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1567/16 novembre 1918: Le départ des boches de Longwy

Correspondance de guerre du canadien  Olivar Asselin

Pâturage, près Mons, en Belgique, 16-11-18.
Mon cher Pierre,

Tu sais que nous sommes en route pour l’Allemagne. Les sales Boches ont tout volé dans les parties de la France qu’ils occupaient. L’autre jour, à Valenciennes, une gentille fillette de six ou sept ans me disait : « Moi, j’ai hâte de voir une vache. » xxxxxxx Elle n’a pas bu de lait de vache depuis quatre ans. Dans tout le nord de la France, il n’y a pas d’école depuis quatre ans, parce que les Boches occupaient les écoles qu’ils n’avaient pas détruites ; les enfants de six à dix ans ne savent pas lire.

Aujourd’hui, pour la première fois depuis mon retour à la guerre, j’ai vu des vaches. Elles étaient attelées, tantôt seules, tantôt deux par deux, à des charrettes, des roulottes, qui portaient les bagages de malheureux évacués rentrant en France. Celles-là, l’Allemand les aurait bien emportées aussi, mais il a dû déposer les armes avant de compléter ses forfaits. Dans certains cas xxxxxxx un chien poussait par en-dessous, comme on leur apprend à faire en ce pays, et le veau suivait derrière, et dans la charrette un vieillard ou une vieille femme disparaissait presque sous des vieux matelas, des paquets, qui s’en revenait mourir en France. Des enfants, pendus à des cordes, aidaient à la vache et au chien.

la suite sur https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_-_Lettre_du_16_novembre_1918_Lettre_no_2_(Asselin)

Parution du « Coup de canon »

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

source: http://normannia.info/items/show/190686#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Parution du « Rire »

source: https://www.retronews.fr/journal/le-rire/16-novembre-1918/219/1930995/1?from=%2Fsearch%23sort%3Dscore%26publishedStart%3D1918-11-11%26publishedEnd%3D1918-12-31%26tfPublicationsOr%255B0%255D%3DParis-soir%26tfPublicationsOr%255B1%255D%3DLe%2520Petit%2520Jou

16 novembre 1918: le départ des boches de Longwy

source: https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/6359520#0

16 NOVEMBRE 1918 :explosion de munitions à la gare du midi

Le 16 novembre 1918 dans le courant de l’après-midi, Octavie R. rentrait chez elle en suivant le boulevard Jamar et la rue de France, après avoir été colporter des lacets et des rubans. Arrivée à la fabrique Cantillana, l’explosion des wagons de munition qui se trouvaient entreposés à la gare du Midi projeta sur elle des débris de toutes sortes. Elle fut atteinte notamment d’éclats d’obus à la face

Octavie R., colporteuse résidant à la rue Bara dans une roulotte, a 18 ans lorsqu’elle est grièvement blessée au visage et à la main droite lors de cette explosion. Entre 1919 et 1921, elle subira jusqu’à vingt-quatre opérations chirurgicales visant à essayer de lui redonner un visage.

.source: https://www.civilsbelges14-18.be/fr/verhalen/les-munitions-non-explosees-blessent-et-tuent-encore-apres-la-fin-de-la-guerre

La Hongrie, une république démocratique

Proclamation de la République démocratique hongroise, indépendante de l’Autriche-Hongrie. Le gouvernement Károlyi prend des mesures radicales pour démocratiser le pays et alléger la condition ouvrière et paysanne.

Journal du samedi 16 novembre 1918

On annonce de différents côtés que M. Wilson assistera aux délibérations du Congrès de la Paix.
Une instruction est ouverte en France contre les officiers allemands qui se sont rendus coupables d’exactions et d’autres crimes dans la région du Nord.
M.Georges Maringer a été nommé commissaire de la République à Strasbourg; M. Mirman portera le même titre à Metz, et M. Henry Poulet, à Colmar.
La révolution a été violente à Bruxelles parmi les troupes allemandes. Il y aurait une centaine de morts, dont un grand nombre d’officiers. Des groupements révolutionnaires ont été formés à Bruxelles et à Anvers.
Le kronprinz de Bavière Rupprecht aurait demandé asile au marquis de Villalobar, ministre d’Espagne, ainsi que le baron de Lancken, gouverneur civil de la Belgique.
Les élections anglaises ont été fixées au 14 décembre. Le parti ouvrier anglais a invité ses délégués à sortir du cabinet de coalition, mais les huit ministres travaillistes se refusent à quitter leur poste.
Le Parlement belge se réunira à la fin du mois à Bruxelles.
Le nouveau gouvernement allemand a levé l’état de siège et supprimé la censure. Il a proclamé l’amnistie pour tous les délits politiques et ordonné de procéder aux élections : toute personne de vingt ans de l’un ou de l’autre sexe possédant le droit de suffrage. Une partie des biens de la couronne royale de Prusse ont été confisqués.
L’Arménie sera-t-elle occupée par les Alliés? Cette occupation a été demandée par lord Bryce à la Chambre haute de Westminster.
Le gouvernement espagnol a rompu avec les bolchevistes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1562/11 novembre 1918: signature de l’armistice

(Vidéo) La signature de l’armistice du 11 novembre 1918

C’est dans la clairière de Rethondes, dans la forêt de Compiègne, que vient d’être signée la paix. Les discussions entre les belligérants se déroulent dans un train qui sert de poste de commandement au Maréchal Foch. Le 11 novembre à l’aube, les plénipotentiaires allemands viennent de reconnaître leur défaite. Le wagon de Rethondes entre alors dans la légende. A 5 heures du matin, le texte d’armistice est enfin signé par les participants. Quarante ans après, le bras droit du Maréchal Foch témoigne, un document rare.

Une saignée pour la France

« Une larme coule sur la joue du capitaine von Oberndorff. Ce moment est certainement le moment le plus émouvant, le plus dramatique dans la simplicité de cette scène, qui a toute sa grandeur justement dans son extrême simplicité », raconte en 1958 le général Maxime Weygand, chef d’état-major du Maréchal Foch. Il est 11 heures quand retentit le cessez-le-feu, sur une note sonnée par tous les clairons d’un front immense, de la mer du Nord à la frontière suisse. En France, la population célèbre l’armistice. Jamais encore le pays n’avait connu pareille saignée : 1 400 000 soldats tués, 2 500 000 blessés pour une guerre qui aurait dû être « la Der des Ders ».

la suite sur https://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/video-la-signature-de-larmistice-du-11-novembre-1918_741553.html

voir aussi wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Armistice_de_1918

https://fr.wikipedia.org/wiki/Armistice_de_1918

Une caméra le 11 novembre à Strasbourg

Le 11 Novembre 1918 un cameraman était présent à Strasbourg. Ces images sont rares et constituent le témoignage d’une époque difficile pour l’Alsace.Interview du commandant MEYER autour du 11 novembre par Roland RECHT

source: INA: http://www.ina.fr/video/SXF02029218

Un film de 55 minutes sur la fin de la guerre 14-18

https://www.youtube.com/watch?v=EHfDDrWPswo

(Vidéo) Augustin Trébuchon, le dernier français mortà Vrigne-Meuse

source: http://centenaire.org/fr/ardennes/reportage/augustin-trebuchon-dernier-poilu-mort-au-combat-vrigne-meuse

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_Tr%C3%A9buchon

La journée du 11 novembre 1918

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Le message du maréchal Foch annonçant la fin de la guerre fut transmis par télégraphe aux commandants en chef des différentes armées alliées le 11 novembre à 5 heures 15 : «  Les hostilités sont arrêtées sur tout le front, à partir du 11 novembre, 11 heures (heure française). Les troupes alliées ne dépasseront pas, jusqu’à nouvel ordre, la ligne atteinte à cette date et à cette heure. » Cet ordre fut retransmis par le général Boichut aux régiments de la division à 7 heures 15, accompagné de consignes particulières de prudence auxquelles le colonel Petitdemange jugea utile de rajouter quelques recommandations supplémentaires pour que « les hommes mettent leur mouchoir au bout de leur fusil (…) et crient en chœur et de toutes leurs forces “Vive la France !” et chantent La Marseillaise (…). On ne fraternisera pas avec l’ennemi ».

Le commandant de Menditte relata ainsi les événements du 11 novembre 1918 dans son carnet de notes journalières :

« Le [canon de] 75 rageur a tiré régulièrement, montrant aux Boches que nous faisons bonne garde autour du régiment et, au jour, le feu recommence mais il est peu intense. Du reste, la situation est rectifiée à mon avantage. J’ai réorganisé mon front. Mes compagnies sont en liaison les unes avec les autres, mes hommes ont mangé chaud et je les ai ravitaillés en cartouches. Hier, cette opération avait dû être faite de jour mais pour les mitrailleuses seulement et dans des conditions effroyables car le terrain était battu par les mitrailleuses ennemies. Cette fois, mes hommes ont tout ce qu’il faut pour tenir et ils tiendront. Vers 6 heures 30 circule le bruit de l’armistice. À 8 heures 30, l’avis est officiel. Pendant ce temps, on continue à tirer sur le front du régiment et les obus allemands tombent sur Dom-le-Mesnil. Je fais passer la bonne nouvelle au régiment et on attend ! 10 heures 45 : les obus tombent encore sur le village. 10 heures 57 : la mitrailleuse tire encore. 11 heures : un de mes clairons sonne “ Cessez le feu ”, “Levez-vous ” puis “Au Drapeau ”. Les autres clairons répètent. La Marseillaise monte dans le lointain. Des cris de joie et les cris plus éloignés des Boches qui sortent de leurs trous et veulent fraterniser. Quelle joie et quelle émotion ! Ici tout est en remue-ménage. On sort de l’église tous les lits boches qui s’y trouvent. Le père Guiton dit la messe et monte en chaire, mais à ce moment arrive le général Boichut qui ne reste que 10 minutes mais qui est suivi de trompettes d’artillerie et de cavalerie sonnant de joyeuses fanfares. La cérémonie continue, on chante le Te Deum et, ma foi, après cela on déjeune, avec quel appétit ! Aussitôt après déjeuner, le colonel Petitdemange arrive, il veut voir le régiment sur place et je l’accompagne sur la position. Il félicite les hommes, les officiers et passe sur une grande partie du front car mon régiment n’a pas bougé et garde la place. Il fait un temps merveilleux. À mon retour, je trouve dans la rue le colonel Gizard qui rentre de permission. Il a perdu une bien belle matinée mais a gagné le calme d’une journée de dimanche qui fut bien angoissante pour moi (…). J’ai perdu 45 tués, 87 blessés et 12 disparus au cours de la journée d’hier. La proportion de tués est énorme pour de la guerre en rase campagne et prouve l’acharnement mis dans la lutte mais j’avais devant moi la Garde Prussienne : 4 régiments dont le 23, le 357 et le 69  (…)

Les combats ont effectivement continué jusqu’au dernier moment. Le soldat de 1re classe Augustin Trébuchon 5, estafette de la 9e compagnie, titulaire de la Croix de guerre, tué à 10 heures 50 d’une balle dans la tête alors qu’il était porteur d’un dernier message pour son capitaine, a été le dernier mort de la Première Guerre mondiale dans le secteur. Mais, officiellement, il sera déclaré mort à Vrigne-Meuse le 10 novembre 1918 à 10 heures du matin. Dans la poche de résistance tenue par le 415e RI au nord de la Meuse, ce fut le soldat Delalucque qui eut l’honneur de sonner le « cessez-le-feu » à 11 heures précises. Appelé par le capitaine Lebreton pour effectuer les sonneries réglementaires, le brave poilu, sans doute ému par la solennité de cette mission, ne se souvenait même plus de cette sonnerie : « La dernière fois que je l’ai joué, c’était en 1911, au champ de tir (…). » Mais son nom ne restera pas dans l’histoire. Il entonna d’abord le refrain du régiment puis les différentes sonneries demandées : « Cessez-le-feu », « Levez-vous  », « Garde à vous » et enfin « Au Drapeau ». Les Allemands aussi sortirent alors des tranchées et, pour la première fois depuis quatre ans, les « Feldgrau » et les « Bleu horizon » se firent face sans chercher à s’exterminer. Ils auraient même chanté ensemble La Marseillaise ! À la 2e compagnie, « (…) cette Marseillaise fut plutôt hésitante car les hommes étaient sous le coup de l’émotion. La nouvelle de l’armistice ne fut pas accueillie avec une explosion de joie mais plutôt avec le soulagement de ne plus vivre avec l’obsession d’être des morts en sursis. Après les durs et violents combats de la veille, il était bien difficile d’imaginer que la guerre pouvait finir comme par miracle. On avait l’impression que c’était un rêve et cependant c’était bien la réalité (…) ». Un profond silence s’établit sur l’immensité du champ de bataille de la veille. Un silence impressionnant.. Du côté des Allemands, l’Armistice était aussi une délivrance mais leur sentiment de joie avait aussi le goût de la défaite. Certains cherchèrent à fraterniser avec les Français. Généralement sans succès. Ils furent priés de rejoindre leurs lignes. Ne plus échanger de coups de fusil et laisser chacun récupérer ses morts sur le terrain, c’était suffisant dans l’immédiat. Les poilus échangèrent leurs impressions après avoir compté les minutes au cours de la matinée. L’Armistice 6, c’était d’abord la vie sauve. Il fallait bien qu’il y eût un dernier tué, mais – surtout – ne pas être celui-là : « Je vis, c’est merveilleux ! », « Nous avons eu une sacrée veine », « Tu te rends compte, on n’est pas mort ! », « Croyez-vous que l’opération de forcer le passage de la Meuse s’imposait alors que les pourparlers d’armistice se déroulaient à l’état-major du maréchal Foch ? », « (…) revoir Paname et troquer le casque pour le melon », « C’est la fin de notre jeunesse », etc. Il faudrait aussi réapprendre à vivre normalement et guérir de la guerre. La guerre était finie, c’était la paix. 

Le dernier communiqué officiel de la guerre, diffusé le 11 novembre à 15 heures, signalait sobrement que : « À l’est de la forêt de Trellon, nous avons atteint la frontière belge. À la suite de durs combats, nous avons forcé les passages de la Meuse entre Vrigne et Lumes. » Officiellement, comme le montre « l’état des officiers et hommes de troupe du 415e régiment d’infanterie tués à l’ennemi aux divers combats de 1914 à 1918 » annexé à l’historique du régiment, il n’y eut aucune perte humaine à déplorer le 11 novembre 1918 dans le secteur de Nouvion, Dom-le-Mesnil et Vrigne-Meuse. Les pertes subies par les formations engagées par la 163e division dans l’opération de franchissement de la Meuse et de conquête d’une tête de pont, au cours des journées du 9, 10 et 11 novembre 1918, furent de 96 tués et 198 blessés dont 68 tués et 97 blessés pour le 415e RI. Ces pertes étaient les dernières de la Grande Guerre. Dans l’après-midi du 11 novembre, la population de Dom-le-Mesnil participa activement à la recherche des morts laissés sur le terrain au nord de la Meuse avec les soldats du 415e RI. Ils furent transportés d’abord à Dom-le-Mesnil puis dans l’église de Vrigne-Meuse. Le soir, 33 corps, dont la majorité d’entre eux appartenait au 3e bataillon, étaient alignés dans l’église de Vrigne-Meuse.

Les pertes allemandes ne sont pas connues avec précision mais elles ont certainement été sévères. Dans l’historique du régiment des fusiliers de la garde, le récit de la journée du 11 novembre se termine en effet ainsi : « Après midi, nouvelle de la révolution au pays, de l’abdication de SM l’Empereur, et de l’armistice. Heureux ceux qui étaient tombés plein de foi dans la grandeur de la Patrie et qui ne vécurent pas là le plus noir de tous les jours ! Le soir de cette dernière bataille d’une guerre commencée quatre ans et demi plus tôt, avec tant de joie et d’espoir, vit le brave régiment des fusiliers de la garde réduit à 13 officiers, 25 sous-officiers et 100 hommes ! » Cette unité d’élite formait un bataillon à deuxcompagnies la veille. Il avait donc perdu environ la moitié de ses effectifs dans cette dernière opération.

En principe, le 415e régiment d’infanterie devait rester dans la région de Dom-le-Mesnil pendant quatre jours. Au cours de la journée du 12 novembre, les hommes du régiment continuèrent à fouiller le secteur pour rechercher les corps des soldats disparus au cours de l’ultime combat de la guerre. La cérémonie d’inhumation des hommes du 415e RI tués au cours des derniers combats, avait été fixée au 13 novembre dans la matinée. Pour des raisons difficilement compréhensibles, le régiment n’eut même pas la possibilité d’assister à cette cérémonie. Il avait reçu l’ordre dans la nuit du 12 au 13 de quitter Dom-le-Mesnil dès le lendemain à 7 heures du matin. Vingt sapeurs furent désignés par le commandement pour creuser les tombes dans le cimetière de Vrigne-Meuse et rendre les derniers honneurs. Deux nouveaux corps – ceux des soldats Trébuchon et Coste, les derniers « morts pour l’Armistice » – furent retrouvés le 13 novembre en fin de matinée et transportés par les villageois jusqu’à l’église de Vrigne-Meuse. L’héroïsme du 415e régiment d’infanterie au cours des derniers mois de guerre fut récompensé par une citation à l’ordre de l’armée accordée par le maréchal Pétain, commandant en chef des armées de l’Est :

« (…). Réengagé le 2 novembre, au-delà de l’Aisne débordé, sous les ordres du chef de bataillon de Menditte, et animé par lui de l’impérieuse volonté de vaincre, a franchi le canal des Ardennes, délivré neuf  villages, capturé des canons, battu l’ennemi. Enfin, par un dernier et héroïque effort, jetant le 10 novembre ses bataillons sur la rive droite de la Meuse, sur une passerelle de fortune, battue par des mitrailleuses, a enlevé à deux divisions de la garde munies d’une puissante artillerie, les positions où elles se croyaient à l’abri de toute surprise. A brisé leurs contre-attaques et imposé à l’ennemi même, étonné de ses propres pertes, le respect de tels soldats. »

La suite sur:

https://journals.openedition.org/rha/291#tocfrom2n4

Pourquoi Vrigne-Meuse

Fallait-il réaliser cette opération ? En fait, l’effondrement de l’armée allemande était perceptible depuis le mois de juillet 1918 et irrémédiable dès le début du mois d’octobre 1918. Mais à cette époque en France, le pouvoir politique était divisé. L’Armistice demandé par les Allemands était-il une simple trêve pour gagner du temps et réorganiser le front avant de reprendre l’offensive ? Ne devait-on pas profiter des circonstances favorables aux armées alliées pour traverser le Rhin et exploiter cet avantage en direction de Berlin ? Telles étaient les questions fondamentales qui se posaient.

Aux niveaux politique et stratégique, les désaccords étaient évidents. Dès le 4 octobre 1918, le prince Max de Bade avait télégraphié à Thomas W. Wilson, président des États-Unis, pour lui demander de convoquer les belligérants « pour des négociations de paix sur la base des quatorze points, en même temps que pour la conclusion immédiate d’un armistice ». Raymond Poincaré, président de la République, voyant dans ce projet un piège, avait alors informé Georges Clemenceau, président du Conseil « que tout le monde espère fermement qu’on ne coupera pas les jarrets de nos troupes par un armistice si court qu’il soit ». Mais pour le maréchal Foch, « nous n’avions pas le droit de jouer la vie d’un seul homme » sur une question militairement résolue. In fine, la question essentielle est de savoir à quel moment « la question était militairement résolue » et donc quels étaient, en fait, les buts de guerre pour les alliés : repousser les Allemands au-delà du Rhin ? S’emparer de gages territoriaux en Allemagne ? Poursuivre jusqu’à Berlin ? Les avis étaient partagés. En toute hypothèse, atteindre Charleville-Mézières ainsi que Sedan et repousser les Allemands au-delà de la Meuse, était bien un objectif fixé par le commandement allié. Mais la traversée de la Meuse n’était pas une fin en soi et Vrigne-Meuse n’était certainement pas un objectif stratégique dont la conquête marquerait et symboliserait la victoire des alliés. Donc, soit la traversée de la Meuse était inutile, soit plus vraisemblablement, ce n’était qu’une étape intermédiaire.

Il est cependant permis de se poser quelques questions sur cette ultime opération menée par la 163e division et plus particulièrement par le 415e RI sur trois kilomètres entre Charleville-Mézières et Sedan, alors que les alliés alignaient à cette époque 210 divisions, déployées sur 550 kilomètres de front. Que s’est-il passé dans le secteur des autres divisions entre le 8 et le 11 novembre 1918 ? Apparemment pas grand chose à en juger par exemple par ce qui s’est passé du côté du 11e corps d’armée à Mézières ou dans le secteur de Sedan. L’artillerie avait encore beaucoup donné mais le commandement n’avait pas jugé indispensable de franchir la Meuse aux dernières heures de la guerre. Au nord de Charleville, les divisions de la Ve armée n’avaient d’ailleurs toujours pas atteint la Meuse. Ce qui laisse supposer que les divisions autres que la 163e DI, avaient un temps d’arrêt à partir du moment où les pourparlers d’armistice avaient commencé à Rethondes. Il avait été urgent d’attendre. D’ailleurs, le fait que Pierre Sellier et son clairon soient « entrés dans l’histoire » pour avoir sonné le « cessez-le-feu » de la Première Guerre mondiale le 7 novembre au soir, et non pas le 1re classe Delaluque, le 11 novembre, justifie aussi ce constat.

Il est évident cependant que le maréchal Foch avait envisagé la suite des opérations dans l’hypothèse où les plénipotentiaires allemands temporiseraient pour signer l’Armistice dans les délais impartis. Une vaste offensive dirigée par le général Castelnau devait alors être lancée le 13 ou le 14 novembre 1918 dans l’Est de la France pour s’emparer de Metz, occuper la Lorraine et poursuivre la marche vers le Rhin. L’attaque principale devait être assurée par vingt divisions françaises et six divisions américaines soutenues par plusieurs autres opérations jusque dans les Flandres pour bousculer l’ennemi sur tout le front. Le sacrifice demandé à la 163e division et au 415e régiment d’infanterie sur la Meuse le 10 novembre, a-t-il permis d’éviter cette offensive ?

La 163e division a-t-elle fait preuve d’indiscipline en lançant l’opération de franchissement de la Meuse ? Le manque de cohérence des ordres donnés par la chaîne de commandement montre qu’il y eut une prise de risque inconsidérée de la part du 14e corps d’armée. Entre l’ordre donné le 9 novembre au soir par le général Gouraud de« (…) surveiller l’activité de l’ennemi, afin de profiter de toute occasion favorable pour franchir la rivière et s’établir solidement sur la rive droite, en se bornant à poursuivre l’ennemi, le cas échéant, par des éléments légers (…)»et celui, également du 9 novembre au soir, du général Marjoulet, commandant le 14e corps d’armée : « La 163e DI franchira la Meuse et occupera Vrigne-Meuse, le Signal de l’Épine (…). Opération à exécuter d’urgence et sans se laisser arrêter par la nuit ()» etqui se traduira au niveau de la 163e division par l’ordre de « franchir la Meuse cette nuit, coûte que coûte (…)», il est permis de s’interroger sur la discipline intellectuelle du commandement français à la fin de la guerre.

L’opération de Vrigne-Meuse a-t-elle été un succès ou un échec ? L’affaire a été mal préparée et mal engagée. L’impasse sur la recherche de renseignements en est la raison essentielle. Les autres régiments, engagés sur Flize et Nouvion, n’ont d’ailleurs pas fait preuve de la même agressivité que le 415e RI qui s’est retrouvé dans une position d’autant plus difficile. Le bilan a été lourd notamment pour ce régiment mais il aurait pu être catastrophique. Le régiment tout entier aurait pu être détruit si l’Armistice n’était pas intervenu à 11 heures du matin puisque les moyens de franchissement mis en place dans la nuit du 10 au 11 novembre ont rapidement été rendus inutilisables. Il convient par ailleurs de rendre hommage au courage du chef de bataillon commandant le 415e RI au cours de la journée du 10 novembre : en traversant la Meuse dans l’après-midi pour aller inspecter ses bataillons et surtout relever les positions des premières lignes, il a permis à l’artillerie divisionnaire de fournir des appuis efficaces qui ont évité au 415e RI d’être rejeté dans la Meuse. Sans cet acte de courage, le 415e RI aurait probablement été décimé dans la nuit du 10 et la matinée du 11 novembre 1918.

L’opération de franchissement de la Meuse était-elle justifiée ? L’imminence de l’Armistice ne pouvait justifier une telle improvisation et une telle précipitation dans le franchissement d’une rivière comme la Meuse. Le fait que la division n’ait eu officiellement aucune perte à déplorer le 11 novembre, est d’ailleurs un signe qui ne trompe pas. Pour le commandement, cette opération aurait été difficile à justifier, ce qui explique sans doute qu’elle soit restée longtemps confidentielle.

https://journals.openedition.org/rha/291#tocfrom2n4

Le dernier mort à la dernière minute

Henry Gunther est mort dans la Meuse le 11 novembre 1918 à 10h59, à une minute de l’Armistice. Dernier soldat américain tué sur le sol français, il a aujourd’hui sa propre stèle.

(…)

Ce 11 novembre, il y a cent ans, tout le monde sait que la guerre va s’arrêter. Mais aujourd’hui encore, personne ne sait exactement pourquoi Henry Gunther, un Américain, va surgir de ses lignes et du brouillard, avec un de ses camarades, et monter vers les tranchées allemandes.

Pierre Lenhard raconte : « Les Allemands regardent l’heure : il est quasiment 11 heures. Ils de disent : ‘Mais qu’est-ce qu’ils veulent encore ces deux-là, dans quelques minutes c’est fini ?’ Ils leur font signe de partir. Les Allemands ne vont pas les tuer, mais leur tirer par-dessus la tête en signe d’avertissement« . Malgré les injonctions, Henry Gunther, toujours armé, continue d’avancer en direction de la ligne de mitraillettes. Il est finalement abattu de cinq balles, dont une dans la tempe.

source: https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/11-novembre-1918-le-dernier-mort-a-la-derniere-minute-7794107638

Journal du lundi 11 novembre 1918

L’armistice a été signée.
Dans la dernière journée, nos troupes, maîtresses de Mézières, avaient passé la Sormonne, enlevé le village de ce nom et atteint la route d’Hirson, à Mézières, au sud de Remwez.
Sur notre droite, nous continuons à franchir la Meuse entre Lunes et Donchery.
Dans sa retraite précipitée, l’ennemi avait abandonné partout un matériel considérable. Nous avons capturé, notamment entre Anor et Momignies, des canons, de nombreux véhicules de toute sorte et des trains entiers de chemins de fer.
Les Anglais, après avoir dépassé Maubeuge, s’approchaient de Mons, malgré la résistance des arrière-gardes ennemies. Leurs détachements avancés poussaient en avant, au sud-est de Mons et arrivaient à la ligne du canal à l’ouest et au nord-ouest de cette ville. Au nord du canal Mons-Condé, ils avaient pris Leuze et touchaient à Ath. Ils avaient progressé de 7 kilomètres à l’est de Renaix.
Les Américains avaient réalisé des gains considérables sur de nombreux points, le long de la ligne, entre Meuse et Moselle. Des troupes de la première armée avaient atteint, en coopération avec les unités françaises, les lisières sud de Stenay et occupé le bois de Chenon, au sud de Baalon. Au delà des pentes orientales des hauteurs de la Meuse, les villages de Gibercy, Abancourt et Grimaucourt avaient été occupés.
En Woêvre, la 2e armée avait pénétré dans les lignes de l’ennemi, qu’elle avait chassé de plusieurs fortes positions. Les villages de Marcheville et de Saint-Hilaire avaient été pris.
Les Belges avaient atteint le front Nederz-Walin-Hermelghem-Boucle-Saint-Denis-Zegemzen.
Les unités américaines à leur gauche avaient franchi l’Escaut à l’est de Heuvel. 15 kilomètres d’avance avaient été réalisés au sud et 7 au centre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1546/26 octobre 1918

Thilay (ardenne): les habitants invités à se rendre à la Kommandantur tous les jours

source photo: https://www.google.fr/search?q=thilay+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiAm8-Dt5fdAhUM2BoKHXn2CX0Q_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=1_mvOWHaYPZ47M:

Revenons à la date du 26 octobre 1918, jour où les habitants sont informés que :

« A partir de demain 27 octobre, les hommes de 15 à 66 ans devront se rendre à l’appel près de la Kommandantur tous les jours. Ceux qui ne s’y présenteront pas s’exposeront à des peines sévères. »

Les allemands vont-ils procéder à un nouvel enlèvement ?

Les ponts sont gardés.

En prévision, des civils construisent des huttes dans les bois, et s’il le faut, c’est là qu’ils attendront l’arrivée des français.

Des évacués viennent de Roubaix, Tourcoing, Rethel, Vouziers, Amagne… Beaucoup se dirigent vers la Belgique, d’autres resteront dans nos communes.

« Il se trame dans l’air un orage formidable. Bientôt, l’éclair jaillira et ce sera fini ». Toute la vallée de la Meuse est évacuée et celle de la Semoy va subir le même sort. « Le front allié s’avance, la Germania recule, ses complices l’abandonnent, l’aigle a du plomb », (citations de A. Renault)

source: http://www.thilay.fr/page/123/lieudits-suite.html

La une du Matin

Journal du samedi 26 octobre 1918

Les Anglais ont étendu leur front de bataille vers le nord jusqu’à l’Escaut, à Thiant. Sur tout le front, la résistance allemande a été surmontée, et nos alliés continuent leur avance.
A la droite, ils s’approchent des lisières ouest de la forêt de Mormal et ont pris Robersart.
Au centre, ils sont arrivés aux abords du Quesnoy. Ils ont pris Poix-du-Nord, les Tuileries et progressé vers Englefontaine.
Au nord-ouest de Ghessignies, qui a été occupé, ils ont enlevé les passages de l’Ecaillon et pris Beaudignies, malgré une très vive résistance.
Au centre gauche, ils sont à Raismes et à courte distance de la voie du Quesnoy à Valenciennes. De violents combats ont eu lieu à Vendegies.
A gauche, Verchain et Monchaux ont été enlevés. 7.000 prisonniers ont été faits, et 100 canons au moins, capturés. On a atteint la ligne : canal de la Sambre à l’Oise, lisière ouest de la forêt de Mormal, canal de l’Escaut à Manig.
Nos éléments, sur le front de l’Oise ont franchi le canal à la hauteur de Longchamp et progressé sur la rive est.
Entre Oise et Serre, nous avons déclenché une attaque et progressé en faisant plusieurs centaines de prisonniers.

 

1536/16 octobre 1918

Parution du coup de canon

La guerre plongea la presse dans de nombreuses difficultés matérielles comme la mobilisation des ouvriers des imprimeries et des rédacteurs, la pénurie de papier et enfin la réapparition de la censure. Elle eut pour conséquence la disparition de bon nombre de journaux, 28 titres dès 1914 et une vingtaine encore entre 1914 et en Basse-Normandie. La presse cesse totalement de remplir sa mission d’information pour se transformer en arme de propagande. Peu de choses sont connues sur la création du Coup de canon, bimensuel, qui paraît pour la première fois en . Il s’affiche comme un journal humoristique, milit…éraire et civil, vendu sur abonnement à la tête du client dont les chèques sont refusés c’est trop compromettant. Il se situe au carrefour des journaux satiriques qui virent le jour aux débuts de la Troisième république et des journaux de guerre aux publicités et feuilletons patriotiques, prenant le contre courant des journaux de propagande et de soutien des populations loin du front par des caricatures et dessins caustiques. Le Coup de canon de janvier à novembre est remplacé par Le Crachin Journal humoristique et satirique -1919 et devient Le Crachin 1920-1927. Il paraît quelques mois 1919-1921 sous la dénomination Le Crachin cherbourgeois.

Mort d’un as de l’aviation irlandais

Patrick Anthony Langan-Byrne, « As » irlandais de la WW1, 10 victoires aériennes au sein du 24 Sqn du RFC, est abattu à bord de son D.H.2 A2542 et tué en combat aérien avec l’as allemand Oswald Boelcke du Jasta 2. Boelcke enregistre là sa 34ème victoire.

Mort d’un as de l’aviation allemand

Albert Haussmann, « As » allemand de la WW1, 15 victoires aériennes au sein de quatre Jasta, est abattu dans son Albatros près de Romagne par des tirs anti-aériens. Il abandonne son appareil en flammes, mais son parachute ne s’ouvre pas à temps. Il est tué.

source: http://normannia.info/items/show/190694#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Journal du mercredi 16 octobre 1918

Sur l’ensemble du front, nous sommes restés en contact étroit avec l’infanterie ennemie.
Au sud de la Serre, nous avons occupé Monceau-les-Loups, et nous sommes parvenus à un kilomètre au sud d’Assis-sur-Serre. Avec la coopération des troupes italiennes, nous avons enlevé et dépassé Sissonne.
Plus à l’est, malgré une vive résistance de l’ennemi, nous avons progressé sur la rive nord de l’Aisne.
Les Anglais ont repoussé une série d’attaques d’infanterie contre leurs positions à l’est de la Selle, aux environs de Solesmes.
Les armées de Flandre, sous les ordres du roi des Belges, ont attaqué. La 2e armée britannique, progressant de sept kilomètres, a atteint les faubourgs de Menin. L’armée belge a progressé de huit kilomètres vers Thourout.
L’armée française a pris Roulers. Il y a 8000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1475/17 août 1918

Parution du journal  « Le coup de canon »

source: http://normannia.info/items/show/190680#?c=0&m=0&s=0&cv=0

Première liaison postale régulière par avion

17 août 1918, première liaison postale régulière par avion (Paris – le Mans – Saint-Nazaire)

La circulation des personnes est modifiée par décret

Le Figaro du 17 août 1918 rappelle les règles, différentes selon la zone et la nationalité du voyageur, régissant les déplacements sur le territoire français.

«Une note officieuse rappelle à nouveau les dispositions du décret concernant la circulation en France: Les Français peuvent se déplacer sur tout le territoire, exception faite des 2e et 3e sections de la zone des armées et des départements frontière, sans être astreints à aucune formalité préalable.

Toutefois, pour pénétrer et circuler dans la 1re section de la zone des armées et dans les zones spéciales, ils doivent être munis de pièces les mettant en mesure de justifier de leur identité à toute réquisition des agents de l’autorité.

Pour pénétrer et circuler dans la 2e section de la zone des armées et dans les départements frontière, et pour sortir de cette zone ou des limites de ces départements, les Français doivent être munis d’un sauf-conduit délivré par le maire ou le commissaire de police.

Pour pénétrer dans la 3e section de la zone des armées, une autorisation de l’autorité militaire (service de la circulation aux armées, 194 bis rue de Rivoli, à Paris), est nécessaire.

Les étrangers sont astreints, pour tout déplacement (même dans la zone de l’intérieur), au visa préalable de leur carte d’identité ou du récépissé de cette carte.» écrit Le Figaro du 17 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/17/26002-20140817ARTFIG00077-17-aout-1918-la-circulation-des-personnes-est-modifiee-par-decret.php

Lomme: le terrain d’aviation allemand attaqué par les alliés

Le 17 août 1918, au matin, le terrain d’aviation allemand fut donc attaqué par 60 avions alliés qui avaient décollé de Fauquembergues.

Article payant sur la Voix du Nord: http://www.lavoixdunord.fr/148679/article/2017-04-15/l-autre-bombardement-avant-que-delivrance-ne-soit-delivrance

Saint-Dié (Vosges) : premier engagement de la 5e U.S.division

La 5e U.S.division se voit confier pour son premier vrai engagement, la prise de Frapelle et de la Cote 451, au nord du village. Elle opère au sein du 33e corps de la VIIe armée française. Le 17 août 1918, l’assaut est lancé après une énorme préparation d’artillerie.

Le 18 août, Frapelle et la cote 451 sont enlevés par la 5e U.S. division. Toutes les contre-attaques allemandes sont repoussées.

Le 28 août 1918, la 5e U.S. division reçoit l’ordre d’intégrer la 1re armée américaine en cours d’organisation. Sa première mission consiste à réduire le saillant de Saint-Mihiel qui forme une hernie dans les lignes françaises entre Verdun et Pont-à-Mousson. Après une période de formation, la division se porte sur le secteur où elle aura à intervenir. Pour éviter de se faire repérer par l’ennemi, les déplacements s’effectuent de nuit.

La suite sur http://stenay-14-18.com/grandes-batailles/meuse-argonne/marqueurs-de-la-5e-u-s-d-i/

Les revendications des «corsettes» sont détaillées

Continuant à suivre le mouvement de protestation des ouvrières de la couture, Le Figaro du 18 août 1918 se fait l’écho de leurs revendications exprimées à la Bourse du travail la veille.

«Les ouvrières de la couture, qui s’agitent de nouveau, ont tenu un grand meeting, le 17 août 1918 après-midi, à la Bourse du travail. Leurs revendications sont les suivantes:

1° Indemnité de trois francs pour la vie chère;

2° Majoration de 75 % du tarif des heures supplémentaires;

3° Délai-congé de huit jours;

4° Généralisation de la semaine anglaise;

5° Application d’un minimum de salaire dans les spécialités où il n’existe pas encore.

Lundi 19 août 1918, ces desiderata seront soumis aux différentes chambres patronales du vêtement. Le résultat de ces démarches sera communiqué aux intéressées, dans un second meeting fixé au 7 septembre 1918.

Les “corsettes” ont, avant de se séparer, voté un ordre du jour de protestation contre le verdict de la Haute Cour.» écrit Le Figaro du 18 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/17/26002-20140817ARTFIG00109-17-aout-1918-les-revendications-des-corsettes-sont-detaillees.php

Journal du samedi 17 juillet 1918

Nos troupes ont repris leurs attaques dans la région boisée entre le Matz et l’Oise. En dépit de la forte résistance opposée par l’ennemi, nous avons pu réaliser des progrès au nord-est de Gury. Nous avons pris pied dans le parc de Plessier-de-Roye et atteint Belval.
Plus à l’est, nous avons porté nos lignes à 2 kilomètres environ au nord du village de Cambronne.
Sur le front de la Vesle, des coups de main ennemis n’ont obtenu aucun résultat. Une incursion dans les lignes allemandes, dans la région de Mesnil-Lès-Hurlus, nous a donné des prisonniers.
Canonnade sur le front britannique.
Des contre-attaques locales ennemies dans le secteur de Dickebusch, ont été repoussées. Un raid heureux, dans le voisinage d’Ayette a valu des prisonniers à nos alliés. Leurs patrouilles continuent à pousser en avant dans le secteur de Vieux-Berquin, et ont établi leur ligne à l’est du village. Elles ont capturé un certain nombre de prisonniers et de mitrailleuses.
Les Anglais ont également avancé à l’est de Meteren.
Le transport Djemnah a été torpillé en méditerranée. Il y a 442 disparus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1417/20 juin 1918

Moral et discipline fléchissent chez les Allemands

Les déserteurs ne sont pas plus nombreux, mais les malades se multiplient, soldats ou officiers. Un ordre de la 14e division, du 20 juin, parmi beaucoup d’autres, est suggestif : « Les officiers se sont fait porter malades en si grand nombre ces jours derniers qu’il est impossible d’attendre que les soldats, qui vivent dans les mêmes conditions qu’eux, ne suivent pas leur exemple. »

A Berlin, le ministre von Kuhlmann, sentant l’occasion favorable, reprend sa campagne pacifiste ; et cette fois sa thèse paraît écoutée avec plus de faveur que celles de Hindenburg et de Ludendorff.

Car si la paix vient d’être signée, le 7 mai, avec la Roumanie écrasée, assurant quelques disponibilités en hommes et en matériel, l’Allemagne sait fort bien qu’elle ne peut plus compter, pour alimenter les effectifs de ses divisions épuisées, que sur la classe 1920 appelée dans les dépôts de l’intérieur et sur diverses ressources de valeur douteuse : prisonniers rentrés de Russie et plus ou moins contaminés de bolchevisme, blessés à peu prés guéris mais dininués; hommes retirés des divers services spéciaux (automobiles, aviation, télégraphie, bureaux…) et versés d’office dans l’infanterie ;prélèvements opérés dans les bataillons de landsturm au profit des dépôts des régiments actifs;révocations de sursis…

Pour appuyer cette infanterie médiocre, il faut augmenter le matériel. Ludendorff se lance hardiment dans cette voie. Il donne 12 pièces a chaque compagnie de mitrailleuses, ce qui porte à 72 mitrailleuses et 12 minenwerfer l’allocation de chaque régiment d’infanterie.

En outre l’Armée d’Orient, dont l’effectif semble pouvoir être indéfiniment réduit, donne des canons.

Ces canons, il est vrai, sont en fort mauvais état et les artilleurs, qui ont à peine deux mois de service, ne savent pas les utiliser…

Von Kuhlmann parle donc le langage de la froide raison quand il proclame à la tribune du Reischtag avec un délicat euphémisme « que les armes sont hors d’état de terminer la guerre et que, pour cela, des négociations diplomatiques seront nécessaires. »

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918compiegne.htm

Parution de la baïonnette

http://labaionnette.free.fr/1918/b155.htm

Marcel Capy Un obus a déplacé l’Arc de triomphe de l’Etoile

L’as français Basile Felicien Sauné abattu

20 juin 1918.-Basile Felicien Sauné, « As » français de la WW1, 5 victoires homologuées dont 4 en collaboration au sein de l’escadrille N 531, est tué au combat aux commandes de son SPAD VII n°S5790, au NE du village de Voprecani en Serbie, abattu par l’as allemand, le Feldwebel Gerhard Fieseler de la Jasta 25.

Croix de Guerre 1914-1918 et plusieurs autres décorations serbes et grecques.

Sauné est le premier à gauche. Les autres pilotes de la N 531 avec lui sont : le MdL Gabriel Hébert, le MdL Maurice Lashermes, le S/Lt Alexandros Zannas, commandant de l’escadrille 531, l’Adc Dieudonné Costes et le Sgt Paul Andrillon

Autres pilotes abattus ce 20 juin 1918

William Reginald Guy Pearson, « As » britannique de la WW1, 7 victoires homologuées dont 5 en collaboration au sein du 32 Sqn du RFC, perd la vie dans le crash de son appareil.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-960.html

Journal du jeudi 20 juin 1918

Les Allemands ont déclenché une violente préparation d’artillerie sur tout le front de Reims, depuis la région de Vrigny, à l’ouest, jusqu’à l’est de la Pompelle. Ils ont ensuite attaqué par des masses d’infanterie nos positions. Nos troupes ont résisté avec un plein succès au choc de l’ennemi que nos tirs de contre-préparation avaient fortement éprouvé. Entre Vrigny et Ormes, les troupes d’assaut allemandes ont dû refluer à plusieurs reprises sur leurs lignes de départ et n’ont pu finalement aborder nos positions.
Sur la périphérie de Reims, de violents combats se sont déroulés. L’ennemi a été partout repoussé. A l’est de Reims, la lutte s’est aussi terminée à notre avantage.
Les Anglais ont repris un poste dans le secteur de Vieux-Berquin et capturé des prisonniers.
Les Italiens ont repoussé des actions locales dans la région du mont Grappa et du Montello. Ils ont exécuté des pointes sur le plateau d’Asiago.
Une bataille a repris sur la Piave. Toutes les tentatives autrichiennes ont été brisées. L’ennemi est réduit à la défensive au nord de Capo Sile. Le chiffre des prisonniers faits par nos alliés dépasse 9.000.