Archives du mot-clé presse

1536/16 octobre 1918

Parution du coup de canon

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

Mort d’un as de l’aviation irlandais

Patrick Anthony Langan-Byrne, « As » irlandais de la WW1, 10 victoires aériennes au sein du 24 Sqn du RFC, est abattu à bord de son D.H.2 A2542 et tué en combat aérien avec l’as allemand Oswald Boelcke du Jasta 2. Boelcke enregistre là sa 34ème victoire.

Mort d’un as de l’aviation allemand

Albert Haussmann, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de quatre Jasta, est abattu dans son Albatros près de Romagne par des tirs anti-aériens. Il abandonne son appareil en flammes, mais son parachute ne s’ouvre pas à temps. Il est tué.

source: http://normannia.info/items/show/190694#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Journal du mercredi 16 octobre 1918

Sur l’ensemble du front, nous sommes restés en contact étroit avec l’infanterie ennemie.
Au sud de la Serre, nous avons occupé Monceau-les-Loups, et nous sommes parvenus à un kilomètre au sud d’Assis-sur-Serre. Avec la coopération des troupes italiennes, nous avons enlevé et dépassé Sissonne.
Plus à l’est, malgré une vive résistance de l’ennemi, nous avons progressé sur la rive nord de l’Aisne.
Les Anglais ont repoussé une série d’attaques d’infanterie contre leurs positions à l’est de la Selle, aux environs de Solesmes.
Les armées de Flandre, sous les ordres du roi des Belges, ont attaqué. La 2e armée britannique, progressant de sept kilomètres, a atteint les faubourgs de Menin. L’armée belge a progressé de huit kilomètres vers Thourout.
L’armée française a pris Roulers. Il y a 8000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1475/17 août 1918

Parution du journal  « Le coup de canon »

source: http://normannia.info/items/show/190680#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Première liaison postale régulière par avion

17 août 1918, première liaison postale régulière par avion (Paris – le Mans – Saint-Nazaire)

La circulation des personnes est modifiée par décret

Le Figaro du 17 août 1918 rappelle les règles, différentes selon la zone et la nationalité du voyageur, régissant les déplacements sur le territoire français.

«Une note officieuse rappelle à nouveau les dispositions du décret concernant la circulation en France: Les Français peuvent se déplacer sur tout le territoire, exception faite des 2e et 3e sections de la zone des armées et des départements frontière, sans être astreints à aucune formalité préalable.

Toutefois, pour pénétrer et circuler dans la 1re section de la zone des armées et dans les zones spéciales, ils doivent être munis de pièces les mettant en mesure de justifier de leur identité à toute réquisition des agents de l’autorité.

Pour pénétrer et circuler dans la 2e section de la zone des armées et dans les départements frontière, et pour sortir de cette zone ou des limites de ces départements, les Français doivent être munis d’un sauf-conduit délivré par le maire ou le commissaire de police.

Pour pénétrer dans la 3e section de la zone des armées, une autorisation de l’autorité militaire (service de la circulation aux armées, 194 bis rue de Rivoli, à Paris), est nécessaire.

Les étrangers sont astreints, pour tout déplacement (même dans la zone de l’intérieur), au visa préalable de leur carte d’identité ou du récépissé de cette carte.» écrit Le Figaro du 17 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/17/26002-20140817ARTFIG00077-17-aout-1918-la-circulation-des-personnes-est-modifiee-par-decret.php

Lomme: le terrain d’aviation allemand attaqué par les alliés

Le 17 août 1918, au matin, le terrain d’aviation allemand fut donc attaqué par 60 avions alliés qui avaient décollé de Fauquembergues.

Article payant sur la Voix du Nord: http://www.lavoixdunord.fr/148679/article/2017-04-15/l-autre-bombardement-avant-que-delivrance-ne-soit-delivrance

Saint-Dié (Vosges) : premier engagement de la 5e U.S.division

La 5e U.S.division se voit confier pour son premier vrai engagement, la prise de Frapelle et de la Cote 451, au nord du village. Elle opère au sein du 33e corps de la VIIe armée française. Le 17 août 1918, l’assaut est lancé après une énorme préparation d’artillerie.

Le 18 août, Frapelle et la cote 451 sont enlevés par la 5e U.S. division. Toutes les contre-attaques allemandes sont repoussées.

Le 28 août 1918, la 5e U.S. division reçoit l’ordre d’intégrer la 1re armée américaine en cours d’organisation. Sa première mission consiste à réduire le saillant de Saint-Mihiel qui forme une hernie dans les lignes françaises entre Verdun et Pont-à-Mousson. Après une période de formation, la division se porte sur le secteur où elle aura à intervenir. Pour éviter de se faire repérer par l’ennemi, les déplacements s’effectuent de nuit.

La suite sur http://stenay-14-18.com/grandes-batailles/meuse-argonne/marqueurs-de-la-5e-u-s-d-i/

Les revendications des «corsettes» sont détaillées

Continuant à suivre le mouvement de protestation des ouvrières de la couture, Le Figaro du 18 août 1918 se fait l’écho de leurs revendications exprimées à la Bourse du travail la veille.

«Les ouvrières de la couture, qui s’agitent de nouveau, ont tenu un grand meeting, le 17 août 1918 après-midi, à la Bourse du travail. Leurs revendications sont les suivantes:

1° Indemnité de trois francs pour la vie chère;

2° Majoration de 75 % du tarif des heures supplémentaires;

3° Délai-congé de huit jours;

4° Généralisation de la semaine anglaise;

5° Application d’un minimum de salaire dans les spécialités où il n’existe pas encore.

Lundi 19 août 1918, ces desiderata seront soumis aux différentes chambres patronales du vêtement. Le résultat de ces démarches sera communiqué aux intéressées, dans un second meeting fixé au 7 septembre 1918.

Les “corsettes” ont, avant de se séparer, voté un ordre du jour de protestation contre le verdict de la Haute Cour.» écrit Le Figaro du 18 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/17/26002-20140817ARTFIG00109-17-aout-1918-les-revendications-des-corsettes-sont-detaillees.php

Journal du samedi 17 juillet 1918

Nos troupes ont repris leurs attaques dans la région boisée entre le Matz et l’Oise. En dépit de la forte résistance opposée par l’ennemi, nous avons pu réaliser des progrès au nord-est de Gury. Nous avons pris pied dans le parc de Plessier-de-Roye et atteint Belval.
Plus à l’est, nous avons porté nos lignes à 2 kilomètres environ au nord du village de Cambronne.
Sur le front de la Vesle, des coups de main ennemis n’ont obtenu aucun résultat. Une incursion dans les lignes allemandes, dans la région de Mesnil-Lès-Hurlus, nous a donné des prisonniers.
Canonnade sur le front britannique.
Des contre-attaques locales ennemies dans le secteur de Dickebusch, ont été repoussées. Un raid heureux, dans le voisinage d’Ayette a valu des prisonniers à nos alliés. Leurs patrouilles continuent à pousser en avant dans le secteur de Vieux-Berquin, et ont établi leur ligne à l’est du village. Elles ont capturé un certain nombre de prisonniers et de mitrailleuses.
Les Anglais ont également avancé à l’est de Meteren.
Le transport Djemnah a été torpillé en méditerranée. Il y a 442 disparus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1417/20 juin 1918

Moral et discipline fléchissent chez les Allemands

Les déserteurs ne sont pas plus nombreux, mais les malades se multiplient, soldats ou officiers. Un ordre de la 14e division, du 20 juin, parmi beaucoup d’autres, est suggestif : « Les officiers se sont fait porter malades en si grand nombre ces jours derniers qu’il est impossible d’attendre que les soldats, qui vivent dans les mêmes conditions qu’eux, ne suivent pas leur exemple. »

A Berlin, le ministre von Kuhlmann, sentant l’occasion favorable, reprend sa campagne pacifiste ; et cette fois sa thèse paraît écoutée avec plus de faveur que celles de Hindenburg et de Ludendorff.

Car si la paix vient d’être signée, le 7 mai, avec la Roumanie écrasée, assurant quelques disponibilités en hommes et en matériel, l’Allemagne sait fort bien qu’elle ne peut plus compter, pour alimenter les effectifs de ses divisions épuisées, que sur la classe 1920 appelée dans les dépôts de l’intérieur et sur diverses ressources de valeur douteuse : prisonniers rentrés de Russie et plus ou moins contaminés de bolchevisme, blessés à peu prés guéris mais dininués; hommes retirés des divers services spéciaux (automobiles, aviation, télégraphie, bureaux…) et versés d’office dans l’infanterie ;prélèvements opérés dans les bataillons de landsturm au profit des dépôts des régiments actifs;révocations de sursis…

Pour appuyer cette infanterie médiocre, il faut augmenter le matériel. Ludendorff se lance hardiment dans cette voie. Il donne 12 pièces a chaque compagnie de mitrailleuses, ce qui porte à 72 mitrailleuses et 12 minenwerfer l’allocation de chaque régiment d’infanterie.

En outre l’Armée d’Orient, dont l’effectif semble pouvoir être indéfiniment réduit, donne des canons.

Ces canons, il est vrai, sont en fort mauvais état et les artilleurs, qui ont à peine deux mois de service, ne savent pas les utiliser…

Von Kuhlmann parle donc le langage de la froide raison quand il proclame à la tribune du Reischtag avec un délicat euphémisme « que les armes sont hors d’état de terminer la guerre et que, pour cela, des négociations diplomatiques seront nécessaires. »

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918compiegne.htm

Parution de la baïonnette

http://labaionnette.free.fr/1918/b155.htm

Marcel Capy Un obus a déplacé l’Arc de triomphe de l’Etoile

L’as français Basile Felicien Sauné abattu

20 juin 1918.-Basile Felicien Sauné, « As » français de la WW1, 5 victoires homologuées dont 4 en collaboration au sein de l’escadrille N 531, est tué au combat aux commandes de son SPAD VII n°S5790, au NE du village de Voprecani en Serbie, abattu par l’as allemand, le Feldwebel Gerhard Fieseler de la Jasta 25.

Croix de Guerre 1914-1918 et plusieurs autres décorations serbes et grecques.

Sauné est le premier à gauche. Les autres pilotes de la N 531 avec lui sont : le MdL Gabriel Hébert, le MdL Maurice Lashermes, le S/Lt Alexandros Zannas, commandant de l’escadrille 531, l’Adc Dieudonné Costes et le Sgt Paul Andrillon

Autres pilotes abattus ce 20 juin 1918

William Reginald Guy Pearson, « As » britannique de la WW1, 7 victoires homologuées dont 5 en collaboration au sein du 32 Sqn du RFC, perd la vie dans le crash de son appareil.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Journal du jeudi 20 juin 1918

Les Allemands ont déclenché une violente préparation d’artillerie sur tout le front de Reims, depuis la région de Vrigny, à l’ouest, jusqu’à l’est de la Pompelle. Ils ont ensuite attaqué par des masses d’infanterie nos positions. Nos troupes ont résisté avec un plein succès au choc de l’ennemi que nos tirs de contre-préparation avaient fortement éprouvé. Entre Vrigny et Ormes, les troupes d’assaut allemandes ont dû refluer à plusieurs reprises sur leurs lignes de départ et n’ont pu finalement aborder nos positions.
Sur la périphérie de Reims, de violents combats se sont déroulés. L’ennemi a été partout repoussé. A l’est de Reims, la lutte s’est aussi terminée à notre avantage.
Les Anglais ont repris un poste dans le secteur de Vieux-Berquin et capturé des prisonniers.
Les Italiens ont repoussé des actions locales dans la région du mont Grappa et du Montello. Ils ont exécuté des pointes sur le plateau d’Asiago.
Une bataille a repris sur la Piave. Toutes les tentatives autrichiennes ont été brisées. L’ennemi est réduit à la défensive au nord de Capo Sile. Le chiffre des prisonniers faits par nos alliés dépasse 9.000.

 

1368/2 mai 1918: lettre de Georges à sa chère petite Jeannot chérie

Parution du « Sourire de France »

Lettre de Georges à sa chère petite Jeannot chérie

Jeudi soir 2 mai 1918.

Ma chère petite Jeannot aimée,

Je viens bavarder quelques instants avec toi avant d’aller me coucher, je relis en t’écrivant ces lignes tes deux lettres écrites dimanche et lundi. Je ne m’explique pas pourquoi tu n’as rien eu de moi lundi, je t’ai pourtant écrit tous les jours, comment pourrais-je me passer de venir causer avec ma Jeannot chérie, c’est là pour moi le meilleur moment de la journée, celui où je cherche par le souvenir des yeux et par ma mémoire à me rapprocher d toi, chère petite que j’aime tant. Je vois que vous n’avez pas pu aller à Louvigny et cette maudite pluie doit vous faire paraître les journées bien longues, c’est surtout pour Grand-Père qui est un grand timide et qui doit s’imaginer gêner quand il est là à ne rien faire. Il faut espérer que depuis deux jours vous avez meilleur temps et que le déménagement pour O. a pu s’effectuer par un beau soleil. Je suis bien content que la petite chambre de l-haut soit bien arrangée et que ma Jeannot s’y plaise bien. Nous avons eu de bons moments ds cette petite chambre, dis petite Jeannot, et la première fois que j’y suis allé que j’ai pu te serrer bien fort contre moi j’étais bien ému. J’étais si content de savoir qu’à l’avenir nous allions devenir de plus en plus camarades et que désormais nous allions devenir tout à fait intimes. Comme j’étais heureux de te prendre avec moi, chère pauvre petite Jeannot que j’avais plaint si souvent. Je te savais si seule et j’étais moi-même si sevré d’affection plus chaude que celle de mes chers parents. Oui, je reverrai avec bonheur tous ces chers coins qui me paraîtront encore plus délicieux, car je pourrai y vivre près de toi, chère petite femme, sans plus te quitter, ce sera bien bon mais comme cela sera vite passé. Il faudra jouir de notre bonheur sans trop penser à la séparation, dis Jeannot chérie, et souhaiter que bientôt juin arrive sans incident fâcheux. Je crois, malheureusement, que cette fois-ci je ne t’empêcherai pas d’aller à Sept Vents avec la bonne tante, il faudra me rappeler au bon souvenir de toute cette sympathique famille que je ne connais pas. Je ne veux pas me permettre  d’écrire à l’amie Berthe, n’oublie pas, chère petite, de présenter à l’heureux parisien mes plus chaudes félicitations. J’ai écrit il y a deux jours au jeune Emile Jaulin, ma société actuellement distribue les titres et j’ai à régulariser avec lui le transfert de cinquante actions que j’ai repris à mon compte à la mort de Julien. J’espère que cette opération se fera sans trop de difficultés, quoique par correspondance cela ne soit pas très facile. J’ai l’intention de faire un peu d’anglais, mais ici on ne trouve pas de livres. Serais-tu assez gentille pour voir si dans une grande librairie à Caen tu pourrais trouver et m’envoyer 1° la 1ère année d’anglais de A. Beljame éditée par Hachette et Cie, c’est un bouquin très commode où il y a la prononciation, et puis 2° mais cela sera peut-être plus difficile, un recueil de mots usuels avec la prononciation, mais là je ne peux te citer d’auteurs car je n’en connais pas. Je t’ennuie, dis ma pauvre petite Jeannot, mais ne te dérange pas exprès, seulement quand tu iras en ville, tu verras en passant. Le petit coco doit joliment être contente d’avoir fui la capitale, d’autant plus contente qu’elle a trouvé des petits camarades et qu’il n’y a plus d’obus. J’envie les heureux permissionnaires qui débarquent tous les jours à la gare de Caen. Quand ferai-je comme eux ? Heureux que le moral des hommes soit bon, d’ailleurs à aucun moment la situation n’a été désespérée, et quand les soldats se battent, pendant ce temps-là ils ne pensent pas à mal faire. Grand-Père a bien tort de se démoraliser, d’abord parce que cela ne change rien et qu’ensuite dans une telle guerre il ne peut pas y avoir que des bonnes nouvelles.

Ce matin temps superbe, aussi cet après-midi je vais aller me promener et aller voir des observatoires, comme cela le temps passera plus vite. Aujourd’hui pas de lettre de ma chère petite Jeannot, mais une carte du petit coco annonçant la réception de ma lettre.

A ce soir, petit Jeannot, je t’embrasse de tout mon coeur. Toutes mes pensées sont pour toi et je reste ton petit Mimi bien dévoué et bien aimant.

Georges

source: http://www.finderskeepers.fr/post/142228221819/jeudi-soir-2-mai-1918-ma-chère-petite-jeannot

Journal du jeudi 2 mai 1918

Actions d’artillerie assez violentes dans la région de Villers-Bretonneux et sur les deux rives de l’Avre.
En Lorraine, nos patrouilles ont fait des prisonniers.
Sur le front britannique, une attaque locale lancée par l’ennemi sur un de nos postes, dans le voisinage de Saint-Julien, a été repoussée par le feu des mitrailleuses.
Des postes tenus par l’ennemi dans le secteur de Meteren ont été enlevés par les troupes anglaises pendant la nuit. Nos alliés ont fait des prisonniers.
Les troupes françaises ont amélioré leurs positions dans le voisinage de Locre.
Sur le front italien, des patrouilles anglaises ont fait irruption dans des tranchées ennemies au sud-ouest de Canove et au sud d’Asiago et ont infligé des pertes aux occupants. L’artillerie ennemie a été assez active dans la zone du Tonale, dans la région d’Asiago et en plusieurs autres secteurs. Elle a été partout violemment contrebattue.
Les tirs de l’artillerie italienne ont allumé des incendies et provoqué des explosions dans les lignes ennemies. Le dépôt de munitions de Costa, au nord d’Asiago, a sauté.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1349/13 avril 1918: « Bien chers parents… »j

Bien chers parents

Je profite de quelque peut de temps pour vous donner de mes nouvelles. Dieu merci elles sont bonne, la santé va bien suaf les pieds qu’ils me font bien mal et je ne peut presque plusmarcher car je les ai en a moitié gelés.
Le 26 mars après une marche de 10 Km nous avons embarqué sur les autos ou on nous y a serre les uns sur les autres comme des paquet de linge sale, nous avons ainsi voyagé 26 heures, nous avons à la nuit débarqué tous héreintés et comme repos on est parti de suite sans manger à la rencontre des boches qui avançaient et il  n’y avait personnedevant nous pour les arrêter, les anglais avaient foutu le camp. A partir de ce moment a commencé pour nous la douloureuse semaine Sainte qui a duré jusqu’au 10 avril. Ce n’était plus la guerre de tranchée mais la rase campagne ou il faut constamment changer de position, marcher jour et nuit avancer reculer aller à droite à gauche à chaque fois qu’on s’arrête vite creuser un gros trou pour se mettre à l’abrit des balles et des éclats d’obus. On avait pas plutôt creuser assez pour se cacher qu’il fallait aller ailleur et recommencer encore et ainsi de suite jour et nuit toujours ainsi.

Le 5 mars

Sommes depuis en réserve dans un village à 3 K en arrière il tombe encore bien des obus, mais là nous avons au moins un point de repos et les cuisteaux en mettent un coup pour bien nous soigner et nous faire reprendre notre bonne mine que nous avons perdu aux lignes pendant 14 jours où ils ne pouvaient nous ravitailler. Nous logeons dans les maisons des habitants, tous sont partis c’est affreux de voir tous leur mobillier linge etc . . . tout en dessus dessous. Ah ! si vous m’aviez vu il y a 4 jours quand nous sommes revenus des lignes, vous n’aurriez sûrement pas reconnu votre fils tellement j’étais affreux à voir, moi- même j’en ai été tout éffrayé quand sans y penser en rentrant dans la maison je me trouvé en face d’une grande

clace et je me vois tout entier dans toute ma laideur.

La suite sur http://www.ville-marie.fr/medias/files/l-1918-04-13.pdf

Parution de « la Française »

source: https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000538883/1918/04/13/v0001.simple.selectedTab=thumbnail

Arrestation de Broutchoux

Broutchoux a été arrêté le 13 avril à la suite d’une discussion qui eut lieu dans un tramway entre les nommés Blanchard et Lesage au sujet du canon à longue portée. Lesage, n’approuvant pas l’hypothèse de Blanchard, le menaça de le faire coffrer. Broutchoux s’interposa alors entre les deux contradicteurs et traita Lesage de mouchard. Tout le monde alla au poste. À sa grande surprise, notre camarade fut arrêté et envoyé au Cherche-Midi. MeMauranges, chargé de sa défense, à demandé sa mise en liberté provisoire.Le Comité de Défense syndicaliste proteste contre cette nouvelle arrestation arbitraire et va prendre toutes mesures utiles pour défendre les pacifistes contre les délateurs.

La Plèbe n°1 (13 avril 1918)

source: https://benoitbroutchoux.wordpress.com/2011/03/05/arrestation-de-broutchoux/

Bataille de la Lys communiqué officiel

samedi 13 avril 1918

Après-midi : Hier soir, un combat violent s’est engagé autour de Neuve-eglise et de Wulverghem ; à une heure tardive de la nuit, la lutte continuait encore.

Nous avons légèrement progressé près de Festubert et fait quelques prisonniers.
Au début de la nuit, après un violent bombardement, un assaut avec des effectifs importants a été lancé contre nos positions à l’est de Locon. L’ennemi a réussi à pénétrer dans nos lignes sur certains points, mais fut chassé par une contre-attaque. Un second effort, tenté par les Allemands plus tard dans le même secteur, échoua complètement.
Au cours des premières heures de la nuit, l’ennemi attaqua également à l’ouest de Merville, mais fut repoussé.

Soir : A la suite du combat d’hier soir aux environs de Neuve-Eglise, l’ennemi a réussi après une lutte prolongée à pénétrer dans le village.
Ce matin, une vigoureuse contre-attaque de nos troupes l’en a chassé ; un certain nombre de prisonniers, dont un chef de bataillon, sont restés entre nos mains. Plus tard, une autre attaque tentée par l’ennemi fut repoussée.
Au cours de la matinée, plusieurs attaques ont été lancées par l’ennemi sans aucun succès sur différents points du front de bataille au nord du canal de La Bassée.
Trois attaques lancées contre nos lignes au sud-ouest, ouest et nord de Merville furent chaque fois repoussées après de vifs combats, ainsi qu’une autre au sud de Meteren.
Quatre attaques successives contre nos positions au sud-est de Bailleul n’ont pas obtenu plus de réusltat.
Au cours de ces nombreuses attaques, l’ennemi a subi de lourdes pertes.
Cet après-midi, une vigoureuse attaque ennemie s’est développée entre la rivière Meteren-Becque au sud-ouest de Me

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/13_avril_1918.html

Journal du samedi 13 avril 1918

La lutte d’artillerie a pris une certaine violence dans la région de Hangard-en-Santerre. Nos reconnaissances se sont montrées actives dans les secteurs de Noyon et de Canny-sur-Matz. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Bombardements assez vifs dans la région du canal de l’Oise et en forêt de Parroy.
Nous avons réussi des coups de main sur les lignes ennemies vers Chermisy (nord de l’Ailette) et à l’ouest de la Butte du Mesnil et ramené des prisonniers.
L’ennemi a poussé ses attaques avec force sur le front britannique.
Des assauts violents et répétés ont été exécutés par des divisions allemandes fraîches dans la région de la rivière Lawe entre Loisne et Lestrem. Dans ce combat, la 51eme division a repoussé les attaques incessantes en infligeant à l’ennemi de grosses pertes, et a, par des contre-attaques énergiques et heureuses, repris les positions dans lesquelles l’ennemi avait pénétré. Une lutte violente a eu lieu à Estaires et entre ce point et Steenwerck. Dans ce secteur, l’ennemi a également attaqué en force et a réussi à refouler la ligne anglaise immédiatement au nord de ces points.
Au nord d’Armentières, une attaque énergique s’est déployée contre les positions britanniques, dans le voisinage du bois de Ploegsteert et l’ennemi, a progressé. Il a été rejeté plus au nord, dans le voisinage de Wytschaete et de Hollebeke.
La lutte continue entre le canal de la Bassée et le canal d’Ypres-Comines.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1304/27 février 1918: labours, moissons, battages et anecdotes en 1918


Labours, moissons, battages et anecdotes en 1918

agriculture
Essais officiels de Noisy le Grand dans l’ex Seine et Oise aujourd’hui Seine Saint Denis. Le 07 avril 1918 Présentation du tracteur Gray 18 – 36 HP tirant une charrue Guichard à 8 socs de 2,20 mètres de large à une profondeur de 18 centimètres à raison de 70 ares à l’heure avec une consommation de 20 litres d’essence à l’hectare.

Les rotatives de l’Est Républicain sous les gravats

est

Dans la nuit du 26 au 27 février 1918, l’imprimerie est bombardée, les rotatives sont ensevelies sous les gravats. Malgré tout, un numéro exceptionnel d’une seule page imprimée au recto et blanche au verso, sortira des rotatives.

Le quotidien s’est toujours battu contre la censure dont il faisait l’objet. Nancy ne se situait qu’à une quinzaine de kilomètres du front, dans une région envahie, mais L’Est Républicain s’est placé avec conviction sur la ligne défendue par Poincaré et y restera fidèle jusqu’à la fin de la guerre.

http://www.kiosque-lorrain.fr/exhibits/show/est-republicain_89-18/annees-de-guerre

Miles Jeffrey Game Day abattu par un hydravion

aviateur

Naissance à St. Ives, dans le Huntingdonshire, de Miles Jeffrey Game Day, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 13N Sqn du RNAS, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».
Il est abattu et tué en combat aérien par un hydravion allemand le 27 février 1918, dans le secteur de Dunkerque.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/anniversaires-t20304-6900.html

Journal du mercredi 27 février 1918

Lutte d’artillerie assez vive sur la rive droite de la Meuse (région de Beaumont).
Sur le front britannique, un détachement ennemi qui tentait un coup de main sur un poste de la région de Saint-Quentin, a été rejeté par les feux d’artillerie de nos alliés et leurs jets de grenades, avant d’avoir pu aborder les réseaux.
Un autre détachement qui attaquait un poste au nord de Passchendaele a été également repoussé.
Nos alliés ont fait un certain nombre de prisonniers dans la partie nord du front.
Activité de l’artillerie allemande au sud-ouest de Cambrai, dans la vallée de la Scarpe, au sud d’Armentières et au nord-est d’Ypres.
L’artillerie britannique a attaqué et dispersé des groupes de travailleurs ennemis dans la région de la Bassée.
Les aviateurs anglais ont fait du réglage et des reconnaissances. Ils ont jeté des bombes sur divers objectifs, cantonnements, convois, etc. Les pilotes britanniques ont jeté plus de deux cents bombes sur des champs d’aviation ennemis vers Courtrai et sur des cantonnements au nord-est de Saint-Quentin. Ils sont tous rentrés indemnes.
Hertling et Payer ont parlé au Reichstag, l’un sur la situation internationale, l’autre sur la politique intérieure.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1301/24 février 1918

L’Estonie déclare son indépednace

https://voyages.ideoz.fr/estonie-histoire-declaration-d-independance-24-fevrier-1918/

Parution du Petit écho de la mode

echo

Parution du Miroir

miroir

Journal du dimanche 24 février 1918

Au nord de l’Ailette, nous avons effectué une incursion hardie jusqu’aux abords de Chevregny et ramené du matériel et vingt-cinq prisonniers dont deux officiers.
En Champagne, nos détachements ont pénétré également dans les tranchées ennemies. Une dizaine de prisonniers est restée entre nos mains.
Sur le front britannique, les troupes écossaises ont réussi un raid près de Monchy-le-Preux. Elles ont fait quelques prisonniers. Les patrouilles à l’est de Wytschaete ont également fait des prisonniers.
L’artillerie ennemie s’est montrée active aux environs de la route de Menin et au sud de la forêt d’Houthulst.
Sur tout le front italien, la lutte d’artillerie a été modérée et les groupes explorateurs ont été assez actifs des deux côtés.
Des patrouilles anglaises ont fait quelques prisonniers.
Un détachement ennemi, qui tentait de s’emparer d’un petit poste au fond du val Brenta, a été rejeté après un vif combat.
Un avion ennemi a été abattu près de Cesimon. Deux autres sont tombés près de Silgaredo.
Les Anglais, après avoir occupé Jéricho, ont continué a progresser et pris une tête de pont du Jourdain.
Les aviateurs Garros et Marchal se sont évadés d’Allemagne.

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