Archives du mot-clé nord

1091/29 juillet 1917

Halluin( Nord)  bombardé

source: https://www.alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1188:guerre-1418-halluin-bombarde&catid=11&Itemid=219&lang=en

 

Arrivée d’hydravions supplémentaires à Camaret

Par le programme d’armement du 29 juillet 1917, Camaret passait à 16 hydravions, puis au mois de février 1918 à 24 hydravions, et enfin en juin 1918 à 32 hydravions, ce qui en faisait un des plus importants de la Marine française.

source: http://www.bretagne-aviation.fr/Steles/CAM_Camaret_1918.htm

Carnet du dimanche 29 juillet 1917 à travers le Miroir

L’artillerie s’est montrée très active de part et d’autre sur le front Cerny-ferme d’Hurtebise : aucune action d’infanterie.
En Champagne, dans la région des Monts, au sud et à l’ouest de Moronvilliers, les Allemands, après un bombardement intense, ont exécuté cinq attaques successives qui toutes ont échoué sous nos feux.
A l’est d’Auberive, après une préparation d’artillerie forte et violente, plusieurs groupes ennemis, commandés par un officier, ont effectué un coup de main. L’ennemi a subi de fortes pertes; l’officier a été tué.
Un coup de main allemand a échoué à l’Hartmannswillerkopf.
Les Anglais ont fait une opération de détail à la Basse-Bulle, près de Warneton, mais ils ont dû regagner leurs tranchées.
Sur le front italien, combat de patrouilles dans le val Cordevole et sur le Haut-Boite.
Canonnade dans les Alpes Juliennes. Les Russes ont repoussé l’ennemi au sud-est de Tarnopol et dans la région de Tudorf.
Leur cavalerie a engagé une série de combats formidables daus la région de Kovosmatine-Konsnova (sud-ouest de Monastésiska).
Les forces russo-roumaines ont attaqué les positions austro-allemandes entre les vallées de Casin et de Putna, et pénétré dans ce front sur une étendue de 21 kilomètres et une profondeur de 3. Elles ont capturé 1000 hommes et 43 canons.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

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1085/23 juillet 1917:des civils gazés à Armentières

Lettre d’Albin Castanié à Jane

23 juillet 1917.-

Ma chère Jane.

Il ne faudra pas m’en vouloir si de deux jours je ne t’ai pas écrit, il y a eu chez moi un peu de laisser-aller. J’aurais pu t’écrire je le reconnais.

Nous arrivons à l’instant de passer une revue devant le général Gouraud. Toute la division y assistait. Tout s’est bien passé et je suis content d’avoir vu pour la 1ère fois ce glorieux soldat (NB: Le général Gouraud a été gravement blessé en avril 1915 dans les Dardanelles, il est amputé d’un bras. Noter les propos d’un soldat envers un général.). Il nous a fait, paraît-il, un superbe discours, je te dirai quant à moi que je n’ai pas entendu une seule des paroles qu’il a prononcées (NB: il n’y avait pas de micro!) .

Toujours en bonne santé et je t’aime beaucoup. Comment allez vous vous-même. Je n’ai rien reçu aujourd’hui si ce n’est qu’une lettre de Louis B…….

Ne m’attends pas encore, les permissions sont suspendues jusqu’au jour où nous serons installés à notre nouvelle et prochaine position.

Bonjour à tous. Mille gros baisers de ton chéri.

Albin.

source: http://www.famille-castanie.net/histoires-famille/correspondance-albin-revel/lundi-23-juillet-1917

Armentières, la première ville où l’on a lourdement gazé des civils en 1917

(voir aussi journée du 22 juillet 1917)

Sur cette image d’époque, on aperçoit les stocks d’obus dans les jardins armentiérois.

Difficile de savoir combien de victimes civiles a fait le bombardement de l’été 1917 : on parle de soixante-trois décès par obus et de soixante par exposition à des gaz. « Mais mille sept cents personnes touchées ont été évacuées, on ne sait pas combien sont mortes  », explique Hans Landler. On sait que parmi les personnes atteintes, il y avait Marie Lecocq, Mademoiselle from Armentières, qui victime de ce gaz, recevra une carte de mutilé de guerre.

Hans Landler évoque des scènes terribles : un hôpital à ciel ouvert, avec huit à neuf cents personnes avec des problèmes de vue qui se tiennent les unes aux autres. Il montre des documents d’époque qui attestent de l’ampleur de cette catastrophe civile. «  Les Allemands ont fait à Armentières l’expérience d’un bombardement massif, avec des dosages différents, une sorte de centre d’essai, avec des conséquences redoutables  », raconte-t-il.

Des analyses dans les labos du lycée

À Armentières, on déversera en quelques jours toutes sortes d’obus à gaz, dont le redoutable ypérite, ou gaz moutarde (à cause de sa couleur jaunâtre), qui provoque des irritations, des brûlures et atteint le système pulmonaire. S’il s’appelle ypérite, c’est qu’il a été utilisé pour la première fois par les Allemands dans la nuit du 11 au 12 avril 1917 à Ypres. Et si l’on connaît les différents dosages envoyés par l’ennemi, c’est que l’École nationale professionnelle, qui deviendra le lycée Eiffel, a mis à disposition ses laboratoires et ses personnels pour en analyser les substances. Ce qui lui vaudra deux distinctions, la première par le Commonwealth en 1925, la seconde par l’État français, avec la remise de la Légion d’honneur, fait rare pour un établissement scolaire !

La suite sur le site de la Voix du Nord: http://www.lavoixdunord.fr/region/armentieres-la-premiere-ville-ou-l-on-a-lourdement-ia11b49726n3664186

Carnet du lundi 23 juillet 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, canonnade au nord de Braye-en-Laonnois, dans les secteurs de Cerny, de Hurtebise et de Craonne. Des bombardements très violents ont été suivis, en de nombreux points, d’attaques ou de tentatives d’attaques. Partout nos feux, dirigés avec précision et la vigilance de nos troupes ont fait échouer le projet de l’ennemi. Au nord de Braye, nous avons rejeté après une courte lutte, quelques fractions qui avaient pris pied dans notre ligne.
Au sud-est de Cerny, l’attaque ennemie, menée en force, a donné lieu a un violent combat. Les Allemands, à deux reprises, ont pénétré dans notre tranchée avancée sur un front de 250 mètres, mais, par deux fois, une vigoureuse contre-attaque les en a chassés entièrement.
Au sud-ouest de Cerny, une tentative allemande a également échoué malgré l’emploi de lance-flammes. Au nord d’Ailles, nos grenadiers ont brisé net deux attaques successives.
Les Anglais ont réussi un coup de main au nord de Roeux : des raids au sud-ouest de la Bassée et au sud d’Armentières. Ils ont repoussé une tentative ennemie au nord du bois d’Havrincourt, une autre près d’Armentières.
Les Russes ont reculé au sud de Dwinsk.
Les Roumains, à l’embouchure de Rymnik, ont brisé une offensive.
M. Kerensky a remplacé le prince Lvof à la présidence du conseil à Petrograd.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1083/21 juillet 1917: L’utilisation des gaz à Armentières (Nord)

L’utilisation des gaz à Armentières (Nord)

Dans la nuit du 20 au 21 juillet 1917, c’est une attaque au sulfure d’éthyle dichloré qui frappe la ville d’Armentières et tue 86 personnes, en blessant près de 700 autres. Si les militaires français évitent de déclencher des attaques chimiques dans les endroits encore occupés par la population, les Britanniques et les Allemands ne prennent pas ces précautions. Les populations pouvant être touchées par des nuages dérivants (Pont-à-Mousson, Armentières, Reims) sont donc soumises à une discipline draconienne, chaque habitant étant équipé d’un masque respiratoire et devant respecter les directives affichées dans les rues en cas d’attaque. Des exercices de sensibilisation obligatoires sont également organisés et des pièces aménagées dans les immeubles pour servir de refuge. Malgré tout, on dénombre 5 000 victimes civils, mais les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet comme Olivier Lepick estiment que le bilan réel s’avère probablement beaucoup plus élevé.

source: https://buclermont.hypotheses.org/1846

Les forêts doivent être protégées de l’impôt

La création de l’impôt sur les jardins parisiens les a fait disparaitre. Ne laissez pas se reproduire le même effet sur les forêts françaises supplie Le Figaro du 22 juillet 1917.

«“L’excès en tout est un défaut”, dit une vieille chanson. Nos députés sont en train de nous en donner une preuve.

L’article 22 de la loi votée par eux le 21 juillet 1917 établissant l’impôt sur le revenu porte que “les parcs, jardins, avenues, pièces d’eau et tous les terrains réservés au pur agrément, ou spécialement aménagés en vue de la chasse sont assujettis à l’impôt sur les bénéfices de l’exploitation agricole, à raison d’un revenu déterminé suivant le mode indiqué dans le paragraphe de l’article 17. L’impôt est calculé sur la totalité de ce revenu sans déduction ni atténuation d’aucune sorte” […].

Qu’on se rappelle ce qui s’est passé il y a quelques années, quand la Ville de Paris a voulu frapper d’un impôt somptuaire les parcs et jardins. Ils ont presque tous disparu pour faire place aux traditionnelles “maisons de rapport” et aujourd’hui on se plaint que Paris manque d’espaces libres et par suite d’air respirable.

Et l’impôt n’a presque rien produit.

la suite sur :http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/21/26002-20140721ARTFIG00085-21-juillet-1917-les-forets-doivent-etre-protegees-de-l-impot.php

Carnet du samedi 21 juillet 1917 à travers Le Miroir

Canonnade active entre Somme et Aisne.
Au sud de Saint-Quentin, l’ennemi a tenté sur le mamelon de Moulin-sous-Touvent une nouvelle attaque qui a complètement échoué. Après un bombardement d’une extrême violence, qui a duré toute la matinée, les Allemands ont attaqué nos positions depuis le nord-est de Craonne jusqu’à l’est d’Hurtebise. L’ennemi a fait donner la 5eme division de la garde, qui s’est engagée en vagues épaisses. L’attaque a complètement échoué aux deux ailes. Au centre seulement, elle a pu atteindre quelques éléments de notre tranchée de première ligne où nos contre-attaques l’ont arrêtée avec de lourdes pertes.
Les Allemands ont prolongé leur bombardement au sud de Corbeny et vers Cerny : ils n’ont pu déboucher.
Les Anglais ont réoccupé une ligne d’avant-postes qu’ils avaient abandonnée plusieurs jours auparavant, à l’est de Monchy-le-Preux. Ils ont repoussé des partis ennemis à l’est de Cherisy, et réussi des coups de main au nord et à l’est d’Ypres. Ils ont capturé quelques Allemands près d’Oostaverne.
Les Russes ont fait prisonnier 8 officiers et 220 soldats près de Novitsa; ils ont pris en outre 35 mitrailleuses.
Les Italiens ont brisé une forte offensive autrichienne à l’est de Versio; violentes canonnades sur le front des Alpes juliennes. Un avion ennemi a été abattu près d’Asiago.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

999/28 avril 1917: modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

La bataille d’Arleux (Nord)

PHOTO:prisonniers allemands évacuant un blessé canadien pendanr la bataille d’Arleux

Le mot « Arleux » est une inscription au drapeau pour fait d’armes accordée aux unités canadiennes qui participèrent à la prise de cette ville en avril 1917, lors des batailles du front ouest, pendant la première guerre mondiale.

Alors que les  Canadiens avaient connu un succès certain dans la prise de la crête de Vimy, les formations britanniques avaient plutôt pataugé alors que la bataille d’Arras faisait rage. Une des positions qui causa le plus de difficultés aux Britanniques fut la boucle d’Arleux, dans le village d’Arleux-en-Gohelle, qui se trouvait au bout d’un petit saillant pointant  dans la ligne Hindenburg à Quéant (à quinze kms au sud-est d’Arras).

Le matin du 28 avril, le général  britannique Douglas Haig lança une offensive préliminaire en vue d’éliminer la boucle d’Arleux, et réduire dans la foulée les deux enclaves formées le 23 avril par des avancées au nord et au sud de la Scarpe. Trois divisions de la Troisième Armée  lancèrent l’assaut sur la rivière. La 2ème division britannique ( Première Armée) attaqua Oppy, de l’autre coté et sur sa gauche, la 1ère division  canadienne prit d’assaut la boucle d’Arleux. Les 4 kms de front étaient tenus (de l’autre coté) par 4 divisions allemandes, dont la 111ème division d’infanterie faisant face aux Canadiens.

Etat des lieux: L’assaut canadien sur la boucle d’Arleux fut, selon les mots de l’Historique Officiel Britannique, le seul résultat tangible de toute l’opération. La seconde brigade, avec l’appui de la 1ère brigade et avec un bataillon de la 2ème division canadienne sous son commandement, envoya des patrouilles dès le 27 avril, trouvant des lignes de barbelés intactes et un nombre inhabituellement élevé de mitrailleuses apostées, avec une  ligne de renfort ( ennemie ) en construction derrière la boucle.
Défendant la boucle d’Arleux, il y avait le 73ème régiment de Fusiliers de la 111ème division.
Les récentes opérations avaient mis en évidence une tactique allemande, consistant à mener une contre-attaque vigoureuse très peu de temps après l’arrivée des troupes d’assaut (alliées) sur l’objectif. Des barrages d’artillerie furent alors réglés pour coïncider avec ces contre-attaques, et la 1ère brigade d’infanterie canadienne, qui était en réserve,  reçut l’ordre de reconnaître les moyens d’approche couverts pour les  renforts. Des patrouilles spéciales du 16éme escadron du Royal Flying Corps furent envoyées pour repérer des signes de mouvements de l’ennemi.
Le 28 avril, à 4h25 du matin, trois bataillons montèrent à l’assaut sur un front de trois kms. Le 8ème bataillon à droite, le 10ème au centre et le 5ème sur la gauche…

La suite sur http://artois1418.skyrock.com/3144839784-BATAILLE-D-ARLEUX-28-ET-29-AVRIL-1917-traduction-jean-marie.html

Modalités d’entrée en guerre des Etats-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

Pour en savoir plus : La mission du maréchal Joffre aux États-Unis (avril-mai 1917) par Pierre Lesouef : http://www.institut-strategie.fr/ihcc_eu1gm_Lesouef.html

Les habitants d’Hénin évacués

source: https://books.google.fr/books?id=PTKCAwAAQBAJ&pg=PP101&lpg=PP101&dq=28+avril+1917&source=bl&ots=IjnuVNd_-p&sig=gEqFMDLYTfs_EQzn7dntPXEq1VA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjZ0drhpeLSAhUC1BoKHXZSACA4FBDoAQgdMAE#v=onepage&q=28%20avril%201917&f=false

(Aviation) L’avion du Le lieutenant Harry Mason abattu

« Nos âmes sont immortelles et si mon corps devait trouver la mort là-bas, mon amie, s’il te plaît n’oublie pas que mon âme toujours vivante t’accompagnera, et que je souhaite et prie que tu trouves le bonheur… Tu peux te réjouir de savoir que je n’étais pas apeuré et que, jusqu’à la toute fin, je n’ai aimé que toi. »

Le lieutenant Harry Mason est mort au combat le 28 avril 1917. Son avion a été abattu dans le ciel d’Arras, en France. Son pilote et lui ont été tués sur le coup. –

http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/ww1/end-of-harrys-war.aspx#sthash.6iPAuC8j.dpuf

Journal du samedi 28 avril à travers Le Miroir

Activité marquée des deux artilleries dans la région au nord-ouest de Reims et en Champagne.
Aucune action d’infanterie.
Au cours de la journée du 26, 3 avions allemands ont été abattus par nos pilotes, 6 autres appareils ennemis sérieusement endommagés, ont été contraints d’atterir ou sont tombés dans leurs lignes. Dans la nuit du 26 au 27 avril, un de nos groupes de bombardement a lancé de nombreux projectiles sur les gares et bivouacs dans la région de Ribemont-Crecy-sur-Serre (Aisne).
Sur le front britannique, l’ennemi a tenté sans succès une petite attaque dans les environs de Fayet, au nord-ouest de Saint-Quentin. Après un combat acharné, ses troupes ont été rejetées avec des pertes. L’ennemi a laissé un certain nombre de prisonniers entre les mains de nos alliés. Les soldats britanniques se sont emparés des carrières qui se trouvent aux lisières est d’Hargicourt, où l’ennemi a abandonné des fusils et du matèriel d’équipement.
Une attaque de destroyers allemands a été mise en échec devant Ramsgate.

Le journal de Jean Bousquet (en Meurthe et Moselle)

Bois du Raon 28 avril 1917 – Le déjeuner des mitrailleurs sous bois.

 

Nous occupons tour à tour les secteurs de Mazerulles et des environs durant fin avril et la première partie du mois de Mai.

Les sous-bois sont des plus jolis, les cabanes faites par les poilus les annéesprécédentes ne servent plus mais avec la brume du matin sont à photographier pour en garder le souvenir. Dans ce bois il n’est pas rare de rencontrer par place des tombes de français ou de boche, il y amême des tranchées faites hâtivement en 1914 qui servent de tombes à des groupes de soldats tués  lors de la bataille de septembre. du côté de notre butte de tir où nous allons faire nos exercices à la mitrailleuse, il y avait des tombes de boches. d’un autre côté près d’une guitoune il y avait une tombe de trois bavarois avec un petit entourage bien précaire. Il est certain que tout cela n’existe plus maintenant.

La compagnie de mitrailleuse partait des journées entières au moins, au bois du Raon où du reste, les restes du bataillon allait pour faire des corvées de toutes sortes, peut-être même aussi faire des coupes de bois. Les poilus déjeunaient sur place. Le 28 avril je prends une photo des mitrailleuse à l’heure du repas.

Nous quittons ce secteur pour cantonner quelques heures à Serres où les cuisines roulantes nous servent un repas chaud et de là nous filons sur l’Est pour aller prendre les lignes dans le secteur de Bathelemont.

La suite sur http://laguerredejean2.canalblog.com/

Le parcours de chars français

28 avril 1917
6 heures, embarquement à Mourmelon le Petit à l’Arsenal.

29 avril 1917
A 4 heures, arrivée et débarquement du Groupe en gare de Soissons. Le Groupe se rend à Crouy par la route et y cantonne.

30 avril 1917
Ce jour et les jours suivants, les officiers du groupe font des reconnaissances dans le secteur Moulin de Laffaux.
Le Groupement est chargé d’appuyer l’attaque de la 158e D.I., de la D.I. provisoire Brécard composée des 4e, 9e et 11eCuirassiers à pied et de la droite du 1er C.A.C. opérant une attaque à objectif limité sur le saillant de Laffaux. Le 32eGroupe St Chamond opère avec la 156e D.I. à droite. Le 1er Groupe Schneider avec la D.I. provisoire Brécard à gauche. Le 10e Groupe doit rester en réserve à Crouy.
Quelques appareils St Chamond n’ayant pu rejoindre leurs postes de départ, une batterie est prélevée sur le 10e Groupe, la 4e batterie commandée par le Sous-lieutenant de la Chapelle.

4 mai 1917
A 3 heures, la batterie de la Chapelle quitte le cantonnement pour se rendre au poste de départ aux Golets 301.191 du P.D. Wailly.
Arrivée au poste de départ à 20h30.

5 mai 1917
A 12h30, la batterie ayant reçu l’ordre d’attaquer et de neutraliser la tranchée de la Rade pour y amener l’infanterie du 329e R.I., se porte en avant. La tranchée est atteinte par certains des chars, mais ils se replient l’infanterie n’ayant pas suivi. Trois chars reviennent au poste d’attente, le 4e, celui du Sous-lieutenant de Masin reste en panne dans un trou d’obus à quelques mètres au Sud de la tranchée de la Rade.
Le Maréchal des Logis Armand de Pracontal, blessé dans le char pendant l’action, meurt pendant qu’on cherche à le transporter au poste de secours, tué par un éclat d’obus.
Le 2e canonnier François Errard est blessé grièvement à la cuisse. Le Sous-lieutenant de Masin reste avec ses hommes et ses blessés auprès du char. A la nuit il fait partir les hommes valides et rentre lui-même la nuit rapportant le corps de Pracontal et le canonnier Errard blessé (qui décèdera à l’hôpital).
Le Sous-lieutenant Drouin, chef de char, est blessé de deux balles au cours de l’action. Le Maréchal des Logis Roger Fontaine est également blessé par projections de métal, de même que les canonniers Marc Battini, Julien Manentaz et Francis Burtin. Le canonnier Narcisse Leduc est blessé à la main par une balle.
Les trois chars de la batterie engagée rentrent à Crouy à trois heures. Le Lieutenant de Masin et le Maréchal des Logis Gerber qui avaient procédé à l’inhumation du Maréchal des Logis de Pracontal rentrent à 9 heures.
Le Sous-lieutenant Drouin amputé du bras gauche reçoit la Légion d’Honneur. Le Maréchal des Logis de Pracontal reçoit la Médaille Militaire de même que le canonnier Errard.

9 mai 1917
Le Groupe quitte Crouy par la route et se rend à Soissons (nouvelles casernes). Il y séjourne jusqu’au 12 mai.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2397-1917-18-as10-jmo

 

Des avions canadiens de 14-18 prêts à fêter le centenaire de la bataille de Vimy

Sur le site de La voix du Nord

Faire venir des avions canadiens de la Première Guerre mondiale à Lens-Bénifontaine pour la commémoration du Centenaire de la bataille de Vimy, c’est déjà extraordinaire. Mais ce qu’on ne voit pas, c’est cette incroyable machine de passionnés, le véritable moteur de l’événement : la passion et la fraternité.

Ses cheveux ont livré une bataille avec le vent qui souffle sur l’aérodrome de Bénifontaine. Mais si ses yeux sont encore humides, cela n’a rien à voir avec les bourrasques. Régis Grébent, organisateur du meeting aérien de Lens-Bénifontaine, est pris dans un tourbillon de sentiments. Sur son blouson en cuir, juste au niveau du cœur, un patch du Centenaire de la bataille de Vimy et son prénom cousu dessus.

Sur son épaule droite, un autre patch, comme la marque qu’une tape fraternelle aurait imprimée. Cadeaux des pilotes canadiens. «  C’est beaucoup d’émotion.  »

« C’est un petit monde, l’aéronautique. Il y a une fraternité internationale »

Quatre mois qu’il prépare leur venue et celle de leurs sept avions de la Première Guerre mondiale. Deux jours qu’il œuvre à leur arrivée, tant sur un plan logistique qu’humain. «  C’est un petit monde, l’aéronautique. Il y a une fraternité internationale.  » Un monde dans lequel même la frontière de l’Atlantique s’efface. «  On les a aidés à décharger les appareils et à les amener jusqu’ici.  » « On », c’est beaucoup de passionnés, mais pas seulement.

La suite sur http://www.lavoixdunord.fr/135214/article/2017-03-20/des-avions-canadiens-de-14-18-prets-feter-le-centenaire-de-la-bataille-de-vimy

 

952/journal du 12 mars 1917

Journal du lundi 12 mars 1917 à travers Le Miroir

Dans la région de Nouvron, au nord de l’Aisne, grande activité des deux artilleries. Une tentative de coup de main sur un saillant de nos lignes, au nord-ouest de Reims, a été arrêtée net par nos feux et a coûté des pertes à l’ennemi.
Sur la rive droite de la Meuse, une autre tentative de l’ennemi dans la région de Bezonvaux a complètement échoué. Sur la rive gauche, nous avons exécuté des tirs de destruction sur les organisations allemandes du secteur de Forges. Un dépôt de munitions a explosé.
Canonnade intermittente sur le reste du front, plus vive dans les secteurs de Maisons-de-Champagne et de Navarin.
Un avion allemand a jeté des bombes sur Belfort. Ni pertes ni dégâts.
Le nombre des prisonniers faits par les Anglais au cours des opérations qui ont abouti à la prise d’Irles monte à 292, dont 3 officiers.
Deux détachements qui se formaient en vue d’attaque, à l’ouest et à l’est de l’Ancre, ont été pris sous nos feux d’artillerie avant que leur mouvement ait pu se développer.
Canonnade dans les régions de la Somme et de l’Ancre, au sud d’Arras et dans les secteurs d’Armentières et d’Ypres.
Les Anglo-Indiens sont entrés dans la ville de Bagdad après avoir infligé un échec sanglant aux Turcs.

Les ruines de l’église de Dompierre (Somme)

Ce dessin de  François Flameng paru dans  « L’Echo du boqueteau » journal des tranchées, 12 mars 1917

flameng_dompierreComme villégiature, c’était un coin plutôt lugubre. Les ruines du village, entièrement bouleversé par les bombardements, dressaient à peine, çà et là, quelques pans de murs d’une blancheur sinistre d’où émergeaient, mélancoliques épaves, un squelette d’église horriblement efflanqué, décharné, meurtri, déchiqueté, une fontaine et une croix restées intactes côte à côte au milieu du hameau défunt (…) Quelle angoisse indicible se dégageaient de cette vision de désolation ! (…) Ici nous avions sous les yeux une scène triste et sevère dans un décor austère et impressionnant. Là-bas, nous vivions sous la boue, ne voyant que de la boue partout, et des cadavres, et des cadavres !

source: http://www.dessins1418.fr/wordpress/portfolio/les-ruines-leglise-dompierre/

(Aviation) Première victoire de l’escadrille 36

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Le 12 mars 1916, un équipage de l’escadrille remporte une première victoire homologuée. A la mi-1916, la MF 36 perçoit des Farman F 40.

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille036.htm

La population de Pinon évacuée

La population civile a été évacuée le 12 mars 1917 en Belgique (Province de Namur).

source: http://www.villedepinon.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=19&Itemid=125&limitstart

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Revue des troupes allemandes dans le Nord

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Revue des troupes allemandes le 12 mars 1917 Place de la République à Hénin-Liétard.

source: http://www.nolasco.fr/Pistolet%20Ruby.htm

 

 

715/journal du19 juillet 1916: hécatombe britannique et australienne à la bataille de Fromelles

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mercredi 19 juillet à travers Le Miroir

Les Allemands ont attaqué nos positions de la Somme depuis le village de Biaches jusqu’à la Maisonnette. Malgré des tentatives réiterées qui leur ont coûté de lourdes pertes, ils n’ont pu s’emparer de la Maisonnette. Quelques portions ennemies s’étaient infiltrées le long du canal dans la partie est de Biaches : elles en ont été délogées presque en totalité.
Sur la rive gauche de la Meuse, un coup de main dirigé sur nos tranchées de la cote 304 a échoué sous nos feux.
Sur la rive droite, combats à la grenade aux abords de la chapelle Sainte-Fine et à l’ouest de Fleury. L’ennemi a été partout repoussé. Lutte d’artillerie assez vive dans la région de la Laufée et du Chenois.
En dépit du brouillard et de la pluie, les Anglais ont fait de sérieux progrès au nord d’Ovillers, sur un front d’un kilomètre. Ils ont enlevé plusieurs points fortement tenus, faisant des prisonniers et capturant 6 mitrailleuses.
Ils ont effectué un coup de main heureux près de Wyschaete.
Les Belges, de leur côté, ont opéré un raid hardi près de Dixmude.
Les Russes continuent leur avance en Volhynie; leur cavalerie s’avance sur la chaussée de Kirlibaba à Maramaros-Sziget (Transylvanie).
Les Italiens ont progressé dans le Vallarsa et dans la région de Posina-Astico.
Les ouvriers anglais, pour ne pas suspendre la fabrication des munitions et pour répondre à la demande du général Douglas Haig, renonce à leur congé de l’été.
La presse allemande reconnait de plus en plus nettement la gravité de la situation militaire de l’empire sur le front Est et sur le front Ouest.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

Hécatombe britannique et australienne à la bataille de Fromelles (Nord) des 19 et 20 juillet 1916

Australian_53rd_Bn_Fromelles_19_July_1916Tard dans l’après midi du 19 juillet 1916, la 5e division britannique se lance à l’assaut des lignes allemandes, après un tir d’artillerie insuffisant.
Par leur vaillance des troupes du Commonwealth atteignent les premières tranchées allemandes au prix de pertes énormes, ils maintiennent les positions durant la nuit, mais trop exposés, ils décrochent au petit matin du 20 juillet. Ce tragique échec est à relier à des choix stratégiques trop improvisés en vue d’assurer une diversion durant la bataille de la Somme qui faisait rage à 80 Km au sud-ouest.
Le bilan des 27 heures de combat fut lourd du côté des alliés :
1543 soldats britanniques furent tués ou blessés ou portés disparus
6000 soldats australiens furent mirent hors de combat (2500 morts et 3500 blessés) Les Allemands perdirent 1200 combattants.
Petite anecdote, le caporal Adolf Hitler a tenu garnison à Fromelles du 10 mars au 25 septembre 1916, il a dû être engagé dans ce combat.  .
Leur général Luddendoff reconnut, à l’époque, la vaillance des soldats australiens, mais il ne fût pas aussi élogieux envers l’Etat major anglais qui avait ordonné l’assaut…
La division australienne des « cobbers » avait débarqué à Marseille le 30 juin 1916 et fût affecté immédiatement sur le front à Fromelles. Leur premier engagement, en France, est important aux yeux des Australiens d’aujourd’hui, car c’est la première fois que l’on parle de l’Australie en terme de nation et non de pays rattaché au Commonwealth.
L’Australie dont la population approchait à l’époque 4.5 millions d’habitants avait envoyé un corps expéditionnaire de 330 000 hommes en Europe, 60 000 furent tués.
A Fromelles, beaucoup de soldats australiens morts tombèrent dans les positions allemandes. Ceux-ci les inhumèrent dans 8 fosses communes à proximité du bois du Faisan.

La suite sur http://sentierdunord.free.fr/Circuit%20de%20la%20Bataille%20de%20Fromelles%20Fromelles.html

vidéo : http://weppesenflandre.skyrock.com/3175233067-Le-19-juillet-1916-la-bataille-de-Fromelles.html

video https://www.youtube.com/watch?v=s_r9BT2KLvI

Ses derniers écrits: le baptême du feu est pour ce soir »

Après six années de recherches inlassables, l’historien amateur originaire de Melbourne, a réussi à convaincre les autorités françaises, anglaises et australiennes que les 400 soldats disparus corps et biens depuis la tragique nuit du 19 juillet 1916 gisaient là, à 300 mètres environ du centre de Fromelles, une paisible bourgade à 30 km au sud de Lille.

En quittant le quai de Sydney en février 1916, Bill entreprend la rédaction de son journal personnel. Il y fait le récit du quotidien d’un simple trouffion. A la page du 19 juillet 1916, il est noté « …le baptême du feu est pour ce soir ! « , mais ce seront les derniers mots qu’il inscrira sur son carnet.
Gamin, un autre homme, en terre ch’ti, Martial Delebarre, explorait les blockhaus, les tranchées, fouillait les ornières à la recherche d’un vestige du sanglant assaut. Dans la soupente de la mairie de Fromelles, il a même créé un Musée où il expose tout ce qu’il a amassé de cette bataille qui fit, côté alliés plus de 5500 tués, blessés et prisonniers en 24 heures !

La suite sur: http://www.france3.fr/emissions/documentaires/diffusions/09-11-2009_118210

Blessés anglais et allemands vers un poste de secours

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Des soldats britanniques et allemands blessés pendant la bataille de la crête de Bazentin (Somme), le 19 juillet 1916, se dirigent vers le poste de premier secours de Bernafay Wood à Montauban-de-Picardie (Somme). « The Great War: A Photographic Narrative » (édité par Mark Holborn, publié par Jonathan Cape et l’Imperial War Museum).

http://lagrandeguerre.blog.lemonde.fr/2014/01/08/limperial-war-museum-livre-ses-photographies-les-plus-marquantes-de-la-grande-guerre/

 

Après six années de recherches inlassables, l’historien amateur originaire de Melbourne, a réussi à convaincre les autorités françaises, anglaises et australiennes que les 400 soldats disparus corps et biens depuis la tragique nuit du 19 juillet 1916 gisaient là, à 300 mètres environ du centre de Fromelles, une paisible bourgade à 30 km au sud de Lille.

En quittant le quai de Sydney en février 1916, Bill entreprend la rédaction de son journal personnel. Il y fait le récit du quotidien d’un simple trouffion. A la page du 19 juillet 1916, il est noté « …le baptême du feu est pour ce soir ! « , mais ce seront les derniers mots qu’il inscrira sur son carnet.
Gamin, un autre homme, en terre ch’ti, Martial Delebarre, explorait les blockhaus, les tranchées, fouillait les ornières à la recherche d’un vestige du sanglant assaut. Dans la soupente de la mairie de Fromelles, il a même créé un Musée où il expose tout ce qu’il a amassé de cette bataille qui fit, côté alliés plus de 5500 tués, blessés et prisonniers en 24 heures !