Archives du mot-clé presse

1602/21 décembre 1918: la mutinerie de Victoria (Colombie-britannique)

Sur le front intérieur du péril vénérien

Nombre de maladies vénériennes contractées de 1916 à 1919 dans l’armée

(…)est nécessaire de rechercher et de dénombrer les soldats vénériens. Sur ce sujet, les chiffres les plus fous ont circulé, souvent fondés sur des généralisations hâtives à partir d’échantillons de soldats hospitalisés. Avant-guerre, le professeur Fournier estimait le nombre de vénériens à 16 % de la population française (Marsault, 1918, 11), dépassé en cela par le docteur Morhardt persuadé que la plupart des hommes sont victimes d’une maladie vénérienne au moins une fois dans leur vie (Corbin, 1977, 251). Pierre Darmon, en intitulant un récent article « Grande Guerre et flambée de la morbidité vénérienne », semble lui-même sacrifier à cette angoisse alors qu’en réalité il démontre qu’elle fut essentiellement fantasmatique (Darmon, 2000, 754-756). En effet, le nombre de combattants français soignés pour maladies vénériennes de 1916 à 1919 est de 250 346, pour un taux de morbidité évalué à 8 %7.

source: http://www.jeanyveslenaour.com/images/ADH_103_0107.pdf

Les Tchéquoslovaques en France

Les 21e et 22e RCT forment la 1re brigade d’infanterie tchécoslovaque, d’environ 7 000 hommes, aux ordres du colonel Philippe. Lors des premières offensives, les deux chefs de corps de la brigade tchécoslovaque sont français (lieutenants-colonels Gillain et Gardan) et un seul chef de bataillon sur six est tchécoslovaque (commandant Husak).

Le 30 juin, au camp Kléber, à Darney (Vosges), le président de la République, Raymond Poincaré, en présence d’Édouard Benes, remet leur drapeau national aux volontaires tchécoslovaques qui prêtent serment.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-tchecoslovaques-en-france-1914-1918

Turquie: dissolution de la chambre des députés

Le 21 décembre 1918. Dissolution de la Chambre des députés. La Chambre des députés qui était l’organe législatif durant la Première et la Seconde ère constitutionnelle de l’Empire ottoman, a été dissoute par le sultan Vahdettin suite à l’armistice de Moudros. Créée en 1876, la Chambre des députés qui était la chambre basse du Parlement ottoman était constituée de députés élus et des membres désignés par le sultan. La Chambre des députés a été définitivement fermée suite à l’occupation d’Istanbul en 1920. C’est à partir de cette date que les travaux pour la création de la Grande assemblée nationale de Turquie ont commencé dans la nouvelle capitale turque, Ankara.

source: http://www.trt.net.tr/francais/programmes/2016/12/21/aujourd-hui-dans-l-histoire-528659

Parution du Rire rouge

(Vidéo) La mutinerie de Victoria (Colombie-britannique)

Le matin du 21 décembre 1918, des conscrits canadiens-français du 259 ème Bataillon de la Force expéditionnaire canadienne (Sibérie) se sont mutinés au centre-ville de Victoria.

source: https://www.youtube.com/watch?v=_Bg3ZryNSW0

Les  décisions du Sénat

Un décret du 21 décembre 1918 étend le bénéfice de la loi à l’industrie de la chaus- sure dans vingt-quatre départements autres que la Seine.

source: http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/3eme/pdf/documents_parlementaires/1918/DP1918_767_810.pdf

Journal du samedi 21 décembre 1918

Le maréchal Joffre a été reçu à l’Académie, où il a fait l’éloge de notre armée. M. Jean Richepin lui a répondu.
Le roi d’Italie a visité les hôpitaux organisés par le gouvernement italien et la colonie italienne. Il a déjeuné au ministère des Affaires étrangères, puis s’est rendu à l’Hôtel de Ville. Il a ensuite assisté à la séance de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres dont il est membre. Enfin, il a offert un dîner à l’ambassade d’Italie. Après quoi, il a quitté Paris pour aller rendre visite aux divisions italiennes du front.
M. de Romanones est arrivé à Paris, où il vient, on le sait, pour conférer avec MM. Wilson et Clemenceau.
Le maréchal Douglas Haig a été reçu solennellement à Londres.
Le Labour Party demande que les travaux de la conférence de la paix aient lieu au grand jour.
Le gouvernement suédois demande à la Finlande que le cas de l’archipel d’Aland soit tranché par un referendum des populations intéressées.
Le congrès des conseils ouvriers et soldats d’Allemagne a donné pleins pouvoirs au gouvernement des mandataires du peuple.
Une armée polonaise a débarqué à Dantzig.
Le pape a transmis aux chancelleries de l’Entente une nouvelle requête de l’Autriche relative à l’insuffisance des vivres à Vienne.
Le ministre des Affaires étrangères de Hollande a prononcé un nouveau discours pour essayer de justifier son attitude au regard de la question du passage des troupes allemandes à travers le Limbourg.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

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1600/19 décembre 1918

Parution de La baïonnette

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6583262b.texteImage

Le roi d’Italie à Paris

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005713b.item

Journal du jeudi 19 décembre 1918

M. Wilson a dîné à l’ambassade américaine de Paris où un certain nombre de notabilités avaient été conviées par M. et Mme Sharp.
Le Président du Conseil a fait signer un décret aux termes duquel un casque commémoratif avec inscription serait remis aux soldats de la grande guerre.
M. de Romanones a répondu aux revendications catalanes. Sa réponse est plutôt froidement accueillie à Barcelone.
Les autorités hongroises ont interné le maréchal Mackensen près de Budapest.
L’amiral Canto y Castro a été élu par 137 voix président de la république portugaise, en remplacement de M. Sidomo Paes. Le meurtrier de ce dernier affirme n’avoir pas eu de complice.
Le gouvernement d’Ebert l’a emporté sur toute la ligne au congrès des ouvriers et soldats de Berlin. On a refusé d’admettre Rosa Luxembourg et Liebknecht. Ce dernier a organisé une grande manifestation dans les rues de la capitale. Ses amis ont perdu Neukoln, dont des soldats venus du front ont occupé les édifices publics.
L’escadre anglaise a arrêté par son bombardement l’avance des bolchevicks sur la côte esthonienne.
Le Danemark a rompu avec les commissaires du peuple.
On prévoit l’évacuation de Petrograd, où Lenine et Trotski ne se sentaient plus en sécurité.
M. Kokovtsef est attendu à Paris.
On dément que la Roumanie ait négocié un concordat avec le Vatican.
Von der Goltz et les derniers Allemands ont quitté la Finlande.

 

1589/8 décembre 1918: Philippe Pétain, Maréchal de France

La victoire en Alsace-Lorraine : le 8 décembre

Le 8 décembre, Poincaré et Clemenceau, accompagnés de nombreux généraux et de parlementaires, commencent leur voyage dans les villes d’ Alsace- Lorraine à Metz. Ici, des Messines vêtues du costume lorrain, encadrent le porte-drapeau d’un régiment et accueillent avec joie, les représentants de la République française.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Visite à Strasbourg

Après la visite officielle à Metz, la délégation française se rend le même jour à Strasbourg où le président de la République et le président du Conseil sont déjà attendus. Le drapeau du 246e RI attend le cortège qui doit se rendre à la cathédrale.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Le discours de Poincaré à Strasbourg

Extrait du discours prononcé à Metz le 8 décembre 1918 par M. Raymond Poincaré, président de la république, lors de son premier voyage en Lorraine reconquise :

« …Metz, l’antique cité gallo-romaine, qui a gardé, à travers les siècles, comme un témoignage de ses origines son vieux nom latin ; Metz qui fut autrefois une des digues de l’Occident contre le flot sans cesse grondant de l’invasion germanique ; Metz qui a parlé la langue romaine dont est peu à peu sorti notre français ; que les rois d’Austrasie ont, à plusieurs reprises, choisie comme capitale, qui a, pendant tout le Moyen Âge, conservé ses traditions et son idiome maternel ; Metz, dont la cathédrale a été bâtie par des artistes français, dont les archives contiennent les plus anciens manuscrits français, dont les chroniqueurs ont composé, en français, toutes les pages de votre histoire locale ; Metz, sur qui le Saint-Empire, dont l’Allemagne prussienne a usurpé l’héritage, n’a jamais eu qu’une autorité fictive ; Metz qui, avant même de se placer sous la protection de Henri II, s’était depuis longtemps tournée vers le roi de France, comme vers un tuteur de son choix et qui est définitivement entrée dans la communauté française en même temps que Toul, en même temps que l’héroïque Verdun ; Metz, contre qui se sont vainement épuisées les armées de Charles-Quint, qui proclama Henri III son Seigneur et souverain et qui fit plus tard à Henri IV une réception triomphale ; Metz, si fière aux XVIIe et XVIIIe siècles, du parlement qu’y avait installé Richelieu, si justement orgueilleuse des illustres fils qu’elle a donnés à la mère patrie, si jalouse de demeurer fidèle à l’esprit et au goût français, Metz a été, il y a quarante-huit ans, arrachée par la force à ses affections naturelles et à ses habitudes historiques, déviée de ses origines, déracinée de son passé, pour être jetée, frémissante et indignée, sous cette domination qui réveillait en elle des antipathies séculaires… »

source: https://saintvincentmetz.wordpress.com/2013/08/04/metz-vue-par-raymond-poincare-le-8-decembre-1918/

Philippe Pétain, Maréchal de France

source photo
https://www.flickr.com/photos/bmmetz/35402568672

En 1918 le 19 novembre Philippe Pétain sur la proposition du maréchal Foch reçoit à Metz son bâton de maréchal le 8 décembre 1918. Le 12 avril 1919, il est élu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, et le 5 juillet suivant, il fait son entrée à l’Académie Française au 18ème fauteuil ou il succède au maréchal Foch.

Pétain reçoit des mains du président Raymond Poincaré son bâton de maréchal, Source, SHD, les Chemins de mémoire

Cette auréole fait de ce fils de cultivateur de Cauchy-à-la-Tour dans le département du Pas de Calais un homme porteur d’un immense prestige, le peuple Français le lui a donné par son plébiscite lorsqu’il a pris, à 84 ans, après la débâcle de 1940, la charge du pays que personne ne voulait prendre. Philippe Pétain portait le prestige du vainqueur de Verdun, et ne pouvait être autre chose que l’homme qui sauverait la Nation de ce désastre. Général en chef de l’armée Française, il le restera jusqu’au 9 février 1931.

La suite sur le site de Mediapart: https://blogs.mediapart.fr/anido-mirolo/blog/160111/philippe-petain-marechal-de-france-suite-27

Parution du Miroir

L’État français se réinstallait en Alsace-Lorraine

Le 8 décembre 1918, le président de la République, Poincaré, le chef du gouvernement, Clemenceau, et une brochette de généraux présidaient à Metz une cérémonie marquant officiellement la réinstallation de l’État français en Alsace-Lorraine(1) après la victoire française à l’issue de la guerre de 1914-1918. Dans les images de cette période on ne voit que des foules en liesse accueillant l’armée et les autorités françaises. La réalité fut infiniment plus complexe.

la suite sur https://journal.lutte-ouvriere.org/2008/12/03/decembre-1918-letat-francais-se-reinstallait-en-alsace-lorraine_18921.html

Journal du dimanche 8 décembre 1918

Les députés d’Alsace-Lorraine, réunis en Assemblée nationale à Strasbourg, ont proclamé le rattachement indiscutable et définitif à la France des deux provinces délivrées.
L’arrivée de M. Wilson à Paris est retardée au 14.
M. Lloyd George, a réclamé une fois de plus le châtiment des responsables de la guerre. Il a estimé que l’Angleterre devrait être fermée aux Allemands. Il évalue à 200 milliards l’indemnité de guerre que la Grande-Bretagne peut demander au gouvernement de Berlin.
L’Allemagne refuse l’extradition de Talaat-pacha, ancien grand vizir.
Les bolcheviks ont envahi les pays baltes. La Livonie, l’Esthonie, la Courlande font appel aux alliés.
On annonce que l’armée nationale ukrainienne aurait pris Kiev et que Skoropatsky aurait été fusillé.
On publie l’acte de renonciation du kronprinz.
Le séparatisme rhénan inquiète de plus en plus les milieux officiels prussiens. Des troubles graves sont signalés à Berlin.
Un croiseur léger anglais, le Cassandre, a heurté une mine dans la Baltique. Il a coulé, onze marins ont disparu.
Les troupes britanniques ont continué leur marche vers Cologne et le Rhin. Elles ont atteint la ligne Blankenheim-Erfl.
Les troupes américaines ont atteint la ligne Nedelhoven-Doekweiler-Laubach-Briesch-Niederwoerresbach.
Le comte Karolyi représentera la Hongrie à la conférence de la paix et M. Ruy Barbosa, le Brésil.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1579/28 novembre 1918: Guillaume II abdique

Guillaume II abdique

Le Kaiser Wilhelm II, ou Guillaume II, (1859–1941) fut le dernier empereur allemand et roi de Prusse. À la fin de la Première Guerre mondiale, le gouvernement allemand proclama son abdication le 9 novembre 1918. Il s’exila aux Pays-Bas le lendemain et signa le traité d’abdication le 28 novembre 1918 au château d’Amerongen, dans la province d’Utrecht. Cette photographie est extraite de Guerre des nations, compilation de 1 398 images réalisées par héliogravure accompagnées de courtes légendes descriptives portant sur la Première Guerre mondiale et ses conséquences immédiates. Cet ouvrage, publié par la New York Times Company, regroupe des illustrations parues dans le Mid-Week Pictorial, hebdomadaire de photographies d’actualité que ce groupe de presse a diffusé entre 1914 et 1937. Elles montrent les grands dirigeants militaires et civils des pays impliqués dans la guerre, des scènes de bataille, des systèmes d’armement importants, les ruines et la destruction engendrées par les combats, le retour des soldats après la guerre, la célébration de la victoire dans divers pays, et des scènes de la conférence de paix de Paris.

Rapatriement des allemands faits prisonniers par les Anglais

Le jour de l’Armistice, 25. 614 internés étaient retenus en Suisse, parmi lesquels 12. 555 français.

Dès le 13 novembre 1918, la France demanda en exécution des conditions d’Armistice (art. 10), le rapatriement sans délai de ses internés de Suisse. Il en fut tout autrement pour les internés allemands dont la France, état capteur, refusa le rapatriement. La Grande-Bretagne, elle aussi état capteur, accepta cependant le rapatriement de ses prisonniers allemands qui fut effectif le 28 novembre 1918 au départ de Grande Bretagne.

Les internés anglais en Suisse, au nombre de 1.410, furent rapatriés du 17 au 20 décembre 1918.

Les Suisses transformèrent, dès le 1er janvier 1919, le statut des « blessés et malades en traitement » en celui de « militaires hospitalisés ». Ils décrétèrent le 31 janvier 1919 la fin de l’internement. Les internés malades et blessés intransportables des forces de l’Entente (190 Français, 25 Anglais et 22 Belges) furent regroupés à Leysin et Montana d’où ils furent rapatriés les 25, 28 et 30 avril 1919.

source: http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2014/01/la-suisse-et-l-internement-des-prisonniers-de-guerre-allies-malades-et-blesses-1914-1918.html

Parution de La baïonnette

PIERRE FALKÉ 1918 – Sacré tonnerre ! j’aurais dû le prendre en flanc, et lui faire le coup de la Marne !
PANTHONIER FLEGME BRITANNIQUE – Comment, vous avez une balle dans la mâchoire ! Eh bien, parlez du nez !

Journal du jeudi 28 novembre 1918

Les armées françaises, achevant de traverser le Luxembourg, ont atteint la frontière allemande à l’est de Weiswampach et de Hemerscheid.
A Redange, une chaleureuse réception a été faite par la municipalité au général commandant la 48e division qui entrait dans la ville. La 8e armée a fait son entrée à Haguenau.
Les révélations continuent outre-Rhin. M. Jaffé, ministre des Finances de Bavière, publie des pièces d’où il résulte que l’Allemagne et l’Autriche ont repoussé une offre de paix américaine à l’automne 1917.
A la conférence des Etats allemands tenue à Berlin, M. Kurt Eisner a demandé que M. Solf, ministre de l’ancien régime transmis au nouveau, quittât le pouvoir. L’assemblée a voté le principe de la Constituante et s’est prononcée pour le maintien de l’unité allemande. La Constituante siégerait à Francfort-sur-Mein, qui fut déjà le siège de l’Assemblée nationale de 1848.
Les Roumains de Transylvanie ont rompu avec le Conseil national de Budapest.
Le docteur Solf a envoyé une nouvelle protestation aux puissances de l’Entente.
La démobilisation est terminée en Autriche.

1575/24 novembre 1918

Parution du Miroir

LE MARÉCHAL FOCH APPORTANT A LA CONFÉRENCE INTERALLIÉE LA CONVENTION D’ARMISTICE
La Justice immanente annoncée par Gambettaau lendemain de nos revers de 1870 s’est levée : l’Allemagne,
vaincue, a dû souscrire le II novembre à nos conditions d’armistice qui consacrent la victoire.

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6539730k.texteImage

Journal du dimanche 24 novembre 1918

Les troupes belges ont fait leur entrée dans Bruxelles libérée. Le roi Albert Ier avait pris le commandement de ses troupes pour rentrer dans sa capitale. Il était accompagné par la reine Elisabeth, par le prince héritier et par un brillant état-major. Les troupes françaises, qui, depuis de longs mois, combattaient sur le front de Belgique avec les Alliés, sont également entrées dans la ville de Bruxelles. A la tête de ces troupes étaient les généraux Degoutte et Davignon.
L’occupation des localités délivrées de la Lorraine et de l’Alsace s’est poursuivie. A Colmar, l’entrée solennelle du général de Castelnau s’est effectuée au milieu des acclamations de toute la population, qui a témoigné d’une manière particulièrement touchante de son attachement à la France.
De la Moselle aux Vosges, la ligne atteinte comprend Thionville, Bouzonville, Volklingen, Sarreguemines, Bitche. En Alsace, nos avant-gardes ont atteint Reipertswiller, Uberach, Dauendorf, Gendertheim, Vendenheim, après avoir fait leur entrée à Ingwiller, Bouxviller et à Brumath, où elles ont reçu le plus émouvant accueil.
Les troupes britanniques ont occupé Namur et dépassé la Meuse au sud de cette ville. La progression continue. Nos alliés ont atteint la ligne de la rivière Ourthe et approchent d’Andenne et d’Ambresin. Plusieurs centaines de canons allemands, un grand nombre de mitrailleuses et de canons de tranchées sont tombés entre leurs mains au cours de l’avance.
Les Américains ont poursuivi leur marche à travers le grand-duché de Luxembourg, atteignant Ingeldorf, Betzdorf, Remieh, Schengen.
L’armée roumaine est mobilisée tout entière sous le commandement français.
Lord Robert Cecil, ministre anglais du blocus, a démissionné.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1574/23 novembre 1918: on est prié de laisser les couteaux au vestiaire!

On est prié de laisser les couteaux au vestiaire!

Un ordre bien significatif du G.Q.G adressé aux Corps de troupes en date du 23 novembre 1918:

A cette date, le commandant en chef des Armées françaises, Philippe Pétain, tout juste élevé à la dignité de Maréchal de France, ordonne « …l’enlèvement des pistolets automatiques aux grenadiers, aux nettoyeurs de tranchée, aux personnels des sections d’écoute et le reversement de ces armes aux Parc d’Artillerie… ».

Fini de jouer aux coups de main nocturnes, on est prié de revenir aux usages du « rang », fini aussi de rouler des mécaniques en affichant ses Croix de Guerre, son pistolet et son couteau de tranchée…les officiers trésoriers ou d’intendance vont pouvoir de nouveau exiger le salut aux « têtes brûlées ».
Quelques mois plus tard, en Allemagne occupée, les personnels de l’Artillerie d’Assaut seront à leur tour priés de ne plus porter le couteau de tranchée, jusque là encore réglementaire, pour éviter les « rixes » sanglantes avec les buveurs de bière locaux…
Michel « Tanker » va retrouver, j’en suis sûr, la date exacte de ce dernier ordre que je cite de mémoire s’agissant du personnel des chars d’assaut.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=11009

Parution du Cri de Toulouse

source: https://rosalis.bibliotheque.toulouse.fr/cgi-bin/presseregionale?a=d&d=PCRITOU19181123-B315556101-CRITOU-1918-11-23-43&e=fr-20–1–txt——-TE–0—-

Parution du Rire rouge

source: https://www.retronews.fr/journal/le-rire/23-novembre-1918/219/1695371/1

Journal du samedi 2 novembre 1918

Nos éléments de cavalerie, en Belgique, ont atteint Bastogne. Plus au sud, nos troupes ont fait leur entrée à Habay-la-Neuve. Dans cette localité, nous avons pris possession d’un parc d’aviation ennemi. Un millier de soldats allemands, qui se trouvaient encore dans le village de Groobom, ont été faits prisonniers avec leur colonel.
En Lorraine, nous avons atteint la ligne Zitterheim, Neuville, Gottesheim, Hochfelden, Stutzheim; Phalsbourg, Petite-Pierre et Marmoutiers ont été également occupées. Ces villes étaient pavoisées, et nos soldats ont reçu un accueil enthousiaste. La marche a continué en Alsace au milieu des mêmes manifestations de sympathie que les jours précédents. Nos troupes ont fait leur entrée solennelle à Neuf-Brisach et à Huningue. A Markolsheim a eu lieu la remise d’un abondant matériel ennemi.
Les troupes britanniques ont continué leur marche vers la frontière allemande. Ce mouvement s’est accompli selon le programme et sans incidents. A la droite, les avant-gardes progressent vers la Meuse, au sud de Namur. A gauche, elle ont atteint la ligne Gembloux-Warne.
Les Belges ont atteint Turnhout et Herenthal.
Les Américains ont atteint la ligne Vichtern, Schuttrange, Rentgen, Kattenhofen. Ils ont traversé la ville de Luxembourg. La population les a accueillis en libérateurs, les couvrant de fleurs et les escortant parmi les rues pavoisées.
La reddition de la grande flotte allemande est un fait accompli.
Les troupes de l’Entente marchent sur Kiew. Skoropatsli s’est rendu.
Le général Denikine a été nommé dictateur avec l’assentiment de l’Entente.
D’après les neutres, l’Allemagne n’est pas affamée. Le débat se poursuit à Berlin au sujet de la Constituante. Le gouvernement prétend que le groupe Spartacus prépare un coup d’Etat. La Bavière prend position contre les commissaires du peuple.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1571/20 novembre 1918

Parution du canard enchaîné

source: http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Reddition des navires de guerre allemands

Reddition des navires de guerre allemands [20 novembre 1918 à Harwich] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005799b.item

L’usure des effectifs français en octobre-novembre 1918

Lorsqu’on examine les « historiques » divers des combats de l’automne 1918, on y lit souvent que les compagnies d’infanterie allemandes étaient souvent réduites à 50 ou 80 hommes du fait de l’usure des effectifs et de l’importance des pertes subies depuis le printemps 1918.
Mais il est tout aussi intéressant d’examiner ce qu’il en est dans les Armées alliées à cette période de la guerre.

-l’Armée américaine est à gros effectifs avec des Divisions comptant plus du double d’hommes que les nôtres, de surcroît, des centaines de milliers d’hommes et de divisions entières ne verront jamais le front et rentreront aux U.S.A sans avoir été engagées.

-l’Armée anglaise souffre de l’usure des effectifs, surtout à partir de la fin de l’été 1918.

-l’Armée française, pour sa part, a les plus grandes difficultés à maintenir ses effectifs à la dotation théorique et les Divisions « d’attaque » ont particulièrement souffert depuis mai 1918. En effet, il y a bien, n’en déplaise aux partisans des thèses du parfait « égalitarisme » des unités de l’Armée françaises, des Divisions d’attaque et…les autres.
Il suffit d’étudier la situation des effectifs de quelques Divisions de ce type pour se faire une idée de l’extraordinaire usure de ces belles divisions, surtout lorsqu’elles ont été employées par des chefs « offensifs », symbolisés par le général Mangin et quelques autres: voir à ce sujet les pertes et l’état des effectifs des 1ère et 2ème Divisions Marocaines, des 37e et 38e Divisions ou des Divisions »bleues », 46e et 47e Divisions, dont l’infanterie est composée de Bataillons de Chasseurs.

Ces difficultés de maintien des effectifs, associées à l’extraordinaire usure du matériel d’artillerie, expliquent mieux la relative lenteur de l’avance des Armées alliées malgré des succès offensifs importants.
Ainsi, au sein de la 46e Division d’Infanterie, les pertes ont atteint plus de 7000 hommes pour la seule période de mai à octobre 1918. Cette grande unité, ayant relativement peu souffert en 1917, notamment du fait d’avoir été maintenue en réserve en avril dans le but d’exploiter un éventuel succès, a par contre été employée dans de nombreuses offensives à partir de mai 1918 en Belgique, en Champagne, à l’offensive du 8 août en Picardie, dans la bataille de Saint-Quentin puis de l’avance en direction de la Belgique.
Dans ces conditions, les Bataillons de Chasseurs ont beaucoup souffert. Les pertes de l’artillerie sont beaucoup plus rarement évoquées.
Pour illustrer la rapidité de l’usure des unités d’artillerie de campagne, je joins un extrait du rapport établi le 20 novembre 1918 par le colonel Verguin, commandant de l’A.D 46. En deux pages, s’appuyant sur les rapports des commandants de batterie, cet officier dresse un tableau impressionnant de l’état de l’artillerie de campagne de la 46e Division dans les tous derniers jours de la campagne. Un chapitre de ce rapport, intitulé « Usure des effectifs par l’ypérite », illustre la situation des batteries du 227e R.A.C chargées d’appuyer l’infanterie dans la phase de poursuite de l’ennemi en cours de repli vers la Meuse belge.
Ce cours chapitre résume bien l’état réel des troupes françaises en fin de guerre:

la suite sur https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=12146

Journal du mercredi 20 novembre 1918

Nos troupes ont continué leur marche en avant, accueillies avec un enthousiasme croissant par les populations. L’ennemi a abandonné un énorme matériel : locomotives, wagons, parcs d’automobiles, magasins de toutes sortes. Des milliers de prisonniers français, anglais, russes, italiens rentrent dans nos lignes dans un état de misère indescriptible.
En Belgique, nous dépassons la voie de Beauraing, à Florenville.
Plus à l’est, nous avons atteint la ligne Offagne-Bertaux-Straimont-Jamoigne, au sud de Neufchâteau. En Lorraine, nous occupons Sainte-Marie-aux-Mines, la rive sud de la Nied allemande, Créhange, sur la route de Saint-Avold et nous bordons la haute Sarre, en amont de Fenestrange. Nos troupes ont fait leur entrée solennelle dans Sarrebourg, ainsi qu’à Dieuze et à Morhange.
En Alsace, nous avons franchi le col de Saverne, et installé nos avant-gardes aux postes de Wasselonne et de Neufeld. Plus au sud, nous sommes à proximité du Rhin, depuis le nord de Neuf-Brisach jusqu’à là frontière suisse.
Les 2e et 4e armées anglaises ont poursuivi leur marche et atteint la ligne générale Florennes-Charleroi-Seneffe-Hal.
La 3e armée américaine a traversé la frontière belge et occupé Virton. Elle a atteint Etalle et Saint-Léger. Entre Chiers et Moselle, elle a dépassé Spincourt et le système de voies ferrées entre Longuyon et Conflans. Elle est entrée dans Longwy. Plus au sud, elle a occupé Audun-le-Roman et la ville de Briey.
On annonce que M. Wilson partira des Etats-Unis pour la France après le 12 décembre.
L’armée de Mackensen a été désarmée en Hongrie.
On prétend que Guillaume II aurait réellement abdiqué et, d’autre part, qu’il voudrait rentrer en Allemagne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html