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1493/4 septembre 1918: Le général Pétain, un soldat comme les autres

Du 1er au 8 septembre 1918: l’ennemi épuisé commence à lâcher pied

Le 4 septembre, nos troupes, après avoir brisé, les jours précédents, la résistance opiniâtre de l’ennemi l’ont contraint aujourd’hui à battre en retraite au nord de l’Oise et sur le front de la Vesle. Entre le canal du Nord et l’Oise, nos éléments avancés, talonnant les arrière-gardes ennemies, ont dépassé Libermont, atteint les abords d’Esmery-Hallon et occupé le bois de l’Hôpital.

Plus au sud, notre ligne passe par Freniches, Guiscard, Beaugies, Grand-Rû, Mondescourt et Appilly. Plus à l’est, nous avons franchi l’Ailette et atteint Marizelle (nord-est de Manicamp). L’ennemi a laissé entre nos mains de nombreux prisonniers, des canons, un matériel et des approvisionnements considérables.

Entre l’Ailette et l’Aisne, la bataille a continué sur les plateaux au nord de Soissons. Menacé sur son flanc droit, l’ennemi s’est replié au nord de la Vesle.

Nous avons conquis Bucy-le-Longet le Moncel au nord de l’Aisne, plus à droite, nos troupes franchissant la Vesle sur une étendue de trente kilomètres ont dépassé Chassemy, Brenelle, Vauberlin, Vauxcere, Blahzy et ont pris pied sur la crête au nord de Baslieux.

Le 5 septembre, dans le secteur sud du front de bataille, au nord et au sud de Péronne, nos troupes s’avancent, refoulant les arrière-gardes ennemies ; elles s’approchent de la crête Athis-Nurlu.

Entre Nurlu et la Sensée, on signale des combats locaux sur plusieurs parties du front de bataille. Notre ligne a été légèrement avancée sur l’éperon au nord d’Equançourt, et des actions locales ont eu lieu dans le voisinage de Neuville-Bourjonval et Mœuvres.

source: http://www.il-y-a-100-ans.fr/ce-qu-il-se-passait-il-y-a-100-ans/du-1er-au-8-septembre-1918-l-ennemi-epuise-commence-a-lacher-pied-n6789?xtor=RSS-2#.W3Lxq63pNfQ

Journal de marche du 167e régiment d’infanterie

4 septembre

Le régiment est enlevé en camions autos pour être transporté dans la région de Soissons; il est débarqué à Courmelles-Vignolles le 5 avant le jour et rejoint à pied la région nord de Soissons (Vauxrot).

5 septembre

Le 5 à 11h00 parvenait le renseignement que l’ennemi avait abandonné le matin sa position précédente à hauteur de la ferme de la Perrière et battait en retraite; l’ordre était donné en conséquence d’entamer immédiatement la poursuite en appuyant la 69e DI.
Le Commandant du Régiment prescrivait en conséquence un premier bond destiné à amener à hauteur de la sortie Nord de Crouy, le 2e Bataillon à droite, le 3e Bataillon à gauche, le 1er Bataillon en 2e ligne; il se portait de sa personne à la sortie Nord de Crouy, au P.C. du 162e RI.
Arrivé en ce point vers 13h00, il y apprenait que le Commandant du 162e RI avait transporté son P.C. vers Pont-Rouge. Il faisait entramer un 2e bond destiné à porter les deux bataillons de première ligne à hauteur de Pont-Rouge, le bataillon de 2e ligne à hauteur de la ferme de la Perrière. Il partit lui-même pour la ferme de la Perrière afin de s’y éclairer sur la situation auprès du Commandant de la 128e DI. Celui-ci précisa que les premiers éléments du 12e RI étaient arrêtés par de nombreuses mitrailleuses ennemies, et prescrivait en conséquence d’arrêter jusqu’à nouvel ordre le régiment à hauteur de la ferme de la Perrière.
Vers 16h00, un ordre verbal de relève était donné au 167e d’Infanterie qui devait relever par un bataillon, les éléments de tête du 162e RI, les autres éléments échelonnés en profondeur.
L’ordre d’exécution fut donné immédiatement, le Bataillon Michel devant relever en 1ere ligne les éléments de tête du 162e RI.

Le P.C. du Régiment s’installait aux abris sud du Pont-Rouge, le 5 vers 19h00.

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterieseptembre1918.html

Le général Pétain, un soldat comme les autres

Le général Pétain teste les services du magasin d’habillement. Le Figaro du 4 septembre 1918 raconte que le général, satisfait du garde-magasin, lui a envoyé en remerciement une pipe.

«Le général Pétain arrive, il y a quelques jours, à la gare régulatrice de C. et pénètre impromptu au dépôt des isolés. Avant de visiter les casernements, il se dirige tout droit vers le magasin d’habillement. Le garde-magasin est là qui veille seul sur les vêtements amoncelés, sur les piles de linge, de casques et de godillots. Il salue, rectifie la position et attend, immobile.

-Voyons, dit le général, tu vas supposer que je suis un poilu comme toi, mais que j’ai besoin d’être habillé des pieds à la tête, et tu vas me montrer comment tu t’y prends d’ordinaire.

-Bien, mon général. Le garde-magasin salue de nouveau, et campé devant son chef Eh bien! mon général, Alors enlève ta veste et fais voir ta chemise, que je prenne ton numéro de taille. Votre le képi. Ote aussi ton képi, mon général. C’est pas réglementaire. Bon. le casque. ça va. Et pis, voici encore, mon général, voici ton calot. Le pantalon, à présent.

Le général Pétain a ri de si bon cœur que, dès son retour au Grand Quartier, il envoyait au garde-magasin du dépôt une superbe pipe que celui-ci n’échangerait pas aujourd’hui contre tout l’or du monde.» écrit le Figaro du 4 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/04/26002-20140904ARTFIG00233-4-septembre-1918-le-general-petain-un-soldat-comme-les-autres.php

Journal du mercredi 4 septembre 1918

Actions d’artillerie entre le front de la Somme et entre Oise et Aisne.
Des coups de main ennemis dans la région de la Vesle et dans les Vosges n’ont obtenu aucun résultat.
Les opérations entreprises par les Anglais au sud de la Scarpe, ont eu un plein succès.
L’ennemi, battu sur ses défenses du système Drocourt-Quéant, a dû se replier sur presque tout le front. Il a subi de lourdes pertes et laissé 10000 prisonniers.
Les troupes de nos alliés, poursuivant leur avance sont entrées dans Pronville, Doignies et Bertincourt.
Les Canadiens ont montré un grand courage, en attaquant la ligue Drocourt-Quéant, ligne perfectionnée pendant dix-huit mois et qui constituait un obstacle formidable. Les Allemands avaient groupé là onze divisions sur huit kilomètres.
A la droite du corps australien, les Anglais et les Ecossais ont attaqué de difficiles tranchées. Ils ont enlevé de haute lutte des défenses particulièrement puissantes et après avoir encerclé Quéant, se sont emparés de cet important pivot. Le corps des tanks a brillamment contribué au succès de ces opérations.
Les escadrilles britanniques ont attaqué l’aérodrome de Buhl et obtenu de bons résultats. Un appareil ennemi a été détruit.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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1470/12 août 1918

Combats autour de Reims

 

source: http://faurillon.com/reims.html

Bray-sur-Somme est libérée

Au printemps 1918, les Allemands veulent reconquérir du terrain. Ils lancent différentes attaques sur Péronne et Saint Quentin, puis rompent le front allié et passent en force la Somme le 25 avril 1918. Bray est évacué et les Allemands y font leur retour. À Doullens, les alliés signent le commandement unique qui désigne un seul et unique chef : le général Foch. Le 12 août 1918, Bray est libérée après de durs combats dans la vallée de la Somme avec l’aide des Australiens. La ville ayant beaucoup souffert durant quatre années, le ministre André Lefèvre lui attribue, le 27 octobre 1920, la croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée. De nombreuses années seront nécessaires pour reconstruire Bray.

source: http://www.ville-braysursomme.fr/fr/information/84004/bray-sur-somme-hier

Pétain a reçu la médaille militaire

Carte de remerciements de Pétain écrite le 12 août 1918, après qu’il ait reçu la médaille militaire (6 août), cité comme « Soldat dans l’âme, n’a cessé de donner des preuves éclatantes du plus pur esprit du devoir et de haute abnégation. Vient de s’acquérir des titres impérissables à la reconnaissance nationale en brisant la ruée allemande et en la refoulant victorieusement. » Il écrit à un journaliste : « Merci, mon cher ami, de vos félicitations auxquelles je suis très sensible. Croyez bien que vos articles ne passent pas inaperçus ». [Il recevra le bâton de maréchal peu après l’armistice, le 21 novembre 1918].

http://www.traces-ecrites.com/document/aout-1918-petain-recoit-la-medaille-militaire/

« Un million de montres suisses pour l’armée américaine »

Le Figaro annonce, le 12 août 1918, la livraison prochaine de montres suisses à l’ensemble des troupes américaines présentes sur le front français.

«Le gouvernement des États-Unis vient de donner la commande à plusieurs fabriques suisses d’un million de montres, destinées à l’armée américaine opérant sur le front français.

Les montres destinées aux officiers seront en or; celles du personnel sanitaire, en argent ; celles des hommes de troupe, en métal.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00209-12-aout-1918-un-million-de-montres-suisses-pour-l-armee-americaine.php

« Des pigeons voyageurs sont enrôlés par les camoufleurs »

Le 12 août 1918 Le Figaro relate l’étrange initiative d’un officier allemand, surpris en train de peindre des pigeons voyageurs couleur kaki.

«Un de nos confrères du soir donne un détail curieux sur la minutie de l’organisation allemande:

Nos troupes avançaient si vite qu’elles capturèrent un officier porteur dans son auto de pigeons voyageurs.

Quelle fut la surprise de nos poilus en constatant que ces malheureuses bêtes avaient été camouflées avec soin et revêtues d’une jolie couche de couleur kaki!

Même aux admirateurs de la prévoyance boche, ce soin de peindre des oiseaux ne semblera-t-il pas un peu oiseux?
Est-ce plus difficile de tirer sur un pigeon jaune que sur un pigeon blanc?
Et le kaki se détache-t-il moins bien sur le bleu du ciel que la couleur naturelle des petits télégraphistes de l’air?
L’avantage doit être en tout cas peu considérable et ce n’est pas avec des inventions de ce calibre que les Boches éviteront la défaite inéluctable.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00225-12-aout-1918-les-pigeons-voyageurs-sont-enroles-par-les-camoufleurs.php

Journal du lundi 12 août 1918

Les opérations commencées dans la région de la Somme, sous le commandement du général Debeney et du général Rawlinson, se développent favorablement. Massées à la faveur de la nuit, les troupes alliées se sont élancées vers les positions allemandes sur un front de plus de 20 milles. L’ennemi a été surpris et nos progrès ont été rapides. De bonne heure, tous les objectifs étaient atteints.
Les troupes françaises attaquant avec une grande bravoure, ont traversé l’Avre et, en dépit de la résistance de l’ennemi, ont enlevé les positions allemandes.
Au nord de la Somme, deux combats ont été livrés aux environs de Chipilly et de Morlancourt. Au sud de la Somme, nos attaques ont plus aisément triomphé de l’ennemi. La cavalerie a dépassé l’infanterie, bousculant les convois allemands en retraite, s’emparant de plusieurs villages.
Les troupes alliées ont enlevé Plessier, Rozainvillers, Beaucourt, Caix, Framerville, Chipilly, la région à l’ouest de Morlancourt, Fresnoy-en-Chaussée. Les prisonniers capturés depassent le total de 14000.
Entre Béthune et la Lys, les Allemands ont également reculé.
Nos alliés britanniques ont avancé leur front de deux kilomètres en moyenne entre la rivière Lawe et la Bourre, au nord-ouest de Merville. Ils tiennent Locon, le Cornema1e, Quentin-le-Petit, Pacaut et le Sart. Ils ont effectué une opération heureuse au nord de Kemmel, avancé leur ligne sur un front d’un kilomètre en faisant 30 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1419/22 juin 1918

Chars: journal de marche Groupe A.S.39

2 juin 1918
Les chars 62568 et 62656 du Groupe A.S.39 sont évacués sur le camp de Martigny pour être échangés.
Nomination des Lieutenant Ferrero, Bourbon et Heulot à titre définitif.
Jusqu’au 3 juillet 1918 le Groupement poursuit la remise en état de ces chars.

30 juin 1918
Le Groupe A.S.39 reçoit de Martigny ses deux nouveaux chars (numéros non identifiés).

du 1er au 14 juillet 1918
Le Groupement XII participe à la formation d’unités d’infanterie du secteur.

3 juillet 1918
Manoeuvre char du Groupement avec un Bataillon 77e R.I.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2395-1917-18-as39-jmo

22 juin, le général Pétain à Clemenceau

« Lors de votre visite au G.Q.G. le 10 juin, vous avez décidé, d’accord avec le général Foch, que le général Anthoine[4] serait relevé de ses fonctions de major-général et remplacé par le général Berthelot[5] à son retour des États-Unis. J’ai eu l’honneur de vous dire à ce moment que, non seulement je n’avais rien à repprocher au général Anthoine, mais que j’étais au contraire extrêmement satisfait des services si généreusement rendus par cet officier général que je considère comme une des plus belles intelligences de l’Armée.

Vous comprendrez que, dans ces conditions, je ne puis prendre l’initiative de prononcer une sanction qu’en conscience je serais dans l’impossibilité de justifier. J’attends donc vos ordres à ce sujet.

Le général Anthoine est apte à toutes les fonctions, à tous les commandements, mais il n’y a actuellement dans la zone des armées aucun commandement vacant qui puisse lui être offert ».

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/292/fiche/?

Journal du samedi 22 juin 1918

Nous avons amélioré nos positions au nord de Faverolles et dans la région au sud de Hautevesnes. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais, au cours de raids et de rencontres de patrouilles dans le bois d’Aveluy, aux environs d’Hébuterne et de Boyelles et sur les deux rives de la Scarpe, ont fait des prisonniers et infligé des pertes considérables à l’ennemi.
Ils ont repoussé avec pertes pour l’adversaire plusieurs tentatives faites par lui pour reprendre du terrain au nord-ouest de Merris.
Les Américains ont avancé leurs lignes et amélioré leurs positions dans la région de Château-Thierry. En Woëvre et dans les Vosges, dans leurs secteurs, vive lutte d’artillerie.
Les Italiens ont vigoureusement contenu la pression autrichienne sur le Montello. Ils ont fait dans cette région 400 prisonniers et capturé des mitrailleuses et des canons. Ils ont brisé une offensive et regagné du terrain sur la Piave, en faisant plusieurs centaines de prisonniers.
A l’ouest de San Dona, plusieurs tentatives autrichiennes ont échoué. Au nord de Cortellazo, 200 prisonniers ont été faits. Le nombre de ceux-ci, depuis le début de la bataille, atteint à 12000.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1222/7 décembre 1917: Pétain confirme la commande de 4.730 chars

 Le journal de Paul Landowski

monument 37 décembre 1917.- À déjeuner nos amis Millet. Ils devaient venir avec M. Mac Lagan, conservateur du musée de sculpture moderne de Londres. Celui-ci viendra un autre jour. Millet est très optimiste. Il dit avec raison que ce qui se passe dans la coulisse diplomatique est au moins aussi important que ce qui se passe sur les champs de batailles. En ce qui concerne nos difficultés d’unité d’action, un rôle néfaste serait joué par le généralissime anglais, qui fait la guerre absolument suivant la méthode de Joffre. Cela lui coûte terriblement cher et les résultats ne sont absolument pas en rapport avec les petits avantages obtenus. Il n’est pas trop pessimiste au sujet de la Russie. Il assure que Lénine est sincère. Si cela est vrai, jamais il n’arrivera à s’entendre avec les Allemands. Cela est certain. En tout cas, même s’il n’est pas sincère, il a dû pour réussir faire appel à des sentiments de vérité, à des doctrines qu’il sera obligé de mettre en pratique, sous peine de s’effondrer. Donc, impossible de s’entendre avec les Allemands. Attendons. Le moment que nous traversons est capital.

Je profite de ces journées d’attente (que Meaux soit officiellement décidé), pour étudier le difficile projet de monument à Wilbur Wright. Je suis de plus en plus gêné quand je travaille en collaboration. Mon vieil ami Bigot ne m’apporte pas d’idées bien intéressantes. C’est un excellent esprit critique. Quand on lui montre quelque chose, de quelque tendance que ce soit, il juge avec sûreté et vous donne toujours un conseil très libre. Mais lui-même, c’est très curieux, est très décevant dans ses recherches personnelles. Je pense à son concours du Palais de la Paix. Le plan en était parfait. Mais il a habillé tout cela de toute la banalité possible (faux Louis XVI). Navrante architecture d’exposition. Je pense aussi à son monument à Napoléon. Je ne m’arrête même pas à l’idée insensée de penser à un monument à Napoléon. Mais le monument lui-même est conçu de manière irréalisable, très belle gravure, eau forte, mais cela seulement. Voici maintenant notre monument à W[ilbur] Wright. Mon vieil ami n’apporte qu’obélisques ou colonnes doriques. Ce sont d’admirables éléments. Mais les Égyptiens et les Grecs leur ont fait dire tout ce qu’ils avaient à dire. Tout ce que l’on y ajoute ou tout ce que l’on y modifie ne fait que les abîmer. Que l’on fasse un obélisque, d’accord. Mais ne le surmontons pas d’une figure ailée. N’accrochons surtout pas une figure ailée à l’une des arêtes. Ce serait ridicule. Si l’on se décide pour le parti obélisque, faisons-le franchement. Qu’il soit colossal, et dans une merveilleuse matière. Sur le socle, nous pourrons sculpter et graver tout ce que nous voudrons rappelant Wright et son effort. Je cherche un parti franchement sculptural : l’homme volant avec les aigles. J’ai une esquisse qui ne fait pas mal. Mais c’est du symbolisme. Je ne suis pas enthousiaste. Demain matin je cherche un nouveau parti, dans l’esprit du monument Jacquard. Ce sera le parti le meilleur, certainement. Sorte de stèle commémorative.

Pétain confirme la commande de 4.730 chars

chars2Le général Pétain indique le 7 décembre 1917 que 4730 chars légers sont commandés, 1200  devant être fabriqués par l’industrie américaine. En réalité, aucun FT conçu par Renault, le premier blindé fonctionnel pourvu d’un système de tourelle permettant un pointage tous azimuts, ne traverse l’Atlantique. Le 16 février 1918, il avait réclamé 900 chars lourds, dont 600 Liberty en vue de la bataille du printemps 1919, à livrer entre le 1er décembre 1918 et le 1er mars 1919. Pour l’assemblage final de ce type inédit de blindé, élaboré par un joint committee réunissant techniciens américains et britanniques, il était prévu de bâtir une usine interalliée à Châteauroux.

Source: https://etudesgeostrategiques.com/2013/09/13/premiere-guerre-mondiale-les-chars-et-les-americains/

Journal du 7 décembre 1917

France.Le seul secteur où la fréquence des coups de main mérite d’être relevée est celui de la Meuse. Les Allemands y ont prononcé en effet un certain nombre de tentatives, d’ailleurs vaines, les 7, 8 et 9 décembre vers Bezonvaux et Beaumont; le 10, sur le front du bois le Chaume; le 12, à la cote 304, sur la rive gauche de la rivière; le 13, au bois des Caurières, ce fut l’action la plus importante; le 15, au bois le Chaume.

Front britannique.-Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie. Des engagements locaux se sont produits à l’est de Boursies le 8 et le 10. Une forte attaque a été menée par les allemands le 12, sur un front de 500 mètres environ, à l’Est de Bullecourt. Les assaillants ont pu être rejetés, sauf sur un point. Le 13, le combat a repris et s’est même étendu. Il n’a abouti à aucun résultat appréciable.

Atlantique. –L’Amérique contre les puissances centrales. Le président Wilson a signé, le 7 décembre, la déclaration officielle de guerre des Etats-Unis à 1’Autriche-Hongrie.
 Le destroyer américain Jacob Jones, commandant David Bagley, a été torpillé et coulé, le 6 décembre dans la zone de guerre.

 

1122/29 août 1917: au général Pétain de la grande croix de la Légion d’honneur à Verdun

Rapport sur la vie à Lens du 29 août 1917 au 5 septembre 1917

Du 29 août au 5 septembre 1917, Charles Bourgeois, commissaire de police de Lens, réfugié à Rambervillers dans les Vosges, rend compte au sous-préfet de Béthune des conditions de vie à Lens sous l’occupation allemande. Il avait été contraint de quitter Lens, avec les derniers habitants, le 11 avril 1917 sur ordre de l’autorité militaire allemande [1]Charles Bourgeois fut le dernier habitant à quitter la ville. Le voyage qui suivit fut pénible, mais « nous étions sortis de la fournaise ».

Il dresse en quatre rapports manuscrits, totalisant 50 pages, écrits sur le papier à lettres du commissariat de Rambervillers (Vosges, arrondissement d’Épinal), le tableau d’une ville exsangue et d’une population soumise aux humeurs de l’occupant allemand. Ces rapports sont conservés aux Archives départementales du Pas-de-Calais sous la cote 11 R 2148. Une version dactylographiée est conservée sous la cote 11 R 857.

Mobilisant ses souvenirs, faute d’avoir pu emporter ses archives, le commissaire de Lens évoque la vie quotidienne, les bombardements, les humiliations et rigueurs imposés par les allemands, les privations, les peines, les morts, etc. Il dépeint le fonctionnement de l’administration française en cette situation exceptionnelle et ses relations avec l’autorité militaire allemande. Il évoque certains faits divers et particulièrement les vols à mettre sur le compte des allemands. Il déplore également les mœurs de certains habitants Lensois.

source: http://www.wikipasdecalais.fr/index.php?title=Rapport_sur_la_vie_%C3%A0_Lens_(1914-1917)

Remise au général Pétain de la grande croix de la Légion d’honneur à Verdun

C’est le président de la république en personne qui a remis à Pétain la grande croix de la Légion d’honneur.  Une journée dont il n’est plus facile aujourd’hui de trouver le compte rendu et la photo…

source: http://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/public/index.jsp?record=eadcalames%3AEADC%3ACalames-201410231510185865&failure=%2Fjsp%2Fpublic%2Ffailure.jsp&action=public_direct_view&success=%2Fjsp%2Fpublic%2Findex.jsp&profile=public&fromList=&getCache=

source: http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-201410231510185868

Lire aussi

Quand le gouvernement remet à Pétain la grand-croix de la Légion d’honneur, le 29 août 1917, pour des questions politiques, on ne va pas clamer qu’il a stoppé les mutineries. C’est donc officiellement le « vainqueur de Verdun » qu’on célèbre. Cette qualité figure en toutes lettres dans la citation qui accompagne cette décoration.

Sitôt la guerre finie, Verdun occupe dans la mémoire des combattants et dans la mémoire nationale et son « vainqueur » une place privilégiée.

Les années plus tard, des spécialistes d’histoire militaire tentent bien de dire la vérité sur le personnage. Or, deux millions d’anciens combattants et la France toute entière, ou presque,  se sentent reliés à Pétain. La nation en fait un général en chef des armées, puis un ministre de la Guerre. Il est devenu à la fois un militaire et un homme politique d’importance.

Lorsque Pétain renverse la République le 11 juillet 1940, s’octroyant tous les pouvoirs et le titre de Chef de l’Etat français, il est toujours adulé comme le vainqueur de Verdun qui fait « don de sa personne à la France ».

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2016/02/21-fevrier-1916-la-bataille-de-verdun-et-petain-l-imposteur.html

Journal du mercredi 29 août 1917 à travers Le Miroir

Un bombardement violent de nos lignes dans la région du plateau de Californie et de Chevreux a été arrêté par nos tirs d’artillerie. L’ennemi n’a pu prononcer aucune attaque.
Nous avons effectuer des incursions dans les tranchées allemandes de la butte de Souain et dispersé des reconnaisances ennemies au mont Muret et vers Arracourt. Nous avons fait des prisonniers.
Sur le front de Verdun, activité d’artillerie dans la région du bois d’Avocourt et dans le secteur du bois de Beaumont. Deux coups de main ennemi sur nos petits postes vers Vaux-les-Palamex, ont complètement échoué.
Les Anglais, à la suite d’un violent combat, ont avancé leur ligne sur un front d’environ 2000 metres de part et d’autre de la route Saint-Julien à Poelcappelle. Ils se sont établis dans de nouveaux éléments de l’ancien système de troisième ligne allemande de ce secteur. L’ennemi a attaqué, à deux reprises, les positions britanniques du bois d’Inverness, sur la route d’Ypres à Menin. Il a été chaque fois repoussé, laissant des prisonniers.
La progression des Italiens sur le plateau de Bainsizza s’est poursuivie. Il apparaît de plus en plus que Cadorna fait une opération de grande envergure.
Les Russes ont reculé à l’est de Czernowitz.
La Chambre grecque, à l’unanimité, a accordé sa confiance à M. Venizelos.
Le Congrès de Moscou a tenu une seconde séance. Le général Kornilof a pris la parole et conseillé, avec la gravité de la situation, la nécessité de réorganiser l’armée. M. Tcheidze a parlé au nom du Soviet et M. Rodzianko au nom de la Douma.
On annonce que le pape ne complètera sa note par aucun document explicatif et que M. Wilson a répondu à la note.
M. Bryan, qui était jusqu’ici chef des pacifistes d’Amérique se prononce à son tour pour la guerre jusqu’à la décision victorieuse.
Un membre du ministère bulgare est arrivé à Zurich.

 

1109/16 aout 1917: incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

Incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

La basilque en 1917

Dans l’Aisne, le sort de la ville de Saint-Quentin à partir de 1917 fut au cœur de ce débat. En partie épargnée par les combats de 1914, Saint-Quentin est entièrement vidée de ses 48 000 habitants par l’armée allemande en mars 1917. Désormais considérée comme un bastion sur la ligne Hindenburg, la ville est rapidement la cible de l’artillerie alliée. Dans la nuit du 15 au 16 août 1917, un incendie anéantit la charpente de la basilique du XIIesiècle. L’orgue est détruit et les tuyaux descendus pour être fondus. Un sort similaire est réservé au monument du siège de 1557 qui trônait sur la place de l’hôtel de ville.

Lorsque l’armée française entre dans Saint-Quentin le 2 octobre 1918, la ville n’est plus qu’un amas de ruines.

source: http://www.aisne14-18.com/les-evenements-de-lete

Pétain décore l’escadrille La Fayette

Le 16 août 1917, le général Pétain décerne à l’escadrille sa première citation à l’ordre de l’armée : « Escadrille composée de volontaires américains venus se battre pour la France, avec le plus pur esprit de sacrifice. A mené sans cesse sous le commandement du capitaine Thenault qui l’a formée, une lutte ardente contre nos ennemis. A soulevé l’admiration profonde des chefs qui l’ont eue sous leurs ordres et des escadrilles françaises qui, loin de l’affaiblir, exaltaient son moral, a abattu 28 avions ennemis homologués ».

source: http://www.souvenir-francais-92.org/article-25902016.html

Parution de La baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b111.htm

A propos de la chanson de Craonne

– La première mention de La Chanson de Craonne date du 16 août 1917, quand une lettre non signée du 89e RI est saisie qui la mentionne, même si le titre n’est pas encore définitif … Dans son livre La Saignée (1920), Georges Bonnamy rapporte qu’on la chantait dans son unité (le 131e RI) en juin de la même année.

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source: http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2009/09/

Journal du jeudi 16 août 1917 à travers Le Miroir

Action d’artillerie en Belgique, au nord de l’Aisne, en Champagne sur les deux rives de la Meuse et en Haute-Alsace. Un coup de main exécuté par nous près du Four-de-Paris a ramené dans nos lignes une mitrailleuse et du matériel. L’ennemi a bombardé Reims et lancé 100 obus sur Pont-à-Mousson.
Les Anglais ont attaqué sur un large front, sur la lisière nord-ouest de Lens, au bois Hego (nord-est de Loos). Les premières lignes allemandes ont été enlevées sur tous les points et les troupes de nos alliés ont accompli une avance satisfaisante. Elles ont conquis la fameuse cote 70 qui était formidablement défendue et ont, par la suite, poussé sensiblement leur progression autour de Lens. 282 prisonniers sont tombés entre leurs mains. Cinq contre-attaques allemandes ont été brisées avec de fortes pertes pour l’assaillant. Les pertes anglaises ont été légères.
Nos alliés ont également progressé au nord-ouest de Bixchoote, et fait échouer des coups de mains allemands à l’est de Klein-Gillebeke.
La bataille continue avec rage sur le front roumain avec des alternatives d’avance et de recul pour nos alliés.
En Macédoine, canonnade sur le Vardar et sur la Cerna.
Des patrouilles ennemies ont été mises en échec devant les tranchées anglaises de la vallée de la Strouma.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1052/20 juin 1917: Charles Vally, mutin,  fusillé

Charles Vally, mutin,  fusillé

Les mutineries de mai-juin 1917 effraient l’état-major. Il prend plusieurs mesures pour calmer le mouvement. La répression frappe plusieurs milliers d’hommes mais peu de condamnations à mort seront exécutées. Et ceux qui l’ont été pourraient avoir été tirés au sort. Comme le jeune Charles Vally, dans l’Aisne.

Ce 20 mai 1917, le 60ème bataillon de chasseurs à pied est enfin au repos . Il est temps. Depuis 1914, il a été de presque toutes les grandes batailles de la guerre : Lorraine, Artois, Verdun, Somme, chemin des dames. Ceux de 14 se compteraient presque sur les doigts d’une main.

Mais ce repos bien mérité n’est pas vraiment serein . Depuis quelques jours, des mutineries éclatent un peu partout le long du front. Et les chasseurs à pied sont pris dans le mouvement. Le commandant Belléculée doit faire face à la colère des soldats, toujours au même sujet : les permissions. Ils manifestent un peu mais surtout, dans la nuit du 4 au 5 juin, les 8èmes et 9èmes compagnies refusent de se mettre en tenue pour quitter leurs abris. Le lendemain, les mutins sont rassemblée, désarmés, encadrés et mis en état d’arrestation.

La hiérarchie veut faire un exemple et les procès ont lieu les 10 et 12 juin. Mal défendus, 16 militaires sont condamnés à mort. Seuls Vally et un clairon, Louis Flourac, seront exécutés.

Au total, 19 chasseurs ont refusé d’obéir . Selon l’enquête menée en 1925 à la demande de sa famille, Vally aurait été l’un des meneurs. Il haranguait les autres. Il était mal noté de sa hiérarchie : « esprit indiscipliné, très renfermé, tenant des propos très anarchistes « . Mais ceux qui ont vu leurs peines commuées n’étaient souvent pas mieux vus.

Dès lors, pourquoi Vally ? Presque un siècle après, personne n’a la réponse. Mais il est possible qu’un tirage au sort ait eu lieu pour désigner ceux qui allaient expier la faute. Quant aux autres, l’histoire ne dit pas ce qu’ils sont devenus. Nombre de mutins condamnés mais non exécutés ont ensuite été renvoyés en première ligne, sur des postes particulièrement dangereux. Une autre forme d’exécution, qui ne dit pas son nom.

source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/20-juin-1917-charles-vally-mutin-fusille_1756055.html

lire aussi: http://www.blamont.info/textes852.html

https://books.google.fr/books?id=kCTABQAAQBAJ&pg=PA34&lpg=PA34&dq=charles+vally+fusill%C3%A9&source=bl&ots=ce_o8maw-P&sig=Fy1uiyAyUMjjYXCHJpz6wn6uDZ8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj6jICPoJrUAhXHKsAKHS9NA3IQ6AEINzAD#v=onepage&q=charles%20vally%20fusill%C3%A9&f=false

Journal du mercredi 20 juin 1917 à travers Le Miroir

Violente lutte d’artillerie en Champagne, entre le mont Blond et le mont Cornillet. Une forte contre-attaque allemande sur les positions que nous avons conquises dans cette région a été brisée par nos feux. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Des tentatives ennemies sur nos petits postes au nord de Saint-Quentin et vers la tranchée de Calonne ont échoué. Rencontres de patrouilles en forêt de Parroy; nous avons fait quelques prisonniers dont un officier.
Les Anglais ont exécuté des coups de main sur les positions allemandes au sud-est du Verguier et vers la route Bapaume-Cambrai. L’ennemi a eu un certain nombre de tués et ses abris ont été détruits. Nos alliés ont marqué une légère avance sur le champ de bataille d’Arras en faisant 35 prisonniers. 4 canons de campagne sont tombés entre leurs mains. Ils ont abattu 6 avions ennemis.
M. Hoffmann , chef du département politique au Conseil fédéral suisse a dû démissionner à la suite de la découverte d’un télégramme chiffré envoyé par lui à Petrograd et qui transmettait des propositions allemandes en vue d’une paix séparée avec la Russie.
Une crise ministérielle s’est produite à Vienne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Pétain a cru aux chars

Dès le 20 juin 1917, Pétain  a demandé que soit lancée la fabrication de 1 500 chars pour le printemps de 1918 et, lors de la bataille de La Malmaison en octobre 1917, il leur fait jouer un rôle important. Enfin, il n’attaque jamais sans une concentration très forte de l’artillerie. La guerre de 1914-1917 est finie. Celle de 1918, qui annonce la Seconde Guerre mondiale, commence.

L’importance des changements apparait en pleine lumière lors de l’offensive de La Malmaison le 23 octobre, la veille de Caporetto. Le général Pétain osa relancer l’Armée française à l’assaut dans la zone des mutineries et de l’échec d’avril du général Nivelle. Et, cette fois, le Chemin des Dames tomba avec des faibles pertes: 16 000 hommes  -dont moins de 2 300 tués-  au lieu des 100 000 d’avril 1917. Cette victoire illustrait la nouvelle conduite de la guerre, rendit confiance dans le Haut-Commandement et recréa l’espérance de la victoire. Dès lors, les mutineries étaient entrées dans l’histoire.

La suite sur http://ufacbagnolet.over-blog.com/article-36007807.html

Louis Flourac, fusillé pour l’exemple

En Ariège, comme ils le font depuis plusieurs années, c’est autour du monument aux morts de Saint-Ybars qu’aujourd’hui, à 15 heures, se retrouveront les membres de la Libre-Pensée ariégeoise et tous ceux qui souhaiteront les accompagner dans ce combat contre l’oubli et l’infamie infligés à ces combattants.

Il faut rappeler que sur ce monument figure désormais le nom de Louis Flourac, jeune soldat de 24 ans qui fut, en juin 1917, l’un de ces trop nombreux soldats fusillés pour l’exemple (1) afin de «maintenir l’obéissance» dans les troupes.

source: la dépêche: http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/11/1486219-se-souvenir-de-louis-flourac-et-de-tous-les-fusilles-pour-l-exemple.html

(video) https://www.youtube.com/watch?v=oUJyMBG4deo