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1178/24 octobre 1917

Reprise des carrières de l’Aisne

source: http://centenaire.org/en/node/4059

Lire aussi http://historyweb.fr/bataille-du-chemin-des-dames/

Il faudra attendre le 24 octobre 1917 pour que la bataille du Chemin des Dames se termine. Elle s’achèvera après une nouvelle offensive, cette fois soigneusement coordonnée entre artillerie et infanterie par Pétain. Elle portera sur le fort de la Malmaison – verrou de l’accès au plateau. Les allemands, finalement contraints d’évacuer le plateau… le reprendront en mai 1918.

source: http://grandeguerre1418.unblog.fr/2007/05/09/le-fort-de-la-malmaison-02-aisne/

Le 255 ème RI est dissous

Le 24 octobre 1917, le Régiment est dissous. Pour son comportement exemplaire et héroïque lors de l’offensive de décembre 1916 et lors de la préparation de l’assaut d’août 1917, le Régiment est alors cité à l’ordre de la 97° Division par le Général Lejaille. Le texte de la citation est le suivant : « sous le commandement du Lieutenant-Colonel Vérignon, qui a su faire passer dans l’âme de ses soldats les nobles sentiments dont il est animé, a mérité, partout où il s’est présenté, la réputation d’une unité vigoureuse, bien instruite, disciplinée et ardente. A eu, tout au cours de la campagne et notamment à l’attaque de la côte du Poivre le 15 décembre 1916 et lors des affaires du bois d’Avocourt en juin et juillet 1917, la plus brillante attitude et a donné spécialement l’exemple d’une admirable ténacité. »

source: http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/histoire/foncinelehaut/vuillaume/1a.html

Conséquence de la révolution russe

Le 24 octobre 1917 Lénine s’empare du pouvoir et arrête la guerre. Un an après, le traité de Brest-Litovsk est signé entre la Russie et L’Allemagne.

Les Français en Italie

Conformément au pacte de Londres signé le 23 avril 1915. L’Italie a déclaré la guerre, le 23 mai 1915, à l’Autriche-Hongrie et le 23 août 1916 à l’Allemagne. Sur leurs théâtres d’opérations, les Italiens se battent dans les Dolomites et le Frioul, sur la Piave, l’Izonso, sur le plateau d’Asiago.

Sous les coups des Allemands et des Austro-Hongrois, le front s’écroule à Caporetto le 24 octobre 1917. Par la brèche, l’ennemi progresse de 28 km la première journée et met en déroute les 2e et 3e armées royales du général Cadorna.

La suite sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-francais-en-italie-1917-1918

La bataille de Caporetto

Cette bataille, également appelée 12e bataille d’Isonzo, oppose les troupes italiennes aux forces austro-allemandes dans le Nord de l’Italie. Elle se solde par une humiliante défaite italienne.

La nouvelle armée austro-allemande sous le commandement de von Below lance une offensive le 24 octobre 1917 contre la IIe armée italienne. Il est soutenu par deux armées austro-hongroises. Les Allemands utilisent à la fois les tirs de barrage, les gaz et les lance-flammes, comme sur le front Ouest. Dès le début de l’offensive, les unités italiennes de premières lignes sont prises de panique et reculent. Le 25 octobre, les austro-allemands ont réussi une percée de 24 km. Le 27 octobre, le général Cardona ordonne le retrait des troupes italiennes qui se regroupent sur le Tagliamento début novembre.

Le bilan est terrible pour les Italiens qui perdent la moitié de leur artillerie, d’importants stocks de matériel et de vivres, ainsi qu’une bonne partie de la Vénétie. On compte 300.000 prisonniers italiens. Le général Cardona doit démissionner. Mais, malgré leur victoire, les troupes austro-allemandes ne parviennent pas à passer la rivière Piave tenue, jusqu’à la fin de la guerre, par les Italiens, les Français, les Britanniques et les Américains.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11193

lire aussi: http://bataillescelebres.hebergratuit.net/caporetto/index.html?i=1

 

Journal du mercredi 24 octobre 1917 à travers Le Miroir

Après une préparation d’artillerie qui a duré plusieurs jours, nos troupes se sont portées à l’assaut des puissantes organisations allemandes de la région d’Allemant et de la Malmaison. Sur tout le front d’attaque, nous avons largement progressé et nous avons fait 7500 prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, actions d’artillerie assez vives au cours de la nuit. Trois coups de main dirigés sur nos petits postes à l’ouest de Bermericourt et à l’est de la Neuville, n’ont donné aucun résultat.
Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a pris un caractère violent vers la cote 344.
Les Anglais signalent des succès vers Poel-Cappelle. A l’est de cette localité, ils ont opéré sur un front de 2 kilomètres et demi et se sont emparés d’un certain nombre de bâtiments fortement organisés et de redoutes bétonnées.
Un violent combat a coûté de nombreuses pertes à l’ennemi. Nos alliés ont poussé au delà de leur ligne d’objectifs.
Plus au nord, ils ont attaqué sur un front de 3800 mètres. Ils ont enlevé les défenses méridionales de la forêt d’Houthulst, ainsi qu’une nouvelle ligne de fermes organisées et de points d’appui. 200 prisonniers sont restés aux mains de nos alliés.

 

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1179/25 octobre 1917

Aisne: première victoire des chars

À l’ouest comme à l’est, le 16 avril 1917, les combats sur le Chemin des Dames sont accompagnés par les tous premiers engagements des chars français. Cependant, les deux attaques menées vers Berry au-Bac puis dans le secteur de Laffaux, le 5 mai, sont des demi-échecs. Très lents, engagés sur des terrains découverts, la plupart du temps surmontés de bidons d’essence du fait de leur énorme consommation, ils sont vite transformés en cibles de choix pour l’artillerie allemande. Pour autant, le général Estienne, nommé responsable de l’artillerie d’assaut depuis août 1916, parvient à convaincre Pétain d’engager une nouvelle fois les chars. Le 23 octobre, à 5 heures 15, plusieurs groupements de chars Schneider et Saint-Chamond équipés de radios T.S.F. franchissent les premières lignes de défense allemande et accompagnent les troupes d’assaut jusqu’à leurs objectifs. Malgré cette percée encourageante, les chars subissent à nouveau de lourdes pertes : six d’entre eux sont totalement détruits et quinze autres tombent en panne. Cependant leur tâche d’accompagnement et de soutien est menée jusqu’au bout. Offensives de chars Histoire d’une reconquête Histoire d’une offensive LA BATAILLE DES OBSERVATOIRES 1ÈRE VICTOIRE DÉCISIVE DES CHARS FRANÇAIS Découvrez le programme du Centenaire sur http://www.aisne14-18.com et sur la brochure disponible gratuitement dans tous les Offices de Tourisme de l’Aisne Retrouvez « Aisne14-18 » sur Fort de la Malmaison – L’observatoire © Archives départementales 02 © Collection privée À l’assaut du Chemin des Dames Soissonnais < Aisne < Picardie < France Le 25 octobre, les chars Saint-Chamond accompagnent toujours les troupes du 14e corps d’armée dans la prise des villages de Pinon et le 1er B.C.P. atteint, grâce à eux, Chavignon et Bruyères. Pour la première fois de l’année 1917, les chars français mène un assaut victorieux.

source: http://picardie.media.tourinsoft.eu/upload/NEW-A-lassaut-du-chemin-des-dames2.pdf

Les bolcheviks et Lénine prennent le palais d’Hiver

Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1917, après s’être emparés des postes clés de Petrograd sans grande difficulté, les bolcheviks réussissent à pénétrer dans le palais : une courte fusillade contre une résistance modeste a suffi (une poignée de soldats et cosaques monarchistes face à quelques centaines de « gardes rouges »). Dans la foulée, Lénine est élu président du Conseil des commissaires du peuple. C’est le point d’orgue de la révolution de 1917 et un véritable coup de force, qui ne s’apparente en rien à la mobilisation spontanée de Février, mais n’en est pas moins une révolution.

http://www.lhistoire.fr/les-%C3%A9v%C3%A9nements-russes-vus-par-la-presse-fran%C3%A7aise

Parution de la Baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b121.htm

Journal du jeudi 25 octobre 1917 à travers Le Miroir

La nuit a été généralement calme sur tout le front d’attaque, au nord de l’Aisne. L’ennemi n’a tenté aucune réaction d’infanterie et s’est borné à bombarder nos nouvelles lignes, notamment dans la région de Vaudesson. Le chiffre des prisonniers atteint 8.000 dont 160 officiers et les états-majors de trois régiments dont les colonels sont parmi eux. Deux divisions ennemies qui avaient été placées en réserve, ont été engagées et ont subi de fortes pertes. Dans le matériel capturé, il y a 70 canons.
Canonnade assez vive à l’est et à l’ouest de Cerny. Nos reconnaissances ont pénétré en plusieurs points dans les tranchées allemandes, ramenant des prisonniers.
En Champagne, nous avons réussi deux coups de main, à la butte de Tahure et à l’ouest d’Auberive.
Vives actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse. L’ennemi a été chassé d’un ouvrage de notre ligne avancée où il avait pu pénétrer.
Les Anglais ont repoussé une attaque allemande sur leurs positions en forêt d’Houthulst. Ils ont réussi un coup de main au sud-est de Gavrelle.
Les Austro-Allemands dessinent leur offensive sur le plateau de Bainsizza et la région du Rombon. Les Ita1iens, qui n’ont pas été surpris, résistent énergiquement à à cet assaut.

 

Du 21 au 23 octobre cérémonies du centenaire de la bataille de La Malmaison (02)

Centenaire de la bataille de La Malmaison

La bataille de la Malmaison, du 23 au 25 octobre 1917, est une étape clé dans les affrontements du Chemin des Dames car c’est enfin une victoire française après le désastre de l’offensive Nivelle du printemps 1917.

Pour limiter les pertes en hommes, la stratégie voulue par Pétain se concentre sur des objectifs ciblés qui font d’abord l’objet d’une intense préparation d’artillerie. Les jours précédant l’assaut du 23 octobre, le déluge de feu s’abat sur les positions allemandes ne leur laisse aucun répit. 36 chars Schneider et 28 Saint-Chamond sont également mobilisés lors de l’assaut. Les objectifs tombent un à un : Laffaux, Allemant puis le fort de la Malmaison lui même, pris par un bataillon du 4e Zouaves. Toutes les positions allemands sont alors à portée de canons. Chavignon et Pargny sont conquis le 25 octobre. Pris à revers, les Allemands doivent quitter leurs positions sur la crête du Chemin des Dames, 11 000 d’entre eux sont faits prisonniers et une centaine de pièces d’artillerie sont également prises à l’ennemi.

Un camp de reconstitution et des démonstrations d’artillerie de 1917

Les canons, les chars et l’aviation ont été déterminants dans cette victoire : le camp de reconstitution installée pour les commémorations sera l’occasion d’assister à de nombreuses démonstrations de matériels militaires de l’époque organisées par les troupes de reconstitution et la société H-Events. Parallèlement, l’association de Chavignon « Culture et Histoire autour du Vignon » propose du 22 au 29 octobre une grande exposition baptisée « 23 octobre 1917, victoire de la Malmaison » dans les locaux de la mairie.

Accès libre et gratuit à l’ensemble des manifestations.

LE PROGRAMME

Samedi 21 octobre 2017

10h : Ouverture du camp de reconstitution au public et du bureau de poste provisoire « premier jour » pour le timbre commémoratif. (Parking visiteur, RD 18, Fort de La Malmaison, près du cimetière allemand, Chavignon)
11h : Démonstration de tirs au canon et du char Saint-Chamond
14h : Départ de la marche commémorative depuis le fort de La Malmaison (3,5 km à pied par la route, retour au fort en bus)
15h30 : Arrivée de la marche et cérémonie au monument des chasseurs à Chavignon (RN2, sortie du village en direction de Laffaux). 
16h : Visite de l’exposition sur la bataille de La Malmaison à la Mairie de Chavignon
16h30 : Retour au fort de La Malmaison, départ en bus place de la marie de Chavignon
17h : Démonstration de tirs au canon et du char Saint-Chamond

Dimanche 22 octobre 2017

10h30 : Cérémonie commémorative du centenaire de la bataille de La Malmaison, près des ruines du fort de La Malmaison
11h30 : Démonstration de tirs au canon et du char Saint-Chamond
14h-17h : Visites guidées gratuites des ruines du fort de La Malmaison
15h : Démonstration dynamique de canons, char et infanterie française de 1917.

Visites guidées gratuites des ruines du fort de La Malmaison
samedi 21 et dimanche 22 octobre de 14h à 17h avec les guides de la Caverne du Dragon – Musée du Chemin des Dames.
Rendez-vous à l’entrée du fort, sous le barnum, RD 18, fort de La Malmaison, Chavignon (02000).

EXPOSITION : 23 octobre 1917, la victoire de la Malmaison
Du 22 au 29 octobre 2017, de 13h à 18h, à la mairie de Chavignon (02000).
Entrée : 2€/ gratuit – 12 ans
Organisée par l’association de Chavignon « Culture et Histoire autour du Vignon »

1156/2 octobre 1917: le journal de Paul Landowski

Le journal de Paul Landowski

2 octobre [1917]

Retour de Châlons[-sur-Marne][1]. Très agréable impression. État d’esprit très bon. Revu cet excellent Jallot, toujours aussi vibrant. C’est un gaillard.

6. 7. 8. 9 [octobre 1917]

Présent par Guirand [de Scévola] au général Pétain. Je l’ai attendu un moment dans la grande salle du château de Compiègne. Homme très vigoureux, visage franc, clair, vif. Au point de vue sculptural, quelconque. C’est une tête de général ! Pourvu qu’il vaille vraiment ce qu’on en dit.

10 [octobre 1917]

Dîner rue de l’Université chez mon beau-père avec Georges Leygues et M. Delavigne. On a remué toute cette boue qui s’étale aujourd’hui dans les journaux. Il a été dit que :

1. Humbert, Monnier, Caillaux ne se sortiraient pas de cette histoire ;

2. Que Daudet dans sa déposition avait dit des choses les plus graves ;

3. Que Turmel entraînerait dans sa chute douze de ses collègues.

Je verrais si les faits confirmeront ces renseignements.

Georges Leygues est vieilli, grossi. Il parle avec mesure et modestie de ces histoires d’argent. C’est l’affaire Chauchard qui le rend modeste, certainement.

11 [octobre 1917]

Haseltine m’a dit que les Américains partaient pour une guerre excessivement longue ! Il m’a dit aussi qu’aujourd’hui ils avaient en France plus d’hommes qu’ils ne comptaient en avoir en décembre prochain. Ils auront 2 000 000 d’hommes au printemps, paraît-il. Les Américains ont installé leur section rue Girardon, à Montmartre, au Moulin de la Galette. En y allant, tout à l’heure, j’ai reconnu tout à coup que c’était la rue où habitait Mitrecey. J’ai évoqué ce temps lointain. Alors, j’étais en philosophie. Notre oncle Paul vivait encore. Le dimanche je venais là, je soutenais le bras d’un modèle qui posait. C’était l’année où Mitrecey a eu son prix de Rome. Le souvenir de ce grand et beau garçon m’est resté très présent. J’avais pour lui une admiration sans borne. Quand il a eu son prix de Rome il me fit remarquer qu’il l’avait obtenu sept ans après sa sortie du collège. Je me fixais la même limite de temps. Le hasard se fait qu’il en fut ainsi. Mais c’est en vain que j’ai cherché le jardin et l’atelier. Tout est sens dessus dessous. On a bâti d’énormes maisons. D’un passé si récent il ne reste plus rien. Mitrecey est mort. Le cadre est tout transformé. Et moi, en uniforme ! ayant réalisé une bien petite partie de mes espoirs d’alors, je promenais dans ce Montmartre nouveau la nostalgie d’un moment.

source: http://journal.paul-landowski.com/node/271

Le journal de la Huronne

2 octobre 1917. Ce soir, dans un dîner, un jeune capitaine, couvert de décorations, conta ceci :

— Un de mes soldats voulut passer à l’ennemi. Il fut pris et jugé par un régiment voisin. L’exécution était certaine, inévitable. J’obtins de voir cet homme. Je lui donnai un revolver et cinq minutes pour se tuer. Ainsi, on pourrait écrire à sa vieille mère qu’il était mort glorieusement. Je le laissai seul. Les cinq minutes écoulées, je le trouvai en larmes, disant qu’il ne pouvait pas… Je lui donnai encore trois minutes. Ce temps passé, il vivait encore. Je l’ai tué.

4 octobre 1917. Le scandale continue. À la Chambre, à la demande de Malvy et de l’assemblée, Painlevé a lu une lettre de Léon Daudet au président de la République, où il accuse Malvy d’avoir prévenu l’ennemi de l’attaque du 16 avril et d’avoir fomenté les mutineries de mai. En temps de paix et de raison, on sourirait de ces charges énormes. Dans le délire universel on les discute sérieusement. Déjà, au Sénat, à la fin de juillet, Clemenceau, jouant avec les mots, avait accusé ce ministre de « trahir les intérêts de la France ». Certes, en réglant depuis trois ans les conflits ouvriers dans un sens qui n’était pas toujours favorable aux intérêts patronaux, Malvy a dû s’attirer des haines furieuses. Mais surtout, les partis les plus ardents à prolonger la guerre se rencontrent et s’unissent pour lui reprocher de n’avoir pas combattu assez énergiquement le pacifisme. Au fond, c’est toujours le même antagonisme, le même procès.
9 octobre 1917. À Paris, on semble accepter le quatrième hiver de guerre plus docilement encore que le troisième. La vie est plus intense que jamais. Les revues théâtrales, fort à la mode, étalent des titres comme : la Revue excitante, la Revue des Mollets. Tout regorge, tout s’enlève, tout s’arrache, malgré la hausse folle. Le profiteur pullule. La plupart de ces frais enrichis sont grisés par la facilité de gagner, de dépenser, de jouir. Nouveaux venus à la fortune, ils ne l’exercent pas avec cette décence prudente, cette générosité discrète qui seules pourraient l’excuser.

Et quelle inconscience… Observez ce dîneur de restaurant. Il poivre, il citronne, gobe ses marennes, les arrose d’un sauternes doré et, clappant de la langue, entre deux lampées, déclare : « Ah ! ce sont ces cochons de Russes qui ne vont pas… »

Cela finit par sembler tout naturel. Mais, à la réflexion, n’est-ce pas effroyable, ces gens qui nagent dans la sécurité, dans le bien-être et qui, tout en gobant de fines huîtres, se plaignent sévèrement que les paysans russes ne se fassent pas assez tuer ?

16 octobre 1917. « La Victoire ? Nous l’avons. » Cette parole d’espérance, c’est Briand qui l’a prononcée aujourd’hui à la Chambre. Que de chemin parcouru depuis dix mois juste, depuis le jour où, du haut du pouvoir, il repoussait du pied les propositions de l’Allemagne et flagellait la paix d’épithètes infamantes.

Donc, il le reconnaît : la paix est possible. Dès maintenant, on pourrait régler honorablement l’affreux conflit. Les Alliés n’ont-ils pas des gages : ces colonies, si précieuses aux Allemands, et dont on ne parle jamais, par je ne sais quelle mystérieuse discrétion ? Les Alliés n’ont-ils pas conservé la liberté des mers, malgré l’extension de la guerre sous-marine ? N’exercent-ils pas un blocus que le concours américain va resserrer encore ? N’ont-ils pas pour eux le nombre ? S’ils restent unis dans la paix, leur supériorité économique, brandissant la menace du boycottage, ne peut-elle pas tout obtenir des Allemands, qu’on dit avant tout soucieux de placer leurs marchandises ? N’ont-ils pas brisé en fait le fameux militarisme prussien, puisque cette lourde machine de guerre, préparée, montée pendant un demi-siècle, reste embourbée depuis trois ans, vaine et stupide ?

Non, non. On repoussera la paix. Pourquoi ? Ah ! sans doute parce que ceux qui mènent la guerre n’en pourraient pas encore tirer tous les avantages — mines, voies ferrées, pétroles, tarifs, annexions, indemnités — qu’ils se sont promis les uns aux autres.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

 

Le 28e RI au sud de Saint-Quentin

2 Octobre 1917 (mardi) SPA. 57. 2219
Reconnaissance du 2e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 2 au 3, le 2e Bataillon moins la CM2 relève le 1/24 dans le CRB.
La CM3 relève la CM2 du 24e I dans le CRA.
Sans incident.
3 Octobre 1917 (mercredi) SPA. 57. 2202
Reconnaissance de l’État major du Régiment, du 3e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, l’EM du Régiment et la CHR relèvent les éléments correspondants du 24e I. PC Jeanne d’Arc.
Le 3e Bataillon relève le II/24e dans le CRA.
La CM2 relève la CM1 du 24e dans le CRB.
Le 3e Bataillon du 24e reste en réserve de sous-secteur.
PC : Bara. 2 compagnies à la cote 88. 2 compagnies à la station.
Le 1er Bataillon du 28e non reconstitué reste en réserve de CA.
PC : Artemps.
1 Compagnie : Artemps (à l’instruction).
3 compagnies : Grand Séraucourt. Travaux sur la ligne des réduits de la ligne intermédiaire. Pas d’incidents au cours des diverses opérations de relève.
Commandant Maestracci, évacué malade.
4 Octobre 1917 (jeudi) SPA. 56. 2185
Le lieutenant-colonel De Gouvello commandant le 28e I prend à 8 heures le Commandement du sous-secteur Jeanne d’Arc.
Ce sous-secteur est limité :À l’Est par :

le bois du Sphinx, exclus.
Le Carrefour Est du Pontclu : le Pontehu inclus.
La cote 109. la station d’Essigny (ces points inclus).
Liaison à droite avec le 262e I.

À l’Ouest par :

la route d’Essigny. Pire-Aller, exclus.
Point 100 m à l’est du carrefour de la Carrière 62.point 015-37-point 92.31.
Liaison à gauche avec le 119e RI (voir Croquis)

Il est partagé en deux centres de résistances.
CRA à l’Est.
CRB à l’Ouest.

Occupation le 4 matin

source: http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Journal du mardi 2 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, actions d’artillerie assez vives dans les secteurs de Laffaux, d’Ailles et dans la région entre la Miette et l’Aisne.
Au nord de Braye, un de nos détachements, composé d’un officier et de douze hommes, a exécuté un coup de main sur une tranchée adverse et ramené sans avoir subi de pertes, 13 prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont prononcé une attaque entre le bois le Chaume et Bezonvaux. Un combat acharné s’est engagé dans nos éléments avancés où l’ennemi avait réussi à pénétrer et s’est terminé à notre avantage. Notre ligne est rétablie. Nous avons fait 15 prisonniers.
Sur le front belge, nos alliés ont été bombardés dans les régions de Ramscapelle, de Oerscapelle et de Knoske. Les batteries belges ont vigoureusement riposté.
En Macédoine, nous avons exécuté des tirs de destruction sur les batteries ennemies dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir. L’armée britannique de Mésépotamie a remporté un grand succès à Ramadié, à l’ouest de Bagdad, capturant plusieurs milliers de prisonniers, dont le chef des troupes turques.
Les Italiens ont repoussé une série d’offensives autrichiennes sur le plateau de Bainsizza. Le chiffre des prisonniers faits par eux monte à 2019, dont 63 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1149/25 septembre 1917: avant l’attaque de La Malmaison (Aisne)

Journal du mardi 25 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, la lutte d’artillerie s’est poursuivie très vive dans la région Braye-Cerny-Hurtebise. Nous avons repoussé un coup de main sur nos petits postes au nord de Braye-en-Laonnois.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont attaqué nos tranchées au nord du bois le Chaume, sur une étendue de 2 kilomètres. Menée par quatre bataillons, appuyée par des troupes spéciales d’assaut, l’attaque a été désorganisée par nos feux et a été impuissante à aborder nos lignes sur la plus grande partie du front attaqué. Dans quelques éléments de tranchée, au centre, où l’ennemi avait réussi à prendre pied, un violent combat s’est engagé qui a fini à notre avantage. Nos soldats ont infligé de lourdes pertes à l’adversaire et sont restés maîtres de leurs positions. Au même moment, deux attaques secondaires, prononcées l’une au nord de Bezonvaux, l’autre au sud-est de Beaumont, subissaient également un sanglant échec, grâce à la vaillance de nos troupes, qui se sont portées avec fougue au devant de l’assaillant. Nous avons encore repoussé deux tentatives.
Sur le front de Macédoine, canonnade active sur le Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Une attaque bulgare, qui avait pris pied à l’est de lac Prespa, a été chassée de la position par une contre-attaque.

Avant l’attaque de La Malmaison (Aisne)

24 septembre 1917.-Le 3e bataillon du 149e R.I. continue son mouvement. Il quitte Chaudun pour venir cantonner à Ancienville. Deux hommes sont blessés au 149eR.I..

25 septembre 1917.-Le soldat Joseph Auguste Leclerc est tué près de la ferme Volvreux.

26 septembre 1917.-Le plan est élaboré pour organiser le terrain conquis durant l’offensive projetée.

27 septembre 1917.-le 1er bataillon du 149e R.I. est relevé par le 3e bataillon du 170R.I.. Il va s’installer à Septmont.

La suite sur http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2017/09/15/35664154.html

 

Rassemblement de troupes allemandes sur la place Verte en 1917 à Haluin (Nord)

Rassemblement de troupes allemandes sur la place Verte le 25 septembre 1917.

Sur la gauche, la Maison Demmestère. Sur la place le kiosque en bois,démoli,

 a été remplacé par un kiosque en acier reposant sur un socle en maçonnerie.

Dans le fond, nous apercevons les grandes maisons de la rue de Lile, la cheminée du tissage

Lemaitre-Demmestère et sur la droite, les maisons de la rue saint Vincent de Paul. La rangée actuelle

des maisons de la rue Marthe Nollet ont été construites vers 1923-24 avec l’aide de la loi Ribot.

1144/20 septembre 1917: le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir (Aisne)

 Le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir (Aisne)

Le cimetière est situé dans la partie sud-est du grand parc du château de Soupir. Le plan a été terminé et certifié conforme par un officier d’état civil en date du 20 septembre 1917 (fig. 1). L’emplacement des tombes est dessiné à l’encre noire et tracé à la règle. Au sein de chaque sépulture est inscrit, toujours à l’encre, le nom de famille, le grade en abrégé pour les officiers et sous-officiers, le numéro de régiment et la compagnie.

Le registre faisant l’inventaire des sépultures comporte plusieurs colonnes correspondant aux informations suivantes : le nom et le prénom, le grade, le corps d’armée, la classe, le numéro de matricule, le bureau de recrutement, la date de décès, le lieu d’inhumation, le numéro de tombe. Ces données sont précieuses pour comprendre le mode de fonctionnement du cimetière, sa chronologie et ses relations avec les événements militaires du secteur.

La gestion du cimetière

La réalisation de ce cimetière se divise en deux grandes périodes, en relation avec les opérations militaires du secteur (fig. 2). D’août 1915 à juillet 1916, période relativement calme, nous avons 84 sépultures. Puis l’activité du cimetière s’interrompt jusqu’au premier trimestre de 1917, où 7 soldats sont alors inhumés. Puis, c’est l’offensive du Chemin des Dames à partir du 16 avril 1917, avec 264 inhumations en 4 mois. Les rangées n° 1 et n° 2 se distinguent des autres par des tombes plus larges et plus espacées. Nous avions pensé dans un premier temps qu’il puisse s’agir d’un lieu réservé à des soldats hiérarchiquement plus élevés. L’étude des dates de décès indique qu’il s’agit en fait des deux  premières rangées du cimetière, réalisées en 1915, alors que ce secteur du front était relativement calme. La proportion d’officier n’y est pas supérieure par rapport aux autres rangées (fig. 3). Mais dans le détail, en croisant les données relatives aux dates, aux grades et aux unités de combat, on décèle une volonté de mettre en valeur un groupe particulier.  Ainsi, l’extrémité orientale de la 1ère rangée n’a pas été complètement occupée en 1915. L’extension du cimetière s’est réalisée en implantant de nouvelles rangées vers le nord (rangées n° 3 et n° 4). L’extrémité orientale de cette 1ere rangée est occupée par des sépultures du 1er semestre 1917, où reposent des soldats d’unités particulières, des chasseurs à pied des 19e, 29e et 61e bataillons (BCP). En affinant un peu plus l’analyse, on peut constater que parmi eux, on trouve deux officiers du 61e BCP, décédés 4 juin 1917. Il y a donc là un traitement particulier qui tend à refléter dans la mort des relations hiérarchiques.

La fouille des sépultures

Dans le temps imparti à la fouille, il n’a pas été possible d’intervenir sur toutes les sépultures. Seules quarante-trois d’entre elles ont été examinées finement afin de savoir ce qu’il pouvait rester dans les tombes à la suite des exhumations d’après-guerre. Aucun corps entier n’a été retrouvé, mais la présence de nombreux ossements épars pose des questions sur les méthodes de transfert des défunts (fig. 4 et 5). Les deux premières rangées du cimetière se trouvant dans un secteur assez humide, le bois des cercueils est bien conservé et plusieurs ont été retrouvés en place (fig. 6). Cette découverte implique que l’exhumation a été réalisée en procédant à l’ouverture du couvercle, au prélèvement du corps, et à son dépôt dans un nouveau cercueil en vue de la réinhumation. Outre les ossements, de nombreux objets personnels ainsi que des restes d’équipement et d’uniforme ont été découverts.

source: http://Le cimetière militaire provisoire français du parc du château de Soupir

Passchendaele (Pas-de-Calais): l’autre crête de Vimy des Canadiens

La bataille de la route de Menin

En septembre, Ludendorff ne considérait pas que les choses allaient s’améliorant :

« Après une période de calme profond à l’ouest, qui en amena plusieurs à croire que la bataille des Flandres était terminée, un autre terrible assaut eut lieu contre nos lignes, le 10 septembre. Le troisième acte sanglant de la bataille venait de commencer. Le gros de l’attaque était dirigé contre la ligne Passchendaele-Gheluvelt.

L’assaut ennemi du 10 [septembre] réussit, démontrant la supériorité de l’attaque sur la défense. Le succès de l’offensive reposait sur la puissance de l’artillerie, mais aussi sur le fait que nos attaques n’avaient pas infligé assez de pertes à l’infanterie adverse lorsqu’elle se rassemblait et surtout au moment même de l’assaut4. »

Les Britanniques avaient maintenant 1 295 pièces d’artillerie en place, soit une à tous les cinq mètres de front, afin de pilonner les positions allemandes. Le 20 septembre 1917 s’amorça la bataille de la route de Menin. Ludendorff écrivit plus tard : « À l’évidence, les Anglais essayaient d’atteindre le terrain surélevé entre Ypres et la ligne Roulers-Menin, qui donnait une vaste perspective dans les deux directions. Ces hauteurs étaient aussi exceptionnellement importantes pour nous, car elles nous procuraient des postes d’observation au sol tout en nous couvrant, dans une certaine mesure, des regards hostiles5. » En l’occurrence, les Britanniques subirent 21 000 pertes contre cette ligne de front allemande quasi permanente, appuyée par une artillerie pointée sur le no man’s land. Par la suite, vague après vague de contre-attaques allemandes déferlèrent sur les positions britanniques, mais les troupes alliées parvinrent à tenir les 1 500 mètres de terrain qu’elles avaient capturé au début.

D’après Ludendorff, les attaques britanniques affaiblissaient les Allemands : « Un autre assaut anglais fut refoulé le 21 [septembre], mais le 26 fut une journée de durs combats, s’accompagnant d’une série de circonstances pouvant entraîner des pertes dans nos rangs. Nous pouvions peut-être supporter la perte de terrain, mais la réduction de notre force de combat n’en était que plus lourde6. » Les Britanniques progressèrent vers la pointe sud-ouest du saillant d’Ypres dans le cadre d’une action connue sous le nom de bataille du Bois du Polygone. Du 26 septembre au 3 octobre, les troupes britanniques gagnèrent 2 000 autres mètres de terrain en avançant sur le bois du Polygone et sur Broodseinde. Au prix de 30 000 autres pertes, les Britanniques se trouvaient alors immédiatement sous la crête de Passchendaele – et sous le feu de l’artillerie allemande. Il devint alors impératif de capturer la crête, et ce, rapidement.

Journal du jeudi 20 septembre 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont attaqué un saillant de nos lignes à l’ouest de la ferme Froidmond. Après un court et violent combat, nous avons rejeté l’ennemi d’un saillant de tranchée dans lequel il avait pris pied.
De notre côté, nous avons effectué un coup de main dans la région du Four-de-Paris, infligé des pertes à l’ennemi et ramené du matériel. Canonnade intermittente sur le reste du front, vive et soutenue en Champagne, dans la région de Souain et du Téton.
L’artillerie belge a exécuté de nombreux tirs sur les lignes de communications allemandes en représailles d’autres tirs exécutés par l’ennemi dans les secteurs belges. Lutte de bombes aux abords de Dixmude. Sur le front britannique, vive activité des deux artilleries dans le secteur d’Ypres. Les appareils d’artillerie ont continué leur travail en dépit des conditions atmosphériques très défavorables. Un avion allemand a dû atterrir, désemparé, mais deux avions anglais ne sont pas rentrés.
En Macédoine, canonnade dans la boucle de la Cerna et dans la région montagneuse, à l’est de cette rivière. Dans la région des lacs, un détachement français a pris une hauteur sur la rive ouest du lac d’Okrida. Une attaque bulgare a été repoussée à l’ouest du lac de Prespa.
Les Italiens ont fait 200 prisonniers dans le val Sugana.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1137/13 septembre 1917: avec le 4 ème régiment d’Infanterie à Juvincourt (Aisne)

Journal du jeudi 13 septembre 1917 à travers Le Miroir

Aucune action d’infanterie. Activité moyenne de l’artillerie sur la plus grande partie du front, plus marquée en Belgique et sur la rive droite de la Meuse.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes. Dix autres appareils ennemis sont tombés dans leur ligne gravement endommagés. Nos avions de bombardement ont lancé de nombreux projectiles sur les gares de Roulers, Cortemark, Staden, le terrain d’aviation de Colmar, les gares de Conflans-Jarny, les usines militaires au sud-est de Sarrebourg.
Les Anglais ont développé leurs succès de détail près de Villeret et conquis 400 mètres de tranchées allemandes. Ils ont fait, en outre, des prisonniers. Ils ont ensuite repoussé successivement trois attaques. Ils ont réussi des coups de main au nord-est de Gueudecourt et au sud de Lombaertzyde.
Actions d’artillerie sur le front italien. Les Autrichiens ont subi un échec près du lac de Ledro et un autre sur le San Gabriele. Aux bouches du Timavo, leurs détachements d’assaut ont été mis en fuite.
En Albanie, succès franco-italien au sud-est de Berat.
En Macédoine, les Italiens rejettent un détachement ennemi. Canonnade dans la région de Monastir. Dans la région des lacs, nos troupes ont enlevé le village de Pogradec, et repoussé les Bulgares à 4 kilomètres de là.

Avec le 4 ème régiment d’Infanterie à Juvincourt (Aisne)

Combat du 13 septembre 1917. – La période août-septembre est mouvementée. Le 12, de gros minen tombent çà et là dans l’ouvrage ovale. On devine un tir de réglage.
Le 13 septembre, à 4h 30, chacun est alerté à sa place de combat. L’attaque se déclenche peu après. Bravant la mitraille dans son ouvrage bouleversé, la 2e compagnie lutte avec une énergie splendide, tandis que la C.M. 1 fait par ses feux de flanc un barrage terrible en avant de la ligne. Cloué sur place, l’ennemi ne peut réussir son coup de main.
Pour cette brillante affaire, la 2e compagnie et la C.M.1 sont citées à l’ordre du corps d’armée et la section GOUNY à l’ordre de l’armée. Le sergent AYROLE et le grenadier d’élite DAMBROISY reçoivent la Médaille militaire.

source: http://auxerre.historique.free.fr/Melanges/militaires/4eme_RI/14-18/4eme_17_plaine_de_juvincourt.htm