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Sous le Chemin des Dames, le trésor oublié des soldats « artistes » de la Grande Guerre

Sur le site du Point

Ave César les morts te saluent »: sous le Chemin des Dames, une carrière souterraine ayant servi de cache aux troupes allemandes puis aux Poilus et aux Américains recèle toujours les témoignages écrits, dessinés et sculptés des soldats calfeutrés sous terre, dans l’horreur de la Grande Guerre.

« Vous avez pris des vêtements chauds ? » lance Gilles Chauwin, président de l’association du Chemin des Dames créée pour préserver le site des dégradations survenues à plusieurs reprises.

Ecusson « Army national guard » cousu sur sa polaire, il fait partie des rares connaisseurs à explorer la creute, nom donné aux carrières souterraines picardes, à la sortie du village de Braye-en-Laonnois (Aisne), pulvérisé pendant la Première Guerre mondiale. Le lieu n’est accessible qu’au cas par cas, via l’association.

« On est en-dessous du plateau, à une vingtaine de mètres : tout autour c’était protégé par les Allemands, bunkerisé », explique le guide, lampe frontale vissée sur le crâne, ouvrant la marche dans ce dédale fantomatique de « plusieurs dizaines de kilomètres ».

Un siècle après les combats, la cavité où ont vécu, selon M. Chauwin, « 1.800 soldats allemands » puis des Poilus « du 64e régiment d’infanterie » et « des Américains de la 26ème division » semble être figée dans le temps. Les aiguilles d’un réveil rouillé se sont arrêtées: il était 09H15 au moment de l’impact, un jour de bombardement…

« Ici c’est un pot de graisse à canon, ça c’est du mortier anglais et là des godasses », inventorie-t-il au milieu de ce capharnaüm militaire, précisant que ce qui fut d’abord « une forteresse allemande » était équipée « d’un système de ventilation, de communication souterraine et d’électricité ».

La suite sur http://www.lepoint.fr/culture/sous-le-chemin-des-dames-le-tresor-oublie-des-soldats-artistes-de-la-grande-guerre-29-07-2017-2146696_3.php

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1559/8 novembre: discussion et conclusion de l’armistice

Le 8 novembre 1918, dans un wagon, Foch, (…) dicte les conditions d’armistice (…)

source photo: https://www.akg-images.fr/archive/Le-8-novembre-1918–dans-un-wagon–Foch–(…)-dicte-les-conditions-d’armistice-(…)-2UMDHUQ3J2UM.html

Discussion et conclusion de l’armistice

La photographie prise dans la salle de Versailles quelques jours avant l’armistice montre le Conseil Supérieur de la Guerre en train d’entériner les conditions de cessation des combats élaborées, non sans d’âpres discussions, par la France, l’Angleterre et les Etats-Unis. Ce n’est qu’ensuite que les alliés de second rang, tels la Serbie ou le Japon (son représentant est en bas à gauche de l’image) sont conviés, pour la parade en somme. La fin des combats dépend dès lors du moment où des plumes seront trempées dans des encriers tels que ceux placés bien en évidence sur la table dans le wagon de Rethondes. Ce tableau semble de fait plutôt représenter le 8 novembre, date des premiers pourparlers, que le 11, jour de la signature. Celle-ci se fait en effet à 5 h 10 du matin, ce qui est en contradiction avec la lumière du jour observable en arrière-plan. Un texte de la main du général Weygand au sujet du 8 novembre 1918 donne par ailleurs des clefs de lecture compatibles avec cette représentation : « nous avions bien fait les choses. De leur wagon au nôtre, ils avaient une centaine de mètres à parcourir sur le sentier de la forêt. J’avais fait installer un caillebotis afin qu’ils pussent y marcher sans se mouiller les pieds au gazon humide (…) on m’avertit qu’ils arrivaient. Je descendis l’escalier du wagon, jusqu’à la dernière marche, pour les accueillir. Je les aperçus. (…) cet instant-là restera sans doute le plus émouvant de ma vie. Vous comprenez, n’est-ce pas ? Ces silhouettes muettes qui s’approchaient, c’était tout de même l’empire allemand et sa fortune » (Général Weygand, cité in Le 11 novembre, p.427). Son infortune, est-on tenté de rectifier à la vue des mines sinistres des membres de la délégation allemande… Foch, par contre, est mis en scène par l’artiste dans la position altière mais inflexible du chef de guerre victorieux. Archétypale de la posture de grand personnage historique, c’est manifestement déjà une préfiguration de sa statue, installée au même endroit le 26 septembre 1937.

la suite sur https://www.histoire-image.org/fr/etudes/novembre-1918-mettre-terme-guerre

8 Novembre 1918 Victor Jacquet dans la bataille de Guise (Aisne)

Il se trouvait debout dans son trou, prêt à aller chercher le ravitaillement, une rafale d’obus tomba et Renard poussa un cri, sa tête roula dans le ravin, il venait d’être décapité par les obus Boches.

Ses camarades de section jurèrent de le venger : aussitôt, ils formèrent un commando et partirent à la recherche de ses frères d’artillerie et des guetteurs, ils réussirent à les repérer et ils les encerclèrent et là ce fut le massacre, sans pitié. «Ces deux pièces étaient montées sur rail et cachées dans un souterrain c’était des 88 autrichiens, leurs guetteurs étaient perchés dans les arbres»

Le 6ème Bataillon était l’avant garde de la 1ère armée, Général Debenay. Il fallait attendre l’arrivée du gros de l’armée, l’artillerie, les chars d’assaut, les blindés, les tanks Renault, le génie, etc, etc. C’était toute une préparation à faire car c’était une grande Bataille qui allait se dérouler, peut être la dernière.

La nuit, nous allions creuser des trous individuel, en bordure de la rivière, le lendemain c’était des coups de mains, des sondages à droite et à gauche, partout nous trouvions une résistance acharnée mais résistance tenue par les grenades, Les F M, les mitrailleuses mais sans artillerie et sans aviation.

source: http://victor-jacquet-1895-1985.over-blog.com/8-novembre-1918-victor-jacquet-dans-la-bataille-de-guise

Journal du vendredi 8 novembre 1918

Une délégation allemande chargée de conclure l’armistice est arrivée sur le territoire français.
Nos troupes poursuivent l’ennemi sur un large front, entre la Sambre et la Meuse. Elles ont réalisé une avance qui chiffre parfois par dix kilomètres et libéré de nombreuses localités, avec leur population civile. L’ennemi a abandonné des canons et des prisonniers.
A l’est de la Sambre, nous atteignons les lisières des forêts de Nouvion et de Regnaval. Nous avons pris Fontaine-les-Vervin et Vervins. Au delà de la Serre, Hary et la Corière; plus à l’est, Montcornet, le Hocquet, Renneval, Doligny, Rozoy-sur-Serre. Au nord de l’Aisne, nous avons dépassé de douze kilomètres Château-Porcien. Rethel est tombée en notre pouvoir, ainsi que Dyonne, à 8 kilomètres au nord.
Les Anglais ont pris Cartignies et Marbaix, traversé la Sambre près de Berlaimont, occupé Aulnoye et son réseau de voies ferrées. Plus au nord, ils ont atteint et franchi la route d’Avesnes à Bavai. De vifs combats sont en cours dans cette région.
Les Canadiens, sur la gauche, ont pris Baisieux et Quiévrechain, à l’est de l’Escaut.
Les Américains ont progressé entre la Bar et la Meuse. Ils ont atteint les abords ouest de Mouzon et ont pris l’importante position de Raucourt.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1534/14 octobre 1918: photos prises le 14 octobre 1918

Photos prises le 14 octobre 1918

10/ Réf. : SPA 5 NS 231 Laon, Aisne, habitants libérés accueillant les troupes sur la route de Soissons. 14/10/1918, opérateur inconnu

Sur la route reliant Soissons à Laon, des habitants de la région accueillent les soldats de la 10e armée qui ont libéré l’Aisne de la 7e armée allemande du général Boehn.

SPA 5 NS 247 Laon, Aisne, Raymond Poincaré et le général Mangin. 14/10/1918, opérateur inconnu.

Laon libérée.-  Le général Mangin, chef de la 10e armée, accueille le président Poincaré à Laon pour fêter la libération de la ville.

SPA 333 M 5615 Pompey, Meurthe-et-Moselle, artilleurs américains sur la route de Pont-à-Mousson. 14/10/1918, opérateur Lavergne.

À 8 km au nord-ouest de Nancy, la 8e armée américaine du général Gerard avance dans une région restée relativement calme depuis le début de la guerre. À l’extrême est du front, des artilleurs du corps expéditionnaire américain rencontrent la population civile lors de la dernière offensive.

Dans le secteur de Bois-le-Comte, près de Toul, une cloche d’église est utilisée comme alarme en cas d’attaque aux gaz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-10.pdf

Les trains circulent entre Reims et Epernay

Les premiers retours de Rémois dans leur ville commencent au lendemain du dégagement de Reims. Le 7 octobre 1918, le maire, Jean-Baptiste Langlet, ses deux adjoints, Jean de Bruignac et Emile Charbonneaux, ainsi que le commissaire de police Luchesse rentrent à Reims. A partir du 14 octobre 1918 les trains recommencent à circuler entre Epernay et Reims, ce qui facilite les retours. Les autorisations de revenir à Reims sont délivrées par l’autorité militaire, après avis et sous la responsabilité de l’administration municipale. En novembre 1918, 1 500 Rémois  ont obtenu le droit de rentrer. Ils sont 3 000 fin décembre. Les services municipaux reviennent à Reims le 16 décembre et sont hébergés à l’Ecole professionnelle de la rue Libergier ainsi qu’au 20 de la rue des Augustins dans les locaux de l’ancien petit séminaire. Chacun se loge comme il le peut.

source: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/32-premiers-retours-et-deblaiements-le-reims-provisoire-7606.html

Sissonne (aisne)  est libérée

Le matin du 14, le 20ème RI allemand se trouvait groupé ainsi : devant la position, jusqu’à la lisière de la forêt 2,5 kilomètres au sud de La Selve, les avant-postes de la division sous le commandement du Major Von Stengel, composé d’une compagnie des I et III du 20ème régiment d’infanterie et du III du 5ème régiment d’infanterie, avec chacun 2 mitrailleuses, 4 cavaliers, 10 pionniers ; s’y ajoute une section du 6. /9. FAR. Dans le secteur de la division, le régiment avait placé le sous secteur de chaque côté de La Selve, à droite le 12ème, à gauche le 15ème. L’ennemi pénétra cette fois plus vite et plus énergiquement que d’habitude. Déjà à 16 heures, on avait eu l’impression, chez le commandant de l’avant-poste du sud de La Selve, qu’une attaque ennemie allait avoir lieu. A 19 heures, la 9ème compagnie (d’avant poste) annonçait qu’elle avait subi une attaque surprise dans la partie de la forêt au sud-ouest de La Selve par des forces supérieures en nombre et qu’après de lourdes pertes, elle opérait un retrait. A la suite de cette attaque et de nombreux mouvements de recul aux avant-postes du voisin situé à droite, le commandant de l’avant-poste fut contraint d’amener ses troupes près de La Selve.

Les français arrivent devant les avancées de la Hunding-Stellung. Cette position est occupée par la VIIème armée allemande. Une proclamation de cette armée, en date du 12 octobre, parle du rôle essentiel de la VIIe armée, « clé de voûte du front occidental ». Le haut commandement allemand, tout en envisageant une retraite éventuelle sur la Meuse, veut gagner une bataille défensive, « une victoire » sur la Hunding…

Le 5ème Corps d’Armée français arrive à 1 km du signal de La Selve.

la suite sur http://ville-sissonne.fr/camp.1418.combats.php

Mort de deux as canadiens

14 octobre 1918- John Edmund Greene, « As » canadien de la WW1, 15 victoires aériennes dont 4 en collaboration au sein du 10N Sqn du RNAS, puis du 210 Sqn du RFC, est abattu et tué à bord de son Sopwith « Camel » D3409 par des tirs anti aériens au dessus de la Belgique.

Claude Melnot Wilson, « As » canadien de la WW1,8 victoires aériennes dont 1 en collaboration au sein du 29 Sqn, toutes obtenues sur S.E.5a, est abattu et tué en combat aérien par un Fokker D.VII dans le secteur de Roulers, en Belgique.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Décès d’un as américain

Howard Clayton Knotts, « As » américain de la WW1, 6 victoires aériennes au sein du 17th Aero Squadron, est abattu par des tirs venus du sol alors qu’il est en train de straffer des nids de mitrailleuses. Blessé au pied droit, il se pose derrière les lignes allemandes et abat cinq soldats allemands avant qu’il ne soit capturé.
Pendant son transfert en train vers Mons, il arrive a incendier plusieurs wagons, lesquels transportent des Fokker destinés au front. Quatre jours après son internement à Mons, il s’évade, mais est repris quelques heures plus tard. Il est alors transféré dans un camp de prisonniers à Soignies où il restera jusqu’à la fin de la guerre.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1260.html

Meuse-Argonne cimetière

Ce cimetière, d’une superficie de 52 hectares, fût établi le 14 octobre 1918 par le Service des Sépultures de l’armée US sur un terrain reprit par la 32e Division d’Infanterie US (DIUS).
Ce territoire fût concédé à perpétuité aux Etats-Unis par le gouvernement français afin d’y établir un lieu de sépulture permanent, sans taxes ni impôts.

14 .246 morts sont enterrés dans ce cimetière, en majorité tombés durant les opérations de la 1ère Armée U.S. du 26 septembre au 11 novembre 1918. En 1922, les corps enterrés dans des cimetières temporaires de la région mais aussi des Vosges et de l’Allemagne occupée, furent rapatriés ici pour une sépulture définitive. Beaucoup de ceux qui moururent à Archangel, Russie, furent également enterrés dans ce cimetière. Parmi les tombes, 486 sépultures abritent les restes de soldats qui n’ont pu être identifiés.

source: http://www.campiste.com/fr/point-interet/410919-meuse-argonne-american-cemetery-and-memorial-cimetiere-et-memorial-americain-meuse-argonne

Journal du lundi 14 octobre 1918

La bataille engagée en Champagne le 26 septembre s’est terminée par une défaite complète de l’ennemi. La 4e armée a achevé de libérer la boucle de l’Aisne en réoccupant trente-six localités.
La 5e armée, à la gauche, a poursuivi l’ennemi en retraite, franchi la Retourne, et progressé d’une dizaine de kilomètres.
Nous tenons Vieux-lès-Asfeld et Asfeld-la-Ville, ainsi que les lisières sud de Blanzy. Nous avons franchi l’Aisne de vive force à Guignicourt et à Neufchatel.
Les Anglais, à l’ouest de Solesmes, progressent vers la Selle et ont enlevé quatre villages. Ils approchent du canal à l’ouest de Douai. A l’est de Lens, ils tiennent Montigny, Harnes et Aunay.
L’Allemagne a répondu à l’Amérique. Sa réplique constitue une première capitulation en ce qui concerne les conditions wilsonniennes

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1524/4 octobre 1918: Reims dans la guerre en 1918

Le 28e RI dans l’Aisne

4 Octobre (Vendredi)SPA : 57.2207
Journée calme.
Dans la nuit, construction de deux passerelles, l’une au NE de Moulin Rouge, l’autre à 150 mètres Ouest du pont de Concevreux.
Bombardement de Baslieux (pertes au 2e Bataillon et à la CHR, 2 tués et 8 blessés par obus).

5 Octobre(Samedi)SPA : 57.2190

Journée calme. Dans la nuit du 5 au 6, par suite du retrait du front de la 62e DI, le front occupé par le Régiment se trouve modifié.

Le 28e occupe alors la rive sud du Canal de la lisière Ouest de Concevreux exclue à la Morte-Femme, cédé par le 24e.

L’ennemi manifeste son activité par le jet de minen légers sur les berges du canal et quelques obus dans la région de Concevreux et du Moulin Rouge.

Dimanche 6 octobre

Dans la nuit du 6 au 7, la 6e DI doit tenter d’établir une tête de pont sur la rive Nord de l’Aisne. Le 28e participe à cette opération par l’envoi d’une forte reconnaissance offensive sur les passages de l’Aisne, au sud de Cuiry-les-Chauvardes, avec mission de franchir l’Aisne en ce point et de reconnaître la partie Sud de Cuiry (sous-lieutenant Garanger).
La reconnaissance est reçue à coups de fusil et de mitrailleuses. Elle ne peut franchir l’Aisne et rentre dans nos lignes le 17 octobre à 2 heures du matin avec deux blessés.

Le colonel Collon a pris le commandement de l’infanterie de la 6e DI le 5 octobre 1918 à 17 heures, en remplacement du colonel Le Beurrier mis à la disposition du Ministre.

Ordre général de la 6e DI (note n°6086/ID du 4.10.18)

« Au moment où le colonel Le Beurier atteint par la limite d’âge est remis à la disposition du Ministre, le Général commandant la DI tient à le remercier de la collaboration dévouée qu’il lui a apportée pendant l’année où il a servi sous ses ordres.
Le Colonel Le Beurier quitte le commandement de l’ID, au moment où la 6e DI vient d’écrire une de ses pages les plus glorieuses, accompagné des témoignages d’affection  les plus sincères de ses chefs comme de ses subordonnés. »
(S) Poignon

Les sapes de Trigny ( Marne) sont minées

Le 4 octobre 1918, le général Charles Mangin fait donner toute son artillerie aussi les poilus du 27e RI constate qu’un feu d’enfer se déclenche sur leur gauche alors qu’ils sont toujours stationnés dans l’arrondissement de Reims, dans le département de la Marne. Les fantassins en profite pour inspecter dans le détail tous les ouvrages et lieux de vie que les Allemands ont abandonné. Ils récpuèrent des paillasses, des matelas, des outils et des chaises. Il y a aussi un stock de madriers. « Pierre Perrin mentionne à cette date :  » Les cuisines sont installées à Trigny et, en allant à la soupe, nous trouvons encore quelques raisins dans les vignes. A Trigny, la plupart des sapes ont été minées. Un prisonnier que le commandant mène en auto est occupé à désamorcer les explosifs. Entre notre bois et Trigny, les ruines de la ferme Saint-Joseph et au loin, dans la plaine, on distingue dans le brouillard, la cathédrale de Reims au-dessus des toits. Il y aura paraît-il demain, un concert à Trigny. la coopérative doit aussi s’y installer. le sergent-major doit amener des effets de rechange, nos pantalons sont en mauvais état ». Une alerte est sans suite mais Perrin estime qu’il s’agit de la dernière nuit tranquille avant de repasser à l’action.

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/10/03/4-octobre-1918-les-sapes-de-trigny-marne-sont-minees/

Reims dans la guerre en 1918

Au début de 1918 la sortie de la Russie du conflit permet à l’Allemagne de concentrer toutes ses forces sur le front ouest où le commandement allemand décide d’obtenir la victoire en profitant de sa supériorité numérique momentanée.

Le général Ludendorff lance sa première attaque contre les Britanniques le 21 mars 1918. Sur un front de 80 kilomètres, entre Bapaume et Saint-Quentin, 63 divisions allemandes enfoncent 30 divisions britanniques et créent une poche dans le dispositif allié. Amiens est menacé. Face au péril, les Alliés se résolvent enfin à mettre en place un commandement unique. Le 26 mars 1918, à la conférence de Doullens, le général Foch est chargé de coordonner l’activité militaire sur le front occidental et le 14 avril il est nommé Commandant en chef des armées alliées. Le nouveau commandant en chef réussit à contenir cette première offensive allemande qui s’arrête le 4 avril 1918.

Située plus au Nord, cette première offensive allemande ne change rien à la situation de Reims où, depuis la fin du mois de septembre 1914, le front s’est stabilisé aux portes de la ville. En revanche  les deux offensives qui suivent vont concerner Reims au premier chef. Ce que l’on appellera « la bataille de Reims » connaît deux phases, liées à deux offensives allemandes successives.

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

source: https://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/26-la-situation-militaire-en-1918-7612.html

Journal du vendredi 4 octobre 1918

Sur le front au nord de la Vesle, nos troupes ont pris Loivre.
Dans la région de la Neuvillette, une violente contre-attaque allemande n’a pas obtenu de résultat. En Champagne, les combats engagés la veille se sont poursuivis. Nous avons pris Challerange.
Les Allemands ont essayé de nous rejeter du bois au sud-est d’Orfeuil. Par trois fois, leurs assauts ont été brisés. Nous avons conservé nos gains et infligé de lourdes pertes à l’ennemi. Le chiffre des prisonniers faits par nous s’est encore accru.
Les Allemands ont dû entreprendre un repli étendu de leurs lignes à la suite des échecs qu’ils avaient subi sur le front britannique.
Depuis Lens jusqu’à Armentières, ils évacuent leurs positions retranchées qu’ils tenaient depuis les débuts de la guerre de position.
Sur le front de repli, nos alliés ont atteint la ligne Cité-Saint-Auguste, Douvrin, est de la Bassée, est d’Aubers, ouest de bois Grenier. Une attaque ennemie a échoué au nord de Cambrai. L’offensive anglaise se poursuit au nord de Saint-Quentin.

La demande d’armistice du 4 octobre 1918 : une manœuvre allemande bien conduite

source: https://journals.openedition.org/rha/288#tocto1n1

source: https://journals.openedition.org/rha/288#tocto1n1

 

1498/9 septembre 1918

Les zouaves à Tergnier (Aisne)

Devant le village de Tergnier dans l’Aisne, les troupes du 3e régiment de marche de zouaves (3e RMZ) mettent en batterie une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 équipée d’un cache-flamme. Les soldats du 3e zouave reviennent des combats qui se déroulèrent sur le mont Saint-Siméon en août et qui permirent de percer les lignes ennemies. Poursuivant leur route malgré des combats retardateurs, ils franchissent le canal de Crozat le 7 septembre avant de libérer La Fère le 10 septembre. Le régiment reçoit pour cet acte sa cinquième citation à l’ordre de l’armée.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Les Allemands installent les batteries de Pariser Kanonen

L’avancée des Alliés permet la découverte des anciennes positions d’artillerie qui accueillent les pièces à longue portée bombardant Paris. Près de Beaumont-en- Beine, dans la forêt de Corbie, les ingénieurs allemands qui installent les batteries de Pariser Kanonen, qui placées à 109 km de la capitale, tirent entre le 27 mai et le 11 juin 1918, 104 obus sur la ville. Installés près de Château-Thierry, les canons allemands doivent, face à la contre-offensive des Alliés, être réexpédiés vers Beaumont-en-Beine, où ils tirent encore 64 obus entre le 5 et le 9 août 1918.

Les carnets de Margueritte Genès (Brive)

Lundi 9 septembre 1918.-Depuis que le tabac manque, les buralistes sont tour à tour injuriées, menacées et comblées d’attentions. La pénurie de tabac amène chez elles l’abondance des denrées les plus rares. Les campagnards ne portent plus au marché d’œufs ni de pommes de terre. Les privilégiés, seuls, obtiennent du lait au double de la taxe ; tout renchérit fantastiquement. Mais à la buraliste, pour avoir la prise quotidienne ou le paquet du poilu, on donne gratuitement lait, œufs, fruits et volaille.

source: http://1418.brive.fr/lundi-9-septembre-1918-2

La ruse de Belfort

La ruse de Belfort, opération militaire, est prévue au mois d’août 1918. Elle est destinée à faire diversion, ça ne vous dit rien ?… et pour cause ! Cette opération d’envergure prévue en Alsace, n’a jamais eu lieu. C’est un leurre, déposé au tonneau d’or de Belfort. Ce leurre était pour tromper les troupes allemandes. Il s’agissait de détourner l’attention des Allemands de la véritable offensive, la bataille de Saint-Mihiel, dans la Meuse, conduite notamment par les soldats américains.

Cet été 1918, dans le camp des Alliés, la ruse de Belfort est préparée dans le détail. Cette fausse opération militaire prévoit de lancer un nouveau front au sud de l’Alsace avec un effectif important composé de 6 divisions américaines. Cette offensive d’envergure préparée en cette fin août 1918 du côté des troupes américaines est dirigée par le général Bundy. L’attaque prévoit que les troupes soient positionnées à la frontière entre l’Alsace et le Territoire de Belfort… un front qui s’étendrait d’Altkirch à Thann. L’objectif est Mulhouse, car la ville est toujours entre les mains des Allemands.

Ce projet militaire a de quoi faire tendre l’oreille des espions. Très vite, le plan d’attaque tombe opportunément entre les mains du général en chef des armées allemandes, Erich Ludendorff.
Le général allemand s’interroge. S’agit-il d’une ruse de guerre ? Néanmoins, 3 divisions sont envoyées en renfort en Alsace. Le haut commandement du secteur se montre très nerveux début septembre. Les archives de la ville de Mulhouse sont prêtes à être rapatriées en Allemagne et les habitants du Sundgau doivent se tenir prêts à partir pour le grand duché de Bade si l’offensive devait avoir lieu. Pour tout le monde d’ailleurs, civils comme militaires, l’attaque est imminente…

Mais elle n’aura jamais lieu, il s’agit bien d’une ruse destinée à tromper l’ennemi, déjà en déroute. La véritable attaque est portée dans la Meuse à Saint-Mihiel le 9 septembre 1918. C’est la première bataille livrée par les soldats américains sur le sol français. Deux mois plus tard l’Allemagne baisse les armes et l’Armistice est signé.

La vidéo sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-ruse-belfort-1510377.html

L’escadrille 132 s’installe à Saint-Dizier

Le 9 septembre 1918, l’escadrille 132  s’installe à Saint-Dizier et prépare l’attaque des armées franco-américaines entre la Champagne et l’Argonne. Ses équipages prennent part à l’offensive contre le saillant de Saint-Mihiel et sont attaqués par de nombreuses formations de chasse allemandes. Les pertes dans ses rangs vont être sévères.

Quatre victoires et quatre Breguet abattus :

En particulier, le 14 septembre qui marque la journée la plus faste en victoires aériennes, mais aussi la plus noire de toute l’existance de l’escadrille. Quatre Fokker D VII sont abattus et homologués mais en déplorant la perte de quatre équipages, soit huit hommes qui sont tous tués.

Le 11 novembre 1918, l’escadrille BR 132, qui est stationnée à Somme-Vesles, était sur le point d’être engagée en Lorraine, au sein d’une grande offensive franco-américaine visant à reprendre Metz. Heureusement pour la ville, la signature de l’armistice mit fin aux hostilités avant le début des opérations.

Pendant le premier conflit mondial, l’escadrille BR 132 a remporté 12 victoires homologuées et a perdu 19 membres d’équipage tués au combat.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille132.htm

Journal du lundi 9 septembre 1918

L’avance de nos troupes a atteint 7 ou 8 kilomètres en profondeur sur le front de la Somme.
L’ennemi, dont la résistance s’est accrue, n’a pu, en dépit de tous ses efforts, s’opposer au passage du canal de Saint-Quentin, que nos troupes ont franchi à Pont-de-Tugny et à Saint-Simon, après un violent combat. Ces deux localités sont en notre pouvoir.
Au sud de l’Oise, nous avons progressé jusqu’aux abords de Servais. L’ennemi a laissé partout entre nos mains un important matériel.
Sur le front de l’Ailette, et entre Ailette et Aisne, peu de changement. Nous avons progressé au nord de Vauxaillon, enlevé Celles-sur-Aisne et repoussé deux contre-attaques devant cette localité. D’autres contre-attaques ont été brisées au moulin de Laffaux. L’ennemi réagit violemment par son artillerie.
Les Allemands poursuivent leur retraite sur le front britannique. Nos alliés ont pris Villevêque, Sainte-Emilie et la plus grande partie du bois d’Havrincourt. Leurs détachements avancés ont fait des prisonniers et infligé de lourdes pertes à l’ennemi.
Au nord d’ Havrincourt, les Anglais ont occupé le point dit Sport Reaf, sur la rive ouest du canal du Nord, en face d’ Hermies.
Les Américains ont pris Muscourt et capturé 50 Allemands. Ils ont livré plusieurs contre-attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1483/25 août 1918

Le psychisme des soldats de la Grande Guerre à travers l’expérience combattante de l’Aisne

Dans un intéressant dossier, on peut en savoir plus sur le psychisme des soldats à la lumière des écrits de Robert Troubat qui passa un long moment dans le département de l’Aisne.

Souvent, il interpellait son lecteur, par son questionnement, ses doutes, ses certitudes, sans tabou apparent, puisqu’il n’hésite pas à mentionner des aspects moins glorieux de sa vie de soldat. Il écrivit notamment, sans pudeur, qu’au cours d’un bombardement allemand le 25 août 1918, son abri sur la route 44 de Saint-Quentin à Lens fut ébranlé et qu’il courut se cacher dans un autre, se faufilant dans la nuit, seul, sous une pluie d’obus. Il raconta comment les larmes lui montèrent alors aux yeux, plusieurs sentiments s’entremêlant : rage de voir son « cagnat » détruit, douleur de son genou blessé dans sa fuite, angoisse de ne pas retrouver sa section, partie plus tôt en mission, peur de mourir.

Les mots rendent compte de la brutalité inouïe à laquelle est confrontée Robert Troubat. Ils évoquent aussi sa terreur face à la certitude d’une mort prochaine qui ne peut, selon lui, manquer de survenir et à l’incertitude de la mort qui lui sera infligée ainsi que du sort réservé à son corps. Pour composer avec ce souvenir, il dissocie son esprit de son propre corps, comme pour mettre à distance l’emprise des combats sur lui et comme s’il se considérait déjà alors comme inanimé, mort. Autrement dit, il serait comme un mort en sursis. Il évoque aussi des « rêves surhumains » et des « cauchemarts » . Le champ lexical utilisé dans l’ensemble de son carnet est très fort et caractérise son expérience de la guerre : « tuerie », « carnage », « cruel », « tragique », « épouvante », « enfert », « boucherie », « furie », « boureauds » , « bétaille humain », « râlements déchirants des mourants », « chair répandut », etc.

source: https://cote108.hypotheses.org/151

Parution du Miroir

Le général americain travaille sous les obus

Prisonnier Henri Chariaux n’oublie pas sa famille

Le 25 août 1918.

Cher petit Raoul. Chère Léontine. Chers Parents.
Mon petit mignon je suis content que tu vas avec plaisir
à l’école, que tu t’amuses bien avec tes camarades.
Et que tu as déjà bien apprit à compter. Continus tu
seras toujours le mignon à ton papa. Obéi bien à ta
maman et à tes grands Parents. Pendant tes vacances tu
feras le petit domestique à ton pépé.
Ma chère Léontine, j’ai reçu avec plaisir tes cartes
du 13 et 20 juillet. Je te donne d’avantage de détails
sur ta lettre. Je suis en bonne santé. Je vous en désire
à tous une pareille. Je termine en t’embrassant bien fort
ainsi que Raoul, mes Beaux Parents et Parents.
Chariaux Henri.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1914/Chariaux-Henri/correspondances/1918-08.html

La composition du pain allemand est surprenante

25 août 1918: la composition du pain allemand est surprenante Le Figaro Il paraît que l’Institut de chimie de Leipzig a trouvé du chanvre, de la laine, du coton, du papier, de la chaux et du sable dans le pain qui est quotidiennement vendu ….

Article non complet . Source: https://legoutdupain.wordpress.com/2014/08/26/25-aout-1918-la-composition-du-pain-allemand-est-surprenante-le-figaro/

Marine: le cargo Pontet-Canet torpillé par un sous-marin

Le Pontet Canet,  cargo à vapeur fut construit en Norvège au chantier « Nylands » pour le compte de la société « R/S Kathinka » de Tonsberg en 1905. Son lancement se fera le 2 septembre 1905 sous le nom de « Kathinka ». Il mesurait 68.6m pour 10.3m et 3.80m de creux. Il jaugeait 1183t et était propulsé par un moteur triple expansion de 109 nhp.

Le 25 Août 1918, parti du port du Havre en direction de Bordeaux, il est torpillé par le sous-marin allemand UB109 commandé par l’Oberleutnant zur See Kurt Ramien. Il y aura 9 victimes parmi l’équipage. Ce u boot qui appartenait à la 1ère flottille des Flandres, mesurait 55.30m pour 629t. Il coulera durant cette patrouille qui sera la dernière, deux autres navires, le 19 Août le « Zinal » vapeur britannique de 4.037t et le 26 Août, le « Helge » vapeur suédois de 1133t. Le sous-marin disparaîtra quatre jours plus tard, le 29 Août, victime d’une mine lors de la tentative de franchissement du barrage de Douvre.

source: http://www.wreck.fr/pontet.htm

Journal du dimanche 25 août 1918

Dans la région de Lassigny et entre Oise et Aisne, canonnade assez vive.
Nos détachements ont pénétré sur plusieurs points dans les tranchées allemandes en Lorraine et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont progressé dans le secteur d’A1bert et fait des prisonniers. Depuis le 21, ils ont fait p1us de 14000 prisonniers et capturé un certain nombre de canons.
Ils ont réussi une opération 1ocale au nord de Neuf-Berquin. Quelques attaques partielles au nord de Bailleul, au sud de Locre et au nord de Kemmel, faites par l’ennemi au cours de la nuit, ont été repoussées après une lutte vio1ente. Des combats heureux pour nos alliés ont eu 1ieu au nord du canal de la Bassée, dans le secteur de Givenchy.
Nos équipages de chasse ont abattu ou mis hors de combat quatorze avions ennemis.
L’aviation de bombardement de jour a lancé dix-huit tonnes de projectiles sur des rassemblements de troupes et des convois dans le ravin de Margival, sur les routes de Soissons à Chauny, sur Vauxaillon, Anizy-le-Château et Laffaux.
L’aviation de nuit a jeté vingt cinq tonnes de projectiles sur les gares de Ham, Laon, Anizy-le-Château, Mézières et Marchault-Pontavert. Une forte expédition a été effectuée sur l’aérodrome de Mars-la-Tour.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1504/14 septembre 1918

Des fusiliers marins  au Moulin de Laffaux

Monument aux fusiliers marins

Au mois de novembre 1915, la brigade de fusiliers marins mise sous les ordres de l’amiral Ronarc’h,en manœuvre sur les frontières du nord de la France, est dissoute. Conservant aux Armées son drapeau à la fourragère, la décision est prise de garder sur le front, en décembre 1915, un bataillon de marins. Ainsi, le bataillon de fusiliers marins, longtemps maintenu dans la région de Nieuport où il obtient sa cinquième citation à l’ordre de l’Armée, reçoit le 25 août 1918 l’ordre de repartir au combat; il est alors rattaché au 1er corps d’Armée qui attaque en direction de l’Est la charnière de la ligne Hindenburg.
Le site du mont de Laffaux est constitué par un système de tranchées en excellent état d’entretien, et présente une position extrêmement forte, tenue par la 1re division prussienne dont la consigne est de tenir à tout prix.

Le 14 septembre 1918, à 5h30, le « Bataillon de fusiliers marins«  qui est en première ligne depuis le 9 septembre, opérant avec la 29e division d’infanterie, encadrée à droite par la 128e division et à gauche par la 1e division marocaine, reçoit l’ordre d’attaquer. Alors qu’il fait encore nuit, un passage est ouvert à travers les réseaux de défense. A 5h58, le bataillon, triomphant de la résistance ennemie, atteint le lieu-dit « Moulin de Laffaux« , franchit les lignes de tranchées et, emporté par son élan, dépasse même son objectif. Les tranchées sont vidées de leurs occupants et un petit bois sur les pentes du« ravin d’Allemant »est enlevé à la baïonnette et ses défenseurs faits prisonniers.
L’ennemi réagira vigoureusement, le bataillon le poursuivra néanmoins, pas à pas, jusqu’aux « rives de l’Ailette« , mais ne pourra le forcer à lui seul, tant celui-ci dispose de moyens en personnel et en matériel considérables.

C’est sous la pression du 1er corps d’Armée que les Allemands abandonneront enfin cette ligne. Les couleurs françaises flotteront surLaon.

source: https://memorial-national-des-marins.fr/n/183783-fusiliers-marins-1914-1918-moulin-de-laffaux 

lire aussi http://httpdupuyblogspotcom.unblog.fr/2015/02/05/ces-demoiselles-aux-pompons-rouges-suite-2/

Le général Louis Franchet d’Espérey en Macédoine 

Le général Louis Franchet d’Espérey. prépare avec ardeur une offensive majeure. Il fait construire des routes et des voies ferrées de 60 pour amener l’artillerie et les munitions le long du front. Il fait effectuer des relevés cartographiques et fait mettre en place des réseaux filaires de communication.

En septembre, l’armée grecque reconstituée atteint sa capacité opérationnelle et se joint aux alliés. Elle s’illustre lors de la prise du Skra di Legen le 16 mai 1918.

Les effectifs par puissances belligérantes dans les Balkans sont, en septembre 1918, de 210 000 Français, 138 000 Britanniques, 119 000 Serbes, 157 000 Grecs, et 43 000 Italiens opposés à 550 000 Bulgares (appuyés par quelques forces austro-hongroises), 18 000 Allemands, et 25 000 Turques.

En face, la XIe Armée allemande du général von Steuben, est essentiellement composée de Bulgares. Le Feld-maréchal Mackensen dirige donc trois armées bulgares, la I°, II° et IV°, de son QG de Bucarest.

Le 15 septembre, Le général Louis Franchet d’Espérey lance une offensive vers le nord, en direction de la Serbie. Il fait progresser ses troupes sur deux axes Ouest et Est. Pour conquérir la vallée du Vardar et progresser profondément en Serbie occupée, une alternative s’offre à lui :

  • soit porter son effort sur le Lac Dojran et contourner les défenses bulgares concentrées le long de la vallée du Vardar par l’Est ;
  • soit porter son effort dans la montagne macédonienne à travers un terrain bien plus difficile et contourner ces mêmes défenses par l’Ouest.

Franchet d’Esperey choisit la seconde option. Français et Serbes coupent donc à travers la montagne de la Moglena pour surprendre les germano-bulgares sur leurs lignes de ravitaillement dans la région de Prilep.

Parution du Rire rouge

çà… mon chéri , c’est un aviateur… Tu comprends, ton portrait à toi , m’était trop précieux , je l’avais mis l’abri.

source: http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1918/0436

Journal du samedi 14 septembre 1918

A l’ouest de Saint-Quentin, nos troupes ont progressé jusqu’à la route de Holnon a Savy, en liaison avec les troupes britanniques.
Les Anglais se sont avancés victorieusement dans le secteur d’Havrincourt. Ils ont pris Trescaut et leur ancienne ligne, qui se trouve à l’est et au nord de ce village.
A leur droite, les Néo-Zélandais ont progressé dans le bois de Gouzeaucourt, surmontant la résistance opiniâtre d’une division de chasseurs allemands. A Havrincourt, la 62e division du Yorkshire, qui avait déjà emporté ce village le 20 novembre 1917, a attaqué de nouveau sur le même terrain avec un égal succès.
D’autres troupes anglaises ont attaqué et franchi le canal du Nord, au nord d’Havrinourt. Après un combat violent, elles se sont emparées de ce village et d’une partie de la ligne Hindenburg, entre Havrincourt et le canal.
Les troupes du Lancashire, au nord de la route Bapaume-Cambrai, ont achevé la conquête de Moeuvres, après une lutte opiniâtre. Nos alliés ont fait un millier de prisonniers. Ils ont réalisé de nouveaux progrès dans la partie nord du front, au sud du canal de la Bassée et au nord-est d’Armentières.
L’armée américaine a attaqué dans la région de Saint-Mihiel et réalisé des progrès importants, appuyée par des unités françaises. Elle a avancé de 8 kilomètres sur certains points et fait 8.000 prisonniers.