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1466/8 aout 1918

189 poilus ensevelis dans une grotte refont surface à Ciry-Salsogne et Serches (Aisne)

Touchés par une explosion le 8 août 1918, ces soldats ont été oubliés. Deux journées et un livre les feront sortir de l’oubli.

Une croix et un marquage sur un mur ont été placés par les bénévoles à l’entrée de la carrière pour arrpeler aux visiteurs l’explosion du 8 août.

La suite (payante) sur le site de L’Union: http://www.lunion.fr/96877/article/2018-06-15/189-poilus-ensevelis-dans-une-grotte-refont-surface-ciry-salsogne-et-serches

Le 8 août 1918 à 22 heures 30, une explosion sourde retentit sur le plateau « Des Fortes Terres » situé entre les villages de Serches et de Ciry-Salsogne dans l’Aisne.

L’onde de choc se propage dans le sol calcaire… 189 soldats et sapeurs des 54e Régiment d’Infanterie et 9e Régiment du Génie viennent d’être meurtris ou ensevelis dans une creute suite à l’explosion d’un piège Allemand. Dans le Soissonnais, ce fait de guerre reste méconnu et ces nombreux poilus demeurent, cent ans plus tard, des Oubliés de l’histoire de la Grande Guerre.  Neuf de ces soldats morts le 8 août 1918 reposent dans le Carré Militaire du Cimetière de SERCHES, 62 dans les nécropoles de l’Aisne et 32 dans leurs communes.

Les 16 et 17 juin 2018 un week-end de commémoration viendra clôturer un long travail de recherches et de mémoire sur ces oubliés de l’Histoire de la Grande Guerre.

https://www.chemindesdames.fr/fr/commemoration-les-oublies-du-8-aout-1918-ciry-salsogne-serches

Importante attaque franco-britannique entre Albert et Montdidier

source: http://centenaire.org/fr/en-france/picardie/somme/le-8-aout-2018-une-ceremonie-pour-le-centenaire-de-la-bataille-damiens

Le 8 août 1918, 15 divisions britanniques, soutenues par 456 chars et 400 avions, attaquèrent, sans bombardement préliminaire, sur un front de 18 kilomètres, entre Morlancourt et la route d’Amiens à Roye.
Les troupes britanniques enfoncèrent véritablement les lignes adverses au sein desquelles les chars semèrent la panique.  Sept divisions allemandes refluèrent en désordre.
Une demi-heure après le début de l’assaut, 7 divisions françaises, soutenues par 90 chars et 600 avions, se joignirent à l’attaque sur le flanc gauche et, rapidement, elles gagnèrent du terrain.
En quelques heures, les Alliés capturèrent 16.000 prisonniers.
Face à cette désintégration, Lüdendorff déclara « Le 8 août est le jour de deuil de l’armée allemande ».

Le 10 août, les Alliés atteignirent Montdidier.
A la date du 11 août, les pertes françaises se chiffraient à 24.000 soldats, les pertes britanniques à 22.000 soldats et les pertes allemandes à 75.000 combattants dont 29.000 prisonniers.

Le 14, à la réunion du conseil de la Couronne, à Spa, le haut-commandement allemand estima « qu’il n’y avait plus aucun espoir de briser par des actions militaires la volonté de l’Entente ».
Les armées allemandes tombèrent dans un état d’effondrement psychologique et le point mort, qui avait longtemps prévalu à l’ouest, fut dépassé.
Ce même 14 août, le Kaiser estima qu’il « fallait choisir le moment favorable pour conclure un arrangement avec l’ennemi » tandis que Lüdendorff déclara « Il faut mettre fin à la guerre ».
Les Allemands envisagèrent d’ouvrir des négociations avec les Alliés par l’intermédiaire de la reine de Hollande et du roi d’Espagne, chefs d’états neutres.

source: http://bataillescelebres.hebergratuit.net/amiens1918/index.html?i=1

lire aussi: http://www.lexpedition.fr/iti/xUhPx3OSVGcZOAADw

https://www.linguee.com/english-french/translation/battle+of+amiens.html

8 août 1918 : le jour où l’armée allemande a perdu la guerre

Depuis le mois de mars, la situation s’est modifiée sur le front comme jamais depuis le début de la guerre. Profitant de la paix avec la Russie et voulant frapper fort avant la montée en puissance des Américains, l’armée allemande a déclenché une offensive qui l’a menée jusqu’à la Marne. Mais Français et britanniques ne se sont pas effondrés.

(…)

Pourtant, les franco-britanniques tiennent . Et début juin déjà, les Allemands sont stoppés par leurs deux bêtes noires : les Américains et les chars. Ils ont perdu plus de 300.000 hommes depuis mars et leur logistique ne peut rivaliser avec celle de leurs adversaires.

Ils ne le savent pas, mais le matin du 8 août est celui de la dernière bataille . Et ce sont des soldats québécois qui vont porter le premier coup. Quelques mois plus tard, Hindenbourg avouera devant le Reichstag qu’il n’y a « plus aucune possibilité de vaincre l’armée ennemie « .

source France Info : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/8-aout-1918-le-jour-ou-larmee-allemande-a-perdu-la-guerre_1761617.html

8 août 1918 « Jour de deuil de l’armée allemande »

Un groupe français de 75 en batterie, le soir du 18 juillet 1918, sur un terrain occupé par l’ennemi le matin.
Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration

L’expression est de Ludendorff. Quand, le 7 août, Foch est élevé à la dignité de Maréchal de France, le sort des armes a tourné en faveur des Alliés. Le 8 août, en Picardie, où précisément Ludendorff comptait porter le coup de grâce, ce sont les Franco-Anglais qui prennent l’initiative. La dégradation de la situation est si rapide que dès le 13 août, inquiet, le haut état-major allemand demande au chancelier d’engager des pourparlers de paix. Quand, en septembre, devant les coups de boutoirs portés sans répit par les Alliés, Ludendorff ordonne un repli général à l’ouest, les fronts d’Orient et des Balkans de la Triplice s’effondrent.

Le commencement de la fin

En Macédoine, une offensive foudroyante lancée par Franchet d’Esperey perce entre le Vardar et la Cerna, exploite jusqu’à Uskub où les coloniaux du groupement Tranié et les cavaliers de Jouinot Gambetta dans une marche à l’allure d’épopée surgissent sur les arrières de l’ennemi. La Bulgarie, le 29 septembre, signe l’armistice et la IIe armée allemande capitule et abandonne 80 000 hommes, 1 600 officiers et 500 canons. La route de Vienne est ouverte ; les Serbes sont sur le Danube.

En Palestine et en Syrie, les troupes ottomanes se désagrègent sous les coups des Anglais et, le 30 octobre, la Turquie est acculée à l’armistice de Moudros. La flotte franco-anglaise entre dans le Bosphore.

source: http://cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-temps-forts-dune-annee-de-combat

Journal du jeudi 8 août 1918

Sur tout le front de la Vesle, la situation reste sans changement.
Sur la rive nord, des combats locaux ont eu lieu entre nos éléments légers et les postes de l’ennemi.
Journée calme partout ailleurs. Les Anglais ont fait des prisonniers dans le voisinage de Neuville-Vitasse, au sud-est d’Arras. Ils ont légèrement avancé pendant la journée au bois Pacaud, à l’est de Robecq.
L’artillerie ennemie a été active devant la Bassée, au nord de Béthune et sur divers points, entre Hazebrouck et Ypres.
Les Italiens ont fait de nouveaux prisonniers sur le Dosso Alto, au sud de Nago.
D’après certains témoignages, le port de Zeebrugge est toujours obstrué.
Quatre aviateurs allemands réputés ont été descendus sur le front occidental.
Une déclaration américaine de M. Polk, suppléant de M. Lansing, corrobore la déclaration du Japon au sujet de l’intervention en Sibérie.
Les Allemands annoncent une mauvaise récolte en Roumanie. Or, l’on sait qu’ils comptaient beaucoup sur les céréales de ce pays.
Lloyd George a lancé un message au peuple britannique pour lui recommander de tenir bon.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1332/27 mars 1918:  les Allemands prennent Montdidier

Ecrivain mort à la guerre

Jacques De Champfeu. (1896-Tué le 27 mars 1918 à La Bossière. Son frère était mort du tétanos le 13 décembre 1917 suite à une blessure reçues à La Malmaison.

source:http://andrebourgeois.fr/ecrivains_morts_a_la_guerre.htm

http://data.bnf.fr/16109369/jacques_de_champfeu/

 Les Allemands prennent Montdidier

Le village de Dancourt se situe entre Roye et Montdidier, le 27 mars 1918 des poilus livrent là un combat désespéré à un contre cinq. Partis de la position Hindenburg, les Allemands progressent sans discontinuer depuis le 21 mars. Roye est tombé le 26 mars et Dancourt se trouve sur la ligne de front, à la jonction des 1ère et 3ème armées françaises.

Le 27 mars, les Allemands prennent Montdidier, et s’ouvrent une route vers Paris. De par sa rapidité et sa violence, l’attaque allemande sur la Somme menace dangereusement le dispositif français et britannique, risquant de provoquer la perte des Alliés.

10 / Référence : SPA 70 L 3386
Cousances-aux-Forges, Meuse, centre d’instruction de la 2e armée, classe 1918, l’exercice du fusil-mitrailleur.
28/03/1918, opérateur : Albert Samama-Chikli
Au camp d’instruction de la 2e armée de Cousances- aux-Forges dans la Meuse, les futures équipes de mitrailleurs s’exercent au maniement des armes et aux tactiques d’attaques. Le fusil-mitrailleur Chauchat modèle 1915 constitue une arme novatrice, adaptée pour offrir un appui continu aux troupes lors d’un assaut. Le pourvoyeur, situé à droite, s’entraîne à mettre en place le chargeur en demi-lune pouvant contenir 20 cartouches de 8 mm, donnant ainsi la possibilité d’ouvrir le feu tout en progressant.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-03.pdf lire aussi: http://www.villerstournelle.com/Hist-Montdidier_3.64.htmlhttp://santerre1418.chez.com/fr/histoire/mars1918.htm

Journal du mercredi 27 mars 1918

La bataille a continué avec violence, l’ennemi multipliant ses attaques sur tout le front de Noyon à Chaulnes.
Notre artillerie, bien établie dans la région de Noyon, appuie efficacement notre infanterie dont la résistance et les fréquentes contre-attaques retardent la poussée des Allemands en leur infligeant des pertes élevées.
Noyon a été évacué pendant la nuit, dans le plus grand ordre. Nous tenons solidement la rive gauche de l’Oise.
Sur la partie britannique du front, des combats excessivement violents se sont déroulés toute la journée au sud de Péronne, ainsi qu’au sud et au nord de Bapaume.
Dans ces deux secteurs, l’ennemi, attaquant les positions anglaises, a mis en action de nombreuses troupes fraîches.
Nos alliés, en dépit de leur valeureuse résistance, ont dut céder du terrain.
L’ennemi occupe Nesle et Bapaume et de très durs combats se poursuivent.
Les aviateurs britanniques ont jeté plus de 1700 bombes sur les docks de Bruges, la gare d’Aulnoye, un camp au sud-est de Cambrai, des pièces à longues portées et des renforts ennemis.
Quarante-cinq avions allemands ont été abattus et vingt-deux contraints d’atterrir désemparés.
Des raids ont été opérés sur la gare de Cologne, sur celles de Luxembourg, de Courcelle, de Metz, enfin sur celle de Thionville.source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html