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1579/28 novembre 1918: Guillaume II abdique

Guillaume II abdique

Le Kaiser Wilhelm II, ou Guillaume II, (1859–1941) fut le dernier empereur allemand et roi de Prusse. À la fin de la Première Guerre mondiale, le gouvernement allemand proclama son abdication le 9 novembre 1918. Il s’exila aux Pays-Bas le lendemain et signa le traité d’abdication le 28 novembre 1918 au château d’Amerongen, dans la province d’Utrecht. Cette photographie est extraite de Guerre des nations, compilation de 1 398 images réalisées par héliogravure accompagnées de courtes légendes descriptives portant sur la Première Guerre mondiale et ses conséquences immédiates. Cet ouvrage, publié par la New York Times Company, regroupe des illustrations parues dans le Mid-Week Pictorial, hebdomadaire de photographies d’actualité que ce groupe de presse a diffusé entre 1914 et 1937. Elles montrent les grands dirigeants militaires et civils des pays impliqués dans la guerre, des scènes de bataille, des systèmes d’armement importants, les ruines et la destruction engendrées par les combats, le retour des soldats après la guerre, la célébration de la victoire dans divers pays, et des scènes de la conférence de paix de Paris.

Rapatriement des allemands faits prisonniers par les Anglais

Le jour de l’Armistice, 25. 614 internés étaient retenus en Suisse, parmi lesquels 12. 555 français.

Dès le 13 novembre 1918, la France demanda en exécution des conditions d’Armistice (art. 10), le rapatriement sans délai de ses internés de Suisse. Il en fut tout autrement pour les internés allemands dont la France, état capteur, refusa le rapatriement. La Grande-Bretagne, elle aussi état capteur, accepta cependant le rapatriement de ses prisonniers allemands qui fut effectif le 28 novembre 1918 au départ de Grande Bretagne.

Les internés anglais en Suisse, au nombre de 1.410, furent rapatriés du 17 au 20 décembre 1918.

Les Suisses transformèrent, dès le 1er janvier 1919, le statut des « blessés et malades en traitement » en celui de « militaires hospitalisés ». Ils décrétèrent le 31 janvier 1919 la fin de l’internement. Les internés malades et blessés intransportables des forces de l’Entente (190 Français, 25 Anglais et 22 Belges) furent regroupés à Leysin et Montana d’où ils furent rapatriés les 25, 28 et 30 avril 1919.

source: http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2014/01/la-suisse-et-l-internement-des-prisonniers-de-guerre-allies-malades-et-blesses-1914-1918.html

Parution de La baïonnette

PIERRE FALKÉ 1918 – Sacré tonnerre ! j’aurais dû le prendre en flanc, et lui faire le coup de la Marne !
PANTHONIER FLEGME BRITANNIQUE – Comment, vous avez une balle dans la mâchoire ! Eh bien, parlez du nez !

Journal du jeudi 28 novembre 1918

Les armées françaises, achevant de traverser le Luxembourg, ont atteint la frontière allemande à l’est de Weiswampach et de Hemerscheid.
A Redange, une chaleureuse réception a été faite par la municipalité au général commandant la 48e division qui entrait dans la ville. La 8e armée a fait son entrée à Haguenau.
Les révélations continuent outre-Rhin. M. Jaffé, ministre des Finances de Bavière, publie des pièces d’où il résulte que l’Allemagne et l’Autriche ont repoussé une offre de paix américaine à l’automne 1917.
A la conférence des Etats allemands tenue à Berlin, M. Kurt Eisner a demandé que M. Solf, ministre de l’ancien régime transmis au nouveau, quittât le pouvoir. L’assemblée a voté le principe de la Constituante et s’est prononcée pour le maintien de l’unité allemande. La Constituante siégerait à Francfort-sur-Mein, qui fut déjà le siège de l’Assemblée nationale de 1848.
Les Roumains de Transylvanie ont rompu avec le Conseil national de Budapest.
Le docteur Solf a envoyé une nouvelle protestation aux puissances de l’Entente.
La démobilisation est terminée en Autriche.

1540/20 octobre 1918

Les cloches françaises sonnent enfin à toute volée

Après quatre ans d’une interminable guerre, Le Figaro partage le sentiment de revanche des Français.

«Le dimanche 20 octobre, à midi, les cloches de toutes les églises de France se sont mises à tinter joyeusement.

Ah! le merveilleux carillon! Pour la première fois, depuis le début de la guerre effroyable, elles sonnaient en l’honneur de la victoire! elles fêtaient la délivrance de Lille, prélude d’autres délivrances…

Et l’on songeait que pendant plus de quatre ans, les cloches d’Allemagne n’avaient cessé de sonner à toute volée contre nous! C’est notre tour; et le leur est fini.

D’ailleurs, un jour vint où ces cloches se turent: on les avait envoyées à la fonte. Et que pourraient-elles sonner aujourd’hui, sinon le glas de l’Allemagne déshonorée et vaincue?» écrit Le Figaro du 24 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/20/26002-20141020ARTFIG00111-20-octobre-1918-les-cloches-francaises-sonnent-enfin-a-toute-volee.php

Défilé de chars à Paris

[photographie de presse] / [Agence Rol]
Fête de la classe 20, place de l’hôtel de ville [Paris, défilé de chars, 20 octobre 1918]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005245k

Parution de l’Excelsior

source: http://www.memoriademadrid.es/doc_anexos/Workflow/4/217693/hem_excelsior_19181020.pdf

Quatrième emprunt national

 

Le 20 octobre 1918 , les carottes sont cuites pour l’Allemagne , mais ce n’est pas la fin de la guerre pour autant ;la Guerre pourrait s’éterniser en Allemagne même ,et de toutes façons il va falloir préparer le retour à la paix, et ce ne sera pas gratuit loin s’en faut !!! Bref, un nouvel emprunt baptisé « emprunt de Paix »

source: http://guerre14.e-monsite.com/medias/files/emprunt-de-guerre.pdf

lire aussi: https://www.histoire-image.org/fr/etudes/emprunt-liberation-1918

Le 142e RI dans la Marne et l’Aisne

17 septembre 1918 – 20 octobre 1918 – Occupation d’un secteur vers Auberive-sur-Suippe et la ferme de Moscou A partir du 26 septembre , engagée dans la BATAILLE DE CHAMPAGNE ET D’ARGONNE : progression jusqu’à Suippes, atteinte le 6 octobre Le 11 prise de Pont-Faverger, le 12, franchissement de la Retourne, puis progression jusqu’à l’Aisne. Organisation des positions conquises vers Rethel et Thugny-Trugny

20 octobre 1918 – 31 octobre 1918 – Retrait du front ; repos dans la vallée de la Retourne

31 octobre 1918 – 5 novembre 1918 – Mouvement vers Tourcelles-Chaumont ; engagée vers Voncq et Terron-sur-Aisne dans la BATAILLE DU CHESNE le 2 novembre passage de l’Aisne vers Semuy

source: http://www.poilus38.com/142eri.php#1123

Journal des prisonniers de guerre du camp d’Hammelburg (20 octobre 1918)

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo287378

 

 

 

Journal du dimanche 20 octobre 1918

Sur le front belge, vive résistance de l’ennemi sur le front Bruges-Oostcamp-Wynghem-Thielt. Cette résistance a été brisée.
L’infanterie belge occupe Ostende et a atteint les abords de Bruges. La 2e armée britannique a pris Roubaix et Tourcoing.
Entre Bohain et le Cateau, les Anglais ont fait 4000 prisonniers. D’autre part, ils ont capturé les villages de Wassigny et de Rebeauville avec 1200 Allemands. Ils ont avancé de huit kilomètres entre la Sensée et la Lys.
Nos troupes, à l’ouest de l’0ise, ont conquis Mennevret et la forêt d’Andigny, Groigy, Arsonville et Bernoville. Plus au sud, elles ont dépassé Nouvion et Catillon, faisant 1500 prisonniers. De part et d’autre de Vouziers, elles ont franchi l’Aisne.
Les Américains avancent vers Dun-sur-Meuse.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1483/25 août 1918

Le psychisme des soldats de la Grande Guerre à travers l’expérience combattante de l’Aisne

Dans un intéressant dossier, on peut en savoir plus sur le psychisme des soldats à la lumière des écrits de Robert Troubat qui passa un long moment dans le département de l’Aisne.

Souvent, il interpellait son lecteur, par son questionnement, ses doutes, ses certitudes, sans tabou apparent, puisqu’il n’hésite pas à mentionner des aspects moins glorieux de sa vie de soldat. Il écrivit notamment, sans pudeur, qu’au cours d’un bombardement allemand le 25 août 1918, son abri sur la route 44 de Saint-Quentin à Lens fut ébranlé et qu’il courut se cacher dans un autre, se faufilant dans la nuit, seul, sous une pluie d’obus. Il raconta comment les larmes lui montèrent alors aux yeux, plusieurs sentiments s’entremêlant : rage de voir son « cagnat » détruit, douleur de son genou blessé dans sa fuite, angoisse de ne pas retrouver sa section, partie plus tôt en mission, peur de mourir.

Les mots rendent compte de la brutalité inouïe à laquelle est confrontée Robert Troubat. Ils évoquent aussi sa terreur face à la certitude d’une mort prochaine qui ne peut, selon lui, manquer de survenir et à l’incertitude de la mort qui lui sera infligée ainsi que du sort réservé à son corps. Pour composer avec ce souvenir, il dissocie son esprit de son propre corps, comme pour mettre à distance l’emprise des combats sur lui et comme s’il se considérait déjà alors comme inanimé, mort. Autrement dit, il serait comme un mort en sursis. Il évoque aussi des « rêves surhumains » et des « cauchemarts » . Le champ lexical utilisé dans l’ensemble de son carnet est très fort et caractérise son expérience de la guerre : « tuerie », « carnage », « cruel », « tragique », « épouvante », « enfert », « boucherie », « furie », « boureauds » , « bétaille humain », « râlements déchirants des mourants », « chair répandut », etc.

source: https://cote108.hypotheses.org/151

Parution du Miroir

Le général americain travaille sous les obus

Prisonnier Henri Chariaux n’oublie pas sa famille

Le 25 août 1918.

Cher petit Raoul. Chère Léontine. Chers Parents.
Mon petit mignon je suis content que tu vas avec plaisir
à l’école, que tu t’amuses bien avec tes camarades.
Et que tu as déjà bien apprit à compter. Continus tu
seras toujours le mignon à ton papa. Obéi bien à ta
maman et à tes grands Parents. Pendant tes vacances tu
feras le petit domestique à ton pépé.
Ma chère Léontine, j’ai reçu avec plaisir tes cartes
du 13 et 20 juillet. Je te donne d’avantage de détails
sur ta lettre. Je suis en bonne santé. Je vous en désire
à tous une pareille. Je termine en t’embrassant bien fort
ainsi que Raoul, mes Beaux Parents et Parents.
Chariaux Henri.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1914/Chariaux-Henri/correspondances/1918-08.html

La composition du pain allemand est surprenante

25 août 1918: la composition du pain allemand est surprenante Le Figaro Il paraît que l’Institut de chimie de Leipzig a trouvé du chanvre, de la laine, du coton, du papier, de la chaux et du sable dans le pain qui est quotidiennement vendu ….

Article non complet . Source: https://legoutdupain.wordpress.com/2014/08/26/25-aout-1918-la-composition-du-pain-allemand-est-surprenante-le-figaro/

Marine: le cargo Pontet-Canet torpillé par un sous-marin

Le Pontet Canet,  cargo à vapeur fut construit en Norvège au chantier « Nylands » pour le compte de la société « R/S Kathinka » de Tonsberg en 1905. Son lancement se fera le 2 septembre 1905 sous le nom de « Kathinka ». Il mesurait 68.6m pour 10.3m et 3.80m de creux. Il jaugeait 1183t et était propulsé par un moteur triple expansion de 109 nhp.

Le 25 Août 1918, parti du port du Havre en direction de Bordeaux, il est torpillé par le sous-marin allemand UB109 commandé par l’Oberleutnant zur See Kurt Ramien. Il y aura 9 victimes parmi l’équipage. Ce u boot qui appartenait à la 1ère flottille des Flandres, mesurait 55.30m pour 629t. Il coulera durant cette patrouille qui sera la dernière, deux autres navires, le 19 Août le « Zinal » vapeur britannique de 4.037t et le 26 Août, le « Helge » vapeur suédois de 1133t. Le sous-marin disparaîtra quatre jours plus tard, le 29 Août, victime d’une mine lors de la tentative de franchissement du barrage de Douvre.

source: http://www.wreck.fr/pontet.htm

Journal du dimanche 25 août 1918

Dans la région de Lassigny et entre Oise et Aisne, canonnade assez vive.
Nos détachements ont pénétré sur plusieurs points dans les tranchées allemandes en Lorraine et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont progressé dans le secteur d’A1bert et fait des prisonniers. Depuis le 21, ils ont fait p1us de 14000 prisonniers et capturé un certain nombre de canons.
Ils ont réussi une opération 1ocale au nord de Neuf-Berquin. Quelques attaques partielles au nord de Bailleul, au sud de Locre et au nord de Kemmel, faites par l’ennemi au cours de la nuit, ont été repoussées après une lutte vio1ente. Des combats heureux pour nos alliés ont eu 1ieu au nord du canal de la Bassée, dans le secteur de Givenchy.
Nos équipages de chasse ont abattu ou mis hors de combat quatorze avions ennemis.
L’aviation de bombardement de jour a lancé dix-huit tonnes de projectiles sur des rassemblements de troupes et des convois dans le ravin de Margival, sur les routes de Soissons à Chauny, sur Vauxaillon, Anizy-le-Château et Laffaux.
L’aviation de nuit a jeté vingt cinq tonnes de projectiles sur les gares de Ham, Laon, Anizy-le-Château, Mézières et Marchault-Pontavert. Une forte expédition a été effectuée sur l’aérodrome de Mars-la-Tour.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1408/11 juin 1918: (suite) Contre attaque française au Matz (Oise)

(suite) Contre attaque française au Matz (Oise)

1917, entraînement des chars dans le camp de Champlieu. Cliché, collection Patrimoine de la Grande Guerre.

Pour faire face à la pression allemande, le 10 juin en fin d’après-midi, le général Fayolle, en accord avec Pétain, confia au général Mangin la réalisation d’une contre-attaque. A cet effet, il reçut l’ordre de constituer un groupement composé d’infanterie et de chars. Le plateau à l’ouest de Ressons-sur-Matz entre Lataule et Belloy fut choisi pour attaquer le flanc de l’armée allemande qui glissait vers Compiègne.

Le général Mangin disposa de quatre groupements de chars Schneider et Saint-Chamont. Il reçut en appui cinq divisions d’infanterie et un parc automobile suffisant pour effectuer un transport rapide sur le Matz. En quelques heures, Mangin réunit, organisa et instruisit une troupe venant d’horizons différents.

Le 11 juin 1918, il installa son poste de commandement à Pronleroy. En fin de matinée, les chars et l’infanterie se lancèrent dans la bataille. Si la surprise fut totale dans le camp ennemi, les Français subirent de lourdes pertes et ne purent regagner, par endroits, que quelques centaines de mètres. Pour autant, la grande offensive allemande était stoppée. Déjà s’amorçait la reconquête du territoire perdu en 1914.

source: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/les-chars-dans-la-bataille-du-matz/

http://20072008.free.fr/journee272008matz11juinmangindoc1.htm

Photos durant la bataille de Matz

Scènes photographiées dans la rue d’Enfer,un petit chemin qui quitte Courcelles (60) le 11 Juin 1918 pendant la bataille du Matz.

source: http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t6063-2-photos-de-courcelles-vivants-et-morts

Importante perte humaine au Bois Belleau (Aisne)

Le 11 juin 1918, des éléments du 5ème Régiment de Marines lancèrent avant l’aube un assaut dans la partie ouest du bois de Belleau pour établir le contact avec le 6ème Régiment. Ce plan de devait pas survivre à la brume, à la tourmente, à la confusion et au chaos des armes. Les Marines perdant tout repère furent exposés à un feu nourri des mitrailleuses et fusils allemands. En dépit de pertes énormes, d’un feu d’artillerie intense avec usage des gaz, ils parvinrent à se réorganiser et à reprendre la poussée. La bataille se désagrégea en un combat de sections, de groupes et finalement d’homme à homme, qui vit les Marines enlever l’un après l’autre les nids de mitrailleuses, à la baïonnette et au corps à corps. Après des heures d’un combat acharné, le 5ème Régiment de Marines perçait à la lisière nord du bois.

http://www.tireur.org/forum/read.php?53,150051

Le camp de prisonniers de Munster

Dans Westfalen in Ersten Weltkrieg, l’historien allemand Rainer PÖPPINGHEGE évalue à 20947 le nombre de soldats prisonniers dans le camp de Münster I à la fin de la Première Guerre Mondiale. Les délégués du Gouvernement Espagnol précisent que l’effectif est de 1894 prisonniers pour le camp même et 18052 répartis dans les hôpitaux et les différents détachements de travail (le 11 juin 1918). Le camp de Münster I était situé à 5 km à l’ouest de la ville.

http://histoiresdepoilus.genealexis.fr/camps/camp-munster.php

 

Journal  du mardi 11 juin 1918

L’attaque allemande se développe violemment. Elle n’a obtenu de résultat, et encore sont-ils partiels, qu’au centre.
A l’aile gauche, vers Montdidier, les assauts ennemis, incessamment renouvelés, ont été brisés par nos feux et par nos contre-attaques. Pris et repris, Courcelles est resté entre nos mains.
A droite, nous nous sommes maintenus au sud et à l’est de Ville, qui a été âprement disputé. Plus de cinq cents prisonniers ont été par nous capturés.
Au centre, l’ennemi jette division sur division. Après avoir pris Ressons-sur-Matz, il a réussi à atteindre les abords sud de Cuvilly, les bois de Ressons et le plateau de Bellinglise.
Plus à l’est, la lutte se poursuit dans le bois de Thiescourt. Aux dires unanimes des prisonniers, les Allemands ont subi des pertes énormes.
Au nord de l’Aisne, nous avons poursuivi notre avance à l’est de Hautebraye et fait cent cinquante prisonniers.
Entre Ourcq et Marne, nous avons brisé plusieurs offensives ennemies à l’est de Vinly. Dans la région de Bussiares, les unités franco-américaines ont progressé, portant à deux cent cinquante le nombre de leurs prisonniers et capturant trente mitrailleuses.
Les Anglais ont fait un coup de main heureux au nord-est de Béthune. Ils ont repoussé une attaque dans le bois d’Haveluy.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1319/14 mars 1918:  les ouvrières tourangelles en grève

 Les ouvrières tourangelles en grève

Le 14 mars 1918, le commissaire Poirier adresse un nouveau rapport au maire, signalant « qu’un mouvement existe dans le personnel des ouvrières de l’habillement militaire ». La veille, « 500 femmes se sont réunies à la Bourse du travail  », provenant du Magasin régional, des ateliers de la rue Jehan Foucquet et de la rue Giraudeau, ou femmes travaillant à domicile.

Ces femmes réclament le rappel à la date du 1er juin de l’application du salaire minimum basé à 4 francs, et le versement d’une indemnité de vie chère de 1,50 franc. Leurs revendications sont remises aux employeurs, avec demande de réponse pour le mercredi.

« Un certain nombre, du Magasin régional, voulaient se mettre en grève, mais la majorité n’a pas adhéré, pour le moment. Il a été décidé que mercredi prochain il y aurait une grande réunion, salle du Manège, au cours de laquelle on prendrait une décision. »

Le 20 mars à 20h, 2 000 femmes sont réunies salle du Manège, réclamant l’indemnité de vie chère qui leur avait été promise depuis le 1er janvier. Les ouvrières votent la grève pour le lendemain matin. Le secrétaire de la Bourse du travail obtient du maire de Tours que la salle du Manège puisse être utilisée pour y faire un « contrôle des grévistes » — ce qui consiste à dénombrer, parmi les personnes présentes, lesquelles sont effectivement en grève et lesquelles sont venues soutenir les grévistes ou simplement s’informer.

Ainsi, le 21 mars, on obtient les comptages suivants :

  • au Magasin Régional, situé place Velpeau, 230 ouvrières en grève sur 318 ;
  • au centre de tannage de la rue Mirabeau, 162 ouvrières en grève sur 164 ;
  • aux ateliers de la rue Victor Hugo, 275 grévistes, soit la presque totalité des ouvrières ;
  • aux établissement Defressines, quai de la Poissonnerie, 287 grévistes (144 ont rapidement repris le travail, apparemment après que deux agents de police en tenue se soient pointés, envoyés par le commissaire Poirier).

Comme en juin 1917, les ouvrières réclament le passage à la semaine anglaise. Le 21 mars à 13 heures, un piquet de grève quai de la Poisssonerie réunit 600 personnes. Le maintien de l’ordre est assuré par des agents de police, aidés par des soldats américains. Place Velpeau, environ 80 ouvrières sont réunies.

Le dossier à lire  sur https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

Le camp des femmes à Holzminden

Le camp d’internement de Holzminden était un grand camp de détention (Internierungslager) de la Première Guerre mondiale situé en périphérie de la petite ville de Holzminden, dans le duché de Brunswick en Basse-Saxe, Allemagne, qui a existé de 1914 à 1918. Il reçut jusqu’à 10 000 internés civils des nations alliées

Il ne doit pas être confondu avec le camp de prisonniers de guerre de Holzminden, un camp beaucoup plus petit destiné aux officiers britanniques et de l’Empire britannique, qui occupait une ancienne caserne de cavalerie près du centre ville, et qui  a existé de septembre 1917 à décembre 1918.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_d%27internement_de_Holzminden

photo:   http://holzminden.free.fr/IMG/jpg/Camp_1914.jpg

Journal du jeudi 14 mars 1918

Au nord-ouest de Reims, les Allemands ont tenté, dans la région de Loivre, un coup de main qui a complètement échoué.
En Champagne, à la suite d’un bombardement violent de la région des Monts, les Allemands ont dirigé une attaque sur nos positions, à l’est de Vaudesincourt.
Après un vif combat, nos troupes ont rejeté l’ennemi de quelques éléments avancés où il avait pris pied, en lui infligeant des pertes sérieuses.
Assez grande activité des deux artilleries sur la rive gauche de la Meuse.
Un appareil allemand a été abattu. Trois autres, gravement endommagés sont tombés dans leurs lignes.
Sur le front britannique, un détachement ennemi, qui tentait d’aborder les lignes de nos alliés vers la Vacquerie, a été dispersé.
Un coup de main, effectué avec succès au nord de Lens, a permis aux Anglais de ramener des prisonniers.
Au sud d’Armentières, un poste britannique a été attaqué à la suite d’un violent bombardement, par un fort détachement ennemi.
Sur le front italien, canonnade dans la Haute Montagne (Tonale, Cristallo, Stelvio) et dans la plaine du Piave. Combats d’aviation dans la région du littoral.
Les troupes turques sont rentrées dans Erzeroum.
Les Austro-Allemands sont devant Odessa

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html