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1233/18 décembre 1917: l’église de Saint Vaast de Béthune (62)  bombardée

Pain: le préfet de Meurthe-et-Moselle réglemente

En 1917, la situation économique du département souffre des effets de la guerre, ce qui contraint le préfet à réglementer strictement le commerce du pain.

http://www.archives.meurthe-et-moselle.fr/fileadmin/Sites/Archives_d__partementales_de_Meurthe_et_Moselle/documents/Guide/WM22.htm

Ca bouge au Chemin des Dames

Le 18 décembre, un de ces coups de main allemands est particulièrement éprouvant pour le 113e, qui vient juste d’arriver en ligne : « A 1 heure une patrouille ennemie se présente devant PP2 (Centre de Résistance de l’Enclume) occupé par le 1er Btn (Btn Genty). Elle est repoussée à coups de grenades. A 6 heures 2 fortes colonnes comptant chacune 30 à 40 hommes tentent un coup de main sur nos petits postes devant le 1er Btn. Celle venant de l’ouest attaque notre petit poste PP6, commandé par le sergent Serreau de la 2e Cie. Le poste engage la lutte et résiste fermement. 1 caporal et trois hommes sont blessés. L’ennemi sous le tir de nos F.M. et l’action de nos grenadiers se retire sans avoir obtenu de résultat. Au même et avant que nos postes puissent tenter un mouvement de repli sur notre ligne de résistance, un bombardement d’une violence extrême se déclanche [sic] sur toute la position de l’Enclume. La colonne de l’Est prend à revers en même temps notre PP5 échelonné à la corne Est du petit Bois de l’Enclume. Une lutte très vive s’engage, le sergent Chrétien qui commande le PP tombe blessé et roule en gémissant sur le sol. 3 autres hommes sont également blessés. Un sous-officier allemand tué à bout portant par un de nos hommes s’abat en même temps que plusieurs de ses hommes. Son corps qui ne porte aucun insigne ni aucun indice permettant de l’identifier reste entre nos mains. L’ennemi en se retirant emporte le sergent Chrétien et au moins 2 autres corps de soldats allemands qu’on avait vu tomber et qu’on ne retrouve pas. Le sol porte des traces de corps sanglants traînés. [A l’ouest de l’Enclume,] le sous-lieutenant Lochon qui commandait la section qui fournissait les postes, étant dans la parallèle de résistance avec un caporal et 4 hommes crie : “voilà les boches tout le monde à son poste” mais surpris par derrière par la colonne ennemie, il est rapidement mis hors d’état de résister. Cette fraction est considérée comme disparue. » Le bilan pour le 113e RI est de 2 tués, 14 blessés et 7 disparus.

source: http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2012/03/b-comme-bois-de-lenclume.html

Le réseau de tranchées dans le secteur de Reims nord-est

Le sous-secteur de Reims Sud le 18 décembre 1917

source: http://14-18.documentation-ra.com/2013/11/2013-11-le-reseau-de-tranchees-dans-le-secteur-de-reims-nord-est/

Quentin Roosevelt:  de Château-Thierry à Marseille

18 décembre 1917
Quentin est alité à cause  d’une pneumonie consécutive à une toux mal soignée, il est resté dans le bâtiment des officiers, dans sa chambre. 

28 décembre 1917
Quentin écrit que c’est le premier Noël qu’il passe loin de sa maison et de sa famille…c’était horrible, rien ne pouvait lui venir en aide là-dessus. Il se dirige vers Marseille, en train, par une froide température… Pas de chauffage : « c’est la guerre » lui répond-on.

28 décembre 1917, à Marseille
Je pense avoir finalement réussi à me forcer à m’éloigner de ce camp brutal. J’avais tout arrangé et je devais aller avec un escadron Royal Naval Air Service., et au dernier moment, cela a été rejeté par le quartier général pour les raisons que cela ne faisait pas partie du plan. L’ennui avec leur plan est qu’il prévoit un développement énorme, pour une pleine puissance en Août prochain au plus tôt, et, à moins que je me trompe, l’Allemagne prépare le sien très bien pour finir la guerre avec les Américains, maintenant dedans, au printemps …

http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/roosevelt_lettres.htm

Le vendéen Gustave Roy échappe de peu au peloton

Gustave  (Paul, Joseph) ROY, né le 3 février 1894 aux Magnils-Reigniers, domestique cultivateur, soutien de famille incorporé au 137ème RI, soldat de 2ème classe arrivé au corps le 8 septembre 1914  est condamné par le conseil de guerre de la 21ème DI le 20 mai 1916 à 10 ans  de travaux publics.

       Pour s’être absenté de son corps sans autorisation, la condamnation  pour désertion à l’intérieur en temps de guerre est lourde.

       Arrêté, sa peine est suspendue et Gustave Roy est affecté au 93ème RI fin mai 1916.

       En 1916 le 93ème et le 137ème  sont à Verdun et là encore, les pertes sont énormes.

       Le 4 juillet 1916, le conseil de guerre le condamne à la peine de mort pour abandon de poste en présence de l’ennemi et désertion en présence de l’ennemi mais la peine est commuée en 20 ans de prison le 24 juillet et suspendue en août.

       Il passe au 137ème RI, en section disciplinaire.

       Blessé le 18 avril 1917 à Troyon dans l’Aisne (dans le cadre de l’offensive Nivelle sur le  Chemin des Dames) par des éclats de grenade avec des plaies multiples, il est à nouveau condamné à 5 ans de travaux le 18 décembre 1917 par le conseil de guerre permanent de la XIème région militaire (de Nantes) pour désertion, le jugement est exécutoire le 29 décembre 1917.

       Gustave ROY est écroué à la maison d’arrêt de Fontenay le 25 avril 1918 puis définitivement à Poutrevault (?) ou Montrevault (?) le 3 octobre 1918.
Il y meurt le 14 décembre. 

source: http://www.unc-boissire-montaigu.fr/ces-vendeens-fusilles.html

L’église de Saint Vaast de Béthune  bombardée

Au cours de la Première Guerre mondiale, le 18 décembre 1917, des bombes s’abattent sur l’église. En avril 1918, une volée d’obus achève de la détruire. Quant au centre-ville, il est détruit à 90 %.

Après l’armistice, l’église ne fait pas partie des édifices prioritaires à reconstruire. Par ailleurs, le financement d’édifices religieux pose problème. En juillet 1921, Béthune adhère à la coopérative des églises du diocèse d’Arras. La ville ne pose qu’une condition à son approbation : celle exigeant que l’architecte Louis-Marie Cordonnier soit chargé de la reconstruction de l’église.

Cette condition acceptée, la nouvelle église est reconstruite

source: http://www.musiqueorguequebec.ca/orgues/france/bethunesv.html

Journal du 18 décembre 1917

Sur le front naval.– Le 18 décembre, vers 6 heures du soir, des aéroplanes allemands ont franchi les comtés d’Essex et de Kent, qu’ils ont bombardés; quelques-uns ont atteint Londres. Ils ont fait 85 victimes: 10 tués et 15 blessés. Un appareil ennemi a été abattu en mer au large de la côte de Kent.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

 

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1158/4 octobre 1917: mutinerie à Etaples (Pas-de-Calais)

 Mutinerie à Etaples (Pas-de-Calais)

Etaples a connu, en septembre 1917, la révolte des soldats contre les conditions d’entraînement. Le Contrôle postal du 17 septembre 1917 évoque la révolte de soldats écossais et canadiens, barrant les ponts avec des mitrailleuses. Le caporal Reynolds témoigne : « Au pied de la colline se trouvait le camp de détention n°1 avec ses malheureux prisonniers attachés par les poignets pendant que, tout en bas sur la plage, luttant dans la boue et la vase, des centaines, des milliers d’hommes de troupes étaient injuriés et molestés. ». Des déserteurs s’organisent en bandes, dans les bois environnants. Une société de déserteurs, « Le Sanctuaire » se forme et trouve refuge dans les tunnels et les puits autour de Camiers.

Selon certaines études (Allison et Fairley : The monocled mutineer, de 1978, et M. Lecat : Quand les laboureurs courtisaient la terre, 1995), la rébellion débute le 9 septembre 1917. Sur la place d’Etaples, le caporal William Wood est arrêté par la Military Police (MP), pour avoir conversé avec une infirmière, conversation alors interdite ! Le chef de patrouille abat le caporal, lors de l’échauffourée consécutive à l’interpellation. La nouvelle se propage rapidement parmi les Ecossais, Australiens et Néo-Zélandais du camp. Ils s’emparent des armes d’entraînement du camp. La mutinerie débute. Les soldats révoltés se répandent en ville malgré la tentative d’interception du Royal Fusiliers sur le pont des Trois Arches. La chasse aux « canaris » et aux MP commence dans les rues et maisons d’Etaples. Un millier de révoltés venus du Touquet, gagnent Etaples. Le général Thomson, commandant du camp d’entraînement, et ses subordonnés sont jetés du pont sur la Canche. Des exactions sont commises dans la ville d’Etaples. Lucien Roussel, Etaplois de 15 ans, témoigne :« Les troupes britanniques s’abattirent la ville comme de véritables sauvages, chapardant et détruisant tout sur leur passage. Ils occupèrent la Place des jours entiers ».

Après trois jours de révolte, l’assaut sur Passchendaele étant imminent, le commandement britannique décide d’intervenir. Le 19ème Hussards et une partie de la 1st Honorable Artillery Company sont dirigés sur Etaples. Le 13 septembre, deux bataillons retirés du front d’Artois viennent les rejoindre, suivis d’un escadron de Gurkas de l’Armée des Indes. Le 14, le camp est investi. Les révoltés doivent gagner le front. Rien ne permet aujourd’hui d’établir le nombre exact de soldats qui ont alors été passés par les armes.

A Boulogne, l’armée britannique doit aussi faire face à des mutins parmi les Labour Corps. Le maréchal Haig fait exécuter 23 ouvriers égyptiens, puis plus tard, 9 ouvriers chinois.

A Etaples, le caporal Jesse Short a été fusillé le 4 octobre 1917.

source: http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/armees/discipline-et-executions-la-mutinerie-detaples.html

Lire aussi: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/La-mutinerie-du-camp-d-Etaples

Journal du jeudi 4 octobre 1917 à travers Le Miroir

A l’est de Reims, nos batteries ont efficacement contrebattu l’artillerie ennemie et fait avorter une attaque en préparation dans les tranchées adverses.
A l’ouest de la ferme Navarin, nos détachements ont pénétré dans les lignes ennemies, fait sauter plusieurs abris et ramenés des prisonniers. Une autre incursion dans la région du Casque nous a donné de bons résultats.
Sur le front de Verdun, la nuit a été marquée par une violente lutte d’artillerie sur les deux rives de la Meuse, particulièrement dans la région au nord de la cote 344 où ont eu lieu de vifs engagements de patrouilles.
Nos avions ont bombardé la gare de Fribourg, les usines de Volklingen et d’Offenbach, les gares de Brieulles, Longuyon, Metz-woippy, Arnaville, Mezières-les-Metz, Thionville, Sarrebourg. 7000 kilos de projectiles ont été lancés.
En représailles du bombardement de Bar-le-Duc, deux de nos appareils ont jeté plusieurs bombes sur la ville de Baden.
Sur le front britannique, canonnade dans la région d’Ypres.
Les Italiens ont repoussé une offensive autrichienne sur le San Gabriele. Une compagnie d’assaut ennemie a été détruite et un bataillon dispersé.
Les Allemands se sont livrés à une série d’attaques aériennes sur le littoral russe de la Baltique.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1144/20 septembre 1917: le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir (Aisne)

 Le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir (Aisne)

Le cimetière est situé dans la partie sud-est du grand parc du château de Soupir. Le plan a été terminé et certifié conforme par un officier d’état civil en date du 20 septembre 1917 (fig. 1). L’emplacement des tombes est dessiné à l’encre noire et tracé à la règle. Au sein de chaque sépulture est inscrit, toujours à l’encre, le nom de famille, le grade en abrégé pour les officiers et sous-officiers, le numéro de régiment et la compagnie.

Le registre faisant l’inventaire des sépultures comporte plusieurs colonnes correspondant aux informations suivantes : le nom et le prénom, le grade, le corps d’armée, la classe, le numéro de matricule, le bureau de recrutement, la date de décès, le lieu d’inhumation, le numéro de tombe. Ces données sont précieuses pour comprendre le mode de fonctionnement du cimetière, sa chronologie et ses relations avec les événements militaires du secteur.

La gestion du cimetière

La réalisation de ce cimetière se divise en deux grandes périodes, en relation avec les opérations militaires du secteur (fig. 2). D’août 1915 à juillet 1916, période relativement calme, nous avons 84 sépultures. Puis l’activité du cimetière s’interrompt jusqu’au premier trimestre de 1917, où 7 soldats sont alors inhumés. Puis, c’est l’offensive du Chemin des Dames à partir du 16 avril 1917, avec 264 inhumations en 4 mois. Les rangées n° 1 et n° 2 se distinguent des autres par des tombes plus larges et plus espacées. Nous avions pensé dans un premier temps qu’il puisse s’agir d’un lieu réservé à des soldats hiérarchiquement plus élevés. L’étude des dates de décès indique qu’il s’agit en fait des deux  premières rangées du cimetière, réalisées en 1915, alors que ce secteur du front était relativement calme. La proportion d’officier n’y est pas supérieure par rapport aux autres rangées (fig. 3). Mais dans le détail, en croisant les données relatives aux dates, aux grades et aux unités de combat, on décèle une volonté de mettre en valeur un groupe particulier.  Ainsi, l’extrémité orientale de la 1ère rangée n’a pas été complètement occupée en 1915. L’extension du cimetière s’est réalisée en implantant de nouvelles rangées vers le nord (rangées n° 3 et n° 4). L’extrémité orientale de cette 1ere rangée est occupée par des sépultures du 1er semestre 1917, où reposent des soldats d’unités particulières, des chasseurs à pied des 19e, 29e et 61e bataillons (BCP). En affinant un peu plus l’analyse, on peut constater que parmi eux, on trouve deux officiers du 61e BCP, décédés 4 juin 1917. Il y a donc là un traitement particulier qui tend à refléter dans la mort des relations hiérarchiques.

La fouille des sépultures

Dans le temps imparti à la fouille, il n’a pas été possible d’intervenir sur toutes les sépultures. Seules quarante-trois d’entre elles ont été examinées finement afin de savoir ce qu’il pouvait rester dans les tombes à la suite des exhumations d’après-guerre. Aucun corps entier n’a été retrouvé, mais la présence de nombreux ossements épars pose des questions sur les méthodes de transfert des défunts (fig. 4 et 5). Les deux premières rangées du cimetière se trouvant dans un secteur assez humide, le bois des cercueils est bien conservé et plusieurs ont été retrouvés en place (fig. 6). Cette découverte implique que l’exhumation a été réalisée en procédant à l’ouverture du couvercle, au prélèvement du corps, et à son dépôt dans un nouveau cercueil en vue de la réinhumation. Outre les ossements, de nombreux objets personnels ainsi que des restes d’équipement et d’uniforme ont été découverts.

source: http://Le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir

Passchendaele (Pas-de-Calais): l’autre crête de Vimy des Canadiens

La bataille de la route de Menin

En septembre, Ludendorff ne considérait pas que les choses allaient s’améliorant :

« Après une période de calme profond à l’ouest, qui en amena plusieurs à croire que la bataille des Flandres était terminée, un autre terrible assaut eut lieu contre nos lignes, le 10 septembre. Le troisième acte sanglant de la bataille venait de commencer. Le gros de l’attaque était dirigé contre la ligne Passchendaele-Gheluvelt.

L’assaut ennemi du 10 [septembre] réussit, démontrant la supériorité de l’attaque sur la défense. Le succès de l’offensive reposait sur la puissance de l’artillerie, mais aussi sur le fait que nos attaques n’avaient pas infligé assez de pertes à l’infanterie adverse lorsqu’elle se rassemblait et surtout au moment même de l’assaut4. »

Les Britanniques avaient maintenant 1 295 pièces d’artillerie en place, soit une à tous les cinq mètres de front, afin de pilonner les positions allemandes. Le 20 septembre 1917 s’amorça la bataille de la route de Menin. Ludendorff écrivit plus tard : « À l’évidence, les Anglais essayaient d’atteindre le terrain surélevé entre Ypres et la ligne Roulers-Menin, qui donnait une vaste perspective dans les deux directions. Ces hauteurs étaient aussi exceptionnellement importantes pour nous, car elles nous procuraient des postes d’observation au sol tout en nous couvrant, dans une certaine mesure, des regards hostiles5. » En l’occurrence, les Britanniques subirent 21 000 pertes contre cette ligne de front allemande quasi permanente, appuyée par une artillerie pointée sur le no man’s land. Par la suite, vague après vague de contre-attaques allemandes déferlèrent sur les positions britanniques, mais les troupes alliées parvinrent à tenir les 1 500 mètres de terrain qu’elles avaient capturé au début.

D’après Ludendorff, les attaques britanniques affaiblissaient les Allemands : « Un autre assaut anglais fut refoulé le 21 [septembre], mais le 26 fut une journée de durs combats, s’accompagnant d’une série de circonstances pouvant entraîner des pertes dans nos rangs. Nous pouvions peut-être supporter la perte de terrain, mais la réduction de notre force de combat n’en était que plus lourde6. » Les Britanniques progressèrent vers la pointe sud-ouest du saillant d’Ypres dans le cadre d’une action connue sous le nom de bataille du Bois du Polygone. Du 26 septembre au 3 octobre, les troupes britanniques gagnèrent 2 000 autres mètres de terrain en avançant sur le bois du Polygone et sur Broodseinde. Au prix de 30 000 autres pertes, les Britanniques se trouvaient alors immédiatement sous la crête de Passchendaele – et sous le feu de l’artillerie allemande. Il devint alors impératif de capturer la crête, et ce, rapidement.

Journal du jeudi 20 septembre 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont attaqué un saillant de nos lignes à l’ouest de la ferme Froidmond. Après un court et violent combat, nous avons rejeté l’ennemi d’un saillant de tranchée dans lequel il avait pris pied.
De notre côté, nous avons effectué un coup de main dans la région du Four-de-Paris, infligé des pertes à l’ennemi et ramené du matériel. Canonnade intermittente sur le reste du front, vive et soutenue en Champagne, dans la région de Souain et du Téton.
L’artillerie belge a exécuté de nombreux tirs sur les lignes de communications allemandes en représailles d’autres tirs exécutés par l’ennemi dans les secteurs belges. Lutte de bombes aux abords de Dixmude. Sur le front britannique, vive activité des deux artilleries dans le secteur d’Ypres. Les appareils d’artillerie ont continué leur travail en dépit des conditions atmosphériques très défavorables. Un avion allemand a dû atterrir, désemparé, mais deux avions anglais ne sont pas rentrés.
En Macédoine, canonnade dans la boucle de la Cerna et dans la région montagneuse, à l’est de cette rivière. Dans la région des lacs, un détachement français a pris une hauteur sur la rive ouest du lac d’Okrida. Une attaque bulgare a été repoussée à l’ouest du lac de Prespa.
Les Italiens ont fait 200 prisonniers dans le val Sugana.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1133/9 septembre 1917

Le général de Lamaze au monument d’Etrepilly (Seine-et-Marne)

Le Général de Lamaze au monument d’Etrépilly [9 septembre 1917, anniversaire de la bataille de la Marne] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53003806z

Début de la mutinerie d’Etaples (Pas-de-Calais)

Après l’échec de Nivelle d’avril 1917 au Chemin des Dames, la situation paraît critique pour les Alliés. La guerre sous-marine menace le ravitaillement en matières premières. La Russie est sur le point de céder. Au printemps 1917 éclatent les mutineries, qui s’étendront du 17 avril au début juin 1917.

Le point de départ géographique des mutineries est la zone entre Soissons et Aubérive.  L’armée française est lasse. « Les mutineries ne sont pas un refus de se battre, mais le refus d’une certaine manière de le faire » (G. Pedroncini). La chanson de Craonne exprime l’écart social entre ceux qui font la guerre et ceux qui en décident. En voici deux extraits significatifs : « C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards/ Tous ces gros qui font la foire/ Si pour eux la vie est rose/ pour nous c’est pas la mêm’ chose/ au lieu de s’cacher, tous ces embusqués/ F’raient mieux d’monter aux tranchées/…/ Car si vous voulez la guerre/ payez la de votre peau !». Seul le général Pétain semble comprendre cette lassitude. Il s’était d’ailleurs opposé aux plans des généraux Mangin et Nivelle.

Le refus d’obéissance touche environ 70 divisions ; 250 cas de mutineries seront recensés. Il s’agit surtout de refuser de nouvelles offensives, non d’abandonner les tranchées. L’arrière est le cadre de ces refus collectifs d’obéissance, pas la première ligne. La directive n°1, du 19 mai 17, de Pétain conduira à la fin des mutineries : elle ordonne la fin des offensives, répondant au souhait des mutins. Le nombre de ceux ci a été estimé entre 25.000 et 40.000 hommes. 554 condamnations à mort seront prononcées, 49 exécutions effectives. Il s’agit là du cas français, des mutineries ont aussi éclaté dans l’armée britannique.

L’Etat-Major britannique utilisait Etaples comme base de rassemblement des troupes, éloigné des combats, mais bien relié par les voies de chemin de fer vers Arras et Béthune. 60 000 hommes s’entraînaient en permanence sur le Mont Levin. Les renforts débarquaient au port de Boulogne-sur-Mer, et après une marche forcée de 26 km, étaient soumis à un encadrement impitoyable, de la part des instructeurs, surnommés les « canaris », car porteurs d’un brassard jaune. Ces instructeurs, dans leur majorité n’ayant jamais vu le front, mêlent sadisme et cruauté. Ils étaient selon le soldat Notley : « les pires individus que l’on puisse imaginer et qui transformaient la vie des hommes en enfer ». Etaples a connu, en septembre 1917, la révolte des soldats contre les conditions d’entraînement. Le Contrôle postal du 17 septembre 1917 évoque la révolte de soldats écossais et canadiens, barrant les ponts avec des mitrailleuses. Le caporal Reynolds témoigne : « Au pied de la colline se trouvait le camp de détention n°1 avec ses malheureux prisonniers attachés par les poignets pendant que, tout en bas sur la plage, luttant dans la boue et la vase, des centaines, des milliers d’hommes de troupes étaient injuriés et molestés. ». Des déserteurs s’organisent en bandes, dans les bois environnants. Une société de déserteurs, « Le Sanctuaire » se forme et trouve refuge dans les tunnels et les puits autour de Camiers.

La suite sur http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/armees/discipline-et-executions-la-mutinerie-detaples.html

Lire aussi: https://journal.lutte-ouvriere.org/2007/10/19/il-y-90-ans-la-mutinerie-des-soldats-britanniques-etaples_16325.html

et https://www.francebleu.fr/emissions/petite-histoire-de-la-grande-guerre/la-mutinerie-du-camp-d-etaples-en-1917

Dernière photo de Georges Guynemer

Dernière photo de Guynemer prise le 9 septembre 1917. Il mourrut deux jours plus tard.

Pilote de guerre français le plus renommé de la Première Guerre mondiale.

Capitaine dans l’aviation française, il remporte 53 victoires homologuées. Volant sur différents types de Morane-Saulnier, de Nieuport et de SPAD, il connaît succès et défaites (il est abattu sept fois).

Affecté durant toute sa carrière à l’Escadrille N.3, dite « Escadrille des Cigognes », l’unité de chasse la plus victorieuse des ailes françaises en 1914-1918. Faisant preuve d’un courage et d’une fougue sans égal à chacun de ses vols, ne cherchant jamais à se préserver, il est tué en combat aérien le 11 septembre 1917 à Poelkapelle en Belgique.

source: https://www.ville-dunkerque.fr/decouvrir-sortir-bouger/histoire-patrimoine/dunkerque-aujourdhui/dunkerque-1914-1918/les-personnages-celebres/

(vidéo) Le camp d’Etaples

Sur France 3 Hauts de France

Onze mille cinq cents (11 500) tombes de soldats de l’Empire Britannique tués pendant la Grande Guerre. Nous sommes à Etaples, dans le Pas-de-Calais, dans le plus grand cimetière du Commonwealth en France.
C’est sur ces lieux-mêmes que fût établi un gigantesque camp militaire.
Il faut imaginer, le temps du conflit un camp de 100 000 personnesimplanté à proximité d’un petit port de pêche de 5000 HABITANTS.

Etaples, au sud de Boulogne sur Mer, là où débarquent les troupes britanniques. C’est un passage sûr : loin de la ligne de front et proche des voies ferrées qui mènent vers l’Artois et la Somme.
La Grande-Bretagne décide donc d’y implanter une base militaire destinée à former ses soldats. Sous l’encadrement impitoyable d’instructeurs surnommés « les canaris » en raison de leurs brassards jaunes, chaque mois, 70 000 soldats vont être soumis à un entrainement très dur avant de partir à la guerre.

Etaples, c’est un lieu d’entrainement où l’on va même reconstituer des tranchées.
Le camp se dote également d’un complexe hospitalier : Chaque jour, 6 trains-ambulances déversent son douloureux cortège de blessés. Avec ses terrains de sport, ses dépôts de munition, sa poste, le camp est une ville à part entière. Une ville en autarcie, interdite d’accès à la population locale.
Le célèbre poète britannique, Wilfred Owen parlera « d’un immense campement épouvantable, une sorte d’enclos où des bêtes sont parquées quelques jours avant le carnage final »

Le 9 septembre 1917, à l’aube, le camp est le théâtre de la seulemutinerie importante au sein de l’armée britannique pendant la Grande Guerre. Révolte née de la dureté de l’entrainement et de la
Rigueur de la police militaire.
Dans la nuit du 19 au 20 avril 1918, le camp sera le cible de l’aviation allemande feront des ravages, il y aura plus de 800 victimes.

source: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-camp-etaples-1218723.html

Journal du 9 septembre 1917 à travers Le Miroir

Front Macédonien

En Macédoine, et depuis les derniers jours d’août, l’activité à repris sur tout le front de l’Armée d’Orient. Les Anglais ont fait quelques progrès sur la rive gauche du Vardar; de même nos troupes, entre le fleuve et le Skra di Legen. Les Serbes ont refoulé des attaques bulgares devant le Dobrapolje.
Les 9 et 10 septembre, aux confins de l’Albanie, des détachements français et russes, après plusieurs affaires de détail, ont vivement progressé au nord-ouest du lac Malik, dans la région qui sépare cette nappe marécageuse du lac d’Okhrida.

 

1128/4 septembre 1917n

Le mécanicien-dentiste répare des aéroplanes

Parfois l’administration affecte les soldats de manière surprenante: un dentiste se retrouve réparateur d’aéroplanes. Le Figaro du 4 septembre 1917 nous raconte sa mésaventure.

«Un de nos collaborateurs a un fils qui appartient à la classe 14 et qui est mécanicien-dentiste de profession.

Ce jeune homme vient d’être récupéré par l’un des derniers conseils de révision, et affecté aux services auxiliaires. Occasion excellente, semblait-il, de renforcer d’une unité l’effectif, toujours insuffisant, de nos spécialistes ès art dentaire.

Mais cela eût été trop simple. Et l’on vient d’envoyer ce jeune “mécanicien” à Lyon, où il va être attaché à un atelier de mécanique, en effet il réparera des aéroplanes.» écrit le Figaro du 4 septembre 1917.

source: Le Figaro http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/04/26002-20140904ARTFIG00196-4-septembre-1917-le-mecanicien-dentiste-repare-des-aeroplanes.php

Bombardement à Calais les 3 et 4 septembre

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source: http://calais-pendant-la-guerre-14-18.e-monsite.com/pages/les-bombardements-de-calais-par-l-aviation-et-les-zeppelins-allemands.html

Le courage de la comtesse

Jeanne de BUCHÈRE de L’ÉPINOIS (1877-1917)
Comtesse de Clermont, Jeanne de Buchère de l’Épinois, voit le jour le 7 février 1877 en Dordogne (24) et s’engage comme infirmière à la société de secours aux blessés militaires, créée le 25 mai 1864 par Henri Dunant. Cette société qui vient en aide aux blessés militaires en campagne, fusionnera avec deux autres associations en 1940 pour former la Croix-Rouge française. Jeanne de l’Épinois rejoint l’hôpital temporaire n°12 situé à Vadelaincourt, près de Verdun dans la Meuse (55). Au quotidien, ce sont près de 300 malades et blessés qui sont soignés sous la direction du médecin-chef Milian. Recevant notamment les blessés du secteur du Mort- Homme, de la Côte du Poivre, de Vaux et de Douaumont, Vadelaincourt soigne plus de 10 800 blessés du 22 février au 15 juin 1916. Le 20 août 1917, Jeanne de l’Épinois se distingue en continuant à aider au sauvetage des blessés et à prodiguer des soins pendant le bombardement et l’incendie de l’hôpital. Le 4 septembre 1917 alors que l’hôpital est de nouveau bombardé, elle fait preuve de courage et de sang-froid au milieu du danger en poursuivant sa mission, mais elle est mortellement blessée. Elle sera promue chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

source: http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/itineraires-de-heros-de-la-grande-guerre-05-09-2014-4111623.php

Le commissaire Lejeune : fusillé au Fort de la Chartreuse à Liége

source: https://www.samarcande-bibliotheques.be/notice.php?q=*%3A*%20AND%20anpub%3A%221920%22%20AND%20auteurs_tous%3A%22Delcourt%2C%20Marie%22&sort_define=&sort_order=&rows=&start=1

Journal du mardi 4 septembre 1917 à travers Le Miroir

Canonnade intermittente en divers points du front, plus vive sur la rive gauche de la Meuse.
En Champagne, nous avons réussi un coup de main à l’ouest de la route de Saint-Hilaire à Saint-Soupplet et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont repoussé une nouvelle attaque allemande sur leurs postes avancés au sud-ouest d’Havrincourt.
Un coup de main exécuté avec succès au sud-est de Monchy-le-Preux leur a permis de surprendre complètement l’ennemi et de lui enlever 18 prisonniers, après avoir détruit les abris et les mitrailleuses.
Sur le front d’Orient, nos troupes, après une violente préparation d’artillerie, ont pénétré dans les tranchées ennemies, à l’ouest de la Cerna et ramené quelques prisonniers.
La lutte d’artillerie reste violente entre le lac de Doiran et le Vardar et dans la région de Monastir.
Les Italiens ont repoussé près de Gorizia une nouvelle série d’attaques autrichiennes en faisant 350 prisonniers.
Les Russes ont reculé sur la rive gauche de la Dwina, dans la direction d’Uxkul. Sur la rive nord, les Allemands ont donné des assauts acharnés et forcé une partie des positions de nos alliés.
Le haut-commandement russe a donné ordre d’évacuer le secteur de Riga.
Sur le front de Moldavie, les troupes de Mackensen, qui entreprenaient une offensive, ont été repoussées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1088/26 juillet 1917

Carnet du jeudi 26 juillet 1917 à travers Le Miroir

La contre-attaque vigoureuse que nous avons menée contre les troupes allemandes en avant de Craonne a brillamment réussi.
Nos soldats ont repris tout le terrain perdu sur le plateau de Californie, hormis un petit ouvrage complètement détruit. Sur le plateau des Casemates, les Allemands ont été rejetés de la totalité des éléments qu’ils occupaient, et sur plusieurs points même, nous avons avancé notre ligne. Toutes les contre-attaques ennemies, menées après coup, ont échoué.
Sur le front belge, bombardement d’obus à gaz dans la région de Nieucapelle et Hazevind. Des avions ennemis ont jeté des bombes sur Adinkerke. Canonnade violente autour de Steenstraete.
En Macédoine, rencontre de patrouilles sur le Vardar. L’aviation alliée a bombardé les campements ennemis dans la région de Demir-Hissar et de Staravina.
Les Anglais ont réussi un nouveau coup de main en Flandre, près d’Oosttaverne. Ils ont repoussé une tentative près de Cherisy. L’aviation, sur leur front, a livré de nombreux combats.
Activité des Autrichiens sur le front italien (vals de Canonica et Giudicaria). Nos alliés ont dispersé un détachement ennemi sur la rive gauche du Rienz. Rencontre de patrouilles sur le front des Alpes Juliennes.
On signale un engagement naval en mer Baltique.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

Ruyaulcourt (62): l’église en ruines

source: http://ruyaulcourt.over-blog.com/2016/07/26-juillet-1917-l-eglise-en-ruine.html

(Marine) Dernier voyage du submersible allemand UC 51

Le dernier voyage du submersible allemand UC-51 remonte au 26 juillet 1917. Nous sommes en pleine Grande Guerre et la bataille pour la maîtrise du détroit fait rage (lire ci-dessous).

Ce matin-là, la plage de Wissant est noyée sous un épais brouillard. En effectuant sa tournée d’inspection vers 4 heures du matin, un garde maritime aperçoit une masse sombre au bord de l’eau. Il embarque à bord d’une barge avec trois douaniers et s’approche.

Surprise : un sous-marin est échoué, éventré par un obus. Sur le pont, les hommes d’équipage, munis de gilets de sauvetage, balancent les munitions à la mer.

Interrogé par les Français, le commandant refuse de décliner sa nationalité. «  Et comme le garde maritime insistait, il répondit comme Cambronne sut parler aux Anglais à Waterloo  », relate Albert Chatelle.

L’épave coupée en deux

Après avoir regagné la plage, la patrouille donne l’alerte. Un groupe de cavaliers belges accourt. Et tombe nez à nez avec l’équipage allemand, qui a abandonné le sous-marin.

Derrière eux, une explosion retentit  : les militaires ont pris soin de détruire le submersible pour qu’il ne tombe pas aux mains de l’ennemi.

L’incendie ne sera éteint que par la marée montante, dans l’après-midi. L’équipage est interrogé avant d’être envoyé dans un camp de prisonniers. «  La guerre sous-marine était terminée pour eux et ils n’en cachèrent pas toute la satisfaction qu’ils en éprouvaient  », écrit Albert Chatelle.

source: http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fwissant-le-vieux-sous-marin-joue-encore-a-cache-cache-ia31b49092n2676415

 

995/24 avril 1917: évacuation de Beaumont – sur-Vesle

La guerre du côté de Moronvilliers-Prosnes

Le 25 et le 27 avril 1917, le 25 RI relève le 27e R.I. dans le secteur de Prosnes/Moronvilliers , en liaison à droite avec la 19e D.I. (secteur du mont Cornillet). L’attaque générale des monts par la 4e armée est fixée au 30 avril à 12 h 40. Le 2e bataillon, ayant la 3e compagnie en soutien, se porte vers la cote 142, mais sa progression est bientôt ralentie. L’ennemi résiste dans ses positions. Le tir de ses mitrailleuses sous casemates bétonnées est des plus meurtriers ; la 6e compagnie et un peloton de la 3e réussissent toutefois à pénétrer dans la tranchée Leopoldshohe, objectif de l’attaque, mais, décimés, ils ne peuvent s’y maintenir. Toute la journée, le bataillon tout entier résiste héroïquement, pour conserver la légère avance réalisée et pour appuyer l’action débordante du régiment de gauche, le 2e R.I.  30 avril : progression dans les boyaux de l’Oder et de Darmstadt, s’arrête à la tranchée de Leopoldshöhe.
source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/infos-14eme-moronvilliers-sujet_11076_1.htm

Evacuation de Beaumont – sur-Vesle

mont-sur-vesle
Le village de Mont-sur-Vesle a disparu

Ce n’est que le 24 avril 1917 que fut décidé l’ordre total d’évacuation devant l’ampleur des bombardements et l’éminence d’une contre offensive Allemande.

L’église et son cimetière n’ont pas échappé au pilonage de l’artillerie.

https://www.beaumontsurvesle.fr/le-village/historique/second-opus/

Seconde bataille de la scarpe (bataille d’Arras)

scarpe
Une batterie de canons britanniques de 18 sous le feu allemand à Monchy-le-Preux le 24 avril. Au premier plan, un poste de secours avancé.

Le 23 avril, les Britanniques lancèrent une attaque à l’est de Wancourt vers Vis-en-Artois. Des éléments des 30e et 50e divisions réussirent à faire des avancées en s’emparant du village de Guémappe mais ne purent pas avancer plus à l’est et subirent de lourdes pertes. Plus au nord, les forces allemandes contre-attaquèrent pour tenter de recupérer Monchy-le-Preux, mais les troupes du régiment royal de Terre-Neuve furent en mesure de tenir le village jusqu’à l’arrivée de renforts de la 29e division . Le commandement britannique décida de ne pas poursuivre l’attaque face à l’importance de la résistance allemande et l’attaque fut annulée le lendemain.

source: http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Bataille%20d’Arras%20(1917)/fr-f/

Un aviateur américain au dessus des lignes allemandes

24 avril 1917

Le Lt. Col. William « Billy » Mitchell effectue en personne la première intrusion aérienne de l’aviation américaine pendant la WW1 derrière les lignes allemandes.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-405.html

 

Journal de guerre du mardi 24 avril 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, l’ennemi a déclenché plusieurs attaques en divers points de notre front. Ces attaques ont été complètement repoussées par nos feux. Quelques fractions ennemies qui avaient réussi à pénétrer dans nos éléments avancés, en ont été rejetés immédiatement après un combat corps à corps. Les Allemands ont laissé des prisonniers entre nos mains.
Entre la Somme et l’Oise, nos batteries ont exécuté des tirs de destruction efficaces sur les organisations allemandes.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, nous avons réalisé quelques progrès au nord de Sancy.
La lutte d’artillerie a été particulièrement vive dans le secteur de la ferme Hurtebise.
Nos pilotes ont livré de nombreux combats aériens, abattant six avions ennemis. Un groupe de quatorze de nos avions a lancé 1740 kilos de projectiles sur des gares et des bivouacs de la vallée de l’Aisne.
Canonnade sur le front belge.
Les Anglais ont attaqué sur un large front, des deux côtés de la rivière Souchez. Les troupes ont progressé de façon satisfaisante. Nos alliés, au sud de la route Bapaume-Cambrai, ont pris une grande partie du bois d’Havrincourt.
En Macédoine, canonnade dans la région du lac Doiran et dans la boucle de la Cerna. Nous avons repoussé plusieurs attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html