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1160/6 octobre 1917: enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

L’enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

Comme l’indique Germaine Paruit, des fragments de ces cloches sont subtilisés à l’occupant. Plusieurs d’entre eux sont parvenus jusqu’à nous, comme ces quelques morceaux d’une des cloches de l’église Saint Charles qui sont aujourd’hui conservés dans les collections de la SHAS, tout comme un morceau de la cloche de l’église de Balan, ou encore de celle de Donchery, qui elle fut retrouvée dans les décombres de l’église incendiée en août 1914.

Ces « reliques » témoignent aujourd’hui de ces heures sombres où disparaîtront tant d’objets culturels collectifs, tuyaux d’orgues, instruments de musique, etc., mais aussi personnels comme en témoigne le docteur Lapierre : « Tout ce qui embellissait nos demeures, tous les souvenirs de famille, les œuvres d’art péniblement amassées, tout passa par les mains de ces forbans, pour prendre le chemin de l’Allemagne […] » (Docteur A. Lapierre, Les Allemands à Sedan, 1914-1918, éd. Charles     Ruben, Charleville, 1920).

source: http://musee-municipal-sedan.over-blog.com/2014/11/l-enlevement-des-cloches-des-eglises-du-sedanais.html

Un projet allemand de partage de la Lorraine

A son tour, le 6 octobre 1917, le général Ludendorff donna son avis qu’il ne fallait pas accorder l’autonomie à l’Alsace-Lorraine, car ce serait alors un terrain idéal pour les menées françaises et la sûreté
militaire de l’Allemagne serait menacée. L’Etat-major n’approuvait que le rattachement du Reichsland à la Prusse ou à la rigueur le partage entre Ia Prusse et les Etats du Sud. Les arrondissements de
Wissembourg, Haguenau et éventuellement celui de Sarreguemines pourraient être donnés sans inconvénient à la Bavière, la Haute Alsace
au grand duché de Bade. et le reste de l’Alsace et de la
Lorraine à la Prusse (18) . Aussi le 9 octobre le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères avait fait comprendre au Président du Conseil des ministres de Bavière que le partage de l’Alsace-Lorraine était
très difficile et la Bavière restreignit ses revendications à « l’angle de Forbach », sans doute le canton de Forbach et l’arrondissement de Sarreguemine. Le kaiserlicher Statthalter d’Alsace-Lorraine se rangea le 19 décembre 1917 au précédent avis. li ne fallait augmenter l’autonomie du Reichsland ou du futur grand-duché qu’en prenant certaines mesures de germanisation. Le mieux était de rattacher
le Reichs·land à .la Prusse, mais on pouvait rattacher à la Bavière les arrondissements de Wissembourg et d.e Haguenau, l’arrondissement de Sarreguemines avec 74 186 habitants, ainsi que le canton de Forbach avec 37 376 habitants . Une autre solution serait de donner la Lorraine et l’arrondissement de Saverne à laPrusse et le reste de l’Alsace à la Bavière (22) .

source: http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/44247/CL_1967_4_119.pdf?sequence=1

A  l’Hôpital de Villeblevin dans l’Yonne le 6 octobre 1917

La Grande guerre n’est pas encore terminée et les blessés se comptent par milliers dans les hôpitaux de France.
Sur le verso de cette carte c’est Eugène qui envoie un petit mot à son ami Paul.

 j’espère que ma carte te trouvera en parfaite santé, moi ça va assez bien pour le moment.
Je t’envoie cette petite photo …j’espère qu’elle te fera plaisir…je pense que tu me donneras de tes nouvelles 
Je te serre la main 
Eugene

http://www.cpa-bastille91.com/hopital-de-villeblevin-dans-lyonne-le-6-octobre-1917-carte-photo/

Le président de la République à Noyon

Dans les mois suivants, Noyon connut de nouvelles visites de personnalités politiques. Ainsi, le 14 juillet, les ministres de la justice René Viviani et du travail Léon Bourgeois s’arrêtèrent à Noyon. Le 6 octobre 1917, le président de la République Raymond Poincaré et le roi d’Italie Victor-Emmanuel II assistèrent à une prise d’armes sur la place de l’hôtel de ville. Chacune de ces visites officielles fit l’objet de reportages photographiques et cinématographiques qui furent largement diffusés dans les médias. Le cinéma aux armées et la presse écrite réutilisèrent ces images heureuses de la ville libérée, tant auprès des soldats qu’auprès de la population de l’arrière. Cette propagande livrait un message d’espoir et laissait peu de place aux images de désolation et de destruction.

source: https://14-18.oise.fr/1917-la-liberation/les-allemands-ne-sont-plus-a-noyon/

Journal du samedi 6 octobre 1917 à travers Le Miroir

L‘ennemi a tenté plusieurs coups de main, notamment en Champagne, à l’est de la butte de Souain, et en Haute-Alsace, vers Michelbach. Ces coups de main ont échoué.
Violentes actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, dans la région de Bezonvaux et de la cote 344.
L’attaque anglaise en Flandre a donné d’excellents résultats. Elle a été exécutée par des divisions anglaises, australiennes et néo-zélandaises. Sur tous les points, l’avance a été rapide dès le début. Au sud de la route de Reims, tous les objectifs furent atteints de bonne heure.
Au nord de la route, des bataillons anglais enlevèrent le hameau et le château de Polderhoeck où la lutte fur violente et chassèrent l’ennemi de nombreuses fermes et boqueteaux, au sud et à l’est du bois du Polygone. Les Australiens s’emparèrent de Becelaere Isthock et des maisons de la route de Zonnebeke à Broodseinde. Les Néo-Zélandais prirent Gravenstafel et d’autres divisions anglaises atteignaient Poelcappelle. Le mouvement sur les derniers objectifs fut exécuté avec le même succès. Les Anglais occupèrent Neutel et Noordheindhoek. Toute la ligne prévue était atteinte avant midi. Nos alliés avaient déjà recensé 3000 prisonniers. Les Allemands ont subi des pertes élevées : toutes leurs contre-attaques ont été repoussées.
Le croiseur-cuirassé anglais Drake a été torpillé au large de la côte septentrionale d’Irlande.
Les Italiens ont repoussé toute une série d’attaques autrichiennes sur le plateau de Bainsizza.
Les Russes ont brisé une offensive bulgare sur le front roumain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

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