Archives du mot-clé oise

1337/1 avril 1918: le 19 ème RI à Laffaux (Aisne) 

Paysage de guerre dans le canton de Lassigny (Oise)

Le massif de la « Petite Suisse » apparaît donc comme un espace de guerre convoité et défendu par les deux armées avec acharnement. Après les combats meurtriers du 30 mars au 1er avril 1918, dont l’enjeu est la prise de la butte du Plémont par les Allemands, un officier français note la raison essentielle du sacrifice des régiments de la 77e division d’infanterie française : « Le massif de la Petite Suisse, en effet, est bien le dernier obstacle naturel, qui, sur la rive droite de l’Oise, couvre Compiègne et Paris. C’est là qu’il fallait arrêter l’ennemi » .

source: http://journals.openedition.org/ruralia/216

Le 19 ème RI à Laffaux (Aisne)

Dans la soirée du 28 mars 1917, les 1er et 3e bataillons du 19e régiment d’infanterie relèvent le 172e régiment d’infanterie dans le secteur entre Margival et Pont-Rouge tandis que le 2e bataillon relève le 25e Bataillon de Chasseurs à Pieds entre Pont-Rouge et Vregny. Dès le lendemain le régiment se lance sur les arrières gardes ennemies afin de trouver la ligne Hindenburg ou se sont repliés les allemands et dont on ignore le tracé exact.

Dans son secteur, le 2e bataillon rencontre une forte résistance de l’ennemi qui occupe le plateau et balaye de ses feux de mitrailleuses la plaine ou s’avancent les soldats. Malgré tout, ils parviennent à s’installer dans les tranchées de la trombe, de la glace et de Quincy ou, après trois jours de combats, ils parviennent, avec l’aide du 62e régiment d’infanterie, a faire fuir les allemands qui se replient sur Laffaux le 1er avril. Durement éprouvé, le 2e bataillon est relevé le soir même.

De leurs côté, les 1er et 3e bataillons, évoluant sur un terrain plus favorable, occupent le village Margival dès le 29 mars. Le lendemain la colline de la Montinette est prise puis le ravin de Margival.
Le 2 avril 1917 débute le bombardement intensif du village de Laffaux que le 19e régiment d’infanterie doit attaquer le lendemain 3 avril.

source: http://19emeri.canalblog.com/archives/p10-10.html

Création de la Royal air Force

La Royal Air Force (RAF) est l’armée de l’air de l’armée britannique. Elle forme avec la British Army et la Royal Navy les Forces armées britanniques. Sa devise (motto) est Per Ardua ad Astra qui signifie « À travers les embûches jusqu’aux étoiles ».

Crée le 1er avril 1918, devenant la 1re armée de l’air indépendante du monde, par regroupement des Royal Flying Corps (RFC) et Royal Naval Air Service (RNAS). Elle joua le rôle de police du ciel de l’empire britannique en soutien aux maigres forces de la British Army dispersée à travers le monde. La Royal Air Force se déploie dans le cadre d’une doctrine nommée Air Control. En mai 1919, lors de la Troisième guerre anglo-afghane, une tonne de bombes est larguée quotidiennement contre l’Afghanistan, principalement sur la ville de Jalalabad, sans que les Afghans n’aient la capacité de répliquer. Un maximum de 2 tonnes par jour sera atteint. Le 24 mai 1919, Kaboul est également bombardée. Le Palais royal est partiellement touché. Cela mettra fin à la guerre. En 1920, éclate en Irak, passant alors sous mandat britannique de la SDN, une rébellion. Celle-ci est matée par voie aérienne.

source: http://la-loupe.over-blog.net/2015/10/royal-air-force-raf.html

Le pilote américain Henry Howard Houston Woodward abattu

Henry Howard Houston Woodward était un jeune américain de 22 ans qui, à l’occasion de la grande guerre, est venu chez nous pour défendre une idée de liberté, et qui y a laissé la vie. En février 1917, il sert à l’ambulance américaine de l’armée française, puis se porte volontaire pour intégrer le « Lafayette Flying Corp ». Caporal pilote à l’escadrille SPAD 94 il sera abattu le 1 Avril 1918 au dessus du territoire de la commune de Rubescourt.

source: http://www.cercle-mauriceblanchard.fr/CMB.PATRIMOINE-HISTOIRE/CMB.GG/CMB.GG.TXT-Centre.Wooward.php

Le petit Havre

http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/LPH_1914-1919/journaux/1918/04/B763516101_LPH_1918_04_01.pdf

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1327/22 mars 1918: les lettres du condamné à mort Alfred Pagnien

L’offensive de l’empereur se poursuit

Le 22 mars, au matin

La course reprenait dans un brouillard épais, en présence de l’Empereur, appelé en toute hâte pour assister à la victoire.

Cette fois, au nord, l’Armée de Byng cédait sous une formidable pression et abandonnait les hauteurs de Croisilles à l’Armée de Below, tandis qu’au sud, Marwitz, faisant effort sur la gauche de Gough, enlevait Epehy, Roisel, Vermand et les deux premières positions anglaises jusqu’a l’ Omignon.

Au sud de ce ruisseau, Hutier, précédé par une nappe de gaz, pénétrait dans les troisièmes positions de la 5e Armée britannique, prenait pied sur la rive ouest du canal de Crozat, forçait le passage de l’Oise à l’ouest de La Fère et se rendait maître de Tergnier.

Menacé d’être débordé, Byng évacue alors ses premières positions qui résistaient toujours en face de Marcoing, et Gouhg, dont toutes les réserves ont déjà été engagées, prend ses dispositions pour se retirer derrière la ligne de la Somme et du canal du Nord.

Cependant, le général Pellé est déjà arrivé a Noyon. Ses divisions sont en mouvement, mais ne peuvent être encore là; et, en les attendant, la 125e division doit étendre sa gauche vers l’ouest pour étayer vers Chauny la 58e division britannique qui recule toujours, écrasée sous le nombre des assaillants, ainsi d’ailleurs que les autres divisions de l’Armée Gough.

L’intervention des réserves britanniques (20e division et 2 division de cavalerie) a permis tout au plus de marquer un temps d’arrêt sur le canal de Crozat. C’est une mission d’entier sacrifice que nos 76e, 131e, et 113e régiments d’infanterie accomplissent avec abnégation.

http://chtimiste.com/batailles1418/1918empereur.htm

Paris bombardé

c’est en 1918 que l’armée allemande sort l’artillerie lourde. Le 22 mars 1918, des détonations se font entendre dans Paris tous les quarts d’heure. Et pourtant, aucun gotha ne survole Paris.

Des avions invisibles sont-il en train de bombarder la capitale? C’est la grosse Bertha (du nom de la femme de l’ingénieur Krupp, créateur de l’engin), canon au sol d’une portée de 120 kilomètres: «Une prouesse métallurgique», d’après Clemenceau. A elle seule, la grosse Bertha fera 256 morts et 620 blessés.

source: https://www.dailyneuvieme.com/Chronique-Histoire-Paris-bombardee_a3206.html

Lettre: la peur de la mort

Abel Grand est né le 10 août 1897 à Saint-Bonnet-de-Rochefort (Allier). Il étudie à l’Ecole normale d’instituteurs de Moulins. Son bulletin de notes de l’Ecole Normale de Moulins pour l’année 1914-1915  mentionne son esprit « frondeur ». Incorporé au 2ème Régiment de Zouaves (voir certificat de bonne conduite), il rejoint le front le 31 décembre 1916 (voir registre matricule) puis il passe les années 1917 et 1918 en 1ère ligne.

De 1916 à 1918, Abel Grand entretient une correspondance régulière et soutenue avec ses parents à raison d’une lettre tous les deux jours. Au total ce ne sont pas moins de 275 missives qui retracent le quotidien de ce jeune instituteur plongé au cœur des combats.

Confronté à des conditions de vie terribles, il se veut rassurant en minimisant les évènements auxquels il est confronté quotidiennement. C’est après coup qu’il évoque les offensives et batailles auxquelles il a pris part (voir lettres du 18 avril 1917 et du 25 mars 1918). Toutefois, la présence des nombreux cadavres des champs de bataille est difficile à ignorer : il les évoque à plusieurs reprises dans sa notice chronologique rédigée à la fin de la guerre. C’est bien sûr également la peur de sa propre mort qui transparaît dans sa lettre du 22 mars 1918, qu’il termine avec cette formule « Adieu ou plutôt au revoir. Abel. » . Regrettant ses mots, il ajoute in-extremis « Ne vous en faites pas ce n’est rien… » (voir lettre du 22 mars 1918)

source: http://archives.allier.fr/4196-grand-abel.htm

Bombardements allemands dans l’Oise

Outre les canons, l’Empire allemand utilisa les avions et les zeppelins pour bombarder les villes de l’arrière. (…)
(…)Le 17 mars 1917, alors que l’armée allemande effectuait son repli stratégique sur la ligne Hindenburg, un zeppelin fut abattu au-dessus de Compiègne. Sa carcasse carbonisée fit les jours suivants la une des journaux nationaux.
Avec la libération du département en mars 1917, la menace des bombardements s’écarta jusqu’en mars 1918. Pour autant, le risque demeurait et des mesures de précaution furent prises.

source: https://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/oise14_18/bombardements_allemands.php

Les lettres du condamné à mort Alfred Pagnien

 

Ils transmettaient des informations sur les aérodromes, les installations militaires, les mouvements de troupes,… situés dans le Nord de la France et en Flandres.

Ils étaient 41 dans son réseau…
Six de ceux-là seront exécutés à Gand.
Ainsi : Achille de Backer ; Alfons Van Caeneghem ; Theophile Goedhuys ; Alfred Pagnien ; Alfons Van der Coilden et Alphonse Bernard.
Lorsqu’’ Alfred Pagnien fut arrêté, condamné et emprisonné, c’est Théophile Goedhuys qui prit le relais, à la tête de son organisation…
T. Goedhuys sera lui-même fusillé, le 19 mars 1918, 4 jours avant son « patron »…
Ses lettres
A Monsieur le Président de la République Française
 
Monsieur le Président,
 
A la veille de mourir pour la bonne cause, j’ai l’honneur de vous adresser ces lignes que je donnerai tantôt en cachette à ma femme au parloir, en trompant la surveillance du fonctionnaire allemand et qu’elle vous remettra un jour.C’est le dernier cri qu’un Français avant de tomber adresse à notre chère France, il renferme un adieu et une prière :
Je meurs avec la satisfaction d’avoir bien rempli mon devoir et d’avoir été utile, mais aussi avec la douleur de laisser sans ressources ma femme et mon enfant.
Monsieur le Président, en vous j’ai l’honneur de faire appel à la France en la priant de venir en aide à la veuve et à l’orphelin. Je pars avec la confiante espérance que ma prière sera écoutée. Cet espoir me fait du bien, il m’aide à tout supporter.
Adieu, mon beau et cher pays, tant meurtri, adieu braves camarades qui allez combattre et mourir pour libérer notre sol, vengez les disparus et délivrez nos compagnes et nos enfants d’une intolérable servitude.
Merci, Monsieur le Président de la République, pour ce que vous voudrez bien faire pour les miens et Vive la France…
signé : Alfred Pagnien
Mais aussi, il écrira ceci à l’attention de sa femme, Lucie :
Ma chère femme,
Quel supplice pour un mari, lorsque la crainte, l’affreuse crainte de perdre son bonheur lui vient à son esprit. On base des espoirs sur des faits insignifiants, mais parfois aussi le doute,  entre sournoisement dans le cerveau, et pour bien l’en chasser vite, il faut un effort de volonté. Ah, cette pauvre volonté, on lui a déjà tant demandé depuis un an. Et d’autres ont tant fait pour la réduire, pour en lasser l’énergie afin de me faire tomber à leur merci… Rien n’a fait… on a tenu bon jusqu’au bout, mais maintenant que la lutte est terminée, qui pourrait m’en vouloir d’éprouver un peu de désir de repos. J’en ai tant été privé à St Gilles… Tu vas penser que je suis hanté par le souvenir de ce bagne. Non pas, je n’y penserais plus si j’étais sauvé, mais que veux-tu, c’est mon cauchemar… Tu as souffert tant toi aussi, ma pauvrette et tu me comprends. Lorsque je fus arrêté après le voyage en chemin de fer, une auto m’attendait à la gare et je suis arrivé dans la nuit seulement à la prison, où je subis un long interrogatoire. Puis trois jours de repos et alors le régime d’espion commença. J’eus la déplorable compagnie de trois de ces bandits, les deux premiers furent vite convaincus de mon innocence. N’ayant rien tiré de moi on m’enferma avec le chef mouton, un certain individu se disant comte ambassadeur de Russie à Bruxelles avant la guerre et condamné à dix ans de travaux forcés pour espionnage. Le pseudo comte me fit un accueil aimable mais hautain, comme il convient à une personnalité de ce genre (j’ai appris que c’est un criminel, incarcéré pour des affaires louches d’avortement avant-guerre). Il était extrêmement habile et bon comédien, mais infiniment trop novice, pour un parisien, de la lutte, et au  bout de deux jours, il avait sacrifié sans résultat quelques douceurs destinées à m’amadouer, chocolat, pain d’épice, et mis à contribution en pure perte toute les ficelles de son art sinistre et toutes les ressources de son imagination.
 
Je faisais l’imbécile. Le troisième jour au réveil, changement d’attitude complet…: « Assez de comédie, Stéphane, me dit-il, je vous connais, il faut avouer, ou je vous fait mettre au cachot pour quinze jours. » – Je lisais dans ses yeux une haine féroce. Je me mordis les lèvres et ne répondis pas, j’avais résolu de ne pas lui parler. Te dire tout ce que ce monstre me jette à la figure pendant cette matinée est impossible : menaces, injures, succédant à des flatteries, rien n’y fit, je n’ouvris pas la bouche une seule fois, mais à quelle épreuve était mise ma patience. Ai-je honte de le dire ? J’ai souffert là mille fois plus qu’on ne peut souffrir devant un feu de peloton. Être enfermé dans une étroite cellule, en tête à tête avec une canaille, qui marche de long en large, vociférant des horreurs, et cherchant tout ce qui peut vous briser le coeur de chagrin… : « C’est fini, me disait-il, la vie, le soleil, la joie de la famille, vous pouvez faire une croix dessus, votre fiancée et vous serez fusillés, comme des chiens. Ah, il y a longtemps que je vous cherchais, mais votre compte est bon. Vous ne voulez pas répondre, vous allez aller aux cellules de correction, sans matelas, sans lumière, au pain et à l’eau et quand votre sale viande sera verte et que vous crierez grâce, alors, vous ferez vos dépositions. »- Puis, par d’autres moments : « Allons Stéphane, soyons amis, avouez mon cher, c’est le seul moyen de sauver votre peau, et si vous êtes franc et sincère, vous aurez en moi un protecteur et un ami ;je ferai tout, pour améliorer votre cas », etc.
Ma chérie je te raconte tout cela, parce qu’il faut que tu le saches afin de n’oublier jamais.
 
Tu devines mon état d’esprit, pendant ces heures maudites… je revoyais tout… Je pensais à toi et à mon enfant !!! Je m’étais promis d’être fort sur moi-même, pour ne rien commettre d’irréparable, mais j’étais là assis sur mon matelas par terre, ma tête entre ces deux poings et je luttais de toutes mes forces, contre l’instinct grandissant qui me poussait à bondir à la gorge de ce tortionnaire et à l’étrangler sur-le-champ. Je ne puis pas comprendre, comment j’ai eu tant d’empire pour moi-même, les oreilles me tintaient et je voyais rouge, j’entendais mon coeur battre trop fort et cela me faisait mal. A midi, je ne mangeai pas et me mis à marcher aussi dans ma cellule, lui, avala son repas debout, le dos au mur, afin de ne pas me perdre de vue, il sentait que je ne pouvais plus me contenir et que sa position devenait périlleuse, c’était vrai, je tremblais de rage et j’avais peur de moi-même, car je me connaissais bien, et je savais que si je commençais à le toucher ou si lui-même me frôlait, je lui aurais crevé les yeux et fendu la tête à coups de talon. Pour être libre de mes gestes, j’avais quitté pardessus, cache-nez et veston malgré le froid qu’il faisait, j’étais en bras de chemise. A ce moment il eut peur, il sonna précipitamment avec violence, et demanda qu’on m’emmène. le gardien était là, je remis mes vêtements et partis, au moment où je passais devant lui, remis en audace par la présence du soldat, il me traita de « sale espion, en me souhaitant de crever au plus vite ». Là, je ne vis plus clair et me livrai sur lui aux violences que la femme Irma et le Liégeois, ses amis, t’ont raconté.
 
[J’étais moi, enfermée à ce moment là avec l’espionne qui se faisait appeler Irma, plus tard on essaya une autre tactique, on me fit parler avec un Liégeois. Je reprends le récit de mon mari. (note de Mme Pagnien)]
 
Grâce à l’intervention de deux gardiens, on put m’arracher à lui et me conduire à la cellule 58, où demeuré seul, je me mis à pleurer de rage comme une vraie bête et à briser tout ce qui se trouvait sous ma main. Je n’ai eu un bol que quinze jours plus tard et pendant tout ce temps je recevais mon manger dans mon mouchoir. Ah, ma brave chérie, quel soulagement de te dire tout. Sache aussi que GOEDHUYS a été enfermé aussi avec cet ignoble individu quatre jours. Ce n’est pas tout. Le Liégeois, ami de cette chienne d’Irma, est mis dans un préau voisin du mien, il me parle, il me dit qu’il y a au-dessous de sa cellule une Française qui est partie se promener à Anvers avec les policiers, ils me donnent ton signalement pour que je sois en rage et pour que je te charge à l’instruction pour te perdre, etc… Heureusement que je te connais. Mais que de malheureux marchent avec de tel moyens, et quelle boue morale abritent les murs maudits de St Gilles. Que de désespoirs, que de souffrances…Te rappelles-tu le bruit sourd que fit le corps de ce malheureux qui se jeta du haut de notre galerie sur les dalles et se brisa les jambes ? Tu étais en prison alors… Pourquoi cet acte de désespoir ? Qui le saura jamais ?… et le pauvre de la cellule 102, retrouvé pendu à la fenêtre avec son essuie-mains. N’oublie pas nos souffrances ma chérie…
Anthelme Mangin: le soldat inconnu vivant interné


Le 1er février 1918, un soldat français rapatrié d’Allemagne est retrouvé errant à la Gare de Lyon-Brotteaux, totalement amnésique et sans aucun papiers permettant de l’identifier. Interrogé, il balbutie un nom, où l’on croit discerner « Anthelme Mangin », ainsi qu’une adresse « rue Sélastras » à « Vichy ». C’est donc sous ce nom qu’il est interné dès le 22 mars 1918 à l’asile d’aliéné de Clermont-Ferrand, bien qu’il n’existe officiellement ni d’Anthelme Mangin ni de rue Sélastras. Le directeur de l’établissement, croyant résoudre aisément l’énigme, fait publier fait publier sa photographie dans le « Petit Parisien » du 10 janvier 1920.

Car la grande guerre a compté 300 000 soldats « portés disparus », et les familles, croyant identifier Anthelme Mangin, affluent en effet à l’asile de Clermont-Ferrand. Seules cependant madame et mademoiselle Mazenc, originaires de Rodez reconnaissent catégoriquement Anthelme comme le fils et le frère, Albert Mazenc, porté disparu en octobre 1915 à Tahure dans la Marne. Anthelme Mangin est alors transféré à Rodez, mais le préfet de l’Aveyron, après diverses confrontations avec les amis et employeurs de Mazenc, conclut à une erreur d’identification (le tribunal de Rodez statuera d’ailleurs le 26 juillet 1921 sur le décès à l’ennemi le 28 octobre 1915 du soldat Albert Mazenc). 

source: http://www.blamont.info/textes268.html

Journal du vendredi 22 mars 1918

Au nord de l’Ailette, nous avons réussi un coup de main sur les lignes ennemies aux abords de Boucouville et ramené une dizaine de prisonniers. Vers la fin de la nuit, bombardement intense et soutenu des secteurs au nord et au sud-est de Reims, ainsi qu’en divers points du front de Champagne.
Dans cette dernière région, les Allemands ont prononcé plusieurs tentatives qui sont restées infructueuses, notamment dans le secteur des Hurlus, dans la région de Souain et vers la route de Saint-Souplet.
Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement de nos positions a pris une grande ampleur et a été suivi d’une forte attaque entre le bois des Caurières et Bezonvaux.
Après un violent corps à corps, nos troupes ont rejeté l’ennemi des quelques points où il avait pénétré au premier abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
En Lorraine, les Allemands ont subi un échec dans la région de Nomény. Leurs détachements d’attaque ont été repoussés avec des pertes sérieuses sans aucun résultat.
Nous avons fait une incursion vers Armancourt et ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, l’ennemi a déclenché un violent bombardement sur toute l’étendue de la ligne au sud de Saint-Quentin à la Scarpe.
Nos alliés ont réussi un coup de main vers Saint-Quentin.
Un raid naval ennemi devant Dunkerque a été repoussé par la flottille franco-anglaise. Les Allemands ont perdu quatre torpilleurs ou contre-torpilleurs.

 

1323/18 mars 1918: (Aviation) mort du jeune Jean-Corentin Carré

Grève à l’usine Caudron

source: https://books.google.fr/books?id=lIcxNMpC10sC&pg=PA208&lpg=PA208&dq=18+mars+1918&source=bl&ots=KYIRRWM2yt&sig=AOazUqUQOuWT1oZY4j2pzpsqMpY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwic_7GP66_ZAhWUa8AKHSM7DSw4ChDoAQgzMAI#v=onepage&q=18%20mars%201918&f=false

Mouvements sur le village de Carspach

Le 18 mars 1918, le front situé au nord du village de Carspach connut un regain d’activité. De 6 h à 9 h, l’artillerie allemande bombarda les positions de l’artillerie française située dans la forêt du Lerchenholz avec des obus à gaz ypérite. En représailles, les Français pilonnèrent les premières lignes allemandes de 12 h à 18 h. Ils le firent avec six mortiers lourds et dirigèrent les tirs à l’aide d’avions. L’artillerie allemande réussit, au bout de nombreux essai, à détruire trois d’entre eux. Les Français bombardèrent surtout la deuxième tranchée (C2) située à environ 150 m de la ligne de front. Les occupants de cette tranchée s’étaient réfugiés dans l’abri Kilian. Celui-ci, profondément enterré, était considéré comme sûr. En début d’après-midi, la partie gauche (côté Carspach) subit plusieurs coups au but successifs. La galerie constituant l’abri s’effondra sur une longueur de 60 m, ensevelissant 38 hommes. L’effondrement blessa également dix hommes et un autre fut tué par un tir de mitrailleuse.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/kilian/kilian.htm

lire aussi: http://www.carspach.fr/Historique/Les-Fouilles-du-KILIANSTOLLEN/Les-fouilles-du-KILIANSTOLLEN

Aviation (BD) mort du jeune Jean-Corentin Carré

Mais ce 18 mars 1918, à l’aube, il trouve la mort héroïquement dans un combat aérien au dessus de Souilly. Jean-Corentin Carré est tombé dans un traquenard par quatre avions. Cette action lui vaut une dernière citation à l’ordre de l’armée, cette fois-ci « S’est défendu énergiquement jusqu’à ce que son appareil soit abattu l’entraînant dans une mort glorieuse ».
Ainsi disparut à l’âge de 18 ans le « Petit Poilu du Faouët », l’un des plus jeunes soldats français de la Grande Guerre. Tout le monde le pleurait dans le pays. Les hautes autorités demandèrent qu’il soit enterré et porté au Panthéon. Un monument a été inauguré à ce jeune combattant juste avant la Seconde Guerre mondiale. Toutes les rues en Bretagne portent son nom. Jean-Corentin Carré est devenu un symbole et un exemple.

source: http://www.editionspaquet.com/catalogue-bd/t3-1917-1918

lire aussi https://www.soldatsdefrance.fr/22-03-1918-Corentin-Jean-CARRE-18-ans_a527.html

Courte reprise de Noyon aux Allemands

Le 18 mars 1917, le repli stratégique de l’armée allemande permet aux troupes françaises de reprendre Noyon. Au cours des journées précédentes, l’ennemi avait déclenché une série de destructions volontaires : incendies, dynamitage de ponts et de maisons, minages de plusieurs axes de communication, etc. Les dégâts restèrent limités mais occasionnèrent cependant des inondations dans la ville.

Au lendemain de la libération, la remise en état des voies de communication et des habitations endommagées fait suite aux défilés militaires et visites officielles. Le temps est à la réorganisation de la ville et de son ravitaillement. Le maire Ernest Noël, déporté en 1915, retrouve son siège quelques jours plus tard et reçoit la Légion d’honneur.

source: http://www.ville-noyon.fr/IMG/pdf/pg_centenaire_14-18_bd.pdf

(suite) La légion russe intégrée à la Division marocaine

Quand le commandement russe tentait de convaincre les anciens soldats du corps expéditionnaire de s’engager dans la légion des Volontaires russes :
« A bas les pelles, les pioches et autres outils, saisissez les armes et pour l’œuvre de droit et de justice, en avant dans les tranchées ! Non seulement vos chefs, mais aussi les gouvernements alliés prendront soin de vous et vous assureront votre avenir. La discipline sera la même que dans les régiments français. (…)Les comités, les assemblées et les résolutions ne sont pas des armes pour lutter contre un pareil ennemi ; seule une puissante armée, une discipline sévère, mais juste, peut en venir à bout. Donc, notre pauvre Patrie, vendue par les traîtres ne peut être sauvée que par une armée forte et réorganisée ».
Service Historique de la Défense, 17N 686, appel du 18 mars 1918

– Lettre d’un soldat déporté en Algérie contre la Légion
« Comment pourrions-nous nous battre pour des gens qui ont supprimé notre discipline pour implanter la leur, qui nous ont enlevé nos soviets parce qu’ils avaient reconnu le gouvernement bolchevik ».
Service Historique de la Défense, extrait du rapport de la commission militaire de contrôle postal, mars 1918

– L’intégration de la Légion russe dans la Division marocaine.
« Les officiers et soldats qui composent le Bataillon Russe sont dans la situation suivante : ils faisaient partie de la Brigade Russe que nous avons remplacé en Champagne en Avril 1917 à Brimont où elle subi héroïquement des pertes énormes. Depuis ce moment, elle s’est dissociée comme toute l’Armée Russe. Les soldats ont été désarmés et employés provisoirement à des travaux divers.

La suite sur http://www.lacourtine1917.org/spip.php?article121

(…)Rudes combats dans le Nord

Le lendemain, 18 mars, une nouvelle patrouille offensive sur le même objectif, rassemble 24 chasseurs des 54ème et 84ème Squadron sur Sopwith Camel et du 5e Naval sur DH4 et décolle à 10h10 du matin. Mais cette fois, les Allemands ne se laissent pas surprendre. Le Jagdgeschwader 1, le « Cirque volant» de Manfred von Richthofen composé des Jasta 4, 6, 10 et 11 se porte au devant de la formation avec 50 appareils. La 4 a décollé de Lieu St-Amand, la 6 de Bouchain, la 10 d‘Iwuy et la 11 d’Avesnes le Sec et le combat s’engage à deux miles à l’est de Busigny jusqu’au-delà du Cateau.

Côté Britannique, le Lieutenant Norman CLARK du 54ème Squadron, sur le Sopwith B5421 est d’abord porté manquant. On apprend lors qu’il a en fait été abattu à 11h15 par un pilote dont on ne connaît pas l’identité mais dont la victoire est attribuée au Jagdgeschwader 1. Le Second Lieutenant G. RUSSEL, 30 ans sur le Sopwith C1566 du même Squadron, est abattu par le Vizefeldwebel Karl BOHNENKAMP de la Jasta 22 (As de l’aviation qui finira la guerre avec 15 vitoires homologuées) à 11h10. Il tombe non loin du point de chute de CLARK (bien que Bohnenkamp annonce sa victoire à St-Martin). RUSSEL meurt de ses blessures le même jour aux mains de l’ennemi. RUSSEL et CLARK sont alors inhumés dans le Cimetière Communal d’Awoingt.

Il y aura de nombreuses pertes de part et d’autres. Un autre Sopwith du 54e Squadron, le C1576, tombe à 11 h 15 à l’est de Bohain, victime du Lieutenant Edgar SCHOLTZ de la Jasta 11, lui aussi As de l’aviation avec 6 victoires (il trouvera la mort le 2 mai suivant lors d’un atterissage sur le terrain de Cappy).

Le 84ème Squadron perd également un As qui totalise 8 victoires : le second lieutenant McCUDDEN âgé de 20 ans. Il n’est autre que le frère de James, le plus célèbre As Britannique derrière MANNOCK (qui lui même perdra la vie quatre mois plus tard). John Anthony McCUDDEN, a été abattu par le lieutenant H. WOLFF de la Jasta 11. Il est inhumé à Saint-Souplet.

Bien d’autres encore tombent : un Camel au sud d’Awoingt, victime du Lt OPPENHORST (Jasta 5), un autre à Busigny, abattu par B. JEHLE (Jasta 16), un autre à Awoingt, non homologué celui-là mais revendiqué par le Lt FRIEDRICHS (Jasta 10), deux DH4 du 5e Naval tombent également à Prémont (victoire pour l’Hauptmann REINHARDT de la Jasta 6) et près de Beaurevoir.

La suite sur http://www.tank-cambrai.com/french/articles/dure-journee.php

Bombardement de la gare de Longuyon

Le 18 mars 1918, vers 23H00 un petit avion français lache une bombe sur la concentration de wagons qui se trouvent là. Elle atteint une citerne de benzol qui s’embrase et en embrase d’autres. Le petit avion revient et largue d’autres bombes au coeur du sinistre. Tout s’enflamme, avant une brutale déflagration qui secoue la ville : un wagon de munitions a explosé. Les explosions se succèdent et l’incendie fait rage jusqu’au lendemain matin.

Le trafic ferroviaire est rétabli en fin d’après-midi.

source:http://www.ot-longuyon.fr/version-française-accueil/historique/1914-1918/

Une loi  réglementant la fabrication et la vente des sceaux, timbres et cachets officiels

Il est interdit de fabriquer les sceaux, timbres, cachets et marques de l’Etat ou d’une autorité quelconque sans l’ordre écrit des représentants attitrés de l’Etat ou de cette autorité. La livraison n’en pourra être faite qu’à ces représentants ou au siège même de l’autorité.

source: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=5B20515665BA0EA0DB6632CAC1699412.tpdjo15v_1?cidTexte=JORFTEXT000000498448&dateTexte=20011231

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006503477&cidTexte=LEGITEXT000006071113&dateTexte=19180320

Alsace: l’enfer se déchaîne sur les Allemands

Article payant sur le site de l’Alsace

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2011/11/19/18-mars-1918-l-enfer-se-dechaine-sur-les-allemands

 

Journal du lundi 18 mars 1918

Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement ennemi a revêtu une grande intensité et a été suivi d’une série de fortes attaques allemandes. Vers Samogneux, au nord du bois des Caurières et dans la région de Bezonvaux, de gros détachements ennemis ont abordé nos positions et réussi, en divers points, à pénétrer dans nos lignes. Sous la violence de nos feux, les assaillants ont subi de très lourdes pertes et n’ont pu se maintenir dans les éléments où ils avaient pris pied. La lutte d’artillerie continue, très vive, dans cette région.
Nos troupes ont pénétré dans la tranchée ennemie au bois de Malancourt sur une étendue de 1.400 mètres et une profondeur de 800. Le chiffre total des prisonniers que nous venons de faire sur la rive gauche de la Meuse est de cent soixante.
Nos pilotes ont détruit deux avions allemands; cinq autres appareils ennemis sont tombés dans leurs lignes à la suite de combats.
Les Anglais ont effectué avec succès des coups de main vers Epehy et Gavrelle. Une tentative de raid ennemi a échoué vers Lens.
Activité de l’artillerie allemande au sud de la route Bapaume-Cambrai, dans la vallée de la Scarpe et à l’est du bois du Polygone.
Les Belges ont procédé à des tirs de destruction vers Leke, Essen et Kuiksstraat.
Les aviateurs alliés ont bombardé les établissements ennemis dans les vallées de la Strouma et du Vardar, en Macédoine.

 

1293/16 février 1918

Dissolution du   262e Régiment d’Infanterie 

Constitué en 1914, il est issu du 62e RI dont il est le régiment de réserve. Celui-ci perd 1257 soldats durant la guerre. En avril 1916, le régiment a pour projet de fonder une musique militaire. Il demande donc à la municipalité de Lorient de l’aider à acheter des instruments et des partitions. Il est dissout le 16 février 1918 pour rejoindre l’artillerie d’assaut pour l’accompagnement des chars. C’est en effet le seul régiment français formé pour accompagner les chars.

source: http://archives.lorient.fr/comptoir-des-historiques/1914-1918/les-regiments-lorientais/

Bombardement sur Compiègne (Oise)

La ville subit tous les soirs depuis le 16 février 1918 des bombardements de plus en plus violent. Le départ général s’organise à partir du 26 mars, les habitants étant libre de leur choix. Hector Martin aura à batailler avec les autorités militaires pour faire obtenir quatre trains, car le gros de la population s’est dirigé vers la gare, ou on constate qu’il n’y a plus de locomotives. D’autres familles sont parties à pied, ou dans les péniches en direction de Pontoise. Le 27 mars, il ordonne le repli du Receveur Municipal, qui part mettre à l’abri sa caisse et toute la fortune communale, soit 75 000 francs en espèces et 3 millions de titres.

La suite sur https://ericdoubs.wordpress.com/2011/11/30/hector-martin-compiegne-1918/

 

Parution du Rire rouge

rirerouge

source:https://www.google.fr/search?q=16+f%C3%A9vrier+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwipv4So4sjYAhUGaFAKHQjkCEQ4HhD8BQgLKAI&biw=1366&bih=588#imgrc=Eb-wN7fXLQw6UM: 

Journal du samedi 16 février 1918

Nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes au nord-est de Courcy et ont ramené une douzaine de prisonniers et une mitrailleuse.
En Champagne, la lutte d’artillerie s’est maintenue assez vive toute la nuit, notamment dans le secteur de la butte du Mesnil. Le chiffre total des prisonniers que nous avons faits sur ce point est de 177.
Sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre, violents bombardements.
En Haute-Alsace, nous avons arrêté une tentative de coup de main ennemi dans la région au sud de Seppois.
Nos escadrilles ont lancé 4500 kilos de projectiles sur les gares de Thionville, Conflans, Chambley, Metz-Sablons. Des incendies et des explosions ont été constatés dans les gares de Chambley et de Metz-Sablons.
L’artillerie ennemie s’est montrée très active contre la première ligne anglaise, dans le secteur de Quéant.
Rencontre de patrouilles vers Lens. Un coup de main allemand a été repoussé à l’est de Merckem.
Sur le front portugais, activité d’artillerie. Sur le front italien, simple canonnade.
Des contre-torpilleurs allemands ont exécuté un raid dans la Manche, en coulant un chalutier et plusieurs petits bâtiments anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1160/6 octobre 1917: enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

L’enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

Comme l’indique Germaine Paruit, des fragments de ces cloches sont subtilisés à l’occupant. Plusieurs d’entre eux sont parvenus jusqu’à nous, comme ces quelques morceaux d’une des cloches de l’église Saint Charles qui sont aujourd’hui conservés dans les collections de la SHAS, tout comme un morceau de la cloche de l’église de Balan, ou encore de celle de Donchery, qui elle fut retrouvée dans les décombres de l’église incendiée en août 1914.

Ces « reliques » témoignent aujourd’hui de ces heures sombres où disparaîtront tant d’objets culturels collectifs, tuyaux d’orgues, instruments de musique, etc., mais aussi personnels comme en témoigne le docteur Lapierre : « Tout ce qui embellissait nos demeures, tous les souvenirs de famille, les œuvres d’art péniblement amassées, tout passa par les mains de ces forbans, pour prendre le chemin de l’Allemagne […] » (Docteur A. Lapierre, Les Allemands à Sedan, 1914-1918, éd. Charles     Ruben, Charleville, 1920).

source: http://musee-municipal-sedan.over-blog.com/2014/11/l-enlevement-des-cloches-des-eglises-du-sedanais.html

Un projet allemand de partage de la Lorraine

A son tour, le 6 octobre 1917, le général Ludendorff donna son avis qu’il ne fallait pas accorder l’autonomie à l’Alsace-Lorraine, car ce serait alors un terrain idéal pour les menées françaises et la sûreté
militaire de l’Allemagne serait menacée. L’Etat-major n’approuvait que le rattachement du Reichsland à la Prusse ou à la rigueur le partage entre Ia Prusse et les Etats du Sud. Les arrondissements de
Wissembourg, Haguenau et éventuellement celui de Sarreguemines pourraient être donnés sans inconvénient à la Bavière, la Haute Alsace
au grand duché de Bade. et le reste de l’Alsace et de la
Lorraine à la Prusse (18) . Aussi le 9 octobre le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères avait fait comprendre au Président du Conseil des ministres de Bavière que le partage de l’Alsace-Lorraine était
très difficile et la Bavière restreignit ses revendications à « l’angle de Forbach », sans doute le canton de Forbach et l’arrondissement de Sarreguemine. Le kaiserlicher Statthalter d’Alsace-Lorraine se rangea le 19 décembre 1917 au précédent avis. li ne fallait augmenter l’autonomie du Reichsland ou du futur grand-duché qu’en prenant certaines mesures de germanisation. Le mieux était de rattacher
le Reichs·land à .la Prusse, mais on pouvait rattacher à la Bavière les arrondissements de Wissembourg et d.e Haguenau, l’arrondissement de Sarreguemines avec 74 186 habitants, ainsi que le canton de Forbach avec 37 376 habitants . Une autre solution serait de donner la Lorraine et l’arrondissement de Saverne à laPrusse et le reste de l’Alsace à la Bavière (22) .

source: http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/44247/CL_1967_4_119.pdf?sequence=1

A  l’Hôpital de Villeblevin dans l’Yonne le 6 octobre 1917

La Grande guerre n’est pas encore terminée et les blessés se comptent par milliers dans les hôpitaux de France.
Sur le verso de cette carte c’est Eugène qui envoie un petit mot à son ami Paul.

 j’espère que ma carte te trouvera en parfaite santé, moi ça va assez bien pour le moment.
Je t’envoie cette petite photo …j’espère qu’elle te fera plaisir…je pense que tu me donneras de tes nouvelles 
Je te serre la main 
Eugene

http://www.cpa-bastille91.com/hopital-de-villeblevin-dans-lyonne-le-6-octobre-1917-carte-photo/

Le président de la République à Noyon

Dans les mois suivants, Noyon connut de nouvelles visites de personnalités politiques. Ainsi, le 14 juillet, les ministres de la justice René Viviani et du travail Léon Bourgeois s’arrêtèrent à Noyon. Le 6 octobre 1917, le président de la République Raymond Poincaré et le roi d’Italie Victor-Emmanuel II assistèrent à une prise d’armes sur la place de l’hôtel de ville. Chacune de ces visites officielles fit l’objet de reportages photographiques et cinématographiques qui furent largement diffusés dans les médias. Le cinéma aux armées et la presse écrite réutilisèrent ces images heureuses de la ville libérée, tant auprès des soldats qu’auprès de la population de l’arrière. Cette propagande livrait un message d’espoir et laissait peu de place aux images de désolation et de destruction.

source: https://14-18.oise.fr/1917-la-liberation/les-allemands-ne-sont-plus-a-noyon/

Journal du samedi 6 octobre 1917 à travers Le Miroir

L‘ennemi a tenté plusieurs coups de main, notamment en Champagne, à l’est de la butte de Souain, et en Haute-Alsace, vers Michelbach. Ces coups de main ont échoué.
Violentes actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, dans la région de Bezonvaux et de la cote 344.
L’attaque anglaise en Flandre a donné d’excellents résultats. Elle a été exécutée par des divisions anglaises, australiennes et néo-zélandaises. Sur tous les points, l’avance a été rapide dès le début. Au sud de la route de Reims, tous les objectifs furent atteints de bonne heure.
Au nord de la route, des bataillons anglais enlevèrent le hameau et le château de Polderhoeck où la lutte fur violente et chassèrent l’ennemi de nombreuses fermes et boqueteaux, au sud et à l’est du bois du Polygone. Les Australiens s’emparèrent de Becelaere Isthock et des maisons de la route de Zonnebeke à Broodseinde. Les Néo-Zélandais prirent Gravenstafel et d’autres divisions anglaises atteignaient Poelcappelle. Le mouvement sur les derniers objectifs fut exécuté avec le même succès. Les Anglais occupèrent Neutel et Noordheindhoek. Toute la ligne prévue était atteinte avant midi. Nos alliés avaient déjà recensé 3000 prisonniers. Les Allemands ont subi des pertes élevées : toutes leurs contre-attaques ont été repoussées.
Le croiseur-cuirassé anglais Drake a été torpillé au large de la côte septentrionale d’Irlande.
Les Italiens ont repoussé toute une série d’attaques autrichiennes sur le plateau de Bainsizza.
Les Russes ont brisé une offensive bulgare sur le front roumain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

NOYON Des objets de la guerre jamais montrés

Une broderie anglaise à l’effigie de l’hôtel de ville, des affiches et un uniforme prêtés par des Noyonnais seront pour la première fois exposés durant trois jours.

Les Noyonnais peuvent s’attendre à de nombreuses découvertes, la semaine prochaine. De demain à mercredi 11 novembre, l’association Patrimoine de la Grande Guerre, en partenariat avec la Société historique de Noyon, organise une exposition évoquant Noyon durant les quatre années de la Première Guerre, au Chevalet. Une partie sera consacrée à la reconstruction de la ville, thème souvent oublié. L’exposition est exceptionnelle, tant par la qualité des documents présentés que par sa courte durée.

«  Nous présentons différentes thématiques, mais uniquement sur Noyon de 1914 à 1918 et sa reconstruction  », précise Didier Guénaff, le président de l’association Patrimoine de la Grande Guerre. Quarante et un panneaux présenteront les différentes périodes qui commencent par l’invasion allemande et l’arrivée des troupes ennemies dès le 30 août 1914.

La suite sur le site du Courrier Picard

http://www.courrier-picard.fr/region/noyon-des-objets-de-la-guerre-jamais-montres-ia192b0n669507

Compiègne : des lycéens ont reconstitué les odeurs des tranchées

Sur le site du Parisien

De quoi réconcilier des générations de lycéens avec les neutrons et les protons… Au lycée Mireille-Grenet de Compiègne, la chimie a quitté la rébarbative classification de Mendeleïev pour donner naissance à un projet enthousiasmant, fruit de deux années de travail.

Une classe de Bac pro chimie et deux classes de Troisième prépa Bac pro viennent d’achever une exposition olfactive sur les odeurs des tranchées pendant la Première Guerre mondiale.

 

Ce projet interdisciplinaire a permis aux jeunes de bâtir des ponts entre l’Histoire, la littérature et la chimie. Porté par Yann Deplanque, professeur de Lettres et d’Histoire, et Laurent Boyer, professeur de chimie, le travail des élèves sera visible ce week-end aux carrières de Montigny, à Machemont, dans le cadre des Journées du patrimoine.

« Nous avons cherché une manière originale de nous associer aux commémorations du Centenaire de la Grande Guerre, en nous appuyant sur le savoir-faire du lycée professionnel, qui dispose d’une expertise en chimie », explique Yann Deplanque. L’exposition, soutenue par le conseil régional au titre de la réussite éducative, a également reçu le label national de la Mission centenaire. Elle est constituée d’une table olfactive en bois, devant laquelle les visiteurs sont invités à identifier les odeurs cachées dans six trappes et d’un pupitre explicatif. Les élèves ont également conçu un document olfactif, avec quatre pastilles à gratter, qui renferment des odeurs encapsulées sous le papier.

(photo. LP/E.G.

La suite sur http://www.leparisien.fr/compiegne-60200/compiegne-des-lyceens-ont-reconstitue-les-odeurs-des-tranchees-de-14-18-15-09-2015-5094133.php