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1445/18 juillet 1918: hécatombe de soldats du 1er régiment de zouaves à Longpont (02)

(Suite)Le généralissime Foch passe à la contre-offensive

Le 18 juillet 1918, après quatre ans de guerre, le généralissime Foch passe à la contre-offensive avec les premières troupes américaines dans la région de Villers-Cotterêts.

Pour la première fois sont utilisés à grande échelle les chars d’assaut. Les Allemands sont partout repoussés. Ils subissent leur plus grave défaite à Montdidier, le 8 août, et dès lors engagent une retraite générale.

source: https://www.herodote.net/almanach-ID-2987.php

Hécatombe de soldats du 1er régiment de zouaves à Longpont (02)

Sur le monument aux morts de Longpont, une plaque rappelle que ce paisible village de la forêt de Villers-Cotterêts s’est retrouvé sur la ligne de front au cours des combats de juin et juillet 1918, lorsque l’offensive allemande lancée le 27 mai sur le chemin des dames avait mené les troupes de l’Empereur jusqu’aux limites de la forêt. Le 6 juin, le front s’était stabilisé sur une ligne passant de la ferme de Vertes-Feuilles à Longpont, devant la Ferté-Milon et jusqu’à Chezy-en-Orxois.

On peut lire sur cette plaque : « Aux 5 officiers et 189 sous-officiers, caporaux et zouaves du 1er Régiment de Zouaves, tombés le 18 juillet 1918 en libérant Longpont ».

Le 18 juillet 1918 correspond au premier jour del’offensive Mangin partie de la forêt de Villers-Cotterêts, portée par 300 chars et 40 escadrilles. Débutée à 4h35 par un barrage roulant, elle fut rapidement couronnée de succès. Dès 10 heures, l’infanterie avait atteint Chaudun et était parvenue en face de Vierzy et de Villers-Hélon, à 6 kilomètres de la base de départ. Le 6 août, le front s’était déplacé sur une ligne allant de Soissons à Muizon, en passant par Braine et Fismes.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/plaque-au-1er-regiment-de-zouaves-longpont.php

Journal du jeudi 18 juillet 1918

Au sud de la Marne, les Allemands poussant des forces nouvelles, ont attaqué les hauteurs au nord de-Saint-Agnan et de la Chapelle-Monthodon. ILs ont réussi à pénétrer dans la Bourdonnnerie. La bataille se poursuit avec âpreté sur les pentes boisées immédiatement au sud de ce point.
Plus à l’est, en dépit d’attaques très vives, nous avons maintenu l’ennemi aux lisières sud des bois de Bouquigny et de Nes1es.
Les Allemands ont tenté un puissant effort en direction de Montvoisin, dont ils ont pu s’emparer. Mais une contre-attaque de nos troupes les ont rejetés de cette 1oca1ité.
Entre la Marne et Reims, des combats violents sont en cours dans les bois de Courton. Une attaque ennemie dans la région de Vrigny a complètement échoué.
A l’est de Reims, les attaques 1oca1es de l’ennemi sont restées infructueuses. Dans la région de Prunay, en renouvelant ses assauts sur Beaumont, il a subi un sanglant échec. Partout, nous avons intégralement maintenu nos positions.
A l’est de Villers-Bretonneux, les Anglais, à la suite d’une heureuse opération de détail exécutée pendant la nuit, ont fait quelques prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Un coup de main allemand a échoué dans le même secteur. Les Anglais ont fait des prisonniers dans un raid aux environs d’Hulluch. Activité de l’artillerie allemande dans les secteurs de la Somme et de l’Ancre, au nord de la Scarpe, au nord-est de Béthune et au nord de Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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1443/16 juillet 1918: le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Ici, dans ce vallon du Ru des Vieux Prés est venue s’échouer le 15 juillet 1918 la dernière offensive allemande. Ce mémorial de la Ferme de la Verdure en perpétue le souvenir.

Le 15 juillet 1918, précédées par un très violent tir d’artillerie, les troupes d’assaut allemandes franchissent la Marne, submergent nos positions et atteignent ce ruisseau. Elles y sont arrêtées par nos défenseurs de la 20ème division installés défensivement sur les hauteurs sud.

Le 16 juillet, depuis ce vallon, le 2e RI (20ème division) passe à la contre attaque et après de très durs combats s’empare des hameaux de Chézy, de Montleçon et de la Ferme de la Bourdonnerie. Par un retour offensif, les Allemands reprennent la ferme. Plus à l’est, le 77e RI (18e division) reprend la Ferme des Pozart.

Le 17 juillet, nouvelle contre attaque française par les 18ème BCP, 25e RI, 147ème RI et 32eRI. La progression est difficile et meurtrière due à la présence d’un grand nombre de mitrailleuses allemandes. La Ferme de la Cressonnière est reprise ainsi que la Bourdonnerie mais là encore, les Allemands contre attaque et reprennent la ferme.

Devant l’échec de l’offensive, l’état major Allemand décide de replier ses divisions engagées au sud de la Marne dans la nuit du 18 au 19 pour l’artillerie et du 19 au 20 pour l’infanterie.

source: https://www.valleesenchampagne.fr/mémoire-de-nos-vallées/combats-à-la-chapelle-monthodon-guerre-de-1914-1918/

Une infirmière miraculée: Henriette Bressolles 

Fille d’un officier supérieur, Mademoiselle Bressoles s’était engagée à 18 ans comme infirmière militaire dans une une ambulance chirurgicale volante. Par son comportement héroïque elle mérita  quatre citations, la médaille de Reconnaissance Française et sera même proposée pour la Légion d’Honneur. Le 16 juillet 1918, dans la région de Dormans, elle porta secours, sous un violent tir de barrage, à un prêtre-soldat dont le bras et la jambe gauche viennent d’être arrachés par des éclats d’obus. Comme elle s’efforçait  de soulever de terre le grand blessé, elle ressentit brusquement un craquement et une très vive douleur dans la colonne vertébrale. Rentré à l’ambulance, elle éprouva une grande  peine se redresser. Malgré ses douleurs elle refusa  toute évacuation jusqu’au soir où un obus tomba à quelques mètres d’elle et la projetta à terre. Henriette fut retrouvée  une heure après, évanouie avec un éclat dans la jambe.

la suite sur : http://www.1914-1918.be/inf_miraculee.php

Journal du mardi 16 juillet 1918

Après une violente préparation d’artillerie, les Allemands ont attaqué depuis Château-Thierry jusqu’à la Main-de-Massiges, sur un front de 80 kilomètres.
La lutte a été d’une extrême violence. A l’ouest de Reims, des combats acharnés ont eu lieu autour de Reuilly-Courthezon, Vasly. L’ennemi a réussi à s’infiltrer au sud de la Marne, entre Dormans et Fossoy. Une contre-attaque des Américains a refoulé les Allemands qui avaient franchi le fleuve à l’ouest du Fossoy.
Entre Dormans et Reims, nos troupes et les troupes italiennes résistent sur une ligne Châtillon-s.-Marne, Cuchery, Marfaux, Bouilly.
A l’est de Reims, de Sillery à Massiges, nos contingents ont opposé une défense irréductible. La ligne passe par Prunay, les Marquises, au nord de Prosnes et de Souain.
Les Anglais ont avancé leur ligne en Flandre, à l’est du lac de Dickebusch, sur un front de deux kilomètres. Ils ont fait 296 prisonniers, capturé quelques mitrailleuses ainsi que du matériel. Leurs pertes ont été légères. Ils ont amélioré leurs positions légèrement au sud de Villers-Bretonneux et fait quelques prisonniers. D’autres ont été également capturés dans un raid heureux aux environs d’Ayette.
Activité d’artillerie au sud d’Arras, au nord de Béthune et dans le secteur de Locre.
Les troupes anglo-indiennes ont fait 50 prisonniers à l’est du Jourdain, en Palestine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1436/9 juillet 1918

Vaincus par des grenouilles collabos !

Le 9 juillet 1918 Le Figaro relate cette information.

«Les grenouilles sont pro-boches. Elles en ont bien l’air. Y a-t-il rien de laid comme une grenouille? avec ses yeux de Herr Doctor et son ventre de buveur de bière. Les grenouilles donc sont germanophiles. Elles l’ont prouvé au Chemin des Dames.

Ce sont leurs coassements, à en croire le correspondant du Lokal Anzeigef (mais est-on forcé de le croire?), qui auraient permis aux Allemands d’avancer sans éveiller l’attention des guetteurs français. Ces chétives pécores auraient couvert de leurs voix le bruit des troupes en marche.

Le Kaiser va-t-il leur donner des croix de fer?» écrit Le Figaro du 9 juillet 1918.

Correspondance et photographies de Gabriel Turquet, en Picardie

Le château de Pierrefonds

Gabriel Turquet est rappelé d’urgence sur le front de la Somme, suite à l’offensive allemande du printemps (mars à mai 1918), avant d’occuper des positions de défense de nouveau dans l’Aisne, où il participe à la seconde bataille de Noyon (août 1918). Il se retrouve pour finir en Champagne-Ardenne lors des grandes offensives françaises de la Marne (septembre – octobre 1918), secteur où il apprend l’armistice le 11 novembre 1918.

Il voue une véritable passion à la photographie, ce qui le conduit à prendre de nombreux clichés durant toute cette période : ses camarades, les secteurs où il est passé, les lieux de vie… Son reportage photographique est un formidable témoignage de la guerre vue par un soldat.

Lettres et images à voir sur le site des archives de la Vendée: http://recherche-archives.vendee.fr/archives/fonds/FRAD085_1Num416

Mort de James Thomas Byford McCudden, as de la royal Air Force

James Thomas Byford McCudden est un as de la Royal Air Force, né le 28 mars 1895 à Gillingham dans le Kent. Il meurt dans un accident le 9 juillet 1918. Il fut l’as le plus décoré de la première guerre mondiale avec 57 victoires en combat aérien. Le major Mac Cudden débute comme mécanicien dans une escadrille à Amiens puis comme observateur, participant à de nombreux combats durant la première année de la guerre. Il passe son brevet de pilote de chasse à partir d’août 1916 et obtient sa première victoire le 6 septembre en abattant un avion biplace allemand. Il inaugure ainsi sa propre méthode de combat : le tir à distance. En août 1917, il est nommé à la tête du Flight B du squadron 56, qui comprend de nombreux pilotes d’exception. En mars 1918, il obtient la Victoria Cross. Après 57 victoires, il décède le 9 juillet 1918 trahi par la mécanique lors d’une mission. McCudden, inconscient, est retiré des restes de son appareil avec une importante fracture du crâne. Il décède le soir même, aux environs de 20 h, sans avoir repris connaissance.

source: http://racontemoi1418.fr/james-mccudden/#1

Médaille: création de la Silver star

La Silver Star (étoile d’argent) est une médaille créée le 9 juillet 1918. Elle est attribuée pour « Bravoure en opération contre un ennemi des États-Unis ».

source: http://www.memorialgenweb.org/mobile/fr/medailles_militaires.php

Journal du mardi 9 juillet 1918

Actions d’artillerie entre la forêt de Villers-Cotterets et la Marne.
Nous avons réussi une opération de détail près de Longpont, où nous avons progressé d’environ 1300 mètres, sur un front de 3 kilomètres et capturé 347 Allemands.
Les troupes australiennes ont légèrement avancé leurs lignes sur un front de 3.000 mètres de part et d’autre de la Somme, en faisant des prisonniers.
Au sud du canal de la Bassée, un raid heureux, entrepris par des troupes écossaises, a valu quelques prisonniers à nos alliés.
A l’est d’Hazebrouck, des troupes australiennes ont pénétré dans les tranchées allemandes et ramené des prisonniers.
L’artillerie ennemie s’est montrée active sur les deux rives de la Somme, ainsi qu’à l’ouest de Beaumont-Hamel et aux environs de Béthune.
Les Américains ont réussi un raid dans les Vosges, tuant et blessant un certain nombre d’Allemands et faisant des prisonniers.
En Macédoine, succès franco-italien à l’ouest de Koritsa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1405/8 juin 1918: la croix Victoria pour Joseph Keable, un héros  canadienjcanadienj

Les Américains au bois Belleau

Le 8 juin 1918, les Marines du 6ème Régiment reçurent pour mission de s’emparer de la partie sud du bois de Belleau .Mésestimant le volume des forces allemandes dans cette partie du bois, ils déclenchèrent un assaut sans appui pour saisir leur objectif. Ce premier assaut fut repoussé par des Allemands solidement retranchés. Les vingt-quatre heures suivantes permirent d’élaborer un plan d’emploi des armes combinées pour enlever l’objectif. A 4h30 le 10 juin, des éléments du 6ème Régiment de Marines, appuyés directement par leur bataillon de mitrailleuses, lancèrent l’assaut. Après deux heures d’un combat intense et acharné, l’objectif était enlevé.

Le 11 juin 1918, des éléments du 5ème Régiment de Marines lancèrent avant l’aube un assaut dans la partie ouest du bois de Belleau pour établir le contact avec le 6ème Régiment. Ce plan de devait pas survivre à la brume, à la tourmente, à la confusion et au chaos des armes. Les Marines perdant tout repère furent exposés à un feu nourri des mitrailleuses et fusils allemands. En dépit de pertes énormes, d’un feu d’artillerie intense avec usage des gaz, ils parvinrent à se réorganiser et à reprendre la poussée. La bataille se désagrégea en un combat de sections, de groupes et finalement d’homme à homme, qui vit les Marines enlever l’un après l’autre les nids de mitrailleuses, à la baïonnette et au corps à corps. Après des heures d’un combat acharné, le 5ème Régiment de Marines perçait à la lisière nord du bois.

La suite sur http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/bois-de-belleau.php

La croix Victoria pour Joseph Keable, un héros  canadien

Joseph-Thomas Keable, né le 5 mai 1892 à Saint Moïse  au Québec,, est un soldat canadien natif du Bas St Laurent, mort  +  9 juin 1918 au champ d’honneur lors de la guerre 14/18 à Neuville-Vitasse en France , il fut le premier Québécois à être décoré de la croix victoria. Bien que son nom soit souvent orthographié Kaeble , surtout en Anglais,  la Commission de toponymie du Québec affirme que son nom doit être orthographié Keable,son nom de baptème (…)

(… Le 8 juin 1918 à Neuville Vitasse, le caporal J.Keable subit vers 21h un violent barrage d’artillerie suivit d’une attaque allemande sur la position qu’il tenait avec sa section, celle ci étant complètement décimée, il sauta hors de la tranchée et, avec sa mitrailleuse Lewis, vida tous ses chargeurs sur les vagues ennemies qui finirent par se replier. Gravement blessé il mourrut le lendemain.

Voir une vidéo ici.

Le caporal Keable est inhumé  à l’annexe du cimetière communal de WANQUETIN, section II. A. 8., Pas de Calais, France.

Déjà décoré de la médaille militaire, il reçut la Croix Victoria à titre posthume.-

Lire aussi https://journals.openedition.org/rha/7426

Une éphémère étoile de la victoire

Au soir du mardi 8 juin 1918, toutes les étoiles brillaient dans un ciel de lune nouvelle. Au plus profond des tranchées, les soldats alliés et allemands savaient qu’ils devaient redoubler d’attention tant ce type de soirée était favorable aux coups de mains des « nettoyeurs ».

En regardant vers les lignes allemandes, à l’Est, les Poilus virent rapidement se lever la merveilleuse étoile baptisée Altaïr (Alpha de l’Aigle). Surprise ! A son côté, apparut un deuxième astre encore plus brillant. Vérifications faites, selon les cartes de l’Almanach Hachette de 1918, aucune étoile ne devait se trouver au côté d’Altaïr ? C’était à ne pas en croire ses yeux.

Le nouvel astre atteignit son maximum d’éclat le jour de son apparition. Vers 23 heures, il était aussi étincelant que Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel. André Danjon, alors soldat (qui sera plus tard directeur des observatoires de Strasbourg puis de Paris), observa directement le phénomène « C’était simplement l’apparition soudaine d’une nova très brillante, une étoile qui venait d’exploser. »

A chaud, il expliqua à ses supérieurs que cette nova allait perdre de son intensité lumineuse. Effectivement, dès le lendemain, elle commença à baisser.

Le soir du 8 juin 1918, de partout sur le front, des messages furent envoyés à l’état-major des armées françaises à Chantilly. La majorité des soldats pensaient qu’il s’agissait d’une intervention divine indiquant clairement une prochaine victoire des armées alliées face à la barbarie.

Pourtant, le ministère de la Guerre soumit la presse française à une censure rigoureuse. A ses yeux, le fait que cette étoile nouvelle ait apparu côté allemand et dans la constellation de l’Aigle était fâcheux, puisqu’on pouvait tout aussi bien penser que Dieu avait choisi le camp de l’aigle impérial allemand. D’après un article du quotidien régional « La Montagne » du 11 novembre 2005.

source:http://culture-et-debats.over-blog.com/article-1188731.htm

Préparation de la bataille du Matz (Oise)

Pour passer le rempart naturel, dit ‘’Massif de Thiescourt’’, le Général Von Hutier employa les grands moyens, en préparant une nouvelle offensive qui débuta le 9 juin 1918. Pour ce faire, il mit en place une importante artillerie et amassa ses troupes sur une ligne allant de Montdidier à Noyon. Si le massif n’était pas pris d’un seul élan il serait encerclé.

Le jour J, à 12H50, un déluge de feu et d’acier s’abat sur les troupes françaises et aussitôt les premiers soldats de la 11ème D.I. allemande traversent les lignes Alliées. Sous la pression ennemie, le front cède sur Thiescourt, entraînant dans sa perte la Ferme d’Attiche, point culminant du massif.
Le 11 juin, les allemands sont à Mélicocq. La situation est inquiétante car, plus au Nord-Ouest, l’ennemi approche de Compiègne.
Cependant, l’état-major français ne fut pas surpris par l’attaque allemande car, quelques semaines plus tôt, des déserteurs allemands avaient préféré se constituer prisonniers plutôt que de se lancer dans une nouvelle bataille. Ils dévoilèrent en parti le plan du Général Von-Hutier. Ainsi, des réserves françaises attendaient l’ennemi sur le Matz pour le mettre en échec.
Pendant la bataille, une division se distingua et enregistra le plus grand nombre de pertes (4915 hommes). La 1ère Division de Cuirassiers à Pieds venait une nouvelle fois de se sacrifier pour contenir l’envahisseur en attendant les renforts.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=puT_WumLFeSKmgXKnZvYCQ&q=bataille+du+matz&oq=bataille+du+matz&gs_l=psy-ab.3..0.1970.6062.0.6606.17.14.0.0.0.0.522.1986.2-3j1j1j1.6.0….0…1.1.64.psy-ab..11.6.1986.0..35i39k1j0i67k1j0i10i67k1j0i131k1.0.Cgw6sbB2_8A

lire aussi: http://20072008.free.fr/journee262008matz1juin18doc1.htm

Une lettre de Théophile Bonnet à son oncle

« Le 8 juin 1918,

Mon cher oncle,

Je vous ai écri hier soir en vous disant que nous montions faire un coup de main. Eh bien voici les résultats.

Nous craignions a une attaque, l’état-major en voulait des renseignements, pour cela toute la nuit il y avait sur le front de la division coups de main sur coup de main sans avoir aucun résultat. Le Colon voyant que les autres compagnies ne pouvaient rien ramener a désigné la mienne d’office. Hier soir à 10 h et demie, nous partions armés de grenades,  de carabines et revolvers, arrivés entre les lignes à 11 h et demie, nous nous déployons en tirailleurs et l’opération allait commencer à minuit, le 75 faisait un tir sur la première ligne boche, nous avancions toujours à l’arme blanche quand tout à coup nous arrivons aux fils de fer boches. Là, nous avions ordre de nous arrêter, la mitrailleuse tirait, il a fallu se coucher, dix minutes après nous franchissions ces fils de fer en question et au bout de quelques secondes mon camarade de combat et moi tombions sur un petit poste boche qui était situé à l’arrière des fils de fer. Dans ce poste, il y avait deux fritz. De l’instant que nous les avons vus, nous avons bondis dessus revolver au poing et nous les avons capturés. J’ai rapporté leur fusils et tu peux croire cher oncle que j’ai songé à toi. Je te conserve un bon Mauser avec les munitions voulu pour aller faire une tournée aux sangliers et aux chevreuils chez mon oncle Maillet.

Je ne sais encore les récompenses qui nous seront accordés, d’après ce que j’aurai entendu dire le colon nous aurait promis quelque chose.

(…)

Pour aujourd’hui, rien de plus à te faire part, au plaisir de te lire, je te quitte Cher Oncle en t’embrassant de tout cœur ainsi que toute la famille.

Bons baisers de ton neveu qui t’aime

Théophile »source: http://guerre14-18.cc-parthenay-gatine.fr/bonnet-theophile/

Journal du samedi 6 juin 1918

Nombreuses actions locales à notre avantage.
Nous avons réussi des coups de main au nord de Montdidier et à l’ouest de Noyon.
Nous avons enlevé le village de Le Port, à l’ouest de Fontenoy, réalisé une progression à l’ouest de Longpont et fait des prisonniers, amélioré nos positions au sud-est d’Ambleny.
Une attaque, menée par les troupes franco-américaines nous a permis d’avancer notre ligne d’un kilomètre environ dans la région de Veuilly-la-Poterie-Bussiares; 270 prisonniers, dont dix officiers, sont restés entre nos mains. Nous avons ensuite conquis le village de Susly, ainsi que les boqueteaux à l’est. La station de Veuilly-la-Poterie et les lisières nord de ce village sont également en notre possession.
Les troupes franco-américaines ont gagné du terrain sur le front Torcy-Belleau-Bouresches.
A l’ouest de Château-Thierry, une action vivement menée nous a rendu la cote 204.
Entre la Marne et Reims, les troupes britanniques ont repris pied dans le village de Bligny, que nous avons perdu, et infligé de fortes pertes à l’ennemi.
Les aviateurs anglais ont bombardé Trèves et Coblentz, ainsi que la gare de Metz-Sablons et les voies ferrées de Thionville. Ils ont abattu sept avions.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1400/3 juin 1918

Correspondance et photos de Gabriel Turquet

Le 4 mai, Gabriel est dans son dépôt à Orléans et se prépare à partir le lendemain au front. En arrivant au Bois des Buttes près de Craonne dans l’Aisne, il est assez impressionné par ce qu’il voit « Oh, quel spectacle ! Chers parents, je vous enverrai mes photos.  » (14 mai). Il loge dans une sape (sorte de tranchées creusées sous terre) et passe ses journées dans sa batterie. Pour lui, le plus dur est le manque d’hygiène et le fait de devoir garder ses vêtements tous les jours (vues 14-16).

Sa batterie bombarde les lignes allemandes :  » nous tirions par rafales, j’ai fait le chargeur. Il faut être vif et habile pour s’écarter du recul de la culasse et du renvoi de la douille  » (23 mai). Il décrit aussi son poste de tir :  » un groupe comprend quatre batteries soit seize canons, quatre par batteries « . Il doit souvent porter un masque à gaz à cause des obus à gaz allemands et trouve cela inconfortable pour écrire.
Il commente ses photographies :  » la petite colline que vous voyez dans certaines vues est le fameux Bois des Buttes percé de trois tunnels, du haut duquel nous pouvons voir Laon et le Chemin des Dames dont on parle tant  » (23 mai). Fin mai, il s’étonne du manque de réactions des Allemands, qui ne répondent pas à leurs tirs et pense que ces derniers préparent une offensive. Le moral des troupes est bas et à son goût, il entend trop souvent l’Internationale (31 mai). Le 3 juin, il reçoit l’ordre d’assurer la liaison entre le commandant et le colonel qui est à Pontavert (Aisne) ; surpris en chemin entre des tirs croisés, il se retrouve coincé dans les boyaux sous des feux, s’en sortant miraculeusement en se cachant dans une sape. Les Allemands sont de nouveau très actifs par leur artillerie et leur aviation.

Le 4 juin, Gabriel apprend sa nouvelle affectation en tant que téléphoniste :  » je ne serai plus sous les pièces, je serai 200 mètres plus en arrière « , et explique à ses parents qu’il écrira moins souvent car il aura davantage de travail. Ce poste lui permet d’avoir des nouvelles de la situation générale : il reçoit beaucoup de dépêches de la TSF et apprend le déroulement d’une offensive alliée du côté de Messines (Belgique, 8 juin). Le 11 juin, il part à l’arrière au bois de Gernicourt et pense à son ami Henri Vessière mort récemment dans les environs ; il ne s’y habitue toujours pas.

Le 24 juin, il a pu aller à la messe mais a passé une soirée bien mouvementée entre les obus à gaz et un pilonnage intensif qui l’a empêché de dormir. Il reste fasciné par ce spectacle :  » malgré le danger et malgré l’inquiétude du moment, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver cela magnifique  » (vues 52-53). La relève des positions se déroule sous des obus asphyxiants ; l’odeur est très forte et se fait sentir plusieurs jours après. L’artillerie lourde est appelée en renfort pour pilonner les batteries allemandes à l’origine de ces tirs. Il aurait bien aimé avoir un appareil de cinéma pour filmer ce qu’il voit.

L a suite sur: source: http://recherche-archives.vendee.fr/archives/archives/fonds/FRAD085_1Num416/view:all

La bataille du bois Belleau (Aisne)

Le 3 juin, toute la 2ème division est positionnée en face des Allemands sur une ligne de 7 kilomètres s’étalant de Marigny-en-Orxois et le hameau de Thiolet en passant par Lucy-le-Bocage, à proximité du Bois Belleau.

Le même jour, les Allemands attaquent la partie gauche du dispositif américain mais ils sont refoulé avec des pertes importantes. Le 4 juin, toute la 2ème division américaine est au contact de l’ennemi et l’avance allemande est définitivement endigué.

En apprenant la présence de troupes américaines dans le secteur de Château-Thierry, le commandement allemand opte pour une stratégie qui aura le but d’infliger un maximum de dégâts à ces nouveaux adversaires.

De leur côté, les américains se fixent l’objectif de reprendre certaines positions importantes récemment capturé par les Allemands. Les combats sont alors des plus violents car aucun des deux camps ne veut céder le moindre centimètre de terrain à son ennemi.

Dans la nuit du 5 au 6 juin, la 4ème brigade des Marines du général Harbord et le 23ème régiment d’infanterie américaine montent en ligne à leur tour pour contre-attaquer et reprendre en premier lieu le bois Belleau.

source: https://www.guerre1914-1918.fr/bataille-du-bois-belleau-1er-au-26-juin-1918-02-aisne/

Journal du lundi 3 juin 1918

La pression allemande s’est poursuivie avec intensité sur le front entre l’Oise et la Marne.
Des tentatives extrêmement violentes dans la région lisière nord du bois de Carlepont et Moulin-sous-Touvent, ont été enrayées par nos troupes, qui ont rejeté l’ennemi au nord de cette dernière localité. Le mont de Choisy, attaqué à quatre reprises par les Allemands et pris par eux, a été enlevé de nouveau à la baïonnette par nos soldats, qui en sont restés maîtres.
Entre Vierzy et l’Ourcq, l’ennemi s’est emparé de Longpont, Corcy, Faverolles et Troesnes, mais, par un énergique retour offensif, nos troupes out occupé à nouveau ces localités.
Sur la Marne, les Allemands ont atteint les hauteurs à l’ouest de Château-Thierry; nous tenons la partie de la ville située sur la rive gauche.
De violents combats se sont livrés aux abords de la route de Dormans à Reims que les Allemands ont dépassée légèrement au sud d’Olizy-Violaine et de Ville-en-Tardenois.
Les Anglais ont exécuté un raid heureux au sud-est d’Arras. Ils ont fait vingt-sept prisonniers. D’autres raids, couronnés de succès, ont été effectués par eux au sud-est de Lens et au nord de Béthune.
Activité d’artillerie dans le secteur de Villers-Bretonneux.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1371/5 mai 1918: la VIe armée à l’assaut  du moulin de Laffaux (02)

L a Vie armée à l’assaut  du moulin de Laffaux (02)

La 6e armée du général Maistre se lance à l’assaut du plateau de Laffaux le 5 mai à 4 H 45, au sud-est de Vauxaillon. Le 1er Corps d’Armée colonial est chargé de la prise du secteur Vauxaillon-Fruty. Les marsouins de la 3e D.I., les cavaliers à pied du 4e, 9 e et 11 e cuirassiers et les fantassins du 228 e et du 329 e R.I., appuyés par les chars du groupement Lefebvre, prennent la tranchée du Cacatoès et avancent sur le plateau de Moisy, enlèvent les tranchées du Rossignol, de Pertuisane, de la Rade, ainsi que la ferme Mennejean.

Les 9 e et 11 e cuirassiers avancent de part et d’autre du moulin de Laffaux. Les offensives à la grenade permettent la prise des tranchées du Môle, du Mousse, du Rouge-gorge, alors que les chars du capitaine Robinet parviennent dans les environs de la carrière de Fruty et, dans un mouvement de retour, viennent à bout des derniers îlots de résistance dans le secteur du moulin de Laffaux. Les combats reprennent le 6 mai, à 16h00. Soutenue par un tir de barrage de l’artillerie, l’armée française est engagée dans le secteur nord-est de Vauxaillon. Les coloniaux sont tenus en échec au Mont des Singes mais le 4e cuirassier prend la position du château de la Motte et le 9e nettoie le Ravin d’Allemant. La contre offensive allemande est contenue. Après deux jours d’âpres combats, la position du plateau de Laffaux est acquise. 12 appareils seront perdus pour 55 hommes hors de combat dont 3 morts. Les monuments commémoratifs rendent hommage au courage et à la ténacité de ces soldats « Morts pour la France ».

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-moulin-de-laffaux

Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_de_Laffaux

L’as des as René Fonck nommé lieutenant

Le 5 mai 1918, Fonck est promu lieutenant. Quatre jours plus tard. Comme pour remercier le grand commandement de cette marque de confiance, il réalise ce que personne n’arrivera jamais à faire : abattre six avions dans la même journée, le jour de l’Ascension (voir encadré. Un sextuplé qui lui vaut d’être promu Officier de la Légion d’honneur. Il n’avait utilisé que 52 cartouches soit moins de neuf balles par avion ! Triplés, doublés se succèdent rapidement. Tellement vite que Fonck établit le record de vitesse par avion descendu : trois avions en dix secondes ! Les débris de ces trois appareils gisaient à moins de 400 mètres les uns des autres. Le 26 septembre, il renouvelle son exploit en balayant six avions le même jour.

source: https://www.traditions-air.fr/texte/Fonck_Rene.htm

Football: L’Olympique De Pantin vainqueur de la coupe Charles Simon

l’Olympique de Pantin au terme de son 16e de finale victorieux en novembre 1917.

Cette année, on fête la 100e édition de la Coupe de France. C’est le club de Pantin qui remporta le premier trophée en 1918 et dont il ne subsiste plus grand-chose aujourd’hui.

Nous sommes le 5 mai 1918 à 15 heures. La Coupe Charles-Simon, du nom d’un poilu mort au combat, cherche son premier vainqueur entre l’Olympique de Pantin et le FC Lyon, les derniers rescapés d’une compétition qui a attiré 48 clubs amateurs du pays.

L’épreuve est organisée par le Comité français interfédéral (CFI), l’ancêtre de la Fédération française de football qui est née en 1919.

2.000 spectateurs, principalement des militaires français, belges et britanniques en permission, assistent à l’événement qui passe à l’époque inaperçu. L’Olympique joue en bleu, Lyon en maillot à damier rouge et blanc.

« Au bout du terrain, se souvenait Roger Ebrard il y a vingt-cinq ans, il y avait des jardins ouvriers. Quand on tapait trop fort, les ouvriers nous renvoyaient le ballon. » L’Olympique Pantin, grâce à un doublé d’Emile Fiévet, s’impose 3-0.

Pionnier, l’Olympique est alors le plus grand club français, offrant quatorze de ses joueurs à la sélection nationale. Un an plus tard, il est à nouveau en finale de la coupe mais il bute sur le CASG Paris (3-2). En 1921, il est champion de France, laissant la Coupe de France au Red Star.

C’est aussi pour lui le début de la fin. Cinq ans plus tard, il fusionne avec son grand rival de Saint-Ouen. L’Olympique est mort, son stade (lire ci-dessous), dans lequel il évoluait devant plus de 10 000 spectateurs en moyenne au pied des Buttes-Chaumont, est rasé au même moment. Fin de l’histoire.

http://www.leparisien.fr/sports/ile-de-france/sur-les-traces-du-premier-vainqueur-l-olympique-de-pantin-06-01-2017-6531609.php

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

5 mai 1918 — Me suis levé à 6 h pour nettoyer la pièce. Avons transporté des munitions et tiré presque toute la journée jusque vers 20 h. Les Frisés ont tiré un peu partout pendant l’après-midi. De garde.

6 mai 1918 — Me suis levé vers 6 h pour décharger des obus du train léger. Ai mangé et me suis recouché jusqu’à midi. Passé tout l’après-midi à tirer et à transporter des munitions. De garde la majorité de la nuit; avons aussi tiré pendant la nuit.

7 mai 1918 — Me suis levé à 6 h. Ai fait mon tour de garde et ai aussi nettoyé la pièce jusqu’à 8 h 30. Ai mangé et ai dormi jusqu’à midi. Passé la majeure partie de l’après-midi à tirer. Nuit très tranquille. La 51st Scots Division tenait le front.

8 mai 1918 — Me suis levé à 8 h 30. Ai mangé, nettoyé la pièce et passé la majorité de la journée à fureter. Avons tiré et ai été de garde pendant la nuit.

9 mai 1918 — Me suis levé à 4 h; avons tiré 50 obus à gaz. Nos avions ont bombardé les lignes allemandes en début de matinée. Me suis couché à 8 h. Me suis levé à l’heure du déjeuner. Ai transporté des obus pendant l’après-midi. De garde de 22 h à 2 h. Nous nous attendions à une attaque allemande.

10 mai 1918 — Pas d’attaque. Me suis couché vers 2 h et me suis levé à 8 h 30 pour le petit déjeuner. Avons préparé des obus à gaz en vue du tir. Ai passé la majeure partie de l’après-midi à flâner. Me suis couché à 22 h.

La suite sur http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/may1918

Journal du dimanche 5 mai 1918

Bombardements assez vifs dans la région de l’Avre.
Nous avons exécuté plusieurs coups de main au delà de l’Oise et de l’Ailette et à l’ouest de la Pompelle. Nous avons ramené un certain nombre de prisonniers.
Une tentative ennemie, dans le secteur des Cavaliers de Courcy, et deux autres, au nord et au nord-est de Reims, n’ont pas obtenu de résultat.
Les Anglais ont amélioré légèrement leurs positions, par suite d’une opération de détail heureuse, exécutée au nord-est d’Hinges. Ils ont pris deux mitrailleuses. Une opération locale a été exécutée avec succès, nos troupes y participant, dans le secteur de Locre. L’artillerie ennemie a commencé un bombardement intense des positions françaises et britanniques, depuis les abords de Locre jusqu’au sud d’Ypres, et a montré une grande activité dans le secteur forêt de Nieppe-Meteren.
Combats habituels sur le front italien.
En Palestine, les Anglais, attaqués avec violence par les Germano-Turcs dans la région du Jourdain, ont repoussé l’ennemi en lui faisant 314 prisonniers. Ils ont également remporté des succès le long du chemin de fer du Hedjaz.
Les Allemands annoncent qu’ils ont remporté une victoire sur les gardes rouges en Finlande et capturé 20.000 de ces derniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

 

1336/31 mars 1918: Mars 1918 à Chauny (02)

Mars 1918 à Chauny (02)

Le 21 Mars 1918, à 9 heures 30 du matin, après un formidable bombardement par obus toxiques, 64 Divisions allemandes se lancent à l’assaut, entre Arras et La Fère, des positions tenues par 16 Divisions britanniques.

Sous l’effet de la surprise et de la supériorité considérable en effectifs et en matériel d’artillerie, le front britannique est à peu près complètement rompu entre La Fère et Saint-Quentin ; c’est ce soir-là que la population civile se trouvant encore à Chauny, reçoit l’ordre du commandement anglais d’évacuer la ville ; et à 11 heures du soir, des camions emmènent en toute hâte nos concitoyens pour la gare d’embarquement d’Appilly.
L’héroïque résistance à la Maison du Garde, puis à Villequier, à Ugny et à La Neuville-en-Beine du 1er Corps de Cavalerie français (4 e, 9e et 11e Cuirassiers) qui, en réserve vers Blérancourt, a été jeté immédiatement dans la brèche avec la Division Pellé, ralentit un instant la ruée allemande, mais bientôt, le soir du 24 Mars, les débris de la 55e Division britannique sont contraints de repasser l’Oise à Chauny, et les Allemands réoccupent toute la partie de la ville située au Nord de l’Oise. Quelques jours plus tard, le 31 Mars, à 3 heures du matin, les Allemands attaquent avec un bataillon, dans les ruines de la Soudière, pour créer une tête de pont au Sud de l’Oise.

Une Division est en réserve, prête à exploiter le succès. Après avoir pu progresser jusque Saint-Lazare, le Bataillon d’assaut allemand, contre-attaqué par les troupes de la 55e Division britannique (Londres), est complètement rejeté au Nord de l’Oise, laissant entre les mains des Anglais plus de cent prisonniers valides.

source: http://chauny.com/histoire1/inauguration04.htm

Génocide d’ Azerbaïdjanais

Du 30 mars au 2 avril 1918, un génocide sanglant a été perpétré par des troupes armées d’arméniens dachnakhs et bolcheviks contre les Azerbaïdjanais à Bakou, Gouba, Shamakhi, Khachmaz, Lenkoran, Zangezur, Karabakh et dans d’autres villes et régions azerbaïdjanaises.
Le massacre a commencé dans la nuit du 30 au 31 mars 1918 à Bakou : plus de 12.000 personnes innocentes dont de nombreuses personnes âgées, des femmes et des enfants, ont été cruellement massacrés.
Du 30 mars au 2 avril, les troupes de bolcheviques arméniens dirigées par Stépan Shaoumyan ont massacré à Bakou des milliers de personnes, brûlé des lieux saints musulmans, pillé les biens de la population de Bakou de 400 millions de livres. La mosquée Teze Pir, l’une des plus belles mosquées de la ville, a été bombardée à plusieurs reprises et l’un des plus beaux bâtiments de Bakou Ismailliya a été brûlé par des troupes arméniennes.
Les actes de génocide contre les Azerbaïdjanais ont été menés non seulement à Bakou. Le 31 mars 1918 dans les 53 villages de la région de Shamakhi, les dachnaks arméniens ont massacré 7 000, selon d’autres sources 8 000 civiles azerbaïdjanais dont 2 560 femmes et 1277 enfants. A Gouba, le nombre d’Azerbaïdjanais innocents tués par les troupes arméniennes dans 163 villages de Gouba excédait 16 000 personnes. Des dizaines de milliers d’Azerbaïdjanais ont été massacrés par les dachnaks arméniens également dans les régions du Haut -Karabakh, de Lankaran, de Mugan et autres, de nombreuses personnes ont été portées disparues, des milliers de villages ont été brûlés.

(Communiqué de presse de l’Ambassade d’Azerbaïdjan en France)

https://www.facebook.com/MaisonDeLazerbaidjanAzrbaycanEvi/posts/683220951803504