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1018/17 mai 1917

Parution de la Baïonnette

source: http://www.ebay.fr/itm/La-Baionnette-n-98-17-MAI-1917-Paul-IRIBE-/361353510315

Une message du général Nivelle

A la date du 17 mai 1917, un message du Général NIVELLE est reproduit dans le JMO du 409è RI :

Officiers, sous-officiers et soldats, vous venez encore dans de nouveaux combats, toujours plus rudes et plus glorieux, d’affirmer votre supériorité grandissante sur l’ennemi détesté.
Par les efforts combinés de nos fidèles alliés anglais et de nos troupes nous avons en moins d’un mois fait à l’ennemi plus de 50.000 prisonniers, pris 500 canons lourds ou de campagne, un très grand nombre de canons de tranchée, plus de 100 mitrailleuses.
Nous lui avons fait subir des pertes considérables. Les réserves formidables, plus de 50 divisions, qu’il avait accumulées sur notre front pour nous attaquer se sont fondues dans la grande bataille.
Soldats de France, vous tenez à la gorge l’ennemi qui avait tenté d’échapper à votre étreinte par la retraite. Vous ne le lâcherez plus.
Au nom de la France, fière de ses enfants, je vous remercie.

Au G.Q.G. le 9 mai 1917
Signé NIVELLE

source: http://409ri.canalblog.com/archives/2011/02/08/20330317.html

Conscription sélective au Canada

Le 17 mai 1917, le premier ministre Robert Borden annonce « la conscription sélective, c’est-à-dire graduelle. Les hommes seraient répartis en un certain nombre de classes, appelées au fur et à mesure des besoins6. » La nouvelle provoque des manifestations regroupant des milliers de personnes dans les rues de Montréal. Le projet de loi sur le service militaire (Military Service Bill) de 1917 n’en est pas moins adopté à la troisième lecture, le 24 juillet, avec une majorité de 58 voix.

source: http://www.journal.forces.gc.ca/vo7/no4/doc/richard-fra.pdf

17 mai 1917
Lettre de Maurice Drans à sa fiancée Georgette

Avant-hier soir, dans l’encre bleue de la nuit je parcourais sur la terre les signes de croix de l’au-delà…
C’était l’éparpillement macabre du cimetière sans couverture, sans croix, abandonné des hommes les gisements et par des cadavres innombrables, sans sépultures, le charnier à nu dans le grouillement des verts et dans les pluies d’obus qui continuaient.
Plus d’un millier de cadavres se tordaient là, déchiquetés charriés les uns sur les autres…
Je traînais de la nuit vers les lignes, mon fardeau de pièces sur le dos ; je défaillais ; dans ma bouche, dans mes narines ce goût, cette odeur : l’ennemi et le Français sympathisants dans le rictus suprême, dans l’accolade des nudités violées, confondus, mêlés, sur cette plaine de folie hantée, dans ce gouffre traversé de rafales vociférantes.
L’Allemand et le français pourrissant l’un dans l’autre, sans espoir d’être ensevelis jamais par des mains fraternelles ou pieuses. 
Aller les recueillir, c’est ajouter son cadavre dans cette fosse toujours béante, car insatiable est la guerre…
Chaque nuit, nous longeons cette géhenne pétrifiée où s’agitent les spectres, le cœur chaviré, nous bouchant le nez, les lèvres crispées.
Oh ma Georgette, je devrais te parler d’amour, et je te parle de ça !…
Mais le comble, c’est que nous mangeons au retour après minuit, le seul repas par vingt-quatre heures avec la bouche encore pleine des cadavres ; nous mangeons à l’aveuglette sans même un moignon de lumière. Ah ! Ca ne coule guère et c’est froid, figé, pas tentant

source: http://www.journal-essentiel.be/?Paroles-de-poilus

Journal du jeudi 17 mai 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont poursuivi leurs attaques sur la région au nord et au nord-ouest du moulin de Laffaux jusqu’à la voie ferrée de Soissons à Laon. Ma1gré l’importance des effectifs engagés par l’ennemi et la violence des assauts, nos troupes ont infligé un sanglant échec à l’adversaire. Sur quelques points où notre ligne avait momentanément fléchi, nous avons exécuté de brillantes contre-attaques, qui nous ont rendu tout le terrain perdu. Les Allemands ont subi des pertes élevées en essayant d’arrêter notre progression par de nouvelles tentatives qui ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Une centaine de prisonniers valides sont restés entre nos mains, ainsi que de nombreux blessés allemands, qui ont été dirigés sur nos ambulances.
Violente lutte d’artillerie sur tout le front d’attaque. Canonnade dans le secteur de Craonne.
Trois appareils allemands ont été abattus par nos pilotes.
Sur le front de Macédoine, progrès des Anglais et des Serbes. Les Bulgares ont subi de lourdes pertes.
Le cabinet russe s’est reconstitué par l’introduction d’un certain nombre de délégués du comité de Tauride. M. Milioukof a abandonné le ministère des Affaires étrangères.
Les Italiens ont remporté des succès signalés sur l’Isonzo. Ils ont déjà fait 3375 prisonniers, dont 98 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1016/15 mai 1917: Pétain remplace Nivelle

Journal de guerre du mardi 15 mai 1917 à travers Le Miroir

Au cours de la journée, l‘artillerie allemande, violemment contre-battue par la nôtre, a bombardé le front au nord de Braye-en-Laonnois et de Cerny.
Actions d’artillerie assez vives à l’est de Berry-au-Bac et en Champagne, dans la région du Mont-Haut.
Sur les Hauts-de-Meuse,une tentative ennemie sur un de nos petits poste, au bois des Chevaliers, a été aisément repoussée.
Dans les journées des 13 et 14, six avions ennemis ont été abattus. Un autre appareil s’est ecrasé sur le sol à la suite d’un combat. Nos escadrilles de bombardement ont lancé 4000 kilos d’explosif sur les gares et bivouacs en arrière du front allemand.
Les Anglais ont repoussé des raids allemands au nord-est d’Epéhy et au nord d’Ypres. Un certain nombre de prisonniers ont été capturé par eux. Ils ont réalisé une avance dans le village de Roeux. Le butin des armées franco-anglaises du 9 avril au 12 mai se décompose ainsi : 49579 prisonniers, dont 976 officiers, 444 canons lourds et de campagne, 943 mitrailleuses, 386 canons de tranchées.
Le zeppelin L-22 a été détruit en mer du Nord.
M. Goutchkof, ministre de la Guerre russe, et le général Kornilof, commandant la place de Petrograd, ont démissionné. Les généraux Broussilof et Gourko, commandants de groupes d’armée, ont également démissionné.

Pétain remplace Nivelle

Le général Nivelle, qui n’a pas tenu sa promesse d’arrêter les frais au bout de 48 heures, est limogé le 15 mai 1917 et remplacé par le général Pétain, auréolé par ses succès de l’année précédente à Verdun. Il s’en faut de beaucoup que ce changement ramène la discipline dans les rangs et les mutineries se reproduisent en assez grand nombre jusqu’à la fin du printemps.

Le nouveau commandant en chef s’applique en premier lieu à redresser le moral des troupes. Il sanctionne avec modération les faits d’indiscipline collective, limitant à quelques dizaines le nombre d’exécutions.

L’historien Guy Pedroncini chiffre le nombre de condamnations à 3.500 environ et les exécutions effectives à 60 ou 70. Les autres condamnés voient leur peine commuée en travaux forcés (ils échappent du même coup à la guerre !). L’historien Jean-Baptiste Duroselle évalue à 250 le total des mutineries sur le front français au printemps 1917. Elles auraient impliqué un maximum de 2.000 soldats et se seraient soldées par 27 exécutions pour faits d’indiscipline collective.

Les mutineries du printemps 1917 sont passées pratiquement inaperçues des contemporains et n’ont suscité l’intérêt des historiens qu’à partir des années 1930.

source: https://www.herodote.net/16_avril_1917-evenement-19170416.php

Bataille du détroit d’Otrante

15 mai 1917.-Les armées allemandes et austro-hongroises attaquent les forces italiennes, britanniques et françaises à proximité du détroit d’Otrante, situé entre l’île grecque de Corfou et le talon de la péninsule italienne. Les forces de la Triplice visent ainsi à détruire le barrage des alliés, constitué de champs de mines, de patrouilles de chalutiers armés et de forces de surface. Le combat se solde par une victoire de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie sans que cela ait de conséquences notables sur la guerre elle-même.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/15/5/1/a/59521/bataille_du_detroit_d_otrante.shtml

http://milguerres.unblog.fr/la-bataille-du-detroit-dotrante-15-mai-1917/

(Art) Prise du plateau de Californie

Dessin de François Flameng dieu la vie, adieu l’amour, Adieu toutes les femmes C’est bien fini, c’est pour toujours, De cette guerre infâme. C’est à Craonne, sur le plateau Qu’on doit laisser sa peau, Car nous sommes tous condamnés Nous sommes les sacrifiés.

source: https://fr.pinterest.com/pin/704813410403730310/

 

862/journal du 12 décembre 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du mardi 12 décembre 1916 à travers Le Miroir

Luttes d’artillerie violentes dans la région de la Ville-aux-Bois (nord-ouest de Reims) et dans le secteur de Douaumont.
Un coup de main exécuté par nous sur les tranchées adverses au bois Le Prêtre (ouest de Pont-à-Mousson) a donné de bons résultats.
En Macédoine, les attaques des troupes alliées dans le secteur au nord de Monastir ont été gênées par le mauvais temps. Les Germano-Bulgares ont opposé une résistance acharnée. La lutte a été particulièrement vive au nord de la cote 1050 où une hauteur attaquée par les Russes a passé de mains en mains. Vers le village de Vlaklov, nos troupes ont progressé d’environ 800 mètres. Sur le reste du front, la pluie et le brouillard ont suspendu les opérations.
Sur le front belge au nord de Dixmude comme dans la région de Steenstraete, ont eu lieu des bombardements réciproques.
Plusieurs attaques autrichiennes ont été repoussées sur le front italien.
Les Roumains, après avoir subi un échec entre Ploesti et Buzeu, ont rétabli leur front.
M Lloyd George a adressé une lettre à chacun des membres de la Chambre des Communes pour affirmer sa volonté de continuer la guerre jusqu’à une conclusion victorieuse.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre1916.html

La tentative de paix des Empires centraux

Profitant de leurs victoires on Serbie et, plus récemment, en Roumanie, les dirigeants allemands et austro- hongrois (le 22 novembre 1916, l’Empereur François-Joseph était mort et avait été remplacé par son petit-neveu Charles 1er) décidèrent de faire une proposition de paix. Le 12 décembre 1916, une note des quatre alliés proposa à l’Entente d’ « entrer dès. àprésent en négociation de paix », tout on évitant de formuler des propositions précises. La note, écrite sur un ton de victoire, ne pouvait être que rejetée par l’Entente.
Le but était sans doute moins d’aboutir à la paix que de s’attirer la bienveillance de Wilson.

http://clioweb.free.fr/dossiers/14-18/paix-14-18.pdf

Lire aussi: http://www.catholica.presse.fr/2010/02/07/laffaire-sixte-loffre-de-paix-separee-de-charles-ier-dautriche/all/1

Le général Nivelle nomme le général Guillaumat à la tête de l’armée de Verdun

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Le 12 décembre 1916 le général Nivelle nomme le général Guillaumat à la tête de l’armée de Verdun. Le 15 décembre une offensive française est lancée et les objectifs en sont facilement atteints (côte de Poivre, Vacherauville) : en trois jours les Allemands perdent le terrain qu’ils avaient mis cinq mois à conquérir. En quelques jours les Français conquièrent cinq ouvrages fortifiés et font 11300 prisonniers. Pour plusieurs mois Verdun redevient un secteur calme.
– à Vacherauville : vue prise de la côte de Poivre sur les villages de Bras et de Charny, vue prise des premières lignes allemandes enlevées lors de l’offensive du 15 décembre 1916 au sud-est de Vacherauville , les abords du village en ruines, le commandant Thinus et ses officiers, des soldats dans les tranchées de départ de l’offensive au lieu-dit du monument ), le dernier train arrivé, avant l’offensive, au pied de la côte de Poivre ;
– sur le canal de l’Est, les péniches ayant servi au repli des troupes françaises avant l’offensive du 15 décembre, coulées par les bombardements allemands ;
– à Verdun, le général Mangin dans son jardin et dans son bureau , panoramas pris des tours de la cathédrale de Verdun, sur la côte de Poivre, sur Belleville et sur Saint-Michel), une barricade dans une rue de Verdun, les ruines de la ville .

Source: http://www.ecpad.fr/le-fort-de-douaumont-et-ses-environs-apres-loffensive-du-15-decembre-1916/

Carte postale du front

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852/2 décembre 1916: la 3 ème brigade russe sur le front de Champagne

Carnet du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Nomination du général Nivelle à la tête des armées

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(aviation) Naissance de l’escadrille La Fayette

L’escadrille N124 réunit à Luxeuil le 18 avril 1916 des pilotes Américains volontaires pour lutter aux côtés de la France.
Elle prit le 2 décembre 1916 le nom glorieux qu’elle illustra par ses victoires et par ses sacrifices.
Après l’entrée en guerre des États-Unis elle reçut la bannière étoilée le 7 juillet 1917. Ses pilotes rejoignirent pour la plupart les rangs américains le 18 février 1918.
Ses traditions se perpétuent dans l’armée de l’air française et dans l’US Air Force.

http://www.aerosteles.net/stelefr-luxeuil-lafayette

La 3 ème brigade russe sur le front de Champagne

ob_94ee54_img-20150110-0002-768x5102 décembre 1916 : Légère fusillade et quelques tirs de mitrailleuses. Poursuite des travaux d’organisation défensive du bois en T.
3 décembre 1916 : Rafales de mitrailleuses et coups de fusil. Bombes et minen sur les tranchées au sud d’Aubérive et dans le Bois des Guetteurs à 3,5 km d’Aubérive. Lancement de torpilles sur les ouvrages allemands à l’ouest du golfe d’Aubérive.
4 décembre 1916 : Activité d’artillerie faible. Coups de feu. Rafales de mitrailleuses et de fusil-mitrailleur.
5 décembre 1916 : Léger accroissement d’activité de l’artillerie ennemie.
6 décembre 1916 : Tirs habituels de mousqueterie et de mitrailleuses. Légère activité des engins de tranchées. Activité soutenue d’artillerie allemande : 470 obus de tous calibres. Lancement de torpilles sur les tranchées sud du saillant F à 2 km à l’est d’Aubérive. À 0h15, une quarantaine d’allemands se sont approchés du petit poste B.10 (quartier D) qui ont lancé une trentaine de grenades et qui ont été repoussés par les grenadiers russes.
7 décembre 1916 : Tirs habituels de l’infanterie de part et d’autre. Échanges de tirs d’artillerie. Travaux allemands dans la région d’Aubérive où l’on voit des transports de sacs de sable.

http://gueyer.net/index.php/2014/08/05/la-3eme-brigade-russe-sur-le-front-de-champagne-en-19161917/

Journal du samedi 2 décembre 1916 à travers Le Miroir

Sur notre front, activité moyenne d’artillerie et d’engins de tranchées.
Les usines de Thionville et les bivouacs, dans la région de Damvillers ont été bombardés par nos avions.
Action d’artillerie sur le front britannique.
Combats sur le front roumain en Moldavie et jusqu’à la vallée de Buzeu. Bombardement accompagné d’actions d’infanterie à Tabla-Butzi, Bratocea et dans la vallée de la Prahova. Les troupes roumaines qui se retirent de Campolung ont été attaquées : elles se replient par la vallée de Dambovitza vers Miklosani.
Sur le front à l’ouest de Bucarest, lutte dans la région de Cotesci, dans la vallée du Glavacioc et la vallée du Neajlov vers Comana. Les Roumains ont fait plusieurs centaines de prisonniers et capturé 10 mitrailleuses.
En Dobroudja, les Russo-Roumains ont attaqué sur tout le front.
En Transylvanie (région de Kirlibaba), l’offensive russe se développe en même temps qu’une contre-offensive austro-allemande. Nos alliés ont progressé sur un point, mais reculé sur un autre.
De sanglants combats ont eu lieu en Macédoine, sur la Cerna. Les Germano-Bulgares ont reconquis quelques tranchées.
L’artillerie marque une activité croissante sur le front italien.
En présence de l’attitude du cabinet grec, qui se refuse à nous livrer son matériel de guerre, nous avons débarqué de nouveaux contingents de fusiliers au Pirée.

844/Journal du 24 novembre 1916: Nivelle et les régiments indigènes

Carnets du rémois Paul Hess

Des soldats sont occupés à poser à une certaine hauteur et de distance en distance, de larges bandes de toile en travers de la rue Lesage, dans le but évident de gêner ou de masquer la vue de l’ennemi sur la ville. Cela a déjà été fait précédemment à la Haubette ou ailleurs.

Après vingt six mois passés de bombardement, la mesure paraît généralement bien tardive et d’une garantie illusoire; certains vont jusqu’à la trouver ridicule.

 Nivelles et les régiments indigènes

Le 24 novembre 1916 Nivelle souligne la supériorité des régiments mixtes sur les régiments exclusivement « indigènes ». « Elle s’explique par l’émulation, par l’appui moral donné à l’indigène par l’Européen, par la facilité du recrutement des spécialistes, question qui soulève actuellement – en 1916 (NDLR) – de grosses difficultés dans les régiments de tirailleurs ». Nivelle suggère ainsi de composer ces régiments de deux bataillons de tirailleurs et d’un bataillon de zouaves ou de coloniaux (marsouins). Nivelle juge par ailleurs que les « soldats noirs » peuvent se montrer excellents et « augmenter la valeur offensive des unités » à condition qu’ils soient mélangés par compagnies avec des blancs.

http://www.upba.fr/UPBA_Decolonisation/Les%20coloniaux.pdf

Sambreville (Belgique) 729 civils déportés en Allemagne

24 novembre 1916. Ce jour-là, sept cent vingt-neuf civils, rassemblés dans la cour de l’ancienne Maison du Peuple d’Auvelais, ont pris le départ vers les camps de déportés en Allemagne. Pour beaucoup, ce sera un aller sans retour. La majeure partie, soit cent nonante-six personnes, venait d’Auvelais. Mais tous les autres villages des alentours ont aussi payé leur tribut : Velaine, Onoz, Moustier, Moignelée ou encore Balâtre ont vu certains de leurs habitants embarquer vers l’horreur.

source: http://www.lavenir.net/cnt/dmf20111123_00082046

Exposition d’œuvres d’art mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemi

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Petit Palais, le musée des Atrocités allemandes : la salle réservée à la cathédrale de Reims. Photographie de presse/Agence Meurisse.

L’Exposition d’œuvres d’art mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemiorganisée au Petit Palais du 24  novembre 1916 à décembre 1917 appartient pleinement à la culture de guerre. Elle positionne le patrimoine comme le témoin et la victime des atrocités allemandes, dans une lecture résolument patriotique. L’idéal de la paix y est inexistant, au profit de celui de la victoire et de la revanche. Les objets et chefs-d’œuvre présentés (en provenance de villes emblématiques comme Reims, Soissons, Arras…) sont assimilés à des êtres humains et magnifiés en victimes réelles. Ruines et vestiges d’un genre nouveau, ils sont le symbole d’une culture antique survivante.

Journal du vendredi 24 novembre 1916 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie intermittente sur la plus grande partie du front, plus vive dans la région de Vaux-Douaumont. L’artillerie ennemie a montré une vive activité sur toute l’étendue du nouveau front britannique de part et d’autre de l’Ancre, ainsi que vers Hébuterne. Les Roumains annoncent qu’ils ont reculé à l’est de Craiova. La lutte continue toujours dans la région d’Orsova. Bucarest a été de nouveau bombardé par avions. Canonnade sur le Carso.

Les Allemands ont torpillé un navire-hôpital anglais de 48.000 tonnes, le Britannic, dans un détroit de la mer Egée. Il y a 50 victimes. Plusieurs appareils de l’aviation britannique sont allés lancer 34 bombes sur les torpilleurs avancés près du môle de Zeebrugge et sur les hangars des hydravions. Un hangar et un torpilleur paraissent avoir été atteints. Tous les appareils sont rentrés.

L’amiral Dartige du Fournet ayant enjoint, aux ministres d’Allemagne, d’Autriche, de Turquie et de Bulgarie, de quitter Athènes, ces diplomates se sont embarqués à bord d’un vapeur hellène pour Cavala. Ainsi cessera un espionnage qui nous était préjudiciable.

Les troupes franco-serbes ont progressé au nord de Monastir, enlevant deux villages et faisant 300 prisonniers.

l’éphéméride complet sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre16.html