Archives du mot-clé mutinerie

1139/15 septembre 1917: les jeux paralympiques : un héritage de la grande guerre

Soldats du 72 ème RI à Lesneven (Finistère)

Cette photo d’un groupe de soldats du 72e RI a été postée le 15 septembre 1917 depuis Lesneven dans le Finistère. La correspondance au dos de cette photo nous indique un nom de soldat mais uniquement les initiales: E.F 72ème d’infanterie 27ème compagnie 3ème groupe à Lesneven (Finistère).

source: http://laurent59.canalblog.com/archives/2015/03/10/31673004.html

Les jeux paralympiques : un héritage de la grande guerre

Le Miroir du 1e août 1915, sont publiés des clichés montrant une course d’unijambistes s’appuyant sur leurs béquilles et ayant comme légende : « Les blessés eux-mêmes, avec une incroyable bonne humeur, organisent entre eux des courses d’éclopés. » Le numéro 830 du 15 septembre 1916 de La Vie au Grand Air montre en première page un soldat solidement appareillé au niveau de sa jambe droite et sautant par-dessus une chaise. Il est entouré d’autres blessés s’appuyant sur des béquilles, ils semblent tous joyeux et la légende mentionne : « Athlète quand même ! » Paru le 15 septembre 1917 dans le même journal, on peut lire un article signé Ch. DENIS : « Les blessés étaient intéressés à leur travail par le procédé très sportif de l’auto-record… Les blessés atteints de même impotence étaient matchés l’un contre l’autre à leurs exercices rééducatifs. »

Si, jusqu’alors, on parle d’éducation et de rééducation physique, cette émulation entre les blessés introduit la notion de compétition et donc ce qui la caractérise : le sport.

Pour en savoir plus: http://les-sportives-mag.fr/les-jeux-paralympiques-un-heritage-de-la-grande-guerre

Parution de l’Ecole et la vie

Le 15 septembre 1917, date à laquelle paraît le premier numéro de L’Ecole et la Vie, les dernières tentatives de paix sont mal engagées entre les pays belligérants. La guerre semble donc devoir se poursuivre et la seule issue favorable au conflit reste la victoire sur l’ennemi. C’est dans ce contexte que naît le souhait de Paul Crouzet de commenter et d’illustrer le quotidien de l’école. Le directeur de ce nouveau périodique scolaire ne se doutait certainement pas qu’en faisant appel à Lucien Métivet, celui-ci lui fournirait près de 200 dessins qui allaient faire autant de « une » de son hebdomadaire pendant quatre ans et demi.

Les analyses proposées, ici, par des historiens de l’éducation reviennent sur l’actualité et le sens des symboles convoqués par l’illustrateur qui inlassablement chercha à inscrire son travail dans une double dialectique consistant, d’une part, à conférer une autorité morale aux maîtres et, d’autre part, à incarner l’exemplarité au centre de la vie des écoliers. « Eduquer au patriotisme par l’illustration », telle est bien l’ambition de Lucien Métivet à travers les 26 dessins que nous avons sélectionnés pour cet ouvrage entre le 15 septembre 1917 et le 19 octobre 1918. Gageons que cette modeste contribution à l’histoire de l’école en temps de guerre trouve son lectorat et nous incite à en poursuivre l’entreprise.

Illustrations commentées par Michaël Attali, Annie Bruter, Anne-Marie Châtelet, Jean-Pierre Chevalier, Jean-François Condette, Mathias Gardet, Bruno Garnier, Laurent Gutierrez, Jérôme Krop, Patricia Legris, Stéphane Lembré, Olivier Loubes, Mathieur Marly, Frédéric Mole, Emmanuel Saint-Fuscien, Jean Saint-Martin, Vincent Troger et Marie Vergnon.

source: https://pupitre.hypotheses.org/2124

 Georges Clemenceau dans les tranchées, le 15 septembre 1917…

De Michel Mourre, Dictionnaire Encyclopédique d’Histoire, page 3077 :

« MUTINERIES DE 1917 » : Durant la Première Guerre mondiale, à la suite du sanglant échec de l’offensive déclenchée par le général Nivelle dans la région du Chemin des Dames, et dans le climat psychologique créé par les nouvelles de la Révolution russe, des mutineries se produisirent le 28 mai 1917 dans deux régiments français, les 35ème et 129ème érgiments d’infanterie.
Le mouvement s’étendit dans d’autres formations, en particulier le 21ème corps : des soldats refusaient de monter aux tranchées et voulaient envoyer des délégations à Paris pour demander la paix immédiate.
Pétain, qui avait remplacé Nivelle au commandement en chef dès le 15 mai, s’efforça de limiter la répression (il y eut cependant 25 exécutions) et réussit à redonner confiance aux armées.
Ces mutineries, qui coïncidèrent avec d’importants mouvements de grève, contribuèrent à créer dans les milieux politiques français une psychose de trahison qui provoqua l’arrivée au pouvoir de Clemenceau (novembre 1917) et l’ouverture de poursuites contre le journal « Le Bonnet rouge », contre des hommes politiques favorables à une paix de compromis, tels Malvy et Caillaux. »

source: http://lafautearousseau.hautetfort.com/album/maitres-et-temoins-iii-leon-daudet1/442055685.html

 

Journal du samedi 15 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front au nord de l’Aisne, les Allemands ont exécuté au petit jour, contre nos positions du plateau des Casemates, un coup de main qu’ils avaient fait précéder d’un violent bombardement. Aprés un combat corps à corps, l’ennemi, qui avait essuyé des pertes sérieuses, a été rejeté dans ses lignes.
En Champagne, au cours d’une opération de détail, nous avons pénétré dans les tranchées allemandes, à l’ouest de la ferme de Navarin et fait des prisonniers.
Sur les deux rives de la Meuse, canonnade. Sur la rive droite, les Allemands ont attaqué les positions que nous avons récemment conquises au nord du bois des Caurières. Sur un front de 500 mètres, ils ont réussi à pénétrer dans notre ligne avancée, où le combat continue.
En Macédoine, deux reconnaissances ennemies ont été repoussées, laissant des prisonniers entre nos mains.
Action d’artillerie autour de Monastir. Le total de nos prisonniers à Pogradec est de 370. Nous avons capturé 5 canons, 8 mitrailleuses et plus de 1000 fusils.
Les Russes ont repris leur activité en Moldavie, où ils ont fait 400 prisonniers, et en Livonie, où ils se sont emparés de deux villages.
Le gouvernement américain, par une publication de documents, a prouvé que la diplomatie suédoise servait au Mexique les interêts allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

Publicités

1035/3 juin 1917: les Russes en Haute-Marne: l’anarchie

Mutineries à la 170 ème division d’infanterie (suite)

http://www.chtimiste.com/regiments/mutineries/mutineries3.htm

Avant la bataille de Messines (Franche-Comté)

Le 3 juin 1917, les tirs de barrage sont momentanément stoppés, afin de permettre à l’observation aérienne britannique de pouvoir correctement identifier les batteries allemandes dissimulées au sol.

Une nouvelle interruption aura également lieu le 5 juin 1917. Cette dernière trêve permettra, entre autre, l’identification d’un plus grand nombre encore de batteries allemandes soustraites au regard des observateurs au sol.

La ligne de front avant la bataille de Messines (7 au 14 juin 1917)…

source: https://www.horizon14-18.eu/bataillemessines.html

Les Russes en Haute-Marne: l’anarchie

C’est ainsi que du 25 au 27 mai 1917 plus de 16 000 soldats russes débarquèrent dans les villages des cantons de Bourmont et de Saint-Blin, et plus particulièrement dans ceux qui étaient implantés le long de la voie ferrée. Après un trajet de plus de 9 heures, les soldats arrivent par petits groupes dans les villages pour loger dans des écuries et des granges.

La 1re division spéciale d’infanterie russe [5] est alors cantonnée dans le secteur de Bourmont pour la 1re brigade [6] tandis que la 3e brigade s’installe aux alentours de Saint-Blin [7].

Cette dernière brigade est dans sa majorité partisane de Kerensky, donc loyaliste, tandis que la 1re brigade semble gagnée au bolchevisme. Un des soldats russes raconte que peu après son arrivée à Goncourt le comité révolutionnaire se réunit sous la présidence de Baltais et que la séance est rapidement devenue houleuse avec les officiers à tel point que lorsque le colonel Netchvolodov [8] lui ordonne de se taire et de se mettre au garde à vous. Baltaïs lui répondit : « c’est à vous de vous lever et de vous mettre au garde à vous ». Le colonel se lève alors et déclare « je suis monarchiste » [9] avant de se retirer définitivement. Le soldat qui raconte cet épisode précise qu’ils n’ont jamais revu le colonel et qu’ils sont restés pratiquement deux mois sans commandement tandis que les officiers étaient partis loger quelques rues plus loin. Ils n’avaient plus aucune influence sur des hommes gagnés par les idées révolutionnaires.

Forcément l’arrivée de ces soldats souvent bruyants, portant un uniforme inconnu, parlant une langue étrangère, est diversement appréciée dans nos paisibles villages haut-marnais. A Goncourt, les soldats russes logent à l’entrée sud du village, au 31 rue du Moulin et les officiers au 28 rue de la Vaux. Globalement ils sont bien accepté par la population. Ce n’est pas le cas à Illoud où les femmes n’osent plus se rendre à Saint-Thiébault car des Russes désœuvrés rôdent en leur jetant des regards menaçants.

A Graffigny-Chemin et à Nijon, les villageois sont touchés par le sort injuste qui est réservé à ces soldats venus de si loin pour aider la France à combattre l’ennemi allemand. Pour une partie d’entre eux, ce sont des soldats en provenance d’un hôpital de la région parisienne et qui sont ici en convalescence et attendent leur retour en Russie. Il en est de même pour les militaires de la 3e brigade qui font peur à la population de Prez sous Lafauche.

A Saint-Blin, l’Etat major commandé par le général Volodia Marouchewsky [10] semble avoir moins de problèmes avec ses troupes. L’instituteur du village les décrit comme étant « d’une civilisation très primitive les russes mangent dans un énorme baquet avec des cuillères de bois. Ce sont de grands alcooliques buvant même l’eau de Cologne et la peinture à base d’alcool. » Ce n’est pourtant pas tout à fait ce que l’on pense à Goncourt où si les enfants sont étonnés de les voir manger avec des cuillères et des fourchettes en bois, les russes améliorent leur ordinaire en chinant des épices aux habitants et se pavanent « dans les rues avec des cannes au pommeau d’argent d’où pendent des bourses finement brodées » [11].

Mais la nouvelle installation est loin de satisfaire les vœux de la troupe et la colère gronde. Les hommes, fatigués des déplacements et des changements de cantonnements avaient demandé à être placés dans un camp doté d’infrastructures correctes or ils se trouvent être dans des conditions aussi précaires que précédemment [12].

« Saint Blin ressemble à un vrai camp de bohémiens à la tombée de la nuit. Tous très bons musiciens et excellents chanteurs se promènent nonchalamment dans les rues jouant mandoline ou accordéon. De jour ils sont couchés et toute la nuit ils se promènent. Aucune discipline. L’appel journalier est impossible. D’un tempérament paresseux, ils n’ont aucune énergie et pour la plupart illettrés, ils se laissent facilement entraîner. C’est le début de leur agitation révolutionnaire. Des conférenciers viennent essayer de les soulever. Batailles journalières et sanglantes entre les soldats à cocarde rouge et les autres. » Cette description fournie par l’instituteur de Saint Blin montre bien que les idées révolutionnaires sont ancrées dans les deux brigades même si elles se sont enracinées plus rapidement dans la 1re, peut être à la faveur des informations en provenance de leur pays comme l’affirme le maître d’école de Semilly. « Ces hommes assez corrects au début sont devenus indisciplinés surtout à la nouvelle de la révolution russe. L’autorité militaire a du les distancier pour éviter de graves inconvénients. La plupart d’entre eux étaient paresseux ».

Il y a surtout un véritable clivage : Si les russes blancs acceptent de continuer à se battre en France, les russes rouges veulent rejoindre leur pays et se battre pour la Révolution. C’est ce qui ressort du rapport du général de Castelnau [13] qui vient visiter les cantonnements dans la région le 3 juin 1917 : « c’est l’anarchie, il semble que tout ressort de la discipline militaire et toute tendance vers le bien soit abolie dans l’esprit et le cœur des soldats russes …. Je doute fort qu’il soit possible en France de leur rendre l’équilibre moral qu’ils ont totalement perdu. Il est indispensable d’envisager leur retour dans leur pays d’origine, dont ils disent avoir la nostalgie ».

https://www.histoire-genealogie.com/Les-russes-en-Haute-Marne-en-1917

La Une du Miroir consacrée au Chemin des Dames

Pétain favorise le sport

Dans une directive datée du 3 juin 1917, le général Philippe Pétain encourage même les pratiques sportives afin de reconquérir la confiance des hommes et empêcher les mutineries qui se multiplient.

http://www.france24.com/fr/20140611-grande-guerre-football-sport-roi-popularise-tranchees-coupe-monde-jules-rimet

Lettre d’un soldat  de la 12ème compagnie du 90 ème territorial

Chère épouse et parents,

Aujourd’hui samedi, je vous écris pour faire savoir que nous sommes toujours à Magnac à l’heure qu’il est. Nous ne sommes pas encore tous habillés, car dans le régiment que nous allons former qui est le 90ème territorial, nous sommes plusieurs classes 95-96-97-98 et 99 « qui est moi » des plus jeunes.

La réserve d’active a été composée comme nous de plusieurs classes. Ils sont partis aux environs de paris, tandis que nous, on dit que nous partons lundi sans savoirla direction. Tout reste secret, les uns disent que nous allons même en Afrique remplacer la troupe qui est rentrée, les autres à la Rochelle ou à paris dans les forts. On dit même que nous allons faire les moissons dans la Champagne et c’est là que nous allons boire du bon vin.

J’ai vu Lucien le même jour dans la soirée qui venait d’arriver. Nous sommes à peu près fini d’habiller… nous on s’est habillé à notre guise, personne ne nous dit rien.

On se couche dans la paille et on dort ; puis on mange comme des cochons. On pourrait aller coucher chacun chez soi en attendant l’ordre du départ ;

Moi, je suis à la 12ème compagnie. Il y a encore deux ou trois classes de réserve d’armée active à rentrer qui viendra nous dépasser en chemin. Nous nous sommes des bons et ne vous pas de mauvais sang car si vous nous voyiez, on s’en fait guère, nous !Je vous écris couché sur l’herbe sortant de faire un somme. Ne vous faites pas de mauvais sang et à bientôt .

Je vous embrasse

https://centenaire1418hautlimousin.jimdo.com/lettres-des-poilus/lettres-de-poilus-et-des-familles/

 

Carnet du dimanche 3 juin 1917 à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région au nord de Laffaux vers Hurtebise et sur le plateau de Californie et de Craonne.
Depuis le 16 avril, le nombre des prisonniers faits par les troupes franco-anglaises sur le front occidental dépasse 52.000 dont plus de 1000 officiers. Parmi l’énorme matériel pris sur l’ennemi pendant ce même laps de temps se trouvent 446 canons lourds et de campagne, un millier de mitrailleuses et un chiffre considérable de canons de tranchées.
Cinq avions allemands sont tombés en flammes ou se sont écrasés sur le sol à la suite de combats avec nos pilotes.
Sur le front d’Orient, dans la région de Lumnica, l’ennemi avait réussi à prendre pied momentanément dans un élément de nos tranchées : il en a été rejeté.
M. Isvolski, ambassadeur russe à Paris, a démissionné.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

 

1033/1 juin 1917: mutineries: 2.000 hommes insultent un général

Mutineries: 2.000 hommes insultent un général

Le premier de ces actes d’indiscipline collectifs éclata dans un régiment engagé devant les monts de Champagne, le 17 Avril 1917. Puis, douze jours plus tard, sur le même front, un nouvel incident toucha une autre unité. Cependant, l’incident le plus grave se déroula dans la 41ème division, où, les 1er et 2 juin 1917, 2.000 hommes insultèrent le général qui tenait de les calmer et lui arrachèrent ses étoiles aux cris de « Assassin ! Buveur de sang ! A mort ! Vive la révolution» !

En savoir plus : http://laguerre14-18.webnode.fr/les-dossiers/les-mutineries-de-1917/

Les combats continuent à Verdun

La brillante victoire française du 15 décembre 1916 avait avancé notre ligne sur la rive droite de la Meuse en dégageant complètement Douaumont et en nous donnant les points d’appui de la Côte du Poivre, des Chambrettes et du massif d’Hardaumont, elle laissait néanmoins à l’ennemi quelques observatoires : côte du Talou et côte 344, qui lui procurait encore des vues sur nos arrières.

Offensives de la Cote 304 et du Mort-Homme

De plus, il conservait des positions menaçantes sur la rive gauche : le Mort-Homme et la cote 304 . Cependant, l’état-major allemand paraissait avoir accepté sa défaite de Verdun; Et, pendant six mois, la région fut de part et d’autre relativement calme .

Mais de notre côté, le commandement jugeait une offensive nécessaire pour améliorer nos installations demeurées précaires sur la rive gauche. Là, en effet, nos lignes, accrochées aux pentes du Mort-Homme et de la cote 304, étaient immédiatement dominées par l’ennemi. Il paraissait urgent de nous donner de l’air de ce coté .

C’est sur cette rive, en effet, qu’après l’accalmie du printemps, l’ennemi, profitant de l’avance de ses positions va tenter de rouvrir la bataille de Verdun.

Le 1er juin 1917, après un court mais très violent bombardement, l’ennemi attaque nos positions à contre-pente de la cote 304 et pénètre en deux points de notre première ligne, d’où nous parvenons à le chasser .

Des coups de main sur le front du Mort-Homme et de Cumières se succèdent à cette tentative.

Enfin, le 29 juin, l’ennemi lance une attaque plus importante sur nos positions de la cote 304 et sur les saillants sud du bois d’Avocourt que nous contraints d’évacuer.

Dans la soirée, il poursuivait son avantage à l’ouest du Mort-Homme. Nos contre-attaques immédiates reprenaient aux Allemands qu’une partie du terrain perdu.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1917verdun.htm

Journal du vendredi 1 juin 1917

Actions d’artillerie au sud de Saint-Quentin et sur le chemin des Dames, au nord de Jouy, vers Cerny et Hurtebise, où ont eu lieu également de nombreuses rencontres de patrouilles.
En Champagne, l’ennemi a tenté, sur plusieurs points de notre front, de vives attaques précédées de bombardements violents par obus toxiques et de gros calibres. Au nord-ouest d’Auberive et sur le mont Blond, toutes les tentatives ont été arrêtées par nos feux. L’effort des Allemands s’est porté particulièrement sur nos positions du Téton, du Casque et du mont Haut, qu’ils ont attaquées à quatre reprises différentes avec un extrême acharnement. La lutte qui a commencé à 2 heures du matin, s’est prolongée jusqu’au jour. Brisées par nos feux ou refoulées à la baïonnette, les vagues d’assaut ennemies ont dû chaque fois refluer en désordre vers leurs tranchées de départ, après avoir subi des pertes élevées. Sur un seul point du front attaqué, au nord-est du mont Haut, des fractions ennemis ont pris pied dans quelques éléments avancés. Nous avons capturé des prisonniers.

 

1025/24 mai 1917: un artiste au front : Raphaël Delorme

Journal du jeudi 24 mai 1917 à travers Le Miroir

Nous avons prononcé, en trois points, des attaques qui ont donné de bons résultats. Sur le plateau de Vauclerc et sur le plateau de Californie, nos troupes ont poursuivi  la conquête des derniers observatoires qui dominent la vallée de l’Ailette et élargi sérieusement leurs positions sur les pentes nord. A 1’est de Chevreux, nous avons enlevé trois lignes de tranchées allemandes.
Une contre-attaque allemande sur nos positions nouvelles du plateau de Californie a été brisée par nos feux avec de lourdes pertes pour l’ennemi. 400 prisonniers sont restés entre nos mains.
Nous avons repoussé une offensive ennemie sur la pente sud-ouest des Eparges.
Les Allemands ont bombardé les positions britanniques de la ligne Hindenburg, dans le voisinage de Bullecourt. L’artillerie de nos alliés a supérieurement répondu.
Les troupes anglaises ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est de Gavrelle. Elles ont fait des prisonniers au nord d’Armentières.
Les Italiens ont infligé aux Autrichiens un sanglant échec au Colbricon, dans les Alpes du Trentin.
Les Russes ont brisé une petite attaque allemande près de Kiewo.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

(Aviation) Trois morts dans un vol d’essai

En ce jeudi 24 mai 1917, l’actualité aéronautique est marquée par deux graves accidents d’aéroplane qui malheureusement seront fatals pour pas moins de trois personnes, ces derniers étant intervenus à Villacoublay et à Juvisy dans le cadre de deux vols d’essai qui ont mal tourné.

Les trois victimes à déplorer étant le capitaine aviateur Etienne Gailhac du 162e régiment d’infanterie, le lieutenant aviateur Besnier et le sapeur Philippe, mécanicien de son état, le premier ayant trouvé la mort à Juvisy et les seconds à Villacoublay, suite à une chute terrible de leur appareil.

source: http://www.air-journal.fr/2016-05-24-le-24-mai-1917-dans-le-ciel-3-nouvelles-victimes-de-laviation-5162043.html

USA: création de la Big red one

source: https://books.google.fr/books?id=CNY4AgAAQBAJ&pg=PT271&lpg=PT271&dq=24+mai+1917&source=bl&ots=xmu13PX0Aa&sig=6MwAOnVuCQv8976MhQG0PAnmRyM&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiwrv7T-6DTAhWEJcAKHd5gBtU4FBDoAQhHMAc#v=onepage&q=24%20mai%201917&f=false

Un artiste au front : Raphaël Delorme

L’artiste Raphaël Delorme (Caudéran, 30 mars 1886-Paris, 19 mai 1962) suit une formation à l’école des beaux-arts de Bordeaux. Elève des décorateurs de théâtre Artus et Lauriol, il s’installe à Paris. Encouragé par sa riche cousine Mme Métalier résidant dans le château de Valesnes en Indre-et-Loire, il se consacre alors à la peinture de chevalet. L’artiste expose souvent dans la capitale au Salon d’automne, à la Société nationale des beaux-arts, au Salon des Tuileries, ainsi qu’à Tours, à Bordeaux.

24 mai 1917. Raphaël Delorme est au front. Il adresse à sa cousine un témoignage saisissant où se mêlent intensité et notes d’humour.

source: http://archives.bordeaux-metropole.fr/documents-du-mois/document-un-artiste-au-front-raphael-delorme-et-la-grande-guerre-4/n:47

Mutinerie: lettre d’un soldat du 128e RI, Ve Armée.

« 24 mai [1917] Voici les faits. La journée s’était passée dans le plus grand calme, il y avait eu même moins d’abus sur le pinard que les jours précédents. Mais après un petit incident à la 11e Compagnie (assaut de boxe du lieutenant avec un poilu) juste au moment de la soupe, il fut décidé dans tout le 3e bataillon et le 2e bataillon aussi que personne ne monterait. Les officiers ayant eu vent de cette rumeur passèrent dans leurs compagnies à la soupe afin de sonder les poilus et les exhorter au calme et à monter quand même. Rien à faire : tout était décidé ; à 17 heures, heure du rassemblement, tous sortirent dans la rue en veste et calot, et entonnèrent l’Internationale. Les fusils mitrailleurs étaient braqués, prêts à tirer si une compagnie avait le malheur de monter. Commandant, colonel et général de Corps vinrent supplier les hommes. Ce dernier fut hué au cri de « A mort ». Vous voyez d’ici le tableau. »

in G. Pedroncini, 1917, les mutineries de l’armée française, coll. Archives Julliard-Gallimard, 1968,
cité dans FRANK, Robert (s.d.), Histoire 1e : L, ES, S, Paris, Belin, 1994, p. 98-99

source: https://clio-texte.clionautes.org/Les-mutineries-de-l-annee-1917.html

Carnets d’Ernest Olivié prêtre brancardier du 96 ème RI

– Mort Homme.-Jeudi 24 mai 1917 –

La journée se passe comme d’habitude. Le soir, je ne vais pas au travail, car il n’y a que deux brancardiers qui suivent la compagnie chaque soir.


Vendredi 25 mai 1917 –

Je commence à préparer un bout de sermon. C’est en effet la fête de Pentecôte dimanche et je me propose de dire la Sainte Messe en plein air pour ma compagnie. Dans les bois, je trouve toute la tranquillité voulue.
Le soir, j’accompagne la compagnie au travail. Nous rentrons vers 3 h 30 du matin, la tâche a été un peu plus rude aujourd’hui. Je vais dire la Sainte Messe à 8 h à la chapelle du village.

 

– Samedi 26 mai 1917 –

Repos pendant la journée. J’en profite pour tout préparer pour la journée de demain. Je vais cueillir des fleurs dans les bois : campanules, muguet, marguerites. De tout cela, je vais faire de magnifiques gerbes ; quelques vieilles boîtes de conserves ramassées par-ci par-là serviront de pots de fleurs.

 

– Dimanche 27 mai 1917 – Fête de Pentecôte –

De bonne heure, je me mets à l’œuvre pour dresser et préparer mon autel ; 2 braves garçons de ma compagnie m’aident. Au pied d’un hêtre touffu, nous élevons un véritable reposoir enseveli sous les fleurs et la verdure. Je suis content car de ce côté-là, il n’y a vraiment rien à désirer. A 9 h, coups de clochette pour prévenir que la messe commence. Les Poilus s’approchent timidement. Ils faisaient presque des détours. Un grand nombre, hélas, ne se dérangent même pas pour y venir, quelle indifférence, quelles lâchetés de la part de plusieurs ! Enfin la messe commence, messe sans chants malheureusement, car il n’y a personne  qui puisse le diriger et le nombre des assistants n’est pas assez grand. Après l’Evangile, je leur adresse quelques mots ayant trait aux leçons qui se dégagent de la Fête du jour ; je m’en tire assez bien. Le capitaine m’invite à déjeuner ; je le remercie, car je ne veux pas m’exhiber à sa table aux yeux de tous. L’après-midi, je vais passer quelques heures avec des confrères à Germonville (abbés X et Renoir du diocèse de Mende – véritable orthographe : Renouard ).

Montée en 1ère ligne.

Le soir à 9 h, départ pour la relève, car hélas, nos 6 jours sont finis. Nous arrivons sans incident jusqu’au colonel. Mais au moment où nous nous engageons dans les boyaux, les Boches se mettent à ouvrir un feu d’enfer sur tout le secteur. Entre 2 longues rafales nous arrivons en ligne sans casse. Mais là, ça reprend de plus belle. Grâce à Dieu, personne n’est touché. Sans nul doute, les Boches ont eu vent de notre relève. Nous montons en 1ère ligne à la droite du bataillon en liaison avec le 81e.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-homme—4.html

Une visite au camp de prisonniers de Zerbst

Zerbst . Camp principal militaire (soldats) situé dans le Anhalt, au Sud-est de Magdeburg, à 2Km de la ville de Zerbst (cité bourgeoise d’environ 30.000 habitants). Ce camp a reçu la visite des délégués Espagnols le 24 Mai 1917, à cette date, il y a 2.324 prisonniers dont 1.201 français, le camp peut détenir environ 4.000 prisonniers, il reste 9.322 prisonniers répartis dans des détachements de travail dont 2.631 français. Ce camp débute son existence vers le mois d’Octobre 1914, il s’y trouve, à cette date, une majorité de français, quelques anglais et belges. « Les prisonniers sont répartis en huit compagnies, comprenant chacune environ 1.400 à 1.500 hommes qui disposent de six baraquements et d’un terrain de 10 à 12.000 mètres carrés de superficie. Chaque baraque a 60 mètres de long sur 10 de large. Une cloison la divise en deux compartiments qui donnent asile chacun à 5 escouades de 25 hommes. (…) Une des baraques sert de bureau et d’atelier, et est affectée aux secrétaires, tailleurs, cordonniers, menuisiers et peintres travaillant pour les Allemands sans aucune rémunération. Vers les derniers jours du mois (Octobre), 4.000 Russes environ viennent partager notre captivité. Ils arrivent d’autres camps sans doute trop proches de la frontière de Silésie. » (extrait du Pays de France 1916). A une certaine date, se trouvent environ 12.000 prisonniers dans le camp. L’infirmerie a été installée dans une baraque vide, elle est tenue par des majors et infirmiers français, 3 Russes et 1 anglais. D’Août 1914 à Janvier 1915, le camp ne dispose ni de lumière, ni de douches (3 robinets pour 1.500 hommes), ni de poêles, ni de charbon. Environ 200 Km de fils de fer barbelés entourent le camp sur une hauteur approximative de 3 mètres, et 4 canons sont braqués sur le camp, surveillé par 300 hommes et des chiens policiers ; les fouilles sont nombreuses et les circulaires également. Dans ce camp se trouvent des civils, notamment du Nord et de l’Aisne (région de Soissons).

source: http://prisonniers-de-guerre-1914-1918.chez-alice.fr/campsz.htm

 

1034/2juin 1917: les mutineries de Coeuvres arborent le drapeau rouge

2 et 3 juin 1917 : les mutineries de Coeuvres arborent le drapeau rouge

Dans la mémoire française, les mutineries du printemps 1917 ont occulté toutes les autres formes de lutte des poilus. En réalité, elles ne constituent que la partie émergée de l’iceberg, la forme extrême de la résistance que les fantassins des tranchées ont opposé tout au long de la première guerre mondiale à la machine militaire et à l’extermination. Désobéir ou marcher au combat ? Les « bonshommes » se sont trouvés confrontés à cette alternative lors de toutes les attaques. Quel choix offrait la meilleure chance de survie ? Les stratégies d’évitement des poilus empruntaient des formes variées visant toutes au même but : retarder l’échéance fatale, le moment où il faudrait courir sus à l’ennemi. Une fois les hommes engagés dans la parallèle de départ, les refus collectif de monter à l’assaut – l’ultime sursaut – leur valaient parfois un sursis bien illusoire. Ces rébellions de la dernière chance se produisaient lorsque les soldats avaient la conviction que franchir le parapet équivalait à la mort. Jusqu’au printemps 1917, elles étaient toujours restées isolées et sporadiques.

Une révolte du désespoir

Les grandes mutineries de 1917 débutent dans le secteur de Soissons après l’hécatombe du Chemin des Dames, alors que Robert Nivelle, successeur de Joffre à la tête de l’armée française, entend continuer malgré tout d’attaquer. C’est la concentration des troupes rassemblées pour l’offensive qui va transformer des refus spontanés de monter en ligne en une épidémie qui va parcourir tous les corps d’armée le long du front, huit semaines durant.

Le 29 avril, les premiers symptômes de la mutinerie qui couvait depuis quatre jours apparaissent : des régiments cantonnés dans la zone des étapes refusent de monter en ligne pour attaquer sur un terrain que les rescapés décrivent comme un enfer où des dizaines de milliers d’hommes ont déjà péri sans résultat. Partie du secteur de Soissons où continue l’offensive (elle ne cesse que le 5 mai), la révolte s’étend tout au long du mois de mai pour atteindre son paroxysme début juin. Elle concerne avant tout les unités engagées dans les combats du Chemin des Dames et celles qui sont menacées de participer à de nouvelles attaques. 68 divisions sur 110, plus de la moitié de l’armée, sont diversement touchées, mais cinq seulement connaissent des troubles graves. Dans le même temps des mouvements d’insubordination affectent les armées britannique, italienne, allemande (dont des mutineries dans la marine), sans parler de l’armée russe….

Des incidents éclatent dans les gares et les trains de permissionnaires : des soldats chantent l’Internationale, brandissent des drapeaux rouges ; des officiers sont pris à partie, insultés, frappés. Au front, le mouvement reste cantonné à la zone des étapes et ne se propage pas aux premières lignes. Des bataillons s’égaient dans les bois vers l’arrière, d’autres unités refusent de quitter leur cantonnement, des soldats abandonnent leur poste. Des groupes d’hommes montent de force dans les trains. Sans autre but que d’échapper à une mort certaine dans des attaques suicidaires, les mutins n’entreprennent aucune action organisée. Certaines unités se dissolvent dans le pinard, d’autres entament des négociations avec les officiers et rédigent des pétitions où les protestataires demandent à être mieux traités, ainsi que le retour des permissions. Les mots d’ordres et les comportements radicaux restent très minoritaires.

Le pouvoir frôle pourtant la catastrophe le 2 juin. Plusieurs compagnies du 310e R.I. se mutinent à Cœuvres et tentent de rejoindre d’autres unités en forêt de Compiègne afin de marcher sur Paris ; les mutins, détournés et bloqués en chemin par des régiments de cavalerie, se laissent désarmer.

Les soldats des divisions d’Orléans, de Saint-Dié et de Chaumont crient « à bas la guerre », et défilent derrière des drapeaux rouges au son de l’Internationale. 150 chasseurs à pied du 70e bataillon de Grenoble scandent « vive la Russie », poursuivent leurs officiers et tentent, en vain, d’entraîner d’autres unités. Á la 41e division du Jura, le général Bulot, accusé d’avoir fait tirer à la mitrailleuse sur les mutins, est molesté, frappé. Dans cette division, 2 000 soldats participent aux troubles, ce qui parait exceptionnel, les groupes de mutins actifs dépassant rarement les 200 hommes.

http://www.gauchemip.org/spip.php?article12681

Lire aussi

source:http://www.bdic.fr/desobeir/les-mutineries-de-1917

http://lescahiers.classe1914.bzh/les-mutineries-de-la-meuse-en-1917-2/

André Citroën se plaint des grèves auprès du ministre

Lire la suite sur http://louisrenault.com/2015/11/23/andre-citroen-a-monsieur-le-ministre-de-larmement-paris-le-2-juin-1917/

http://www.lafeuillecharbinoise.com/?p=12820

Journal du samedi 2 juin 1917 à travers Le Miroir

L’artillerie ennemie, contre-battue par la nôtre, a bombardé nos premières lignes au nord du moulin de Laffaux. Une attaque allemande dans cette région a pu prendre pied en quelques points de notre tranchée avancée. Nos contre-attaques ont réussi à rejeter l’ennemi de la majeure partie des éléments qu’il avait occupés.
La lutte d’artillerie s’est poursuivie dans plusieurs secteurs du front.
Une tentative d’attaque sur nos positions du Casque a valu des pertes aux assaillants sans leur donner aucun résultat. L’ennemi a laissé entre nos mains une vingtaine de prisonniers. Nous avons enlevé un poste ennemi au sud de Chevreux et fait des prisonniers.
Du 17 au 31 mai, trente-deux avions allemands ont été complètement détruits sur notre front; cinquante-sept autres ont été sérieusement touchés.
Les Autrichiens ont échoué dans une violente attaque qu’ils ont tentée sur le Vodice, dans le Carso. Ils ont subi de lourdes pertes et laissé des prisonniers aux mains des Italiens.
Les Russes ont repoussé deux compagnies turques sur le front du Caucase.
La situation est devenue critique en Chine, où les gouverneurs de certaines provinces ont pris position contre le Parlement.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Parution de la revue Le Rire

source: http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1917/0261?sid=534426bf993d26d0918d89b04a764248

 

Mutins fusillés en 1917: histoires de famille

A lire sur le site de LA CROIX

Jean Truton a posé le dossier sur la table de la salle à manger de son appartement d’Alfortville (Val-de-Marne). Il en sort une vieille carte postale, avec un timbre à 5 centimes. Elle date de la Première Guerre mondiale. Sur la photo, sept soldats sont alignés. « À gauche, avec le clairon, c’est mon grand-oncle », explique le retraité.

Ce moustachu en uniforme s’appelait Albert Truton. Il est l’un des 26 soldats français fusillés en 1917 pour avoir participé à une mutinerie. Longtemps, son petit-neveu, aujourd’hui âgé de 73 ans, n’a pas entendu parler de ce destin brisé. « Je pense que mon père connaissait cette histoire, mais il devait ne pas vraiment en être fier », raconte-t-il.

C’est l’historien Denis Rolland, spécialiste du sujet, qui l’a éclairé, comme il l’a fait avec d’autres descendants en les invitant à une cérémonie commémorative dans l’Aisne en 2007. Depuis, Jean Truton s’est rendu sur les lieux de l’exécution et s’est plongé dans les archives familiales. Il a aussi signé un appel pour la réhabilitation des fusillés. « Je ne crois pas trop que cela débouchera », soupire-t-il.

À RELIRE Les fusillés de 14-18 ne seront pas réhabilités

Honorer leur mémoire

De fait, les projets de réhabilitation générale sont systématiquement rejetés. « D’un point de vue juridique, cela n’aurait aucun sens, estime l’historien André Loez, qui a participé à la rédaction d’un rapport sur la question pour le gouvernement en 2013. Tous les fusillés ont participé à des mutineries. Il y a eu un jugement. Les réhabiliter reviendrait à dire qu’ils n’ont rien fait. En revanche, il faut honorer leur mémoire. C’est une autre démarche. »

C’était le sens du discours prononcé en 1998 par Lionel Jospin, alors premier ministre, souhaitant que ces morts « réintègrent pleinement notre mémoire collective nationale ». À l’époque, cette prise de parole avait déclenché des réactions très virulentes. Dix ans plus tard, Nicolas Sarkozy, devenu président de la République, avait poursuivi dans la voie de l’apaisement en affirmant que les mutins « ne s’étaient pas déshonorés ».

la suite sur http://www.la-croix.com/France/Mutins-fusilles-1917-histoires-famille-2017-04-14-1200839603

Contact: alain.moyat@orange.fr