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1409/12 juin 1918

12 juin 1918 combats de Belloy (Oise)

Des brancardiers français parcourent le champ de bataille de Belloy, le 12 juin 1918, c’est-à-dire, un jour avant l’arrêt des combats. Ils prennent en charge le corps d’un soldat tombé pendant les combats de Belloy du 11 juin menés par les hommes de la 152e division d’infanterie, où est rattaché le 125e régiment d’infanterie. Le jour de l’attaque contre Belloy, le régiment compte de lourdes pertes. En effet, 12 officiers sont perdus, 55 soldats sont tués, 41 disparus et 246 blessés.

Référence : SPA 50 W 2166 Belloy, Oise, cadavre d’un soldat allemand. 12/06/1918, opérateur Jacques Ridel.

Un soldat allemand tué lors de la bataille de Belloy demeure étendu sur le sol. Le 11 juin, les défenseurs allemands de Belloy tiennent en échec l’avancée française, soutenue par les chars du groupement III. En effet, la quasi-totalité des chars Schneider engagés sont détruits ou gravement endommagés par les tirs directs des batteries de 105 mm et de 77 mm.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Du côté de la légion russe

A 2h du matin, le 12 juin 1918, nos positions reçoivent le premier marmitage qui va durer jusqu’à midi. Comme devant Soissons, elles s’étirent sur un grand front et il faudra tenir coûte que coûte.
Sans souci des cadavres amoncelés, par onze fois, l’infanterie allemande s’avance et par onze fois elle est reçue au corps à corps et repoussée. Mais il faut faire appel à tous les hommes disponibles pour faire face à ces assauts bien supérieurs en nombre, on emmène en première ligne tout ce qu’on peut trouver à l’arrière et nos braves territoriaux font également le coup de feu. Pour moi, un des quatre survivants de la 2-9, ce 12 juin 1918 fut une grande victoire pour la D.M. Comme le 26 avril, comme le 30 mai, notre secteur est resté inviolé.
En trois semaines, nos pertes atteignent 94 officiers et 4139 hommes.
Fin juin, on se reconstitue à Rethondes et la Légion russe à Attichy.
Le 30 juin 1918, le 4e R.T.T. nous quitte et la Première Brigade Marocaine, qui comprend déjà la Légion étrangère où une élite de volontaire appartenant à quarante-deux nations se couvre de gloire, est complétée par le Bataillon russe aux ordres du Capitaine Loupanoff, avec le 12e Bataillon Malgache, les 27e et 43e Bataillons Sénégalais.
La Légion russe, dont la célébrité assure le recrutement, pose tout de même, par la présence de son drapeau national au milieu des drapeaux alliés, un grave problème au gouvernement français. Les Bolcheviks, ont le sait, ont cessé le combat et considèrent nos volontaires comme « traitres ». Outre de possibles complications internationales, il faut préserver les prisonniers que les Allemands et les Soviets ne veulent pas reconnaître comme combattants réguliers.

la suite sur http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/russes/saint_hilaire/Gazette%20de%20Michka%20N°12.pdf

Ca bouge sur le front italien

Le 3 juin 1918, la 24e division remonte sur l’altipiano, et le 126e s’installe en réserve de division.

Le 12 juin, l’offensive est décidée. La 24e division attaquera avec ses trois régiments en ligne, le 50e à droite, le 126e en soutien au milieu, le 108e à gauche en liaison avec les Italiens.
De leur côté, les Autrichiens se préparent aussi à l’offensive. Les aviateurs français et les patrouilles de nuit signalent l’arrivée de convois et de troupes importantes.

La suite sur http://www.quemeneven1418.org/juin1918_front_italien/

(Aviation) l’as canadien Langley Frank Willard Smith abattu

Langley Frank Willard Smith

Langley Frank Willard Smith, « As » canadien de la WW1, 8 victoires aériennes dont 2 en collaboration au sein du 4N Sqn du RNAS, est tué le 12 juin 1918 pendant l’interception de 16 bombardiers Gotha allemands. Fraîchement transformé sur Sopwith « Camel », son appareil perd une aile et s’écrase près de Bruges, en Belgique.

Par ailleurs:

John Arthur Vessey, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes obtenues en collaboration avec ses pilotes en qualité d’observateur-mitrailleur au sein du 45 Sqn du RFC, perd la vie lors de la collision en vol entre son Sopwith 1½ « Strutter » A8299 et un autre « Strutter » de son Sqn, le A8244. Les occupants des deux appareils sont tués.

Otto Rosenfeld, pilote de l’aviation impériale allemande, détenteur de 4 victoires aériennes homologuées au sein de la Jasta 12, est abattu et sérieusement blessé.
Affecté en novembre 1917 à la Jasta 41, il enregistrera 8 victoires supplémentaires et deviendra un « As ».
Fritz Loerzer, « As » allemand de la WW1, 11 victoires aériennes au sein des Jasta 6 et 26, est abattu au dessus de Cutry, près de Longwy, et capturé.
Il terminera la guerre comme prisonnier.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-930.html

Journal du mercredi 12 juin 1918

L’ennemi a continué sa pression en direction d’Estrées et de Ribécourt.
A gauche, la résistance de nos troupes a été efficace. l’ennemi n’a pu enlever ni le Ployron, ni Courcelles. Le village de Mery, perdu par nous, a été repris.
Au centre, le principal effort des Allemands s’est porté sur le front Belloy-Marquéglise. Une puissante attaque menée avec de gros effectifs, a réussi à nous rejeter d’abord jusqu’à l’Aronde, mais, par un magnifique retour offensif, nos troupes ont refoulé l’ennemi sur tout ce front et rétabli leurs positions sur la ligne sud de Belloy et de Saint-Maur, sud de Marquéglise et de Vandélicourt.
A notre droite, des combats violents se sont livrés dans le massif boisé, au nord de Dreslincourt. L’ennemi, qui avait accumulé dans cette région de grandes forces, a pu atteindre Antoval, obligeant nos troupes à reporter leur ligne de résistance à l’ouest et au sud de Ribécourt.
Les troupes australiennes ont exécuté avec un plein succès une opération de détail dans le voisinage de Morlancourt. Leur ligne a été avancée de près d’un demi-mille et sur une largeur d’un mille et demi. Elles out capturé deux cent trente-trois prisonniers, vingt et une mitrailleuses et un mortier de tranchées.
Nos alliés britanniques ont accompli des raids heureux au sud de la Scarpe et à l’est de la forêt de Nieppe. Combat d’artillerie à l’ouest de Lens.
Sur le front italien, l’artillerie ennemie a essayé à plusieurs reprises de développer des actions partielles entre la Vallarsa et le val Astico. Elle a été vigoureusement contrebattue.
A l’est de Capo Sile, les patrouilles italiennes ont mis en fuite la garnison des premières lignes ennemies, capturé une mitrailleuse, vingt-quatre bombardes et du matériel de guerre. Cinq avions autrichiens ont été abattus.
Deux petits torpilleurs italiens ont attaqué une division navale austro-hongroise formée de deux dreadnoughts et de dix contre-torpilleurs. Les dreadnoughts ont reçu l’un deux, l’autre une torpille. Les unités italiennes sont rentrées indemnes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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1406/9 juin 1918: Paris sauvée après la bataille de Matz (Oise)

(vidéos) La bataille du Matz

A voir sur You tube https://www.youtube.com/watch?v=TQxIXPNtDOs

VIDEO: 

http://www.musee-territoire-1418.fr/Parcourir/A-pied/Lataule-circuit-des-chars-de-la-bataille-du-Matz

Attaque à Lassigny- Le Piémont (Oise)

(…)Les batteries allemandes étaient depuis plusieurs jours silencieuses, lourd silence qui ne trompait personne, lorsque dans la nuit du 8 au 9 juin, à minuit moins dix, un bombardement formidable s’abat simultanément sur toutes les lignes et communications de l’Infanterie, sur les positions et dépôts de l’artillerie, et s’étendant loin aux arrières, va semer la mort dans les trains et les échelons. Tous les calibres, du 77 au 210, torpilles, shrapnells, explosifs et toxiques se mêlent dans un épais brouillard de gaz et de fumée, dans un infernal fracas que ponctue tous les quarts d’heure l’ébranlement énorme des 420 qui éclatent sur le sommet du Plémont.

Toutes les lignes téléphoniques sont coupées, les liaisons par coureurs impraticables, les fusées sont invisibles, seule la T. P. S. va pouvoir fontionner.
Et l’attaque de front trouve les cuirrassiers à leur poste, elle se brise sous leurs feux.
Mais sur la gauche les Allemands avaient gagné du terrain sur un grand front; le 11e, au petit jour était débordé dans le Plessier où il tenait bon. Sur la droite, par la coulée de Thiescourt, l’ennemi s’est glissé et dès 3 heures le Bataillon DE SALVERTE est attaqué à la fois sur sa droite et à revers; à 5 h. 20 il est presque encerclé.

De demi-heure en demi-heure la T. P. S. du Bataillon NOUVEL rend compte des progrès de l’attaque. Ce bataillon, à son tour, est attaqué à revers comme de front. Dans les pentes boisées du Plémont s’engage une lutte opiniâtre qui va durer des heures. Mitrailleuses et grenades rendent la progression ennemie aussi lente que coûteuse.

Vers 5 heures le Bataillon de soutien reçoit l’attaque, brutale sur les Boucaudes, insinuante sur Belval. La physionomie du combat est dès lors fixée pour la matinée. Deux zones de feu indépendantes, l’une linéaire sur le front du Bataillon Dommanget, l’autre, en avant, circulaire autour des défenseurs du Plémont.

Sur la Rue-des-Boucaudes les Allemands arrivent en colonne suivis de leurs voiturettes de minenwerfer (lance-mine).
Ils sont reçus par la Section DU Payrat appuyée de la Section de mitrailleuses Roullin du 10e Dragons, et refluent en désordre. Quatre nouveaux assauts sont repoussés de même; vers 10 heures ils renoncent momentanément à la lutte sur ce point, nous laissant des prisonniers et des armes dont une mitrailleuse.
Vers Belval leurs infiltrations pressantes sont arrêtées par la Section Gabet et les Sections de mitrailleuses du Lieutenant Soulet qui a réuni autour de lui un noyau inébranlable..

Sur le Plémont les assaillants se renouvellent inlassablement, tandis qu’avec les pertes croissantes les défenseurs se resserrent. Autour du P. C. Nouvel se groupent, avec le 2e Bataillon, les débris du 3e et la lutte se circonscrit de plus en plus sur le plateau où le cercle se restreint autour des blessés et des mourants.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1916/Largeau-Louis/4RC-Plemont.html

lire aussi: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/lultime-attaque/

Journal du dimanche 9 juin 1918

Grande activité d’artillerie au sud de L’ Aisne, notamment dans la région de Faverolles.
Au sud-est d’Ambleny, nous avons amélioré nos positions pendant la nuit.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, continuant leur pression, ont réalisé de nouveaux progrès. Nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords ouest de Dammart, à l’est de Chezy et à plus d’un kilomètre au nord de Veuilly-la-Poterie.
Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers. Plus au sud, l’ennemi a violemment attaqué à deux reprises nos positions sur le front Bouresches-le Thiolet. Nous avons brisé ses assauts en lui infligeant de lourdes pertes.
Nos alliés britanniques ont fait des prisonniers au cours d’un raid heureux aux environs d’Houthulst. Dans le secteur de Strazeele, leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse.
Canonnade au nord d’Albert et au sud-est d’Arras.
Les aviateurs britanniques ont détruit quatorze avions allemands et contraint huit autres appareils à atterrir désemparés. Ils ont également détruit trois ballons d’observation. Ils ont jeté vingt-huit tonnes de bombes sur les gares de Valenciennes, le Cateau, Busigny et Saint-Quentin.
Le calme règne sur le front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1366/30 avril 1918

(Suite) Mont-Renaud (Oise) : Un verrou sur la route de Paris

Le 21 mars 1918, les Allemands lancèrent trois armées dans une offensive d’envergure qui avait pour objectif principal la séparation des armées françaises et anglaises puis la route de Paris. Le plan réussit et en quelques jours les alliés refluèrent malgré l’envoi de renforts français sur Chauny et Ham. Le 24 mars, les Allemands se trouvèrent aux portes de Noyon qu’ils conquirent dans d’acharnés combats de rue, mais ils ne purent gravir les pentes du Mont-Renaud tenu par des renforts alliés arrivés en masse. Dès lors, les troupes du Kaiser ne purent plus progresser et se trouvèrent prises sous le feu de l’artillerie française bien décidée à tenir le « cœur de la France » cher au général Humbert.

Bientôt, le Mont-Renaud allait devenir une terre sans patrie, un ‘’Verdun noyonnais’’ où, tour à tour, les tranchées changèrent de nationalité par les attaques répétées des guerriers rompus aux combats.

Au total, entre le 26 mars et le 30 avril 1918, le Mont-Renaud fut assailli vingt-trois fois par les troupes allemandes. Le 57e régiment d’infanterie français put contrer vingt-deux assauts et participa à seize attaques. Les pertes pour la sauvegarde de la route de Paris s’élevèrent à 721 hommes en l’espace de trente-six jours pour le 57e régiment d’infanterie, ce qui lui valut d’être surnommé le « Terrible, que rien n’arrête ». Le 123e régiment d’infanterie, qui supporta seul le dernier assaut, déclara la perte de 379 hommes pour la seule journée du 30 avril 1918.

Perdu par les Français lors de la grande offensive allemande du 9 juin 1918, le Mont-Renaud figure parmi les sites mythiques de l’histoire de la Grande Guerre. Cousu en lettres d’or sur plusieurs drapeaux, son nom symbolise de hauts-faits d’armes que popularisèrent plusieurs livres d’écrivains combattants.

source: https://14-18.oise.fr/fileadmin/user_upload/V-A-2.jpg

Journal du mardi 30 avril 1918

Actions d’artillerie violentes au nord de l’Avre et dans la région entre Lassigny et Noyon. Au nord du Chemin des Dames, nous avons réussi deux coups de main sur les lignes allemandes, qui nous ont permis de ramener vingt-cinq prisonniers.

Nous avons repoussé des tentatives, ennemies précédées de vifs bombardements au nord-ouest de Reims, dans les secteurs de Saint-Mihiel, de Lunéville et du bois Le Prêtre. Des prisonniers sont restés entre nos mains. Les artilleurs belges ont exercé des tirs de représailles sur les communications ennemies.

L’artillerie allemande a bombardé le front belge au sud du lac Blankaert. Elle a été contre-battue efficacement. Des raids ennemis ont échoué.

Sur le front britannique, l’ennemi a tenté d’exploiter les avantages qu’il avait déjà tenus. Après de longues heures de lutte, ses attaques ont été enrayées sur tous les Points, avec de lourdes pertes pour lui. Les assauts ont été particulièrement violents contre les positions de Locre à la Clytte. L’ennemi a réussi à enlever Locre, mais les alliés contre-attaquèrent, refoulèrent les Allemands et reprirent le village. Combat acharné au nord de Kemmel et près de Woormezeele. L’ennemi a été repoussé, perdant plusieurs centaines de prisonniers. Au sud de la Somme, les troupes alliées ont eu l’avantage. Notre ligne a été avancée.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

 

1365/29 avril 1918: le sous-marin Prairial éperonné au Havre par le vapeur… Anglais « Tropic »

 La guerre du 123 ème RI au Mont-Renaud (Oise)

Après avoir arrêté l’ennemi dans sa marche sur PARIS, et résisté à ses attaques violentes pour s’emparer du moins des hauteurs du moulin de SUZOY puisqu’il ne peut faire plus, le 123ème RI devra fournir un nouvel et grand effort : il s’agit de relever au MONT-RENAUD le 57ème éprouvé qui a soutenu valeureusement les assauts furieux de l’ennemi.

Tenir coûte que coûte le Mont-RENAUD. C’est la consigne. Le régiment n’y faillira pas. Le 30 avril, l’ennemi après voir failli atteindre son objectif est vaincu par la résistance et l’allant merveilleux de nos troupes. Il est rejeté dans ses lignes.

A partir de 27 avril et jusqu’au 30 avril, le bombardement sur le Mont-RENAUD va en augmentant.
Les 28 et 29, le Mont est soumis à un violent tir de 210.
Dans la nuit du 29 au 30, l’ennemi dirige sur nos batteries un violent tir d’obus à ypérite. [ypérite: premier gaz de combat employé à Ypres au printemps 1915; mortel ; dit aussi « gaz moutarde » pour son odeur.]

Le 30 avril à 5 heures, il incendie les parallèles [les tranchées parallèles au front] du CR d’une avalanche de torpilles [projectiles] de gros calibres à gaz. A 5h.30 les communications téléphoniques sont coupées, le barrage ennemi se déclenche se fixant pendant 15 minutes sur nos premières lignes, puis progressant jusqu’à la Divette où il se fixe à 5h.45
L’allongement du barrage est pour l’ennemi le signal d’un assaut dont l’élan furieux va le porter en quelques instants jusqu’à quelques mètres du PC Bataillon. A celui qui n’aurait pas vécu au milieu de nos hommes[et] qui n’aurait par conséquent pas su quel cœur les animait, la situation telle qu’elle se présentait à 6h. du matin aurait pu paraître désespérée ! Qu’on en juge : l’ennemi à la faveur d’un bombardement exceptionnel d’obus à gaz, sous la protection terrifiante de flammenwerfer [Ndr: lance-flammes] a pu mettre hors de combat la garnison de la parallèle TUFFERAUD. Il a fait irruption dans la cour du château cherchant à gagner le mur sud du parc. La ferme est entourée. Mais chacun pense que son honneur est engagé sur cette butte du Mont-RENAUD et les traits d’héroïsme se multiplient.
Au PA de droite, une compagnie commandée par le Sous-lieutenant FRISON, seul chef de section restant, blessé et incapable de marcher, résiste aux assauts répétés de l’ennemi qui ne peut réussir à prendre pied dans nos tranchées et qui refoule en désordre sur le passage à niveau.
Au PA du centre, la section de droite tient toujours, les éléments de la 3ème Cie s’accrochent au terrain dans la parallèle CHASSERIAUX. Le capitaine DEROTTE, gravement blessé est cerné dans son PC dont il organise la défense et résiste énergiquement pendant 3 heures.

La suite sur http://sitelimafox.free.fr/poilus/JMO123-05.htm

Le sous-marin Prairial éperonné au Havre par le vapeur Anglais « Tropic »

origine photo http://www.grieme.org/pages/prairial.html

Dans la nuit du 29 avril 1918, à 2 h 35, le Prairial sort en rade du Havre sous les ordres du Lieutenant de vaisseau Le Moullec, ayant à son bord 26 hommes. Une heure plus tard, il franchis la passe du grand barrage en compagnie de son escorteur, le Chasseur II (commandant premier maître Riou). Déjà plusieurs feux rouges et verts sont en vues. Ce sont les bâtiments d’un important convoi qui navigue à grande vitesse. A 3 h 25, apparaissent les feux d’un transport anglais Tropic, venant de Spithead, convoyé par deux destroyers. De l’escorteur, on a l’impression que le Tropic va passer entre le Prairial et le Chasseur II, ce dernier lance des coups de sifflets pour le mettre en garde. Mais le Prairial sous la houle parait être terriblement dans le sillage du Tropic.

Le Chasseur II manœuvre aussitôt pour se rapprocher du sous-marin qui semble vouloir faire route S.E. et commence à signaler par Scott : « Nous venons de … « . D’un seul coup toutes les lumières s’éteignent à bord du sous-marin, et le message reste inachevé. A ce moment le Chasseur II est à moins de 10 mètres du Prairial, il entend sur la mer crier « Au secours ». Il est alors 4 h du matin. Le sous marin a été éperonné par tribord à moins de 5 mètres de l’étrave. Une minute se passe. Le sous-marin commence à piquer du nez. Le Chasseur II réussit à sauver 6 hommes, il y a 19 disparus (source:www.grieme.org).

article paru sur https://lampaul-ploudalmezeau.fr/centenaire-14-18/143-biographie-jean-marie-le-roux-1892-1918.html

lire aussi: http://www.epaves-passion.com/videos_prairial.htm

http://www.atlasponant.fr/fiche/Archive/242/#fiche=/fiche/Archive/242/

Les Américains demandent à la Suisse de recevoir ses grands blessés

Le 29 avril 1918, conséquence du protocole de Berne, les Etats-Unis précisèrent leur intention d’obtenir de la Suisse « l’internement de blessés et de malades américains prisonniers de guerre et pour créer en Suisse, une station destinée à recevoir les grands blessés américains dont le transport dans les pays d’origine étaient trop difficile. » [Favre, III, 7] Des négociations germano-américaines débutèrent le 24 septembre et aboutirent le 13 novembre 1918, deux jours après l’Armistice…

source: http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2014/01/la-suisse-et-l-internement-des-prisonniers-de-guerre-allies-malades-et-blesses-1914-1918.html

Journal du lundi 29 avril 1918

Au cours de la nuit, le bombardement s’est poursuivi de part et d’autre sur le front Villers-Bretonneux-Hangard. Nos troupes ont contre-attaqué de Villers-Bretonneux au sud de la Luce et repris une portion sensible de terrain. Une attaque allemande sur nos organisations du chemin de fer à l’ouest de Thennes n’a pu aborder nos lignes.

Nous avons réussi des coups de main dans la région du canal de l’Oise, vers Loivre et au front du Cornillet, et fait un certain nombre, de prisonniers. Lutte d’artillerie assez active, sur la rive droite de la Meuse.

Au nord de la Lys, la bataille continue à faire rage sur tout le front, depuis les abords de Dranoutre jusqu’au canal d’Ypres-Comines. L’ennemi s’est emparé de Dranoutre, du mont Kemmel et du village. Les troupes françaises ont contre-attaqué. Elles ont d’abord réussi à faire quelques progrès et à capturer un certain nombre de prisonniers. L’ennemi a renouvelé son attaque et dirigé son assaut avec une violence particulière contre les positions alliées qui s’étendent de Locre à la Clytte et contre celles qui sont à cheval sur le canal Ypres-Comines. Dans le voisinage de la Clytte et de Scherpenberg, toutes les attaques de l’ennemi ont été contenues. Après un dur combat au cours duquel une série d’attaques résolues ont été repoussées avec de lourdes pertes pour ses troupes, l’ennemi est parvenu à faire reculer la ligne alliée dans la direction de Locre.

Des deux côtés du canal Ypres-Comines, l’ennemi a également fait quelques progrès. Les aviateurs britanniques ont bombardé Menin, Roulers, Armentières et les cantonnenents allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1337/1 avril 1918: le 19 ème RI à Laffaux (Aisne) 

Paysage de guerre dans le canton de Lassigny (Oise)

Le massif de la « Petite Suisse » apparaît donc comme un espace de guerre convoité et défendu par les deux armées avec acharnement. Après les combats meurtriers du 30 mars au 1er avril 1918, dont l’enjeu est la prise de la butte du Plémont par les Allemands, un officier français note la raison essentielle du sacrifice des régiments de la 77e division d’infanterie française : « Le massif de la Petite Suisse, en effet, est bien le dernier obstacle naturel, qui, sur la rive droite de l’Oise, couvre Compiègne et Paris. C’est là qu’il fallait arrêter l’ennemi » .

source: http://journals.openedition.org/ruralia/216

Le 19 ème RI à Laffaux (Aisne)

Dans la soirée du 28 mars 1917, les 1er et 3e bataillons du 19e régiment d’infanterie relèvent le 172e régiment d’infanterie dans le secteur entre Margival et Pont-Rouge tandis que le 2e bataillon relève le 25e Bataillon de Chasseurs à Pieds entre Pont-Rouge et Vregny. Dès le lendemain le régiment se lance sur les arrières gardes ennemies afin de trouver la ligne Hindenburg ou se sont repliés les allemands et dont on ignore le tracé exact.

Dans son secteur, le 2e bataillon rencontre une forte résistance de l’ennemi qui occupe le plateau et balaye de ses feux de mitrailleuses la plaine ou s’avancent les soldats. Malgré tout, ils parviennent à s’installer dans les tranchées de la trombe, de la glace et de Quincy ou, après trois jours de combats, ils parviennent, avec l’aide du 62e régiment d’infanterie, a faire fuir les allemands qui se replient sur Laffaux le 1er avril. Durement éprouvé, le 2e bataillon est relevé le soir même.

De leurs côté, les 1er et 3e bataillons, évoluant sur un terrain plus favorable, occupent le village Margival dès le 29 mars. Le lendemain la colline de la Montinette est prise puis le ravin de Margival.
Le 2 avril 1917 débute le bombardement intensif du village de Laffaux que le 19e régiment d’infanterie doit attaquer le lendemain 3 avril.

source: http://19emeri.canalblog.com/archives/p10-10.html

Création de la Royal air Force

La Royal Air Force (RAF) est l’armée de l’air de l’armée britannique. Elle forme avec la British Army et la Royal Navy les Forces armées britanniques. Sa devise (motto) est Per Ardua ad Astra qui signifie « À travers les embûches jusqu’aux étoiles ».

Crée le 1er avril 1918, devenant la 1re armée de l’air indépendante du monde, par regroupement des Royal Flying Corps (RFC) et Royal Naval Air Service (RNAS). Elle joua le rôle de police du ciel de l’empire britannique en soutien aux maigres forces de la British Army dispersée à travers le monde. La Royal Air Force se déploie dans le cadre d’une doctrine nommée Air Control. En mai 1919, lors de la Troisième guerre anglo-afghane, une tonne de bombes est larguée quotidiennement contre l’Afghanistan, principalement sur la ville de Jalalabad, sans que les Afghans n’aient la capacité de répliquer. Un maximum de 2 tonnes par jour sera atteint. Le 24 mai 1919, Kaboul est également bombardée. Le Palais royal est partiellement touché. Cela mettra fin à la guerre. En 1920, éclate en Irak, passant alors sous mandat britannique de la SDN, une rébellion. Celle-ci est matée par voie aérienne.

source: http://la-loupe.over-blog.net/2015/10/royal-air-force-raf.html

Le pilote américain Henry Howard Houston Woodward abattu

Henry Howard Houston Woodward était un jeune américain de 22 ans qui, à l’occasion de la grande guerre, est venu chez nous pour défendre une idée de liberté, et qui y a laissé la vie. En février 1917, il sert à l’ambulance américaine de l’armée française, puis se porte volontaire pour intégrer le « Lafayette Flying Corp ». Caporal pilote à l’escadrille SPAD 94 il sera abattu le 1 Avril 1918 au dessus du territoire de la commune de Rubescourt.

source: http://www.cercle-mauriceblanchard.fr/CMB.PATRIMOINE-HISTOIRE/CMB.GG/CMB.GG.TXT-Centre.Wooward.php

Le petit Havre

http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/LPH_1914-1919/journaux/1918/04/B763516101_LPH_1918_04_01.pdf

1327/22 mars 1918: les lettres du condamné à mort Alfred Pagnien

L’offensive de l’empereur se poursuit

Le 22 mars, au matin

La course reprenait dans un brouillard épais, en présence de l’Empereur, appelé en toute hâte pour assister à la victoire.

Cette fois, au nord, l’Armée de Byng cédait sous une formidable pression et abandonnait les hauteurs de Croisilles à l’Armée de Below, tandis qu’au sud, Marwitz, faisant effort sur la gauche de Gough, enlevait Epehy, Roisel, Vermand et les deux premières positions anglaises jusqu’a l’ Omignon.

Au sud de ce ruisseau, Hutier, précédé par une nappe de gaz, pénétrait dans les troisièmes positions de la 5e Armée britannique, prenait pied sur la rive ouest du canal de Crozat, forçait le passage de l’Oise à l’ouest de La Fère et se rendait maître de Tergnier.

Menacé d’être débordé, Byng évacue alors ses premières positions qui résistaient toujours en face de Marcoing, et Gouhg, dont toutes les réserves ont déjà été engagées, prend ses dispositions pour se retirer derrière la ligne de la Somme et du canal du Nord.

Cependant, le général Pellé est déjà arrivé a Noyon. Ses divisions sont en mouvement, mais ne peuvent être encore là; et, en les attendant, la 125e division doit étendre sa gauche vers l’ouest pour étayer vers Chauny la 58e division britannique qui recule toujours, écrasée sous le nombre des assaillants, ainsi d’ailleurs que les autres divisions de l’Armée Gough.

L’intervention des réserves britanniques (20e division et 2 division de cavalerie) a permis tout au plus de marquer un temps d’arrêt sur le canal de Crozat. C’est une mission d’entier sacrifice que nos 76e, 131e, et 113e régiments d’infanterie accomplissent avec abnégation.

http://chtimiste.com/batailles1418/1918empereur.htm

Paris bombardé

c’est en 1918 que l’armée allemande sort l’artillerie lourde. Le 22 mars 1918, des détonations se font entendre dans Paris tous les quarts d’heure. Et pourtant, aucun gotha ne survole Paris.

Des avions invisibles sont-il en train de bombarder la capitale? C’est la grosse Bertha (du nom de la femme de l’ingénieur Krupp, créateur de l’engin), canon au sol d’une portée de 120 kilomètres: «Une prouesse métallurgique», d’après Clemenceau. A elle seule, la grosse Bertha fera 256 morts et 620 blessés.

source: https://www.dailyneuvieme.com/Chronique-Histoire-Paris-bombardee_a3206.html

Lettre: la peur de la mort

Abel Grand est né le 10 août 1897 à Saint-Bonnet-de-Rochefort (Allier). Il étudie à l’Ecole normale d’instituteurs de Moulins. Son bulletin de notes de l’Ecole Normale de Moulins pour l’année 1914-1915  mentionne son esprit « frondeur ». Incorporé au 2ème Régiment de Zouaves (voir certificat de bonne conduite), il rejoint le front le 31 décembre 1916 (voir registre matricule) puis il passe les années 1917 et 1918 en 1ère ligne.

De 1916 à 1918, Abel Grand entretient une correspondance régulière et soutenue avec ses parents à raison d’une lettre tous les deux jours. Au total ce ne sont pas moins de 275 missives qui retracent le quotidien de ce jeune instituteur plongé au cœur des combats.

Confronté à des conditions de vie terribles, il se veut rassurant en minimisant les évènements auxquels il est confronté quotidiennement. C’est après coup qu’il évoque les offensives et batailles auxquelles il a pris part (voir lettres du 18 avril 1917 et du 25 mars 1918). Toutefois, la présence des nombreux cadavres des champs de bataille est difficile à ignorer : il les évoque à plusieurs reprises dans sa notice chronologique rédigée à la fin de la guerre. C’est bien sûr également la peur de sa propre mort qui transparaît dans sa lettre du 22 mars 1918, qu’il termine avec cette formule « Adieu ou plutôt au revoir. Abel. » . Regrettant ses mots, il ajoute in-extremis « Ne vous en faites pas ce n’est rien… » (voir lettre du 22 mars 1918)

source: http://archives.allier.fr/4196-grand-abel.htm

Bombardements allemands dans l’Oise

Outre les canons, l’Empire allemand utilisa les avions et les zeppelins pour bombarder les villes de l’arrière. (…)
(…)Le 17 mars 1917, alors que l’armée allemande effectuait son repli stratégique sur la ligne Hindenburg, un zeppelin fut abattu au-dessus de Compiègne. Sa carcasse carbonisée fit les jours suivants la une des journaux nationaux.
Avec la libération du département en mars 1917, la menace des bombardements s’écarta jusqu’en mars 1918. Pour autant, le risque demeurait et des mesures de précaution furent prises.

source: https://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/oise14_18/bombardements_allemands.php

Les lettres du condamné à mort Alfred Pagnien

 

Ils transmettaient des informations sur les aérodromes, les installations militaires, les mouvements de troupes,… situés dans le Nord de la France et en Flandres.

Ils étaient 41 dans son réseau…
Six de ceux-là seront exécutés à Gand.
Ainsi : Achille de Backer ; Alfons Van Caeneghem ; Theophile Goedhuys ; Alfred Pagnien ; Alfons Van der Coilden et Alphonse Bernard.
Lorsqu’’ Alfred Pagnien fut arrêté, condamné et emprisonné, c’est Théophile Goedhuys qui prit le relais, à la tête de son organisation…
T. Goedhuys sera lui-même fusillé, le 19 mars 1918, 4 jours avant son « patron »…
Ses lettres
A Monsieur le Président de la République Française
 
Monsieur le Président,
 
A la veille de mourir pour la bonne cause, j’ai l’honneur de vous adresser ces lignes que je donnerai tantôt en cachette à ma femme au parloir, en trompant la surveillance du fonctionnaire allemand et qu’elle vous remettra un jour.C’est le dernier cri qu’un Français avant de tomber adresse à notre chère France, il renferme un adieu et une prière :
Je meurs avec la satisfaction d’avoir bien rempli mon devoir et d’avoir été utile, mais aussi avec la douleur de laisser sans ressources ma femme et mon enfant.
Monsieur le Président, en vous j’ai l’honneur de faire appel à la France en la priant de venir en aide à la veuve et à l’orphelin. Je pars avec la confiante espérance que ma prière sera écoutée. Cet espoir me fait du bien, il m’aide à tout supporter.
Adieu, mon beau et cher pays, tant meurtri, adieu braves camarades qui allez combattre et mourir pour libérer notre sol, vengez les disparus et délivrez nos compagnes et nos enfants d’une intolérable servitude.
Merci, Monsieur le Président de la République, pour ce que vous voudrez bien faire pour les miens et Vive la France…
signé : Alfred Pagnien
Mais aussi, il écrira ceci à l’attention de sa femme, Lucie :
Ma chère femme,
Quel supplice pour un mari, lorsque la crainte, l’affreuse crainte de perdre son bonheur lui vient à son esprit. On base des espoirs sur des faits insignifiants, mais parfois aussi le doute,  entre sournoisement dans le cerveau, et pour bien l’en chasser vite, il faut un effort de volonté. Ah, cette pauvre volonté, on lui a déjà tant demandé depuis un an. Et d’autres ont tant fait pour la réduire, pour en lasser l’énergie afin de me faire tomber à leur merci… Rien n’a fait… on a tenu bon jusqu’au bout, mais maintenant que la lutte est terminée, qui pourrait m’en vouloir d’éprouver un peu de désir de repos. J’en ai tant été privé à St Gilles… Tu vas penser que je suis hanté par le souvenir de ce bagne. Non pas, je n’y penserais plus si j’étais sauvé, mais que veux-tu, c’est mon cauchemar… Tu as souffert tant toi aussi, ma pauvrette et tu me comprends. Lorsque je fus arrêté après le voyage en chemin de fer, une auto m’attendait à la gare et je suis arrivé dans la nuit seulement à la prison, où je subis un long interrogatoire. Puis trois jours de repos et alors le régime d’espion commença. J’eus la déplorable compagnie de trois de ces bandits, les deux premiers furent vite convaincus de mon innocence. N’ayant rien tiré de moi on m’enferma avec le chef mouton, un certain individu se disant comte ambassadeur de Russie à Bruxelles avant la guerre et condamné à dix ans de travaux forcés pour espionnage. Le pseudo comte me fit un accueil aimable mais hautain, comme il convient à une personnalité de ce genre (j’ai appris que c’est un criminel, incarcéré pour des affaires louches d’avortement avant-guerre). Il était extrêmement habile et bon comédien, mais infiniment trop novice, pour un parisien, de la lutte, et au  bout de deux jours, il avait sacrifié sans résultat quelques douceurs destinées à m’amadouer, chocolat, pain d’épice, et mis à contribution en pure perte toute les ficelles de son art sinistre et toutes les ressources de son imagination.
 
Je faisais l’imbécile. Le troisième jour au réveil, changement d’attitude complet…: « Assez de comédie, Stéphane, me dit-il, je vous connais, il faut avouer, ou je vous fait mettre au cachot pour quinze jours. » – Je lisais dans ses yeux une haine féroce. Je me mordis les lèvres et ne répondis pas, j’avais résolu de ne pas lui parler. Te dire tout ce que ce monstre me jette à la figure pendant cette matinée est impossible : menaces, injures, succédant à des flatteries, rien n’y fit, je n’ouvris pas la bouche une seule fois, mais à quelle épreuve était mise ma patience. Ai-je honte de le dire ? J’ai souffert là mille fois plus qu’on ne peut souffrir devant un feu de peloton. Être enfermé dans une étroite cellule, en tête à tête avec une canaille, qui marche de long en large, vociférant des horreurs, et cherchant tout ce qui peut vous briser le coeur de chagrin… : « C’est fini, me disait-il, la vie, le soleil, la joie de la famille, vous pouvez faire une croix dessus, votre fiancée et vous serez fusillés, comme des chiens. Ah, il y a longtemps que je vous cherchais, mais votre compte est bon. Vous ne voulez pas répondre, vous allez aller aux cellules de correction, sans matelas, sans lumière, au pain et à l’eau et quand votre sale viande sera verte et que vous crierez grâce, alors, vous ferez vos dépositions. »- Puis, par d’autres moments : « Allons Stéphane, soyons amis, avouez mon cher, c’est le seul moyen de sauver votre peau, et si vous êtes franc et sincère, vous aurez en moi un protecteur et un ami ;je ferai tout, pour améliorer votre cas », etc.
Ma chérie je te raconte tout cela, parce qu’il faut que tu le saches afin de n’oublier jamais.
 
Tu devines mon état d’esprit, pendant ces heures maudites… je revoyais tout… Je pensais à toi et à mon enfant !!! Je m’étais promis d’être fort sur moi-même, pour ne rien commettre d’irréparable, mais j’étais là assis sur mon matelas par terre, ma tête entre ces deux poings et je luttais de toutes mes forces, contre l’instinct grandissant qui me poussait à bondir à la gorge de ce tortionnaire et à l’étrangler sur-le-champ. Je ne puis pas comprendre, comment j’ai eu tant d’empire pour moi-même, les oreilles me tintaient et je voyais rouge, j’entendais mon coeur battre trop fort et cela me faisait mal. A midi, je ne mangeai pas et me mis à marcher aussi dans ma cellule, lui, avala son repas debout, le dos au mur, afin de ne pas me perdre de vue, il sentait que je ne pouvais plus me contenir et que sa position devenait périlleuse, c’était vrai, je tremblais de rage et j’avais peur de moi-même, car je me connaissais bien, et je savais que si je commençais à le toucher ou si lui-même me frôlait, je lui aurais crevé les yeux et fendu la tête à coups de talon. Pour être libre de mes gestes, j’avais quitté pardessus, cache-nez et veston malgré le froid qu’il faisait, j’étais en bras de chemise. A ce moment il eut peur, il sonna précipitamment avec violence, et demanda qu’on m’emmène. le gardien était là, je remis mes vêtements et partis, au moment où je passais devant lui, remis en audace par la présence du soldat, il me traita de « sale espion, en me souhaitant de crever au plus vite ». Là, je ne vis plus clair et me livrai sur lui aux violences que la femme Irma et le Liégeois, ses amis, t’ont raconté.
 
[J’étais moi, enfermée à ce moment là avec l’espionne qui se faisait appeler Irma, plus tard on essaya une autre tactique, on me fit parler avec un Liégeois. Je reprends le récit de mon mari. (note de Mme Pagnien)]
 
Grâce à l’intervention de deux gardiens, on put m’arracher à lui et me conduire à la cellule 58, où demeuré seul, je me mis à pleurer de rage comme une vraie bête et à briser tout ce qui se trouvait sous ma main. Je n’ai eu un bol que quinze jours plus tard et pendant tout ce temps je recevais mon manger dans mon mouchoir. Ah, ma brave chérie, quel soulagement de te dire tout. Sache aussi que GOEDHUYS a été enfermé aussi avec cet ignoble individu quatre jours. Ce n’est pas tout. Le Liégeois, ami de cette chienne d’Irma, est mis dans un préau voisin du mien, il me parle, il me dit qu’il y a au-dessous de sa cellule une Française qui est partie se promener à Anvers avec les policiers, ils me donnent ton signalement pour que je sois en rage et pour que je te charge à l’instruction pour te perdre, etc… Heureusement que je te connais. Mais que de malheureux marchent avec de tel moyens, et quelle boue morale abritent les murs maudits de St Gilles. Que de désespoirs, que de souffrances…Te rappelles-tu le bruit sourd que fit le corps de ce malheureux qui se jeta du haut de notre galerie sur les dalles et se brisa les jambes ? Tu étais en prison alors… Pourquoi cet acte de désespoir ? Qui le saura jamais ?… et le pauvre de la cellule 102, retrouvé pendu à la fenêtre avec son essuie-mains. N’oublie pas nos souffrances ma chérie…
Anthelme Mangin: le soldat inconnu vivant interné


Le 1er février 1918, un soldat français rapatrié d’Allemagne est retrouvé errant à la Gare de Lyon-Brotteaux, totalement amnésique et sans aucun papiers permettant de l’identifier. Interrogé, il balbutie un nom, où l’on croit discerner « Anthelme Mangin », ainsi qu’une adresse « rue Sélastras » à « Vichy ». C’est donc sous ce nom qu’il est interné dès le 22 mars 1918 à l’asile d’aliéné de Clermont-Ferrand, bien qu’il n’existe officiellement ni d’Anthelme Mangin ni de rue Sélastras. Le directeur de l’établissement, croyant résoudre aisément l’énigme, fait publier fait publier sa photographie dans le « Petit Parisien » du 10 janvier 1920.

Car la grande guerre a compté 300 000 soldats « portés disparus », et les familles, croyant identifier Anthelme Mangin, affluent en effet à l’asile de Clermont-Ferrand. Seules cependant madame et mademoiselle Mazenc, originaires de Rodez reconnaissent catégoriquement Anthelme comme le fils et le frère, Albert Mazenc, porté disparu en octobre 1915 à Tahure dans la Marne. Anthelme Mangin est alors transféré à Rodez, mais le préfet de l’Aveyron, après diverses confrontations avec les amis et employeurs de Mazenc, conclut à une erreur d’identification (le tribunal de Rodez statuera d’ailleurs le 26 juillet 1921 sur le décès à l’ennemi le 28 octobre 1915 du soldat Albert Mazenc). 

source: http://www.blamont.info/textes268.html

Journal du vendredi 22 mars 1918

Au nord de l’Ailette, nous avons réussi un coup de main sur les lignes ennemies aux abords de Boucouville et ramené une dizaine de prisonniers. Vers la fin de la nuit, bombardement intense et soutenu des secteurs au nord et au sud-est de Reims, ainsi qu’en divers points du front de Champagne.
Dans cette dernière région, les Allemands ont prononcé plusieurs tentatives qui sont restées infructueuses, notamment dans le secteur des Hurlus, dans la région de Souain et vers la route de Saint-Souplet.
Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement de nos positions a pris une grande ampleur et a été suivi d’une forte attaque entre le bois des Caurières et Bezonvaux.
Après un violent corps à corps, nos troupes ont rejeté l’ennemi des quelques points où il avait pénétré au premier abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
En Lorraine, les Allemands ont subi un échec dans la région de Nomény. Leurs détachements d’attaque ont été repoussés avec des pertes sérieuses sans aucun résultat.
Nous avons fait une incursion vers Armancourt et ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, l’ennemi a déclenché un violent bombardement sur toute l’étendue de la ligne au sud de Saint-Quentin à la Scarpe.
Nos alliés ont réussi un coup de main vers Saint-Quentin.
Un raid naval ennemi devant Dunkerque a été repoussé par la flottille franco-anglaise. Les Allemands ont perdu quatre torpilleurs ou contre-torpilleurs.

 

1323/18 mars 1918: (Aviation) mort du jeune Jean-Corentin Carré

Grève à l’usine Caudron

source: https://books.google.fr/books?id=lIcxNMpC10sC&pg=PA208&lpg=PA208&dq=18+mars+1918&source=bl&ots=KYIRRWM2yt&sig=AOazUqUQOuWT1oZY4j2pzpsqMpY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwic_7GP66_ZAhWUa8AKHSM7DSw4ChDoAQgzMAI#v=onepage&q=18%20mars%201918&f=false

Mouvements sur le village de Carspach

Le 18 mars 1918, le front situé au nord du village de Carspach connut un regain d’activité. De 6 h à 9 h, l’artillerie allemande bombarda les positions de l’artillerie française située dans la forêt du Lerchenholz avec des obus à gaz ypérite. En représailles, les Français pilonnèrent les premières lignes allemandes de 12 h à 18 h. Ils le firent avec six mortiers lourds et dirigèrent les tirs à l’aide d’avions. L’artillerie allemande réussit, au bout de nombreux essai, à détruire trois d’entre eux. Les Français bombardèrent surtout la deuxième tranchée (C2) située à environ 150 m de la ligne de front. Les occupants de cette tranchée s’étaient réfugiés dans l’abri Kilian. Celui-ci, profondément enterré, était considéré comme sûr. En début d’après-midi, la partie gauche (côté Carspach) subit plusieurs coups au but successifs. La galerie constituant l’abri s’effondra sur une longueur de 60 m, ensevelissant 38 hommes. L’effondrement blessa également dix hommes et un autre fut tué par un tir de mitrailleuse.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/kilian/kilian.htm

lire aussi: http://www.carspach.fr/Historique/Les-Fouilles-du-KILIANSTOLLEN/Les-fouilles-du-KILIANSTOLLEN

Aviation (BD) mort du jeune Jean-Corentin Carré

Mais ce 18 mars 1918, à l’aube, il trouve la mort héroïquement dans un combat aérien au dessus de Souilly. Jean-Corentin Carré est tombé dans un traquenard par quatre avions. Cette action lui vaut une dernière citation à l’ordre de l’armée, cette fois-ci « S’est défendu énergiquement jusqu’à ce que son appareil soit abattu l’entraînant dans une mort glorieuse ».
Ainsi disparut à l’âge de 18 ans le « Petit Poilu du Faouët », l’un des plus jeunes soldats français de la Grande Guerre. Tout le monde le pleurait dans le pays. Les hautes autorités demandèrent qu’il soit enterré et porté au Panthéon. Un monument a été inauguré à ce jeune combattant juste avant la Seconde Guerre mondiale. Toutes les rues en Bretagne portent son nom. Jean-Corentin Carré est devenu un symbole et un exemple.

source: http://www.editionspaquet.com/catalogue-bd/t3-1917-1918

lire aussi https://www.soldatsdefrance.fr/22-03-1918-Corentin-Jean-CARRE-18-ans_a527.html

Courte reprise de Noyon aux Allemands

Le 18 mars 1917, le repli stratégique de l’armée allemande permet aux troupes françaises de reprendre Noyon. Au cours des journées précédentes, l’ennemi avait déclenché une série de destructions volontaires : incendies, dynamitage de ponts et de maisons, minages de plusieurs axes de communication, etc. Les dégâts restèrent limités mais occasionnèrent cependant des inondations dans la ville.

Au lendemain de la libération, la remise en état des voies de communication et des habitations endommagées fait suite aux défilés militaires et visites officielles. Le temps est à la réorganisation de la ville et de son ravitaillement. Le maire Ernest Noël, déporté en 1915, retrouve son siège quelques jours plus tard et reçoit la Légion d’honneur.

source: http://www.ville-noyon.fr/IMG/pdf/pg_centenaire_14-18_bd.pdf

(suite) La légion russe intégrée à la Division marocaine

Quand le commandement russe tentait de convaincre les anciens soldats du corps expéditionnaire de s’engager dans la légion des Volontaires russes :
« A bas les pelles, les pioches et autres outils, saisissez les armes et pour l’œuvre de droit et de justice, en avant dans les tranchées ! Non seulement vos chefs, mais aussi les gouvernements alliés prendront soin de vous et vous assureront votre avenir. La discipline sera la même que dans les régiments français. (…)Les comités, les assemblées et les résolutions ne sont pas des armes pour lutter contre un pareil ennemi ; seule une puissante armée, une discipline sévère, mais juste, peut en venir à bout. Donc, notre pauvre Patrie, vendue par les traîtres ne peut être sauvée que par une armée forte et réorganisée ».
Service Historique de la Défense, 17N 686, appel du 18 mars 1918

– Lettre d’un soldat déporté en Algérie contre la Légion
« Comment pourrions-nous nous battre pour des gens qui ont supprimé notre discipline pour implanter la leur, qui nous ont enlevé nos soviets parce qu’ils avaient reconnu le gouvernement bolchevik ».
Service Historique de la Défense, extrait du rapport de la commission militaire de contrôle postal, mars 1918

– L’intégration de la Légion russe dans la Division marocaine.
« Les officiers et soldats qui composent le Bataillon Russe sont dans la situation suivante : ils faisaient partie de la Brigade Russe que nous avons remplacé en Champagne en Avril 1917 à Brimont où elle subi héroïquement des pertes énormes. Depuis ce moment, elle s’est dissociée comme toute l’Armée Russe. Les soldats ont été désarmés et employés provisoirement à des travaux divers.

La suite sur http://www.lacourtine1917.org/spip.php?article121

(…)Rudes combats dans le Nord

Le lendemain, 18 mars, une nouvelle patrouille offensive sur le même objectif, rassemble 24 chasseurs des 54ème et 84ème Squadron sur Sopwith Camel et du 5e Naval sur DH4 et décolle à 10h10 du matin. Mais cette fois, les Allemands ne se laissent pas surprendre. Le Jagdgeschwader 1, le « Cirque volant» de Manfred von Richthofen composé des Jasta 4, 6, 10 et 11 se porte au devant de la formation avec 50 appareils. La 4 a décollé de Lieu St-Amand, la 6 de Bouchain, la 10 d‘Iwuy et la 11 d’Avesnes le Sec et le combat s’engage à deux miles à l’est de Busigny jusqu’au-delà du Cateau.

Côté Britannique, le Lieutenant Norman CLARK du 54ème Squadron, sur le Sopwith B5421 est d’abord porté manquant. On apprend lors qu’il a en fait été abattu à 11h15 par un pilote dont on ne connaît pas l’identité mais dont la victoire est attribuée au Jagdgeschwader 1. Le Second Lieutenant G. RUSSEL, 30 ans sur le Sopwith C1566 du même Squadron, est abattu par le Vizefeldwebel Karl BOHNENKAMP de la Jasta 22 (As de l’aviation qui finira la guerre avec 15 vitoires homologuées) à 11h10. Il tombe non loin du point de chute de CLARK (bien que Bohnenkamp annonce sa victoire à St-Martin). RUSSEL meurt de ses blessures le même jour aux mains de l’ennemi. RUSSEL et CLARK sont alors inhumés dans le Cimetière Communal d’Awoingt.

Il y aura de nombreuses pertes de part et d’autres. Un autre Sopwith du 54e Squadron, le C1576, tombe à 11 h 15 à l’est de Bohain, victime du Lieutenant Edgar SCHOLTZ de la Jasta 11, lui aussi As de l’aviation avec 6 victoires (il trouvera la mort le 2 mai suivant lors d’un atterissage sur le terrain de Cappy).

Le 84ème Squadron perd également un As qui totalise 8 victoires : le second lieutenant McCUDDEN âgé de 20 ans. Il n’est autre que le frère de James, le plus célèbre As Britannique derrière MANNOCK (qui lui même perdra la vie quatre mois plus tard). John Anthony McCUDDEN, a été abattu par le lieutenant H. WOLFF de la Jasta 11. Il est inhumé à Saint-Souplet.

Bien d’autres encore tombent : un Camel au sud d’Awoingt, victime du Lt OPPENHORST (Jasta 5), un autre à Busigny, abattu par B. JEHLE (Jasta 16), un autre à Awoingt, non homologué celui-là mais revendiqué par le Lt FRIEDRICHS (Jasta 10), deux DH4 du 5e Naval tombent également à Prémont (victoire pour l’Hauptmann REINHARDT de la Jasta 6) et près de Beaurevoir.

La suite sur http://www.tank-cambrai.com/french/articles/dure-journee.php

Bombardement de la gare de Longuyon

Le 18 mars 1918, vers 23H00 un petit avion français lache une bombe sur la concentration de wagons qui se trouvent là. Elle atteint une citerne de benzol qui s’embrase et en embrase d’autres. Le petit avion revient et largue d’autres bombes au coeur du sinistre. Tout s’enflamme, avant une brutale déflagration qui secoue la ville : un wagon de munitions a explosé. Les explosions se succèdent et l’incendie fait rage jusqu’au lendemain matin.

Le trafic ferroviaire est rétabli en fin d’après-midi.

source:http://www.ot-longuyon.fr/version-française-accueil/historique/1914-1918/

Une loi  réglementant la fabrication et la vente des sceaux, timbres et cachets officiels

Il est interdit de fabriquer les sceaux, timbres, cachets et marques de l’Etat ou d’une autorité quelconque sans l’ordre écrit des représentants attitrés de l’Etat ou de cette autorité. La livraison n’en pourra être faite qu’à ces représentants ou au siège même de l’autorité.

source: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=5B20515665BA0EA0DB6632CAC1699412.tpdjo15v_1?cidTexte=JORFTEXT000000498448&dateTexte=20011231

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006503477&cidTexte=LEGITEXT000006071113&dateTexte=19180320

Alsace: l’enfer se déchaîne sur les Allemands

Article payant sur le site de l’Alsace

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2011/11/19/18-mars-1918-l-enfer-se-dechaine-sur-les-allemands

 

Journal du lundi 18 mars 1918

Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement ennemi a revêtu une grande intensité et a été suivi d’une série de fortes attaques allemandes. Vers Samogneux, au nord du bois des Caurières et dans la région de Bezonvaux, de gros détachements ennemis ont abordé nos positions et réussi, en divers points, à pénétrer dans nos lignes. Sous la violence de nos feux, les assaillants ont subi de très lourdes pertes et n’ont pu se maintenir dans les éléments où ils avaient pris pied. La lutte d’artillerie continue, très vive, dans cette région.
Nos troupes ont pénétré dans la tranchée ennemie au bois de Malancourt sur une étendue de 1.400 mètres et une profondeur de 800. Le chiffre total des prisonniers que nous venons de faire sur la rive gauche de la Meuse est de cent soixante.
Nos pilotes ont détruit deux avions allemands; cinq autres appareils ennemis sont tombés dans leurs lignes à la suite de combats.
Les Anglais ont effectué avec succès des coups de main vers Epehy et Gavrelle. Une tentative de raid ennemi a échoué vers Lens.
Activité de l’artillerie allemande au sud de la route Bapaume-Cambrai, dans la vallée de la Scarpe et à l’est du bois du Polygone.
Les Belges ont procédé à des tirs de destruction vers Leke, Essen et Kuiksstraat.
Les aviateurs alliés ont bombardé les établissements ennemis dans les vallées de la Strouma et du Vardar, en Macédoine.