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1417/20 juin 1918

Moral et discipline fléchissent chez les Allemands

Les déserteurs ne sont pas plus nombreux, mais les malades se multiplient, soldats ou officiers. Un ordre de la 14e division, du 20 juin, parmi beaucoup d’autres, est suggestif : « Les officiers se sont fait porter malades en si grand nombre ces jours derniers qu’il est impossible d’attendre que les soldats, qui vivent dans les mêmes conditions qu’eux, ne suivent pas leur exemple. »

A Berlin, le ministre von Kuhlmann, sentant l’occasion favorable, reprend sa campagne pacifiste ; et cette fois sa thèse paraît écoutée avec plus de faveur que celles de Hindenburg et de Ludendorff.

Car si la paix vient d’être signée, le 7 mai, avec la Roumanie écrasée, assurant quelques disponibilités en hommes et en matériel, l’Allemagne sait fort bien qu’elle ne peut plus compter, pour alimenter les effectifs de ses divisions épuisées, que sur la classe 1920 appelée dans les dépôts de l’intérieur et sur diverses ressources de valeur douteuse : prisonniers rentrés de Russie et plus ou moins contaminés de bolchevisme, blessés à peu prés guéris mais dininués; hommes retirés des divers services spéciaux (automobiles, aviation, télégraphie, bureaux…) et versés d’office dans l’infanterie ;prélèvements opérés dans les bataillons de landsturm au profit des dépôts des régiments actifs;révocations de sursis…

Pour appuyer cette infanterie médiocre, il faut augmenter le matériel. Ludendorff se lance hardiment dans cette voie. Il donne 12 pièces a chaque compagnie de mitrailleuses, ce qui porte à 72 mitrailleuses et 12 minenwerfer l’allocation de chaque régiment d’infanterie.

En outre l’Armée d’Orient, dont l’effectif semble pouvoir être indéfiniment réduit, donne des canons.

Ces canons, il est vrai, sont en fort mauvais état et les artilleurs, qui ont à peine deux mois de service, ne savent pas les utiliser…

Von Kuhlmann parle donc le langage de la froide raison quand il proclame à la tribune du Reischtag avec un délicat euphémisme « que les armes sont hors d’état de terminer la guerre et que, pour cela, des négociations diplomatiques seront nécessaires. »

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918compiegne.htm

Parution de la baïonnette

http://labaionnette.free.fr/1918/b155.htm

Marcel Capy Un obus a déplacé l’Arc de triomphe de l’Etoile

L’as français Basile Felicien Sauné abattu

20 juin 1918.-Basile Felicien Sauné, « As » français de la WW1, 5 victoires homologuées dont 4 en collaboration au sein de l’escadrille N 531, est tué au combat aux commandes de son SPAD VII n°S5790, au NE du village de Voprecani en Serbie, abattu par l’as allemand, le Feldwebel Gerhard Fieseler de la Jasta 25.

Croix de Guerre 1914-1918 et plusieurs autres décorations serbes et grecques.

Sauné est le premier à gauche. Les autres pilotes de la N 531 avec lui sont : le MdL Gabriel Hébert, le MdL Maurice Lashermes, le S/Lt Alexandros Zannas, commandant de l’escadrille 531, l’Adc Dieudonné Costes et le Sgt Paul Andrillon

Autres pilotes abattus ce 20 juin 1918

William Reginald Guy Pearson, « As » britannique de la WW1, 7 victoires homologuées dont 5 en collaboration au sein du 32 Sqn du RFC, perd la vie dans le crash de son appareil.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Journal du jeudi 20 juin 1918

Les Allemands ont déclenché une violente préparation d’artillerie sur tout le front de Reims, depuis la région de Vrigny, à l’ouest, jusqu’à l’est de la Pompelle. Ils ont ensuite attaqué par des masses d’infanterie nos positions. Nos troupes ont résisté avec un plein succès au choc de l’ennemi que nos tirs de contre-préparation avaient fortement éprouvé. Entre Vrigny et Ormes, les troupes d’assaut allemandes ont dû refluer à plusieurs reprises sur leurs lignes de départ et n’ont pu finalement aborder nos positions.
Sur la périphérie de Reims, de violents combats se sont déroulés. L’ennemi a été partout repoussé. A l’est de Reims, la lutte s’est aussi terminée à notre avantage.
Les Anglais ont repris un poste dans le secteur de Vieux-Berquin et capturé des prisonniers.
Les Italiens ont repoussé des actions locales dans la région du mont Grappa et du Montello. Ils ont exécuté des pointes sur le plateau d’Asiago.
Une bataille a repris sur la Piave. Toutes les tentatives autrichiennes ont été brisées. L’ennemi est réduit à la défensive au nord de Capo Sile. Le chiffre des prisonniers faits par nos alliés dépasse 9.000.

 

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1368/2 mai 1918: lettre de Georges à sa chère petite Jeannot chérie

Parution du « Sourire de France »

Lettre de Georges à sa chère petite Jeannot chérie

Jeudi soir 2 mai 1918.

Ma chère petite Jeannot aimée,

Je viens bavarder quelques instants avec toi avant d’aller me coucher, je relis en t’écrivant ces lignes tes deux lettres écrites dimanche et lundi. Je ne m’explique pas pourquoi tu n’as rien eu de moi lundi, je t’ai pourtant écrit tous les jours, comment pourrais-je me passer de venir causer avec ma Jeannot chérie, c’est là pour moi le meilleur moment de la journée, celui où je cherche par le souvenir des yeux et par ma mémoire à me rapprocher d toi, chère petite que j’aime tant. Je vois que vous n’avez pas pu aller à Louvigny et cette maudite pluie doit vous faire paraître les journées bien longues, c’est surtout pour Grand-Père qui est un grand timide et qui doit s’imaginer gêner quand il est là à ne rien faire. Il faut espérer que depuis deux jours vous avez meilleur temps et que le déménagement pour O. a pu s’effectuer par un beau soleil. Je suis bien content que la petite chambre de l-haut soit bien arrangée et que ma Jeannot s’y plaise bien. Nous avons eu de bons moments ds cette petite chambre, dis petite Jeannot, et la première fois que j’y suis allé que j’ai pu te serrer bien fort contre moi j’étais bien ému. J’étais si content de savoir qu’à l’avenir nous allions devenir de plus en plus camarades et que désormais nous allions devenir tout à fait intimes. Comme j’étais heureux de te prendre avec moi, chère pauvre petite Jeannot que j’avais plaint si souvent. Je te savais si seule et j’étais moi-même si sevré d’affection plus chaude que celle de mes chers parents. Oui, je reverrai avec bonheur tous ces chers coins qui me paraîtront encore plus délicieux, car je pourrai y vivre près de toi, chère petite femme, sans plus te quitter, ce sera bien bon mais comme cela sera vite passé. Il faudra jouir de notre bonheur sans trop penser à la séparation, dis Jeannot chérie, et souhaiter que bientôt juin arrive sans incident fâcheux. Je crois, malheureusement, que cette fois-ci je ne t’empêcherai pas d’aller à Sept Vents avec la bonne tante, il faudra me rappeler au bon souvenir de toute cette sympathique famille que je ne connais pas. Je ne veux pas me permettre  d’écrire à l’amie Berthe, n’oublie pas, chère petite, de présenter à l’heureux parisien mes plus chaudes félicitations. J’ai écrit il y a deux jours au jeune Emile Jaulin, ma société actuellement distribue les titres et j’ai à régulariser avec lui le transfert de cinquante actions que j’ai repris à mon compte à la mort de Julien. J’espère que cette opération se fera sans trop de difficultés, quoique par correspondance cela ne soit pas très facile. J’ai l’intention de faire un peu d’anglais, mais ici on ne trouve pas de livres. Serais-tu assez gentille pour voir si dans une grande librairie à Caen tu pourrais trouver et m’envoyer 1° la 1ère année d’anglais de A. Beljame éditée par Hachette et Cie, c’est un bouquin très commode où il y a la prononciation, et puis 2° mais cela sera peut-être plus difficile, un recueil de mots usuels avec la prononciation, mais là je ne peux te citer d’auteurs car je n’en connais pas. Je t’ennuie, dis ma pauvre petite Jeannot, mais ne te dérange pas exprès, seulement quand tu iras en ville, tu verras en passant. Le petit coco doit joliment être contente d’avoir fui la capitale, d’autant plus contente qu’elle a trouvé des petits camarades et qu’il n’y a plus d’obus. J’envie les heureux permissionnaires qui débarquent tous les jours à la gare de Caen. Quand ferai-je comme eux ? Heureux que le moral des hommes soit bon, d’ailleurs à aucun moment la situation n’a été désespérée, et quand les soldats se battent, pendant ce temps-là ils ne pensent pas à mal faire. Grand-Père a bien tort de se démoraliser, d’abord parce que cela ne change rien et qu’ensuite dans une telle guerre il ne peut pas y avoir que des bonnes nouvelles.

Ce matin temps superbe, aussi cet après-midi je vais aller me promener et aller voir des observatoires, comme cela le temps passera plus vite. Aujourd’hui pas de lettre de ma chère petite Jeannot, mais une carte du petit coco annonçant la réception de ma lettre.

A ce soir, petit Jeannot, je t’embrasse de tout mon coeur. Toutes mes pensées sont pour toi et je reste ton petit Mimi bien dévoué et bien aimant.

Georges

source: http://www.finderskeepers.fr/post/142228221819/jeudi-soir-2-mai-1918-ma-chère-petite-jeannot

Journal du jeudi 2 mai 1918

Actions d’artillerie assez violentes dans la région de Villers-Bretonneux et sur les deux rives de l’Avre.
En Lorraine, nos patrouilles ont fait des prisonniers.
Sur le front britannique, une attaque locale lancée par l’ennemi sur un de nos postes, dans le voisinage de Saint-Julien, a été repoussée par le feu des mitrailleuses.
Des postes tenus par l’ennemi dans le secteur de Meteren ont été enlevés par les troupes anglaises pendant la nuit. Nos alliés ont fait des prisonniers.
Les troupes françaises ont amélioré leurs positions dans le voisinage de Locre.
Sur le front italien, des patrouilles anglaises ont fait irruption dans des tranchées ennemies au sud-ouest de Canove et au sud d’Asiago et ont infligé des pertes aux occupants. L’artillerie ennemie a été assez active dans la zone du Tonale, dans la région d’Asiago et en plusieurs autres secteurs. Elle a été partout violemment contrebattue.
Les tirs de l’artillerie italienne ont allumé des incendies et provoqué des explosions dans les lignes ennemies. Le dépôt de munitions de Costa, au nord d’Asiago, a sauté.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1349/13 avril 1918: « Bien chers parents… »j

Bien chers parents

Je profite de quelque peut de temps pour vous donner de mes nouvelles. Dieu merci elles sont bonne, la santé va bien suaf les pieds qu’ils me font bien mal et je ne peut presque plusmarcher car je les ai en a moitié gelés.
Le 26 mars après une marche de 10 Km nous avons embarqué sur les autos ou on nous y a serre les uns sur les autres comme des paquet de linge sale, nous avons ainsi voyagé 26 heures, nous avons à la nuit débarqué tous héreintés et comme repos on est parti de suite sans manger à la rencontre des boches qui avançaient et il  n’y avait personnedevant nous pour les arrêter, les anglais avaient foutu le camp. A partir de ce moment a commencé pour nous la douloureuse semaine Sainte qui a duré jusqu’au 10 avril. Ce n’était plus la guerre de tranchée mais la rase campagne ou il faut constamment changer de position, marcher jour et nuit avancer reculer aller à droite à gauche à chaque fois qu’on s’arrête vite creuser un gros trou pour se mettre à l’abrit des balles et des éclats d’obus. On avait pas plutôt creuser assez pour se cacher qu’il fallait aller ailleur et recommencer encore et ainsi de suite jour et nuit toujours ainsi.

Le 5 mars

Sommes depuis en réserve dans un village à 3 K en arrière il tombe encore bien des obus, mais là nous avons au moins un point de repos et les cuisteaux en mettent un coup pour bien nous soigner et nous faire reprendre notre bonne mine que nous avons perdu aux lignes pendant 14 jours où ils ne pouvaient nous ravitailler. Nous logeons dans les maisons des habitants, tous sont partis c’est affreux de voir tous leur mobillier linge etc . . . tout en dessus dessous. Ah ! si vous m’aviez vu il y a 4 jours quand nous sommes revenus des lignes, vous n’aurriez sûrement pas reconnu votre fils tellement j’étais affreux à voir, moi- même j’en ai été tout éffrayé quand sans y penser en rentrant dans la maison je me trouvé en face d’une grande

clace et je me vois tout entier dans toute ma laideur.

La suite sur http://www.ville-marie.fr/medias/files/l-1918-04-13.pdf

Parution de « la Française »

source: https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000538883/1918/04/13/v0001.simple.selectedTab=thumbnail

Arrestation de Broutchoux

Broutchoux a été arrêté le 13 avril à la suite d’une discussion qui eut lieu dans un tramway entre les nommés Blanchard et Lesage au sujet du canon à longue portée. Lesage, n’approuvant pas l’hypothèse de Blanchard, le menaça de le faire coffrer. Broutchoux s’interposa alors entre les deux contradicteurs et traita Lesage de mouchard. Tout le monde alla au poste. À sa grande surprise, notre camarade fut arrêté et envoyé au Cherche-Midi. MeMauranges, chargé de sa défense, à demandé sa mise en liberté provisoire.Le Comité de Défense syndicaliste proteste contre cette nouvelle arrestation arbitraire et va prendre toutes mesures utiles pour défendre les pacifistes contre les délateurs.

La Plèbe n°1 (13 avril 1918)

source: https://benoitbroutchoux.wordpress.com/2011/03/05/arrestation-de-broutchoux/

Bataille de la Lys communiqué officiel

samedi 13 avril 1918

Après-midi : Hier soir, un combat violent s’est engagé autour de Neuve-eglise et de Wulverghem ; à une heure tardive de la nuit, la lutte continuait encore.

Nous avons légèrement progressé près de Festubert et fait quelques prisonniers.
Au début de la nuit, après un violent bombardement, un assaut avec des effectifs importants a été lancé contre nos positions à l’est de Locon. L’ennemi a réussi à pénétrer dans nos lignes sur certains points, mais fut chassé par une contre-attaque. Un second effort, tenté par les Allemands plus tard dans le même secteur, échoua complètement.
Au cours des premières heures de la nuit, l’ennemi attaqua également à l’ouest de Merville, mais fut repoussé.

Soir : A la suite du combat d’hier soir aux environs de Neuve-Eglise, l’ennemi a réussi après une lutte prolongée à pénétrer dans le village.
Ce matin, une vigoureuse contre-attaque de nos troupes l’en a chassé ; un certain nombre de prisonniers, dont un chef de bataillon, sont restés entre nos mains. Plus tard, une autre attaque tentée par l’ennemi fut repoussée.
Au cours de la matinée, plusieurs attaques ont été lancées par l’ennemi sans aucun succès sur différents points du front de bataille au nord du canal de La Bassée.
Trois attaques lancées contre nos lignes au sud-ouest, ouest et nord de Merville furent chaque fois repoussées après de vifs combats, ainsi qu’une autre au sud de Meteren.
Quatre attaques successives contre nos positions au sud-est de Bailleul n’ont pas obtenu plus de réusltat.
Au cours de ces nombreuses attaques, l’ennemi a subi de lourdes pertes.
Cet après-midi, une vigoureuse attaque ennemie s’est développée entre la rivière Meteren-Becque au sud-ouest de Me

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/13_avril_1918.html

Journal du samedi 13 avril 1918

La lutte d’artillerie a pris une certaine violence dans la région de Hangard-en-Santerre. Nos reconnaissances se sont montrées actives dans les secteurs de Noyon et de Canny-sur-Matz. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Bombardements assez vifs dans la région du canal de l’Oise et en forêt de Parroy.
Nous avons réussi des coups de main sur les lignes ennemies vers Chermisy (nord de l’Ailette) et à l’ouest de la Butte du Mesnil et ramené des prisonniers.
L’ennemi a poussé ses attaques avec force sur le front britannique.
Des assauts violents et répétés ont été exécutés par des divisions allemandes fraîches dans la région de la rivière Lawe entre Loisne et Lestrem. Dans ce combat, la 51eme division a repoussé les attaques incessantes en infligeant à l’ennemi de grosses pertes, et a, par des contre-attaques énergiques et heureuses, repris les positions dans lesquelles l’ennemi avait pénétré. Une lutte violente a eu lieu à Estaires et entre ce point et Steenwerck. Dans ce secteur, l’ennemi a également attaqué en force et a réussi à refouler la ligne anglaise immédiatement au nord de ces points.
Au nord d’Armentières, une attaque énergique s’est déployée contre les positions britanniques, dans le voisinage du bois de Ploegsteert et l’ennemi, a progressé. Il a été rejeté plus au nord, dans le voisinage de Wytschaete et de Hollebeke.
La lutte continue entre le canal de la Bassée et le canal d’Ypres-Comines.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1304/27 février 1918: labours, moissons, battages et anecdotes en 1918


Labours, moissons, battages et anecdotes en 1918

agriculture
Essais officiels de Noisy le Grand dans l’ex Seine et Oise aujourd’hui Seine Saint Denis. Le 07 avril 1918 Présentation du tracteur Gray 18 – 36 HP tirant une charrue Guichard à 8 socs de 2,20 mètres de large à une profondeur de 18 centimètres à raison de 70 ares à l’heure avec une consommation de 20 litres d’essence à l’hectare.

Les rotatives de l’Est Républicain sous les gravats

est

Dans la nuit du 26 au 27 février 1918, l’imprimerie est bombardée, les rotatives sont ensevelies sous les gravats. Malgré tout, un numéro exceptionnel d’une seule page imprimée au recto et blanche au verso, sortira des rotatives.

Le quotidien s’est toujours battu contre la censure dont il faisait l’objet. Nancy ne se situait qu’à une quinzaine de kilomètres du front, dans une région envahie, mais L’Est Républicain s’est placé avec conviction sur la ligne défendue par Poincaré et y restera fidèle jusqu’à la fin de la guerre.

http://www.kiosque-lorrain.fr/exhibits/show/est-republicain_89-18/annees-de-guerre

Miles Jeffrey Game Day abattu par un hydravion

aviateur

Naissance à St. Ives, dans le Huntingdonshire, de Miles Jeffrey Game Day, « As » britannique de la WW1, 5 victoires aériennes au sein du 13N Sqn du RNAS, toutes obtenues sur Sopwith « Camel ».
Il est abattu et tué en combat aérien par un hydravion allemand le 27 février 1918, dans le secteur de Dunkerque.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/anniversaires-t20304-6900.html

Journal du mercredi 27 février 1918

Lutte d’artillerie assez vive sur la rive droite de la Meuse (région de Beaumont).
Sur le front britannique, un détachement ennemi qui tentait un coup de main sur un poste de la région de Saint-Quentin, a été rejeté par les feux d’artillerie de nos alliés et leurs jets de grenades, avant d’avoir pu aborder les réseaux.
Un autre détachement qui attaquait un poste au nord de Passchendaele a été également repoussé.
Nos alliés ont fait un certain nombre de prisonniers dans la partie nord du front.
Activité de l’artillerie allemande au sud-ouest de Cambrai, dans la vallée de la Scarpe, au sud d’Armentières et au nord-est d’Ypres.
L’artillerie britannique a attaqué et dispersé des groupes de travailleurs ennemis dans la région de la Bassée.
Les aviateurs anglais ont fait du réglage et des reconnaissances. Ils ont jeté des bombes sur divers objectifs, cantonnements, convois, etc. Les pilotes britanniques ont jeté plus de deux cents bombes sur des champs d’aviation ennemis vers Courtrai et sur des cantonnements au nord-est de Saint-Quentin. Ils sont tous rentrés indemnes.
Hertling et Payer ont parlé au Reichstag, l’un sur la situation internationale, l’autre sur la politique intérieure.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1301/24 février 1918

L’Estonie déclare son indépednace

https://voyages.ideoz.fr/estonie-histoire-declaration-d-independance-24-fevrier-1918/

Parution du Petit écho de la mode

echo

Parution du Miroir

miroir

Journal du dimanche 24 février 1918

Au nord de l’Ailette, nous avons effectué une incursion hardie jusqu’aux abords de Chevregny et ramené du matériel et vingt-cinq prisonniers dont deux officiers.
En Champagne, nos détachements ont pénétré également dans les tranchées ennemies. Une dizaine de prisonniers est restée entre nos mains.
Sur le front britannique, les troupes écossaises ont réussi un raid près de Monchy-le-Preux. Elles ont fait quelques prisonniers. Les patrouilles à l’est de Wytschaete ont également fait des prisonniers.
L’artillerie ennemie s’est montrée active aux environs de la route de Menin et au sud de la forêt d’Houthulst.
Sur tout le front italien, la lutte d’artillerie a été modérée et les groupes explorateurs ont été assez actifs des deux côtés.
Des patrouilles anglaises ont fait quelques prisonniers.
Un détachement ennemi, qui tentait de s’emparer d’un petit poste au fond du val Brenta, a été rejeté après un vif combat.
Un avion ennemi a été abattu près de Cesimon. Deux autres sont tombés près de Silgaredo.
Les Anglais, après avoir occupé Jéricho, ont continué a progresser et pris une tête de pont du Jourdain.
Les aviateurs Garros et Marchal se sont évadés d’Allemagne.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1300/23 février 1918: l’instituteur Henri Legrand fusillé

L’instituteur Henri Legrand fusillé

L’instituteur Henri Legrand répond à un questionnaire sur les allemands, parachuté par les anglais dans un panier avec un pigeon voyageur. Le pigeon est abattu par l’ennemi, l’écriture de l’instituteur est reconnue. Il sera arrêté après son cours à Valenciennes puis incarcéré, les allemands le traite très durement mais il résiste aux mauvais traitements. Il confie à un autre prisonnier qu’il a pris les renseignements sur l’ennemi auprès de trois amis. Il passe au conseil de guerre allemand, il sera fusillé le 23 février 1918 au champs de tir du Rôleur.

source: http://hainautpedia.vallibre.fr/Henri_Legrand

  • la Cie 16/52 du 2e Régiment du Génie en Alsace

  • Venue en Alsace le 1er décembre 1917, la Compagnie 16/52 travailla aux organisations défensives : Éperon sud de Leimbach, Gutemberg, Aspach-le-Haut. Le 23 février 1918, un peloton commandé par le Sous-Lieutenant SCHUBERT et comprenant 24 volontaires, participa à l’attaque d’Aspach-le-Bas.
  • source: http://tableaudhonneur.free.fr/2eRG-Cie16-52.pdf

Parution de la vie parisienne

Journal du samedi 23 février 1918

Violentes luttes d’artillerie sur l’ensemble du front, principalement dans les régions de la forêt de Pinon, Chevreux, Californie, Butte du Mesnil, Hartsmannswillerkopf et la Doller.
Sur le front britannique, canonnade vers Saint-Quentin et la route Arras-Cambrai, au sud et à l’ouest de Lens, au sud d’Armentières et à l’est d’Ypres. Les Anglais ont étendu assez sensiblement leurs lignes.
Les forces britanniques ont occupé Jéricho, en Palestine.
Sur le front italien, lutte d’artillerie du Stelvio à l’Astico et particulièrement vive sur certains points du front.
Les batteries de nos alliés ont exécuté des concentrations de feux sur des troupes ennemies, dans les environs de Foza et sur les pentes nord-ouest du mont Grappa. Elles ont combattu énergiquement l’artillerie ennemie dans le secteur val Feanzela-val Brenta. L’adversaire a battu plus fréquemment les pentes sud-est du Montello.
Des explorateurs ennemis ont été repoussés aux Graves.
Une patrouille anglaise a eu un engagement avec un groupe important adverse.
Les journaux officieux allemands disent que l’Allemagne tardera avant de répondre à l’offre de paix russe et qu’elle exigera la Livonie et l’Esthonie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1256/10 janvier 1918: lettre d’un tirailleur malgache

Lettre d’un tirailleur malgache

Souilly le 10 janvier 1918.- Je me nomme RAFIRINGA, je suis soldat 2e classe au 23e Bataillon de Tirailleurs
Malgaches (BTM). Je rédige ce carnet à l’hôpital de Souilly, près de Verdun, avec l’aide de camarades français d’infortune, Léon Gautheron, Antoine Catonnet, Georges Hippolyte Richet et Clément Guchen. J’ai du mal à écrire dans la langue d’ici. J’avais 10 ans quand ma terre natale est devenue française ; j’ai appris par la suite à me débrouiller avec la
langue mais j’ai encore du mal à exprimer par écrit toutes mes pensées. L’idée de conserver
des images de ce qui m’est cher m’est venue de la rencontre avec un Français à Madagascar ; ce vazaha m’avait dit un jour : « RAFIRINGA, si tu voyages, emporte toujours avec toi des photos ou des cartes postales pour montrer à ceux que tu côtoieras à quoi
ressemblent les choses qui comptent dans ta vie… ».
Je suis malade, je crois que c’est la pneumonie ou la bronchite. On ne me l’a pas dit à
l’hôpital de Souilly. La mort rôde autour de nous. Je veux écrire pour me souvenir et pour expliquer à ceux qui liront ces notes à quoi correspondent les images que j’ai emportées avec moi. Depuis notre arrivée dans la Meuse le 26 novembre 1917, mes frères malgaches du 23e BTM tombent comme des mouches. Les informations circulent bien au sein du bataillon.
Nous savons tous ce qui s’y passe. L’hôpital de Revigny a signalé les décès de Ramoratoandro le 28/11, Rabemololo le 18/12. Ici, à l’hôpital de Souilly, Ramarosely est mort le 28/11, Rabialaky le 15/12, Rakotomavo le 19, Ramasimbohitra le 22, Ranaivo le 23, et Rahaovalahy et Randresimanana sont morts hier le 9 janvier. L’hôpital de Bar-le-Duca transmis aussi ses mauvaises nouvelles : décès de Randriamaro le 5/12, de Ralaivelo le 4/01, de Rambelosaona le 5, de Ramasimiarinjato le 7. Certains sont emportés au front : Randriamanandaza à Triaucourt le 11/12, Rafilandahy tué à l’ennemi à Osches le 21/12,
Rotreta décédé à Triaucourt le 7/01. La plupart d’entre eux sont originaires des hauts plateaux, au centre de Madagascar : régions de Tananarive, de Fianarantsoa,
d’Ambositra, d’Itasy, d’Ambalavao… Les deux ethnies principales sont les Merina et les Betsileo. Je fais partie de l’ethnie merina ; les Français nous appellent en général des hovas.. Nous sommes pour la plupart des riziculteurs pauvres

source: http://tiraera.histegeo.org/carnet_Rafiringa.pdf

Parution de la Baïonnette

HENRY FOURNIER – Voilà un petit matelot à peau douce ! – On l’embarquerait bien quand même.
ÉTIENNE LE RALLIC – Ça !… un cantonnement ? T’es pas louf ! Y a pas de bistrot.

http://labaionnette.free.fr/1918/b132.htm

Une lettre du  major Olivar Asselin à son fils

Mon cher Pierre,

Il y a au 10e de réserve un chien si beau, si bon, si fin, que je me dis toujours en le regardant : « si Pierre avait un chien comme ça ! »

Mais il faudrait que tu recommences son éducation, car c’est un chien de militaires : il ne n’aime pas du tout les civils. Peut-être aussi qu’en mettant ta casquette Allemande et en empruntant le fusil ap à Paul tu pourrais te faire aimer de lui. Ce n’est qu’un chien, après tout ; et comme il n’a jamais vu de soldats ale Allemands, il y aurait peut-être moyen de le tromper sur l’uniforme.

Il s’appelle Marion. Je ne sais pas de quelle race il est, car j tu sais que nous n’avons jamais eu de chiens, et je ne les ai jamais ⁁pas étudiés. Je crois seulement que c’est un Barbet, car il a de la barbe jusque dans les yeux. Peut-être aussi que c’est un Ratier. Pourquoi suis-je sous l’impression que c’es ce pourrait être un Ratier ? Je n’en sais rien : je ne lui ai jamais vu prendre de rats. Mais il me semble qu’avec son u n un museau comme le sien il pourrait en attraper. Quand je vois le gros nez épaté de mon Pierrot, je n’ai pas besoin de l’entendre (Pierrot, pas le nez) pour savoir que c’est un farceur, et un gaulois. Eh bien, pour Marion, c’est la même chose ; s’il ne prend pas de rats, il devrait en prendre.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_-_Lettre_du_10_janvier_1918_(Asselin)

Eugénie Deruelle, otage

– 10 janvier 1918 : A 9 heures du matin, M. le maire vient me dire que je suis désignée comme otage et dois me préparer à partir pour Holzminden !
Ce départ est un déchirement rétrospectivement décrit très en détail à la date du 25 août, un mois après le retour d’Eugénie avec notamment cette scène :
J’ai été touchée au moment de quitter chez moi, d’être appelée, dans la cour de Lambert, par l’aîné des tracteurs qu’il logeait depuis des mois. Cet homme avait toujours été très poli envers moi. Il voulait me dire adieu, et ne pouvait le faire dans ma maison devant tout le personnel du chef. Il pleurait et me dit qu’il habitait près de Holzminden, et que, quand il irait chez lui en congé, en mars, il viendrait me voir, ferait son possible pour que je loge chez lui, et que sa femme me soignerait bien… Le pauvre homme n’a pas eu son congé, et est parti de Sains… pour un autre pays.
Le séjour au camp d’Holzminden fait aussi l’objet d’une chronique détaillée qui permet de voir le fonctionnement du camp et les conditions d’existence des otages.

source: http://www.crid1418.org/temoins/2013/03/07/deruelle-eugenie-1853-1927/

Journal du jeudi 10 janvier 1918

Le chiffre total des prisonniers que nous avons ramenés dans nos lignes, au cours de l’incursion effectuée au nord de Seicheprey est de 178 dont 1 officier et 18 sous-officiers.
Actions réciproques d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, dans les secteurs de la cote 344 et de Beaumont.
Un coup de main allemand sur nos petits postes de Nomény n’a donné aucun résultat.
En Macédoine, tirs de destruction opérés avec succès par l’artillerie lourde britannique dans la région de Doiran.
Sur le front serbe et dans la vallée du Haut-Skumbi, plusieurs reconnaissances ennemies ont été dispersées.
Entre les lacs, une attaque locale sur nos tranchées a été repoussée après un vif combat à la grenade.
Vives rafales de feux au front italien, pardessus la Brenta et tirs de harcèlement à travers la Piave, entre les hauteurs de Valdesso-Viadena et le Montello.
Une attaque ennemie a été dispersée dans la région d’Asiago. Des prisonniers ont été faits dans la région de L’Asolone. Combat de bombes à main sur le Solarelo. Des mouvements ennemis ont été efficacement battus autour de Noventa.
Les Portugais ont repoussé deux fortes patrouilles allemandes en faisant des prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18