateau, Qu’on doit laisser sa peau Car nous sommes tous condamnés, C’est nous les sacrifiés ! Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance, Pourtant on a l’espérance Que ce soir viendra la r’lève Que nous attendons sans trêve. Soudain, dans la nuit et dans le silence, On voit quelqu’un qui s’avance, C’est un officier de chasseurs à pied, Qui vient pour nous remplacer. Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe, Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes… (au refrain) C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards Tous ces gros qui font leur foire ; Si pour eux la vie est rose, Pour nous c’est pas la mêm’ chose. Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués, F’raient mieux d’monter aux tranchées Pour défendr’ leurs biens, car nous n’avons rien, Nous autr’s, les pauvr’s purotins. Tous les camarades sont enterrés là, Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là. Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront, Car c’est pour eux qu’on crève. Mais c’est fini, car les troufions Vont tous se mettre en grève. Ce s’ra votre tour, messieurs les gros, De monter sur l’plateau, Car si vous voulez faire la guerre, Payez-la de votre peau ! Ce texte anonyme vient de la transformation progressive par des soldats d’une valse à succès de 1911, Bonsoir m’amour (Charles Sablon) en chanson antimilitariste. Apprise par cœur, transmise oralement, elle connaît de nombreuses versions avant d’être imprimée sous cette forme en 1919 par le militant communiste Paul Vaillant-Couturier. Elle connaît aujourd’hui une nouvelle notoriété.

source: https://www.crid1418.org/doc/pedago/dossier_cdd_loez_05.pdf

Chemin des Dames: Nivelle remplacé par  Pétain

Après l’attaque du Chemin des Dames, au cours de laquelle sont morts pour rien 29.000 soldats français, la désillusion est immense chez les poilus. Ils ne supportent plus les sacrifices inutiles et les mensonges de l’état-major.

Des mutineries éclatent çà et là. En fait de mutineries, il faudrait plutôt parler d’explosions de colère sans conséquence pratique (aucun soldat n’a braqué son arme sur un gradé ; aucune compagnie n’a déserté). Elles surviennent à l’arrière, dans les troupes au repos qui, après s’être battues avec courage mais inutilement, apprennent que leurs supérieurs veulent les renvoyer au front sans plus d’utilité.

Le général Nivelle, qui n’a pas tenu sa promesse d’arrêter les frais au bout de 48 heures, est limogé le 29 avril 1917 et remplacé par le général Pétain en mai , auréolé par ses succès de l’année précédente à Verdun. Il s’en faut de beaucoup que ce changement ramène la discipline dans les rangs et les mutineries se reproduisent en assez grand nombre jusqu’à la fin du printemps.

Le nouveau commandant en chef s’applique en premier lieu à redresser le moral des troupes. Il sanctionne, semble-t-il, avec modération les faits d’indiscipline collective, limitant à quelques dizaines le nombre d’exécutions…
En savoir plus surhttps://www.forumfr.com/sujet454115-16-avril-1917-le-chemin-des-dames.html#AiJEksFd6h6U4LLw.99

200 hommes abandonnent leur poste au Chemin des dames

– 29 avril : abandon de poste collectif de 200 hommes qui se cachent dans les bois et les creutes pour refuser d’aller à l’assaut du Téton. Six condamnés à mort, aucun exécuté.

source: http://pascal.guillerm2.free.fr/champagnedimanche.htm

Instinct de conservation au Chemin des Dames

– 29 avril 1917 au sud-est de Craonne : « Journée très calme. A 21 heures, début d’un bombardement intense [allemand] avec obus asphyxiants qui va durer toute la nuit ; très forte densité ; tout le bois de Beaumarais est dans une nappe gazeuse qui est entretenue toute la nuit. » (JMO 27e RAC, cote 26 N 952/4)

– Le lieutenant André Zeller se trouve alors au PC Rivoli. « Nous prenions le frais à la porte lorsqu’une gerbe d’obus s’abattit dans la clairière sans éclater, s’enfonçant au sol avec un bruit mou. Une odeur chocolatée, un peu écœurante, nous fit instantanément coiffer le masque, puis rentrer dans l’abri, en calfeutrant les issues. […] Nous étions cinq, réunis dans la même pièce étroite, le commandant Legrand, le docteur Rouveix, les lieutenants Varaigne, Bouchard et moi-même, silhouettes de fantômes, le masque en tête, esquissant des gestes vagues à la lueur d’une bougie vacillante. »
– Un oubli cependant cause de gros souci aux hommes qui se sont réfugiés dans l’abri : ils n’ont pas calfeutré le conduit de la cheminée du poêle, et le gaz parvient à entrer, les obligeant à économiser au maximum leur respiration lorsqu’il constate que le bombardement dure très longtemps.
– André Zeller traverse alors un moment de doute : « Plusieurs fois au cours de la guerre, j’avais fait le sacrifice de ma vie. Ce soir-là, en pensant au calcul précis, certainement fait par l’artilleur allemand, de la quantité d’obus nécessaire pour nous faire passer de vie à trépas, j’avais l’impression de l’inévitable et je me préparais, aussi bien que possible, pour l’au-delà. » Malgré leur masque, puis celui de rechange, les occupants finissent par s’évanouir au bout de plusieurs heures d’un gazage incessant quoique très limité.
– « Quand au petit jour je sortais de ma torpeur, le bruit mou des obus avait cessé. Mes premiers mots furent : “Ce n’est pas encore pour cette fois.” Tant est fort l’instinct de conservation, qui terrasse en un clin d’œil le meilleur esprit de résignation. » (André Zeller, Dialogues avec un lieutenant)

– « Les pertes sont élevées surtout au 1er groupe du 27ème, où 80 hommes sont évacués pour intoxication. » (JMO) Parmi eux, le lieutenant Paul Leroy (commandant de la 2e batterie) et le médecin-major Rouveix sont particulièrement touchés ; celui-ci meurt de suite de ses blessures malgré plusieurs mois de soins.

source:http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2012_01_01_archive.html

Parution de La mode illustrée

http://courcarree.blogspot.fr/2016/04/ww1-la-mode-illustree-29-avril-1917.html

Journal du dimanche 29 avril 1917

Entre Saint-Quentin et l’Oise, actions d’artillerie assez violentes au cours de la nuit. Escarmouches à la grenade aux premières lignes, dans la région au sud de Saint-Quentin.
Vers Laffaux, l’ennemi a tenté, sans succès, un coup de main sur nos postes avancés.
En Champagne, activité assez grande des deux artilleries. Une attaque allemande, précédée d’un violent bombardement et dirigée sur une de nos tranchées à l’est d’Auberive, a été brisée par nos feux de mitrailleuses et nos barrages.
Sur la rive gauche de la Meuse, un de nos détachements a pénétré dans les lignes allemandes de la cote 304 et a ramené des prisonniers.
Le matériel capturé par nos troupes dans la bataille engagée le 16 avril comprend 173 canons lourds et de campagne, 412 mitrailleuses, 119 canons de tranchée. Le chiffre des prisonniers atteint 20780.
Les Anglais ont attaqué, au nord de la Scarpe, sur un front de plusieurs kilomètres. Ils progressent dans d’excellentes conditions, malgré la vigoureuse résistance de l’ennemi.
Les Bulgares avaient réussi à reprendre pied dans les tranchées récemment conquises par les Anglais, à l’ouest du lac Doiran. Une contre-attaque immédiate les a rejetés.

source! http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

986/journal du 15 avril 1917

Journal de guerre du dimanche 15 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Saint-Quentin et l’Oise, nos batteries ont poursuivi leurs tirs de destruction. Nos troupes se sont organisées sur le terrain conquis.
L’ennemi a réagi, par son artillerie, sur nos premières lignes, notamment aux abords de la vallée de la Somme.
Au sud de l’Oise, nons avons réalisé des progrès sur le plateau au nord-est de Quincy-Basse. Notre artillerie s’est montrée particulièrement active sur les organisations allemandes de la forêt de Saint-Gobain et de la haute forêt de Coucy.
Au nord de l’Aisne et dans la région de Reims, activité réciproque des deux artilleries.
En Champagne et dans les Vosges, canonnade assez violente dans divers secteurs. Un coup de main ennemi sur un de nos petits postes au nord-est de Ville-sur-Tourbe a échoué.
Les Anglais ont enlevé le village de Fayet, au nord de Saint-Quentin, ainsi que les positions de la ferme de l’Ascension et de la ferme du Grand-Parel. Au nord de la Scarpe, après avoir occupé Angres, Givenchy-en-Gohelle, Vimy, ils se sont emparés de la fosse n° 6 et de la gare de Vimy. Le chiffre des pièces de canon prises par eux monte à 170. Le terrain conquis rejoint les positions saisies lors de la bataille de Loos.
Un navire hôpital anglais a coulé sur une mine; il y a 52 manquants. Un autre a été torpillé.
Le Brésil a saisi les navires allemands internés. La Bolivie a rompu avec le cabinet de Berlin.

Parution de la mode illustrée

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Jacques Lavoine au Mont Cornillet écrit à ses parents

jl-jacques-lavoineLe 15 avril 1917, il écrit à son père :
 » …T’ai-je dit que j’avais eu deux camarades de l’équipe touchés (l’un est mort peu après) ? Si on a encore tant soit peu de pertes à l’attaque, on sera vite relevé et ensuite les permissions reprendront de plus belle… Je t’embrasse bien tendrement. « Le 15 avril 1917, il écrit à sa mère :
 » …Merci paquet, veau roulé et confiture de marrons… Je marche avec le deuxième bataillon, qui est en tête ; je suis encore ici en bonnet de nuit et en chaussons… Hier gaz, seulement en deuxième et troisième lignes, rien pour nous. Je t’embrasse bien, bien, tendrement. « 

source: http://www.lesamisdenauroy.fr/Nauroy-6-Portrait-de-Jacques-Lavoine.html

Le maréchal Joffre embarque pour les Etats-Unis

Le 15 avril 1917, le Maréchal Joffre embarque de Brest à bord du croiseur Lorraine II  pour les Etats Unis. Il part demander une collaboration militaire aux américains. Le Président Wilson,  , accepta l’envoi d’ un corps expéditionnaire. Dès la fin du mois de juin, la 1ère division U S  unité de marines commandée par le Général Silbert débarque à Saint Nazaire. Elle sera la première unité  en France, en attendant  une grande armée pour 1918, soit 80 divisions.

source: http://30thinfantrydivision.free.fr/Guerre1/Guerre1-creation.htm

979/8 avril 1917: (vidéo) Du rugby avant l’offensive du Chemin des Dames

(vidéo) Du rugby avant l’offensive du Chemin des Dames

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http://centenaire.org/fr/autour-de-la-grande-guerre/sport/revoir-la-lumiere-du-stade

Lire aussi: http://www.la-croix.com/Actualite/Sport/La-Grande-Guerre-tremplin-inattendu-du-sport-francais-2014-01-03-1084137

voir la vidéo: http://www.ecpad.fr/les-images-de-lecpad-accompagnent-la-rencontre-france-nouvelle-zelande/

L’offensive de Lafaux (Aisne)

Le 8 avril, nous relevions les éléments avancés du 19e et du 118e d’infanterie, dont la progression s’était arrêtée à 300 mètres du village et du Moulin de Laffaux.

On était las, transis, soutenus seulement par les nerfs. On voyait chaque jour disparaître des camarades et s’émietter les compagnies. On était ivres de sommeil, de fatigue et de malaise, et néanmoins décidés à en « mettre un bon coup » pour gagner ce repos dont on nous leurrait depuis si longtemps.

Des bruits contradictoires se répandaient.

S’il est permis au chroniqueur d’éclairer des impressions passées à la lumière des faits connus, il est certain que la troupe subissait les contre-coups du doute et de l’incertitude maladroitement semés de haut.

On attaque, on n’attaque plus. C’est pour ce soir, c’est pour demain.

Nous marchons sur le Moulin; non, sur Laffaux ; non, sur La Motte ; nous changeons constamment de secteur ; l’artillerie prépare mollement. Les Allemands ne demandent évidemment qu’à se retirer, comme devant Saint-Quentin.

C’est en vain que l’aviation signale des mouvements de troupes et des travaux; c’est en vain que nos patrouilles sont décimées; c’est en vain que l’on constate le travail insuffisant de l’artillerie sur les réseaux; cette persuasion est si bien ancrée dans toutes les cervelles que les avertissements lucides du général Berdoulat ne l’ébranlent pas.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/combats/laffaux1917.htm

Parution de la Mode illustrée

19170408-1

http://courcarree.blogspot.fr/2016/04/ww1-la-mode-illustree-8-avril-1917.html

Journal de guerre du dimanche 8 avril 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie assez vives au cours de la journée en divers points du front, notamment entre la Somme et l’Oise, au sud de 1’Ailette et dans la région au nord-ouest de Reims.
En Argonne, un coup de main ennemi sur nos tranchées de la vallée de 1’Aire a été repoussé après un vif combat.
D’après de nouveaux renseignements, les Allemands ont lançé en vingt-quatre heures 7.500 obus sur Reims. Quinze personnes de la population civile ont été tuées et beaucoup d’autres blessées.
Sur le front belge, dans la région de Hetsas, les batteries belges ont exécuté des tirs réussis sur les travaux ennemis. Vive activité d’artillerie dans l’ensemble des secteurs.
Canonnade sur le front italien.
Le nombre des steamers allemands dont l’Amérique a pescrit la saisie est de 91. Leur valeur monte à 1500 millions.
Le cabinet de Washington fait arrêter un certain nombre d’Allemands qui étaient tenus pour dangereux.
La république de Cuba a proclamé l’état de guerre entre elle et l’empire germanique.
La situation est redevenue très troublée en Grèce, où l’on redoute de nouvelles échauffourrées sanglantes.

Dernier regard au voilier torpillé…

voilier-coule-le-miroirLe Miroir du dimanche 8 avril 1917 publiait cette énigmatique photo avec la légende : Le dernier regard au voilier torpillé en plein océan par les pirates. Cette remarquable photographie montre l’équipage d’un navire marchand anglais non armé obligé de se réfugier dans les chaloupes, très loin de toute terre, à la merci du vent, des lames et du froid. Le voilier coule lentement. L’hebdomadaire ne donnait pas plus d’informations sur le navire, ni sur le pirate (allemand bien entendu).

http://maitres-du-vent.blogspot.fr/2010/04/dernier-regard-au-voilier-torpille.html

 

(vidéo) Mode et femmes: 1914-1918: miroir de la société, observatoire de la guerre

Entre 1914 et 1918, les contraintes de la Première Guerre mondiale font émerger une figure féminine plus indépendante, plus masculine. Que dit la mode des tensions sociales de l’époque, de l’économie de guerre, de l’évolution des rapports entre hommes et femmes ? Deux chercheuses y ont consacré une exposition.

Installée dans l’hôtel de Sens, la bibliothèque Forney – bibliothèque d’arts décoratifs, métiers d’art et arts graphiques de la Ville de Paris – propose jusqu’au17 juin 2017 un voyage au coeur de l’histoire de la mode et des femmes dans la société française durant la Première Guerre mondiale.

A travers des costumes et photos d’époque, des dessins de mode et illustrations de presse, des affiches et des tracts féministes, l’exposition Mode & Femmes 14/18 invite à revivre et à mieux comprendre cette période clé du XXe siècle, lorsque, pour les femmes, l’histoire s’est accélérée, et qu’il leur a fallu suivre, s’adapter, inventer des solutions pour combler les vides et oser prendre les places laissées vacantes par les hommes partis au front.

Genèse d’une exposition avec les deux commissaires de l’exposition, les historiennes de la mode Sophie Kurkdjian et Maude Bass-Krueger :

La suite sur le site de TV5 monde: http://information.tv5monde.com/terriennes/mode-et-femmes-1418-un-miroir-de-la-societe-un-observatoire-de-la-guerre-158519

La guerre 14-18 a permis à la femme de s’émanciper? C’est un peu plus compliqué que ça

Sur le site Huffington Post

Les hommes au front, les femmes à l’usine, oui mais… Une exposition ouvre ce mardi 28 février sur le sujet.

quoi auraient ressemblé les défilés de Paul Poiret, de Jeanne Lanvin et de la toute jeune Coco Chanel sur les podiums de février 1917 s’ils avaient eu lieu? Des crinolines de guerre, des robes tonneaux, de la soie, encore et encore et des chapeaux inspirés de ceux portés par les poilus. En bref, une mode chic mais qui s’est adaptée à la guerre contre l’Allemagne comme à la nouvelle vie des femmes.

Alors que la Fashion Week de Paris prêt-à-porter s’ouvre ce mardi 28 février, une exposition débute à Paris sur une mode mal connue. Elle retrace la façon dont l’industrie de la mode a survécu pendant les quatre ans de la Première Guerre mondiale dressant en creux un portrait des femmes et de leur sinueux chemin pour l’égalité.

Pendant la guerre 14-18, fini le corset, la Française est enfin libre d’évoluer dans ses vêtements. Son mari est parti au front, elle doit participer à l’effort de guerre depuis l’arrière. La voilà femme active, jouissant d’une nouvelle liberté et de responsabilités. Ainsi perdure l’image d’une guerre terrible mais en un sens salutaire pour les droits des femmes.

Dans les faits, l’historiographie s’est peu intéressée à la mode pendant cette période. Les découvertes des deux commissaires de l’exposition « Mode & Femmes, 14-18 », Maude Bass-Brueger et Sophie Kurkdjian offrent donc un subtil éclairage. Commençons par les podiums et la création. À cette époque, la mode change beaucoup mais ce n’est pas forcément pour le mieux.

Depuis le début de la décennie 1910, certes le corset n’est plus en vogue mais il est remplacé par une gaine, tout aussi peu confortable. Les jupes dites cloches apparaissent, elles découvrent les chevilles, sont amples, élégantes et sobres. En 1914, les couturiers les rebaptisent « crinolines de guerre ». Dans la presse, on vante les mérites de cette jupe pratique, adaptée à la vie active.

La suite sur http://www.huffingtonpost.fr/2017/02/27/la-guerre-14-18-a-permis-a-la-femme-de-semanciper-cest-un-peu/