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1196/11 novembre 1917: les Américains préparent la bataille de Cambrai

Les Américains préparent la bataille de Cambrai

Lorsque le plan de la bataille de Cambrai fut arrêté, l’activité redoubla. Il incombait en effet au 11e Génie américain de construire un tronçon de ligne nouvelle entre Heudicourt et la ferme de La Vaucelette. Cette construction reliait la ligne de « Vélu-Bertincourt » à la ligne des Chemins de Fer du Nord (Cambrai-Paris par Chaulnes). Le travail s’effectuait en grande partie la nuit, les déblais du sous-sol crayeux étant transportés à plusieurs centaines de mètres pour ne pas éveiller l’attention des avions d’observation allemands, compte tenu de la proximité de la ligne de front. Un quai de déchargement fut même construit en pleine campagne pour acheminer les 84 tanks des bataillons C et F. Le 28 novembre, ils croyaient en avoir fini avec leur peine quand ils parvenaient à raccorder la ligne reconstruite à l’ancienne ligne abandonnée intacte, dans la précipitation, par les Allemands entre Villers-Plouich et Marcoing.

30 NOVEMBRE 1917 : Sous l’impulsion de Ludendorf, pour la première fois depuis Ypres en 1915, les Allemands prennent l’initiative de l’offensive.
Les groupes Caudry (XIIIe Corps) et Busigny (XXIIIe Corps de Réserve) ont pour objectif de couper le saillant formé par l’attaque victorieuse conduite par les tanks.
En face les troupes britanniques du IIIe Corps sont fatiguées. Elles n’ont pas été relevées depuis le début de l’offensive, le 20 novembre!
Les hommes du 11e Génie américain ont quitté leur camp de Sorel comme chaque matin vers 6h30. Le capitaine Hulsart, qui les commande suivant la suggestion des Canadiens du 4e Canadian Railxay, ordonne à ses hommes de laisser leur fusil au camp. En effet le vacarme de la
bataille s’est éloigné vers Bourlon. La contre-attaque allemande aussi puissante que soudaine va s’abattre sur une troupe sans armes qui travaille de part et d’autre de la gare de Gouzeaucourt.
Sous le feu de l’artillerie les officiers américains organisent le repli de leurs troupes et font preuve d’un courage extraordinaire.
Arrivés au camp, on contemple l’étendue des pertes : 13 hommes ont été blessés, 17 manquent à l’appel dont 11 prisonniers ; 6 hommes ont donc donné leur vie; Le 18 décembre un aumônier britannique retrouve les corps de Michael Dina et Harold Andrews et les ensevelit. (Harold
Andrews à la demande de sa famille repose aujourd’hui au cimetière de Portland dans le Maine – U.S.A.). La tombe de Michael Dina a disparu lors de combats ultérieurs.
Les corps de Solomon Golwater, Luke Lovely, Michael Dina, Dalton Ranlet et Alphonsus McGrath dorment à tout jamais dans notre terre du Cambrésis sans avoir été retrouvés. C’est seulement en 1955 que le corps de Dalton Ranlet fut retrouvé lors de la construction d’immeubles Avenue du Général de Gaulle, son corps est maintenant enterré au cimetière de Bony.

source: https://www.tourisme-cambresis.fr/inauguration-memorial-11th-engeneer-usa.html

Journal du dimanche 11 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front au nord-ouest de Reims, des tentatives ennemies ont échoué sur nos tranchées et nos petits postes, dans les secteurs de Loivre, de Courcy et du Godat.
Nous avons réussi, à l’est de la Neuville, à pénétrer dans une tranchée allemande dont nous avons détruit les abris.
Sur la rive droite de la Meuse, lutte d’artillerie assez vive sur le front du bois Le Chaume. On y signale des engagements qui nous ont permis de faire des prisonniers.
Dans les Vosges et en Alsace, au cours d’une incursion dans les lignes ennemies au nord-ouest de Senones et à l’est de Seppois, nous avons infligé des pertes sensibles aux Allemands.
Les troupes anglaises ont attaqué les positions allemandes au nord et au nord-ouest de Passchendaele. Un très bon progrès a été réalisé.
Les Italiens ont repoussé une tentative ennemie dans la vallée de l’Edre. Dans la plaine, leurs arrières-gardes s’étant libérées de la poussée de l’ennemi en combattant, sont passées sur la rive droite de la Piave.
En Judée, les troupes britanniques se sont avancées jusqu’au nord d’Askalon. On estime les pertes turques à 10000 hommes, non compris les prisonniers.
Les Allemands se sont emparés de l’archipel d’Aland, à l’entrée du golfe de Bothnie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

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L’Inde va récupérer les restes de deux soldats tués en France en 14-18

Des représentants de l’armée indienne vont se rendre en France en novembre pour identifier et rapporter dans leur pays les restes de deux soldats indiens tués il y a un siècle durant la Première guerre mondiale, a annoncé samedi un responsable militaire.

Les restes de deux soldats des Garhwal Rifles, non identifiés mais portant les insignes de ce régiment, à l’époque intégré à l’Armée britannique des Indes, ont été découverts en septembre 2016 dans un champ près de la commune de Laventie, dans le nord de la France, à environ 70 kilomètres de Dunkerque.

Les restes d’un soldat britannique et d’un allemand ont aussi été retrouvés sur les lieux lors d’un chantier des autorités locales.

La France a informé l’Inde de cette découverte et Delhi a décidé d’envoyer un groupe de quatre émissaires, y compris un général appartenant au même régiment, pour identifier les soldats et récupérer leurs restes.

« Différents accessoires, y compris des insignes de régiment, ont été découverts. Nous ferons de notre mieux pour les identifier, bien que cela s’annonce difficile », a expliqué le colonel Ritesh Roy, des Garhwal Rifles.

Ce régiment, portant le nom de la région himalayenne de Garhwal, a été créé en 1887 dans le cadre de l’Armée du Bengale, avant d’être incorporé à l’Armée britannique des Indes. Il fait toujours partie de l’armée indienne.

Les Garhwal Rifles ont été engagés dans les deux Guerres mondiales, alors que la Grande-Bretagne était la puissance coloniale. Ils ont perdu près de 700 soldats durant la première guerre (1914-18) et 350 durant la seconde (1939-45).

Deux de ses soldats ont été décorés de la Victoria Cross, la plus haute distinction pour acte de bravoure au Royaume-Uni et dans le Commonwealth, pour leur courage durant la Première Guerre mondiale.

Plus d’un million de soldats du sous-continent indien ont servi dans les forces alliées durant la guerre de 14-18, dont près de 70.000 ont été tués. 2,5 millions de soldats indiens ont participé à la Seconde Guerre mondiale.

source: AFP Le Point http://www.lepoint.fr/monde/l-inde-va-recuperer-les-restes-de-deux-soldats-tues-en-france-pendant-la-guerre-de-14-18–28-10-2017-2168195_24.php#

1170/16 octobre 1917: Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Bombardement à Nancy: plus de 30 morts

Certains bombardements seront particulièrement meurtriers, comme celui du 16 octobre 1917 qui fera plus de 30 morts, d’autres vont atteindre des édifices chers au coeur des nancéiens comme l’église Saint-Epvre.

source: http://www.kiosque-lorrain.fr/exhibits/show/nancy-bombardee/la-ville-sous-les-obus

Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Alfred Amédé Canonne est né à 9 heures du matin, le 15 mai 1856, à Honnechy.
Cultivateur, il était marié à Henriette Lemaire, elle aussi cultivatrice.
Tous deux étaient domiciliés à Ors, rue de Landrecies.
Alfred était le fils de Jean-Baptiste Canonne, tisseur et d’Adélaïde Lemaire, ménagère.
Ses parents avaient tous deux 32 ans, lorsqu’il est né : fort probablement au hameau « Les Moulins », à Honnechy, où ils résidaient (ici).
A 7 heures 15 du matin, le 16 octobre 1917, âgé de 61 ans, il est fusillé au lieu-dit « Le Roleur », à Valenciennes.
Les faits*…
Alfred Canonne, qui habitait au bout du Vieux Chemin du Cateau, près de la voie ferrée, avait été obligé de déménager, dans une petite ferme située en face de la Chapelle Saint-Roch.
Dans le virage, se trouvait un autre ferme, celle de Léon Stoclet.
A cette époque, les troupes anglaises parachutaient de petites boîtes contenant chacune un pigeon…
Dans les cages se trouvaient également un questionnaire relatif au passage des troupes allemandes, aux emplacements de l’artillerie, etc.
Il était demandé d’indiquer le lieu de départ du pigeon ; les initiales de l’auteur et les renseignements permettant aux Anglais de récompenser correctement l’informateur, une fois la guerre terminée…
La suite sur

 

Le journal de la Huronne du 16 octobre 1917

Ainsi, les faits que l’on colportait depuis quatre jours sont véridiques : Briand a tenté de faire la paix, il a échoué…

Lui-même a dévoilé sa tentative et son échec dans les couloirs, après la séance du 12. La Chambre en a discuté aujourd’hui même, en comité secret. Voici ce qu’on raconte :

Deux personnalités belges, successivement, lui représentèrent que sa situation actuelle et son passé le désignaient pour faire la paix. Elles lui en firent connaître les conditions possibles. Le Kaiser craignait la Révolution. Il était prêt à évacuer les pays envahis, à ouvrir la discussion sur l’Alsace-Lorraine ; il reconnaissait le principe des réparations et demandait la liberté économique absolue. Briand se renseigna sur ces émissaires près du roi des Belges et de M. de Broqueville. La réponse fut très favorable. Troublé, il poussa plus avant, correspondit avec Lausanne. Il paraît même que les Affaires Étrangères ayant surpris le chiffre des dépêches, les suivaient avec curiosité. Les offres se précisèrent. M. Briand pourrait rencontrer à Lausanne Michaelis, ou Bethmann-Holweg, ou M. de Bulow, ou même un personnage plus haut placé : sans doute un membre de la famille impériale. Il prit grand soin de stipuler qu’il ne s’agissait pas d’une paix séparée, que le pacte de Londres serait respecté. On lui répondit affirmativement, sous la réserve de traiter de gré à gré avec les Russes. Ainsi prémuni, il fut conduit à se confier au Ministre des Affaires Étrangères, Ribot, qui l’engagea à rédiger une note anonyme. Briand préféra écrire une lettre, qu’on dit fort belle, où des vues d’ensemble précèdent l’exposé des pourparlers et la proposition de les poursuivre personnellement en pays neutre, avec l’assentiment du pouvoir. Cette lettre est du 20 septembre dernier.

Malheureusement, le ministre Ribot, en communiquant aux Alliés un bref résumé de l’affaire, omit de nommer Briand et de spécifier que le pacte de Londres serait respecté… Dès lors, l’échec était inévitable.

Les partisans de Ribot assurent que cette tentative n’était qu’un piège grossier, que les Allemands eussent dénoncé les pourparlers, désavoué leur représentant en cours de route, et discrédité ainsi la France aux yeux de ses alliés.

Briand déclare qu’il n’aurait rien divulgué de cette histoire si Ribot, dans son discours du 12 octobre, n’avait pas fait allusion à une « offre louche » et si Clemenceau, sans doute averti de ces pourparlers, n’avait pas dénoncé dans son journal une « paix ignominieuse ».

Une fois de plus, le parti de la guerre l’emporte…

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

1091/29 juillet 1917

Halluin( Nord)  bombardé

source: https://www.alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1188:guerre-1418-halluin-bombarde&catid=11&Itemid=219&lang=en

 

Arrivée d’hydravions supplémentaires à Camaret

Par le programme d’armement du 29 juillet 1917, Camaret passait à 16 hydravions, puis au mois de février 1918 à 24 hydravions, et enfin en juin 1918 à 32 hydravions, ce qui en faisait un des plus importants de la Marine française.

source: http://www.bretagne-aviation.fr/Steles/CAM_Camaret_1918.htm

Carnet du dimanche 29 juillet 1917 à travers le Miroir

L’artillerie s’est montrée très active de part et d’autre sur le front Cerny-ferme d’Hurtebise : aucune action d’infanterie.
En Champagne, dans la région des Monts, au sud et à l’ouest de Moronvilliers, les Allemands, après un bombardement intense, ont exécuté cinq attaques successives qui toutes ont échoué sous nos feux.
A l’est d’Auberive, après une préparation d’artillerie forte et violente, plusieurs groupes ennemis, commandés par un officier, ont effectué un coup de main. L’ennemi a subi de fortes pertes; l’officier a été tué.
Un coup de main allemand a échoué à l’Hartmannswillerkopf.
Les Anglais ont fait une opération de détail à la Basse-Bulle, près de Warneton, mais ils ont dû regagner leurs tranchées.
Sur le front italien, combat de patrouilles dans le val Cordevole et sur le Haut-Boite.
Canonnade dans les Alpes Juliennes. Les Russes ont repoussé l’ennemi au sud-est de Tarnopol et dans la région de Tudorf.
Leur cavalerie a engagé une série de combats formidables daus la région de Kovosmatine-Konsnova (sud-ouest de Monastésiska).
Les forces russo-roumaines ont attaqué les positions austro-allemandes entre les vallées de Casin et de Putna, et pénétré dans ce front sur une étendue de 21 kilomètres et une profondeur de 3. Elles ont capturé 1000 hommes et 43 canons.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1085/23 juillet 1917:des civils gazés à Armentières

Lettre d’Albin Castanié à Jane

23 juillet 1917.-

Ma chère Jane.

Il ne faudra pas m’en vouloir si de deux jours je ne t’ai pas écrit, il y a eu chez moi un peu de laisser-aller. J’aurais pu t’écrire je le reconnais.

Nous arrivons à l’instant de passer une revue devant le général Gouraud. Toute la division y assistait. Tout s’est bien passé et je suis content d’avoir vu pour la 1ère fois ce glorieux soldat (NB: Le général Gouraud a été gravement blessé en avril 1915 dans les Dardanelles, il est amputé d’un bras. Noter les propos d’un soldat envers un général.). Il nous a fait, paraît-il, un superbe discours, je te dirai quant à moi que je n’ai pas entendu une seule des paroles qu’il a prononcées (NB: il n’y avait pas de micro!) .

Toujours en bonne santé et je t’aime beaucoup. Comment allez vous vous-même. Je n’ai rien reçu aujourd’hui si ce n’est qu’une lettre de Louis B…….

Ne m’attends pas encore, les permissions sont suspendues jusqu’au jour où nous serons installés à notre nouvelle et prochaine position.

Bonjour à tous. Mille gros baisers de ton chéri.

Albin.

source: http://www.famille-castanie.net/histoires-famille/correspondance-albin-revel/lundi-23-juillet-1917

Armentières, la première ville où l’on a lourdement gazé des civils en 1917

(voir aussi journée du 22 juillet 1917)

Sur cette image d’époque, on aperçoit les stocks d’obus dans les jardins armentiérois.

Difficile de savoir combien de victimes civiles a fait le bombardement de l’été 1917 : on parle de soixante-trois décès par obus et de soixante par exposition à des gaz. « Mais mille sept cents personnes touchées ont été évacuées, on ne sait pas combien sont mortes  », explique Hans Landler. On sait que parmi les personnes atteintes, il y avait Marie Lecocq, Mademoiselle from Armentières, qui victime de ce gaz, recevra une carte de mutilé de guerre.

Hans Landler évoque des scènes terribles : un hôpital à ciel ouvert, avec huit à neuf cents personnes avec des problèmes de vue qui se tiennent les unes aux autres. Il montre des documents d’époque qui attestent de l’ampleur de cette catastrophe civile. «  Les Allemands ont fait à Armentières l’expérience d’un bombardement massif, avec des dosages différents, une sorte de centre d’essai, avec des conséquences redoutables  », raconte-t-il.

Des analyses dans les labos du lycée

À Armentières, on déversera en quelques jours toutes sortes d’obus à gaz, dont le redoutable ypérite, ou gaz moutarde (à cause de sa couleur jaunâtre), qui provoque des irritations, des brûlures et atteint le système pulmonaire. S’il s’appelle ypérite, c’est qu’il a été utilisé pour la première fois par les Allemands dans la nuit du 11 au 12 avril 1917 à Ypres. Et si l’on connaît les différents dosages envoyés par l’ennemi, c’est que l’École nationale professionnelle, qui deviendra le lycée Eiffel, a mis à disposition ses laboratoires et ses personnels pour en analyser les substances. Ce qui lui vaudra deux distinctions, la première par le Commonwealth en 1925, la seconde par l’État français, avec la remise de la Légion d’honneur, fait rare pour un établissement scolaire !

La suite sur le site de la Voix du Nord: http://www.lavoixdunord.fr/region/armentieres-la-premiere-ville-ou-l-on-a-lourdement-ia11b49726n3664186

Carnet du lundi 23 juillet 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, canonnade au nord de Braye-en-Laonnois, dans les secteurs de Cerny, de Hurtebise et de Craonne. Des bombardements très violents ont été suivis, en de nombreux points, d’attaques ou de tentatives d’attaques. Partout nos feux, dirigés avec précision et la vigilance de nos troupes ont fait échouer le projet de l’ennemi. Au nord de Braye, nous avons rejeté après une courte lutte, quelques fractions qui avaient pris pied dans notre ligne.
Au sud-est de Cerny, l’attaque ennemie, menée en force, a donné lieu a un violent combat. Les Allemands, à deux reprises, ont pénétré dans notre tranchée avancée sur un front de 250 mètres, mais, par deux fois, une vigoureuse contre-attaque les en a chassés entièrement.
Au sud-ouest de Cerny, une tentative allemande a également échoué malgré l’emploi de lance-flammes. Au nord d’Ailles, nos grenadiers ont brisé net deux attaques successives.
Les Anglais ont réussi un coup de main au nord de Roeux : des raids au sud-ouest de la Bassée et au sud d’Armentières. Ils ont repoussé une tentative ennemie au nord du bois d’Havrincourt, une autre près d’Armentières.
Les Russes ont reculé au sud de Dwinsk.
Les Roumains, à l’embouchure de Rymnik, ont brisé une offensive.
M. Kerensky a remplacé le prince Lvof à la présidence du conseil à Petrograd.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1083/21 juillet 1917: L’utilisation des gaz à Armentières (Nord)

L’utilisation des gaz à Armentières (Nord)

Dans la nuit du 20 au 21 juillet 1917, c’est une attaque au sulfure d’éthyle dichloré qui frappe la ville d’Armentières et tue 86 personnes, en blessant près de 700 autres. Si les militaires français évitent de déclencher des attaques chimiques dans les endroits encore occupés par la population, les Britanniques et les Allemands ne prennent pas ces précautions. Les populations pouvant être touchées par des nuages dérivants (Pont-à-Mousson, Armentières, Reims) sont donc soumises à une discipline draconienne, chaque habitant étant équipé d’un masque respiratoire et devant respecter les directives affichées dans les rues en cas d’attaque. Des exercices de sensibilisation obligatoires sont également organisés et des pièces aménagées dans les immeubles pour servir de refuge. Malgré tout, on dénombre 5 000 victimes civils, mais les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet comme Olivier Lepick estiment que le bilan réel s’avère probablement beaucoup plus élevé.

source: https://buclermont.hypotheses.org/1846

Les forêts doivent être protégées de l’impôt

La création de l’impôt sur les jardins parisiens les a fait disparaitre. Ne laissez pas se reproduire le même effet sur les forêts françaises supplie Le Figaro du 22 juillet 1917.

«“L’excès en tout est un défaut”, dit une vieille chanson. Nos députés sont en train de nous en donner une preuve.

L’article 22 de la loi votée par eux le 21 juillet 1917 établissant l’impôt sur le revenu porte que “les parcs, jardins, avenues, pièces d’eau et tous les terrains réservés au pur agrément, ou spécialement aménagés en vue de la chasse sont assujettis à l’impôt sur les bénéfices de l’exploitation agricole, à raison d’un revenu déterminé suivant le mode indiqué dans le paragraphe de l’article 17. L’impôt est calculé sur la totalité de ce revenu sans déduction ni atténuation d’aucune sorte” […].

Qu’on se rappelle ce qui s’est passé il y a quelques années, quand la Ville de Paris a voulu frapper d’un impôt somptuaire les parcs et jardins. Ils ont presque tous disparu pour faire place aux traditionnelles “maisons de rapport” et aujourd’hui on se plaint que Paris manque d’espaces libres et par suite d’air respirable.

Et l’impôt n’a presque rien produit.

la suite sur :http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/21/26002-20140721ARTFIG00085-21-juillet-1917-les-forets-doivent-etre-protegees-de-l-impot.php

Carnet du samedi 21 juillet 1917 à travers Le Miroir

Canonnade active entre Somme et Aisne.
Au sud de Saint-Quentin, l’ennemi a tenté sur le mamelon de Moulin-sous-Touvent une nouvelle attaque qui a complètement échoué. Après un bombardement d’une extrême violence, qui a duré toute la matinée, les Allemands ont attaqué nos positions depuis le nord-est de Craonne jusqu’à l’est d’Hurtebise. L’ennemi a fait donner la 5eme division de la garde, qui s’est engagée en vagues épaisses. L’attaque a complètement échoué aux deux ailes. Au centre seulement, elle a pu atteindre quelques éléments de notre tranchée de première ligne où nos contre-attaques l’ont arrêtée avec de lourdes pertes.
Les Allemands ont prolongé leur bombardement au sud de Corbeny et vers Cerny : ils n’ont pu déboucher.
Les Anglais ont réoccupé une ligne d’avant-postes qu’ils avaient abandonnée plusieurs jours auparavant, à l’est de Monchy-le-Preux. Ils ont repoussé des partis ennemis à l’est de Cherisy, et réussi des coups de main au nord et à l’est d’Ypres. Ils ont capturé quelques Allemands près d’Oostaverne.
Les Russes ont fait prisonnier 8 officiers et 220 soldats près de Novitsa; ils ont pris en outre 35 mitrailleuses.
Les Italiens ont brisé une forte offensive autrichienne à l’est de Versio; violentes canonnades sur le front des Alpes juliennes. Un avion ennemi a été abattu près d’Asiago.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

999/28 avril 1917: modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

La bataille d’Arleux (Nord)

PHOTO:prisonniers allemands évacuant un blessé canadien pendanr la bataille d’Arleux

Le mot « Arleux » est une inscription au drapeau pour fait d’armes accordée aux unités canadiennes qui participèrent à la prise de cette ville en avril 1917, lors des batailles du front ouest, pendant la première guerre mondiale.

Alors que les  Canadiens avaient connu un succès certain dans la prise de la crête de Vimy, les formations britanniques avaient plutôt pataugé alors que la bataille d’Arras faisait rage. Une des positions qui causa le plus de difficultés aux Britanniques fut la boucle d’Arleux, dans le village d’Arleux-en-Gohelle, qui se trouvait au bout d’un petit saillant pointant  dans la ligne Hindenburg à Quéant (à quinze kms au sud-est d’Arras).

Le matin du 28 avril, le général  britannique Douglas Haig lança une offensive préliminaire en vue d’éliminer la boucle d’Arleux, et réduire dans la foulée les deux enclaves formées le 23 avril par des avancées au nord et au sud de la Scarpe. Trois divisions de la Troisième Armée  lancèrent l’assaut sur la rivière. La 2ème division britannique ( Première Armée) attaqua Oppy, de l’autre coté et sur sa gauche, la 1ère division  canadienne prit d’assaut la boucle d’Arleux. Les 4 kms de front étaient tenus (de l’autre coté) par 4 divisions allemandes, dont la 111ème division d’infanterie faisant face aux Canadiens.

Etat des lieux: L’assaut canadien sur la boucle d’Arleux fut, selon les mots de l’Historique Officiel Britannique, le seul résultat tangible de toute l’opération. La seconde brigade, avec l’appui de la 1ère brigade et avec un bataillon de la 2ème division canadienne sous son commandement, envoya des patrouilles dès le 27 avril, trouvant des lignes de barbelés intactes et un nombre inhabituellement élevé de mitrailleuses apostées, avec une  ligne de renfort ( ennemie ) en construction derrière la boucle.
Défendant la boucle d’Arleux, il y avait le 73ème régiment de Fusiliers de la 111ème division.
Les récentes opérations avaient mis en évidence une tactique allemande, consistant à mener une contre-attaque vigoureuse très peu de temps après l’arrivée des troupes d’assaut (alliées) sur l’objectif. Des barrages d’artillerie furent alors réglés pour coïncider avec ces contre-attaques, et la 1ère brigade d’infanterie canadienne, qui était en réserve,  reçut l’ordre de reconnaître les moyens d’approche couverts pour les  renforts. Des patrouilles spéciales du 16éme escadron du Royal Flying Corps furent envoyées pour repérer des signes de mouvements de l’ennemi.
Le 28 avril, à 4h25 du matin, trois bataillons montèrent à l’assaut sur un front de trois kms. Le 8ème bataillon à droite, le 10ème au centre et le 5ème sur la gauche…

La suite sur http://artois1418.skyrock.com/3144839784-BATAILLE-D-ARLEUX-28-ET-29-AVRIL-1917-traduction-jean-marie.html

Modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

Pour en savoir plus : La mission du maréchal Joffre aux États-Unis (avril-mai 1917) par Pierre Lesouef : http://www.institut-strategie.fr/ihcc_eu1gm_Lesouef.html

Les habitants d’Hénin évacués

source: https://books.google.fr/books?id=PTKCAwAAQBAJ&pg=PP101&lpg=PP101&dq=28+avril+1917&source=bl&ots=IjnuVNd_-p&sig=gEqFMDLYTfs_EQzn7dntPXEq1VA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjZ0drhpeLSAhUC1BoKHXZSACA4FBDoAQgdMAE#v=onepage&q=28%20avril%201917&f=false

(Aviation) L’avion du Le lieutenant Harry Mason abattu

« Nos âmes sont immortelles et si mon corps devait trouver la mort là-bas, mon amie, s’il te plaît n’oublie pas que mon âme toujours vivante t’accompagnera, et que je souhaite et prie que tu trouves le bonheur… Tu peux te réjouir de savoir que je n’étais pas apeuré et que, jusqu’à la toute fin, je n’ai aimé que toi. »

Le lieutenant Harry Mason est mort au combat le 28 avril 1917. Son avion a été abattu dans le ciel d’Arras, en France. Son pilote et lui ont été tués sur le coup. –

http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/ww1/end-of-harrys-war.aspx#sthash.6iPAuC8j.dpuf

Journal du samedi 28 avril à travers Le Miroir

Activité marquée des deux artilleries dans la région au nord-ouest de Reims et en Champagne.
Aucune action d’infanterie.
Au cours de la journée du 26, 3 avions allemands ont été abattus par nos pilotes, 6 autres appareils ennemis sérieusement endommagés, ont été contraints d’atterir ou sont tombés dans leurs lignes. Dans la nuit du 26 au 27 avril, un de nos groupes de bombardement a lancé de nombreux projectiles sur les gares et bivouacs dans la région de Ribemont-Crecy-sur-Serre (Aisne).
Sur le front britannique, l’ennemi a tenté sans succès une petite attaque dans les environs de Fayet, au nord-ouest de Saint-Quentin. Après un combat acharné, ses troupes ont été rejetées avec des pertes. L’ennemi a laissé un certain nombre de prisonniers entre les mains de nos alliés. Les soldats britanniques se sont emparés des carrières qui se trouvent aux lisières est d’Hargicourt, où l’ennemi a abandonné des fusils et du matèriel d’équipement.
Une attaque de destroyers allemands a été mise en échec devant Ramsgate.

Le journal de Jean Bousquet (en Meurthe et Moselle)

Bois du Raon 28 avril 1917 – Le déjeuner des mitrailleurs sous bois.

 

Nous occupons tour à tour les secteurs de Mazerulles et des environs durant fin avril et la première partie du mois de Mai.

Les sous-bois sont des plus jolis, les cabanes faites par les poilus les annéesprécédentes ne servent plus mais avec la brume du matin sont à photographier pour en garder le souvenir. Dans ce bois il n’est pas rare de rencontrer par place des tombes de français ou de boche, il y amême des tranchées faites hâtivement en 1914 qui servent de tombes à des groupes de soldats tués  lors de la bataille de septembre. du côté de notre butte de tir où nous allons faire nos exercices à la mitrailleuse, il y avait des tombes de boches. d’un autre côté près d’une guitoune il y avait une tombe de trois bavarois avec un petit entourage bien précaire. Il est certain que tout cela n’existe plus maintenant.

La compagnie de mitrailleuse partait des journées entières au moins, au bois du Raon où du reste, les restes du bataillon allait pour faire des corvées de toutes sortes, peut-être même aussi faire des coupes de bois. Les poilus déjeunaient sur place. Le 28 avril je prends une photo des mitrailleuse à l’heure du repas.

Nous quittons ce secteur pour cantonner quelques heures à Serres où les cuisines roulantes nous servent un repas chaud et de là nous filons sur l’Est pour aller prendre les lignes dans le secteur de Bathelemont.

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Le parcours de chars français

28 avril 1917
6 heures, embarquement à Mourmelon le Petit à l’Arsenal.

29 avril 1917
A 4 heures, arrivée et débarquement du Groupe en gare de Soissons. Le Groupe se rend à Crouy par la route et y cantonne.

30 avril 1917
Ce jour et les jours suivants, les officiers du groupe font des reconnaissances dans le secteur Moulin de Laffaux.
Le Groupement est chargé d’appuyer l’attaque de la 158e D.I., de la D.I. provisoire Brécard composée des 4e, 9e et 11eCuirassiers à pied et de la droite du 1er C.A.C. opérant une attaque à objectif limité sur le saillant de Laffaux. Le 32eGroupe St Chamond opère avec la 156e D.I. à droite. Le 1er Groupe Schneider avec la D.I. provisoire Brécard à gauche. Le 10e Groupe doit rester en réserve à Crouy.
Quelques appareils St Chamond n’ayant pu rejoindre leurs postes de départ, une batterie est prélevée sur le 10e Groupe, la 4e batterie commandée par le Sous-lieutenant de la Chapelle.

4 mai 1917
A 3 heures, la batterie de la Chapelle quitte le cantonnement pour se rendre au poste de départ aux Golets 301.191 du P.D. Wailly.
Arrivée au poste de départ à 20h30.

5 mai 1917
A 12h30, la batterie ayant reçu l’ordre d’attaquer et de neutraliser la tranchée de la Rade pour y amener l’infanterie du 329e R.I., se porte en avant. La tranchée est atteinte par certains des chars, mais ils se replient l’infanterie n’ayant pas suivi. Trois chars reviennent au poste d’attente, le 4e, celui du Sous-lieutenant de Masin reste en panne dans un trou d’obus à quelques mètres au Sud de la tranchée de la Rade.
Le Maréchal des Logis Armand de Pracontal, blessé dans le char pendant l’action, meurt pendant qu’on cherche à le transporter au poste de secours, tué par un éclat d’obus.
Le 2e canonnier François Errard est blessé grièvement à la cuisse. Le Sous-lieutenant de Masin reste avec ses hommes et ses blessés auprès du char. A la nuit il fait partir les hommes valides et rentre lui-même la nuit rapportant le corps de Pracontal et le canonnier Errard blessé (qui décèdera à l’hôpital).
Le Sous-lieutenant Drouin, chef de char, est blessé de deux balles au cours de l’action. Le Maréchal des Logis Roger Fontaine est également blessé par projections de métal, de même que les canonniers Marc Battini, Julien Manentaz et Francis Burtin. Le canonnier Narcisse Leduc est blessé à la main par une balle.
Les trois chars de la batterie engagée rentrent à Crouy à trois heures. Le Lieutenant de Masin et le Maréchal des Logis Gerber qui avaient procédé à l’inhumation du Maréchal des Logis de Pracontal rentrent à 9 heures.
Le Sous-lieutenant Drouin amputé du bras gauche reçoit la Légion d’Honneur. Le Maréchal des Logis de Pracontal reçoit la Médaille Militaire de même que le canonnier Errard.

9 mai 1917
Le Groupe quitte Crouy par la route et se rend à Soissons (nouvelles casernes). Il y séjourne jusqu’au 12 mai.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2397-1917-18-as10-jmo