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1589/8 décembre 1918: Philippe Pétain, Maréchal de France

La victoire en Alsace-Lorraine : le 8 décembre

Le 8 décembre, Poincaré et Clemenceau, accompagnés de nombreux généraux et de parlementaires, commencent leur voyage dans les villes d’ Alsace- Lorraine à Metz. Ici, des Messines vêtues du costume lorrain, encadrent le porte-drapeau d’un régiment et accueillent avec joie, les représentants de la République française.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Visite à Strasbourg

Après la visite officielle à Metz, la délégation française se rend le même jour à Strasbourg où le président de la République et le président du Conseil sont déjà attendus. Le drapeau du 246e RI attend le cortège qui doit se rendre à la cathédrale.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Le discours de Poincaré à Strasbourg

Extrait du discours prononcé à Metz le 8 décembre 1918 par M. Raymond Poincaré, président de la république, lors de son premier voyage en Lorraine reconquise :

« …Metz, l’antique cité gallo-romaine, qui a gardé, à travers les siècles, comme un témoignage de ses origines son vieux nom latin ; Metz qui fut autrefois une des digues de l’Occident contre le flot sans cesse grondant de l’invasion germanique ; Metz qui a parlé la langue romaine dont est peu à peu sorti notre français ; que les rois d’Austrasie ont, à plusieurs reprises, choisie comme capitale, qui a, pendant tout le Moyen Âge, conservé ses traditions et son idiome maternel ; Metz, dont la cathédrale a été bâtie par des artistes français, dont les archives contiennent les plus anciens manuscrits français, dont les chroniqueurs ont composé, en français, toutes les pages de votre histoire locale ; Metz, sur qui le Saint-Empire, dont l’Allemagne prussienne a usurpé l’héritage, n’a jamais eu qu’une autorité fictive ; Metz qui, avant même de se placer sous la protection de Henri II, s’était depuis longtemps tournée vers le roi de France, comme vers un tuteur de son choix et qui est définitivement entrée dans la communauté française en même temps que Toul, en même temps que l’héroïque Verdun ; Metz, contre qui se sont vainement épuisées les armées de Charles-Quint, qui proclama Henri III son Seigneur et souverain et qui fit plus tard à Henri IV une réception triomphale ; Metz, si fière aux XVIIe et XVIIIe siècles, du parlement qu’y avait installé Richelieu, si justement orgueilleuse des illustres fils qu’elle a donnés à la mère patrie, si jalouse de demeurer fidèle à l’esprit et au goût français, Metz a été, il y a quarante-huit ans, arrachée par la force à ses affections naturelles et à ses habitudes historiques, déviée de ses origines, déracinée de son passé, pour être jetée, frémissante et indignée, sous cette domination qui réveillait en elle des antipathies séculaires… »

source: https://saintvincentmetz.wordpress.com/2013/08/04/metz-vue-par-raymond-poincare-le-8-decembre-1918/

Philippe Pétain, Maréchal de France

source photo
https://www.flickr.com/photos/bmmetz/35402568672

En 1918 le 19 novembre Philippe Pétain sur la proposition du maréchal Foch reçoit à Metz son bâton de maréchal le 8 décembre 1918. Le 12 avril 1919, il est élu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, et le 5 juillet suivant, il fait son entrée à l’Académie Française au 18ème fauteuil ou il succède au maréchal Foch.

Pétain reçoit des mains du président Raymond Poincaré son bâton de maréchal, Source, SHD, les Chemins de mémoire

Cette auréole fait de ce fils de cultivateur de Cauchy-à-la-Tour dans le département du Pas de Calais un homme porteur d’un immense prestige, le peuple Français le lui a donné par son plébiscite lorsqu’il a pris, à 84 ans, après la débâcle de 1940, la charge du pays que personne ne voulait prendre. Philippe Pétain portait le prestige du vainqueur de Verdun, et ne pouvait être autre chose que l’homme qui sauverait la Nation de ce désastre. Général en chef de l’armée Française, il le restera jusqu’au 9 février 1931.

La suite sur le site de Mediapart: https://blogs.mediapart.fr/anido-mirolo/blog/160111/philippe-petain-marechal-de-france-suite-27

Parution du Miroir

L’État français se réinstallait en Alsace-Lorraine

Le 8 décembre 1918, le président de la République, Poincaré, le chef du gouvernement, Clemenceau, et une brochette de généraux présidaient à Metz une cérémonie marquant officiellement la réinstallation de l’État français en Alsace-Lorraine(1) après la victoire française à l’issue de la guerre de 1914-1918. Dans les images de cette période on ne voit que des foules en liesse accueillant l’armée et les autorités françaises. La réalité fut infiniment plus complexe.

la suite sur https://journal.lutte-ouvriere.org/2008/12/03/decembre-1918-letat-francais-se-reinstallait-en-alsace-lorraine_18921.html

Journal du dimanche 8 décembre 1918

Les députés d’Alsace-Lorraine, réunis en Assemblée nationale à Strasbourg, ont proclamé le rattachement indiscutable et définitif à la France des deux provinces délivrées.
L’arrivée de M. Wilson à Paris est retardée au 14.
M. Lloyd George, a réclamé une fois de plus le châtiment des responsables de la guerre. Il a estimé que l’Angleterre devrait être fermée aux Allemands. Il évalue à 200 milliards l’indemnité de guerre que la Grande-Bretagne peut demander au gouvernement de Berlin.
L’Allemagne refuse l’extradition de Talaat-pacha, ancien grand vizir.
Les bolcheviks ont envahi les pays baltes. La Livonie, l’Esthonie, la Courlande font appel aux alliés.
On annonce que l’armée nationale ukrainienne aurait pris Kiev et que Skoropatsky aurait été fusillé.
On publie l’acte de renonciation du kronprinz.
Le séparatisme rhénan inquiète de plus en plus les milieux officiels prussiens. Des troubles graves sont signalés à Berlin.
Un croiseur léger anglais, le Cassandre, a heurté une mine dans la Baltique. Il a coulé, onze marins ont disparu.
Les troupes britanniques ont continué leur marche vers Cologne et le Rhin. Elles ont atteint la ligne Blankenheim-Erfl.
Les troupes américaines ont atteint la ligne Nedelhoven-Doekweiler-Laubach-Briesch-Niederwoerresbach.
Le comte Karolyi représentera la Hongrie à la conférence de la paix et M. Ruy Barbosa, le Brésil.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

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1572/21 novembre 1918: Strasbourg: la statue de Guillaume II renversée

Pétain nommé Maréchal de France

Le général Philippe Pétain est élevé à la dignité de maréchal de France par décret du 21 novembre 1918. Il reçoit à Metz son bâton de maréchal, le 8 décembre de la même année.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000321614

David Beatty désigné pour recevoir la reddition de la flotte allemande

David Beatty (1871‒1936) succéda à John Jellicoe au commandement de la Grand Fleet britannique en novembre 1916. La plus grande contribution de Beatty à l’effort de guerre britannique fut sans doute sa gestion de la participation de la Royal Navy lors de l’armistice, le 11 novembre 1918. Les Alliés demandèrent que la flotte allemande soit transmise aux Britanniques à l’estuaire de Firth of Forth, et que la totalité des forces sous-marines allemandes soit également remise aux Alliés. Le 21 novembre 1918, Beatty reçut la reddition de toute la Hochseeflotte. Cette opération est considérée comme la plus grande rencontre de navires de guerre de l’histoire. Cette photographie est extraite de Guerre des nations, compilation de 1 398 images réalisées par héliogravure accompagnées de courtes légendes descriptives portant sur la Première Guerre mondiale et ses conséquences immédiates.

https://www.wdl.org/fr/item/19319/

Strasbourg: la statue de Guillaume II renversée

Référence : SPA 48 IS 1757 Strasbourg, Bas-Rhin. Sur l’ancienne place impériale, la statue équestre de Guillaume 1er est renversée et démantelée par la population. 21 novembre 1918. Photographe : Bressolles/© ECPAD

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/67-bas-rhin.pdf

Strasbourg.- Les Statues des trois Empereurs, de la façade de l’Hôtel des Postes, ont été décapitées dans la nuit du 20 au 21 Novembre 1918

source: http://www.numistral.fr/ark:/12148/btv1b102223856.item

Les Américains entrent au Luxembourg

Les Américains à Luxembourg. Sur le balcon du Palais, aux cotés de la grande-duchesse régnante, Marie, le général Pershing et le major général Dickman, (5ème en partant de la gauche), commandant la 3e armée américaine. Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration

Le général Pétain avait préparé une grande offensive en Lorraine, prévue pour le 14 novembre 1918, et qui devait mener les troupes franco-américaines jusqu’en Allemagne. Mais elle est abandonnée car, contre son avis et celui du général Pershing qui souhaitaient que la signature de l’armistice n’intervienne pas avant que l’ennemi ne soit rejeté au-delà du Rhin, le général Foch et Clemenceau acceptent la demande allemande et signent l’armistice, le 11 novembre.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-americains-au-combat

 

Le 21 novembre, les Américains entrent à Luxembourg, capitale libérée du Grand-Duché, puis pénètrent en Rhénanie, le 23. Par la vallée de la Moselle, ils atteignent le Rhin et Coblence, le 9 décembre.

Journal du jeudi 21 novembre 1918

Suite de la marche en avant. Les prisonniers libérés continuent à rejoindre nos lignes.
En Belgique, nous avons atteint Bourseigne, Vieille-Reenne.
En Lorraine, tandis qu’un détachement poussait sur notre gauche jusqu’à Sarralbe, nos avant-gardes s’établissaient sur le front Kerberg – Hommarting – Saverne – Allenvilliers – Hagen.
L‘entrée de nos troupes à Saverne, sous le commandement du général Gerard, s’est effectuée avec un grand enthousiasme. Le maréchal Pétain, commandant en chef des armées françaises, a fait son entrée solennelle dans la ville de Metz, à la tête des troupes de la 10e armée, commandée, en l’absence du général Mangin, victime d’un accident de cheval, par le général Leconte. Toute la population, d’un élan unanime, s’était portée au devant de nos troupes, qu’elle a longuement acclamées. Même accueil émouvant a été réservé à nos soldats dans Colmar.
Les Américains ont atteint la ligne générale : Etalle-Saint-Léger -Longwy – Audun-le-Roman- Briey.
Les Belges ont atteint la ligne Daesrode (est de Termonde), Alost. Une brigade de cavalerie et de carabiniers bicyclistes a été poussée sur Bruxelles et un régiment de cavalerie a été envoyé à Malines. Des dépôts de munitions ont sauté à Bruxelles aux gares du Nord, du Midi et de Schaerbeck, mettant le feu à ces dernières. M. Max, le bourgmestre bruxellois, revenu d’Allemagne, a fait son entrée à l’hôtel de ville.
L‘hetman Skoropatski a été renversé en Ukraine.
Les pertes anglaises de la guerre, d’après les déclarations du représentant du War Office se sont élevées à 650.000 morts et 2.032.000 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1493/4 septembre 1918: Le général Pétain, un soldat comme les autres

Du 1er au 8 septembre 1918: l’ennemi épuisé commence à lâcher pied

Le 4 septembre, nos troupes, après avoir brisé, les jours précédents, la résistance opiniâtre de l’ennemi l’ont contraint aujourd’hui à battre en retraite au nord de l’Oise et sur le front de la Vesle. Entre le canal du Nord et l’Oise, nos éléments avancés, talonnant les arrière-gardes ennemies, ont dépassé Libermont, atteint les abords d’Esmery-Hallon et occupé le bois de l’Hôpital.

Plus au sud, notre ligne passe par Freniches, Guiscard, Beaugies, Grand-Rû, Mondescourt et Appilly. Plus à l’est, nous avons franchi l’Ailette et atteint Marizelle (nord-est de Manicamp). L’ennemi a laissé entre nos mains de nombreux prisonniers, des canons, un matériel et des approvisionnements considérables.

Entre l’Ailette et l’Aisne, la bataille a continué sur les plateaux au nord de Soissons. Menacé sur son flanc droit, l’ennemi s’est replié au nord de la Vesle.

Nous avons conquis Bucy-le-Longet le Moncel au nord de l’Aisne, plus à droite, nos troupes franchissant la Vesle sur une étendue de trente kilomètres ont dépassé Chassemy, Brenelle, Vauberlin, Vauxcere, Blahzy et ont pris pied sur la crête au nord de Baslieux.

Le 5 septembre, dans le secteur sud du front de bataille, au nord et au sud de Péronne, nos troupes s’avancent, refoulant les arrière-gardes ennemies ; elles s’approchent de la crête Athis-Nurlu.

Entre Nurlu et la Sensée, on signale des combats locaux sur plusieurs parties du front de bataille. Notre ligne a été légèrement avancée sur l’éperon au nord d’Equançourt, et des actions locales ont eu lieu dans le voisinage de Neuville-Bourjonval et Mœuvres.

source: http://www.il-y-a-100-ans.fr/ce-qu-il-se-passait-il-y-a-100-ans/du-1er-au-8-septembre-1918-l-ennemi-epuise-commence-a-lacher-pied-n6789?xtor=RSS-2#.W3Lxq63pNfQ

Journal de marche du 167e régiment d’infanterie

4 septembre

Le régiment est enlevé en camions autos pour être transporté dans la région de Soissons; il est débarqué à Courmelles-Vignolles le 5 avant le jour et rejoint à pied la région nord de Soissons (Vauxrot).

5 septembre

Le 5 à 11h00 parvenait le renseignement que l’ennemi avait abandonné le matin sa position précédente à hauteur de la ferme de la Perrière et battait en retraite; l’ordre était donné en conséquence d’entamer immédiatement la poursuite en appuyant la 69e DI.
Le Commandant du Régiment prescrivait en conséquence un premier bond destiné à amener à hauteur de la sortie Nord de Crouy, le 2e Bataillon à droite, le 3e Bataillon à gauche, le 1er Bataillon en 2e ligne; il se portait de sa personne à la sortie Nord de Crouy, au P.C. du 162e RI.
Arrivé en ce point vers 13h00, il y apprenait que le Commandant du 162e RI avait transporté son P.C. vers Pont-Rouge. Il faisait entramer un 2e bond destiné à porter les deux bataillons de première ligne à hauteur de Pont-Rouge, le bataillon de 2e ligne à hauteur de la ferme de la Perrière. Il partit lui-même pour la ferme de la Perrière afin de s’y éclairer sur la situation auprès du Commandant de la 128e DI. Celui-ci précisa que les premiers éléments du 12e RI étaient arrêtés par de nombreuses mitrailleuses ennemies, et prescrivait en conséquence d’arrêter jusqu’à nouvel ordre le régiment à hauteur de la ferme de la Perrière.
Vers 16h00, un ordre verbal de relève était donné au 167e d’Infanterie qui devait relever par un bataillon, les éléments de tête du 162e RI, les autres éléments échelonnés en profondeur.
L’ordre d’exécution fut donné immédiatement, le Bataillon Michel devant relever en 1ere ligne les éléments de tête du 162e RI.

Le P.C. du Régiment s’installait aux abris sud du Pont-Rouge, le 5 vers 19h00.

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterieseptembre1918.html

Le général Pétain, un soldat comme les autres

Le général Pétain teste les services du magasin d’habillement. Le Figaro du 4 septembre 1918 raconte que le général, satisfait du garde-magasin, lui a envoyé en remerciement une pipe.

«Le général Pétain arrive, il y a quelques jours, à la gare régulatrice de C. et pénètre impromptu au dépôt des isolés. Avant de visiter les casernements, il se dirige tout droit vers le magasin d’habillement. Le garde-magasin est là qui veille seul sur les vêtements amoncelés, sur les piles de linge, de casques et de godillots. Il salue, rectifie la position et attend, immobile.

-Voyons, dit le général, tu vas supposer que je suis un poilu comme toi, mais que j’ai besoin d’être habillé des pieds à la tête, et tu vas me montrer comment tu t’y prends d’ordinaire.

-Bien, mon général. Le garde-magasin salue de nouveau, et campé devant son chef Eh bien! mon général, Alors enlève ta veste et fais voir ta chemise, que je prenne ton numéro de taille. Votre le képi. Ote aussi ton képi, mon général. C’est pas réglementaire. Bon. le casque. ça va. Et pis, voici encore, mon général, voici ton calot. Le pantalon, à présent.

Le général Pétain a ri de si bon cœur que, dès son retour au Grand Quartier, il envoyait au garde-magasin du dépôt une superbe pipe que celui-ci n’échangerait pas aujourd’hui contre tout l’or du monde.» écrit le Figaro du 4 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/04/26002-20140904ARTFIG00233-4-septembre-1918-le-general-petain-un-soldat-comme-les-autres.php

Journal du mercredi 4 septembre 1918

Actions d’artillerie entre le front de la Somme et entre Oise et Aisne.
Des coups de main ennemis dans la région de la Vesle et dans les Vosges n’ont obtenu aucun résultat.
Les opérations entreprises par les Anglais au sud de la Scarpe, ont eu un plein succès.
L’ennemi, battu sur ses défenses du système Drocourt-Quéant, a dû se replier sur presque tout le front. Il a subi de lourdes pertes et laissé 10000 prisonniers.
Les troupes de nos alliés, poursuivant leur avance sont entrées dans Pronville, Doignies et Bertincourt.
Les Canadiens ont montré un grand courage, en attaquant la ligue Drocourt-Quéant, ligne perfectionnée pendant dix-huit mois et qui constituait un obstacle formidable. Les Allemands avaient groupé là onze divisions sur huit kilomètres.
A la droite du corps australien, les Anglais et les Ecossais ont attaqué de difficiles tranchées. Ils ont enlevé de haute lutte des défenses particulièrement puissantes et après avoir encerclé Quéant, se sont emparés de cet important pivot. Le corps des tanks a brillamment contribué au succès de ces opérations.
Les escadrilles britanniques ont attaqué l’aérodrome de Buhl et obtenu de bons résultats. Un appareil ennemi a été détruit.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1470/12 août 1918

Combats autour de Reims

 

source: http://faurillon.com/reims.html

Bray-sur-Somme est libérée

Au printemps 1918, les Allemands veulent reconquérir du terrain. Ils lancent différentes attaques sur Péronne et Saint Quentin, puis rompent le front allié et passent en force la Somme le 25 avril 1918. Bray est évacué et les Allemands y font leur retour. À Doullens, les alliés signent le commandement unique qui désigne un seul et unique chef : le général Foch. Le 12 août 1918, Bray est libérée après de durs combats dans la vallée de la Somme avec l’aide des Australiens. La ville ayant beaucoup souffert durant quatre années, le ministre André Lefèvre lui attribue, le 27 octobre 1920, la croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée. De nombreuses années seront nécessaires pour reconstruire Bray.

source: http://www.ville-braysursomme.fr/fr/information/84004/bray-sur-somme-hier

Pétain a reçu la médaille militaire

Carte de remerciements de Pétain écrite le 12 août 1918, après qu’il ait reçu la médaille militaire (6 août), cité comme « Soldat dans l’âme, n’a cessé de donner des preuves éclatantes du plus pur esprit du devoir et de haute abnégation. Vient de s’acquérir des titres impérissables à la reconnaissance nationale en brisant la ruée allemande et en la refoulant victorieusement. » Il écrit à un journaliste : « Merci, mon cher ami, de vos félicitations auxquelles je suis très sensible. Croyez bien que vos articles ne passent pas inaperçus ». [Il recevra le bâton de maréchal peu après l’armistice, le 21 novembre 1918].

http://www.traces-ecrites.com/document/aout-1918-petain-recoit-la-medaille-militaire/

« Un million de montres suisses pour l’armée américaine »

Le Figaro annonce, le 12 août 1918, la livraison prochaine de montres suisses à l’ensemble des troupes américaines présentes sur le front français.

«Le gouvernement des États-Unis vient de donner la commande à plusieurs fabriques suisses d’un million de montres, destinées à l’armée américaine opérant sur le front français.

Les montres destinées aux officiers seront en or; celles du personnel sanitaire, en argent ; celles des hommes de troupe, en métal.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00209-12-aout-1918-un-million-de-montres-suisses-pour-l-armee-americaine.php

« Des pigeons voyageurs sont enrôlés par les camoufleurs »

Le 12 août 1918 Le Figaro relate l’étrange initiative d’un officier allemand, surpris en train de peindre des pigeons voyageurs couleur kaki.

«Un de nos confrères du soir donne un détail curieux sur la minutie de l’organisation allemande:

Nos troupes avançaient si vite qu’elles capturèrent un officier porteur dans son auto de pigeons voyageurs.

Quelle fut la surprise de nos poilus en constatant que ces malheureuses bêtes avaient été camouflées avec soin et revêtues d’une jolie couche de couleur kaki!

Même aux admirateurs de la prévoyance boche, ce soin de peindre des oiseaux ne semblera-t-il pas un peu oiseux?
Est-ce plus difficile de tirer sur un pigeon jaune que sur un pigeon blanc?
Et le kaki se détache-t-il moins bien sur le bleu du ciel que la couleur naturelle des petits télégraphistes de l’air?
L’avantage doit être en tout cas peu considérable et ce n’est pas avec des inventions de ce calibre que les Boches éviteront la défaite inéluctable.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00225-12-aout-1918-les-pigeons-voyageurs-sont-enroles-par-les-camoufleurs.php

Journal du lundi 12 août 1918

Les opérations commencées dans la région de la Somme, sous le commandement du général Debeney et du général Rawlinson, se développent favorablement. Massées à la faveur de la nuit, les troupes alliées se sont élancées vers les positions allemandes sur un front de plus de 20 milles. L’ennemi a été surpris et nos progrès ont été rapides. De bonne heure, tous les objectifs étaient atteints.
Les troupes françaises attaquant avec une grande bravoure, ont traversé l’Avre et, en dépit de la résistance de l’ennemi, ont enlevé les positions allemandes.
Au nord de la Somme, deux combats ont été livrés aux environs de Chipilly et de Morlancourt. Au sud de la Somme, nos attaques ont plus aisément triomphé de l’ennemi. La cavalerie a dépassé l’infanterie, bousculant les convois allemands en retraite, s’emparant de plusieurs villages.
Les troupes alliées ont enlevé Plessier, Rozainvillers, Beaucourt, Caix, Framerville, Chipilly, la région à l’ouest de Morlancourt, Fresnoy-en-Chaussée. Les prisonniers capturés depassent le total de 14000.
Entre Béthune et la Lys, les Allemands ont également reculé.
Nos alliés britanniques ont avancé leur front de deux kilomètres en moyenne entre la rivière Lawe et la Bourre, au nord-ouest de Merville. Ils tiennent Locon, le Cornema1e, Quentin-le-Petit, Pacaut et le Sart. Ils ont effectué une opération heureuse au nord de Kemmel, avancé leur ligne sur un front d’un kilomètre en faisant 30 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1419/22 juin 1918

Chars: journal de marche Groupe A.S.39

2 juin 1918
Les chars 62568 et 62656 du Groupe A.S.39 sont évacués sur le camp de Martigny pour être échangés.
Nomination des Lieutenant Ferrero, Bourbon et Heulot à titre définitif.
Jusqu’au 3 juillet 1918 le Groupement poursuit la remise en état de ces chars.

30 juin 1918
Le Groupe A.S.39 reçoit de Martigny ses deux nouveaux chars (numéros non identifiés).

du 1er au 14 juillet 1918
Le Groupement XII participe à la formation d’unités d’infanterie du secteur.

3 juillet 1918
Manoeuvre char du Groupement avec un Bataillon 77e R.I.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2395-1917-18-as39-jmo

22 juin, le général Pétain à Clemenceau

« Lors de votre visite au G.Q.G. le 10 juin, vous avez décidé, d’accord avec le général Foch, que le général Anthoine[4] serait relevé de ses fonctions de major-général et remplacé par le général Berthelot[5] à son retour des États-Unis. J’ai eu l’honneur de vous dire à ce moment que, non seulement je n’avais rien à repprocher au général Anthoine, mais que j’étais au contraire extrêmement satisfait des services si généreusement rendus par cet officier général que je considère comme une des plus belles intelligences de l’Armée.

Vous comprendrez que, dans ces conditions, je ne puis prendre l’initiative de prononcer une sanction qu’en conscience je serais dans l’impossibilité de justifier. J’attends donc vos ordres à ce sujet.

Le général Anthoine est apte à toutes les fonctions, à tous les commandements, mais il n’y a actuellement dans la zone des armées aucun commandement vacant qui puisse lui être offert ».

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/292/fiche/?

Journal du samedi 22 juin 1918

Nous avons amélioré nos positions au nord de Faverolles et dans la région au sud de Hautevesnes. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais, au cours de raids et de rencontres de patrouilles dans le bois d’Aveluy, aux environs d’Hébuterne et de Boyelles et sur les deux rives de la Scarpe, ont fait des prisonniers et infligé des pertes considérables à l’ennemi.
Ils ont repoussé avec pertes pour l’adversaire plusieurs tentatives faites par lui pour reprendre du terrain au nord-ouest de Merris.
Les Américains ont avancé leurs lignes et amélioré leurs positions dans la région de Château-Thierry. En Woëvre et dans les Vosges, dans leurs secteurs, vive lutte d’artillerie.
Les Italiens ont vigoureusement contenu la pression autrichienne sur le Montello. Ils ont fait dans cette région 400 prisonniers et capturé des mitrailleuses et des canons. Ils ont brisé une offensive et regagné du terrain sur la Piave, en faisant plusieurs centaines de prisonniers.
A l’ouest de San Dona, plusieurs tentatives autrichiennes ont échoué. Au nord de Cortellazo, 200 prisonniers ont été faits. Le nombre de ceux-ci, depuis le début de la bataille, atteint à 12000.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1222/7 décembre 1917: Pétain confirme la commande de 4.730 chars

 Le journal de Paul Landowski

monument 37 décembre 1917.- À déjeuner nos amis Millet. Ils devaient venir avec M. Mac Lagan, conservateur du musée de sculpture moderne de Londres. Celui-ci viendra un autre jour. Millet est très optimiste. Il dit avec raison que ce qui se passe dans la coulisse diplomatique est au moins aussi important que ce qui se passe sur les champs de batailles. En ce qui concerne nos difficultés d’unité d’action, un rôle néfaste serait joué par le généralissime anglais, qui fait la guerre absolument suivant la méthode de Joffre. Cela lui coûte terriblement cher et les résultats ne sont absolument pas en rapport avec les petits avantages obtenus. Il n’est pas trop pessimiste au sujet de la Russie. Il assure que Lénine est sincère. Si cela est vrai, jamais il n’arrivera à s’entendre avec les Allemands. Cela est certain. En tout cas, même s’il n’est pas sincère, il a dû pour réussir faire appel à des sentiments de vérité, à des doctrines qu’il sera obligé de mettre en pratique, sous peine de s’effondrer. Donc, impossible de s’entendre avec les Allemands. Attendons. Le moment que nous traversons est capital.

Je profite de ces journées d’attente (que Meaux soit officiellement décidé), pour étudier le difficile projet de monument à Wilbur Wright. Je suis de plus en plus gêné quand je travaille en collaboration. Mon vieil ami Bigot ne m’apporte pas d’idées bien intéressantes. C’est un excellent esprit critique. Quand on lui montre quelque chose, de quelque tendance que ce soit, il juge avec sûreté et vous donne toujours un conseil très libre. Mais lui-même, c’est très curieux, est très décevant dans ses recherches personnelles. Je pense à son concours du Palais de la Paix. Le plan en était parfait. Mais il a habillé tout cela de toute la banalité possible (faux Louis XVI). Navrante architecture d’exposition. Je pense aussi à son monument à Napoléon. Je ne m’arrête même pas à l’idée insensée de penser à un monument à Napoléon. Mais le monument lui-même est conçu de manière irréalisable, très belle gravure, eau forte, mais cela seulement. Voici maintenant notre monument à W[ilbur] Wright. Mon vieil ami n’apporte qu’obélisques ou colonnes doriques. Ce sont d’admirables éléments. Mais les Égyptiens et les Grecs leur ont fait dire tout ce qu’ils avaient à dire. Tout ce que l’on y ajoute ou tout ce que l’on y modifie ne fait que les abîmer. Que l’on fasse un obélisque, d’accord. Mais ne le surmontons pas d’une figure ailée. N’accrochons surtout pas une figure ailée à l’une des arêtes. Ce serait ridicule. Si l’on se décide pour le parti obélisque, faisons-le franchement. Qu’il soit colossal, et dans une merveilleuse matière. Sur le socle, nous pourrons sculpter et graver tout ce que nous voudrons rappelant Wright et son effort. Je cherche un parti franchement sculptural : l’homme volant avec les aigles. J’ai une esquisse qui ne fait pas mal. Mais c’est du symbolisme. Je ne suis pas enthousiaste. Demain matin je cherche un nouveau parti, dans l’esprit du monument Jacquard. Ce sera le parti le meilleur, certainement. Sorte de stèle commémorative.

Pétain confirme la commande de 4.730 chars

chars2Le général Pétain indique le 7 décembre 1917 que 4730 chars légers sont commandés, 1200  devant être fabriqués par l’industrie américaine. En réalité, aucun FT conçu par Renault, le premier blindé fonctionnel pourvu d’un système de tourelle permettant un pointage tous azimuts, ne traverse l’Atlantique. Le 16 février 1918, il avait réclamé 900 chars lourds, dont 600 Liberty en vue de la bataille du printemps 1919, à livrer entre le 1er décembre 1918 et le 1er mars 1919. Pour l’assemblage final de ce type inédit de blindé, élaboré par un joint committee réunissant techniciens américains et britanniques, il était prévu de bâtir une usine interalliée à Châteauroux.

Source: https://etudesgeostrategiques.com/2013/09/13/premiere-guerre-mondiale-les-chars-et-les-americains/

Journal du 7 décembre 1917

France.Le seul secteur où la fréquence des coups de main mérite d’être relevée est celui de la Meuse. Les Allemands y ont prononcé en effet un certain nombre de tentatives, d’ailleurs vaines, les 7, 8 et 9 décembre vers Bezonvaux et Beaumont; le 10, sur le front du bois le Chaume; le 12, à la cote 304, sur la rive gauche de la rivière; le 13, au bois des Caurières, ce fut l’action la plus importante; le 15, au bois le Chaume.

Front britannique.-Le 6 et le 7 décembre, la lutte s’est encore maintenue assez vive vers la Vacquerie. Des engagements locaux se sont produits à l’est de Boursies le 8 et le 10. Une forte attaque a été menée par les allemands le 12, sur un front de 500 mètres environ, à l’Est de Bullecourt. Les assaillants ont pu être rejetés, sauf sur un point. Le 13, le combat a repris et s’est même étendu. Il n’a abouti à aucun résultat appréciable.

Atlantique. –L’Amérique contre les puissances centrales. Le président Wilson a signé, le 7 décembre, la déclaration officielle de guerre des Etats-Unis à 1’Autriche-Hongrie.
 Le destroyer américain Jacob Jones, commandant David Bagley, a été torpillé et coulé, le 6 décembre dans la zone de guerre.

 

1122/29 août 1917: au général Pétain de la grande croix de la Légion d’honneur à Verdun

Rapport sur la vie à Lens du 29 août 1917 au 5 septembre 1917

Du 29 août au 5 septembre 1917, Charles Bourgeois, commissaire de police de Lens, réfugié à Rambervillers dans les Vosges, rend compte au sous-préfet de Béthune des conditions de vie à Lens sous l’occupation allemande. Il avait été contraint de quitter Lens, avec les derniers habitants, le 11 avril 1917 sur ordre de l’autorité militaire allemande [1]Charles Bourgeois fut le dernier habitant à quitter la ville. Le voyage qui suivit fut pénible, mais « nous étions sortis de la fournaise ».

Il dresse en quatre rapports manuscrits, totalisant 50 pages, écrits sur le papier à lettres du commissariat de Rambervillers (Vosges, arrondissement d’Épinal), le tableau d’une ville exsangue et d’une population soumise aux humeurs de l’occupant allemand. Ces rapports sont conservés aux Archives départementales du Pas-de-Calais sous la cote 11 R 2148. Une version dactylographiée est conservée sous la cote 11 R 857.

Mobilisant ses souvenirs, faute d’avoir pu emporter ses archives, le commissaire de Lens évoque la vie quotidienne, les bombardements, les humiliations et rigueurs imposés par les allemands, les privations, les peines, les morts, etc. Il dépeint le fonctionnement de l’administration française en cette situation exceptionnelle et ses relations avec l’autorité militaire allemande. Il évoque certains faits divers et particulièrement les vols à mettre sur le compte des allemands. Il déplore également les mœurs de certains habitants Lensois.

source: http://www.wikipasdecalais.fr/index.php?title=Rapport_sur_la_vie_%C3%A0_Lens_(1914-1917)

Remise au général Pétain de la grande croix de la Légion d’honneur à Verdun

C’est le président de la république en personne qui a remis à Pétain la grande croix de la Légion d’honneur.  Une journée dont il n’est plus facile aujourd’hui de trouver le compte rendu et la photo…

source: http://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/public/index.jsp?record=eadcalames%3AEADC%3ACalames-201410231510185865&failure=%2Fjsp%2Fpublic%2Ffailure.jsp&action=public_direct_view&success=%2Fjsp%2Fpublic%2Findex.jsp&profile=public&fromList=&getCache=

source: http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-201410231510185868

Lire aussi

Quand le gouvernement remet à Pétain la grand-croix de la Légion d’honneur, le 29 août 1917, pour des questions politiques, on ne va pas clamer qu’il a stoppé les mutineries. C’est donc officiellement le « vainqueur de Verdun » qu’on célèbre. Cette qualité figure en toutes lettres dans la citation qui accompagne cette décoration.

Sitôt la guerre finie, Verdun occupe dans la mémoire des combattants et dans la mémoire nationale et son « vainqueur » une place privilégiée.

Les années plus tard, des spécialistes d’histoire militaire tentent bien de dire la vérité sur le personnage. Or, deux millions d’anciens combattants et la France toute entière, ou presque,  se sentent reliés à Pétain. La nation en fait un général en chef des armées, puis un ministre de la Guerre. Il est devenu à la fois un militaire et un homme politique d’importance.

Lorsque Pétain renverse la République le 11 juillet 1940, s’octroyant tous les pouvoirs et le titre de Chef de l’Etat français, il est toujours adulé comme le vainqueur de Verdun qui fait « don de sa personne à la France ».

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2016/02/21-fevrier-1916-la-bataille-de-verdun-et-petain-l-imposteur.html

Journal du mercredi 29 août 1917 à travers Le Miroir

Un bombardement violent de nos lignes dans la région du plateau de Californie et de Chevreux a été arrêté par nos tirs d’artillerie. L’ennemi n’a pu prononcer aucune attaque.
Nous avons effectuer des incursions dans les tranchées allemandes de la butte de Souain et dispersé des reconnaisances ennemies au mont Muret et vers Arracourt. Nous avons fait des prisonniers.
Sur le front de Verdun, activité d’artillerie dans la région du bois d’Avocourt et dans le secteur du bois de Beaumont. Deux coups de main ennemi sur nos petits postes vers Vaux-les-Palamex, ont complètement échoué.
Les Anglais, à la suite d’un violent combat, ont avancé leur ligne sur un front d’environ 2000 metres de part et d’autre de la route Saint-Julien à Poelcappelle. Ils se sont établis dans de nouveaux éléments de l’ancien système de troisième ligne allemande de ce secteur. L’ennemi a attaqué, à deux reprises, les positions britanniques du bois d’Inverness, sur la route d’Ypres à Menin. Il a été chaque fois repoussé, laissant des prisonniers.
La progression des Italiens sur le plateau de Bainsizza s’est poursuivie. Il apparaît de plus en plus que Cadorna fait une opération de grande envergure.
Les Russes ont reculé à l’est de Czernowitz.
La Chambre grecque, à l’unanimité, a accordé sa confiance à M. Venizelos.
Le Congrès de Moscou a tenu une seconde séance. Le général Kornilof a pris la parole et conseillé, avec la gravité de la situation, la nécessité de réorganiser l’armée. M. Tcheidze a parlé au nom du Soviet et M. Rodzianko au nom de la Douma.
On annonce que le pape ne complètera sa note par aucun document explicatif et que M. Wilson a répondu à la note.
M. Bryan, qui était jusqu’ici chef des pacifistes d’Amérique se prononce à son tour pour la guerre jusqu’à la décision victorieuse.
Un membre du ministère bulgare est arrivé à Zurich.