Archives du mot-clé mode

1472/14 août 1918: des aménagements pour les « indigènes » musulmans

Les Allemands jugent la défaite inéluctable

A partir du mois d’août 1918, la situation militaire de l’Allemagne sur le front occidental se détériore de jours en jours. La supériorité militaire de l’Entente et l’arrivée des troupes américaines sur le théâtre des opérations poussent les armées allemandes à la retraite. Le 14 août 1918, l’Etat-major allemand et ses généraux Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff informent secrètement l’empereur Guillaume II que la défaite est inévitable. L’offensive générale des Alliés sous le commandement du général Ferdinand Foch menace inévitablement la stabilité du front allemand. Comme l’Etat-major allemand tient de facto le pouvoir en Allemagne après avoir évincé l’empereur des affaires militaires au cours de l’année 1916, cette constatation entraîne de lourdes conséquences.

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/allemagne_9_novembre_1918.html

Les vêtements de deuil n’ont plus la côte

A Londres, les femmes endeuillées cachent leur chagrin en abandonnant les vêtements de deuil, afin de soutenir les combattants. Cette mode suscite l’admiration du Figaro du 14 août 1918.

«Le chef d’une grande maison de deuil du West End de Londres a confié à un de nos confrères qu’il se vend moins de vêtements de deuil qu’avant la guerre:

L’exemple de certaines grandes dames, qui donnent le ton, et qui ont déclaré qu’elles ne porteraient pas le deuil de leurs morts, a porté ses fruits. Nos filles, nos femmes cachent leur chagrin. Et cette attitude virile encourage nos jeunes hommes au lieu de les attrister. Ils considèrent, eux aussi, que mourir au champ d’honneur, ce n’est point un deuil, mais une gloire.

Londres nous a souvent imposé des modes étranges. Celle-ci, assurément, est d’une grande noblesse.» écrit Le Figaro du 14 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/14/26002-20140814ARTFIG00177-14-aout-1918-les-vetements-de-deuil-n-ont-plus-la-cote.php

Valenciennes honore son concitoyen, l’aviateur,   le lieutenant Nungesser

Le 12 août 1918, à la réunion du Conseil municipal, M. Damien, adjoint, annonça que notre concitoyen, le lieutenant Nungesser, était nommé Officier de la Légion d’Honneur, à l’âge de 26 ans, pour avoir abattu son 31° avion, et lui adressa les félicitations du Conseil municipal, le Journal Officiel inséra la citation suivante :
 » Nungesser Charles-Eugène-Jules-Marie, de l’armée active. Lieutenant au 2° régiment de hussards, pilote aviateur.
 » Incomparable pilote de chasse, d’une science exceptionnelle et d’une éclatante bravoure, en qui se reflètent la force et l’inflexible volonté de la race.
 » Dans la cavalerie, où, dès les premiers engagements, il gagna la médaille militaire, puis dans un groupe de bombardement, où de quotidiennes prouesses le firent plusieurs fois citer à l’ordre du jour, et décorer de la Légion d’Honneur, enfin, dans une escadrille de chasse, qu’il illustre depuis trente mois de ses prodigieux exploits, s’est partout imposé comme un superbe exemple de ténacité d’audace et d’orgueilleux mépris de la mort. Eloigné à plusieurs reprises du front par des chutes et des blessures qui n’ont pu entamer sa farouche énergie, est rentré chaque fois dans la bataille avec une âme plus ardente, et est monté de victoire en victoire jusqu’à la gloire d’être Je plus redoutable adversaire de l’aviation allemande : trente et un avions abattus, trois ballons incendiés, deux blessures, seize citations « .

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Des aménagements pour les « indigènes musulmans »

Le 14 août 1918, le ministère de la Guerre prévoit, dans le cadre de mesures pour améliorer la vie quotidienne des indigènes musulmans, l’installation des « cafés maures spéciaux » pourvus de femmes d’Afrique du Nord « que l’on pourrait peut-être décider à venir en France en leur promettant le voyage gratuit jusqu’au centre d’hébergement. Le rapatriement également gratuit, le logement et le couchage gratuits ».

source: http://sens-public.org/article1076.html

Trois victoires aériennes en dix secondes pour René Fonck

La guerre déclarée, René Fonck  demande à être incorporé dans l’armée de l’air. Il y décroche son brevet de pilote en un mois et devient vite un as du pilotage. Il établit record sur record. Le neuf mai 1918, il abat en 45 secondes et seulement 22 balles trois avions allemands, puis, le temps de refaire le plein d’essence abat trois autres avions ennemis.

Le 14 août 1918, c’est en 10 secondes qu’il signe ses 58, 59 et 60e victoires. Le 30 septembre 1918, il aura raison du capitaine allemand Wisseman, vainqueur 19 jours plus tôt du prestigieux pilote français, Georges Guynemer.

source: http://cda88.free.fr/lfse/articles.php?lng=fr&pg=4

Journal du mercredi 14 août 1918

Nos attaques ont continué avec succès sur tout le front de l’Avre.
Montdidier, débordé par l’est et par le nord, est en notre pouvoir.
A la droite des forces britanniques, nous avons porté nos lignes à dix kilomètres à l’est de Montdidier, sur le front Andechy-la-Boissière-Fescamps.
Nous avons attaqué les positions allemandes à droite et à gauche de la route de Saint-Just-en-Chaussée à Roye, sur un front de plus de vingt kilomètres, conquis Rollot, Orvillers-Sorel, Ressons-sur-Matz, Conchy-les-Pots, la Neuville-sur-Ressons et Elincourt.
Nous avons ensuite enlevé le massif de Boulogne-la-Grasse et porté nos lignes à l’est de Bus.
Nous avons gagné les abords de la Berlière et de Gury, conquis Mareuil-lamotte et progressé de trois kilomètres au nord de Chevincourt.
Les troupes britanniques ont atteint Lihons et Fresnoy-les-Roye.
En Flandre, elles ont repoussé une attaque allemande dans la région au nord du Kemmel et capturé des prisonniers. Elles ont progressé à l’est de Robecq.
Les troupes françaises ont remporté un succès en Italie, sur le mont Sisemol. Elles ont capturé 5 officiers, 243 hommes, un canon de tranchée et 3 mitrailleuses.
Plus à l’est, succès italien au val Bella et au col d’Echale.
En macédoine, rencontre de patrouilles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

Publicités

1392/26mai 1918

Cà bouge au Chemin des Dames

Le projet de percée allemande sur la Marne, entre Laon et Soissons, est connu des services de renseignements. A partir du 24 mai, des régiments entiers sont déversés dans la région pour faire front à une éventuelle attaque. Le 26 mai à 23 h 40, la VIème armée regroupée dans les environs de Fismes, à quelques kilomètres au sud de l’Aisne, reçoit l’ordre de marche annonçant « l’imminence d’une attaque ennemie (…) d’après les déclarations de prisonniers qui viennent d’être capturés » .
Ce 26 mai 1918, l’armée allemande est positionnée sur une ligne parallèle au Chemin des Dames, entre Soissons et Reims. Dans la nuit du 26 au 27 mai, l’attaque est confirmée par les tirs soutenus de l’artillerie ennemie tandis que les poilus tenant les positions les plus avancées sur le front sont incommodés par les gaz en provenance du nord. L’offensive est lancée à la pointe du jour.
« Puis cela a été le fameux printemps de 1918. L’issue fatale approchait, je la voyais venir » . La troisième compagnie du 156ème régiment d’infanterie placée sous le commandement du capitaine Houdard est cantonnée dans le secteur de Vailly-sur-Aisne où elle a été amenée par camion, dans la nuit du 26 au 27 mai, aux environs de minuit. Exactement au point précis où, dans la journée du 27 mai, les troupes françaises se heurteront de plein fouet à la première vague – fulgurante – de l’armada allemande. « Les balles crépitent de tous côtés, les obus éclatent autour de nous » , se souvient Alfred Ponsinet, soldat de deuxième classe servant sous les ordres du lieutenant Bousquet. Joe Bousquet lui-même raconte plus tard à son ami Carlo Suarès : « Il faisait très chaud dans le bois de chênes verts que nous avions traversé pour prendre position. (…) Au débouché du bois, il y avait un officier d’artillerie blessé en conversation avec notre colonel un peu pâle. Toute la ligne avait sauté. Dix divisions allemandes s’étaient ruées dans la brêche (…) On a engagé deux compagnies qui se sont fondues. A cinq heures du soir, j’ai reçu l’ordre de me porter à leur secours. (…) J’ai déployé mes hommes sur un plateau couvert de cultures. Les premiers obus arrivaient (…) J’avais reçu cet ordre cruel qui tient en peu de mots et qui dit tant : tenir coûte que coûte ! Je comptais des yeux les hommes qu’il fallait faire tuer avec moi ».

la suite sur http://lepervierincassable.net/spip.php?article252

Printemps agité  à Metz

Dimanche 19 mai 1918. Pentecôte – « Bons jours, de fête pour moi. Papa est revenu depuis le 10 mai, bien changé, très maigri et fatigué. À force de soins, je pense le remonter assez vite. Du reste, j’en suis au même point. Ce manque continuel de fortifiants me fatigue durablement et comme j’ai été sans bonnes durant six grandes semaines, mes forces n’ont pu augmenter. Pierre nous écrit qu’il est définitivement attaché au Kriegs-lazaret de Bialystok. Dans quelques semaines, il viendra sans doute en permission. »

Dimanche 26 mai 1918. – « Les avions ne nous laissent plus de repos. Nuit et jour, ils sont là. Ils ont même causé de grands dégâts en ville. Les nuits surtout sont terribles et ces continuelles insomnies nous miment complètement. »

Samedi 1er juin 1918. – « Comme notre bonheur a été de courte durée. Aujourd’hui, 1er juin, je suis de nouveau seule. Papa a de nouveau été expulsé pour trois mois à cause d’une sottise énorme qu’il a commise pendant son séjour à Niesky. Cet homme est incorrigible et manquera toute sa vie de réflexion. Il suit ses impulsions bonnes ou mauvaises, sans réfléchir aux conséquences qu’elles peuvent avoir. Il nous rend tous malheureux avec lui. J’attends de ses nouvelles. Il est allé dans le Palatinat chez Monsieur Abresch, à Neustadt, espérant trouver de l’occupation là-bas. »

Lundi 3 juin 1918. – « Le temps reste au beau sec et le vent du nord dessèche tout. Ce sera un vrai désastre si la pluie ne vient pas. »

Lundi 17 juin 1918. – « La pluie est enfin arrivée et elle a l’air de vouloir durer. En même temps, elle nous a amené un froid qui ne sent pas du tout l’été. On serait presque tenté de faire du feu. Les nouvelles de papa sont très bonnes, il a l’air content de son sort. Tant mieux.

– Pierre est à Grodno. Lui aussi est plus heureux, car à Bialystok, il ne l’était guère. Je le sentais dans toutes ses lettres et en éprouvais un profond chagrin.

On parle beaucoup de pourparlers de paix en ce moment. Je crois vraiment que la fin de la guerre n’est plus si éloignée. Du reste, les journaux du 16 nous ont annoncé que nous serons privés de viande pendant quelques mois et que les aliments diminuent sensiblement. Nous dit-on cela pour donner une raison à la paix qui se prépare ? Elle serait valable sûrement. Ce manque d’alimentation nous rend si anémique. Souvent la faim m’empêche de dormir ; nous ne mangeons de viande que deux jours par semaine, et si peu. On ne trouve ni lapins ni volailles. Par moments, j’ai du mal à écrire une lettre, je ne puis trouver ni mes mots ni réunir mes idées.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2015/07/12/metz-au-printemps-1918-lina-welter-raconte

Parution du Petit écho de la mode

https://www.pinterest.fr/pin/485544403548539749/

Journal du dimanche 26 mai 1918

Nous avons repoussé deux coups de main ennemis, l’un au sud du bois de Hangard, et l’autre au sud des Vosges.
Nos détachements et nos patrouilles ont réussi diverses inclusions dans les lignes ennemies, à l’ouest de Noyon, vers Appilly et en Woëvre. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les troupes britanniques ont fait irruption dans les tranchées allemandes du voisinage de Hamel, au nord d’Albert, et capturé plus de quarante prisonniers et deux mitrailleuses.
Un coup de main heureux au nord de Lens a valu à nos alliés quelques prisonniers. Le bombardement par obus a gaz a été intense a l’est de Béthune.
Activité d’artillerie dans le secteur de Strazeele.
Les avions anglais ont jeté huit tonnes de projectiles sur les aérodromes voisins, de Tournai, d’où partent les appareils de bombardement de nuit. Trois appareils ennemis ont été abattus en combats aériens et deux autres forcés d’atterrir désemparés.
Sept tonnes d’explosifs ont été lancées dans la région de Péronne, Fricourt et Bapaume et sur des baraquements de la Somme. Une tonne a été jetée sur le chemin de fer et les fabriques de Hagondange.
Un Croiseur auxiliaire anglais, le Moldovia a été torpillé. Cinquante-six Américains qui étaient à bord ont péri.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1273/27 janvier1918: vue de l’esplanade Fléchambault


L’esplanade Fléchambault le 27 janvier 1918

L’annotation de Gallica dit ceci : « Rue Fléchambault mise en état de défense ; réseau de fils barbelés. Au fond, église St-Remi ».  Elle est datée du 27 janvier 1918.

Notez que la basilique a encore son toit intact. C’est au cour de l’été 1918, pendant la Deuxième Bataille de la Marne, qu’il disparaîtra dans les bombardements intensifs que subira la ville en résistant à l’offensive allemande et en évitant d’être de nouveau occupée comme elle le fut dans les premiers jours de septembre 1914.

source: http://reimsavant.over-blog.com/article-l-esplanade-flechambault-le-27-janvier-1918-114428847.html

Parution du Petit écho de la mode

https://www.pinterest.fr/pin/485544403549016705/

Les tourneurs de Berlin décident la grève

le dimanche 27 janvier, l’assemblée générale des tourneurs de Berlin. Sur proposition de Richard Müller, sans cris ni applaudissements, elle décide à l’unanimité de déclencher la grève le lendemain, à l’heure de la rentrée, et de tenir sur place des assemblées générales qui éliront des délégués. Ces délégués se réuniront ensuite à la maison des syndicats et désigneront la direction de la grève : les leçons d’avril 1917 n’ont pas été oubliées « . Le 28 au matin, il y a 400 000 grévistes à Berlin et les assemblées générales prévues se tiennent dans toutes les usines, où les tourneurs et les délégués révolutionnaires entraînent d’écrasantes majorités. A midi, comme prévu, se réunissent 414 délégués, élus dans les usines. Richard Müller leur soumet un programme en sept points, proche des revendications des grévistes de Leipzig en 1917 : paix sans annexions ni indemnités, sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tel qu’il a été défini à Brest par les délégués russes, représentation des travailleurs aux pourparlers de paix, amélioration du ravitaillement, abrogation de l’état de siège, rétablissement de la liberté d’expression et de réunion, lois protégeant le travail des femmes et des enfants, démilitarisation des entreprises, libération des détenus politiques, démocratisation de l’Etat à tous les échelons, en commençant par l’octroi du suffrage universel et égal à vingt ans pour le Landtag prussien ». L’assemblée élit ensuite un comité d’action de onze membres, tous du noyau des délégués révolutionnaires : Scholze et Tost, déjà connus pour leur rôle dans la grève d’avril 1917, Eckert, Neuendorf, Blumental, Malzahn, Kraatz, Zimmermann, Tirpitz, Clâre Casper et, bien entendu, Richard Müller « . Elle décide d’inviter le parti social-démocrate indépendant à envoyer trois de ses représentants au comité d’action « . C’est alors qu’un spartakiste propose d’adresser la même invitation aux majoritaires, afin, dit-il, de « les démasquer » 100. La proposition, d’abord repoussée à deux voix de majorité, est finalement adoptée sur intervention de Richard Müller qui redoute que le mouvement soit présenté et dénoncé comme « diviseur ».

la suite sur http://revolutions-1917.info/spip.php?article38

Journal du dimanche 27 janvier 1918

Nous avons aisément repoussé un coup de main aux lisières ouest de la forêt de Saint-Gobain.
Bombardement réciproque sur le front bois des Caurières- Bezonvaux.
Notre aviation s’est montrée particulièrement active. De nombreuses prises de photographies ont été réalisées par nos observateurs qui ont survolé la zone ennemie jusqu’à 30 kilomètres à l’intérieur. Plus de 300 clichés ont été pris dans la journée.
Nos aviateurs de chasse ont abattu quatre avions allemands.
En outre, nos bombardiers ont exécuté diverses opérations, tant dans la journée du 25 que dans la nuit suivante. 8000 kilos d’explosifs ont été jetés sur les établissements de l’ennemi, notamment sur les gares de Thionville et de Fribourg-en-Brisgau, sur les usines de la Badische-Aniline de Ludwigshafen, les cantonnements de la région de Longuyon.
Nos alliés britanniques ont fait quelques prisonniers au sud-ouest de Cambrai.
Activité de l’artillerie allemande contre les positions anglaises de la vallée de la Scarpe.
Les aviateurs anglais de la marine ont exécuté un raid de bombardement sur l’aérodrome ennemi de Varsenaere.
La Délégation autrichienne a voté la confiance au comte Czernin.
On sait maintenant qu’à la commission du Reichstag, les socialistes Scheidemann et Ledebour ont vivement attaqué le discours de Hertling.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

 

1090/28 juillet 1917

Le poilu «prisonnier» de ses mensonges

Un paysan beauceron ayant menti sur sa profession, se prétendant artiste, se voit refuser une permission pour aller faire les moissons. Le Figaro du 28 juillet 1917 espère que l’armée saura se montrer clémente.

«Tout comme le savetier de La Fontaine faisait des vocalises, un des plus notoires cultivateurs du pays de Beauce faisait de la peinture. Il ne s’estimait que le pinceau en main, au point qu’arrivant au régiment, comme on lui demandait quelle était sa profession dans le civil, il se faisait bravement inscrire ”Artiste peintre“.

Or, voilà qu’arrivent les permissions de moisson; et naturellement on n’en donne pas à notre “artiste peintre” qu’attendent avec impatience ses fermiers. Celui-ci se débat comme un diable dans un bénitier, déclare son vrai état, confesse sa vanité. Rien n’y fait; on le prend pour un “fricoteur” qui raconte des histoires pour se donner du bon temps.

Voilà Ingres prisonnier de son violon.
Espérons que l’autorité militaire aura pitié de ce brave poilu et le rendra aux champs, ne fût-ce que dans l’intérêt de la France. En attendant, cette petite histoire (qui a le mérite d’être vraie) amuse beaucoup, depuis quelques jours, les propriétaires fonciers d’Eure-et-Loir» écrit Le Figaro le 28 juillet 1917.

source: Le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/28/26002-20140728ARTFIG00120-28-juillet-1917-le-poilu-prisonnier-de-ses-mensonges.php

Carnet du samedi 28 juillet 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands montrent une extrême nervosité. Leurs attaques d’infanterie ont repris sur un front de 3 kilomètres, depuis la région d’Hurtebise jusqu’au sud de la Bovelle. L’ennemi, en dépit de l’importance de ses effectifs et de la gravité de ses pertes, n’a pu pénétrer qu’après des efforts inouïs dans quelques uns de nos élements de première ligne, au sud d’Ailles. La plupart de ces éléments lui ont d’ailleurs été presque aussitôt repris. Autour d ‘Hurtebise, tous ses assauts ont été brisés.
En Champagne, après un bombardement intense, une attaque allemande s’est déclenchée, rapide et violente, sur le mont Haut. Toute progression de l’adversaire a été arrêtée par la vaillance de nos troupes. Vers le Mont Blond et aux environs du Casque il n’a même pas pu déboucher.
Au nord d’Auberive, nous avons, au cours d’une opération heureuse, pénétré dans les tranchées allemandes inoccupées, et, poursuivant notre avance, engagé un vif combat avec des éléments ennemis auxquels nous avons infligé des pertes sensibles.
Les Belges ont brisé une offensive allemande au nord de Dixmude.
Les Anglais ont réussi un raid près d’Armentières.
Les Italiens ont arrêté une entreprise autrichienne près de Castagnevizza.
Les Russes se sont retirés à l’est de Tarnopol; ils ont subi un échec au nord de Trembowla tandis que, plus au sud, les Austro-Allemands forçaient leurs positions du Sereth.
Les Roumains ont remporté un succès dans la partie sud des Carpathes, prenant deux villages et capturant plusieurs centaines d’hommes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

Parution de la vie parisienne

1053/21 juin 1917: au Chemin des Dames et à La Malmaison

(Aviation) une victoire de l’escadrille Espinasse

Dotée de 6 Sopwith 1A2 sans doute équipés de TSF, l’escadrille Espinasse sera protégée par les Nieuport de l’escadrille de Venise qui envoient un détachement de quelques chasseurs sur son terrain. Elle sera engagée à partir du 23 mai 1917 et aura remportée une victoire aérienne le 21 juin 1917 quand un Sopwith piloté par le MdL Pierre Martin et ayant pour observateur le Slt Louis Olphe-Galliard prend sous son tir un chasseur autrichien qui est descendu en collaboration avec un chasseur italien.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Escadrille_Espinasse.htm

(Insolite) un canon de 75 éclaté

Dans les archives familiales, cette photo d’un artilleur inconnu. Il pose à côté d’un canon de 75. Impossible de repérer le numéro du régiment. A noter un certain nombre d’inscriptions à la craie sur la plaque du canon.

Toujours dans les archives familiales, ce « livret de bouche à feu » concernant un canon de 75 éclaté le 21 juin 1917.

Là, on sait qu’il s’agit du 262ème régiment d’artillerie, un régiment formé en avril 1917.

Y a-t-il un lien entre les deux documents : la photo de l’artilleur et le livret ?

source:http://jacquotboileaualain.over-blog.com/2015/08/un-canon-de-75-eclate-1917.html

Le Chemin des Dames et la Malmaison. Juin 1917…

Un bataillon se trouve en ligne, un autre fait des travaux et le troisième est au repos. Relève tous les 8 jours. Jusqu’à la fin juin, la musique demeure à Ciry-Salsogne avec la C.H.R.. Répétitions et concerts. Le 21 juin 1917, nous montons jalonner puis faire une piste partant de l’entrée du village de Vailly-sur-Aisne passant par le bois Vervins et aboutissant à Aizy et à Jouy. Cela nous occupent jusqu’au 26.  Le 27 juin, repos à Ciry-Salsogne. Le 28, nous montons occuper des abris d’artillerie abandonnés au bois Vervins, et tous les jours nous faisons des travaux avec les compagnies, construction du long boyau du Sourd et des tranchées. Cela en plein jour, à 500 m des premières lignes, vu des Allemands qui occupent le fort de la Malmaison. Chaque jour, nous sommes bombardés, parfois même obligés d’abandonner le « boulot ». Le 3 juillet, nous descendons passer 8 jours de repos à Billy-sur-Aisne. Nous lâchons la pelle et reprenons l’instrument. Le 10 nous remontons à nouveau, même travail qu’au précédent séjour, seulement, cette fois le travail se fait de nuit. Cela, à cause de la proximité des lignes, trop visibles pour travailler de jour. De plus, il existe un avion allemand qui ne nous laisse aucun répit. Une fois le jour venu et à la tombée de la nuit, rasant les boyaux, les tranchées, les pistes, il mitraille quiconque se fait voir. On l’appelle Fantômas, du fait qu’il a beau être pourchassé canonné et fusillé et qu’il à l’air de ne pas s’en apercevoir. Il continue toujours ses exploits, paraissant invulnérable…

Le 15 juillet, relève et repos à Billy-sur-Aisne. Le 20, nous remontons, toujours en équipes de terrassiers. Le travail se fait de nuit. Le 22, nous avons beaucoup de blessés étant sérieusement bombardés pendant les travaux. Nous dormons de jours et de 22 h 00 au matin, « au boulot ». Le 28 juillet, repos à Billy-sur-Aisne.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2010/01/09/16449507.html

Réception au Sénat d’aviateurs anglais

Guerre 1914-1918. Réception au Sénat des aviateurs anglais du camp de Vendôme, le 21 juin 1917. Le Capitaine de vaisseau Beriggs (2ème à gauche), chef de l’école, et le colonel Girod (au centre). Photographie parue dans le journal « Excelsior » du vendredi 22 juin 1917.

source: http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72191-26-guerre-1914-1918-reception-au-sen

Une goélette a interceptée par un sous-marin allemand

Le 21 Juin 1917, la goélette américaine Childe Harold (781 tx), de New York vers le Havre est interceptée par le sous-marin UC 17, Oblt z.S. Werner Fürbringer. Après avoir été évacuée par son équipage, elle est coulée au canon au large d’Ouessant vers le point 47.50N 07.50W.

La layette de Bleuette

Le 21 juin 1917,, le magazine « la semaine de Suzette » v proposait une petite chemise de bébé pour Bleuette. Quelques semaines plus tard, le 2 août 2017, une petite culotte-couche venait compléter la layette de la célèbre poupée.

source: http://marydol.canalblog.com/archives/2017/02/04/34889924.html

Journal du jeudi 21 juin 1917 à travers Le Miroir

A la suite d’un vif bombardement entre l’Ailette et le moulin de Laffaux, les Allemands ont attaqué nos positions sur un front de plus d’un kilomètre. L’attaque, très violente et menée avec de gros effectifs, a réussi à prendre pied dans une partie de la tranchée de première ligne, à l’est de Vauxaillon, au sud de Filain.
Une autre tentative allemande sur un saillant de nos lignes, à l’est de la ferme de la Royère, n’a obtenu aucun résultat.
La lutte d’artillerie a été vive entre Hurtebise et Chevreux et sur le front de Verdun, dans le secteur de Vacherauville et des Chambrettes.
Au nord de la Souchez, les Allemands ont tenté par quatre fois de reconquérir les positions occupées par les troupes britanniques. Ils ont été complètement repoussés.
Un avion allemand a été abattu en combat aérien et un autre descendu par les canons spéciaux.
Les Italiens ont conquis une cime du mont Ortigara, dans le Trentin et fait 1000 prisonniers.
L’ex-roi de Grèce Constantin, qui a été conspué à Lugano, où il était arrivé, a décidé de quitter cette ville.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1000/29 avril 1917:mutineries au chemin des Dames

Mutineries au chemin des Dames

La Chanson de Craonne Quand au bout d’huit jours, le r’pos terminé, On va r’prendre les tranchées, Notre place est si utile Que sans nous on prend la pile. Mais c’est bien fini, on en a assez, Personn’ ne veut plus marcher, Et le cœur bien gros, comm’ dans un sanglot On dit adieu aux civ’lots. Même sans tambour, même sans trompette, On s’en va là haut en baissant la tête… Refrain : Adieu la vie, adieu l’amour, Adieu toutes les femmes. C’est bien fini, c’est pour toujours, De cette guerre infâme. C’est à Craonne, sur le plateau, Qu’on doit laisser sa peau Car nous sommes tous condamnés, C’est nous les sacrifiés ! Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance, Pourtant on a l’espérance Que ce soir viendra la r’lève Que nous attendons sans trêve. Soudain, dans la nuit et dans le silence, On voit quelqu’un qui s’avance, C’est un officier de chasseurs à pied, Qui vient pour nous remplacer. Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe, Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes… (au refrain) C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards Tous ces gros qui font leur foire ; Si pour eux la vie est rose, Pour nous c’est pas la mêm’ chose. Au lieu de s’cacher, tous ces embusqués, F’raient mieux d’monter aux tranchées Pour défendr’ leurs biens, car nous n’avons rien, Nous autr’s, les pauvr’s purotins. Tous les camarades sont enterrés là, Pour défendr’ les biens de ces messieurs-là. Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront, Car c’est pour eux qu’on crève. Mais c’est fini, car les troufions Vont tous se mettre en grève. Ce s’ra votre tour, messieurs les gros, De monter sur l’plateau, Car si vous voulez faire la guerre, Payez-la de votre peau ! Ce texte anonyme vient de la transformation progressive par des soldats d’une valse à succès de 1911, Bonsoir m’amour (Charles Sablon) en chanson antimilitariste. Apprise par cœur, transmise oralement, elle connaît de nombreuses versions avant d’être imprimée sous cette forme en 1919 par le militant communiste Paul Vaillant-Couturier. Elle connaît aujourd’hui une nouvelle notoriété.

source: https://www.crid1418.org/doc/pedago/dossier_cdd_loez_05.pdf

Chemin des Dames: Nivelle remplacé par  Pétain

Après l’attaque du Chemin des Dames, au cours de laquelle sont morts pour rien 29.000 soldats français, la désillusion est immense chez les poilus. Ils ne supportent plus les sacrifices inutiles et les mensonges de l’état-major.

Des mutineries éclatent çà et là. En fait de mutineries, il faudrait plutôt parler d’explosions de colère sans conséquence pratique (aucun soldat n’a braqué son arme sur un gradé ; aucune compagnie n’a déserté). Elles surviennent à l’arrière, dans les troupes au repos qui, après s’être battues avec courage mais inutilement, apprennent que leurs supérieurs veulent les renvoyer au front sans plus d’utilité.

Le général Nivelle, qui n’a pas tenu sa promesse d’arrêter les frais au bout de 48 heures, est limogé le 29 avril 1917 et remplacé par le général Pétain en mai , auréolé par ses succès de l’année précédente à Verdun. Il s’en faut de beaucoup que ce changement ramène la discipline dans les rangs et les mutineries se reproduisent en assez grand nombre jusqu’à la fin du printemps.

Le nouveau commandant en chef s’applique en premier lieu à redresser le moral des troupes. Il sanctionne, semble-t-il, avec modération les faits d’indiscipline collective, limitant à quelques dizaines le nombre d’exécutions…
En savoir plus surhttps://www.forumfr.com/sujet454115-16-avril-1917-le-chemin-des-dames.html#AiJEksFd6h6U4LLw.99

200 hommes abandonnent leur poste au Chemin des dames

– 29 avril : abandon de poste collectif de 200 hommes qui se cachent dans les bois et les creutes pour refuser d’aller à l’assaut du Téton. Six condamnés à mort, aucun exécuté.

source: http://pascal.guillerm2.free.fr/champagnedimanche.htm

Instinct de conservation au Chemin des Dames

– 29 avril 1917 au sud-est de Craonne : « Journée très calme. A 21 heures, début d’un bombardement intense [allemand] avec obus asphyxiants qui va durer toute la nuit ; très forte densité ; tout le bois de Beaumarais est dans une nappe gazeuse qui est entretenue toute la nuit. » (JMO 27e RAC, cote 26 N 952/4)

– Le lieutenant André Zeller se trouve alors au PC Rivoli. « Nous prenions le frais à la porte lorsqu’une gerbe d’obus s’abattit dans la clairière sans éclater, s’enfonçant au sol avec un bruit mou. Une odeur chocolatée, un peu écœurante, nous fit instantanément coiffer le masque, puis rentrer dans l’abri, en calfeutrant les issues. […] Nous étions cinq, réunis dans la même pièce étroite, le commandant Legrand, le docteur Rouveix, les lieutenants Varaigne, Bouchard et moi-même, silhouettes de fantômes, le masque en tête, esquissant des gestes vagues à la lueur d’une bougie vacillante. »
– Un oubli cependant cause de gros souci aux hommes qui se sont réfugiés dans l’abri : ils n’ont pas calfeutré le conduit de la cheminée du poêle, et le gaz parvient à entrer, les obligeant à économiser au maximum leur respiration lorsqu’il constate que le bombardement dure très longtemps.
– André Zeller traverse alors un moment de doute : « Plusieurs fois au cours de la guerre, j’avais fait le sacrifice de ma vie. Ce soir-là, en pensant au calcul précis, certainement fait par l’artilleur allemand, de la quantité d’obus nécessaire pour nous faire passer de vie à trépas, j’avais l’impression de l’inévitable et je me préparais, aussi bien que possible, pour l’au-delà. » Malgré leur masque, puis celui de rechange, les occupants finissent par s’évanouir au bout de plusieurs heures d’un gazage incessant quoique très limité.
– « Quand au petit jour je sortais de ma torpeur, le bruit mou des obus avait cessé. Mes premiers mots furent : “Ce n’est pas encore pour cette fois.” Tant est fort l’instinct de conservation, qui terrasse en un clin d’œil le meilleur esprit de résignation. » (André Zeller, Dialogues avec un lieutenant)

– « Les pertes sont élevées surtout au 1er groupe du 27ème, où 80 hommes sont évacués pour intoxication. » (JMO) Parmi eux, le lieutenant Paul Leroy (commandant de la 2e batterie) et le médecin-major Rouveix sont particulièrement touchés ; celui-ci meurt de suite de ses blessures malgré plusieurs mois de soins.

source:http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2012_01_01_archive.html

Parution de La mode illustrée

http://courcarree.blogspot.fr/2016/04/ww1-la-mode-illustree-29-avril-1917.html

Journal du dimanche 29 avril 1917

Entre Saint-Quentin et l’Oise, actions d’artillerie assez violentes au cours de la nuit. Escarmouches à la grenade aux premières lignes, dans la région au sud de Saint-Quentin.
Vers Laffaux, l’ennemi a tenté, sans succès, un coup de main sur nos postes avancés.
En Champagne, activité assez grande des deux artilleries. Une attaque allemande, précédée d’un violent bombardement et dirigée sur une de nos tranchées à l’est d’Auberive, a été brisée par nos feux de mitrailleuses et nos barrages.
Sur la rive gauche de la Meuse, un de nos détachements a pénétré dans les lignes allemandes de la cote 304 et a ramené des prisonniers.
Le matériel capturé par nos troupes dans la bataille engagée le 16 avril comprend 173 canons lourds et de campagne, 412 mitrailleuses, 119 canons de tranchée. Le chiffre des prisonniers atteint 20780.
Les Anglais ont attaqué, au nord de la Scarpe, sur un front de plusieurs kilomètres. Ils progressent dans d’excellentes conditions, malgré la vigoureuse résistance de l’ennemi.
Les Bulgares avaient réussi à reprendre pied dans les tranchées récemment conquises par les Anglais, à l’ouest du lac Doiran. Une contre-attaque immédiate les a rejetés.

source! http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

986/journal du 15 avril 1917

Journal de guerre du dimanche 15 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Saint-Quentin et l’Oise, nos batteries ont poursuivi leurs tirs de destruction. Nos troupes se sont organisées sur le terrain conquis.
L’ennemi a réagi, par son artillerie, sur nos premières lignes, notamment aux abords de la vallée de la Somme.
Au sud de l’Oise, nons avons réalisé des progrès sur le plateau au nord-est de Quincy-Basse. Notre artillerie s’est montrée particulièrement active sur les organisations allemandes de la forêt de Saint-Gobain et de la haute forêt de Coucy.
Au nord de l’Aisne et dans la région de Reims, activité réciproque des deux artilleries.
En Champagne et dans les Vosges, canonnade assez violente dans divers secteurs. Un coup de main ennemi sur un de nos petits postes au nord-est de Ville-sur-Tourbe a échoué.
Les Anglais ont enlevé le village de Fayet, au nord de Saint-Quentin, ainsi que les positions de la ferme de l’Ascension et de la ferme du Grand-Parel. Au nord de la Scarpe, après avoir occupé Angres, Givenchy-en-Gohelle, Vimy, ils se sont emparés de la fosse n° 6 et de la gare de Vimy. Le chiffre des pièces de canon prises par eux monte à 170. Le terrain conquis rejoint les positions saisies lors de la bataille de Loos.
Un navire hôpital anglais a coulé sur une mine; il y a 52 manquants. Un autre a été torpillé.
Le Brésil a saisi les navires allemands internés. La Bolivie a rompu avec le cabinet de Berlin.

Parution de la mode illustrée

mode-1mode-2

Jacques Lavoine au Mont Cornillet écrit à ses parents

jl-jacques-lavoineLe 15 avril 1917, il écrit à son père :
 » …T’ai-je dit que j’avais eu deux camarades de l’équipe touchés (l’un est mort peu après) ? Si on a encore tant soit peu de pertes à l’attaque, on sera vite relevé et ensuite les permissions reprendront de plus belle… Je t’embrasse bien tendrement. « Le 15 avril 1917, il écrit à sa mère :
 » …Merci paquet, veau roulé et confiture de marrons… Je marche avec le deuxième bataillon, qui est en tête ; je suis encore ici en bonnet de nuit et en chaussons… Hier gaz, seulement en deuxième et troisième lignes, rien pour nous. Je t’embrasse bien, bien, tendrement. « 

source: http://www.lesamisdenauroy.fr/Nauroy-6-Portrait-de-Jacques-Lavoine.html

Le maréchal Joffre embarque pour les Etats-Unis

Le 15 avril 1917, le Maréchal Joffre embarque de Brest à bord du croiseur Lorraine II  pour les Etats Unis. Il part demander une collaboration militaire aux américains. Le Président Wilson,  , accepta l’envoi d’ un corps expéditionnaire. Dès la fin du mois de juin, la 1ère division U S  unité de marines commandée par le Général Silbert débarque à Saint Nazaire. Elle sera la première unité  en France, en attendant  une grande armée pour 1918, soit 80 divisions.

source: http://30thinfantrydivision.free.fr/Guerre1/Guerre1-creation.htm