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1290/13 février 1918: en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

Au cours d’une attaque en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers

butte
photo source: https://www.google.fr/search?q=butte+du+mesnil+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjX0JjM1MXYAhXHoKQKHbloAx8Q_AUICygC&biw=1366&bih=588#imgrc=0pq4xsbzfPHRXM:

(Communiqué officiel.)

PARIS, 13 février. (Reuter.)

En Champagne, après un court bombardement préparatoire, les Français firent une attaque dans la contrée au sud-ouest de la Butte de Mesnil sur un front d’environ 1200 mètres.

Les détachements français s’introduisirent dans la position allemande jusqu’à la troisième ligne. Ils détruisirent les ouvrages de défense et un grand nombre d’abris souterrains ennemis. Ils firent plus de 100 prisonniers

Les troupes canadiennes en action aussi 

(Communiqué officiel.)

LONDRES, 13 février. (Reuter.)

Le raid réussi au sud-est d’Hargicourt, dont le communiqué de ce matin fait mention, fut exécuté par des troupes canadiennes. Outre 13 prisonniers, nos hommes capturèrent 2 mitrailleuses. Au cours de ce combat de nombreux Allemands furent tués, tandis que 4 mortiers de tranchée furent détruits. 17 abris souterrains dans la première ligne ennemie et d’autres dans la ligne d’appui, dont les occupants refusèrent de se rendre, furent bombardés. Nos pertes furent minimes.

Au cours de la nuit dernière les troupes canadiennes firent également un raid aux environs de la côte 70, au nord de Lens. Elles rencontrèrent une vive résistance mais elles s’emparèrent de 6 prisonniers et d’une mitrailleuse. Ici nos pertes furent également minimes.

Au lever du jour un combat local fut livré au nord-ouest de Passchendaele où un détachement ennemi attaqua deux de nos postes qu’il occupa temporairement. L’ennemi en fut rejeté par une contre-attaque, de sorte que la situation fut rétablie.

Ce matin l’artillerie ennemie redoubla d’activité au sud et à l’ouest de Lens.

source: http://bioul-notre-village-natal.eklablog.com/1914-1918-les-operations-militaires-a-la-mi-fevrier-1918-a114577538

 

Publicité dans Le petit Provençal

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source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2898&titre=publicite-du-produit-urodonal-dans-le-petit-provenial-du-13-fevrier-1918

 

Journal du mercredi 13 février 1918

Grande activité de nos détachements de reconnaissance.
Au nord de l’Ailette, un hardi coup de main, exécuté aux abords de Bouconville, nous a permis de ramener une vingtaine de prisonniers et deux mitrailleuses.
En Woëvre, plusieurs incursions dans les lignes allemandes ont également réussi; à l’ouest de Reménauville, notamment, nous avons fait 24 prisonmers.
De leur côté, les Allemands ont tenté, à la faveur d’un vif bombardement, d’aborder nos lignes entre Bezonvaux et le bois des Fosses.
L’attaque, menée par trois détachements, a été arrêtée par nos feux, qui ont infligé des pertes à l’ennemi.
D’autres tentatives allemandes, en Woëvre, en Champagne et dans les Vosges, n’ont obtenu aucun résultat.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation a effectué divers bombardements. 9000 kilos de projectiles ont été jetés sur les établissements, dépôts, gares et cantonnements de l’ennemi, notamment sur la gare de Metz-Sablon.
Sur le front britannique, les Allemands ont échoué dans un coup de main qu’ils tentaient au nord-est d’Epehy.
Nos alliés, de leur côté, ont réussi un coup de main à l’ouest de la Bassée. En Macédoine, activité d’artillerie à l’ouest du Vardar et au nord-est de Monastir. L’artillerie italienne a décimé des masses d’infanterie ennemie à l’est du Val Frenzela.
M. Wilson a répondu aux discours prononcés par le compte Hertling et le comte Czernin le 24 janvier.

 

1269/23 janvier 1918: un instituteur de Mourmelon-le-Petit à l’honneur

Publicité du produit Gibbs dans le Petit Provençal du 23 janvier 1918

source: http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=2897&titre=publicite-du-produit-gibbs-dans-le-petit-provenial-du-23-janvier-1918

La prophétie du chemineau

23 janvier 1918, il est environ 15h 30, une couturière de la rue Sainte-Catherine à Yzeure voit un homme en prières à la cathédrale dans la chapelle de la Sainte-Vierge. Une heure plus tard, à la Faloterie à Yzeure, près de l’asile Sainte-Catherine, le même chemineau est assis au bord d’un fossé. Il se remarque immédiatement à cause de sa barbe poivre et sel abondante et de ses cheveux longs coiffés en petites nattes. Il porte une veste où sont accrochées des médailles. Sa carrure est athlétique.

L’homme aborde un soldat pour lui annoncer que « la guerre n’est pas finie, mais Guillaume perdra. C’est écrit au ciel. Ensuite, on l’arrêtera, Guillaume, on le jugera ou bien ses hommes le tueront ».

Son discours est très curieux car il affirme avoir la barbe du Christ, revenir de Jérusalem et se rendre à Lyon qui sera bientôt « inondé par les rivières ». Il prédit que des ténèbres avec des gaz et des fumées vont s’abattre sur la terre et qu’à la Chandeleur une catastrophe épouvantable éclatera à Moulins. Bien évidemment, ces propos sont pris pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire ceux d’un esprit tourmenté.

Mais dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 février, le soir de la Chandeleur justement, l’atelier de chargement situé rue des Epoux-Contoux à Yzeure, à la limite de Moulins, explose en causant de très importants dégâts et sème la panique en ville et aux environs.

la suite sur : http://www.legrenierdemonmoulins.fr/2017/11/janvier-1918-la-prophetie-du-chemineau.html

(Marine) La Drôme saute sur une mine en rade  de Marseille

La Drôme est un navire de commerce qui fut baptisé en mars 1887 pour être affecté aux transports les plus divers. Le 23 janvier 1918, la Drôme saute sur une mine et s’échoue sur 51 mètres de fond.

Le 23 janvier 1918, le navire arrive non loin du Planier. Un sous-marin allemand, le mouilleur de mines U.C. 67 venu de sa base de l’Adriatique a « rôdé » dans la rade de Marseille. Le 23, vers 5 h 35 du matin, la Drôme ralentit, car elle a dépassé le feu du Planier. Le navire aperçoit le patrouilleur convoyeur Orb, un yacht à vapeur réquisitionné, qui l’attend. Alors que la Drôme transporte 1500 fûts de pétrole brut, la commandant du navire se montre particulièrement prudent. Malgré cela, vers 5 h 45, un choc violent se produit immédiatement suivi d’une formidable explosion à bâbord, un peu sur l’avant de la passerelle. La cale avant s’enflamme aussitôt, et en même temps, le stock de mazout explose, déchirant la chaudière, projetant des flammes sur toutes les superstructures. Le navire s’incline fortement sur bâbord, une énorme vague balaie le pont et la Drôme se couche et s’engloutit en quelques instants.

source: https://www.sub-atome.fr/sites-de-plong%C3%A9es/la-dr%C3%B4me/

_https://www.unm1882.fr/la-drome

Un instituteur de Mourmelon-le-Petit à l’honneur

Extrait du journal de la Marne du 23 janvier 1918 :
Mourmelon-le-Petit – Citation
Mr Frère, sergent major du 48ème territorial, vient d’obtenir la citation suivante à l’ordre du
régiment (croix de guerre avec étoile de bronze) :
« sous-officier parfait, d’un grand dévouement. Au front depuis le début de la campagne. A
toujours accompli les fonctions de son grade avec autant d’intelligence que de crânerie,
notamment en 1915 en Woëvre, à Pintheville, dans des circonstances particulièrement
périlleuses ».
Cet excellent et brave sous-officier était avant la guerre instituteur à Mourmelon-le-Petit.

source: http://www.mourmelonlepetit.fr/media/le_petit_mourmelon__juin_2015_v2__013915300_1144_09102015.pdf

Journal du mercredi 23 janvier 1918

En Champagne, un coup de main ennemi à l’ouest de la ferme Navarin n’a donné aucun résultat.
Dans la région d’Auberive, nos patrouilles ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, des tentatives de coups de main ennemis ont échoué à l’est d’Ypres.
En Palestine, des patrouilles anglaises out effectué des opérations avec succès dans la région de la côte, faisant des prisonniers. Les aéroplanes britanniques ont renouvelé leurs raids de bombardement sur les camps ennemis et les dépôts de marchandises qui se trouvent près de la station du chemin de fer à 3 kilomètres à l’ouest de Samarie (Sebasdige).
Un aéroplane ennemi a été descendu hors de contrôle. Une machine anglaise a du atterrir dans les lignes turques, mais elle fut détruite par son pilote et l’observateur avant l’arrivée des soldats ottomans.
Dans le Hedjaz, on signale toute une série d’opérations heureuses des Arabes. Au nord de Maan, ils ont enlevé Jouf et Dorovicu, tuant 80 turcs et faisant 200 prisonniers. Un canon de campagne et deux mitrailleuses ont été capturés.
Des coups de main ont été effectués avec succès contre la voie ferrée du Hedjaz, au nord de Maan, vers Chadir el Hadj et Tell Chahm.
C’est sur des mines britanniques, à l’entrée des Dardanelles, qu’a coulé le Breslau et que s’est avarié le Goeben. Les Anglais ont fait 172 prisonniers.
Le comte Seidler, président du Consei1 autrichien, a prononcé un discours à la Chambre de Vienne. Il a refusé de promettre aux Tchèques l’indépendance de la Bohême.
Trotski déclare que les négociations de Brest-Litowsk ne peuvent aboutir, à raison des velléités impérialistes manifestées par les Austro-Allemands.
La conférence ouvrière anglaise s’est ouverte à Nottingham.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

(vidéo)Marcel Santi, dessinateur pour mémoire

Dans les collections du Mémorial de Verdun, une série de dessins décrit avec précision le quotidien des combattants. Ces œuvres ont été réalisées en première ligne par Marcel Santi, avec des mines de plomb sur des feuillets imbibés de boue. Un témoignage au service de la mémoire.

Marcel Santi est mobilisé en août 1916 en tant qu’observateur et agent de liaison. Une mission dangereuse : il faut courir sous les tirs pour porter les messages lorsque les liaisons téléphoniques sont rompues. De petite stature, le jeune meusien échappe aux balles lors des combats dans le Soissonais, au Chemin des Dames, dans les Flandres et, en 1917, sur la cote 304 près de Verdun. Ses petits carnets ne le quittent jamais. L’un d’eux, glissé dans sa poche droite, est détruit par un éclat d’obus, épargnant la vie du dessinateur…

Dans ses dessins, Marcel Santi raconte les tranchées : les poux, les rats, les plaisirs simples d’un repas chaud, l’ennui du guetteur à son poste, l’angoisse des attaques aux gaz. Lui-même sera gazé deux fois. Et la violence est toujours omniprésente. Dans ce témoignage de l’horreur de la Grande Guerre, sans haine, le dessinateur montre la proximité entre français et allemands,plongés dans le même enfer.

source France 3 grand est : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/meuse/histoires-14-18-marcel-santi-dessinateur-memoire-1379773.html