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306/journal du 6 juin 1915: Attaque au lance-flammes sur la butte de Vaquois (Argonne)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

L’employé municipal donne un compte rendu du conseil municipal paru dans Le Courrier (voir article par ailleurs)

Attaque au lance-flammes sur la butte de Vauquois (Argonne)

Plaque commémorative dressée sur la Butte de Vauquois à la mémoire des sapeurs pompiers de Paris tués et brûlés lors de la journée du 6 juin 1915
Plaque commémorative dressée sur la Butte de Vauquois à la mémoire des sapeurs pompiers de Paris tués et brûlés lors de la journée du 6 juin 1915

Extrait du 2e carnet de route de Laurent Pensa musicien-brancardier au 31e régiment d’infanterie

Dimanche 6 juin 1915

Depuis plusieurs jours on parlait d’attaquer Vauquois. Le petit chemin de fer Decauville transportait des torpilles, des munitions en quantité et des réservoirs de pétrole. L’attaque qui était fixée à 5 heures est remise à 6, à 7 heures du soir. La journée, vers 1 heure, après un bombardement, nous pensions que l’attaque aurait lieu tout de suite (nous allions à ce moment-là aux distributions qui se tenaient à La Barricade. Point de tout). Elle n’était remise qu’au soir 8 heures ; nous voyons alors une épaisse fumée s’élever de Vauquois, immédiatement, un bombardement puis une fusillade très serrée. Nous nous couchons attendant qu’on nous appelle aux blessés.

http://crdp.ac-amiens.fr/pensa/2_13_texte_pensa_2.php

http://sam2g.fr/les-soldats-du-feu-dans-lenfer-de-vauquois/

(photo entête: essai-des-lances-flammes-schilt-n-1-1915-collection-jeremie-raussin.jpg)

La bataille de Quennevières (6-16  juin)

Entre l’Oise et l’Aisne, à l’Est de la région vallonnée que couvre la forêt de Laigue, se déploie un vaste plateau, compartimenté par le cours raviné des ruisseaux qui descendent vers l’Aisne.

C’est un pays de grande culture, d’un vaste horizon. Quelques boqueteaux marquent l’emplacement des fermes (Ecafaut, Quennevières, Touvent, les Loges), grands bâtiments entourés de vieux arbres.

Les tranchées sillonnent le plateau, striant de raies brunes les champs où le blé et l’avoine ont poussé à l’aventure dans les chaumes de l’an dernier. Ecafaut et Quennevières sont dans nos lignes. Les Loges et Touvent sont à l’ennemi. Le plateau est incliné en pente légère de l’Ouest vers l’Est.

Devant la ferme de Quennevières, le front allemand formait un saillant à la pointe duquel était organisé une sorte de fortin, tandis que des ouvrages de flanquement protégeaient les deux extrémités.

La première ligne était renforcée à très courte distance d’une seconde, et sur certains points même d’une troisième. A la corde de l’arc formé par le saillant, une tranchée en crémaillère constituait le deuxième front de défense. Toute cette organisation très puissante a été prise d’assaut le 6 juin. C’est donc l’ensemble du système défensif ennemi, sur un front d’environ 1 200 mètres, qui est tombé entre nos mains.

Les premières pièces d’artillerie allemande se trouvaient immédiatement en arrière, à hauteur d’un ravin qui descend vers Touvent.

http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2014/07/14/le-5-juin-1915-lenlevement-du-saillant-de-quennevieres/

Mort de Paul Mauk, l’enfant soldat allemand

allemandsL’ENFANT dort, entouré de ses 15 645 camarades. Au bout du cimetière de Lens-Sallaumines, dans le carré réservé aux militaires allemands, est enterré le plus jeune engagé de toute la Grande Guerre. Paul Mauk n’avait que 14 ans. Le 6 juin 1915, une balle perdue lui a arraché l’avantbras et a mis le feu aux munitions qu’il portait en poche. Il est mort le lendemain, « sans une plainte ».

La guerre a éclaté l’année de sa communion. « Paul Mauk était un jeune homme ouvert qui ne cachait pas ses sentiments », décrit Ernst Jünger*, essayiste et romancier allemand. « Il était d’une bonté naturelle, dit encore l’écrivain allemand, et d’une gaieté sans ambages ». Quand il était petit, Paul voulait devenir
médecin « pour soulager les hommes et rendre service ».

http://memoire.pas-de-calais.com/index.php/fr/premiere-guerre-mondiale/ils-sont-venus-du-monde-entier/allemands.html

Lu dans Le Miroir en date du 6 juin 1915

L’ennemi a prononcé trois violentes contre-attaques contre la sucrerie de Souchez et les tranchées au nord et au sud. Il a été repoussé avec de très grosses pertes; nous gardons toutes nos positions. Mieux : nous avons réalisé des progrès à Neuville-Saint-Vaast, où nous tenons plus des deux tiers du village, et dans le Labyrinthe où nous avons gagné 450 mètres. La grosse pièce qui avait tiré sur Verdun a été repérée et prise sous notre feu. Le béton de la plate-forme a été endommagé et un dépôt de munitions a sauté tout auprès.

Des zeppelins ont opéré sur la côte anglaise : les effets de leur bombardement ont été médiocres.

Sur le front oriental, nos alliés contiennent l’ennemi. Canonnade dans le golfe de Riga; offensive russe victorieuse sur le San inférieur; les Allemands qui venaient au secours du 14e corps autrichien ont subi un échec; graves pertes des Austro-Allemands sur la rive droite du San; contre-attaque russe vigoureuse dans la région de Stryj.

Le roi de Grèce a subi une nouvelle opération.

Les sous-marins allemands ont torpillé à nouveau des bateaux anglais français et belges.

Les Allemands auraient fusillé M. Masson, député de Mons.

Une conférence a eu lieu à Nice, entre M. Carcano, ministre italien du Trésor et M.mac Kenna chancelier de l’Echiquier anglais.

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1497/8 septembre 1918

Les Australiens près  de(et à ) Péronne (Somme)

Au Mont-Saint-Quentin, des soldats australiens présentent un panneau érigeant le site en site de guerre classé. Situé à 1,5 km au nord-ouest de Péronne, le Mont- Saint-Quentin est le théâtre d’une bataille acharnée entre les soldats de la 2nd Australian Division et les soldats du 2e régiment prussien de la Garde. Le 1er septembre 1918, après plusieurs heures de combats, les Australiens prennent le contrôle de la colline et assurent l’accès à la ville de Péronne.

Des soldats australiens appartenant à la 5th Australian Division occupent les rues de Péronne libérée le 2 septembre 1918, après la prise du Mont-Saint- Quentin. Le jour même, les Australiens se portent sur Bouchavesnes et dégagent la région. Commandant du corps australien, le Major General Monash permet par l’avancée rapide de ses troupes la capture de plus de 30000 soldats allemands entre les mois de septembre et d’octobre 1918. Au cours de la Grande Guerre, 60 000 soldats australiens périssent sur le front occidental, en Turquie et dans le Pacifique.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Clémenceau dans les ruines de Noyon

Noyon, le 8 septembre 1918. Georges Clemenceau (au centre), alors président du Conseil, visite les ruines de la ville, détruite à 85 %.

source: http://www.leparisien.fr/informations/un-musee-pour-le-centenaire-de-la-grande-guerre-26-02-2012-1878048.php

Le capitaine et le député

Le 8 septembre 1918, au Mont de Leuilly (Aisne), le capitaine Gaston Dumesnil  accompagnait un autre député, Abel FERRY, lors d’une visite d’inspection des armées sur le front et vérifiaient le fonctionnement d’un nouveau modèle de fusil-mitrailleur. Un obus s’écrasa sur eux et le lieutenant qui était à leurs côtés. Dumesnil et l’officier moururent sur le champ tandis que Ferry, très grièvement blessé, décédait une semaine plus tard.

L’Illustration, soit à la suite d’informations erronées, soit pour conférer plus de gloire à cette mort pour la France, donne un récit différent des circonstances de la mort du député Dumesnil : « Ce n’est pas dans une vaine formule d’éloquence que le président de la Commission de l’Armée a pu parler de « regrets unanimes » en annonçant à ses collègues la mort glorieuse du capitaine Gaston Dumesnil, député de Maine-et-Loire, tombé le lundi 9 septembre (en réalité la fiche des Morts pour la France consultable sur le site Mémoire des hommes indique le 8 septembre), à la tête de ses chasseurs, qu’il conduisait à l’attaque de la ferme de Mouy, près Vauxaillon (encore une erreur). »

source: http://www.crcb.org/le-capitaine-et-depute-gaston-dumesnil-1879-1918/.html

Des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne

A partir du 8 septembre 1918, des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne. Le front d’attaque allié porte sur 70 kilomètres. L’armée française aligne pour l’occasion sept corps d’armée en première ligne. Derrière cette première ligne, se tiennent en réserve 12 divisions d’infanterie et 3 de cavalerie. La première armée américaine du général Pershing dispose, quant à elle, en première ligne, de 3 Corps d’armée.

Devant ce front alliés et, derrière des fortifications « en dur », une partie de la première armée allemande du général von Mudra ; la 3e armée de von Einem, appartenant au groupe d’armées du Kronprinz, et, la Ve armée allemande, appartenant au groupe d’armées de von Gallwitz, se tiennent prêtes. Les Allemands disposent en ce lieu précis du front de : 20 divisions, dont 4 en seconde ligne (équivalent français : 24 divisions).

Les effectifs des adversaires sont donc approximativement équivalents en quantité lors du déclenchement des opérations. Les Français bénéficient toutefois d’un moral d’acier par rapport aux Allemands qui ne cessent d’être défaits et abattus moralement…

Nerveux, les Allemands multiplient les reconnaissances par l’aviation, les coups de sonde, les tirailleries de nuit sans motif apparent.

Ils calquent également leur réaction en fonction du dispositif adopté par la 4e Armée française lors de la dernière bataille de Champagne. Enfin, ils évacuent leurs premières lignes et optent pour un dispositif défensif « tout en profondeur ».

Côté français, on se conforte à l’idée que les Allemands « se sentent mal » ; les interrogatoires de déserteurs sont là pour apporter de l’eau au moulin en ce sens.

Le général Pétain a réglé tous les détails de l’opération…

Le transport des unités, venues en renfort de loin, parfois même des Vosges, est effectué de nuit, avec d’infinies précautions, du 16 au 25 septembre.

L’attaque est fixée au 26 septembre.

source: http://anduze1418.blogspot.com

Portrait d’un poilu en permission

Le Figaro du 8 septembre 1918 fait le portrait d’un poilu en permission, qui doit se réhabituer à la vie parisienne avant de retourner au front.

«Dans le tramway où nous sommes assis, un poilu pénètre. […] Le poilu s’avance vers une place éloignée, non sans faire bien des efforts pour conserver son équilibre, à cause de la marche cahotée de la voiture.

Au moment où il passe devant nous, un cahot brusque désempare cet équilibre et, brutalement, impitoyablement, l’énorme godasse à clous redoutables retombe sur nos orteils qu’elle écrase, en entamant par surcroit le cuir de notre chaussure. Un cri nous échappe “Aïe!”; qu’accompagne, pourquoi le nier? une grimace de douleur, aussitôt muée, d’ailleurs, en sourire, parce qu’il ne faut faire aux poilus nulle peine, même légère.

Le poilu a pris possession avec un soulagement évident de la place vide d’en face et nous regarde avec une anxiété souriante; et comme d’un hochement de tête nous absolvons gentiment sa maladresse un peu appuyée “-S’il n’y avait que ça, dit-il ingénument, ça irait bien.”» écrit Le Figaro du 8 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/08/26002-20140908ARTFIG00200-8-septembre-1918-portrait-d-un-poilu-en-permission.php

Journal du dimanche 8 septembre 1918

De la Somme à l’Oise, nos troupes ont continué la poursuite, brisant tous les obstacles et talonnant, les arrière-gardes ennemies.
De part et d’autre de la Somme, nous avons occupé Pithon, Sommette, Eaucourt-Dury et Ollezy (cinq kilomètres à l’est de Ham).
Plus au sud, nous tenons Cugny et avons atteint les lisières ouest du bois de Genlis.
Au nord de l’Oise, nos troupes sont entrées dans Tergnier : nous bordons, à l’est de cette ville la voie ferrée et le canal.
Au nord de l’ Ailette, la basse forêt de Coucy est tout entière en notre possession, ainsi que Barrois, qui a été enlevé de haute lutte. Nous avons dépassé, au nord de Quincy-Basse, les villages d’Aulers et de Bassoles-Aulers.
Au sud de l’Ailette, nous avons occupé le fort de Condé, Condé-sur-Aisne et Nanteuil-la-Fosse.
Les Anglais ont accompli de nouveaux progrès à l’est et au nord-est de Péronne. Ils se sont emparés de Hancourt, Sorel-le-Grand et Metz-en-Couture. Ils ont pénétré dans les parties ouest du bois d’Havrincourt, en capturant des prisonniers.
Au nord du canal de la Bassée, ils ont progressé aux abords de Canteleux et de Violaines. Ils ont avancé leur ligne dans la direction de Messines et fait 50 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1478 ter/20 août 1918: Pierrefonds (Oise)un monument aux infirmières pour Elisabeth Jalaguierj

Pierrefonds (Oise)un monument aux infirmières pour Elisabeth Jalaguier

Le Monument aux infirmières est dédié aux infirmières de France mortes sur le champs de bataille et plus particulièrement à la gloire de l’une d’entre elles, Elisabeth Jalaguier. Il n’en existe que deux en France, un à Pierrefonds, le second à Reims.

L’origine :Elisabeth Jalaguier née le 4 septembre 1890 à Nîmes, suit une formation d’infirmière à la Croix-Rouge et s’engage comme infirmière militaire à l’aube de la première guerre mondiale. Elle rejoint Pierrefonds en 1918, l’Hôtel des Bains ayant été transformé en ambulance chirurgicale dirigée par le professeur Proust. Elle y fait preuve d’un courage et d’une abnégation totale auprès de ses blessés, et leur apporte, outre les soins, un grand réconfort moral.

Fiancée au Docteur Paul Maurer, médecin chirurgien militaire à Pierrefonds, elle est tuée le 20 août 1918 à l’âge de 28 ans, lors d’un bombardement aérien, 3 mois avant l’Armistice. Elisabeth est enterrée au cimetière militaire de Pierrefonds, où elle a été transférée en 1974, après avoir été inhumée au cimetière civil.

source: http://Elisabeth Jalaguier

Chaliapine, le célèbre chanteur d’opéra est payé en farine

Le 20 août 1918, Le Figaro reprend une information des journaux allemands selon laquelle Fédor Chaliapine, célèbre chanteur d’opéra, se contente de farine pour tout cachet, lors de ses représentations.

«On chante donc encore à Moscou? Sans doute. Il y a toujours un opéra; et l’on continue d’y chanter.

La preuve, c’est que l’illustre Chaliapine vient d’y signer un engagement. Ce sont les journaux allemands qui l’annoncent.

Seulement, Chaliapine a dû accepter un “cachet” qui ne ressemble pas à ceux qu’il touchait d’ordinaire. On lui donne 200 kilos de farine par représentation.

Et il est content.» écrit Le Figaro du 20 août 1918.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

Journal du mardi 20 août

Actions d’artillerie violentes au nord et au sud de l’Avre.
Nous avons fait plus de 400 prisonniers à l’ouest de Roye. Nos troupes ont progressé en combattant jusqu’aux abords de Lassigny.
Entre Oise et Aisne, elles ont rectifié leur front sur une étendue de 15 kilomètres environ, entre le sud de Carlepont et Fontenoy, réalisant une progression moyenne de deux kilomètres.
Nous avons occupé le plateau à l’ouest de Nampcel, atteint le rebord sud du ravin d’Audignicourt et conquis Nouvron-Vingré. Plus de 2200 prisonniers sont demeurés entre nos mains.
Les Anglais ont brisé des contre-attaques ennemies entre Outtersteene et Meteren.
Ils ont fait des prisonniers dans le secteur d’Ayette, ainsi qu’au sud de la Scarpe, où leurs patrouilles ont fait irruption dans les tranchées de l’ennemi, et pénétré assez avant dans ses positions. Au nord de la Scarpe, ils ont repoussé un coup de main.
Ils ont progressé dans le secteur de Merville, en dépit de la résistance des mitrailleuses ennemies. Ils ont fait de 40 à 50 prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Les Japonais ont décidé de marcher par la Mandchourie du nord vers la Transbaïkalie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1435/8 juillet 1918: les Italiens défendent la Montagne de Reims

Les Italiens défendent la Montagne de Reims

Le  » Plan de défense » que le général Albricci envoya aux détachements dépendants le 8 juillet était aussi basé sur cette prémisse. Ledit plan, qui était, du reste, en parfaite harmonie avec les instructions données le 16 et le 20 juin prévoyait que l’organisation de la défense du corps d’armée comprendrait : une  » ligne de surveillance » tenue par des petits postes avec la tâche de prévenir les troupes de la première position des intentions de l’ennemi et de déjouer les attaques par surprise de ses patrouilles; une  » première position » : bois de Vrigny – côte qui descend vers Ste Euphraise – bois de la Vallotte (saillant ouest)- Montagne de Bligny – pente occidentale du bois de Pargny – bois des Grands – Savarts – Onrezy – marge nord-ouest du bois de Commetreuil – bois de Hyermont – Moulin Chaumuzy – flancs nord du bois « des Eclisses », qui devait servir de protection à l’artillerie, comme ligne de départ pour les contre-attaques des réserves et, avec des « bretelles », à même de créer les compartiments étanches; une  » deuxième position : bois de Maître Jean – pentes occidentales du Pâtis d’Ecueil – moulin de l’Ardre – éperon de Ballin – bois de Courton, à faire tenir par les régiments de réserve et par les troupes supplémentaires.; enfin,  » une troisième position » : Sermiers – Courtagnon – Cormoyeux – Romery – pentes occidentales du bois de St Marc, sur laquelle le combat et la défense devaient être portés seulement en cas extrême.

Lire le dossier détaillé sur http://20072008.free.fr/journee332008italjuinjuil18doc1.htm

L’US Air force est née en Seine-et-Marne

L’As américain Edward Rickenbacker et son Spad XIII, avec l’insigne du 94th Aero Squadron

Le 8 juillet 1918, les escadrilles se déplacent. Les trois escadrilles d’observation quittent Saints. La SAL.280 va rejoindre un autre groupe Français et la 1ère et 12ème vont à Francheville, au nord-ouest de Coulommiers, pas loin de l’aérodrome actuel. Une autre escadrille américaine, la 88ème, vient remplacer la SAL.280.

Les 8 et 9 juillet, le 1er Groupe de Chasse quitte Touquin pour s’installer dans les villages de Saints et de Mauperthuis et occuper également la ferme des Aulnois, site du terrain d’aviation du même village. Il n’y restera que jusqu’au 1er septembre 1918. Pendant ce temps, le 1er groupe de chasse va cruellement souffrir en perdant 36 tués, blessés ou prisonniers – soit exactement la moitié de l’effectif de combat. Pour les américains, c’est le vrai baptême du feu contre un ennemi qui possède des as pour pilotes et des appareils très performants comme par exemple le Fokker D.VII. En contrepartie, les américains remportent 38 victoires contre les allemands.

Le symbole de l’effort Américain, c’est la famille de l’ancien Président Théodore Roosevelt qui a six enfants, plus deux par re-mariage, ce qui fait huit au total. Six d’entre eux vont participer à la guerre. La fille Ethel et son mari ainsi que la femme de Théodore Jr. vont servir la Croix Rouge à Paris. Les quatre garçons, Théodore Jr., Archie et Quentin viennent en France et le deuxième fils Kermit s’en va rejoindre les Forces Britanniques au Moyen Orient.

source: http://acdf-meaux.fr/histoire-lus-air-force-est-nee-en-seine-et-marne/

Compiègne: les  pillards fusillés sur le champ

La place de l’Hôtel de ville en 1918

Voici un avis officiel, émanant de la Place de Compiègne et daté du 8 juillet, concernant les transports :

« I. Pour venir à Compiègne il faut être porteur d’un sauf-conduit, ce sauf-conduit doit être demandé au Sous-préfet ou au commandant d’armes de Compiègne qui le soumettront à la signature de l’autorité militaire compétente ; la demande doit indiquer le motif du déplacement.

II. Arrivée à Compiègne. — se présenter au commandant d’armes qui délivre un permis de séjour et en fixe la durée.
III. Moyens de transports pour déménagement. — Des camions ou des wagons en nombre limité, ainsi que des hommes de corvée sont mis à la disposition des personnes qui en font la demande au commandant d’armes.

Ces demandes seront satisfaites selon les ressources et dans l’ordre où elles seront parvenues au commandant d’armes.
IV. Les évacuations se font :

a) par camions dans la
Chantilly, (dernière limite).
b) par wagons au gré des intéressés.
La ville de Compiègne n’offrant aucune ressource, il est recommandé de se munir de vivres pour toute la durée du séjour.
Le 8 juillet 1918,
Le Lieutenant Colonel MAITTHET, commandant d’armes. »

Un papillon tiré sur papier bulle sur les presses réquisitionnées de l’imprimerie Bourson porte que :

« La Place ne peut que se mettre dans la mesure de ses moyens à la disposition des habitants « venus eux-mêmes » s’occuper de leurs affaires ou en ayant chargé une personne munie d’une procuration. Les déménagements d’office ne seront effectués qu’après ceux des personnes présentes ou représentées ».

Les pèlerins, en sortant des bureaux de la Place, installés au Palais, dans les pièces précédemment occupées par le commandement du Grand Quartier, se précipitaient dans leur rue et, constatant la ruine des maisons voisines, pénétraient tout émus dans le désordre de leur appartement. Avaient-ils été pillés durant leur absence ? Ils s’étonnaient que tout ne fut pas disparu. En hâte, ils chargeaient leur butin, touchant à peine aux provisions de bouche et, laissant là leur curiosité, oubliaient de faire un tour en ville, tant ils étaient pressés de quitter un rivage aussi désolant.

Le commandant d’Armes avait institué un service de surveillance plus rigoureux que les précédents pour arrêter les pillages. Il faut reconnaître qu’il l’avait remarquablement organisé. A ce titre, le colonel Maittret fut vraiment un gardien de l’ordre et sous son commandement, les vols furent moins fréquents qu’au mois de mai où bien des maisons reçurent la visite de gens sans aveu dont l’unique occupation était la rapine.

Les pillards étaient fusillés sur-le-champ. Compiègne fut débarrassée rapidement de ces indésirables et les maisons refermées cachaient aux rares passants la désolation de

leur intérieur doublement désolé par la guerre.
L’horloge de l’hôtel de ville s’était arrêtée depuis longtemps. Plus de Picantins pour piquer les heures, aucun des bruits familiers ne remuait l’air des rues désertes et monotones.
Les rares privilégiés, après bien des ennuis, repartaient vers l’exil. L’autorité militaire ne favorisait guère leurs allées et venues, peu désireuse de voir une colonie se fixer à nouveau dans la ville comme après les événements du mois de mars. Les visites mêmes de la Municipalité lui portaient ombrage, jalouse qu’elle était de ses pouvoirs universels. A plusieurs reprises, M. Martin dut élever la voix contre cet abus. Il lui paraissait tout naturel de s’occuper des intérêts de ses administrés et s’étonnait de rencontrer tant d’obstacles et de mauvaise volonté sur sa route. En vérité les civils comptaient pour bien peu, en ces temps-là et devaient se soumettre sans récriminations. Mais la mesure était comble et M. Martin, se fâchant, s’en fut demander une audience à M. Fabre, Sous-Secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

http://www.histoire-compiegne.com/iso_album/comp1918.pdf

Journal du lundi 8 juillet 1918

Activité moyenne des deux artilleries, plus vive au sud de l’Aisne, notamment dans les régions de Cutry et de Montgobert.
A l’ouest de Bussiares, nous avons exécuté un coup de main et ramené des prisonniers.
Le nombre total des prisonniers faits par les Anglais dans la région d’Hamel dépasse 1.500, dont 40 officiers. Nos alliés ont encore fait une opération heureuse sur un front de trois kilomètres au nord-est de Villers-Bretonneux. Ils continuent ainsi à rectifier leur ligne sur la Somme et à enlever aux Allemands certains points dont la possession pouvait faciliter de leur part une offensive nouvelle.
Les aviateurs britanniques ont coopéré à ces entreprises, en mitraillant les positions ennemies et en lançant des bombes sur les troupes allemandes. Ils ont détruit 11 appareils allemands, tandis que 10 autres étaient forcés d’atterrir, désemparés. Ils ont lancé 30 tonnes de bombes.
Les Italiens ont repoussé plusieurs violentes contre-attaques des Autrichiens sur la basse Piave. Ils ont élargi leur occupation au sud-est de Chiesa Nuova et au nord de Cava-Zuccherina, capturant en tout 820 prisonniers nouveaux, des canons lourds et un grand nombre de mitrailleuses.
Au nord-est du Grappa, ils ont pénétré dans les positions adverses à la tête du Val Calcine. Une trentaine de prisonniers, dont 50 officiers et 6 mitrailleuses sont restés entre leurs mains. Ils ont repoussé deux offensives au plateau d’Asiago, abattu 10 avions et 2 ballons captifs.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1429/2 juillet 1918

(Aviation) mort du gallois Percy Griffith Jones

2 juillet 1918.-Mort en combat aérien au dessus du Pas-de-Calais, de Percy Griffith Jones, « As » gallois de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 20 Sqn du RFC, toutes obtenus sur bristol F.2b.

Mort de l’Irlandais Joseph Cruess Callaghan

Mort en combat aérien au dessus de la Somme, à Contay, de Joseph Cruess Callaghan, « As » irlandais de la WW1, 5 victoires aériennes au sein des 18 et 87 Sqns du RFC.
Son Sopwith « Dolphin » D3671 est abattu en flammes par l’as allemand Franz Büchner de la Jasta 13. Il est tué.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-510.html

Pilote Graillot abattu le 2 juillet 1918 à Sacy le Grand (Oise)

Dans un courrier transmis par une de mes correspondantes, le « mécanicien » (?) Edgar Verdier raconte à ses parents la mort le 2 juillet 1918 de son pilote, « le pauvre Graillot », abattu en vol au cours d’un combat aérien.

Sa fiche sur Mémoire des Hommes et une autre dans le personnel aéronautique indiquent:
Louis Jean Marie Graillot est bien Mort pour la France le 2 juillet 1918 au dessus de Sacy le Grand (Oise)

D’après mes premières indications, il faisait partie de l’escadrille 105 du 2eme régiment de chasse.

extrait d’un forum https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=48441

Journal du mardi 2 juillet 1918

Grande activité d’artillerie entre l’Ourcq et la Marne et dans la région à l’est de Reims.
Les aviateurs britanniques ont attaqué l’aérodrome allemand de Frescaty, mais la mauvaise visibilité n’a pas permis d’observer les résultats. Ils ont attaqué également et avec succès, malgré de mauvaises conditions atmosphériques, la Badische Anilin und Soda Fabrik, à Mannheim. Des grosses bombes ont été lancées : six d’entre elles ont éclaté sur l’usine.
Cinq aéroplanes allemands ont attaqué l’escadrille assaillante au-dessus de l’objectif. Trois aéroplanes allemands ont été contraints d’atterrir : deux d’entre eux étaient désemparés. Tous les avions anglais sont rentrés.
Sur le front occidental, 17 aéroplanes allemands ont été abattus, et 6 autres contraints d’atterrir, désemparés.
Les avions et ballons britanniques ont coopéré avec l’artillerie, réglant efficacement le tir contre les batteries et les dépôts de munitions ennemis. Un grand nombre d’explosions et d’incendies a été constaté.
Des photographies ont été prises et de nombreuses reconnaissances faites de jour et de nuit. 22 tonnes d’explosifs ont été lancées en un jour sur différents objectifs; 14 tonnes et demie ont été lancées au cours de la journée suivante.
Nos équipages de chasse ont abattu 15 avions et mis 19 autres appareils hors de combat.
Nos bombardiers ont jeté 47 tonnes d’explosifs ou de projectiles sur les champs d’aviation de la Somme et 5 tonnes et demie sur des troupes allemandes concentrées autour de Cutry.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1418/21 juin 1918

(vidéo) Images des Américains du Bois Belleau

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/juin-1918-bataille-bois-belleau-1479905.html

21 juin à Dijon:Fonck et Battle de l’escadrille 103 du Groupe de combat 12

e lieutenant René Fonck (à g.) et le capitaine Joseph Battle (à d.) porte-drapeaux, appartenant à l’escadrille 103 du Groupe de combat 12, dit « Groupe des cigognes » Référence : SPA 3 AD 121 21 juin 1918. Photographe : Daniau / © ECPAD.

Dijon-Longvic, Côte d’Or, le lieutenant René Fonck (à g.) et le capitaine Joseph Battle (à d.) porte-drapeaux, appartenant à l’escadrille 103 du Groupe de combat 12, dit « Groupe des cigognes », défilent derrière le colonel Girod, commandant le terrain d’aviation de Dijon- Longvic, après avoir présenté lors d’une cérémonie les drapeaux de l’aviation et de l’aérostation  française à une délégation conduite par le sous- secrétaire d’état à l’aviation, Jean- Louis Dumesnil.

source: http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/21-cote-d-or.pdf

Reims: le réseau des tranchées le 21 juin 1918

source: http://documentation-ra.com/2014/02/17/le-reseau-de-tranchees-dans-le-secteur-de-reims-nord-est/

Senlis: création d’un cimetière mixte franco-allié et allemand (Oise)

Créé le 21 juin 1918 en cimetière mixte franco-allié et allemand par les hopitaux militaires de Senlis. A été agrandi en 1920, par le secteur d’Etat-Civil de Senlis puis érigé en cimetière national franco-anglais en septembre 1921. Il a reçu les corps des cimetières provisoires de Ognolle, Gouvieux, Chantilly, Vineuil.
Contient 1146 tombes françaises dont 78 dans 2 ossuaires, 138 tombes alliées et 4 tombes de la guerre 1939-1945.

source: http://www.patrimoinedelagrandeguerre.com/circ-decouverte/75-circuit-cimetiere.html

Journal du vendredi 21 juin 1918

Nos détachements ont pénétré dans les lignes ennemies entre Montdidier et l’Oise et dans la région du bois Le Chaume. Ils ont ramené 20 prisonniers.
Les Anglais ont exécuté plusieurs raids aux environs de Boyelles, Lens, Givenchy, et dans les secteurs de Strazeele et d’Ypres. De certaines opérations, il est résulté de vifs combats, au cours desquels l’ennemi a subi des pertes importantes. Nos alliés ont fait 18 prisonniers et capturé 3 mitrailleuses.
Dans le village de Morlancourt, un raid ennemi a été pris sous notre feu et dispersé.
L’artillerie ennemie s’est montrée active entre la Somme et l’Ancre. Au cours de la nuit, l’activité de l’artillerie s’est développée considérablement de part et d’autre au nord d’Albert et dans le secteur du canal de la Bassée.
Les Italiens continuent à maintenir ou à refouler les Autrichiens des montagnes d’Asiago à la Basse-Piave. Ils ont fait plus de 1200 prisonniers sur les pentes du Montello qui dominent immédiatement la plaine, et plusieurs centaines d’autres en différents points du front. Les troupes françaises ont contribué à en capturer.
Une insurrection a éclaté à Kiev et dans plusieurs autres centres de l’Ukraine contre le gouvernement de Skoropatsky, soutenu par l’Allemagne.

 

1409/12 juin 1918

12 juin 1918 combats de Belloy (Oise)

Des brancardiers français parcourent le champ de bataille de Belloy, le 12 juin 1918, c’est-à-dire, un jour avant l’arrêt des combats. Ils prennent en charge le corps d’un soldat tombé pendant les combats de Belloy du 11 juin menés par les hommes de la 152e division d’infanterie, où est rattaché le 125e régiment d’infanterie. Le jour de l’attaque contre Belloy, le régiment compte de lourdes pertes. En effet, 12 officiers sont perdus, 55 soldats sont tués, 41 disparus et 246 blessés.

Référence : SPA 50 W 2166 Belloy, Oise, cadavre d’un soldat allemand. 12/06/1918, opérateur Jacques Ridel.

Un soldat allemand tué lors de la bataille de Belloy demeure étendu sur le sol. Le 11 juin, les défenseurs allemands de Belloy tiennent en échec l’avancée française, soutenue par les chars du groupement III. En effet, la quasi-totalité des chars Schneider engagés sont détruits ou gravement endommagés par les tirs directs des batteries de 105 mm et de 77 mm.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Du côté de la légion russe

A 2h du matin, le 12 juin 1918, nos positions reçoivent le premier marmitage qui va durer jusqu’à midi. Comme devant Soissons, elles s’étirent sur un grand front et il faudra tenir coûte que coûte.
Sans souci des cadavres amoncelés, par onze fois, l’infanterie allemande s’avance et par onze fois elle est reçue au corps à corps et repoussée. Mais il faut faire appel à tous les hommes disponibles pour faire face à ces assauts bien supérieurs en nombre, on emmène en première ligne tout ce qu’on peut trouver à l’arrière et nos braves territoriaux font également le coup de feu. Pour moi, un des quatre survivants de la 2-9, ce 12 juin 1918 fut une grande victoire pour la D.M. Comme le 26 avril, comme le 30 mai, notre secteur est resté inviolé.
En trois semaines, nos pertes atteignent 94 officiers et 4139 hommes.
Fin juin, on se reconstitue à Rethondes et la Légion russe à Attichy.
Le 30 juin 1918, le 4e R.T.T. nous quitte et la Première Brigade Marocaine, qui comprend déjà la Légion étrangère où une élite de volontaire appartenant à quarante-deux nations se couvre de gloire, est complétée par le Bataillon russe aux ordres du Capitaine Loupanoff, avec le 12e Bataillon Malgache, les 27e et 43e Bataillons Sénégalais.
La Légion russe, dont la célébrité assure le recrutement, pose tout de même, par la présence de son drapeau national au milieu des drapeaux alliés, un grave problème au gouvernement français. Les Bolcheviks, ont le sait, ont cessé le combat et considèrent nos volontaires comme « traitres ». Outre de possibles complications internationales, il faut préserver les prisonniers que les Allemands et les Soviets ne veulent pas reconnaître comme combattants réguliers.

la suite sur http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/russes/saint_hilaire/Gazette%20de%20Michka%20N°12.pdf

Ca bouge sur le front italien

Le 3 juin 1918, la 24e division remonte sur l’altipiano, et le 126e s’installe en réserve de division.

Le 12 juin, l’offensive est décidée. La 24e division attaquera avec ses trois régiments en ligne, le 50e à droite, le 126e en soutien au milieu, le 108e à gauche en liaison avec les Italiens.
De leur côté, les Autrichiens se préparent aussi à l’offensive. Les aviateurs français et les patrouilles de nuit signalent l’arrivée de convois et de troupes importantes.

La suite sur http://www.quemeneven1418.org/juin1918_front_italien/

(Aviation) l’as canadien Langley Frank Willard Smith abattu

Langley Frank Willard Smith

Langley Frank Willard Smith, « As » canadien de la WW1, 8 victoires aériennes dont 2 en collaboration au sein du 4N Sqn du RNAS, est tué le 12 juin 1918 pendant l’interception de 16 bombardiers Gotha allemands. Fraîchement transformé sur Sopwith « Camel », son appareil perd une aile et s’écrase près de Bruges, en Belgique.

Par ailleurs:

John Arthur Vessey, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes obtenues en collaboration avec ses pilotes en qualité d’observateur-mitrailleur au sein du 45 Sqn du RFC, perd la vie lors de la collision en vol entre son Sopwith 1½ « Strutter » A8299 et un autre « Strutter » de son Sqn, le A8244. Les occupants des deux appareils sont tués.

Otto Rosenfeld, pilote de l’aviation impériale allemande, détenteur de 4 victoires aériennes homologuées au sein de la Jasta 12, est abattu et sérieusement blessé.
Affecté en novembre 1917 à la Jasta 41, il enregistrera 8 victoires supplémentaires et deviendra un « As ».
Fritz Loerzer, « As » allemand de la WW1, 11 victoires aériennes au sein des Jasta 6 et 26, est abattu au dessus de Cutry, près de Longwy, et capturé.
Il terminera la guerre comme prisonnier.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-930.html

Journal du mercredi 12 juin 1918

L’ennemi a continué sa pression en direction d’Estrées et de Ribécourt.
A gauche, la résistance de nos troupes a été efficace. l’ennemi n’a pu enlever ni le Ployron, ni Courcelles. Le village de Mery, perdu par nous, a été repris.
Au centre, le principal effort des Allemands s’est porté sur le front Belloy-Marquéglise. Une puissante attaque menée avec de gros effectifs, a réussi à nous rejeter d’abord jusqu’à l’Aronde, mais, par un magnifique retour offensif, nos troupes ont refoulé l’ennemi sur tout ce front et rétabli leurs positions sur la ligne sud de Belloy et de Saint-Maur, sud de Marquéglise et de Vandélicourt.
A notre droite, des combats violents se sont livrés dans le massif boisé, au nord de Dreslincourt. L’ennemi, qui avait accumulé dans cette région de grandes forces, a pu atteindre Antoval, obligeant nos troupes à reporter leur ligne de résistance à l’ouest et au sud de Ribécourt.
Les troupes australiennes ont exécuté avec un plein succès une opération de détail dans le voisinage de Morlancourt. Leur ligne a été avancée de près d’un demi-mille et sur une largeur d’un mille et demi. Elles out capturé deux cent trente-trois prisonniers, vingt et une mitrailleuses et un mortier de tranchées.
Nos alliés britanniques ont accompli des raids heureux au sud de la Scarpe et à l’est de la forêt de Nieppe. Combat d’artillerie à l’ouest de Lens.
Sur le front italien, l’artillerie ennemie a essayé à plusieurs reprises de développer des actions partielles entre la Vallarsa et le val Astico. Elle a été vigoureusement contrebattue.
A l’est de Capo Sile, les patrouilles italiennes ont mis en fuite la garnison des premières lignes ennemies, capturé une mitrailleuse, vingt-quatre bombardes et du matériel de guerre. Cinq avions autrichiens ont été abattus.
Deux petits torpilleurs italiens ont attaqué une division navale austro-hongroise formée de deux dreadnoughts et de dix contre-torpilleurs. Les dreadnoughts ont reçu l’un deux, l’autre une torpille. Les unités italiennes sont rentrées indemnes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html