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1489/31 août 1918

La grippe espagnole frappe à Santes

Le 31 août 1918, Le Figaro témoigne du début de la pandémie de grippe espagnole en France, dans le Nord et en Auvergne.

«On signale qu’au village de Santes, commune d’Echassières, vingt personnes, sur une quarantaine formant la population, ont été malades en même temps de la grippe espagnole.

Quatre sont mortes. Quelques cas ont été constatés à Louroux-de-Bouble.» écrit Le Figaro du 31 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/31/26002-20140831ARTFIG00070-31-aout-1918-la-grippe-espagnole-frappe-a-santes.php

Nancy bombardée

Image extraite de Nancy sous les obus, images de guerre (cote 80 329 (36)

source: https://www.flickr.com/photos/bmnstanislas/14656815211

Journal du samedi 31 août 1918

Notre progression a continué dans la région du canal du Nord, que nous bordons entièrement, sauf vers Cartigny et Sermaize. Nous avons occupé le bois du Quesnoy, au nord-est d’Eurvilly et Beaurains.

Plus au sud, la bataille a revêtu un caractère de vif acharnement. Nous avons enlevé Noyon de haute lutte et progressé jusqu’aux lisières sud d’Haplincourt.
A l’est de Noyon, nous avons pris pied sur les pentes sud du mont Saint-Siméon et conquis Landrimont et Morlincourt. Nous avons fait plusieurs centaines de prisonniers.
Entre l’Oise et l’Aisne, nos troupes ont réussi à franchir l’Ailette en plusieurs points, au nord et au sud de Champs, en dépit de la résistance allemande. Guny et Pont-Saint-Mard sont entre nos mains.
Les Anglais ont occupé Bapaume; malgré la destruction des ponts, leurs avant-gardes ont franchi la Somme au sud et à l’ouest de Péronne. Ils ont pris Cléry-sur-Somme et Combles : dans ce seul secteur, ils ont capturé 210 prisonniers et des canons.
Au nord de Bapaume, les troupes de Londres et du Lancashire ont réalisé des progrès importants à l’est de la Sensée, occupé Bullecourt et Hendecourt, ainsi qu’un puissant système de tranchées.
Nos alliés ont encore avancé de part et d’autre de la Scarpe vers Eterpigny, Hamblain-Les-Prés et Plouvain.

 

(vidéo) Nancy, une ville en première ligne

Cette maison Georges Biet, un immeuble style Ecole de Nancy, a été détruite en grande partie par les bombardements d’octobre 1917. D’autres bâtiments ont subi le même sort pendant toute la guerre en raison de la proximité de Nancy avec la frontière allemande. En septembre 1914, la bataille du Grand Couronné a sauvé Nancy, menacée par les troupes allemandes.La ville accueille les réfugiés qui fuient les zones de combat.

Une commission municipale est mise en place pour assurer le ravitaillement : terrains militaires et jardins deviennent des terres agricoles. Une vie presque normale s’installe. Concerts et pièces de théâtre sont proposés salle Poirel. Et les militaires en permission permettent aux restaurants de faire le plein.

La ligne de front s’est établie à 20 kilomètres. Pendant 51 mois, Nancy subit des raids aériens et des bombardements. Le passage des Zeppelin et des avions suscite la curiosité et provoque des drames. Le maire, Gustave Simon, fait publier des affiches invitant à la plus grande prudence. Des abris sont créés, des caves réquisitionnées. La protection du patrimoine est également assurée. Les fontaines sont couvertes place Stanislas qui devient le lieu où les avions allemands abattus sont exposés pour rassurer la population.

A la fin de la guerre, le bilan fait état de 177 personnes, en majorité des civils, tuées par les bombardements. Cent maisons sont détruites. 800 endommagées. Nancy est la 3ème ville la plus bombardée de France, après Paris et Dunkerque. Le 12 octobre 1919, le président de la République remet officiellement la Légion d’Honneur et la Croix de guerre à Nancy.

A voir sur France 3 Grand Est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/meurthe-et-moselle/histoires-14-18-ville-premiere-ligne-1375951.html

1170/16 octobre 1917: Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Bombardement à Nancy: plus de 30 morts

Certains bombardements seront particulièrement meurtriers, comme celui du 16 octobre 1917 qui fera plus de 30 morts, d’autres vont atteindre des édifices chers au coeur des nancéiens comme l’église Saint-Epvre.

source: http://www.kiosque-lorrain.fr/exhibits/show/nancy-bombardee/la-ville-sous-les-obus

Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Alfred Amédé Canonne est né à 9 heures du matin, le 15 mai 1856, à Honnechy.
Cultivateur, il était marié à Henriette Lemaire, elle aussi cultivatrice.
Tous deux étaient domiciliés à Ors, rue de Landrecies.
Alfred était le fils de Jean-Baptiste Canonne, tisseur et d’Adélaïde Lemaire, ménagère.
Ses parents avaient tous deux 32 ans, lorsqu’il est né : fort probablement au hameau « Les Moulins », à Honnechy, où ils résidaient (ici).
A 7 heures 15 du matin, le 16 octobre 1917, âgé de 61 ans, il est fusillé au lieu-dit « Le Roleur », à Valenciennes.
Les faits*…
Alfred Canonne, qui habitait au bout du Vieux Chemin du Cateau, près de la voie ferrée, avait été obligé de déménager, dans une petite ferme située en face de la Chapelle Saint-Roch.
Dans le virage, se trouvait un autre ferme, celle de Léon Stoclet.
A cette époque, les troupes anglaises parachutaient de petites boîtes contenant chacune un pigeon…
Dans les cages se trouvaient également un questionnaire relatif au passage des troupes allemandes, aux emplacements de l’artillerie, etc.
Il était demandé d’indiquer le lieu de départ du pigeon ; les initiales de l’auteur et les renseignements permettant aux Anglais de récompenser correctement l’informateur, une fois la guerre terminée…
La suite sur

 

Le journal de la Huronne du 16 octobre 1917

Ainsi, les faits que l’on colportait depuis quatre jours sont véridiques : Briand a tenté de faire la paix, il a échoué…

Lui-même a dévoilé sa tentative et son échec dans les couloirs, après la séance du 12. La Chambre en a discuté aujourd’hui même, en comité secret. Voici ce qu’on raconte :

Deux personnalités belges, successivement, lui représentèrent que sa situation actuelle et son passé le désignaient pour faire la paix. Elles lui en firent connaître les conditions possibles. Le Kaiser craignait la Révolution. Il était prêt à évacuer les pays envahis, à ouvrir la discussion sur l’Alsace-Lorraine ; il reconnaissait le principe des réparations et demandait la liberté économique absolue. Briand se renseigna sur ces émissaires près du roi des Belges et de M. de Broqueville. La réponse fut très favorable. Troublé, il poussa plus avant, correspondit avec Lausanne. Il paraît même que les Affaires Étrangères ayant surpris le chiffre des dépêches, les suivaient avec curiosité. Les offres se précisèrent. M. Briand pourrait rencontrer à Lausanne Michaelis, ou Bethmann-Holweg, ou M. de Bulow, ou même un personnage plus haut placé : sans doute un membre de la famille impériale. Il prit grand soin de stipuler qu’il ne s’agissait pas d’une paix séparée, que le pacte de Londres serait respecté. On lui répondit affirmativement, sous la réserve de traiter de gré à gré avec les Russes. Ainsi prémuni, il fut conduit à se confier au Ministre des Affaires Étrangères, Ribot, qui l’engagea à rédiger une note anonyme. Briand préféra écrire une lettre, qu’on dit fort belle, où des vues d’ensemble précèdent l’exposé des pourparlers et la proposition de les poursuivre personnellement en pays neutre, avec l’assentiment du pouvoir. Cette lettre est du 20 septembre dernier.

Malheureusement, le ministre Ribot, en communiquant aux Alliés un bref résumé de l’affaire, omit de nommer Briand et de spécifier que le pacte de Londres serait respecté… Dès lors, l’échec était inévitable.

Les partisans de Ribot assurent que cette tentative n’était qu’un piège grossier, que les Allemands eussent dénoncé les pourparlers, désavoué leur représentant en cours de route, et discrédité ainsi la France aux yeux de ses alliés.

Briand déclare qu’il n’aurait rien divulgué de cette histoire si Ribot, dans son discours du 12 octobre, n’avait pas fait allusion à une « offre louche » et si Clemenceau, sans doute averti de ces pourparlers, n’avait pas dénoncé dans son journal une « paix ignominieuse ».

Une fois de plus, le parti de la guerre l’emporte…

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

956/16 mars 1917: Guynemer et Deullin abattent trois avions allemands

Exposition d’avion allemand abattu à Nancy

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Nancy – Exposition d’Aéroplane Allemand
Avion allemand descendu à Hoéville le 16 mars 1917
(Collection Pierre Boyer)

http://www.pboyer.fr/nancy-hier/image/1831-avion-descendu-le-16-mars-1917

(Aviation) Guynemer et Deullin abattent trois avions allemands

Extrait du livre  » Vie héroïque de Guynemer » par Henri Bordeaux.

« ….Rien que le 16 mars, il a abattu à lui seul 3 boches, et le 17 un quatrième……….Guynemer, le soir même, écrit à sa famille…………
9 heures- Décollé sur des emplacements d’obus. Abattu en feu un Albatros biplace à 9 heures 08.
9 heures 20- Attaqué avec Deulin un groupe de trois Albatros monoplaces célèbres sur le front de Lorraine. A 9 heures 26, j’en descends un presque intact : pilote blessé, lieutenant Von Hausen, neveu du général. Et Deulin en descend un autre en feu en même temps. Vers 9 heures, Dorme et Auger attaquent et grillent un biplace. Ces quatres boches sont dans un quadrilatère dont les cotès ont 5 kilomètres, 4 Kilomètres, 3 kilomètres, 3 kilomètres. Ceux qui étaient au milieu n’ont pas du s’embêter, mais ils étaient affolés.
14 heures 30- Abattu un biplace Albatros en feu.
Trois boches dans nos lignes dans ma journée…. »

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/aviation-1914-1918/guynemer-mars-1917-sujet_1036_1.htm

Lire aussi pour le même jour:

« Un cours particulier de Guynemer »

Le 16 mars 1917, Maurice Boyau et Gilbert Sardier, encore jeune pilote à la N77 (aussi appelé l’escadrille des sportifs) , s’attaque à un biplace de reconnaissance. Sardier raconte :

« Nous avions aperçu un appareil allemand de reconnaissance, du type Albatros, qui croisait au-dessus de Pagny-sur-Moselle, bien entendu, nous l’attaquons tour à tour, mais il se défendait vaillamment et se mettait en spirale serrée. Malgré tous nos efforts, nous n’arrivions pas à l’abattre, lorsque tout d’un coup, un Spad vint se placer entre nos Nieuport et l’Albatros et, à bout portant, tira une dizaine de balles sur l’avion ennemi qui prit feu et se cassa en deux. Notre émotion fut grande quant, le Spad étant venu au ralenti tourner autour de nous, nous lûmes sur le fuselage «Vieux Charles ».  C’est ainsi que nous fîmes connaissance de  Georges Guynemer ! A peine rentrés au terrain et tandis que nous expliquions le coup, on nous dit que le capitaine Guynemer appelait au téléphone, de sa base près de Nancy, les deux pilotes ayant participé au combat. Nous nous précipitâmes au téléphone et voici la conversation qui s’engagea, alors que Boyau et moi étions mis inconsciemment au garde-à-vous :
-ici Guynemer.

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spad VII de 1917

http://lzdream.net/aviation/dogfight/guynemer_prof.php

lire aussi http://www.pyperpote.tonsite.biz/listinmae/index.php/les-appareils-en-reserve/21-spad-vii-vieux-charles-s254-n-2

Destruction de l’église de Beaulieu les Fontaines (Pas-de-Calais)

Le 16 mars 1917, les allemands firent sauter le clocher pour retarder l’avance des troupes françaises.
Les réparations s’avérant impossibles, l’église fut reconstruite en 1928 sur un tout autre modèle. Achevée en 1929, elle fut bénie le 28 octobre 1929.

Source: http://www.egliseguiscard.fr/paroisse.php

Destruction de l’église de Roupy (Aisne)

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Après le repli des armées allemandes, le 16 mars 1917, celle-ci est bientôt ravagée par les combats. « Un nouvel exemple du vandalisme allemand », titre le journal  L’Illustration, en décrivant les destructions que connaît le village picard.

https://crdp.ac-amiens.fr/idp/roupy-02-eglise/

Journal du vendredi 16 mars 1917 à travers Le Miroir

Entre Avre et Oise, après une violente préparation d’artillerie, nos reconnaissances ont effectué des incursions sur plusieurs point du front ennemi, bouleversé par nos tirs.
Vers Beuvraignes et au sud de Crapeaumesnil, nous avons poussé jusqu’à la troisième tranchée allemande. A l’est, à Cany-sur-Matz, nos détachements ont pénétré dans un bois et l’ont occupé sur une profondeur de 800 mètres environ. Au cours de ces actions, nous avons fait des prisonniers.
Dans la région de Maisons-de-Champagne, lutte à coups de grenades. Nous avons réalisé des progrès et enlevé plusieurs boyaux ennemis.
Sur la rive droite de la Meuse, tirs efficaces de notre artillerie sur les organisations allemandes au nord de Bezonvaux.
Sur le front anglais, le mouvement de repli de l’ennemi s’est développé vers le Sud. Nos alliés ont pris possession de ses tranchées sur un front de 4 kilomètres, du sud du bois Saint-Pierre-Vaast au nord du village de Saillisel. Une forte contre-attaque allemande a été rejetée à l’est d’Achiet-le-Petit.
Les Allemands ont réussi à pénétrer dans une tranchée anglaise au sud-est d’Arras. Un autre raid a été repoussé près de Neuville-Saint-Vaast.
Avance italienne aux abords de la cote 1050, en Macédoine.
Echec autrichien entre les lacs Prespa et Malik.
Les Russes occupent Kermanschah, en Perse.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html