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136/journal de la grande guerre/ le 18 décembre 1914: nouvelle censure de la presse à Reims

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement encore une partie de la matinée.

« Le Courrier » n‘a pas de chance! Hier il protestait de nouveau contre la censure qui lui avait mutilé un article et, immédiatement derrière sa protestation dans la même colonne, un texte d’une quarantaine de lignes était caviardé. Il devait suivre ce titre, laissé seul:

« Le gouverneur de Verdun »

Aujourd’hui, tout un article lui a été supprimé, même avec le titre et dans le blanc existant à son emplacement, il a imprimé ceci, composé avec de grands espacements:

Ici a été violé par la censure la loi du 5 août 1914

Lecteurs rémois traités en paria, protestons ensemble contre cette iniquité!

On pourrait parier que cela ne servira à rien. Mais alors, que valent les tartines que nous servent les journaux de Paris Si nous en jugeons par ce qu’ils disent d’exact sur Reims!

Le Courrier de la Champagne fait preuve d’une belle opiniâtreté; cela n’empêche qu’en la circonstance, il est le pot de terre. »

Lettre du 18 décembre 1914 à Marcel: nous allons donner un coup de boutoir sur Sainte-Ménehould

baniere

 

http://www.poilus38.com/oudart-desire2.php

La bataille de Givenchy-les-Labassée  (Nord-Pas de Calais) du 18 au 22 décembre 1914)

Les Français, en difficulté devant Arras, demandent aux Britanniques de lancer une offensive afin de fixer les troupes allemandes plus au nord. Cette demande intervient après une série d’attaques anglaises au sud d’Ypres, toutes repoussées avec de lourdes pertes. Le scénario est toujours le même : des assauts frontaux de l’infanterie, après un bref bombardement, incapable d’endommager suffisamment les lignes de barbelés, les tranchées et les nids de mitrailleuses ennemies. De fait, les réserves de munitions sont au plus bas et quarante coups seulement par pièce ont été alloués, pour l’essentiel des schrapnels, dont l’effet est limité sur des positions fortifiées.

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/la-bataille-de-givenchy-les-la-bassee-18-au-22-decembre-1914.html

Le sous lieutenant Boivin à Carency en Artois  (269 ème RI)

Le 18 décembre 1914. Extrait du Journal de marche du 269ème R.I.,« La préparation d’artillerie a lieu de 9h à 9h45. Mais nos obus atteignent surtout Carency, sans détruire les tranchées intermédiaires. Les fractions du 226ème, à la droite du Bataillon Béjeard ne peuvent déboucher et tombent sous le feu des mitrailleuses. Au Bataillon Béjeard, trois sections de la 17èmeCompagnie et une section de la 18ème pénètrent dans la tranchée et s’y maintiennent pendant deux heures. Mais privées de toute communication avec l’arrière, elles sont l’objet d’une contre-attaque à coups de pétards et de fusils par l’intérieur du boyau et elles sont massacrées ou faites prisonnières (Lieutenants Zeller, Liévin, Raguin). 

Le sous-lieutenant Boivin a été tué dès le début en partant à l’assaut avec une section de la 18ème qui a été décimée par une mitrailleuse. Dans Carency, le lieutenant Dunoyer, de la 23ème Compagnie, s’empare de deux petites maisons dans la direction de la Brasserie. Pertes du 18 au 21 : sous-lieutenant Boivin tué ; sous-lieutenants Zeller, Raguin ; lieutenant Liévin disparus. Tués : 9 ; blessés : 27 ; disparus : 61.

http://www.souvenirfrancais-issy.com/article-36248371.html

Le Lt colonel De Gaulle dans la région des Hurlus (Marne)

Le 33e Régiment d’Infanterie se trouve dans la région des Hurlus, au nord-est de Châlons-sur-Marne. Le lieutenant de Gaulle est officier adjoint du colonel Claudel.

L’Egypte devient un protectorat britannique le 18 décembre 1914

http://books.google.fr/books?id=ZW0XAgAAQBAJ&pg=PA2091&lpg=PA2091&dq=18+décembre+1914&source=bl&ots=u7t_R4on8I&sig=E7UhKIXjrRTXvbIMESC2h8Uz09I&hl=fr&sa=X&ei=DDuAVMT2IMetaZLAgCg&ved=0CFYQ6AEwCTha#v=onepage&q=18%20décembre%201914&f=false

La pub courtise les soldats (dans le Figaro)

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http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/19/26002-20140919ARTFIG00187-la-pub-courtise-les-soldats-de-la-grande-guerre.php

Loi du 18 décembre 1914 pour la la protection des emblèmes de la Croix Rouge

Art.1 .Seront punis d’un emprisonnement de un à sept jours et d’une amende de 1 à 25 fr. ou d’une de ces peines seulement:

  1. 1°  ceux qui, sans autorisation régulière, porteront l’emblème de la Croix Rougehttp://www.legilux.public.lu/rgl/1914/A/1197/A.pdf

 Lu dans Le Miroir en date du 18 décembre 1914

(N°58 du 3 janvier 1915)

France.-En Flandre, l’escadre anglaise bombarde Westende (nord-est de Lombaertzyde); les Belges repoussent une attaque sur Saint-Georges et s’avancent sur L’Yser; nos troupes progressent au sud-est d’Ypres et aux alentours de la Bassée. Nous refoulons encore des attaqnes en Woëvre (bois de Mortmart) et en Haute-Alsace (ouest de Cernay).

Une escadre de croiseurs allemands a opéré un bombardement sur la côte anglaise, entre les embouchures de la Tyne et de l’Humber, à Hartlepool, Whitby et Scarborough; repoussée, elle est repartie dans la direction du nord-est. Cette canonnade a provoqué des pertes importantes.
La progression serbe s’accentue en Bosnie. Au total, 60 000 Autrichiens ont été capturés par les armées du général Putnik, avec un formidable matériel.
Les Russes ont arrêté la marche des colonnes autrichiennes qui essayaient de franchir les Carpathes pour redescendre dans la plaine galicienne. Ils ont repoussé en Prusse les Allemands qui se trouvaient dans la région de Mlava. Une grande bataille se prépare dans les environs de Cracovie, où les adversaires concentrent d’énormes effectifs.
On signale de nouvelles mutineries des contingents tchèques dans l’armée autrichienne.
Le total des pertes prussiennes, bavaroises, saxonnes et wurtembourgeoises est évalué maintenant à 1.200.000 hommes.

7/ Journal de la Grande guerre: 11 août 1914

5 JOURNAL GUERRE 4 AOUT 1915

Suite de l’éphéméride de la grande guerre à partir des infos de l’hebdomadaire L’illustration + des documents personnels. (Photo de tête : des infirmières de la Croix-Rouge en partance pour la Belgique. Photo Le miroir)

11 août 1914 (mardi)

Les poteaux frontière de Petit-Croix au territoire de Belfort. C’est ici que les Allemands ont fait leur première incursion sur le territoire français, alors que la guerre n’était pas déclarée. (photo Le miroir)

France.-Au cours de la nuit le corps d’armée badois (14ème) et une partie du 15 ème allemand ont attaqué la brigade française qui avait poussé une pointe à Mulhouse.

« Nos troupes se sont repliées à l’arrière leur mission étant terminée. Nous sommes installés sur des positions solides, que l’ennemi a attaquées en vain. Notre situation stratégique demeure la même, excellente. »

« Nos troupes sont, presque sur tout le front, en contact avec l’ennemi. Des petits engagements, qui , tous ont tourné à notre avantage se sont produits. Les Allemands se sont présentés devant Longwy et l’ont sommé de se rendre; on devine quel fier refus a été opposé à leur démarche. »

Lanciers belges parcourant les rues de la ville en sonnant de la trompette. "Chaque matin à travers les villes belges, des landiers, tels les hérauts d'armes du temps jadis, on fait,  au milieu des acclamations du peuple ému, l'appel des hommes valides. Simplement et sans forfanterie, les volontaires s'engagent en masse pour combattre, aux côtés des troupes alliées, les "Barbares" qui se livrent à des actes de brutalité inouïe. La Belgique a frémi d'indignation. Elle palpite de foi patriotique et son élan irrésistible la place au premier rang dans l'histoire contemporaine.
Lanciers belges parcourant les rues de la ville en sonnant de la trompette. « Chaque matin à travers les villes belges, des landiers, tels les hérauts d’armes du temps jadis, on fait, au milieu des acclamations du peuple ému, l’appel des hommes valides. Simplement et sans forfanterie, les volontaires s’engagent en masse pour combattre, aux côtés des troupes alliées, les « Barbares » qui se livrent à des actes de brutalité inouïe. La Belgique a frémi d’indignation. Elle palpite de foi patriotique et son élan irrésistible la place au premier rang dans l’histoire contemporaine. (photo Le miroir)

Belgique.-Le roi a installé son quartier général à Louvain. Des engagements ont commencé le 10 entre Saint Trond et Tirlemont, mettant aux prises des forces importantes de cavalerie allemande pourvue de mitrailleuses et des landiers belges envoyés contre elles. Le lutte se poursuit. Landen, occupé momentanément par les Allemands, est repris. L’ennemi partout tenu en respect. La cavalerie française est sérieusement entrée en action.

Pays-Bas.-La Hollande a achevé sa mobilisation. L’état de guerre est proclamé dans le Brabant, leLimbourg, la Zélande et une partie de la Gueldre.

Une page de réclame

R53 AOUT1914