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1371/5 mai 1918: la VIe armée à l’assaut  du moulin de Laffaux (02)

L a Vie armée à l’assaut  du moulin de Laffaux (02)

La 6e armée du général Maistre se lance à l’assaut du plateau de Laffaux le 5 mai à 4 H 45, au sud-est de Vauxaillon. Le 1er Corps d’Armée colonial est chargé de la prise du secteur Vauxaillon-Fruty. Les marsouins de la 3e D.I., les cavaliers à pied du 4e, 9 e et 11 e cuirassiers et les fantassins du 228 e et du 329 e R.I., appuyés par les chars du groupement Lefebvre, prennent la tranchée du Cacatoès et avancent sur le plateau de Moisy, enlèvent les tranchées du Rossignol, de Pertuisane, de la Rade, ainsi que la ferme Mennejean.

Les 9 e et 11 e cuirassiers avancent de part et d’autre du moulin de Laffaux. Les offensives à la grenade permettent la prise des tranchées du Môle, du Mousse, du Rouge-gorge, alors que les chars du capitaine Robinet parviennent dans les environs de la carrière de Fruty et, dans un mouvement de retour, viennent à bout des derniers îlots de résistance dans le secteur du moulin de Laffaux. Les combats reprennent le 6 mai, à 16h00. Soutenue par un tir de barrage de l’artillerie, l’armée française est engagée dans le secteur nord-est de Vauxaillon. Les coloniaux sont tenus en échec au Mont des Singes mais le 4e cuirassier prend la position du château de la Motte et le 9e nettoie le Ravin d’Allemant. La contre offensive allemande est contenue. Après deux jours d’âpres combats, la position du plateau de Laffaux est acquise. 12 appareils seront perdus pour 55 hommes hors de combat dont 3 morts. Les monuments commémoratifs rendent hommage au courage et à la ténacité de ces soldats « Morts pour la France ».

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-moulin-de-laffaux

Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_de_Laffaux

L’as des as René Fonck nommé lieutenant

Le 5 mai 1918, Fonck est promu lieutenant. Quatre jours plus tard. Comme pour remercier le grand commandement de cette marque de confiance, il réalise ce que personne n’arrivera jamais à faire : abattre six avions dans la même journée, le jour de l’Ascension (voir encadré. Un sextuplé qui lui vaut d’être promu Officier de la Légion d’honneur. Il n’avait utilisé que 52 cartouches soit moins de neuf balles par avion ! Triplés, doublés se succèdent rapidement. Tellement vite que Fonck établit le record de vitesse par avion descendu : trois avions en dix secondes ! Les débris de ces trois appareils gisaient à moins de 400 mètres les uns des autres. Le 26 septembre, il renouvelle son exploit en balayant six avions le même jour.

source: https://www.traditions-air.fr/texte/Fonck_Rene.htm

Football: L’Olympique De Pantin vainqueur de la coupe Charles Simon

l’Olympique de Pantin au terme de son 16e de finale victorieux en novembre 1917.

Cette année, on fête la 100e édition de la Coupe de France. C’est le club de Pantin qui remporta le premier trophée en 1918 et dont il ne subsiste plus grand-chose aujourd’hui.

Nous sommes le 5 mai 1918 à 15 heures. La Coupe Charles-Simon, du nom d’un poilu mort au combat, cherche son premier vainqueur entre l’Olympique de Pantin et le FC Lyon, les derniers rescapés d’une compétition qui a attiré 48 clubs amateurs du pays.

L’épreuve est organisée par le Comité français interfédéral (CFI), l’ancêtre de la Fédération française de football qui est née en 1919.

2.000 spectateurs, principalement des militaires français, belges et britanniques en permission, assistent à l’événement qui passe à l’époque inaperçu. L’Olympique joue en bleu, Lyon en maillot à damier rouge et blanc.

« Au bout du terrain, se souvenait Roger Ebrard il y a vingt-cinq ans, il y avait des jardins ouvriers. Quand on tapait trop fort, les ouvriers nous renvoyaient le ballon. » L’Olympique Pantin, grâce à un doublé d’Emile Fiévet, s’impose 3-0.

Pionnier, l’Olympique est alors le plus grand club français, offrant quatorze de ses joueurs à la sélection nationale. Un an plus tard, il est à nouveau en finale de la coupe mais il bute sur le CASG Paris (3-2). En 1921, il est champion de France, laissant la Coupe de France au Red Star.

C’est aussi pour lui le début de la fin. Cinq ans plus tard, il fusionne avec son grand rival de Saint-Ouen. L’Olympique est mort, son stade (lire ci-dessous), dans lequel il évoluait devant plus de 10 000 spectateurs en moyenne au pied des Buttes-Chaumont, est rasé au même moment. Fin de l’histoire.

http://www.leparisien.fr/sports/ile-de-france/sur-les-traces-du-premier-vainqueur-l-olympique-de-pantin-06-01-2017-6531609.php

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

5 mai 1918 — Me suis levé à 6 h pour nettoyer la pièce. Avons transporté des munitions et tiré presque toute la journée jusque vers 20 h. Les Frisés ont tiré un peu partout pendant l’après-midi. De garde.

6 mai 1918 — Me suis levé vers 6 h pour décharger des obus du train léger. Ai mangé et me suis recouché jusqu’à midi. Passé tout l’après-midi à tirer et à transporter des munitions. De garde la majorité de la nuit; avons aussi tiré pendant la nuit.

7 mai 1918 — Me suis levé à 6 h. Ai fait mon tour de garde et ai aussi nettoyé la pièce jusqu’à 8 h 30. Ai mangé et ai dormi jusqu’à midi. Passé la majeure partie de l’après-midi à tirer. Nuit très tranquille. La 51st Scots Division tenait le front.

8 mai 1918 — Me suis levé à 8 h 30. Ai mangé, nettoyé la pièce et passé la majorité de la journée à fureter. Avons tiré et ai été de garde pendant la nuit.

9 mai 1918 — Me suis levé à 4 h; avons tiré 50 obus à gaz. Nos avions ont bombardé les lignes allemandes en début de matinée. Me suis couché à 8 h. Me suis levé à l’heure du déjeuner. Ai transporté des obus pendant l’après-midi. De garde de 22 h à 2 h. Nous nous attendions à une attaque allemande.

10 mai 1918 — Pas d’attaque. Me suis couché vers 2 h et me suis levé à 8 h 30 pour le petit déjeuner. Avons préparé des obus à gaz en vue du tir. Ai passé la majeure partie de l’après-midi à flâner. Me suis couché à 22 h.

La suite sur http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/may1918

Journal du dimanche 5 mai 1918

Bombardements assez vifs dans la région de l’Avre.
Nous avons exécuté plusieurs coups de main au delà de l’Oise et de l’Ailette et à l’ouest de la Pompelle. Nous avons ramené un certain nombre de prisonniers.
Une tentative ennemie, dans le secteur des Cavaliers de Courcy, et deux autres, au nord et au nord-est de Reims, n’ont pas obtenu de résultat.
Les Anglais ont amélioré légèrement leurs positions, par suite d’une opération de détail heureuse, exécutée au nord-est d’Hinges. Ils ont pris deux mitrailleuses. Une opération locale a été exécutée avec succès, nos troupes y participant, dans le secteur de Locre. L’artillerie ennemie a commencé un bombardement intense des positions françaises et britanniques, depuis les abords de Locre jusqu’au sud d’Ypres, et a montré une grande activité dans le secteur forêt de Nieppe-Meteren.
Combats habituels sur le front italien.
En Palestine, les Anglais, attaqués avec violence par les Germano-Turcs dans la région du Jourdain, ont repoussé l’ennemi en lui faisant 314 prisonniers. Ils ont également remporté des succès le long du chemin de fer du Hedjaz.
Les Allemands annoncent qu’ils ont remporté une victoire sur les gardes rouges en Finlande et capturé 20.000 de ces derniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

 

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1336/31 mars 1918: Mars 1918 à Chauny (02)

Mars 1918 à Chauny (02)

Le 21 Mars 1918, à 9 heures 30 du matin, après un formidable bombardement par obus toxiques, 64 Divisions allemandes se lancent à l’assaut, entre Arras et La Fère, des positions tenues par 16 Divisions britanniques.

Sous l’effet de la surprise et de la supériorité considérable en effectifs et en matériel d’artillerie, le front britannique est à peu près complètement rompu entre La Fère et Saint-Quentin ; c’est ce soir-là que la population civile se trouvant encore à Chauny, reçoit l’ordre du commandement anglais d’évacuer la ville ; et à 11 heures du soir, des camions emmènent en toute hâte nos concitoyens pour la gare d’embarquement d’Appilly.
L’héroïque résistance à la Maison du Garde, puis à Villequier, à Ugny et à La Neuville-en-Beine du 1er Corps de Cavalerie français (4 e, 9e et 11e Cuirassiers) qui, en réserve vers Blérancourt, a été jeté immédiatement dans la brèche avec la Division Pellé, ralentit un instant la ruée allemande, mais bientôt, le soir du 24 Mars, les débris de la 55e Division britannique sont contraints de repasser l’Oise à Chauny, et les Allemands réoccupent toute la partie de la ville située au Nord de l’Oise. Quelques jours plus tard, le 31 Mars, à 3 heures du matin, les Allemands attaquent avec un bataillon, dans les ruines de la Soudière, pour créer une tête de pont au Sud de l’Oise.

Une Division est en réserve, prête à exploiter le succès. Après avoir pu progresser jusque Saint-Lazare, le Bataillon d’assaut allemand, contre-attaqué par les troupes de la 55e Division britannique (Londres), est complètement rejeté au Nord de l’Oise, laissant entre les mains des Anglais plus de cent prisonniers valides.

source: http://chauny.com/histoire1/inauguration04.htm

Génocide d’ Azerbaïdjanais

Du 30 mars au 2 avril 1918, un génocide sanglant a été perpétré par des troupes armées d’arméniens dachnakhs et bolcheviks contre les Azerbaïdjanais à Bakou, Gouba, Shamakhi, Khachmaz, Lenkoran, Zangezur, Karabakh et dans d’autres villes et régions azerbaïdjanaises.
Le massacre a commencé dans la nuit du 30 au 31 mars 1918 à Bakou : plus de 12.000 personnes innocentes dont de nombreuses personnes âgées, des femmes et des enfants, ont été cruellement massacrés.
Du 30 mars au 2 avril, les troupes de bolcheviques arméniens dirigées par Stépan Shaoumyan ont massacré à Bakou des milliers de personnes, brûlé des lieux saints musulmans, pillé les biens de la population de Bakou de 400 millions de livres. La mosquée Teze Pir, l’une des plus belles mosquées de la ville, a été bombardée à plusieurs reprises et l’un des plus beaux bâtiments de Bakou Ismailliya a été brûlé par des troupes arméniennes.
Les actes de génocide contre les Azerbaïdjanais ont été menés non seulement à Bakou. Le 31 mars 1918 dans les 53 villages de la région de Shamakhi, les dachnaks arméniens ont massacré 7 000, selon d’autres sources 8 000 civiles azerbaïdjanais dont 2 560 femmes et 1277 enfants. A Gouba, le nombre d’Azerbaïdjanais innocents tués par les troupes arméniennes dans 163 villages de Gouba excédait 16 000 personnes. Des dizaines de milliers d’Azerbaïdjanais ont été massacrés par les dachnaks arméniens également dans les régions du Haut -Karabakh, de Lankaran, de Mugan et autres, de nombreuses personnes ont été portées disparues, des milliers de villages ont été brûlés.

(Communiqué de presse de l’Ambassade d’Azerbaïdjan en France)

https://www.facebook.com/MaisonDeLazerbaidjanAzrbaycanEvi/posts/683220951803504

1330/25 mars 1918: Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnagej

Une maison d’Epernay bombardée

Cher frère, je vous envoie une photo de la maison en partie bombardée le 13 mars 1918

source: https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/44257#0

Ordre d’évacuation de la ville de Reims

Jean-Baptiste, Alexandre, Albert Denoncin, enfant rémois, né le 6 novembre 1852, est retraité de la « Compagnie des Chemins de Fer de l’Est », à Reims, après une carrière en qualité d’Employé principal.

L’ordre d’évacuation générale de la population civile de Reims est donné le 25 mars 1918.

Veuf de Claire Damville depuis août 1915, suite aux bombardements, aux destructions et aux différentes vagues de Rémois réfugiés vers d’autres villes et départements, Albert Denoncin quitte Reims, et s’établit temporairement au 17 de la rue Guyot à Provins (Seine et Marne).

Bien qu’à 113 kms au sud-ouest de Reims, Provins est compris dans « la zone des armées » comme l’indique la « Carte de circulation dans la zone des armées » (Arrêté du 15 mars 1917) qui lui est délivrée à Provins le 15 avril 1918.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/06/4-une-famille-remoise-prise-dans-la-tourmente-de-la-guerre.html

Pozières (Somme) reprise par les Allemands

Le 21 mars 1918, l’armée allemande lance la Kaiserschlacht (Bataille de l’empereur), mettant fin provisoirement à la guerre de positions. Pozières est reconquis les 24 et 25 mars 1918 par les troupes allemandes. Finalement, la 27e  Division reprend définitivement le contrôle du secteur le 24 août 1918.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=scqTWsf6DciNgAbBhrrwCQ&q=pozieres&oq=pozieres&gs_l=psy-ab.3..0l6j0i30k1l4.1396.2837.0.3589.9.7.0.0.0.0.680.680.5-1.1.0….0…1c.1.64.psy-ab..8.1.680.0…0.S1m6oPLPHmk

Deuxième bataille de Picardie (suite)

Le 25, la situation s’aggrave encore; l’ennemi entre dans Nesle; nous perdons Guiscard et Noyon, en dépit de l’héroïsme des troupes de l’armée Humbert.
Une nouvelle division est encore arrivée, la 22e; elle a été envoyée au nord en prolongement de la gauche et se trouve entraînée dans le recul général.
Le 26, ce recul s’accentue; les ordres donnés cessent d’être applicables quand ils touchent les troupes, la situation s’est déjà modifiée, tant les événements vont vite!
Pour comprendre tout le mérite qu’ont eu les troupes françaises et leurs chefs dans ces journées critiques, il est nécessaire de se représenter les difficultés au milieu desquelles chacun se débat.
Les divisions de l’armée Hutier, exaltées par leurs succès, constamment renforcées par les divisions fraîches de deuxième ligne, se répandent sur le pays comme un torrent débordé que rien ne peut contenir. En face d’elles, l’armée Humbert est épuisée par cinq journées de manoeuvres en retraite; les divisions qui arrivent en renfort s’engagent dans les conditions les plus pénibles, le plus souvent régiment par régiment, car il faut aller au plus pressé, tant la marche de l’ennemi est rapide. Telle division n’a pas son artillerie; cette dernière vient par voie de terre, tandis que l’infanterie a été transportée en camions; telle autre arrive sans ses cuisines roulantes et on ne sait comment elle vivra, etc., etc.
Les troupes, et en particulier les divisions de cavalerie, font des prodiges de valeur; le commandement, à tous les degrés, déploie une énergie et une activité sans pareilles, cherchant sans cesse à assurer les liaisons, à remettre de l’ordre, à conduire le combat, mais toujours les flots de l’invasion les débordent par la gauche. De leur côté, les Anglais s’éloignent de nous en prenant leur direction générale sur Amiens et la liaison avec eux devient de plus en plus vague.
Cependant, dans cette journée du 26, la droite de l’armée Humbert s’est stabilisée au sud-ouest de Noyon, sur les hauteurs qui vont du Mont Renaud au Plémont, par Connectancourt et Thiescourt; désormais, elles n’en bougeront plus.
Quant au centre et à la gauche, ils ont encore été refoulés et ont reculé de plus de 10 kilomètres.
L’ennemi est entré dans Roye.
Mais voici que le général Debeney, commandant la Ire armée, arrive et installe son poste de commandement à Maignelay, au sud de Montdidier.
Ce jour-là, le 26 mars, une instruction personnelle et secrète a été envoyée par le général Pétain au général Fayolle; elle dit:
«  La première mission du groupe d’armées de réserve est de fermer aux Allemands la route de Paris et de couvrir Amiens.
« La direction d’Amiens sera couverte:
« Au nord de la Somme, par les armées britanniques aux ordres du maréchal Haig, qui tiendra à tout prix la ligne Bray-sur-Somme, Albert;
« Au sud de la Somme, par le groupe d’armées de réserve sous vos ordres (Ve armée britannique, Ire et IIIe armées françaises), en maintenant la liaison avec les forces du maréchal Haig à Bray et avec le groupe d’armées du Nord sur l’Oise. «
L’ordre donné en conséquence par le G.A.R., pour la journée du 27, répartit les missions entre les deux armées françaises de la façon suivante:
« La mission de la IIIe armée (Humbert) reste de tenir sur son front actuel, en se raccordant par sa gauche avec la 56e division (Ire armée), qui a reçu l’ordre de se déployer à cheval sur la route Roye, Montdidier.
« La mission de la Ire armée (Debeney) est de s’intercaler avec ses forces, à mesure qu’elles arriveront, entre la IIIe armée et l’armée britannique.»
La mission de la Ve armée britannique reste de couvrir Amiens, au sud de la Somme, en maintenant à tout prix sa ligne actuelle.
La 38e division débarquera demain dans la région de Ressons-sur-Matz. Cette division est mise à la disposition de la IIIe armée en vue de renforcer son flanc gauche que l’ennemi déborde par le sud de Roye.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/montdidier.html

Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnage

Angèle Adelaïde LECAT est née le 10 janvier 1889 à Rumegies (Nord). Domiciliée 158 rue Dassonville à Rumegies.

« En Juillet 1917 a hébergé et facilité la fuite de deux soldats anglais prisonniers de guerre évadés qui tentaient de gagner la Hollande.
                   Le 29 Août de la même année un pigeon voyageur et un questionnaire ayant été découverts par la jeune BOSQUELLE Régina, Mademoiselle LECAT Angèle a fourni par ce moyen aux troupes alliées les renseignements d’ordre militaire demandés.
                   Arrêtée à Rumegies au début d’octobre 1917 pour le premier fait, a été incarcérée à Malines, Anvers et St-Amand où elle fut condamnée à 6 mois de prison.
                   Poursuivie a nouveau sous l’inculpation d’espionnage devant le Conseil de Guerre de St-Amand, elle fut condamnée à mort et fusillée dans cette ville le 25 Mars 1918.
                   A eu jusqu’à sa mort une attitude très digne. »

source: https://www.google.fr/search?q=Angèle+Lecat&safe=active&source=lnms&sa=X&ved=0ahUKEwipn4Wym8PZAhVIa8AKHfdVBYIQ_AUICSgA&biw=1280&bih=605&dpr=1

Journal du lundi 25 mars 1918

Sur le front britannique, la lutte continue avec la plus grande intensité tout le long de la Scarpe.
Au sud et à l’ouest de Saint-Quentin, les troupes britanniques établies sur de nouvelles positions, ont été attaquées avec violence par l’ennemi. De puissants assauts ont été repoussés vers Jussy, avec de fortes pertes pour les assaillants.
Dans la partie nord du front de bataille, les Allemands se sont portés à l’attaque avec une extrême énergie et sans tenir compte de leurs pertes. Nos alliés ont conservé leurs positions sur la majeure partie du front, à la suite d’une lutte violente et prolongée. Les troupes ont montré une belle vaillance dans les combats qui se sont livrés sur ce front et immédiatement au sud.
L’armée anglaise est en liaison avec 1’armée française.
Nos alliés ont abattu vingt-sept avions allemands et contraint vingt autres de ceux ci à atterrir, désemparés. Ils ont jeté 14 tonnes d’explosifs sur des cantonnements et dépôts de munitions.
Sur notre front, les Allemands ont échoué dans un coup de main au sud de Juvincourt.
Lutte d’artillerie assez vive dans la région du bois Le Prêtre et dans les Vosges vers la Fontenelle et l’Hartmannswillerkopf.
Nos aviateurs ont jeté 16.000 kilos de projectiles sur des établissements, cantonnements et gares de la zone ennemie, où de graves dégâts ont été constatés.
Les Anglais, en Palestine ont traversé le cours du Jourdain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1320/15 mars 1918: explosion de l’usine de grenades de La Courneuve

Explosion de l’usine de grenades de La Courneuve

La catastrophe de la Courneuve désigne l’explosion de l’usine de grenades de la Courneuve, en France, le 15 mars 1918.

Selon une source, trois hommes portaient une boîte de grenades, quand ils ont entendu un clic, indiquant qu’un détonateur avait activé. Ils ont abandonné la boîte et commencent à courir. La boîte a explosé et d’autres explosions ont suivi.

L’explosion de 28.000 000 grenades à main a coûté la vie à 14 personnes et a totalement détruit la localité. L’explosion se fait entendre jusqu’à 65 km du site. 1500 autres seront blessés dans la catastrophe.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_la_Courneuve

http://debretagneensaintonge.eklablog.fr/catastrophe-de-la-courneuve-le-15-mars-1918-a88549669

https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=410202

Les Américains à Bassens

Dès le 15 mars 1918, les premiers cargos américains, d’un tirant d’eau de 7m à 7,50 m, s’ancrent dans Bassens américain4. Le 1er mai, 5 postes sont complètement terminés. Le 1er juillet, tous les postes sont déjà en service.

Le nouvel appontement édifié est un assemblage de pilotis et de charpentes en bois, technique parfaitement maîtrisée par les Américains . Au niveau de Old Bassens, les appontements sont en béton.
Le long des quais de déchargement sont installés de vastes hangars et entrepôts afin de stocker les approvisionnements débarqués. Une ligne Bassens-Bourges est aménagée. Une gigantesque gare- entrepôt est édifiée et reliée par un embranchement de voies ferrées à un appontement sur la Dordogne.

Les opérations de déchargement sont effectuées avec une rapidité exceptionnelle pour l’époque grâce à des équipements perçus comme révolutionnaires (grues électriques à portique et tracteurs électriques) et grâce au mode de desserte des postes. Les Américains, n’appréciant pas la lenteur du système des voies de Old Bassens, décident de desservir les postes en boucle par un service continu sur lequel s’embranchent des faisceaux de classement. L’esprit de compétitivité entre les ports, développée par le Général Pershing, a aussi son importance. En effet, au cours d’une tournée de huit jours dans les bases américaines en France, le Général Pershing a rassemblé autour de lui les ouvriers des ports et les régiments de dockers : «Je veux que votre port décharge les navires plus promptement qu’aucun autre port voisin ; je vais organiser un concours parmi vous afin de faire savoir en Amérique quelle est l’organisation qui fonctionne avec le plus de succès ; quel est celui d’entre vous qui accomplit le mieux son devoir. Que chaque homme marche à sa tâche avec enthousiasme et cela signifiera le succès, la victoire…»

source: http://www.ville-bassens.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/La_ville/Decouvrir_la_ville/Patrimoine/Camps_americains.pdf

Du front à l’arrière : évacuer et hospitaliser

Nous installons à l’extrémité du village [d’Athies-sous-Laon, Aisne] un centre de lavage pour gazés dans un ex-camp de prisonniers installé par les Boches ». Lucien Bernhard, carnet de guerre, 31 octobre 1918.

« Lorsqu’on se croira touché (…) par l’ypérite, y appliquer aussitôt du chlorure de chaux en poudre, puis se savonner soigneusement. À défaut du chlorure de chaux ou de savon, se laver abondamment avec une eau non contaminée. Pour les yeux, employer de l’eau bicarbonatée ». Charles Étienne Flandin, carnet de notes, 15 mars 1918.

http://archivesenligne.yonne-archives.fr/archive/exposition/voir/9/20130

 

Journal du vendredi 15 mars 1918

Légère activité d’artillerie de part et d’autre en Champagne, dans les régions des Monts, dans les Vosges, à l’est de Saint-Dié et dans la région de l’Hartmannswillerkopf.
Trois appareils allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation de bombardement a effectué plusieurs sorties. Neuf mille huit cent kilos de projectiles ont été lancés sur les gares, usines et terrains d’aviation de la zone ennemie.
En Macédoine, activité d’artillerie sur la rive droite du Vardar et au nord-ouest de Monastir.
Nombreux bombardements exécutés par les aviations alliées sur la ligne Sérès, Drama, sur les dépôts ennemis de la vallée du Vardar et sur la gare de Berauci, au nord de Monastir.
Sur le front britannique, nos alliés ont exécuté des coups de main sur les tranchées allemandes, au sud-est d’Epehy et ont ramené des prisonniers.
Des tentatives de raids ennemis, au nord de la voie ferrée d’Ypres à Staden, ont complètement échoué.
Activité des deux artilleries au sud-ouest de Cambrai.
Recrudescence de l’activité de l’artillerie allemande, dans les secteurs de Neuve-Chapelle et de Fauquessart.
Combats de patrouilles et d’artillerie sur le front italien.

 

(vidéo) La cathédrale d’Amiens protégée durant le conflit

La cathédrale d’Amiens est un joyau qui a résisté à  deux guerres ! Le portail, chef d’œuvre du Gothique flamboyant, nous est parvenu intact, malgré les bombardements. Pendant quatre ans, de 1915 à 1919, ses sculptures sont restées cachées derrière des montagnes de sacs, remplis d’argile.

Dans le comble dans la nef une pompe à incendie trône depuis septembre 1915. A l’époque, des canalisations sont installées pour mener l’eau jusqu’ à 45 mètres de haut et des murs coupe-feu sont construits à la base de la flèche.

L’incendie, c’est la hantise des hommes chargés de protéger Notre Dame d’Amiens. Le martyr de la cathédrale de Reims a marqué le pays. Un ancien pompier de Paris et ses territoriaux veillent.

Les sacs d’argile sont aussi montés à l’intérieur de l’édifice. Et puis l’ange pleureur est déménagé, remplacé par un moule en plâtre. Cet ange deviendra célèbre en devenant le héros des cartes postales expédiées par les soldats britanniques aux quatre coins de l’empire. Au roi Georges V qui s’émerveille, lors d’une visite, on doit avouer qu’il s’agit d’une copie. L’original aura les deux ailes cassées dans un transport malencontreux.

Au printemps 1918, les obus pleuvent et une torpille crève la voûte ; par miracle, elle n’explosera pas. Les vitraux sont déposés, les trésors et tableaux évacués. L’orgue est démonté, avec ses 3500 tuyaux. L’évêque appelle le pape au secours et Benoît XV écrit au nonce de Münich. Il est exaucé : Guillaume II épargne le monument ! Messe libératrice, le 15 août. Le Petit journal décrit une « cathédrale toute endolorie, empaquetée des pansements de ses sacs ». Notre Dame d’Amiens est « comme une blessée, pâle dans sa robe de pierre »… mais elle est sauvée.

Source: France 3 Hauts de France https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/histoires-14-18-cathedrale-amiens-1398603.html

1181/ 27 octobre 1917: Octobre à Villers-Marmery (Marne)

Octobre à Villers-Marmery

1er octobre 1917 Je me réveille ex-instituteur. Georges repart à Châlons pour commencer sa troisième et dernière année d’école normale. J’ai cessé hier soir mes travaux de secrétaire de mairie et nous passons notre journée à emballer le mobilier. Nous voulons faire tout le travail sans recourir à l’aide de quiconque.

2 octobre 1917 Je vais à Trépail démonter les meubles qui y sont garés depuis 1915. Pauvres meubles ! Après avoir été déposés chez M. Marchand, je les ai mis dans le grenier chez M. Méhée. Le voyage qu’ils vont faire par voitures et chemin de fer ne les mettra pas en forme.

3 octobre 1917 On finit l’emballage. Les voisins d’en face ne veulent pas nous laisser partir sans une dernière sérénade. Vers 23 heures, grand branle-bas : c’est une attaque du côté des Monts.

2 4 octobre 1917 Fin du déménagement. Le lieutenant Armand, major de la garnison, a bien voulu mettre à ma disposition deux voitures qui ont chargé le mobilier à Villers et une autre qui a pris celui de Trépail. On dirige le tout sur Jâlons les Vignes afin que le wagon file directement sur Blesmes sans avoir besoin de transborder en cours du voyage.

5 octobre 1917 Hier soir, le conseil municipal s’est réuni et m’a offert un magnifique bronzesouvenir. Ces gens-là font bien les choses quand ils s’y mettent. Tout est bien qui finit bien. M. Caillet a eu la délicate idée de m’amener les élèves et les anciens élèves présents au pays pour me faire leurs adieux. Cela m’a touché plus que tout ce qui a été fait et dit ces jours derniers. Je passe l’après-midi à faire mes adieux aux conseillers municipaux, aux voisins et à quelques amis.

6 octobre 1917 Lever à 4 heures. Nous venons de passer notre dernière nuit à la cave. La regretterons-nous ? On y dormait si bien ! Nous partons par le train de 5 heures 30 sans émotion. Je croyais que la séparation amènerait quelques regrets, mais rien, rien, à peine un soupir de soulagement au départ du train qui nous éloigne pour longtemps de l’endroit où nous avons couru quelques dangers. J’estime que cette absence d’émotion est due à la certitude que nous allons pouvoir manger, dormir, promener, vaquer à nos petites affaires sans avoir à tendre l’oreille pour écouter d’où peut venir l’obus qui était une menace perpétuelle.

7 octobre 1917 Nous nous sommes arrêtés quelques heures à Épernay et nous avons été coucher à Sézanne chez l’ami Dervieux. Départ pour Saint Saturnin. 3

13 octobre 1917 Nous faisons notre entrée dans la cité d’Hauteville où nous espérons trouver le calme et le repos qui nous sont nécessaires.

14 octobre 1917 On commence à placer le mobilier qui est arrivé avant nous dans une grande maison qu’Yvonne nous a laissée. L’emplacement nous plaît. Auguste et Louise Mignot ayant quitté Villers-Marmery, les nouvelles du pays ne seront plus qu’épisodiques. C’est le journal de M. Thomas qui prend le relais.

15 octobre 1917 20 heures Incendie dans l’écurie Porcheret Paquay causé par l’imprudence de soldats cantonnés.

20 octobre 1917 Prix des vins (la pièce) : 1914 : 450 francs 1915 : 600 francs 1916 : 440 francs 1917 : 440 francs

27 octobre 1917 Passage de 25 prisonniers boches.

source: http://villers-marmery.fr/podcast1418/textes/1er%20au%2031%20octobre%2017.pdf

Les fortifications du Chemin des Dames : Le fort de la Malmaison

Dans la sixième et dernière partie, Fortification et Mémoire vous entraîne dans les ruines du fort de la Malmaison. Parfois surnommé « Le Sacrifié », il a servi de terrain d’expérimentation pour les nouveaux projectiles nés de la crise dite « de l’obus-torpille ». De plus, il eut à subir les combats de la bataille de la Malmaison du 23 octobre au 26 octobre 1917.

source: http://fortificationetmemoire.fr/le-fort-de-la-malmaison/

Journal du samedi 27 octobre 1917 à travers Le Miroir

En Belgique, nous avons attaqué les positions allemandes entre Driegrachten et Draibank. Nos troupes ont réalisé une sérieuse progression, en dépit de la difficulté du terrain. Le village de Draibank, les bois de Papegoed et de nombreuses fermes organisées sont tombés entre nos mains; nous avons fait 200 prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nos troupes ont continué une progression générale, allant jusqu’au canal de l’Oise à l’Aisne. Nous avons pris le village et la forêt de Pinon, ainsi que les villages de Pargny et de Filain.
Le chiffre de nos prisonniers atteint 11.000 dont 200 officiers. Le chiffre des canons capturés et actuellement dénombrés est de 160 dont plusieurs mortiers de 210 et des pièces lourdes.
En Champagne, deux coups de main ennemis sur nos tranchées de Maisons-de-Champagne ont échoué. Nous avons réussi une incursion dans le secteur du mont Cornillet et ramené des prisonniers.
Lutte d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, entre Samogneux et Bezonvaux, particulièrement violente vers le bois Le Chaume. Une tentative ennemie a échoué.
En Macédoine, raid heureux, des Anglais au sud de Serès.
L’offensive austro-allemande se déploie avec une grande puissance sur le front du Carso. Les Italiens ont évacué le plateau de Bainsizza et bordent leur frontière.

 

1180/26 octobre 1917: résumé historique de la bataille de la Malmaison (Aisne)

Résumé historique de la bataille de la Malmaison (Aisne)

http://chapelle.ste.berthe.over-blog.com/pages/Resume_historique_de_la_bataille_de_la_Malmaison-2681619.html

lire aussi http://20072008.free.fr/journee122007malmaisongeneraux17doc3.htm

voir aussi http://maquettes.delavallee.net/fiche_diorama.php?id=68

Passchendaele (26 octobre au 10 novembre 1917)Enseignements douloureux tirés de la boue et du sang versé en Belgique

Les Canadiens ne voulaient pas aller à Passchendaele. Ils avaient déjà vécu l’expérience du saillant d’Ypres, en Belgique, et craignaient la tâche quasi impossible qui les attendait.

Les Britanniques, sous les commandes du général Sir Douglas Haig, se démenaient dans les champs boueux de la région depuis l’été 1917. En juin, ils firent exploser près d’un million de tonnes d’explosifs enfouis sous les lignes allemandes à la crête de Messines. Le 31 juillet, ils lancèrent officiellement la troisième bataille d’Ypres. La contre-attaque allemande musclée, comme toutes les autres, freina les ardeurs des Britanniques pendant le mois d’août.

De septembre à octobre, les Britanniques, Australiens et Néo-Zélandais lancèrent une série d’attaques courtes et rapides pour réaliser des gains, mais l’objectif de capturer la crête de Passchendaele, le seul point en hauteur de la région, continuait de leur échapper. Des mois de combat et les pluies du mois d’octobre transformèrent la plupart des champs de bataille en mares de boue et d’eau qui engloutissaient littéralement le matériel et les hommes. Presque tous les repères visuels qui devaient servir à orienter les troupes étaient disparus dans la boue.

Les Canadiens avaient pour objectif de capturer ce qui restait de la ville de Passchendaele. Le général Arthur Currie, le commandant canadien, planifia une série de quatre attaques distinctes sur une période de deux semaines qui devaient leur permettre de prendre la crête.

source: http://albumgrandeguerre.ca/Grande-Guerre-Album/Batailles/Passchendaele

Lire aussi https://www.fondationvimy.ca/bataille-de-passchendaele/

Le Brésil déclare la guerre à la Triplice

Rompant avec sa position de neutralité initiale, le Brésil déclare la guerre à la Triplice lors de la Première Guerre mondiale suite à des attaques menées par des sous-marins allemands contre ses bateaux de commerce. C’est le seul pays d’Amérique du Sud à avoir réellement participé au conflit. Toutefois, sa contribution fut relativement modeste. Il participa à la bataille de l’Atlantique et envoya une unité combattre sur le front occidental.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/26/10/1/a/59513/le_bresil_declare_la_guerre_a_la_triplice.shtml

 Projet de loi portant suppression des conseils de guerre permanents dans les armées de terre et de mer

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/commissions_ad_hoc/suppression_des_conseils_de_guerre.html

Qui délivre les papiers d’identité?

Avec le désordre de la Grande Guerre, l’usurpation d’identité se multiplie, souligné par Le Figaro le 26 octobre 1916. Le journal suggère d’enquêter sur la multiplication et la délivrance des papiers officiels.

«M. Lenoir, jeune homme d’affaires, fêtard et embusqué, avait un passeport pour la Suisse et une carte de circulation dans la zone des armées. L’amie de M. Lenoir, Mlle d’Arlix, avait une carte de circulation aux armées. Le chauffeur de M. Lenoir avait des permis de circulation dans les gares. Jacques Landau faisait avoir des passeports à Duval. Turmel avait un passeport diplomatique! Etc., etc.

“Quatre pages d’etc.” disait Beaumarchais.

 Mais qui donc, en France, en 1915 et 1916, était responsable de la distribution des passeports, coupe-files, permis de circulation et autres autorisations si difficiles à obtenir, pour peu qu’on ne soit ni espion ni affilié à quelque Bolo ou sous-Almereyda? Qui?» écrit Le Figaro du 26 octobre 1917.

Russie: Lénine renverse le gouvernement provisoire

Ce 26 octobre 1917, Lénine (de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov) soulève, avec l’aide de Trotski, les bolcheviques et renverse le gouvernement provisoire. Dirigé par Alexandre Kernesky, ce gouvernement provisoire avait été formé en février 1917, tout de suite après l’abdication du star. Pour marquer la rupture avec le passé, les insurgés adoptent alors le nom de « communistes ».

On se souvient de la suite. La dictature organisée avec une rigueur de fer, la répression impitoyable contre la bourgeoisie, les nationalisations, les salaires de misère, le travail militarisé, la nourriture réquisitionnée…. Mais la révolte populaire oblige Lénine à lancer la nouvelle politique économique(NEP). La NEP met fin à la réquisition des produits agricoles et autorise le retour de l’initiative privée dans le secteur de l’industrie légère et de la fabrication des produits de grande consommation.

En savoir plus surhttp://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/26-octobre-1917-lenine-renverse-le-a7220.html?swlgTtHWgRdpX00r.99

Journal du vendredi 26 octobre 1917 à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, la situation dans la section Braye-en-Laonnois-Chavignon est restée sans changement.
Sur le front Chavignon-mont des Singes, nos troupes accentuant leur progression ont atteint la ferme de Rozay. Le nombre des prisonniers faits depuis là veille dans cette région dépasse 500.
Vives actions d’artillerie dans la région Cerny-en-Laonnois, notamment dans le secteur des Vauxmairons. Nous avons dispersé une patrouille allemande qui tentait d’aborder nos lignes à l’est de Cerny.
Au cours de la journée du 24, vingt-cinq appareils ennemis ont été abattus par nos pilotes ou sont tombés désemparés dans leurs lignes. Des avions allemands ont lancé deux bombes sur Nancy : aucune victime.
A la suite d’une activité redoublée d’artillerie, les Allemands ont lancé une nouvelle contre-attaque puissante au sud de la forêt d’Houthulst. Ils ont été encore une fois repoussés par les Anglais. Les troupes de Glocester, de Worcester et de Berkshire ont exécuté avec succès des coups de main sur les positions adverses, entre Roeux et Gavrelle. Elles ont capturé une mitrailleuse.
Les Austro-Allemands n’ont réussi à prendre pied que sur une très faible partie de la première ligne italienne sur le front du Carso. Partout ailleurs, ils sont en échec. Nos alliés ont fait quelques centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html