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979/8 avril 1917: (vidéo) Du rugby avant l’offensive du Chemin des Dames

(vidéo) Du rugby avant l’offensive du Chemin des Dames

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http://centenaire.org/fr/autour-de-la-grande-guerre/sport/revoir-la-lumiere-du-stade

Lire aussi: http://www.la-croix.com/Actualite/Sport/La-Grande-Guerre-tremplin-inattendu-du-sport-francais-2014-01-03-1084137

voir la vidéo: http://www.ecpad.fr/les-images-de-lecpad-accompagnent-la-rencontre-france-nouvelle-zelande/

L’offensive de Lafaux (Aisne)

Le 8 avril, nous relevions les éléments avancés du 19e et du 118e d’infanterie, dont la progression s’était arrêtée à 300 mètres du village et du Moulin de Laffaux.

On était las, transis, soutenus seulement par les nerfs. On voyait chaque jour disparaître des camarades et s’émietter les compagnies. On était ivres de sommeil, de fatigue et de malaise, et néanmoins décidés à en « mettre un bon coup » pour gagner ce repos dont on nous leurrait depuis si longtemps.

Des bruits contradictoires se répandaient.

S’il est permis au chroniqueur d’éclairer des impressions passées à la lumière des faits connus, il est certain que la troupe subissait les contre-coups du doute et de l’incertitude maladroitement semés de haut.

On attaque, on n’attaque plus. C’est pour ce soir, c’est pour demain.

Nous marchons sur le Moulin; non, sur Laffaux ; non, sur La Motte ; nous changeons constamment de secteur ; l’artillerie prépare mollement. Les Allemands ne demandent évidemment qu’à se retirer, comme devant Saint-Quentin.

C’est en vain que l’aviation signale des mouvements de troupes et des travaux; c’est en vain que nos patrouilles sont décimées; c’est en vain que l’on constate le travail insuffisant de l’artillerie sur les réseaux; cette persuasion est si bien ancrée dans toutes les cervelles que les avertissements lucides du général Berdoulat ne l’ébranlent pas.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/combats/laffaux1917.htm

Parution de la Mode illustrée

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http://courcarree.blogspot.fr/2016/04/ww1-la-mode-illustree-8-avril-1917.html

Journal de guerre du dimanche 8 avril 1917 à travers Le Miroir

Actions d’artillerie assez vives au cours de la journée en divers points du front, notamment entre la Somme et l’Oise, au sud de 1’Ailette et dans la région au nord-ouest de Reims.
En Argonne, un coup de main ennemi sur nos tranchées de la vallée de 1’Aire a été repoussé après un vif combat.
D’après de nouveaux renseignements, les Allemands ont lançé en vingt-quatre heures 7.500 obus sur Reims. Quinze personnes de la population civile ont été tuées et beaucoup d’autres blessées.
Sur le front belge, dans la région de Hetsas, les batteries belges ont exécuté des tirs réussis sur les travaux ennemis. Vive activité d’artillerie dans l’ensemble des secteurs.
Canonnade sur le front italien.
Le nombre des steamers allemands dont l’Amérique a pescrit la saisie est de 91. Leur valeur monte à 1500 millions.
Le cabinet de Washington fait arrêter un certain nombre d’Allemands qui étaient tenus pour dangereux.
La république de Cuba a proclamé l’état de guerre entre elle et l’empire germanique.
La situation est redevenue très troublée en Grèce, où l’on redoute de nouvelles échauffourrées sanglantes.

Dernier regard au voilier torpillé…

voilier-coule-le-miroirLe Miroir du dimanche 8 avril 1917 publiait cette énigmatique photo avec la légende : Le dernier regard au voilier torpillé en plein océan par les pirates. Cette remarquable photographie montre l’équipage d’un navire marchand anglais non armé obligé de se réfugier dans les chaloupes, très loin de toute terre, à la merci du vent, des lames et du froid. Le voilier coule lentement. L’hebdomadaire ne donnait pas plus d’informations sur le navire, ni sur le pirate (allemand bien entendu).

http://maitres-du-vent.blogspot.fr/2010/04/dernier-regard-au-voilier-torpille.html

 

(vidéo) Mode et femmes: 1914-1918: miroir de la société, observatoire de la guerre

Entre 1914 et 1918, les contraintes de la Première Guerre mondiale font émerger une figure féminine plus indépendante, plus masculine. Que dit la mode des tensions sociales de l’époque, de l’économie de guerre, de l’évolution des rapports entre hommes et femmes ? Deux chercheuses y ont consacré une exposition.

Installée dans l’hôtel de Sens, la bibliothèque Forney – bibliothèque d’arts décoratifs, métiers d’art et arts graphiques de la Ville de Paris – propose jusqu’au17 juin 2017 un voyage au coeur de l’histoire de la mode et des femmes dans la société française durant la Première Guerre mondiale.

A travers des costumes et photos d’époque, des dessins de mode et illustrations de presse, des affiches et des tracts féministes, l’exposition Mode & Femmes 14/18 invite à revivre et à mieux comprendre cette période clé du XXe siècle, lorsque, pour les femmes, l’histoire s’est accélérée, et qu’il leur a fallu suivre, s’adapter, inventer des solutions pour combler les vides et oser prendre les places laissées vacantes par les hommes partis au front.

Genèse d’une exposition avec les deux commissaires de l’exposition, les historiennes de la mode Sophie Kurkdjian et Maude Bass-Krueger :

La suite sur le site de TV5 monde: http://information.tv5monde.com/terriennes/mode-et-femmes-1418-un-miroir-de-la-societe-un-observatoire-de-la-guerre-158519

La guerre 14-18 a permis à la femme de s’émanciper? C’est un peu plus compliqué que ça

Sur le site Huffington Post

Les hommes au front, les femmes à l’usine, oui mais… Une exposition ouvre ce mardi 28 février sur le sujet.

quoi auraient ressemblé les défilés de Paul Poiret, de Jeanne Lanvin et de la toute jeune Coco Chanel sur les podiums de février 1917 s’ils avaient eu lieu? Des crinolines de guerre, des robes tonneaux, de la soie, encore et encore et des chapeaux inspirés de ceux portés par les poilus. En bref, une mode chic mais qui s’est adaptée à la guerre contre l’Allemagne comme à la nouvelle vie des femmes.

Alors que la Fashion Week de Paris prêt-à-porter s’ouvre ce mardi 28 février, une exposition débute à Paris sur une mode mal connue. Elle retrace la façon dont l’industrie de la mode a survécu pendant les quatre ans de la Première Guerre mondiale dressant en creux un portrait des femmes et de leur sinueux chemin pour l’égalité.

Pendant la guerre 14-18, fini le corset, la Française est enfin libre d’évoluer dans ses vêtements. Son mari est parti au front, elle doit participer à l’effort de guerre depuis l’arrière. La voilà femme active, jouissant d’une nouvelle liberté et de responsabilités. Ainsi perdure l’image d’une guerre terrible mais en un sens salutaire pour les droits des femmes.

Dans les faits, l’historiographie s’est peu intéressée à la mode pendant cette période. Les découvertes des deux commissaires de l’exposition « Mode & Femmes, 14-18 », Maude Bass-Brueger et Sophie Kurkdjian offrent donc un subtil éclairage. Commençons par les podiums et la création. À cette époque, la mode change beaucoup mais ce n’est pas forcément pour le mieux.

Depuis le début de la décennie 1910, certes le corset n’est plus en vogue mais il est remplacé par une gaine, tout aussi peu confortable. Les jupes dites cloches apparaissent, elles découvrent les chevilles, sont amples, élégantes et sobres. En 1914, les couturiers les rebaptisent « crinolines de guerre ». Dans la presse, on vante les mérites de cette jupe pratique, adaptée à la vie active.

La suite sur http://www.huffingtonpost.fr/2017/02/27/la-guerre-14-18-a-permis-a-la-femme-de-semanciper-cest-un-peu/

Les 10 looks de la saison 14-18 préconisés par Le Figaro

modeÀ l’occasion de l’exposition «Mode et femmes en 1914-1918» à la bibliothèque Forney à Paris, Le Figaro vous propose une sélection de dessins parus dans ses chroniques mode durant la Grande Guerre. Coup d’œil sur des vêtements adaptés à chaque moment de la journée.

Ghenya, Manon, Rosine Camille: quatre prénoms pour parler chiffons dans Le Figaro. Malgré les heures sombres que traverse le pays, Le Figaro donne une place importante à sa rubrique «propos féminins». Quelque soit l’époque, le journal s’est toujours fait l’écho de l’évolution et des tendances de la mode.

Les chroniqueuses restent bien conscientes du rôle et de la place de la femme dans cette société bouleversée. Elles nous parlent de ces femmes héroïques qui soignent, de ces femmes qui occupent ou encore des marraines de guerre. Il n’en reste pas moins que «la seule chose qui reste immuable c’est notre coquetterie» affirme Camille Duguet en 1915. Même en attendant le retour du soldat la femme parisienne ne doit pas renoncer aux «artifices de la toilette».

Illustration de la chronique mode dans Le Figaro du 14 octobre 1916.

mode2Ces chroniques dévoilent également les débuts du vêtement féminin moderne: la robe tailleur, les jupes courtes. Des poches un peu partout «sur les jupes comme sur les jaquettes; en dehors de leur utilité elles sont un joli prétexte à garnitures». Dès 1917, la journaliste Camille se demande si l’apparition de ces poches ne conduit pas doucement «les femmes à son émancipation» et les rapproche de plus en plus de l’homme: «Il y a en effet, dans le geste nouveau auquel donnent lieu les poches quelque chose d’un peu masculin, que la grâce de certaines sait heureusement atténuer…» (Le Figaro du 03/04/1917).

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2017/02/27/26010-20170227ARTFIG00286-les-10-looks-de-la-saison-14-18-preconises-par-le-figaro.php