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1069/7 juillet 1917: l’histoire de la caverne du dragon

Journal du 7 juillet 1917 à travers Le Miroir

Après un ralentissement de quelques jours, remplis seulement par la canonnade et des escarmouches, les combats ont repris avec vivacité, en particulier sur les plateaux qui séparent la vallée de l’Aisne de celle de l’Ailette, l’ennemi multipliant ses efforts pour nous reprendre les positions avantageuses, les observatoires excellents que nous avons conquis.
C’est le matin du 7 juillet que la lutte s’est ranimée. En quatre points du front compris entre le moulin de Laffaux et la ferme de Froidmont, les masses allemandes nous ont abordés. Entre la ferme Froidmont et les Bovettes le combat fut particulièrement dur. L’ennemi réussi d’abord à pénétrer dans notre première ligne sur près de 3 kilomètres. Mais le lendemain, une contre-attaque vigoureuse nous a permis de reprendre la presque totalité du terrain perdu. De nouvelles attaques sur le Panthéon ont été brisées. Pour mener à bien cette affaire, les Allemands avaient mis en ligne des troupes d’élite appartenant à trois divisions différentes. Elles ont subi de lourdes pertes. D’autre part, à l’est de Cerny, nous avons amélioré nos gains du 1er juillet, devant Ailles. Une forte entreprise ennemie menée le 8 juillet, dans la soirée, dans la région d’Hurtebise et du Dragon, a, d’autre part, échoué.
En Champagne, des actions de détail ont tourné à notre avantage au Mont Haut et à l’est du Mont Cornillet.

uillet, le colonel-général von Boehm-Ermoli, qui dirige, sur le front général du prince Léopold de Bavière, le groupe des armées de Galicie, ordonna une énergique contre-offensive dans tout le secteur dont Koniuchy est le centre. Les masses austro-allemandes s’avancèrent à rangs serrés, en particulier sur la ligne Godow-Dortun. Tous leurs furieux assauts furent brisés parmi les pertes les plus sanglantes.

Attaque de Gothas sur Londres: 54 morts

 Le 5 juin 1917 une nouvelle attaque de Gothas est Londres est déviée vers Sheerness dans le Kent. La troisième tentative est la bonne, le 12 juin 1917, avec 14 Gothas qui lâche prés de 100 bombes sur la capitale. La plupart ratent leurs cibles mais elles coûtent la vie à 162 civils, le record de tués à Londres lors d’un raid allemand, et fait 432 blessés. Parmi les morts se trouvent 18 enfants tués par une bombe qui touche une école primaire. A la suite de cette action de nombreux enfants londoniens sont évacués par les autorités vers la campagne pour échapper à la menace.
Pour les Allemands le succès est éclatant surtout qu’aucun des Gothas n’a été perdu. Les Britanniques ne s’attendaient pas à une attaque en plein jour ce qui explique le nombre relativement élevé de victimes. En raison de cette impréparation les premières tentatives pour intercepter les Gothas sont inefficaces. Un grand nombre d’avions britanniques a décollé à la dernière minute mais ils ne sont pas parvenus à atteindre suffisamment d’altitude pour engager les bombardiers. Un nouveau raid de 22 Gothas a lieu le 7 juillet 1917, entraînant 54 décès et 190 blessés. Une centaine de sorties de la chasse britanniques permet néanmoins d’abattre un Gotha et en endommage trois autres. Mais 2 chasseurs anglais sont aussi descendus par les Gothas. Entre mai et août 1917, la Kagohl 3 réalise ainsi huit autres raids de jour sur l’Angleterre, dont trois sur Londres.

L’histoire de la caverne du dragon (Chemin des dames)

Fortification et Mémoirevous entraîne dans la Caverne du Dragon, une véritable forteresse souterraine. Celle-ci est devenue, aujourd’hui, l’un des hauts lieux de Mémoire de la Grande Guerre sur le Chemin desDames et sur l’ancienne ligne de front.

Sur le Chemin des Dames, la géologie et la géographie favorisent l’exploitation de la pierre. Le calcaire érodé affleure sur les coteaux. Les liaisons terrestres et fluviales aisées facilitent le transport de la pierre. Dès le Moyen Âge, l’extension des villes (Soissons, Laon) et la construction des abbayes, châteaux et cathédrales nécessitent l’ouverture de multiples carrières : les creutes. Pendant le conflit, ces nombreuses carrières deviennent un enjeu stratégique majeur car elles sont enterrées, à contre-pentes, solides, vastes, aménageables et surtout, totalement à l’épreuve des tirs ennemis.

La suite sur http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

Les cloches de l’église de Montigny enlevées

Le 7 juillet 1917, les cloches sont descendues pour récupérer le bronze à des fins militaires. Elles sont remplacées par des tampons de wagons sur lesquels sont frappées les heures et qui servent à appeler les fidèles aux offices. De nouvelles cloches sont installées en 1930.

1050/18 juin 1917: Georges Kugé condamné à mort

Carnets de guerre de Lucienne Courouble

Lundi 18 juin 1917

Orages. Canon enfin.

Annonce du logement dans quelques jours. Les matelas sont conduits à Sains. Ils renvoient les laines de couleurs et laines mélangées de crins. Après qu’on s’est esquinté à tout découdre et conduire ! Quel dé triage pour reconnaître les siens chacun !

Pas de farine encore. 150 gr de pain aujourd’hui.

Mardi 19 juin 1917.-Orages.

Canon nuit et jour. Perquisition.

Annonce :Ø  Les 24 personnes acceptées pour partir en France, partiront demain par nuit à 1 h du matin.

Cette fois seule la petite laine mélangée avec du crin ou petite laine de couleur n’est pas prise.

Le canon donne partout. Est-ce enfin l’offensive ?

Mercredi 20 juin 1917.-Chaud, averses.

Tous les fruits sont réquisitionnés. Payés ?

Déclarer tout le linge de maison et les lits de 1 personne. Les troupes arrivent demain ! ?. 20 000 à Fourmies Wignehies.

Perquisitions rue du Moulin, prennent une gouttière démontée !!

Demandent les baromètres ou thermomètres à mercure.

Canon moins fort, cesse déjà le soir.

La farine arrive enfin. Nous aurons du pain demain. (Pas trop tôt !)

Jeudi 21 juin 1917.-Pluie. Canon. Pain. Charbon.

Toute la laine est conduite.

Vendredi 22 juin 1917.-Canon.

Les rapatriés partis hier matin stationnent à Fourmies jusque mercredi.

Déclarer toutes les voitures à 2 roues et 4 roues.

Samedi 23 juin 1917.-Pas de canon. Désolation.

12 gardes champêtres nommés devront patrouiller toutes les nuits.

Demain conduire toutes les vaches déclarées sèches (Gare aux fraudeurs !)

Dimanche 24 juin 1917.-Aéros le matin. Pas un coup de canon.

Prennent 100 vaches. Faut 4 canards.

Lundi 25 juin 1917.-Aéros soir canon forme garde de nuit. En cas d’incendie de foin 4 otages enlevés. Ils disent que la Russie demande la paix ?

Comme on n’a pas fourni de cerises ni fraises, 50 marks d’amendes là où on en trouve. (Puisqu’il leur faut tout, qu’ils aillent quelque part il y en a !)

Mardi 26 juin 1917.-Canon après-midi.

Vont voir les cuves à la brasserie et les cuvelles pour la laiterie ou pour marmelade.

Soir, grand gendarme vient, visite la remise, regarde la voiture, l’écurie et c’est tout.

Les téléphonistes sont partis ce matin.

Mercredi 27 juin 1917.-Matin, un pilleur de métal veut prendre les garnitures de cuivre d’une armoire et les portes-bougies du piano et une patère.

À la brasserie enlèvent la cuve guillotine pour la laiterie.

Ordre arrive d’enlever tous les métaux.

Jeudi 28 juin 1917.-Viennent chercher 71 tonneaux, le reste suivra. Me promettent 1 bon.

Canon fort. On raconte qu’on va faire des lits partout, même dans l’église.

Les planches arrivent sans cesse. Pour ? Troupes ? Évacués ?

Les gendarmes trouvent et prennent 700 marks dans une maison. 13 soldats de la colonne partent demain ; le poste parti, des vieux remplacent.

La suite sur http://www.chtimiste.com/carnets/Courouble/Lucienne%20Courouble%201917%201918.htm

Chemin des Dames: « Albert, caporal du 75e RI, c’est la tombe 1774, pareille aux autres. Un soldat mort le 18 juin 1917 et c’est tout »

Français, Allemands, Italiens, Britanniques, Russes, Danois et Sénégalais reposent dans 21 cimetières autour du Chemin des Dames. En paix.

Elles font partie du paysage, ces vastes étendues de croix, de stèles, de plaques, chauffées par les printemps qui se succèdent depuis 1918 et glacées par autant d’hivers. Glaçantes aussi parfois en plein été. De froides traces de la guerre, de la Grande, « et quand on dit grande, c’est qu’il faut se rendre compte du massacre que ça a été », plante d’emblée Yves Fohlen, guide à la Caverne du Dragon.

Les cimetières militaires, 14 pour les seuls morts français, plantés dans le périmètre du chemin des Dames, racontent autant d’histoires qu’ils comportent de tombes.

Les cimetières, quelle rigueur ! mais quel désordre ça a été. La France n’en avait jamais créé de pareils

À Cerny, on croise Jean-Louis Chardonnet, Oulmane Mouloud- Michel Nivelle ou encore Albert Trutton. Albert, caporal du 75e RI, c’est la tombe 1774, pareille aux autres. Un soldat mort le 18 juin 1917 et c’est tout. Il faut chercher pour découvrir qu’ Albert Trutton, lui, a été « fusillé pour l’exemple », comme vingt-cinq autres de ses camarades (un autre s’est suicidé, un dernier s’est évadé).

Une histoire parmi des dizaines de milliers, évoquée -l’Elysée avait peu goûté l’initiative –, par Lionel Jospin lors de sa venue le 5 novembre 1998. Les « mutins », les rebelles, « pas des lâches en tout cas », signale le guide, sont dans la mémoire collective cent ans plus tard, mais toujours pas été réhabilités.

Les cimetières, quelle rigueur ! Mais quel désordre ça a été. La France n’en avait jamais créé de pareils avant. Des milliers de croix et de plaques. Les dates de naissance des tués ne figurent nulle part. « Ils étaient ou très jeunes, ou âgés », résume Yves Fohlen.

Des stèles musulmanes pas orientées vers la Mecque (à l’Est), des tombes indochinoises estampillées musulmanes et des Russes orthodoxes sous des croix chrétiennes, c’est aussi cela les nécropoles du Chemin des Dames. Tous les soldats ne sont enterrés dans ces cimetières. Des familles sont parfois revenues chercher les corps. D’ autres, bien identifiés, sont encore sur le champ de bataille. Un soldat originaire de Mexico repose derrière le monument des Basques. Reçoit-il autant de visites que ses compagnons d’arme ?

Yves Klein

Dans L’Union : http://www.lunion.fr/23821/article/2017-04-02/leur-dernier-abri-sous-des-hectares-de-terre-du-chemin-des-dames

Georges Kugé condamné à mort

 

Georges Kugé est né le 10 juin 1890 à Lessines. Ils est le fils de Charles Kugé, un horloger allemand d’Aix-la-Chapelle. Il commence sa formation d’horloger avec son père à l’âge de quatorze ans. Il se fera ensuite embaucher à Bruxelles puis, deux ans plus tard, ira se perfectionner en Allemagne.
A 21 ans, il retourne en Belgique et effectue son service militaire au 9e régiment de ligne.  Il travaille ensuite en Allemagne puis rentre à Lessines au chevet de son père souffrant. Au début de la guerre, il combat dans l’armée belge mais est réformé suite à une blessure reçue à Aerschot. Une fois rétabli, il s’installe à Bruxelles où il fait la rencontre du gendarme Victor Rémy qui le fait entrer en contact avec un service d’espionnage : de septembre 1915 à avril 1916, il va recueillir des renseignements dans tout le Hainaut avant de reprendre la direction du service. Le 14 octobre 1916, Georges Kugé est arrêté, ainsi que plusieurs de ses complices, et est conduit à la prison St. Gilles à Bruxelles où il passera 8 mois à se faire interroger. Il est condamné à mort le 18 juin 1917. Le 23 juin, son appel en grâce est rejeté. Il sera fusillé le matin du 25 juin 1917 au Tir National.

lu dans http://www.lessines-14-18.be/?page_id=64

Le caporal Truton fusillé

partie des hommes s’étaient cachés et une condamnation à mort prononcée.
Les mutins du 75e RI: après la mutinerie de Pargnan, le caporal Truton est condamné à mort par le Conseil de guerre le 10 juin 1917 pour «refus d’obéissance, étant commandé pour marcher contre l’ennemi». Il sera exécuté le 18 juin et inhumé au cimetière de Cerny-en-Laonnaois

Lire sur https://amicale2rima.fr/index.php/traditions/histoire-militaire/1495-la-faute-du-petit-caporal

Journal de guerre du lundi  18 juin 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-est de Cerny, l’ennemi a déclanché un feu violent sur nos positions de la Bovelle, tandis que ses détachements d’assaut se rassemblaient dans les tranchées. Notre artillerie a fait avorter ces préparatifs d’attaque et ramené le calme.
Plus à l’est, la lutte d’artillerie a pris un caractère d’extrême intensité dans le secteur d’Hurtebise. Des reconnaissances allemandes ont été dispersées par nos feux à l’est de Reims et au nord d’Emberménil.
En Woevre et dans les Vosges, à l’Helsenfurst, nous avons réussi des coups de main qui nous ont permis de ramener des prisonniers et de détruire de nombreux abris.
Sur le front britannique, canonnade près de Croisilles, aux abords de Lens et aux environs d’Ypres.
7 avions allemands ont été détruits par nos alliés.
Un zeppelin a été abattu au cours d’un raid sur l’Angleterre.
Les éclaireurs russes ont manifesté de l’activité dans la région de Lusetz. Fusillade sur le front roumain.
Activité d’artillerie sur le front Italien, en Carnie. Les batteries autrichiennes ont tiré contre les positions de nos alliés au Val Piccolo et au Val Grande. L’ennemi a subi des pertes en plusieurs rencontres partielles.

 

1032/31mai 1917: explosion d’une sape à la Côte 108 de Berry-au Bac (Aisne)

Explosion d’une sape à la Côte 108 de Berry-au Bac (Aisne)

Au moins dans un premier temps, les allemands ne semblent pas chercher la guerre souterraine à outrance. Leur seule activité du printemps 1915 est l’explosion de 5 mines étalées du 31 mai au 27 juin : 31 mai, 7 juin, 20 juin, 21 juin, 27 juin (deux entonnoirs), toutes entre les premières lignes françaises et allemandes. Leur volonté était certainement d’ajouter une difficulté supplémentaire en cas d’attaque, et d’empêcher que les rameaux d’attaque français ne puissent trop s’approcher de leurs lignes.
Mais, coté français, ces entonnoirs n’ont entraîné aucun dégât, ni en surface, ni sous terre du fait de la grande profondeur du système (entre 13 et 15 mètres), situé sous les galeries allemandes.

Pendant ce ce temps, les français progressent ; leur but est de passer sous les premières lignes allemandes, les dépasser de quelques mètres et de faire jouer une mine, afin de détruire leurs défenses accessoires, leur premières ligne et détériorer autant que possible la ligne intermédiaire et ses abris, mais également leur système de mines.
Les trois galeries de mines (gauche, centre, droite) avancent rapidement.

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article47

Lire aussi

http://www.colonel-adrien-henry.fr/uploads/9/4/8/1/9481384/le_chemin_des_dames_a_berry_au_bac_16_avril_1917.pdf

https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/visiter/les-lieux-de-memoire/vestiges/la-cote-108-berry-au-bac-et-la-guerre-des

http://www.moulinsoustouvent.com/pages/un-petit-peu-d-histoire.html

Journal de guerre du jeudi 31 mai 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez violente et rencontres de patrouilles au sud de Saint-Quentin.
En Champagne, une attaque ennemie, menée par des unités spéciales d’assaut, a tenté d’aborder nos tranchées sur le mont Blond. L’ennemi a dû refluer sous la violence de nos feux en abandonnant des morts et des blessés. Nous avons fait des prisonniers, pris une mitrailleuse et un appareil lance-flammes.
Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons exécuté un coup de main sur les lignes allemandes, à la cote 304. Des destructions importantes ont été opérées et nous avons ramené une dizaine de prisonniers.
Les Belges ont exécuté un tir de destruction très réussi sur des abris de mitrailleuses. La réaction de l’artillerie ennemie a été très vive. Un parti ennemi a été repoussé.
Les Anglais ont refoulé des coups de main ennemis vers Fontaines-Les-Croisilles et l’ouest de Lens. Leurs patrouilles ont pénétré dans les tranchées allemandes au sud de Neuve-Chapelle et fait subir des pertes aux occupants.
En Macédoine, activité d’artillerie sur la rive droite du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
En Egypte, l’artillerie britannique a détruit plusieurs canons ennemis.
Les Italiens ont brisé une violente réaction autrichienne sur le Carso.
Le Parlement de Vienne a ouvert sa session.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Les factrices partent au travail à Paris

Guerre 1914-1918. Les cinq premières femmes factrices de Paris effectuent leur tournée de début, le 30 mai 1917. Le départ des factrices. Photographie parue dans le journal Excelsior du jeudi 31 mai 1917.

Guerre 1914-1918. Les cinq premières femmes factrices de Paris effectuent leur tournée de début, le 30 mai 1917. Le départ des factrices. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du jeudi 31 mai 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

sourcehttp://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/72191-60-guerre-1914-1918-cinq-premieres-femmes-factrices-paris-effectuent-leur-tournee-debut-30-mai-1917-depart-factrices-photographie-parue-journal-excelsior-du-jeudi-31-mai-1917

1014/13 mai 1917

Journal de guerre du dimanche 13 mai 1917 à travers Le Miroir

L’artillerie ennemie s’est montrée moins active sur le chemin des Dames. Nos batteries ont exécuté des tirs de destruction sur les organisations allemandes et fait sauter un dépôt de munitions au nord-est de Juvincourt.
Escarmouches de patrouilles dans la région du Panthéon (sud de pargny) et en Champagne, dans les bois à l’ouest du mont Cornillet.
Sur la rive gauche de la Meuse, violente lutte d’artillerie dans la région du bois d’Avocourt, sans action d’infanterie.
Nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes au nord de Bezonvaux et sur plusieurs points en Alsace, dans le secteur d’Ammerstwiller. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Les Anglais ont exécuté des opérations réussies. Ils ont lancé des attaques sur la ligne Hindenburg, dans le voisinage de Bullecourt, ainsi que de part et d’autre de la route Arras-Cambrai et au nord de la Scarpe. Ils ont atteint tous leurs objectifs et fait plusieurs centaines de prisonniers. Ils ont également opéré avec succès à l’est de Lempué.
La canonnade s’étend le long du front italien.
En Macédoine, l’ennemi a repris quelques tranchée sur la Skra di Legen. Plus à l’est, les troupes franco-helléniques ont enlevé un ouvrage bulgare. Les Serbes ont progressé sur le Dobropoljé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

Ruines du village de Craonnelle

Ruines du village de Craonnelle le 13 mai 1917

source: https://inventaire.hautsdefrance.fr/illustration/ivr2220030202640nucab/fa978735-2f39-443f-ad8f-a440b09573d3

(Insolite) Le 13 mai 1917, la Vierge apparaissait pour la première fois à Fatima

Le 13 mai 1917 au Portugal, la Vierge apparaît pour la première fois à trois enfants : Lucia (10 ans), qui deviendra plus tard religieuse du Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, et ses cousins Francisco (9 ans) et Jacinta (7 ans), trois petits bergers qui s’occupent d’un troupeau de moutons à Cova da Iria, aujourd’hui diocèse de Leiria-Fatima.

Vers midi, ce 13 mai 1917, les trois pastoureaux voient une lumière brillante dans le ciel. Pensant qu’il s’agit là d’un éclair, ils décident de rentrer précipitamment chez eux. Mais en descendant de la montagne, un autre éclair de lumière traverse le ciel. En-dessous, ils découvrent un petit chêne, à l’emplacement duquel se situe désormais la chapelle des Apparitions. Ils voient alors une « Dame plus brillante que le soleil », tout de blanc vêtue, qui tient dans ses mains un chapelet blanc.

source: http://fr.aleteia.org/2016/05/12/13-mai-1917-premiere-apparition-de-notre-dame-a-fatima/

 

994/23 avril 1917: l’amour plus fort que la mort à Jussy (Aisne)

L’amour plus fort que la mort à Jussy (Aisne)

jussyAlors que beaucoup de communes ont choisi de commémorer l’entrée en guerre, et que d’autres vont attendre, l’an prochain, pour marquer la fin du conflit, la municipalité a choisi une année très symbolique pour elle, celle de sa destruction lors du retrait allemand sur la ligne Hindenburg.

Une date anniversaire qui correspond aussi à la mort d’un pilote anglais, abattu au-dessus de la commune le 23 avril 1917. Il repose depuis dans le cimetière du village avec, pour épitaphe, « L’amour est plus fort que la mort ». Pour l’anecdote, l’histoire a retenu que l’aviateur allemand qui l’avait descendu en flamme est probablement Hermann Göring en personne.

source: http://www.courrier-picard.fr/9671/article/2017-02-08/jussy-veut-honorer-les-villes-marraines-de-guerre

Journal de guerre du lundi 23 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Oise, lutte d’artillerie très active dans la région au sud de Saint-Quentin et au nord d’Urvi1lers.
Entre Soissons et Reims, action d’artillerie intermittente dans certains secteurs.
En Champagne, la journée a été marquée par une série de réactions de l’ennemi sur les hauteurs que nous tenons dans le massif de Moronvilliers.
Une violente attaque, dirigée sur le Mont-Haut, a été réduite à néant après un vif combat: nos feux de mitrailleuses et nos contre-attaques ont infligé de sanglantes pertes à l’ennemi. Un bataillon ennemi a été pris sous nos feux et s’est dispersé.
Trois avions ennemis ont été abattus par nos pilotes.
Les troupes britanniques ont effectué une nouvelle progression à l’est du bois d’Avrincourt et la partie sud du village de Trescault est tombée entre leurs mains. Vif combat au sud-est de Loos. Nos alliés ont réa1isé une nouvelle avance en ce secteur et ont fait des prisonniers. Ils ont abattu quatre avions allemands, mais quatre des leurs ne sont pas rentrés.
Une escadrille de cinq destroyers allemands a lancé des obus sur Calais, puis sur Douvres. Attaquée devant cette ville par des navires patrouilleurs anglais, elle a perdu deux de ses unités: les autres ont pris la fuite.
Canonnade sur l’ensemble du front italien.
On annonce une sortie de la flotte allemande de la Baltique dans la direction des côtes russes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

991/20 avril 1917: Tirailleurs sénégalais au Chemin des Dames: « Ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de blanc »

Tirailleurs sénégalais: « Ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de blanc »

Le « vainqueur de Douaumont », en renouvelant les plans d’opérations établis par le général Joffre, souhaite que cette prochaine offensive soit la dernière d’une guerre si longue, l’ultime combat menant à la victoire, le point final de cette terrible et sanglante épreuve. « Il faut y aller avec tous [les]moyens et ne pas ménager le sang noir, pour conserver un peu de blanc » écrit-il le 21 janvier 1917 . Il expose de nouveau ses intentions le 21 février en demandant à Lyautey, Ministre de la Guerre, que « le nombre d’unités noires mises à ma disposition soit aussi élevé que possible (tant) pour donner de la puissance à notre effectif (que pour permettre d’épargner dans la mesure du possible du sang français)2 ». De même, le général Blondlat souhaite vivement qu’un nombre important de BTS soit intégré au 2e Corps d’armée colonial qu’il commande. Jugeant que les tirailleurs « sénégalais » rendent « de très bons services », il désire qu’ils rejoignent les théâtres d’opérations le plus tôt possible afin de les « mettre dans l’ambiance du front, les instruire près du terrain où ils vont agir [et] les accoutumer enfin au voisinage des troupes auxquelles [ils] seront ultérieurement amalgamées ».

En route pour le Chemin des Dames A partir du mois de mars 1917, les tirailleurs « sénégalais » quittent progressivement les camps d’« hivernage » du Midi de la France pour rejoindre le théâtre des prochaines opérations. Vingt BTS de première ligne, « constituant de très belles unités, prêtes à entrer directement en campagne », acheminés des camps du Courneau et de Fréjus-Saint-Raphaël, rejoignent ainsi les unités de la VIe Armée du général Mangin présente au sud du Chemin des Dames (Aisne).

http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/dossier-tirailleurs-senegalais-1917.pdf

Autour de la caverne du dragon (Aisne)

caverne

Le 20 avril 1917, les Français prennent les trois sorties sud de la carrière et érigent des barricades de sacs de sable. Le compte-rendu du 2e corps d’armée coloniale fait part de la découverte française : «Une communication souterraine semble traverser du nord au sud le goulot d’Hurtebise et recèle des mitrailleuses qui tirent en arrière de nos troupes et dans la Vallée-Foulon.»

http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

Journal de guerre du vendredi 20 avril 1917 à travers Le Miroir

Au sud et au sud-ouest de Saint-Quentin, grande activité des deux artilleries. Rencontres de patrouilles aux lisières de la haute forêt de Coucy.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, nous avons continué à progresser au nord de Vailly et d’Ostel. Une attaque ennemie sur la légion de Courtecon a été arrêtée par nos mitrailleurs. Une autre attaque a été fauchée pas nos feux sur le plateau de Vauclerc. Nous avons occupé les villages d’Aizy, de Jouy, de Laffaux et le fort de Condé, ainsi qu’un point d’appui au nord de la ferme de Hurtebise. Nous avons fait 500 prisonniers et capturé 2 canons de 105. A l’ouest de Berméricourt, nous avons fait 50 prisonniers.
En Champagne, lutte violente dans le massif de Moronvilliers. Nous avons élargi nos positions au nord du Mont-Haut. Au nord-ouest d’Auberive, nous avons enlevé un système de tranchées et capturé 150 Allemands.
Echec d’une tentative ennemie à Bolante, dans l’Argonne.
Progrès anglais près de Loos. Le butin de nos alliés est maintenant de 228 canons.
Le cabinet Romanonès a donné sa démission à Madrid. Il a été remplacé par un cabinet Garcia Prieto.
Le général von Bissing, gouverneur général de Belgique, est mort.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

987/16 avril 1917: début de la bataille du chemin des Dames

Début de la bataille du chemin des Dames

soissons_reims

http://www.chemindesdames.fr/pages/contenu.asp?contenu_id=60

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

D’où vient le nom du chemin des dames?

http://www.chemindesdames.fr/pages/faq_rep.asp?faq_id=29

L’offensive Nivelle du  16 avril 1917

A la tête des armées françaises depuis le début de la guerre, le général Joffre est remplacé le 13 décembre 1916 par Robert Nivelle alors qu’après l’échec des offensives d’Artois et de Champagne en 1915 et dans la Somme en 1916, il a préparé le plan d’une nouvelle offensive entre Soissons et Reims pour le début de l’année 1917.

Reprenant en partie le plan de Joffre, Nivelle promet d’opérer une percée décisive sur le Chemin des Dames « en 24 ou 48 heures ».

Plusieurs fois reportée, notamment suite au repli stratégique allemand sur la ligne Hindenburg (ou Siegfried), et même remise en cause (le 6 avril, Nivelle propose sa démission qui est refusée), l’offensive est finalement fixée au 16 avril à 6 heures du matin.

Plus d’un million d’hommes ont été rassemblés sur un front de 40 km entre Soissons et Reims : placée en réserve, la Xe armée est chargée d’exploiter les succès des Ve et VIe armées qui doivent rompre le front. Pour la première fois du côté français, des chars d’assaut doivent être engagés.

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=3

(vidéo)Ce jour là : le premier char français le 16 avril 1917

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Le 16 avril 1917, la France engageait des chars pour la première fois sur le champ de bataille. Cette attaque fut déclenchée entre le Chemin des Dames et la vallée de l’Aisne, à proximité de Berry-au Bac. Bien que cette première ne fut pas vraiment un succès, elle fut un acte de courage et d’espoir qui ouvrit la voie aux offensives décisives de l’été 1918 et fit la preuve que ce nouveau moyen de combat épargnait la vie de nombreux combattants, en particulier parmi les fantassins. Un Mémorial aux Morts des Chars d’Assaut fut inauguré par le maréchal FOCH, le 2 juillet 1922, à l’endroit où les chars s’élancèrent à l’attaque. Depuis lors, on a commémoré l’événement chaque année, sauf entre 1940 et 1945, afin de perpétuer le souvenir de ce fait d’armes et d’honorer la vaillance de ses participants.

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Montage d’archives consacré à l’histoire du char d’assaut français qui fut utilisé pour la première fois le 16 avril 1917.Commentaires sur des images du char sur les champs de bataille pendant la première guerre mondiale ; images de la rencontre de Louis RENAULT et de l’armée pour la conception d’un nouveau char plus maniable.

http://www.ina.fr/video/CAF94005540

http://www.montjoye.net/bataille-berry-au-bac-chars-14-18-chemin-des-dames

L’exploit d’Emile Bigorne

http://www.mairie-frasnoy.fr/docs/Emile_Bigorne.pdf

(Point de vue) (bande son)Le  massacre entêté du chemin des Dames

craonneEn avril 1917, le général Nivelle a remplacé Joffre à la tête des armées. Il décide de maintenir une offensive prévue sur le chemin des Dames. Son objectif, percer le front, comme il l’a fait à la fin de la bataille de Verdun. Mais il faudra prendre un plateau, en grimpant sur une pente, que les Allemands ont lourdement fortifié. La bataille sera perdue dès la première heure.

Ils n’avaient personne devant eux . Français et Anglais ont mis plus d’une semaine à s’apercevoir que les Allemands ne sont plus dans les tranchées d’en face. Ils se sont repliés derrière la ligne Hindenburg. Et comme ils l’avaient voulu, ce repli ne fait pas l’affaire des Français. Avant d’être remplacé à la tête des armées, le général Joffre a en effet planifié une grande offensive franco-anglaise entre Vimy et Reims. Entre ces villes, le front présente un angle favorable à une attaque.

Après le repli allemand, cet angle a disparu . Mais pas l’offensive. Entre temps, le général Nivelle a remplacé Joffre. Ce brillant officier, prometteur, a été l’artisan de la percée de Verdun. Il décide donc de reprendre le plan de Joffre. Sauf qu’on n’attaquera pas un saillant, mais un front continu, voilà tout. L’idée est de s’emparer du chemin des Dames, entre les vallées de la Somme et de l’Ailette, ainsi nommé parce que jadis, les filles de Louis XV l’empruntaient pour se rendre dans de bucoliques châteaux campagnards.

(Point de vue suite) Le 16 avril 1916, l’offensive du Général Nivelle Extrait de l’émission « 14-18 », Alain Nayaert (1967)

https://www.rtbf.be/auvio/detail_le-16-avril-1916-l-offensive-du-general-nivelle?id=1938884

La bataille de Craonne, véritable boucherie de la Guerre 14-18

http://voyages.ideoz.fr/craonne-plateau-bataille-chemin-des-dames-guerre-14-18/

Les tirailleurs sénégalais au coeur de l’offensive du Chemin des Dames

http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/tirailleurs_senegalais_au_coeur_de_l_offensive_du_chemin_des_dames.html

Quand les Sénégalais attaquaient sur le Chemin des Dames

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L’offensive du 16 avril sur l’Aisne a montré que, s’il avait fait moins froid, si l’approvisionnement en munitions avait été assuré, et surtout si les Sénégalais avaient été appuyés à droite, à gauche et à l’arrière, ils n’auraient pas lâchés le terrain conquis. Il suffit de prendre une carte et de voir où se trouve la jonction des boyaux de Trêves et de Juliers (7320) pour se rendre compte que les Sénégalais sont allés le plus loin en cette région et qu’ils y sont restés le plus longtemps.

 Les Sénégalais ont été remarquables au cours de cette journée. Aucun obstacle ne les a arrêtés. Ils n’ont abandonné le combat le 17 que, vaincus par le froid, privés de munitions et parce qu’ils n’étaient plus soutenus.

 Tirailleurs et gradés ont rivalisé d’entrain et d’énergie au cours de cette journée.

 Au combat du 16 avril, le bataillon a eu les pertes ci-après détaillées. Il faut ajouter à ces pertes, 298 évacuations d’Indigènes pour maladie ; sur ce chiffre, 118 pour pieds gelés.

source: http://www.souvenirfrancais-issy.com/article-quand-les-senegalais-attaquaient-sur-le-chemin-des-dames-45317055.html

De Soissons à Reims l’attaque du 16 avril 1917

https://vimeo.com/174362383

Journal de guerre du lundi 16 avril 1917 à travers Le miroir

Activité d’artillerie au nord et au sud de l’Oise. Nos reconnaissances ont trouvé partout les tranchées ennemies fortement occupées.
En Champagne, violente canonnade. Escarmouches à 1a grenade à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Nos reconnaissances ont pénétré en plusieurs points dans les tranchées allemandes complètement bouleversées par notre tir.
Sur la rive droite de la Meuse, l’ennemi a lancé deux attaques : l’une sur la corne nord-est du bois des Caurières, l’autre vers les Chambrettes. Ces deux tentatives ont été brisées par nos feux.
En Lorraine, rencontres de patrouilles vers Pettoncourt et dans la forêt de Parroy. Nos escadrilles de bombardement ont opéré sur les gares et établissements du bassin de Briey et de la région Mézières-Sedan. Les casernes de Dieuze ont été également bombardées.
Les Anglais ont arrêté une forte attaque allemande sur un front de plus de 10 kilomètres de chaque côté de la route Bapaume-Cambrai. L’attaque a été repoussée sauf à Lagnicourt, où l’ennemi a pris pied, mais d’où il a été aussitôt chassé. Nos alliés ont enlevé la ville de Liévin et la cité Saint-Pierre. Sur tout le front de la Scarpe, ils se sont avancés à une distance de 3 à 5 kilomètres de la falaise de Vimy. I1s arrivent aux abords de Lens.
Les Belges ont pénétré dans les deuxièmes lignes ennemies qu’ils ont trouvées inoccupées, près de Dixmude.
Violente canonnade en Macédoine, entre le Vardar et le lac Prespa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html