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1437/10 juillet 1918

Journal de La Huronne: à propos des pillages

10 juillet 1918.

Un député a voulu interpeller sur les actes de pillage commis par les troupes pendant la retraite, dans les localités qu’elles abandonnèrent et qui ne furent pas occupées par l’ennemi. Le gouvernement s’est opposé à ce que ces plaintes fussent apportées à la tribune. Elles sont malheureusement justifiées et montrent une fois de plus que la guerre en elle-même déchaîne la sauvagerie des combattants. Ils obéissent à l’instinct du viol plus qu’à celui du vol, car ils ne peuvent rien emporter. Mais ils détruisent tout, malgré les consignes mortelles. C’est un délire. Dans certaines maisons, pas un tiroir qui n’ait été vidé, pas un meuble qui n’ait été forcé, pas une glace, un battant d’armoire, une porte qui n’aient été brisés. Les lettres, les livres, les albums, déchirés, gisent en monceaux entassés au milieu des pièces. Le linge, les vêtements de femme, les nippes vénérables, ont servi à de folles mascarades…

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Juillet_1918

Mémoire des monts de Champagne: le rapport du sergent Darnant

« Le 10 juillet, on commença à étudier un coup de main profond et en utilisant notamment les groupes de grenadiers d’élite du Bataillon qu’on devait reconstituer pour la circonstance. J’étais alors sergent à la 14e Compagnie ; ma section était en réserve sur la gauche (ouest) du Mont-sans-Nom, quand on vint me prévenir de me présenter à mon chef de Bataillon, au P.C. Ham. Je trouvai là le lieutenant Balestié, le sous-lieutenant Villet et l’adjudant Seray, de la 13e Compagnie ; les anciens chefs de groupe des grenadiers étaient présents également : 5e Bataillon : sergent Castel, 6e Bataillon : adjudant Dubien.

Je reprenais le commandement du groupe de mes grenadiers du 4e Bataillon. Le commandant Besnier nous annonça que nous devions exécuter une opération d’assez grande envergure, que le temps pressait un peu et que nous nous préparerions en ligne même. Il étala un plan directeur sur sa table et nous donna quelques explications (grandes lignes).

Les questions de détail furent réglées ensuite par le lieutenant Balestié et par les gradés des différents groupes. Tous les jours, nous nous réunîmes au P.C. de la 13e Compagnie qui était en ligne et qui occupait le secteur où devait se dérouler l’affaire. Ardemment, nous nous mîmes au travail ; nous commençâmes à étudier sérieusement le terrain, les cartes et photos. En première ligne, d’un petit observatoire blindé, nous pouvions mieux nous rendre compte. Le terrain se présentait ainsi : les tranchées allemandes (occupées) étaient distantes d’environ 300 à 350 mètres des nôtres ; entre les positions adverses, se trouvait une légère dépression et le terrain était rempli de vieux réseaux et d’anciennes tranchées françaises et allemandes. L’impression ne fut guère favorable, car l’ennemi occupait une crête et disposait de bons observatoires. De retour au P.C., le lieutenant Balestié nous mit au courant des moindres détails, que nous discutâmes ensemble. Chacun y mit tout son savoir et tout son cœur et les plus ardents répondirent aux objections des autres.

Mission. Elle fut toute simple et pourtant bien difficile. Ramener des prisonniers coûte que coûte, rapporter des renseignements sur l’attaque et détruire du matériel.

source: https://www.memoiresdesmontsdechampagne.fr/rapport-du-sergent-darnand

Journal du mercredi 10 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons effectué une opération locale à l’ouest d’Antheuil.
Sur un front de près de 4 kilomètres, nos troupes, appuyées par des chars d’assaut, ont pénétré dans les lignes ennemies, enlevé la ferme Porte et la ferme des Loges, et réalisé une avance de 1.800 mètres environ en certains points. Une contre-attaque ennemie sur la ferme des Loges a été repoussée. Nous avons maintenu tous nos gains. Le chiffre des prisonniers atteint 540.
Activité des deux artilleries à l’ouest et au nord de Château-Thierry, notamment à la cote 204.
Nos patrouilles ont ramené des prisonniers en Champagne, dans le secteur des Marquises et vers la butte de Souain.
Les troupes de Londres ont exécuté un raid heureux à l’est d’Arras et capturé quelques prisonniers et une mitrailleuse.
Les Italiens ont fait 1.300 prisonniers en Albanie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

La carte postale du jour

source image: https://www.google.fr/search?q=10+juillet+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjpzfDQmbfbAhVBOSwKHf5ZC4A4yAEQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=ITKmaNV-tdLm9M:
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1001/30 avril 1917: l’enfer du Mont Cornillet (Marne)

L’enfer du Mont Cornillet (Marne)

En mai 1917, un des épisodes les plus atroces de la guerre se déroulait en Champagne Pouilleuse :
400 soldats allemands périssaient par asphyxie, en quelques minutes, au fond d’un tunnel creusé dans les flancs du Mont Cornillet,
piton occidental de l’alignement des Monts de Champagne.

Plusieurs décennies furent nécessaires pour qu’on se rappelle les 400 cadavres murés dans l’une des trois galeries du tunnel et que le gouvernement
ouest-allemand, en accord avec les autorités françaises, entreprenne des recherches qui, en juillet et août derniers, permirent d’exhumer les dépouilles
de 265 des morts du tunnel (1)

http://hmcel.forumactif.com/t338-l-enfer-du-mont-cornillet

Le tunnel du Mont Perthois (près du mont Cornillet)

Photo de ce qui était peut-être le mont perthois

Le 30 avril, une nouvelle offensive d’envergure est décidée sur la chaine des monts. Nos poilus vont avoir l’occasion à nouveau de courir sur le mont !

C’est à partir de cette date que le tunnel du Perthois va faire parler de lui …

Le 14e RI est chargé d’enlever la crête du Perthois. En détail, le 1er bataillon (Btl Reine) a comme objectif principal l’entrée sud-est du tunnel. Le 3e bataillon (Btl Didier) doit quant à lui occuper la crête de la Fosse-froide et se rendre maitre de l’entrée nord-ouest du tunnel.
Le JMO du 14e RI mentionne que les soldats partent à l’offensive à 14h20 « comme à la manœuvre » … manœuvre qui se soldera tout de même par un lourd bilan : 58 tués, 198 blessés et 20 disparus rien que pour cette demi-journée du 30 avril !
De même, le JMO de la 262e brigade dont fait parti le 14e RI cite un soldat de ce régiment « Ca a marché comme au camp de Bois l’Evèque » … citation réelle ou propagande, nul ne le saura jamais…

Quoi qu’il en soit, malgré ce lourd bilan, les objectifs sont atteints et même dépassés :
Depuis le bois du Casque, le bataillon Reine et les mitrailleurs de la 2e compagnie contraignent sous le feu, les Allemands sortis du tunnel à y rentrer à nouveau afin de s’abriter. De même, l’entrée nord-ouest du tunnel est gardée par les mitrailleurs français.
A 18h, l’entrée sud-est est obstruée par un mur en terre commencée par les fantassins et continué par la compagnie 18/51T (3e section) du 2e RG.
Les Allemands, réfugiés dans le tunnel sont en bien mauvaise posture : emmurés à l’est, battus par les mitrailleuses à l’ouest, le piège se referme !
Dans la nuit du 1er au 2, les boisages de l’entrée ouest sont incendiés.
De plus, subtil raffinement, à l’entrée ouest, les sapeurs du génie préparent deux fourneaux de mine chargé avec 400 kg de cheddite afin d’écraser la voute et emmurer les occupants ! L’explosion est prévue pour la nuit du 2 au 3 mai. De son coté, l’infanterie veille à ce que les occupants du tunnel ne puissent s’échapper.
Le 2, vers 19h, la garnison allemande, dont on peut imaginer l’état de tension, demande à parlementer avec le commandement du 2e bataillon, puis se rend au 14e RI. Le bilan fait état de 5 officiers, 2 médecins et plus de 250 hommes de troupe dont une trentaine de blessés. La liste de matériel récupéré est également impressionnante, tant au niveau des armes que du matériel (groupe électrogène, matériel médical).
Un sort semblable à celui qu’ont connu les occupants du tunnel du Cornillet a été évité de peu …

Journal du lundi 30 avril 1917

Entre Somme et Oise, actions d’artillerie intermittentes.
Des tentatives de coups de main ennemies, dans la région de Laffaux et au nord de Cerny-en-Laonnois, ont échoué sous nos feux. Rencontres de patrouilles et combats à la grenade dans le secteur de Craonne.
Au nord-ouest de Reims, des opérations de détail effectuées par nous dans la région au nord et au sud de Courcy, nous ont permis d’élargir sensiblement nos positions. Nous avons fait 200 prisonniers.
En Haute-Alsace, nos détachements ont pénétré en plusieurs points jusque dans les deuxièmes lignes ennemies. De vifs combats à la grenade se sont terminés à notre avantage.
Les Anglais ont livré un violent combat de la Scarpe à la route Acheville-Vimy. Ils ont enlevé Arleux-en-Gohelle et les positions ennemies sur un front de plus de 3500 mètres au nord et au sud de ce village. Ils ont avancé également au nord-est de Gavrelle et sur les pentes ouest de Greenland-Hill, entre Gavelle et Roeux, ainsi qu’au nord de Monchy-le-Preux.
La conscription a été votée à la Chambre américaine par 397 voix contre 24, et au Sénat, par 81 voix contre 8.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Correspondance d’Andrée Lacassagne

30 avril 1917, 1000ème jour de la guerre

L’offensive en Champagne a commencé depuis deux semaines et, dès le premier jour, nous avons fait 10.000 prisonniers. En ce moment, nous en avons 19.000 ou 20.000. Avec ceux faits par les Anglais, nous atteignons presque le chiffre de 40.000 depuis le début des diverses offensives.

Toute cette semaine, nous avons passé des alternatives d’espoir et de désespoir, selon que l’offensive anglaise s’arrête ou reprend. Samedi, la bataille faisait rage au Nord de la Scarpe et on a pris Arleux-en-Goëlle. Oppy (le pays de Jeanne, la bonne de tante Léa), était encerclé, et ce soir je suis allée voir le communiqué : rien du tout, à l’exception d’un « coup de main heureux qui a permis de faire de nombreux prisonniers ». Cela finit par être d’une lenteur affreuse. Il paraît que les Anglais aperçoivent au loin les clochers de Douai, à 16 kms. Mais quand y seront-ils ? Je voudrais avoir 40 ans pour le savoir !

http://lacassagne.unblog.fr/1917/12/15/30-avril-1917-1000eme-jour-de-la-guerre/

Le 167 ème RI dans les Monts de Champagne

Le 30 Avril, 2 Cies des Btns en ligne prennent part aux opérations. Les objectifs sont tous atteints.

Les combats d’avril ont été rudes, les pertes importantes et les gains relatifs. Le front se stabilise, les choses se calment. Le 167e RI tient le secteur entre le Bois-Noir et Vaudesincourt. Il va s’atteler dès lors à organiser le terrain conquis.

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterieavril1917.html

Joseph Toutain à Salonique

Le 30 avril 1917, Joseph et d’autres Bellouins sont sortis en ville à Salonique et ont goûté aux spécialités locales qu’il d’écrit.

http://j-toutain-soldat.pagesperso-orange.fr/Site_JT/1917%20Joseph%20Toutain%20Monastir%20Albanie.html

 

(vidéo) La bataille des monts de Champagne

A voir sur France 3 grand est

Nous sommes au cœur des monts de Champagne, un massif près de Reims occupé par les Allemands dès septembre 1914. En avril 1917, les français lancent ici une nouvelle offensive de grande envergure pour tenter de les reconquérir. Au final, des milliers de morts…Pour une avancée de seulement deux kilomètres.

En avril 1917, l’état-major français tente de percer le front allemand entre Reims et Soissons lors de la célèbre offensive du chemin des Dames… au même moment, en Champagne, l’ordre est donné de conquérir les Monts de champagne pour désenclaver la cité des sacres et reprendre aux allemands un poste d’observation sans égal.

Le 16 avril, sous une météo exécrable, les troupes françaises s’élancent à la conquête des Monts. En face, les allemands ont bétonné leurs postes de mitrailleurs et construit plusieurs kilomètres de blockhaus. Côté français, la 4 ème armée progresse, lentement, dans un paysage quasi lunaire. Il faudra attendre plus d’un mois, le 20 mai, pour que l’ensemble des sommets ne redeviennent français.

Mais la victoire, est en trompe l’œil : certes les Français ont repris les Monts en faisant des milliers de prisonniers, .mais seuls les versants sud ont été conquis sur deux kilomètres. Impossible en revanche de franchir la ligne de crête et de basculer sur les versants nord. De l’autre côté, les Allemands n’ont pas bougé, protégés par une deuxième ligne fortifiée. L’offensive est stoppée. D’une tranchée à l’autre, la guerre de position reprend ses droits. En un peu plus d’un mois, des milliers de soldats des deux camps y ont laissé la vie.

Après celle de 1917, les Monts de Champagne connaitront une nouvelle bataille un an plus tard, le 14 juillet 1918, lors de la grande offensive allemande, dite « offensive de la Paix ». A leur tour, les Allemands ne parviendront pas à prendre la ligne de crête. Un échec, annonciateur de la défaite finale 4 mois plus tard.

La vidéo à voir sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims-metropole/reims/histoires-14-18-bataille-monts-champagne-1236237.html

Sur les pas de leurs aïeuls, combattants aux monts de Champagne

A lire (payant) sur le site de L’Union

Hier, au pied des monts de Champagne, on commémorait les offensives d’avril 1917. Une dizaine de familles sont venues honorer la mémoire de leur aïeul lancé dans les combats.

e l’Hérault, de l’Isère, ou du village voisin, une dizaine de familles sont venues se recueillir au pied des monts de Champagne, hier. À l’endroit même où il y a 100 ans, l’un de leurs aïeuls a combattu pour libérer la France.

Parmi ces familles lancées sur les traces de cet ancêtre qui a risqué – et souvent – perdu la vie pour sauver celle de ses congénères, Éric Martin. L’homme avait fait le déplacement depuis Béziers avec son beau-frère, son cousin et un ami.

La suite sur http://www.lunion.fr/26383/article/2017-04-17/sur-les-pas-de-leurs-aieuls-combattants-aux-monts-de-champagne

14-18:Mémoires des Monts de Champagne poursuit son chemin

A lire dans le quotidien L’Union. Par Marion Dardard.

Des panneaux installés dans 25 communes, une réflexion sur un circuit permanent… Mémoires des Monts de Champagne ne manque pas de projets.

Avec 4 à 500 personnes au rendez-vous, « sans faire de publicité », la première visite commentée sur la ligne de front de l’association Mémoires des Monts de Champagne, le 4 mai dernier, fut un succès. Un bel essai que Francis Rannou, son président, compte bien transformer… « Nous souhaitons monter en puissance d’ici 3-4 ans en organisant cette marche historique une fois par an, avec sept ou huit stations animées par des personnes passionnées », note M. Rannou. Les adhérents sont déjà partis en reconnaissance pour préparer la prochaine visite, prévue le 3 mai 2015.

LA SUITE SUR: http://www.lunion.presse.fr/region/reims-51-memoires-des-monts-de-champagne-poursuit-son-chemin-ia3b24n439715

 

Etonnante découverte dans le tunnel du Mont Cornillet

A lire dans l’union un article concernant l’étonnante découverte faite début juillet 1974. Des militaires de l’École du génie de Munich renforcés par des sapeurs du 33e régiment du génie de Kehl, déblaient le tunnel du Mont Cornillet où ont péri le 20 mai 1917, deux bataillons du 476e régiment d’infanterie, une unité de la 242e division, à l’heure d’une grande bataille sur les Monts de Champagne.

http://www.lunion.presse.fr/region/le-tunnel-du-mont-cornillet-ia0b0n333480