Archives du mot-clé reims

1470/12 août 1918

Combats autour de Reims

 

source: http://faurillon.com/reims.html

Bray-sur-Somme est libérée

Au printemps 1918, les Allemands veulent reconquérir du terrain. Ils lancent différentes attaques sur Péronne et Saint Quentin, puis rompent le front allié et passent en force la Somme le 25 avril 1918. Bray est évacué et les Allemands y font leur retour. À Doullens, les alliés signent le commandement unique qui désigne un seul et unique chef : le général Foch. Le 12 août 1918, Bray est libérée après de durs combats dans la vallée de la Somme avec l’aide des Australiens. La ville ayant beaucoup souffert durant quatre années, le ministre André Lefèvre lui attribue, le 27 octobre 1920, la croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée. De nombreuses années seront nécessaires pour reconstruire Bray.

source: http://www.ville-braysursomme.fr/fr/information/84004/bray-sur-somme-hier

Pétain a reçu la médaille militaire

Carte de remerciements de Pétain écrite le 12 août 1918, après qu’il ait reçu la médaille militaire (6 août), cité comme « Soldat dans l’âme, n’a cessé de donner des preuves éclatantes du plus pur esprit du devoir et de haute abnégation. Vient de s’acquérir des titres impérissables à la reconnaissance nationale en brisant la ruée allemande et en la refoulant victorieusement. » Il écrit à un journaliste : « Merci, mon cher ami, de vos félicitations auxquelles je suis très sensible. Croyez bien que vos articles ne passent pas inaperçus ». [Il recevra le bâton de maréchal peu après l’armistice, le 21 novembre 1918].

http://www.traces-ecrites.com/document/aout-1918-petain-recoit-la-medaille-militaire/

« Un million de montres suisses pour l’armée américaine »

Le Figaro annonce, le 12 août 1918, la livraison prochaine de montres suisses à l’ensemble des troupes américaines présentes sur le front français.

«Le gouvernement des États-Unis vient de donner la commande à plusieurs fabriques suisses d’un million de montres, destinées à l’armée américaine opérant sur le front français.

Les montres destinées aux officiers seront en or; celles du personnel sanitaire, en argent ; celles des hommes de troupe, en métal.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00209-12-aout-1918-un-million-de-montres-suisses-pour-l-armee-americaine.php

« Des pigeons voyageurs sont enrôlés par les camoufleurs »

Le 12 août 1918 Le Figaro relate l’étrange initiative d’un officier allemand, surpris en train de peindre des pigeons voyageurs couleur kaki.

«Un de nos confrères du soir donne un détail curieux sur la minutie de l’organisation allemande:

Nos troupes avançaient si vite qu’elles capturèrent un officier porteur dans son auto de pigeons voyageurs.

Quelle fut la surprise de nos poilus en constatant que ces malheureuses bêtes avaient été camouflées avec soin et revêtues d’une jolie couche de couleur kaki!

Même aux admirateurs de la prévoyance boche, ce soin de peindre des oiseaux ne semblera-t-il pas un peu oiseux?
Est-ce plus difficile de tirer sur un pigeon jaune que sur un pigeon blanc?
Et le kaki se détache-t-il moins bien sur le bleu du ciel que la couleur naturelle des petits télégraphistes de l’air?
L’avantage doit être en tout cas peu considérable et ce n’est pas avec des inventions de ce calibre que les Boches éviteront la défaite inéluctable.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00225-12-aout-1918-les-pigeons-voyageurs-sont-enroles-par-les-camoufleurs.php

Journal du lundi 12 août 1918

Les opérations commencées dans la région de la Somme, sous le commandement du général Debeney et du général Rawlinson, se développent favorablement. Massées à la faveur de la nuit, les troupes alliées se sont élancées vers les positions allemandes sur un front de plus de 20 milles. L’ennemi a été surpris et nos progrès ont été rapides. De bonne heure, tous les objectifs étaient atteints.
Les troupes françaises attaquant avec une grande bravoure, ont traversé l’Avre et, en dépit de la résistance de l’ennemi, ont enlevé les positions allemandes.
Au nord de la Somme, deux combats ont été livrés aux environs de Chipilly et de Morlancourt. Au sud de la Somme, nos attaques ont plus aisément triomphé de l’ennemi. La cavalerie a dépassé l’infanterie, bousculant les convois allemands en retraite, s’emparant de plusieurs villages.
Les troupes alliées ont enlevé Plessier, Rozainvillers, Beaucourt, Caix, Framerville, Chipilly, la région à l’ouest de Morlancourt, Fresnoy-en-Chaussée. Les prisonniers capturés depassent le total de 14000.
Entre Béthune et la Lys, les Allemands ont également reculé.
Nos alliés britanniques ont avancé leur front de deux kilomètres en moyenne entre la rivière Lawe et la Bourre, au nord-ouest de Merville. Ils tiennent Locon, le Cornema1e, Quentin-le-Petit, Pacaut et le Sart. Ils ont effectué une opération heureuse au nord de Kemmel, avancé leur ligne sur un front d’un kilomètre en faisant 30 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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1432/5 juillet 1918

Fonds photos Fonds Xavier Paul Fluhr lieutenant interprète au 38e Corps d’Armée

A découvrir sur le site des Archives départementales de l’Hérault en 2015 de nombreuses images de Reims et de sa région. http://archives-pierresvives.herault.fr/ark:/37279/vtaa67d6593abc6a12b

Journal de guerre de 1918 du soldat canadien Charles Robert Bottomley

5 juillet 1918 — Ai travaillé au parc d’artillerie. Après le petit déjeuner, nous nous sommes exercés à mettre le masque à gaz et à saluer. Le reste de la journée, nous avons fait des exercices de pointage.

6 juillet 1918 — Ai passé la matinée au parc à nettoyer la pièce et l’avant-train. Après le déjeuner, défilé des drapeaux. Suis allé à pied au Y.M.C.A.

7 juillet 1918 — Nous avons eu un service religieux en matinée. Toutes les batteries de la 1re brigade étaient présentes. Congé en après-midi. Après le dîner, suis allé à pied à Lincque et ai rencontré Jimmy Scott de Cobourg, qui allait à Boulonge.

8 juillet 1918 — Ai travaillé presque toute la journée dans le secteur de l’unité. Journée très facile.

9 juillet 1918 — Occupé dans le secteur de l’unité à pointer la pièce et à nettoyer les avant-trains. Journée très facile.

10 juillet 1918 — Occupé dans le secteur de l’unité à pointer et à nettoyer la pièce.

11 juillet 1918 — En manoeuvres avec l’infanterie et des mortiers de tranchée. En batterie une fois. Ai vu l’infanterie mettre en place des écrans de fumée. De retour dans le secteur de l’unité vers 2 h.

12 juillet 1918 — Occupé toute la journée dans le secteur des chevaux et à proximité de la pièce. Journée assez tranquille et très facile.

13 juillet 1918 — Avons simplement tué le temps presque toute la journée à travailler à proximité de la pièce et des avant-trains. Suis allé à Savoy en soirée avec les gars d’une sous-section. Nous sommes arrêtés à une cuisine française, avons mangé des oeufs et de la salade. Avons vu sur la route une flotte de centaines de camions neufs qui venaient d’arriver d’Angleterre et qui étaient affectés au Corps canadien.

source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/july1918

Journal du vendredi 5 juillet 1918

Entre Oise et Aisne, nous avons exécuté une opération locale au nord de Moulin-sous-Touvent. Nos troupes ont enlevé les positions ennemies sur un front de 3 kilomètres et une profondeur atteignant 800 mètres en certains points. Le chiffre des prisonniers est de 457 dont 7 officiers. Nous avons capturé 30 mitrailleuses.
A l’ouest de Château-Thierry, une contre-attaque ennemie dans la région de Vaux a échoué sons nos feux. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
D’autres tentatives allemandes au nord-est de Moncel et en Haute-Alsace n’ont obtenu aucun résultat.
Sur le front britannique, les Allemands, après un violent bombardement, ont attaqué et repris la plus grande partie du terrain que nos alliés avaient gagné il y a quelques jours dans une action de détail. Les Anglais ont exécuté des coups de main heureux dans le voisinage de Boyelle, Moyenneville et Merris. Chacun d’eux leur a valu quelques prisonniers.
En Macédoine, un coup de main ennemi a été repoussé avec des pertes sérieuses, après une lutte corps à corps.
Les Italiens ont continué à progresser sur la basse Piave, malgré les difficultés du terrain. Ils ont capturé 1900 prisonniers, dont 45 officiers, bon nombre de mitrailleuses et des canons de tranchées. Dans la région du Grappa, ils ont contenu une contre-attaque ennemie au sommet du val San Lorenzo; le nombre total des prisonniers monte ici à 25 officiers et 596 hommes.
Les troupes françaises ont fait un brillant coup de main sur le plateau d’Asiago à Zocchi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1418/21 juin 1918

(vidéo) Images des Américains du Bois Belleau

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/juin-1918-bataille-bois-belleau-1479905.html

21 juin à Dijon:Fonck et Battle de l’escadrille 103 du Groupe de combat 12

e lieutenant René Fonck (à g.) et le capitaine Joseph Battle (à d.) porte-drapeaux, appartenant à l’escadrille 103 du Groupe de combat 12, dit « Groupe des cigognes » Référence : SPA 3 AD 121 21 juin 1918. Photographe : Daniau / © ECPAD.

Dijon-Longvic, Côte d’Or, le lieutenant René Fonck (à g.) et le capitaine Joseph Battle (à d.) porte-drapeaux, appartenant à l’escadrille 103 du Groupe de combat 12, dit « Groupe des cigognes », défilent derrière le colonel Girod, commandant le terrain d’aviation de Dijon- Longvic, après avoir présenté lors d’une cérémonie les drapeaux de l’aviation et de l’aérostation  française à une délégation conduite par le sous- secrétaire d’état à l’aviation, Jean- Louis Dumesnil.

source: http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/21-cote-d-or.pdf

Reims: le réseau des tranchées le 21 juin 1918

source: http://documentation-ra.com/2014/02/17/le-reseau-de-tranchees-dans-le-secteur-de-reims-nord-est/

Senlis: création d’un cimetière mixte franco-allié et allemand (Oise)

Créé le 21 juin 1918 en cimetière mixte franco-allié et allemand par les hopitaux militaires de Senlis. A été agrandi en 1920, par le secteur d’Etat-Civil de Senlis puis érigé en cimetière national franco-anglais en septembre 1921. Il a reçu les corps des cimetières provisoires de Ognolle, Gouvieux, Chantilly, Vineuil.
Contient 1146 tombes françaises dont 78 dans 2 ossuaires, 138 tombes alliées et 4 tombes de la guerre 1939-1945.

source: http://www.patrimoinedelagrandeguerre.com/circ-decouverte/75-circuit-cimetiere.html

Journal du vendredi 21 juin 1918

Nos détachements ont pénétré dans les lignes ennemies entre Montdidier et l’Oise et dans la région du bois Le Chaume. Ils ont ramené 20 prisonniers.
Les Anglais ont exécuté plusieurs raids aux environs de Boyelles, Lens, Givenchy, et dans les secteurs de Strazeele et d’Ypres. De certaines opérations, il est résulté de vifs combats, au cours desquels l’ennemi a subi des pertes importantes. Nos alliés ont fait 18 prisonniers et capturé 3 mitrailleuses.
Dans le village de Morlancourt, un raid ennemi a été pris sous notre feu et dispersé.
L’artillerie ennemie s’est montrée active entre la Somme et l’Ancre. Au cours de la nuit, l’activité de l’artillerie s’est développée considérablement de part et d’autre au nord d’Albert et dans le secteur du canal de la Bassée.
Les Italiens continuent à maintenir ou à refouler les Autrichiens des montagnes d’Asiago à la Basse-Piave. Ils ont fait plus de 1200 prisonniers sur les pentes du Montello qui dominent immédiatement la plaine, et plusieurs centaines d’autres en différents points du front. Les troupes françaises ont contribué à en capturer.
Une insurrection a éclaté à Kiev et dans plusieurs autres centres de l’Ukraine contre le gouvernement de Skoropatsky, soutenu par l’Allemagne.

 

1415/18 juin 1918

Mission  Blaise Diagne pour recruter en Afrique

18 juin 1918. « Départ des recrues pour Kassan. Les choses se sont passées jusqu’ici sans difficulté, grâce sans doute à l’influence du chef de canton. Il n’en va pas de même chez les Gwanan. Le chef de Yéguéré, ayant insisté d’une façon que ses administrés ont jugée excessive ; ceux-ci lui ont lancé des flèches. Et le résident a jugé la chose assez grave pour aller lui-même en rendre compte au chef-lieu. »

8 juillet. « Issa revient de Kassan, où il était depuis 17 jours. Son recrutement était terminé depuis longtemps. Mais comme c’est à peu près le seul chef San qui ait quelque autorité, l’administration a eu recours a lui, pour faire marcher les cantons voisins. Quant aux villages réfractaires, il semble que l’on soit décidé à les laisser en paix. C’est une méthode absolument sûre pour ne pas avoir pas de troubles. »

voir le dossier sur http://webdoc.rfi.fr/blaise-diagne-grande-guerre-1914-1918-france-tirailleurs-afrique/chapitre-4/index.html

La défense de Reims avec le 63 ème RI

source: http://www.faurillon.com/reims.html

Le 43 ème dans le secteur de Vrigny  (Marne)

Le 1er juin, la 2ème Division d’Infanterie Coloniale passe toute entière à l’ouest de Reims pour relever la 45ème DI en plein combat. Le 43 reçoit pour mission la défense du secteur de Vrigny, en particulier la cote 240 qui commande les vallées de l’Ardre et de la Vesle et qui domine la plaine de Reims.
Jusqu’au 26 juillet, le 43 va se cramponner au terrain, et faire face aux attaques particulièrement violentes du 9 juin (trois régiments allemands lancés contre le 43), du 18 juin, du 16 juillet … Le 18 juin 1918, l’offensive visait la rupture du front pour s’emparer de Reims. Le 43 se défendit une nouvelle fois au corps à corps, « résistant victorieusement à une puissante attaque ennemie, la disloquant par ses contre-attaques acharnées et conservant tout le terrain dont il avait la garde ».
Guillaume Morvan fut tué à l’ennemi lors de ces combats le 18 juin 1918 à Vrigny Pargny (Marne).
Il repose dans la nécropole nationale « La Croix-Ferlin » (commune de Bligny), tombe individuelle N°366.
Son acte de décès a été transcrit à Lannédern le 11 mai 1919.

Journal du mardi 18 juin 1918

Entre Oise et Aisne, nous avons réussi une opération de détail qui nous a permis d’élargir nos positions au nord et au nord-ouest de Hautebraye. Nous avons fait une centaine de prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Au bois des Caurières et dans les Vosges, nous avons repoussé des coups de main ennemis.
Les Anglais ont fait, à l’est d’Arras, un raid heureux qui leur a valu des prisonniers. Ils ont arrêté un coup de main tenté par les Allemands aux environs de Givenchy.
Au nord-ouest d’Albert, pendant une courte période de la nuit, l’artillerie ennemie a vigoureusement bombardé nos positions.
La lutte se développe sur le front italien. Les Autrichiens, sur le plateau d’Asiago et sur le mont Grappa, se sont bornés à lutter contre le retour contre-offensif de nos alliés, qui ont pu obtenir pourtant des succès partiels.
Sur la Piave, la bataille continue avec violence. Les ennemis ont maintenu leurs positions et tâchent d’élargir leur occupation du Montello.
Les troupes italiennes défendent bravement les passages du fleuve de San Andrea à Fossalta.
Le nombre des prisonniers faits par elles est de 4.500 hommes et de 1.200 officiers, y compris ceux capturés par les Franco-Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1396/30 mai 1918: la défense de Reims

A Paris la statue de Saint-Luc décapitée par un obus

Saint Luc

A l’arrière de l’église de la Madeleine, la statue de Saint-Luc, décapitée par un obus, rappelle l’épisode du 30 mai 1918.

source: https://www.pariszigzag.fr/histoire-insolite-paris/les-stigmates-encore-visibles-de-la-1ere-guerre-mondiale-a-paris

La défense de Reims

source: http://www.faurillon.com/reims.html

Violent combat à Germigny (Marne)

Le bataillon Jacquet du 65ème RI, réserve de division d’infanterie, est alerté le 28 mai 1918 et engagé aussitôt sur le plateau de Germigny. Pendant toute une journée, il lutte désespérément contre un ennemi très supérieur en nombre et formidablement armé. Presque encerclé, il se défend âprement, pied à pied, les officiers et la troupe se faisant tuer sur place; et, bien qu’ayant perdu la moitié de son effectif, le bataillon réussit à contenir la poussée allemande.

Faits d’armes individuels

Le caporal Boisset, de la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Sur le plateau de Germigny, le 30 mai 1918… C’est la grande poussée allemande. Boisset est en position avancée avec sa mitrailleuse, et prend de flanc sous son tir les vagues des assaillants. Soudain des groupes ennemis apparaissent derrière lui. Va-t-il être pris?… Chargeant sa pièce sur l’épaule, il bondit à travers la fumée des grenades qui, déjà, éclatent autour de lui, se dégage en courant, et, quelques mètres plus loin, remettant sa pièce en batterie, reprend son tir avec un sang-froid admirable.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Chronologie de l’offensive allemande depuis le Chemin des Dames

27 mai 1918 à 1 heure : 1150 batteries allemandes d’artillerie pilonnent le Chemin des Dames.

27 mai 1918 à 5 heures : les troupes allemandes montent à l’assaut des lignes françaises bouleversées.

27 mai 1918 à 6 heures : la grosse Bertha bombarde Paris. Les blessés sont transportés au lycée Lakanal.

27 mai 1918 à 8 heures : la progression de l’ennemi est générale

27 mai 1918 en soirée : le front est déstructuré de Reims jusqu’à Vailly-sur Aisne.

28 mai 1918 à 7 h 30 : Fismes est attaquée.

28 mai 1918 à 9 heures : les colonnes allemandes fondent depuis Margival et Vauxaillon.

28 mai à midi : les Allemands franchissent la Vesle.

29 mai 1918 vers 10 heures : le général Micheler prend sous son autorité toutes les unités qui combattent face à Reims. La résistance franco-britannique sur le massif de Saint-Thierry s’avère efficace.

29 mai 1918 : Georges Clemenceau et le général Mordacq sont sur le front et font une halte à Fère-en-Tardenois.

29 mai 1918 : prise de Soissons par l’ennemi.

30 mai 1918 : l’offensive allemande prend une nouvelle tournure avec une bataille essentielle entre l’Aisne et la Marne.

31 mai 1918 : prise de Neuilly-Saint-Front.

1er juin 1918 : la ligne de front atteint Dammard, Bussiaires, Etrepilly.

A lire sur le site de l’Arak, par Hervé Chabaud http://www.arac51.com/Les-derniers-combats-decisifs-de.html

source image
https://www.google.fr/search?q=chemin+des+dames+mai+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwivhN27k9XaAhWEVBQKHU_WCDkQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=WtiAOYmVlFHGJM:

(son) Le second désastre du Chemin des Dames : Clémenceau défend Foch

(payant sur le site de l’Ina

Cette émission du magazine mensuel de la première guerre mondiale, dénommée « Le second désastre du chemin des Dames : CLEMENCEAU défend FOCH » est animée par Jacques MEYER et Maurice GENEVOIX, et réalisée par Philippe GUINARD. Une chronologie des évènements relative à l’offensive allemande du 27 mai 1918 sur le chemin des Dames est commentée par Jacques MEYER, qui reçoit les généraux André LAFFARGE et RIEDINGER pour en parler.

http://www.ina.fr/audio/PHD94047820

Journal du jeudi 30 mai 1918

Pendant la nuit, la poussée allemande, entretenue par l’arrivée de divisions fraîches, s’est accentuée notamment sur les deux ailes, en direction de Soissons et de Reims. Après de violents combats, nos troupes ont dû se reporter jusqu’aux lisières de Soissons. La lutte continue avec des alternatives diverses au nord de Fère-en-Tardenois et sur les plateaux qui dominent au sud la Vesle.
A droite, les troupes britanniques, après une défense énergique, dans le massif de Saint-Thierry, se sont repliées lentement au sud et au sud-est de ces hauteurs, où elles tiennent entre la Vesle et le canal de l’Aisne.
La lutte d’artillerie reste vive sur les deux rives de la Meuse, en Woëvre et sur le front de Lorraine, dans le secteur d’Emberménil.
Une série de coups de main ennemis au nord de Bezonvaux, dans la région de Badonviller, et vers le canal du Rhône au Rhin, ont échoué sous nos feux.
Les Anglais ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est d’Arras. Ils ont fait des prisonniers et capturé une mitrailleuse. Ils ont fait également des prisonniers à l’ouest de Merville. Un raid ennemi a été repoussé à Givenchy-lès-la Bassée.
Une autre attaque ennemie a été repoussée au sud de la région d’Ypres et du canal de Comines. Canonnade au nord d’Albert, à l’est d’Arras et au sud de Lens.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1395/29 mai 1918: 35 coloniaux s’opposent aux Allemands aux abords de Reims

35 coloniaux s’opposent aux Allemands aux abords de Reims

« Ce combat oublié constitue un des nombreux faits d’armes de ces tirailleurs sénégalais dont le courage et la combativité ont été décisifs dans la seconde bataille de la Marne qui signa la victoire contre l’Allemagne »,explique  Cheikh Sakho, universitaire et président de l’Association pour la mémoire de l’armée noire (AMAN)

Combats acharnés

Le 29 mai 1918, alors que les Allemands se sont emparés du Chemin des Dames et foncent vers Reims qui forme le dernier rempart de la route vers Paris, une section du 61e bataillon de tirailleurs sénégalais, commandée par le lieutenant Hugonnec, se retranche dans le château des Maretz à Merfy au nord de la ville des sacres pour tenter de freiner leur avance.

Pendant plusieurs heures, les 35 soldats coloniaux font face dans des combats acharnés à plus de 1.000 Allemands, laissant suffisamment de temps à l’Etat-major pour organiser la défense de Reims.

28 000 morts dans les unités d’Afrique noire

« Les tirailleurs ont tous combattu jusqu’à la mort autour de leur lieutenant, s’ils avaient capitulé, il est possible que les troupes ennemis arrivent alors jusqu’à Paris et renversent le cours de la guerre », a souligné le colonel Maurice Rives, 91 ans, ancien tirailleur sénégalais et auteur du livre « Les Héros méconnus » publié en 1993.

Lors de l’offensive allemande de juillet-août 1918, la ville de Reims a été défendue et sauvée par le 1er Corps d’Armée coloniale qui comptait neuf bataillons de tirailleurs sénégalais. À l’issue du conflit, on a dénombré au sein des unités d’Afrique noire quelque 28.000 morts ou disparus et près de 37.200 blessés.

Le 61e bataillon de tirailleurs sénégalais en mai 1918,  au château des Maretz à Merfy (Marne)  une section de 35 soldats coloniaux s’opposèrent en mai 1918 à un régiment allemand pour défendre Reims et la route vers Paris.

source: http://www.jeuneafrique.com/233437/politique/france-st-le-en-hommage-aux-tirailleurs-s-n-galais-de-la-grande-guerre/

L’acte héroïque d’un Poilu béarnais

Eugène Courné à la fin de la Grande Guerre

Le rapport d’un officier décrit comment le soldat Eugène Courné de Narp l’a sauvé en 18. Au travers de ces lignes rédigées avec une rigueur et une précision toute militaire se fait jour la formidable tragédie de la Grande Guerre.

C’est un document manuscrit de trois pages rédigé en 1939 par Paul Lacoste alors Chef d’Escadron en poste en Indochine et d’origine Orthézienne. Il propose aux autorités militaires de l’époque de décerner à Eugène Courné qui fut soldat sous ses ordres plus de vingt ans auparavant la médaille militaire pour son comportement héroïque sur le front.

Dans l’enfer du Chemin des Dames

Le fait d’armes s’est déroulé dans l’Aisne le 29 mai 1918 lors de la fameuse offensive allemande du Chemin des Dames. Paul Lacoste est à cette époque sous-lieutenant du 403 e Régiment d’Infanterie en charge de la 6 e compagnie. Il revient sur les événements des jours antérieurs. « Le 27 mai 1918 ma compagnie tenait le Pont de Courson ». L’offensive brusque des Allemands à 5 h du matin décime celle-ci. « Nous avions des pertes énormes. » continue le gradé avant de conter un épisode tragique de la bataille : « Le Général Des Vallières Commandant de notre division a parcouru les lignes crânement et nous a littéralement emballés. » Mais un peu plus tard dans la soirée les hommes de Lacoste apprennent que le général a été abattu par une balle de mitrailleuse. C’est dans ce contexte où la 6 e compagnie essaye de contenir la progression ennemie que se distingue le Poilu béarnais âgé de vingt ans. « Ma pauvre compagnie a tenu toute la matinée presque complètement encerclée » poursuit celui qui en fut son sous-lieutenant. « J’ai dû à plusieurs fois faire coucher Courné qui, trop intrépide, tirait des coups de fusil à genoux comme au stand de tir. La cible était d’ailleurs formidable, incroyable. Les troupes allemandes descendaient en masses compactes avec leurs officiers à cheval. Nous n’avions pour nous abriter que des trous individuels presque plus de cartouches et depuis longtemps ni grenades ni V.B. (*)

 A la manière de Cambronne

C’est à ce moment là que Courné, s’adressant à son sous-lieutenant, lança ces mots en béarnais à la manière culottée de Cambronne « Qu’em foututs mès qu’os bam costar car! » (On est fichus mais nous allons leur coûter cher!). Lacoste revit la scène « Sous les balles nous rampons pour utiliser un fusil mitrailleur dont le servant venait d’être tué… Le sergent Houël court me crier que nous ne restions plus qu’une dizaine. À peine avait-il parlé qu’il a eu le bras et l’épaule arrachés par une torpille. Pendant les quelques minutes qu’il a mis à mourir il m’a parlé de sa femme et de son gosse et m’a fait prendre ses papiers. Vers midi nous nous sommes repliés en tirant. Nous n’avions pas fait 50 m que je boulais comme un lapin et ne pouvais plus me relever une balle venant de me briser le tibia gauche. Le brave Courné continuait de tirer en reculant. Je me suis mis à hurler… C’est alors que Courné entendant mes appels s’est précipité en avant sous une véritable grêle de balles, m’a chargé sur son dos et transporté en courant derrière une crête… « . Finalement le fidèle Poilu traînera son supérieur jusqu’à une voiture d’ambulance.

Réparer l’injustice

Dans la même missive l’officier explique les raisons malheureuses qui avaient fait que l’on ait oublié de récompenser Courné à la fin de la guerre. « De l’hôpital Saint Jean de Dieu à Paris où j’ai été hospitalisé j’ai écrit à des officiers du 403e pour faire obtenir à Courné la médaille militaire. Hélas tous les officiers étaient tués, prisonniers ou blessés, évacués je ne sais où… » Comble de malchance la dissolution du régiment dans la confusion de la fin de la guerre finit de reléguer le brave au rang des oubliés. Lacoste réclame la réparation de cette injustice soulignant à propos de son sauveur. « Courné, démobilisé, retiré dans son village à Narp n’a rien demandé et cette modestie est encore à son honneur… ». Finalement Eugène Courné qui occupera pendant deux mandats la fonction de maire de Narp obtiendra la médaille militaire et sera fait bien plus tard en 1985 chevalier de la Légion d’Honneur.

source: Sud Ouest  https://www.sudouest.fr/2014/11/08/narp-l-acte-heroique-d-un-poilu-bearnais-1730585-4484.php 

Journal du mercredi 29 mai 1918

Les Allemands, après s’être emparés de la crête du Chemin des Dames, entre l’Ailette et l’Aisne, ont réussi à franchir cette rivière entre Vailly et Berry-au-Bac.
Les troupes franco-britanniques faisant face à un ennemi très supérieur en nombre, ont continué à se replier progressivement. La bataille se poursuit avec acharnement entre la Vesle et l’Aisne, dans la région des plateaux, en arrière desquels arrivent nos réserves.
Activité des deux artilleries en Champagne, sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre.
Un fort coup de main sur nos positions dans le secteur des Chambrettes a échoué sous nos feux.
Les Anglais signalent que des combats sévères se livrent dans tout le secteur britannique. A leur droite, la 2Ie division s’est maintenue contre toutes les attaques.
Au centre et à gauche, les 8e, 50e et 25e divisions ont maintenu leurs positions jusqu’à une heure avancée.
Sur le front de la Lys, combats locaux dans région à l’est du lac de Dyckebusch.
Sur le reste du front, coups de main heureux de nos alliés. Leurs avions ont bombardé les campements allemands de Liège et des usines à Aix-la-Chapelle. Ils ont également jeté des bombes sur Bensdorf et divers objectifs aux alentours de Fribourg et d’Armentières. Six appareils ennemis ont été abattus au cours de combats aériens.
Les Italiens ont remporté un nouveau succès dans la région de Capo Sile. Ils ont capturé 7 officiers et 433 soldats, 4 bombardes, 10 mitrailleuses, plusieurs centaines de fusils. Ils ont bouleversé les défenses ennemies sur une profondeur de 750 mètres.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1393/27 mai 1918: Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Le 27 mai 1918 débute la troisième offensive, désastreuse pour l’armée française – on parle en général de « Caporetto français ». Les Ire et VIIe armées impériales allemandes, soutenues par le feu de milliers de canons, s’élancent, de Vauxaillon à Reims, à l’assaut du front français tenu par les 5e et 6e armées.

Les Allemands franchissent les crêtes du Chemin des Dames, atteignant à 10 h l’Aisne à Soupir. A 20 h, ils parviennent sur la Vesle, à Bazoches, en repoussant devant eux la 6e armée du général Duchêne, désorganisée. Le 28, la bataille se développe. L’ennemi prend Fismes. Le lendemain, il conquiert Soissons, à l’ouest, Fère-en-Tardenois au centre, le massif de Saint-Thierry, à l’est ; il progresse dans la vallée de l’Ardre afin d’aborder la montagne de Reims. Le 30, les Allemands sont sur la Marne à Jaulgonne, à Dormans, à Château-Thierry.

Au sud-ouest de Soissons, la bataille de la Crise s’engage à Vauxbuin et à Courmelles défendus par la division d’infanterie marocaine du général Daugan. Dans ce secteur, à Chaudun, a lieu, le 31 mai, le premier engagement de chars Renault FT du 201e régiment d’artillerie d’assaut. Dans la partie Est de l’offensive, la 5e armée livre de furieux combats jusque dans les faubourgs de Reims. Les coloniaux (marsouins métropolitains, tirailleurs sénégalais), et l’armée d’Afrique défendent la ville sans céder de terrain, gardant ainsi inviolé ce saillant, charnière du front français. Le 4 juin, la lutte très violente se poursuit tout le long de la poche creusée par l’ennemi : à Corcy, à Faverolles ; sur le Clignon, à Veuilly-la-Poterie, au Bois-Belleau ; sur la Marne, à Château-Thierry, à la cote 204, défendus par les marsouins et par les Américains ; sur la Montagne de Reims, à Bligny, où Français, Anglais et Italiens rivalisent de courage ; à Reims où les Allemands piétinent.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-la-deuxieme-bataille-de-la-marne-27-mai-6-aout

http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_l%27Aisne_(1918)

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=4

Offensive allemande

http://batmarn2.free.fr/off_27_5.htm

http://lpzpictures.over-blog.com/article-l-offensive-allemande-du-27-mai-au-1-juin-1918-dans-l-aisne-112607473.html

Le 109 ème RI s’illustre à Fismes

Le 27 mai 1918 les Allemands réussissent ce que les Français n’ont pas su faire en avril 1917 : rompre le front sur le Chemin des Dames, c’est la Troisième Bataille de l’Aisne.

L’objectif de l’offensive allemande est de frapper, entre Anizy-le-Château et Reims, la VIe armée française du général Duchêne qui regroupe 8 divisions dont 3 britanniques. Les Allemands s’emparent immédiatement du Chemin des Dames et avancent sur la rivière Aisne, prenant plusieurs ponts intacts. En fin de journée, les allemands ont avancé de plus de 15 kilomètres. L’Aisne est franchie ainsi que la Vesle, dans la nuit.

Le 109e R.I. protège héroïquement la traversée de la Vesle au nord de Fismes (situé dans la Marne à 30 km à l’ouest de Reims et à 18 km au sud du Chemin des Dames).

Voilà ce que l’on peut lire sur le monument : « Les 28 et 29 mai 1918, pendant 19 heures, (le 109e R.I.) interdit le passage de la Vesle à 3 divisions allemandes. Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 800 camarades tombés pour la patrie pendant les combats du 27 mai au 2 juin 1918. Passant souviens-toi. » Le monument est situé au nord-est de Fismes sur la D29 en direction de Merval.

Le 109e R.I. est un régiment originaire de Chaumont (52). Il a fait toute la guerre au sein de la 26e Brigade d’Infanterie de la 13e Division d’Infanterie. Il a obtenu 4 citations à l’ordre de l’Armée.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/05/fismes-le-monument-du-109e-r.i.html

Reims concernée aussi

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3e qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

L’offensive allemande met une pression considérable sur le front de Reims. Le général Micheler, chef de la Ve armée, en charge de la défense de Reims souhaite défendre en priorité la montagne de Reims et la plaine, quitte à évacuer la ville de Reims. Se conformant à cette manière de voir, le général Mazillier donne le 30 mai l’ordre d’évacuer Reims mais le général Petit lui désobéit jugeant que la situation sur le terrain est loin d’être désespérée. De fait, si le 1er juin 1918, les Allemands occupent Gueux, Tinqueux, Saint-Brice-Courcelles, la ferme Pierquin, le Moulin de la Housse, leurs attaques se brisent sur le fort de la Pompelle. Le 1er juin, huit bataillons allemands et 15 chars (pour la plupart des chars britanniques récupérés) se lancent à l’assaut mais la garnison résiste. Le 2 juin, des contre-attaques menées par le 21erégiment d’infanterie coloniale dégagent la Pompelle. Une autre attaque sur le fort, le 6 juin, est encore stoppée. Le verrou de Reims tient bon et si l’avancée allemande est spectaculaire, elle ne réussit pas à percer le front et le 12 juin le général Ludendorff arrête son offensive.

source: http://www.reims.fr/2016/26-la-situation-militaire-en-1918.htm

Les Allemands passent la Vesle

Bombardement de Reims le 29 mai 1918.

http://betheny1418.free.fr/02%20reims/03%20batailles/batailles05.htm

http://www.faurillon.com/reims.html

Quid des pertes du 27 mai

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=7532

Destruction de Germigny (Marne)

Puis, à partir du 27 mai 1918, notre secteur a subi l’offensive allemande jusqu’à la contre attaque des français à partir du 18 juillet libérant Germigny le 2 août 1918. (récit complet sur le site internet de la commune).

C’est au cours de cette période que notre village fut détruit à 88% laissant seulement 4 maisons à peu près habitables. Le bois qui domine les habitations comporte encore de nombreuses traces de tranchées et de trous d’obus. Pendant cette période, les habitants ont été évacués notamment à Faux-Fresnay dans le sud de la marne et à Vallière dans l’aube.

La guerre a mobilisé les hommes valides du village pour être incorporés dans différents régiments et 6 d’entre eux ne sont pas rentré : René Rafy 166ème RI, Louis Couet 25ème BC et Léon Couet 87ème RI frères jumeaux, Lucien Chaudrilliez 46ème RI, Edouard Mercier 35ème RI et Charles Lagauche 362ème RI. D’autres sont revenus avec des souvenirs pas toujours racontables : René Ronseaux  25ème RAC, Edouard Martin 94ème RI, Henri Lamblot Artillerie, Georges Ponsart Cavalerie …

Les femmes, si elles ne sont pas évacuées restent à la ferme ou participent à la l’effort de guerre comme Marguerite Chapotot infirmière à Muizon où elle rencontre sont futur mari Père Cantat blessé par deux balles reçues dans la même journée à des moments différents.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Journal du lundi 27 mai 1918

Assez grande activité des deux artilleries dans la région du bois de Hangard et au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi, précédé d’un vif bombardement sur nos postes du secteur d’Orvillers-Sorel, n’a pas obtenu de résultat.
D’autres tentatives ennemies en Champagne et dans les Vosges ont également échoué.
Nos patrouilles et nos détachements ont fait des prisonniers, notamment dans la région de l’Ailette.
Un détachement anglais a exécuté un raid sur les tranchées ennemies au sud de Bucquois. Quatorze prisonniers et deux mitrailleuses sont restés entre ses mains.
Nos alliés ont fait d’heureuses attaques à l’est d’Hébuterne et au nord de Neuville-Vitasse. Ils ont fait quinze prisonniers et capturé une mitrailleuse.
Des attaques de détachements ennemis ont été repoussées dans le voisinage de Sailly-le-Sec, Bucquoy, Ablainzevelle,Festubert et Merris.
Activité de l’artillerie ennemie vers Villers-Bretonneux, Dernancourt, Bucquoy et la forêt de Nieppe.
Sur le front belge, canonnade dans la région de Merckem. Rencontres de patrouilles à l’est de Nieuport.
Sur le front de Macédoine, combats d’infanterie dans la région de Doiran.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1280&bih=605&ei=rz7fWvWdL4HiU4KcheAC&q=27+mai+1918&oq=27+mai+1918&gs_l=psy-ab.3..0l2j0i5i30k1.120770.121291.0.121980.2.2.0.0.0.0.277.387.0j1j1.2.0….0…1.1.64.psy-ab..0.2.386…35i39k1j0i7i30k1.0.c8pYv0i6VyQ