Archives du mot-clé moral

1483/25 août 1918

Le psychisme des soldats de la Grande Guerre à travers l’expérience combattante de l’Aisne

Dans un intéressant dossier, on peut en savoir plus sur le psychisme des soldats à la lumière des écrits de Robert Troubat qui passa un long moment dans le département de l’Aisne.

Souvent, il interpellait son lecteur, par son questionnement, ses doutes, ses certitudes, sans tabou apparent, puisqu’il n’hésite pas à mentionner des aspects moins glorieux de sa vie de soldat. Il écrivit notamment, sans pudeur, qu’au cours d’un bombardement allemand le 25 août 1918, son abri sur la route 44 de Saint-Quentin à Lens fut ébranlé et qu’il courut se cacher dans un autre, se faufilant dans la nuit, seul, sous une pluie d’obus. Il raconta comment les larmes lui montèrent alors aux yeux, plusieurs sentiments s’entremêlant : rage de voir son « cagnat » détruit, douleur de son genou blessé dans sa fuite, angoisse de ne pas retrouver sa section, partie plus tôt en mission, peur de mourir.

Les mots rendent compte de la brutalité inouïe à laquelle est confrontée Robert Troubat. Ils évoquent aussi sa terreur face à la certitude d’une mort prochaine qui ne peut, selon lui, manquer de survenir et à l’incertitude de la mort qui lui sera infligée ainsi que du sort réservé à son corps. Pour composer avec ce souvenir, il dissocie son esprit de son propre corps, comme pour mettre à distance l’emprise des combats sur lui et comme s’il se considérait déjà alors comme inanimé, mort. Autrement dit, il serait comme un mort en sursis. Il évoque aussi des « rêves surhumains » et des « cauchemarts » . Le champ lexical utilisé dans l’ensemble de son carnet est très fort et caractérise son expérience de la guerre : « tuerie », « carnage », « cruel », « tragique », « épouvante », « enfert », « boucherie », « furie », « boureauds » , « bétaille humain », « râlements déchirants des mourants », « chair répandut », etc.

source: https://cote108.hypotheses.org/151

Parution du Miroir

Le général americain travaille sous les obus

Prisonnier Henri Chariaux n’oublie pas sa famille

Le 25 août 1918.

Cher petit Raoul. Chère Léontine. Chers Parents.
Mon petit mignon je suis content que tu vas avec plaisir
à l’école, que tu t’amuses bien avec tes camarades.
Et que tu as déjà bien apprit à compter. Continus tu
seras toujours le mignon à ton papa. Obéi bien à ta
maman et à tes grands Parents. Pendant tes vacances tu
feras le petit domestique à ton pépé.
Ma chère Léontine, j’ai reçu avec plaisir tes cartes
du 13 et 20 juillet. Je te donne d’avantage de détails
sur ta lettre. Je suis en bonne santé. Je vous en désire
à tous une pareille. Je termine en t’embrassant bien fort
ainsi que Raoul, mes Beaux Parents et Parents.
Chariaux Henri.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1914/Chariaux-Henri/correspondances/1918-08.html

La composition du pain allemand est surprenante

25 août 1918: la composition du pain allemand est surprenante Le Figaro Il paraît que l’Institut de chimie de Leipzig a trouvé du chanvre, de la laine, du coton, du papier, de la chaux et du sable dans le pain qui est quotidiennement vendu ….

Article non complet . Source: https://legoutdupain.wordpress.com/2014/08/26/25-aout-1918-la-composition-du-pain-allemand-est-surprenante-le-figaro/

Marine: le cargo Pontet-Canet torpillé par un sous-marin

Le Pontet Canet,  cargo à vapeur fut construit en Norvège au chantier « Nylands » pour le compte de la société « R/S Kathinka » de Tonsberg en 1905. Son lancement se fera le 2 septembre 1905 sous le nom de « Kathinka ». Il mesurait 68.6m pour 10.3m et 3.80m de creux. Il jaugeait 1183t et était propulsé par un moteur triple expansion de 109 nhp.

Le 25 Août 1918, parti du port du Havre en direction de Bordeaux, il est torpillé par le sous-marin allemand UB109 commandé par l’Oberleutnant zur See Kurt Ramien. Il y aura 9 victimes parmi l’équipage. Ce u boot qui appartenait à la 1ère flottille des Flandres, mesurait 55.30m pour 629t. Il coulera durant cette patrouille qui sera la dernière, deux autres navires, le 19 Août le « Zinal » vapeur britannique de 4.037t et le 26 Août, le « Helge » vapeur suédois de 1133t. Le sous-marin disparaîtra quatre jours plus tard, le 29 Août, victime d’une mine lors de la tentative de franchissement du barrage de Douvre.

source: http://www.wreck.fr/pontet.htm

Journal du dimanche 25 août 1918

Dans la région de Lassigny et entre Oise et Aisne, canonnade assez vive.
Nos détachements ont pénétré sur plusieurs points dans les tranchées allemandes en Lorraine et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont progressé dans le secteur d’A1bert et fait des prisonniers. Depuis le 21, ils ont fait p1us de 14000 prisonniers et capturé un certain nombre de canons.
Ils ont réussi une opération 1ocale au nord de Neuf-Berquin. Quelques attaques partielles au nord de Bailleul, au sud de Locre et au nord de Kemmel, faites par l’ennemi au cours de la nuit, ont été repoussées après une lutte vio1ente. Des combats heureux pour nos alliés ont eu 1ieu au nord du canal de la Bassée, dans le secteur de Givenchy.
Nos équipages de chasse ont abattu ou mis hors de combat quatorze avions ennemis.
L’aviation de bombardement de jour a lancé dix-huit tonnes de projectiles sur des rassemblements de troupes et des convois dans le ravin de Margival, sur les routes de Soissons à Chauny, sur Vauxaillon, Anizy-le-Château et Laffaux.
L’aviation de nuit a jeté vingt cinq tonnes de projectiles sur les gares de Ham, Laon, Anizy-le-Château, Mézières et Marchault-Pontavert. Une forte expédition a été effectuée sur l’aérodrome de Mars-la-Tour.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1417/20 juin 1918

Moral et discipline fléchissent chez les Allemands

Les déserteurs ne sont pas plus nombreux, mais les malades se multiplient, soldats ou officiers. Un ordre de la 14e division, du 20 juin, parmi beaucoup d’autres, est suggestif : « Les officiers se sont fait porter malades en si grand nombre ces jours derniers qu’il est impossible d’attendre que les soldats, qui vivent dans les mêmes conditions qu’eux, ne suivent pas leur exemple. »

A Berlin, le ministre von Kuhlmann, sentant l’occasion favorable, reprend sa campagne pacifiste ; et cette fois sa thèse paraît écoutée avec plus de faveur que celles de Hindenburg et de Ludendorff.

Car si la paix vient d’être signée, le 7 mai, avec la Roumanie écrasée, assurant quelques disponibilités en hommes et en matériel, l’Allemagne sait fort bien qu’elle ne peut plus compter, pour alimenter les effectifs de ses divisions épuisées, que sur la classe 1920 appelée dans les dépôts de l’intérieur et sur diverses ressources de valeur douteuse : prisonniers rentrés de Russie et plus ou moins contaminés de bolchevisme, blessés à peu prés guéris mais dininués; hommes retirés des divers services spéciaux (automobiles, aviation, télégraphie, bureaux…) et versés d’office dans l’infanterie ;prélèvements opérés dans les bataillons de landsturm au profit des dépôts des régiments actifs;révocations de sursis…

Pour appuyer cette infanterie médiocre, il faut augmenter le matériel. Ludendorff se lance hardiment dans cette voie. Il donne 12 pièces a chaque compagnie de mitrailleuses, ce qui porte à 72 mitrailleuses et 12 minenwerfer l’allocation de chaque régiment d’infanterie.

En outre l’Armée d’Orient, dont l’effectif semble pouvoir être indéfiniment réduit, donne des canons.

Ces canons, il est vrai, sont en fort mauvais état et les artilleurs, qui ont à peine deux mois de service, ne savent pas les utiliser…

Von Kuhlmann parle donc le langage de la froide raison quand il proclame à la tribune du Reischtag avec un délicat euphémisme « que les armes sont hors d’état de terminer la guerre et que, pour cela, des négociations diplomatiques seront nécessaires. »

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918compiegne.htm

Parution de la baïonnette

http://labaionnette.free.fr/1918/b155.htm

Marcel Capy Un obus a déplacé l’Arc de triomphe de l’Etoile

L’as français Basile Felicien Sauné abattu

20 juin 1918.-Basile Felicien Sauné, « As » français de la WW1, 5 victoires homologuées dont 4 en collaboration au sein de l’escadrille N 531, est tué au combat aux commandes de son SPAD VII n°S5790, au NE du village de Voprecani en Serbie, abattu par l’as allemand, le Feldwebel Gerhard Fieseler de la Jasta 25.

Croix de Guerre 1914-1918 et plusieurs autres décorations serbes et grecques.

Sauné est le premier à gauche. Les autres pilotes de la N 531 avec lui sont : le MdL Gabriel Hébert, le MdL Maurice Lashermes, le S/Lt Alexandros Zannas, commandant de l’escadrille 531, l’Adc Dieudonné Costes et le Sgt Paul Andrillon

Autres pilotes abattus ce 20 juin 1918

William Reginald Guy Pearson, « As » britannique de la WW1, 7 victoires homologuées dont 5 en collaboration au sein du 32 Sqn du RFC, perd la vie dans le crash de son appareil.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Journal du jeudi 20 juin 1918

Les Allemands ont déclenché une violente préparation d’artillerie sur tout le front de Reims, depuis la région de Vrigny, à l’ouest, jusqu’à l’est de la Pompelle. Ils ont ensuite attaqué par des masses d’infanterie nos positions. Nos troupes ont résisté avec un plein succès au choc de l’ennemi que nos tirs de contre-préparation avaient fortement éprouvé. Entre Vrigny et Ormes, les troupes d’assaut allemandes ont dû refluer à plusieurs reprises sur leurs lignes de départ et n’ont pu finalement aborder nos positions.
Sur la périphérie de Reims, de violents combats se sont déroulés. L’ennemi a été partout repoussé. A l’est de Reims, la lutte s’est aussi terminée à notre avantage.
Les Anglais ont repris un poste dans le secteur de Vieux-Berquin et capturé des prisonniers.
Les Italiens ont repoussé des actions locales dans la région du mont Grappa et du Montello. Ils ont exécuté des pointes sur le plateau d’Asiago.
Une bataille a repris sur la Piave. Toutes les tentatives autrichiennes ont été brisées. L’ennemi est réduit à la défensive au nord de Capo Sile. Le chiffre des prisonniers faits par nos alliés dépasse 9.000.