Archives du mot-clé nord

1218/3 décembre 1917: en Belgique, Polderhoek Chateau (disparu)

Soldats américains à Paris

79299-22

20 place Vendôme. Club Canadien. Salon avec des soldats américains. Paris (Ier arr.). Plaque de verre. Photographie de Charles Lansiaux (1855-1939), 3 décembre 1917. Département Histoire de l’Architecture et Archéologie de Paris.

© Charles Lansiaux / DHAAP / Roger-Viollet

En Belgique, Polderhoek Chateau (disparu)

parcNous avons peine à l’imaginer mais, pendant la guerre, un magni que parc s’étendait dans la vallée devant nous. Situé autour du château Polderhoek, aux allures méridionales, il était même un des plus beaux de la région. Ce n’est pas sans raison si la population locale parlait du « château des eurs ». Le parc fut aménagé à partir de 1850 et s’étendait sur une super cie de 30 hectares. En 1914, le front s’immobilisa dans cette rue. À partir de là, le parc Polderhoek se trouva en zone allemande. Le 4 octobre 1917, les troupes britanniques réussirent à s’emparer de la partie nord-est du parc. Elles n’allèrent pas plus loin et l’o ensive fut arrêtée sur la crête de la colline. Tout le terrain fut ravagé par les bombardements et le ruisseau Reutelbeek, qui traversait le parc, se transforma en un vaste marécage. Le 3 décembre 1917, le parc subit une nouvelle attaque, menée par les troupes néo-zélandaises. L’opération échoua. Les hommes furent pris pour cible par leur propre artillerie, dont les canons s’étaient a aissés dans la boue. Un vent violent anéantit l’action du rideau de fumée protecteur. Le recours à des troupes sans entraînement contribua également à l’échec de l’opération. En raison des lourdes pertes subies près de Passendale, des troupes de réserve inexpérimentées avaient été envoyées ici. Néanmoins, les hommes se battirent avec ardeur

Journal du lundi 3 décembre 1917

Au sud de Saint-Quentin et au nord-ouest de Reims, nous avons réussi des coups de main et fait des prisonniers.
L’activité de l’artillerie a continué, très vive, sur la rive droite de la Meuse, sans action d’infanterie.
En Haute-Alsace, vers Ammerzwiller, nous avons repoussé diverses tentatives de coups de main sur nos petits postes.
Les Allemands, au front britannique, ont répété leurs attaques sur les positions de nos alliés, à Masnières, Marcoing, Fontaine-Notre-Dame, Bourlon et Moeuvres. Ils ont été repoussés. Des détachements ennemis avaient réussi à prendre pied dans le village les Rues-Vertes, sur la rive ouest du canal de l’Escaut. Ils en ont été délogés par une contre-attaque.
En Macédoine, activité moyenne de l’artillerie sur l’ensemble du front, plus vive vers Doiran et dans la région de Monastir-Cerna. Rencontres de patrouilles sur la Strouma et dans la haute vallée du Scumbi. L’aviation britannique a bombardé Rahova (vallée du Vardar).
Sur le front italien, la canonnade reste intense du plateau d’Asiago à la Piave inférieure. Nos alliés ont pris sous le feu de leurs batteries des troupes ennemies en marche sur la route du mont Ciemon au val de Los. Ils ont obtenu un succès par coup de main au mont Pertico.
Une attaque d’une flottille autrichienne, près de Pesaro a échoué.
source:

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

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1212/27 novembre 1917: cloches enlevées à Mouvaux (Nord)

Cloches enlevées à Mouvaux (Nord)

Le 27 novembre 1917, les Allemands confisquèrent et descendirent les deux plus grosses cloches sans doute pour les fondre et les transformer en canon.

«  La plus petite cloche n’ayant pas été emmenée, raconte Régis Desnoulez, elle aurait été cachée par les habitants et récupérée ensuite par un jeune prêtre, le père Carpentier, qui décida de l’emmener au Cameroun !  ». Ainsi une cloche mouvalloise doit peut-être encore sonner sur un autre continent !

http://www.nordeclair.fr/77552/article/2017-07-22/du-haut-du-clocher-saint-germain-et-la-grande-histoire

27 novembre 1917 -Capitulation des Allemands à Nevala

Capitulation sans conditions des forces allemandes à Nevala, située près de la frontière du Mozambique. Le général von Lettow-Vorbeck, commandant en chef des forces allemandes, se réfugie avec ses troupes au Mozambique où elles sont désarmées.

source: http://guerre1418.org/html/belgique_chrono17.html

https://hetarchief.be/nl/media/lecho-belge-journal-quotidien-du-matin-paraissant-amsterdam/h1ZIIQTJkxWuT9aUeIVNwc24

Journal du mardi 27 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, grande activité de l’artillerie au nord de la cote 344, où nos troupes organisent les positions qu’elles ont conquises.
Un coup de main sur nos petits postes de la région de Bezonvaux a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique de Cambrai, l’ennemi n’a pas renouvelé ses attaques sur les positions de Bourlon. La situation reste inchangée.
Activité d’artillerie considérable dans le secteur de Passchendaele, au nord est d’Ypres. Fusillades sur le front d’Ypres.
Les Italiens ont fait 200 prisonniers en Vénétie. Des bombes ont été jetées sur Venise par les aviateurs ennemis.
En Macédoine, les patrouilles anglaises ont fait des prisonniers à Kalendra (ouest de Sérès). Nos alliés ont repoussé plusieurs offensives bulgares à l’ouest du lac Doiran.
L’état-major allemand délibère sur l’offre d’armistice qu’il a reçue des Leninistes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1196/11 novembre 1917: les Américains préparent la bataille de Cambrai

Les Américains préparent la bataille de Cambrai

Lorsque le plan de la bataille de Cambrai fut arrêté, l’activité redoubla. Il incombait en effet au 11e Génie américain de construire un tronçon de ligne nouvelle entre Heudicourt et la ferme de La Vaucelette. Cette construction reliait la ligne de « Vélu-Bertincourt » à la ligne des Chemins de Fer du Nord (Cambrai-Paris par Chaulnes). Le travail s’effectuait en grande partie la nuit, les déblais du sous-sol crayeux étant transportés à plusieurs centaines de mètres pour ne pas éveiller l’attention des avions d’observation allemands, compte tenu de la proximité de la ligne de front. Un quai de déchargement fut même construit en pleine campagne pour acheminer les 84 tanks des bataillons C et F. Le 28 novembre, ils croyaient en avoir fini avec leur peine quand ils parvenaient à raccorder la ligne reconstruite à l’ancienne ligne abandonnée intacte, dans la précipitation, par les Allemands entre Villers-Plouich et Marcoing.

30 NOVEMBRE 1917 : Sous l’impulsion de Ludendorf, pour la première fois depuis Ypres en 1915, les Allemands prennent l’initiative de l’offensive.
Les groupes Caudry (XIIIe Corps) et Busigny (XXIIIe Corps de Réserve) ont pour objectif de couper le saillant formé par l’attaque victorieuse conduite par les tanks.
En face les troupes britanniques du IIIe Corps sont fatiguées. Elles n’ont pas été relevées depuis le début de l’offensive, le 20 novembre!
Les hommes du 11e Génie américain ont quitté leur camp de Sorel comme chaque matin vers 6h30. Le capitaine Hulsart, qui les commande suivant la suggestion des Canadiens du 4e Canadian Railxay, ordonne à ses hommes de laisser leur fusil au camp. En effet le vacarme de la
bataille s’est éloigné vers Bourlon. La contre-attaque allemande aussi puissante que soudaine va s’abattre sur une troupe sans armes qui travaille de part et d’autre de la gare de Gouzeaucourt.
Sous le feu de l’artillerie les officiers américains organisent le repli de leurs troupes et font preuve d’un courage extraordinaire.
Arrivés au camp, on contemple l’étendue des pertes : 13 hommes ont été blessés, 17 manquent à l’appel dont 11 prisonniers ; 6 hommes ont donc donné leur vie; Le 18 décembre un aumônier britannique retrouve les corps de Michael Dina et Harold Andrews et les ensevelit. (Harold
Andrews à la demande de sa famille repose aujourd’hui au cimetière de Portland dans le Maine – U.S.A.). La tombe de Michael Dina a disparu lors de combats ultérieurs.
Les corps de Solomon Golwater, Luke Lovely, Michael Dina, Dalton Ranlet et Alphonsus McGrath dorment à tout jamais dans notre terre du Cambrésis sans avoir été retrouvés. C’est seulement en 1955 que le corps de Dalton Ranlet fut retrouvé lors de la construction d’immeubles Avenue du Général de Gaulle, son corps est maintenant enterré au cimetière de Bony.

source: https://www.tourisme-cambresis.fr/inauguration-memorial-11th-engeneer-usa.html

Journal du dimanche 11 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front au nord-ouest de Reims, des tentatives ennemies ont échoué sur nos tranchées et nos petits postes, dans les secteurs de Loivre, de Courcy et du Godat.
Nous avons réussi, à l’est de la Neuville, à pénétrer dans une tranchée allemande dont nous avons détruit les abris.
Sur la rive droite de la Meuse, lutte d’artillerie assez vive sur le front du bois Le Chaume. On y signale des engagements qui nous ont permis de faire des prisonniers.
Dans les Vosges et en Alsace, au cours d’une incursion dans les lignes ennemies au nord-ouest de Senones et à l’est de Seppois, nous avons infligé des pertes sensibles aux Allemands.
Les troupes anglaises ont attaqué les positions allemandes au nord et au nord-ouest de Passchendaele. Un très bon progrès a été réalisé.
Les Italiens ont repoussé une tentative ennemie dans la vallée de l’Edre. Dans la plaine, leurs arrières-gardes s’étant libérées de la poussée de l’ennemi en combattant, sont passées sur la rive droite de la Piave.
En Judée, les troupes britanniques se sont avancées jusqu’au nord d’Askalon. On estime les pertes turques à 10000 hommes, non compris les prisonniers.
Les Allemands se sont emparés de l’archipel d’Aland, à l’entrée du golfe de Bothnie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

L’Inde va récupérer les restes de deux soldats tués en France en 14-18

Des représentants de l’armée indienne vont se rendre en France en novembre pour identifier et rapporter dans leur pays les restes de deux soldats indiens tués il y a un siècle durant la Première guerre mondiale, a annoncé samedi un responsable militaire.

Les restes de deux soldats des Garhwal Rifles, non identifiés mais portant les insignes de ce régiment, à l’époque intégré à l’Armée britannique des Indes, ont été découverts en septembre 2016 dans un champ près de la commune de Laventie, dans le nord de la France, à environ 70 kilomètres de Dunkerque.

Les restes d’un soldat britannique et d’un allemand ont aussi été retrouvés sur les lieux lors d’un chantier des autorités locales.

La France a informé l’Inde de cette découverte et Delhi a décidé d’envoyer un groupe de quatre émissaires, y compris un général appartenant au même régiment, pour identifier les soldats et récupérer leurs restes.

« Différents accessoires, y compris des insignes de régiment, ont été découverts. Nous ferons de notre mieux pour les identifier, bien que cela s’annonce difficile », a expliqué le colonel Ritesh Roy, des Garhwal Rifles.

Ce régiment, portant le nom de la région himalayenne de Garhwal, a été créé en 1887 dans le cadre de l’Armée du Bengale, avant d’être incorporé à l’Armée britannique des Indes. Il fait toujours partie de l’armée indienne.

Les Garhwal Rifles ont été engagés dans les deux Guerres mondiales, alors que la Grande-Bretagne était la puissance coloniale. Ils ont perdu près de 700 soldats durant la première guerre (1914-18) et 350 durant la seconde (1939-45).

Deux de ses soldats ont été décorés de la Victoria Cross, la plus haute distinction pour acte de bravoure au Royaume-Uni et dans le Commonwealth, pour leur courage durant la Première Guerre mondiale.

Plus d’un million de soldats du sous-continent indien ont servi dans les forces alliées durant la guerre de 14-18, dont près de 70.000 ont été tués. 2,5 millions de soldats indiens ont participé à la Seconde Guerre mondiale.

source: AFP Le Point http://www.lepoint.fr/monde/l-inde-va-recuperer-les-restes-de-deux-soldats-tues-en-france-pendant-la-guerre-de-14-18–28-10-2017-2168195_24.php#

1170/16 octobre 1917: Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Bombardement à Nancy: plus de 30 morts

Certains bombardements seront particulièrement meurtriers, comme celui du 16 octobre 1917 qui fera plus de 30 morts, d’autres vont atteindre des édifices chers au coeur des nancéiens comme l’église Saint-Epvre.

source: http://www.kiosque-lorrain.fr/exhibits/show/nancy-bombardee/la-ville-sous-les-obus

Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Alfred Amédé Canonne est né à 9 heures du matin, le 15 mai 1856, à Honnechy.
Cultivateur, il était marié à Henriette Lemaire, elle aussi cultivatrice.
Tous deux étaient domiciliés à Ors, rue de Landrecies.
Alfred était le fils de Jean-Baptiste Canonne, tisseur et d’Adélaïde Lemaire, ménagère.
Ses parents avaient tous deux 32 ans, lorsqu’il est né : fort probablement au hameau « Les Moulins », à Honnechy, où ils résidaient (ici).
A 7 heures 15 du matin, le 16 octobre 1917, âgé de 61 ans, il est fusillé au lieu-dit « Le Roleur », à Valenciennes.
Les faits*…
Alfred Canonne, qui habitait au bout du Vieux Chemin du Cateau, près de la voie ferrée, avait été obligé de déménager, dans une petite ferme située en face de la Chapelle Saint-Roch.
Dans le virage, se trouvait un autre ferme, celle de Léon Stoclet.
A cette époque, les troupes anglaises parachutaient de petites boîtes contenant chacune un pigeon…
Dans les cages se trouvaient également un questionnaire relatif au passage des troupes allemandes, aux emplacements de l’artillerie, etc.
Il était demandé d’indiquer le lieu de départ du pigeon ; les initiales de l’auteur et les renseignements permettant aux Anglais de récompenser correctement l’informateur, une fois la guerre terminée…
La suite sur

 

Le journal de la Huronne du 16 octobre 1917

Ainsi, les faits que l’on colportait depuis quatre jours sont véridiques : Briand a tenté de faire la paix, il a échoué…

Lui-même a dévoilé sa tentative et son échec dans les couloirs, après la séance du 12. La Chambre en a discuté aujourd’hui même, en comité secret. Voici ce qu’on raconte :

Deux personnalités belges, successivement, lui représentèrent que sa situation actuelle et son passé le désignaient pour faire la paix. Elles lui en firent connaître les conditions possibles. Le Kaiser craignait la Révolution. Il était prêt à évacuer les pays envahis, à ouvrir la discussion sur l’Alsace-Lorraine ; il reconnaissait le principe des réparations et demandait la liberté économique absolue. Briand se renseigna sur ces émissaires près du roi des Belges et de M. de Broqueville. La réponse fut très favorable. Troublé, il poussa plus avant, correspondit avec Lausanne. Il paraît même que les Affaires Étrangères ayant surpris le chiffre des dépêches, les suivaient avec curiosité. Les offres se précisèrent. M. Briand pourrait rencontrer à Lausanne Michaelis, ou Bethmann-Holweg, ou M. de Bulow, ou même un personnage plus haut placé : sans doute un membre de la famille impériale. Il prit grand soin de stipuler qu’il ne s’agissait pas d’une paix séparée, que le pacte de Londres serait respecté. On lui répondit affirmativement, sous la réserve de traiter de gré à gré avec les Russes. Ainsi prémuni, il fut conduit à se confier au Ministre des Affaires Étrangères, Ribot, qui l’engagea à rédiger une note anonyme. Briand préféra écrire une lettre, qu’on dit fort belle, où des vues d’ensemble précèdent l’exposé des pourparlers et la proposition de les poursuivre personnellement en pays neutre, avec l’assentiment du pouvoir. Cette lettre est du 20 septembre dernier.

Malheureusement, le ministre Ribot, en communiquant aux Alliés un bref résumé de l’affaire, omit de nommer Briand et de spécifier que le pacte de Londres serait respecté… Dès lors, l’échec était inévitable.

Les partisans de Ribot assurent que cette tentative n’était qu’un piège grossier, que les Allemands eussent dénoncé les pourparlers, désavoué leur représentant en cours de route, et discrédité ainsi la France aux yeux de ses alliés.

Briand déclare qu’il n’aurait rien divulgué de cette histoire si Ribot, dans son discours du 12 octobre, n’avait pas fait allusion à une « offre louche » et si Clemenceau, sans doute averti de ces pourparlers, n’avait pas dénoncé dans son journal une « paix ignominieuse ».

Une fois de plus, le parti de la guerre l’emporte…

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

1091/29 juillet 1917

Halluin( Nord)  bombardé

source: https://www.alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1188:guerre-1418-halluin-bombarde&catid=11&Itemid=219&lang=en

 

Arrivée d’hydravions supplémentaires à Camaret

Par le programme d’armement du 29 juillet 1917, Camaret passait à 16 hydravions, puis au mois de février 1918 à 24 hydravions, et enfin en juin 1918 à 32 hydravions, ce qui en faisait un des plus importants de la Marine française.

source: http://www.bretagne-aviation.fr/Steles/CAM_Camaret_1918.htm

Carnet du dimanche 29 juillet 1917 à travers le Miroir

L’artillerie s’est montrée très active de part et d’autre sur le front Cerny-ferme d’Hurtebise : aucune action d’infanterie.
En Champagne, dans la région des Monts, au sud et à l’ouest de Moronvilliers, les Allemands, après un bombardement intense, ont exécuté cinq attaques successives qui toutes ont échoué sous nos feux.
A l’est d’Auberive, après une préparation d’artillerie forte et violente, plusieurs groupes ennemis, commandés par un officier, ont effectué un coup de main. L’ennemi a subi de fortes pertes; l’officier a été tué.
Un coup de main allemand a échoué à l’Hartmannswillerkopf.
Les Anglais ont fait une opération de détail à la Basse-Bulle, près de Warneton, mais ils ont dû regagner leurs tranchées.
Sur le front italien, combat de patrouilles dans le val Cordevole et sur le Haut-Boite.
Canonnade dans les Alpes Juliennes. Les Russes ont repoussé l’ennemi au sud-est de Tarnopol et dans la région de Tudorf.
Leur cavalerie a engagé une série de combats formidables daus la région de Kovosmatine-Konsnova (sud-ouest de Monastésiska).
Les forces russo-roumaines ont attaqué les positions austro-allemandes entre les vallées de Casin et de Putna, et pénétré dans ce front sur une étendue de 21 kilomètres et une profondeur de 3. Elles ont capturé 1000 hommes et 43 canons.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1085/23 juillet 1917:des civils gazés à Armentières

Lettre d’Albin Castanié à Jane

23 juillet 1917.-

Ma chère Jane.

Il ne faudra pas m’en vouloir si de deux jours je ne t’ai pas écrit, il y a eu chez moi un peu de laisser-aller. J’aurais pu t’écrire je le reconnais.

Nous arrivons à l’instant de passer une revue devant le général Gouraud. Toute la division y assistait. Tout s’est bien passé et je suis content d’avoir vu pour la 1ère fois ce glorieux soldat (NB: Le général Gouraud a été gravement blessé en avril 1915 dans les Dardanelles, il est amputé d’un bras. Noter les propos d’un soldat envers un général.). Il nous a fait, paraît-il, un superbe discours, je te dirai quant à moi que je n’ai pas entendu une seule des paroles qu’il a prononcées (NB: il n’y avait pas de micro!) .

Toujours en bonne santé et je t’aime beaucoup. Comment allez vous vous-même. Je n’ai rien reçu aujourd’hui si ce n’est qu’une lettre de Louis B…….

Ne m’attends pas encore, les permissions sont suspendues jusqu’au jour où nous serons installés à notre nouvelle et prochaine position.

Bonjour à tous. Mille gros baisers de ton chéri.

Albin.

source: http://www.famille-castanie.net/histoires-famille/correspondance-albin-revel/lundi-23-juillet-1917

Armentières, la première ville où l’on a lourdement gazé des civils en 1917

(voir aussi journée du 22 juillet 1917)

Sur cette image d’époque, on aperçoit les stocks d’obus dans les jardins armentiérois.

Difficile de savoir combien de victimes civiles a fait le bombardement de l’été 1917 : on parle de soixante-trois décès par obus et de soixante par exposition à des gaz. « Mais mille sept cents personnes touchées ont été évacuées, on ne sait pas combien sont mortes  », explique Hans Landler. On sait que parmi les personnes atteintes, il y avait Marie Lecocq, Mademoiselle from Armentières, qui victime de ce gaz, recevra une carte de mutilé de guerre.

Hans Landler évoque des scènes terribles : un hôpital à ciel ouvert, avec huit à neuf cents personnes avec des problèmes de vue qui se tiennent les unes aux autres. Il montre des documents d’époque qui attestent de l’ampleur de cette catastrophe civile. «  Les Allemands ont fait à Armentières l’expérience d’un bombardement massif, avec des dosages différents, une sorte de centre d’essai, avec des conséquences redoutables  », raconte-t-il.

Des analyses dans les labos du lycée

À Armentières, on déversera en quelques jours toutes sortes d’obus à gaz, dont le redoutable ypérite, ou gaz moutarde (à cause de sa couleur jaunâtre), qui provoque des irritations, des brûlures et atteint le système pulmonaire. S’il s’appelle ypérite, c’est qu’il a été utilisé pour la première fois par les Allemands dans la nuit du 11 au 12 avril 1917 à Ypres. Et si l’on connaît les différents dosages envoyés par l’ennemi, c’est que l’École nationale professionnelle, qui deviendra le lycée Eiffel, a mis à disposition ses laboratoires et ses personnels pour en analyser les substances. Ce qui lui vaudra deux distinctions, la première par le Commonwealth en 1925, la seconde par l’État français, avec la remise de la Légion d’honneur, fait rare pour un établissement scolaire !

La suite sur le site de la Voix du Nord: http://www.lavoixdunord.fr/region/armentieres-la-premiere-ville-ou-l-on-a-lourdement-ia11b49726n3664186

Carnet du lundi 23 juillet 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, canonnade au nord de Braye-en-Laonnois, dans les secteurs de Cerny, de Hurtebise et de Craonne. Des bombardements très violents ont été suivis, en de nombreux points, d’attaques ou de tentatives d’attaques. Partout nos feux, dirigés avec précision et la vigilance de nos troupes ont fait échouer le projet de l’ennemi. Au nord de Braye, nous avons rejeté après une courte lutte, quelques fractions qui avaient pris pied dans notre ligne.
Au sud-est de Cerny, l’attaque ennemie, menée en force, a donné lieu a un violent combat. Les Allemands, à deux reprises, ont pénétré dans notre tranchée avancée sur un front de 250 mètres, mais, par deux fois, une vigoureuse contre-attaque les en a chassés entièrement.
Au sud-ouest de Cerny, une tentative allemande a également échoué malgré l’emploi de lance-flammes. Au nord d’Ailles, nos grenadiers ont brisé net deux attaques successives.
Les Anglais ont réussi un coup de main au nord de Roeux : des raids au sud-ouest de la Bassée et au sud d’Armentières. Ils ont repoussé une tentative ennemie au nord du bois d’Havrincourt, une autre près d’Armentières.
Les Russes ont reculé au sud de Dwinsk.
Les Roumains, à l’embouchure de Rymnik, ont brisé une offensive.
M. Kerensky a remplacé le prince Lvof à la présidence du conseil à Petrograd.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html