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1430/3 juillet 1918

Conférence de Spa: les partisans allemands de la paix désavoués

La conférence de Spa des 2 et 3 juillet 1918, appelée par Fritz Fischer « la grande conférence de Spa », est la seconde des quatre principales rencontres entre différents responsables politiques et militaires de l’Empire allemand ; elle se tient entre les deux grandes offensives allemandes de la fin de la Première Guerre mondiale, au printemps et à l’été 1918. Réunis à Spaautour de l’empereur Guillaume II, les participants réaffirment les objectifs poursuivis dans le conflit qui en est alors à sa cinquième année. Les derniers partisans d’une paix de compromis encore présents au gouvernement du Deuxième Reich sont désavoués par l’empereur, et leur principal représentant, le secrétaire d’État Richard von Kühlmann, se voit obligé de démissionner. Parallèlement, le commandement suprême de l’armée allemande (l’OHL) prépare sa dernière offensive du conflit, après les coups de boutoir infligés aux Alliés au printemps. Tenue durant les derniers jours de préparation de la FriedensturmN 1, cette conférence constitue la dernière occasion, pour les responsables allemands, d’affirmer leur croyance ferme en la victoire du Reich.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Spa_(2-3_juillet_1918)

Journal du mercredi 3 juillet 1918

Nous avons exécuté plusieurs coups de main, notamment à l’ouest de Hangard et au sud d’Autréches et ramené des prisonniers.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, au cours d’une opération locale, ont enlevé la crête située entre Mosloy et Passy-en-Valois, réalisant une avance de 800 mètres sur un front de trois kilomètres. Nous avons fait 275 prisonniers dont 3 officiers.
Dans les Vosges, nous avons repoussé deux coups de main ennemis.
Les Anglais ont repoussé une attaque sur un de leurs postes, dans le voisinage de Merris. Ils ont fait des prisonniers dans des rencontres de patrouilles sur plusieurs points du front.
Les Américains ont fait 36 prisonniers en Picardie, et repoussé avec pertes une forte patrouille ennemie dans la région de Château-Thierry. Ils ont rejeté un détachement ennemi dans les Vosges.
Activité d’artillerie sur le front belge (zones de Nieuport, de Dixmude et de Merckem).
Sur le front italien, vive canonnade dans la région d’Asiago. Les patrouilles de nos alliés ont harcelé l’ennemi et porté de gros dommages à ses défenses. Les escadrilles italiennes ont bombardé des centres de voies ferrées et des troupes en marche. Une vigoureuse attaque au mont Val Bella a donné aux Italiens la possession de cette avancée et 800 prisonniers. 3 avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

L’étiquette du jour

1338/2 avril 1918: carte postale de Reims

Processus de paix: l’affaire Sixte

L’affaire Sixte éclate le 2 avril 1918 dans l’ambiance d’un incident diplomatique, à la suite du discours prononcé par Czernin, ministre autrichien des Affaires étrangères. A l’époque, de nombreux traités de paix sont en cours d’acceptation, il déclare alors que la France entrave le processus de paix en revendiquant la restitution de l’Alsace-Lorraine. Georges Clemenceau, Premier ministre français, réfute, et publie une lettre dans laquelle l’empereur d’Autriche-Hongrie, Charles 1er, se dit pour cette restitution. Cerznin sera donc renvoyé.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/2/4/1/a/60335/affaire_sixte.shtml

Carte postale de Reims

Chère Mère
Par ces quelques mots je vous ferais savoir que je suis toujours en bonne santé et je désire que la présente vous trouve tous de même ainsi que toute la famille.
Nous avons mauvais temps et comme corvée, nous prenons quelques choses pour le ravitaillement en munitions et en vivres.
Enfin, nous espérons être relevés.
Bien des choses de ma part à toute la famille et à la famille B… , et je vous quitte en vous embrassant tous.
De tout cœur, ton fils pour la vie.
Charles.

Et oui, déjà 4 années de guerre… de quoi trouver le temps vraiment long… et ce n’est pas encore terminé. Charles évoque ses occupations de ravitaillement, sans donner plus d’explications, mais il est vrai qu’il ne faut pas trop en raconter sur ces correspondances ! On ne sait jamais, la moindre information précise pourrait renseigner l’ennemi si ces cartes venaient à tomber entre leurs mains.

La photographie, quant à elle, nous montre l’intérieur des locaux de l’Action Populaire, entièrement dévastés par les bombardements allemands.
L’Action Populaire est une revue fondée en 1903 par le jésuite Henri-Joseph Leroy (de la Compagnie de Jésus), en exil en Belgique. En 1904, l’Action populaire déménage à Reims dans ces locaux à l’angle des rues de Mâcon et des Trois-Raisinets. Il semble assez difficile aujourd’hui d’en situer le lieu exact, la topologie des lieux ayant beaucoup changé à cause de la guerre, notamment avec le percement lors de la reconstruction de la ville, de la rue Voltaire qui est venue couper ces deux rues.
Avec déjà 8000 abonnés en 1914, la revue cesse ses parutions à cause de la guerre… elles reprendront ensuite, à Paris (51, rue Saint-Didier).
Dans les années 70, la Revue de l’Action Populaire devient Projet, et depuis 2012 Revue Projet, avec une version papier et une version numérique.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2015/09/reims-14-18-8h-du-matin-le-2-avril-1918.html

Visite de l’émir Fayçal au camp français

La collaboration entre Albert Kahn et l’armée est renouvelée en 1918. La SPCA envoie par exemple un binôme en mission au Proche-Orient de février à octobre. Jean Prache est chargé des prises de vues et des projections cinématographiques, Paul Castelnau est chargé des photographies en noir et blanc et des autochromes.

« Akaba, Arabie, visite de l’émir Fayçal au camp français », 2 avril 1918, Paul Castelnau, section photographique et cinématographique de l’armée,
positif sur plaque de verre noir et blanc 9 x 12 cm, inv. SPA 17 OS 571, SPCA / ECPAD.

source: http://www.14-18.albert-kahn.hauts-de-seine.fr/comprendre/le-partenariat-entre-albert-kahn-et-la-spca?showall=&start=2

 

 

1086/24 juillet 1917:Mata Hari condamnée à mort

Mata Hari condamnée à mort

Celle qui est condamnée à mort par un Conseil de guerre ce jour de juillet 1917 deviendra une véritable légende. Pourtant, Mata Hari, de son véritable nom Margaretha Geertruida Zeller n’avait rien d’une grande artiste. Ni d’une grande espionne.

En présentant Mata Hari comme un agent allemand majeur, ses juges espèrent que
le public voudra bien se détourner de la guerre qui s’enlise et des
erreurs de l’état-major pour céder à la tendance en vogue :
l’espionnite.

Le dossier faisait pourtant plusieurs centaines de pages . Mais il n’aura fallu que dix minutes aux six juges du Conseil de guerre pour condamner Mata Hari à mort. Son procès, tenu à huis-clos comme tous les faits d’espionnage, a été tout aussi expéditif.

Que reproche-t-on à cette danseuse exotique qui pimente d’érotisme ses numéros ? De s’être introduite dans le « camp retranché » de Paris pour procurer des renseignements à l’ennemi. Selon l’accusation, 50.000 Français seraient morts à cause des renseignements qu’elle aurait transmis à Berlin. Des navires auraient été torpillés en Méditerranée.

Aucune de ces charges n’a vraiment été démontrée . Les seules informations avérées confirment certes que la danseuse, de son véritable nom Margaretha Geertruida Zelle, a bien été approchée par les services allemands. Ils lui ont même attribué un nom de code : H 21. Elle a fait un stage d’espionne et s’est servie de cette encre sympathique, marque de fabrique des services allemands, et elle a reçu une somme d’argent : 10.000 francs. Quant aux renseignements transmis, difficile d’en trouver la trace. Il semble que si elle a été une espionne, Mata Hari n’en ait été une que de faible envergure. Uniquement soucieuse de maintenir son train de vie.

Mais elle était connue . Dans le Paris de la Belle époque, Mata Hari faisait sensation : beaucoup, en 1917, se souvenaient encore de cette « danse des sept voiles » qu’elle interpréta en 1905 au musée Guimet.  La condamner permet de focaliser l’attention du public sur les espions. Des espions qui certes, sont loin d’être un mythe. Ils sont nombreux dans les départements envahis ou dans les grandes villes européennes.

Mais l’état-major préfère que les échecs militaires et les mouvements sociaux de cette année 1917 – le chemin des dames, les mutineries, les grèves – soient attribués à des agitateurs et des traitres plutôt qu’aux erreurs de l’état-major et à la lassitude de cette guerre qui n’en finit pas. A Paris, l' »espionnite » fait rage et des affiches sont placardées sur les murs : « Des oreilles ennemies nous écoutent « , disent-elles. Mata Hari sera fusillée le 15 octobre 1917. Plusieurs centaines d’espions, réels ou supposés, subiront le même sort.

son sur http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/24-juillet-1917-mata-hari-condamnee-a-mort_1757481.html

Lire aussi http://guillotine.cultureforum.net/t2287-mata-hari-1917

https://www.herodote.net/15_octobre_1917-evenement-19171015.php

Les tentatives de paix

 Le 24 juillet 1917, le nonce apostolique à Munich,Mgr Pacelli, le futur  Pie XII, fait alors une proposition de paix au chancelier  Georg Michaelis et au ministre des Affaires étrangères  Arthur Zimmerman prévoyant la restitution des colonies allemandes, l’évacuation de la Belgique et des territoires français occupés. Le pape Benoît XV est abordé par Charles I er afin d’obtenir son appui, mais il n’est pas mis dans la confidence quant aux négociations de l’Affaire  Sixte.

Avant que l’Allemagne ne réponde, le pape Benoît XV envoie une note de paix le 1 er août 1917, qui arrive officiellement quinze jours plus tard et qui est connue d’après les premiers mots qui la composent : « Dès le début ». Celle-ci prévoit la « restitution réciproque de tous les territoires occupés, en particulier l’évacuation totale de la Belgique avec l’assurance de son entière indépendance politique, militaire et économique envers toute puissance ainsi que la restitution des colonies allemandes », mais également« l’examen des questions territoriales restantes comme entre l’Autriche-Hongrie et l’Italie, tout comme entre l’Allemagne et la France dans un esprit de réconciliation et en mesure de ce qui est juste et possible »

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Tentatives_de_paix_pendant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

Carnets du mardi 24 juillet 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, l’ennemi a violemment canonné nos lignes depuis l’épine de Chevrigny jusqu’au sud de Corbeny. Le bombardement par obus de gros calibre a pris une particulière intensité depuis Hurtebise jusqu’à l’est de Craonne.
Les Allemands ont lancé sur ce front une série de très violentes attaques. A maintes reprises, ils ont été repoussés avec d’énormes pertes, spécialement sur le plateau des Casemates. Finalement, ils ont reussi, après des échecs répétés, à prendre pied dans notre première ligne, sur le plateau de Californie.
Au nord de Bezonvaux, les Allemands ont attaqué en deux points de notre front. Après un vif combat, nous les avons repoussés.
Sur les Hauts-de-Meuse, deux tentatives ennemies pour aborder notre front sont restées vaines. Nous avons fait des prisonniers. Il en a été de même en Alsace, près de Seppois.
Les Anglais ont progressé à l’est de Monchy-le-Preux. L’artillerie allemande a été active dans la région de Lens et d’Armentières.
Un nouveau raid aérien a eu lieu sur l’Angleterre (région de Harwich). Il y a 8 morts et 25 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html