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1143/19 septembre 1917: « Excusez-moi M.le curé « 

 » Il faut débarbouiller la langue française »

Le Figaro du 19 septembre 1917 s’interroge sur l’utilité des nombreux mots inventés depuis le début de la Grande Guerre.

«Désannexion.

Le mot a été lancé par M. Vandervelde, l’éloquent ministre belge […]. Il signifie […] qu’on peut souscrire à la formule “sans indemnité ni conquête” et vouloir cependant, avec la réparation des ruines, le retour à la France des pays qui lui ont été arrachés en 1871.

Mais, n’oublions pas cependant que le mot n’était pas nécessaire, et que restitution exprimait en notre belle langue dont on ne connaîtra jamais assez la richesse la même idée.

À la paix, il faudra débarbouiller le vocabulaire français de tant de mots parasites qui sont des néologismes superflus.» écrit Le Figaro du 19 septembre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/19/26002-20140919ARTFIG00177-19-septembre-1917-il-faut-debarbouiller-la-langue-francaise.php

Sept escadrons étatsuniens à Etampes du 19 au 23 septembre 1917

Mercredi matin 19 septembre 1917 arrivèrent en gare d’Étampes sept escadrons aériens de l’armée des États-Unis d’Amérique. Ils n’en repartirent que le dimanche suivant.    Le Président Wilson avait déclaré la guerre à l’Allemagne le 6 avril. Entre le 12 et le 26 juin furent constitués, entre autres, les sept escadrons aériens qui nous occupent, à savoir les 30e, 31e, 32e, 33e, 35e, 36e et 37e, à Camp Kelly, au Texas. Ces unités étaient vouées à la maintenance des appareils et à la formation des aviateurs plutôt qu’à des missions de reconnaissance ou de combat. Elles paraissent avoir toutes embarqué à New York le 23 août pour Liverpool

La suite sur http://www.corpusetampois.com/che-20-19170919etatsuniens.html

« Excusez-moi M.le curé « 

Mercredi 19 septembre 1917
Monsieur le Curé,
Excusez-moi si je ne vous ai pas écris plus tôt.
Depuis mon retour de permission, je suis en très bonne santé et toujours dans le même secteur qui est d’ailleurs assez tranquille.
Combien de temps y resterons-nous, pas très longtemps sans doute d’après ce que l’on murmure.
J’ai demandé après votre neveu René, pour le moment, je n’ai pu savoir exactement où il est.
En tout cas, il n’est pas très loin de moi, un peu à droite, je crois.
Je ferai mon possible pour avoir des renseignements plus précis, et serais enchanté de le trouver et de faire sa connaissance.
Rien de bien intéressant à vous dire, je vous quitte Monsieur le Curé en vous souhaitant bonne santé et en vous serrant cordialeme
nt la main.
Bien à vous,
E. Gallois

C’est une bonne chose, on oublie pas de donner des nouvelles à Monsieur le Curé.
Et en plus, il a droit à une carte postale de la Cathédrale de Reims… mais hélas dans un bien triste état… en 1917.
La carte a été écrite trois ans jour pour jour après les bombardements et l’incendie du 19 septembre 1914 !

On ne peut savoir où se trouve précisément l’auteur de cette correspondance, mais tout laisse à penser qu’il est dans les tranchées.
En effet, il dit que le « neveu René » doit se trouver « pas très loin, un peu à droite »… cela ressemble fortement à une localisation dans une tranchée ou un boyau.
Mais pour le moment, tout est calme…

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2015/01/reims-14-18-il-n-est-pas-tres-loin-de-moi-un-peu-a-droite.html

Les derniers mutins russes de la Courtine se rendent (suite et fin)

Le 19 septembre 1917 vers 10 h, les derniers mutins se rendent. Le bilan officiel est de 9 morts mais des recoupements donnent à penser qu’il y en a eu plus d’une centaine. Les autorités françaises ont longtemps tenu secrète cette rébellion tandis que le haut commandement militaire décide la dissolution des deux brigades. Les autorités russes jugent 81 hommes coupables de mutinerie et les envoient en détention au fort Liédot, sur l’île d’Aix. Les autres doivent choisir entre s’engager dans l’armée française ou devenir travailleur militaire : près de 1 300 refusent et sont envoyés aux travaux forcés en Algérie tandis qu’environ 10 000 s’engagent dans des unités de travailleurs ; ils seront rapatriés à Odessa en 1919. Près de 400 officiers et sous-officiers tsaristes s’engagent dans une légion russe de volontaires qui combat aux côtés des armées françaises. Ce bataillon est cité deux fois à l’ordre de l’armée française et est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec fourragère. Ce bataillon est appelé « Légion d’honneur russe ».

source: http://www.bhpt.org/dossiers_thematiques/guerre1418/1917/1917-T2/pieces_jointes/courtine.pdf

Journal du mercredi 19 septembre 1917 à travers Le Miroir

Nous avons arrêté deux tentatives ennemies sur nos petits postes. L’un au sud-est de Saint-Quentin, l’autre dans la région des Bovettes. De notre côté, nous avons réussi des coups de main vers Etancourt et la ferme de la Royère.
Au sud de la Miette, à la suite d’un violent bombardement, des détachements ennemis ont abordé nos lignes vers la route de Neufchatel. Un vif combat s’est engagé dans nos éléments avancés d’où l’ennemi a été entièrement rejeté après avoir subi des pertes sensibles. Nous avons fait des prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, grande activité des deux artilleries dans la région du bois des Fosses.
Sur le front britannique, rencontre de patrouilles dans le secteur d’Ypres.
On ne signale que des escarmouches sur le front italien.
Sur le front russe, calme dans la région de Riga. Au sud de Frederikstadt, nos alliés se sont, après combat, emparés d’un point fortifié au sud du village de Badeg et ils ont capturé une mitrailleuse.
Dans la vallée de la Susita, les Roumains, après une préparation d’artillerie, ont occupé un secteur de la position fortifiée ennemie. Ils ont repoussé une tentative allemande sur leurs positions de la région Panticu-Merechesti.
Le sous-secrétaire d’Etat allemand Haddenhausen a désavoué verbalement les menées du comte de Luxbourg à Buenos-Aires.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

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1129/5 septembre 1917: syphilis et gonorrhée, fléaux des alcôves de guerre

Syphilis et gonorrhée, fléaux des alcôves de guerre

La prostitution connaît un essor particulier entre 1914 et 1919, principalement en zone occupée (là où les conditions de vie sont les plus dures), mais aussi sur le littoral où se concentrent les bases britanniques.

Les grands centres urbains et les villes secondaires sont les principaux foyers de rencontre, bien que les campagnes n’échappent pas au phénomène de contagion, du fait des permissionnaires venus de la zone des armées. À Hénin-Liétard, ville de 12 000 habitants où stationnent un grand nombre de soldats, on recense 242 « filles » en 1916.

L’importance de ce phénomène résulte des maux de guerre, qui engendrent une dégradation des conditions de vie et une pénurie des denrées alimentaires. Il n’est donc pas étonnant de constater que le pic de ces pratiques intervienne en 1917-1918, juste après le terrible hiver 1916-1917.

La prostitution apparaît alors comme le dernier recours pour surmonter les difficultés. C’est ainsi qu’on voit se mettre en place une prostitution « périphérique », plus occasionnelle et moins professionnalisée. Certaines mères avouent avoir cédé aux avances des soldats qu’elles logeaient, parce qu’ils nourrissaient leurs enfants et devenaient le protecteur de leur famille. Mais de par le secret qui entoure ces relations coupables, il est très difficile de chiffrer l’ampleur de ces rapprochements.

Les tentatives d’évaluation statistique effectuées auprès des rapatriés interrogés donnent lieu à des estimations plus ou moins fantaisistes selon le degré de crédibilité des témoins. Un couple de Bertincourt, interrogé à son arrivée à Annemasse, affirme que dans son village, quatre femmes sur cinq entretiennent des relations avec des Allemands.

Un risque sanitaire pour les armées

Les autorités prennent ce phénomène très au sérieux, y voyant un péril qui menace de plus en plus les forces vives de la nation, pour reprendre une expression souvent employée dans la correspondance du préfet Léon Briens.

Elles entendent contrôler ces pratiques dans une optique réglementariste et hygiéniste. Car leur but n’est pas d’éradiquer la prostitution, mais de veiller à ce qu’elle ne constitue pas une menace sanitaire pour l’armée. En effet, la multiplication de ces liaisons entraîne une propagation des principales maladies vénériennes de l’époque, la syphilis et la gonorrhée (aussi appelée plus familièrement « chaude-pisse »).

Avec la modification des habitudes de vie, le contrôle des lieux de débauche ne suffit plus, il faut instaurer une surveillance plus systématique des personnes.

La suite sur: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Syphilis-et-gonorrhee-fleaux-des-alcoves-de-guerre

Reims: bombardement rue de l’Arbalète

source: http://reimsavant.over-blog.com/article-le-15-rue-de-l-arbalete-en-1917-125045348.html

 

(Aviation)Nissim de Camondo meurt en combat aérien

Les Arts Décoratifs célèbrent le centenaire de la disparition de Nissim de Camondo, fils du comte Moïse de Camondo, pilote aviateur mort glorieusement en combat aérien le 5 septembre 1917 à l’âge de 25 ans. À l’occasion de cet anniversaire, un bel ouvrage et une exposition retracent ses années passées au front, à travers sa correspondance et son journal de campagne. Le fonds d’archives exceptionnel du musée Nissim de Camondo, composé de documents, lettres et photographies inédites, permet de faire revivre le souvenir du jeune combattant, tout en apportant un témoignage précis et vivant sur la guerre telle qu’il l’a vécue(…)

(…)Ce dernier permet de le suivre du front belge à la Lorraine, en passant par Verdun, le Chemin des Dames et la bataille de la Somme.

D’abord cavalier au 3e régiment de hussards, Nissim se distingue par son courage et son enthousiasme : il perçoit la guerre comme un jeu.

Mais à l’engouement des débuts, succède en 1915, la prise de conscience de l’horreur de cette guerre. Affecté au 21e régiment de dragons, il devient mitrailleur dans l’infanterie et combat de manière éprouvante durant de longs mois dans les tranchées.

En proie au découragement et à l’impuissance devant l’horreur, il demande son détachement dans l’aviation. En 1916, il est affecté à l’escadrille 33 en qualité d’observateur. Puis il prend ses premières leçons de pilotage. Promu lieutenant en juillet 1916, son brevet de pilote est homologué en novembre de la même année. Chargé du service photographique au sein de l’escadrille 33, il survole les lignes ennemies et réalise un nombre considérable de missions photographiques.

En juin 1917, au sein de l’escadrille 33, les avions biplan Dorand AR 1 remplacent le modèle Farman F.40 jugé obsolète. C’est à bord de ce nouvel appareil que le lieutenant pilote aviateur Nissim de Camondo et le lieutenant observateur Lucien Desessard partent en vol de reconnaissance au-dessus du territoire ennemi dans la matinée du 5 septembre. Ils ne rentreront pas de cette mission.

http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-nissim-de-camondo/actualites/prochainement/exposition/nissim-de-camondo-et-la-grande-guerre-1914-1917/

Second bombardement de l’hôpital de Vadelaincourt (55)

C’est le 2ème bombardement de l’hôpital de Vadelaincourt (Meuse) dans la nuit du 4 au 5 septembre 1917. Sur cette photo, la salle d’opération où le chirurgien et un blessé qu’il opérait ont été tués et le médecin-chef a été blessé.
Journal du mercredi 5 septembre 1917 à travers Le Miroir

Dans la région d’Hurtebise, nos feux ont brisé une attaque menée par des détachements d’assaut ennemis qui ont subi de sérieuses pertes.
A l’est de Sapigneul, nos reconnaissances ont pénétré par surprise dans un saillant de la ligne ennemie. Un vif combat s’est engagé, au cours duquel la garnison allemande a été tuée ou faite prisonnière.
En Champagne, nous avons exécuté de part et d’autre de la route de Souain à Somme-Py un large coup de main. Nos détachements ont pénétré dans les tranchées adverses sur un front de 800 mètres. Après avoir détruit de nombreux récipients à gaz et fait sauter des abris, nos troupes sont revenues dans leurs lignes ramenant une quarantaine de prisonniers, quatre mitrailleuses, un canon de tranchée et un important matériel.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons arrêté net trois tentatives ennemies au nord du bois des Caurières.
Les Anglais ont exécuté avec succès, immédiatement au nord de Lens, un coup de main qui leur a permis de tuer un certain nombre d’ennemis et de ramener des prisonniers.
Les Italiens ont fait un important raid d’avions au dessus de Pola.
Les armées russes ont évacué la ville de Riga, après avoir détruit les fortifications. Dans la région d’Ikskull les Allemands ont élargi leur succès vers le nord. Ils ont essayé de tourner les positions de Dwinsk et réussi à enfoncer le front de nos alliés sur une largeur de 13 kilomètres.
Un nouveau raid aérien allemand a fait, en Angleterre, 107 morts et 86 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1126/2 septembre 1917: les soldats russes de La Courtine tiennent bon

La caverne d’Ali Baba des Allemands découverte en Picardie

Dans cet article du 2 septembre 1917, Le Figaro nous informe de l’importance du butin allemand accumulé dans un dépôt d’Ercheu, une ville de Picardie.

«[…] Un jour vint enfin où ils [les Allemands] durent évacuer le pays. Soit que le temps leur eût manqué pour emporter le produit de leurs pillages et de leurs cambriolages, soit que, dans la hâte et le désarroi du recul, ils eussent oublié toutes ces caisses qui recélaient leurs larcins, ils laissèrent leur dépôt à la mairie d’Ercheu.

D’accord avec l’autorité militaire, l’administration municipale d’Ercheu vient le faire ouvrir les caisses, et l’on a vu apparaître alors tout un merveilleux trésor de pièces précieuses en or, en argent ou en vermeil, dérobées dans les églises, les musées, les châteaux et les maisons particulières vases sacrés, objets d’art, vaisselles anciennes, monnaies, statuettes, tableaux, etc., […]» écrit le Figaro du 2 septembre 1917.

source le Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/02/26002-20140902ARTFIG00190-2-septembre-1917-la-caverne-d-ali-baba-des-allemands-decouverte-en-picardie.php

La présence de sciure dans le pain est à l’origine de 27 morts

A Berlin, la révélation de la présence de sciure de bois dans le pain est à l’origine d’une émeute meurtrière, nous informe Le Figaro du 2 septembre 1917.

«[…] Une émeute a éclaté dans Berlin, ces jours- ci, et que la police et les troupes, en attendant d’autres victoires, ont couché sur le pavé des rues 27 morts et 210 blessés.

Pourquoi l’émeute? […] il se pourrait qu’elle eût pour cause l’exaspération d’une foule décidée à ne plus manger le pain qu’on lui donne. […] Le produit a été analysé au laboratoire de Zurich, et voici le résultat de l’analyse:

Farine de maïs. 12

Farine d’orge 33

Sciure de bois. 66

Pas la moindre trace de froment, bien entendu. On s’est rattrapé sur la sciure.» écrit Le Figaro du 2 septembre 1917.

source Le Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/02/26002-20140902ARTFIG00108-2-septembre-1917-la-presence-de-sciure-dans-le-pain-est-a-l-origine-de-27-morts.php

Les soldats russes de La Courtine tiennent bon

Les soldats de La Courtine tiennent bon : 
« L’examen de la totalité de la correspondance ne permet pas d’entrevoir même l’ombre d’un mouvement en faveur d’un retour au devoir. Tous paraissent persister dans le désir de rentrer en Russie et expriment l’espoir de voir les pacifistes l’emporter ».
Service Historique de la défense, 7N611, Conclusion de la commission militaire de contrôle postal, 2 septembre 1917.

– La répression racontée par un des soldats du camp
« Nous sommes restés sur place. Notre président, Globa, nous a ordonné de jouer la Musique sur la place de l’état-major en attendant midi. A midi précis, quatre obus s’abattent sur le camp et principalement sur la Musique. 27 musiciens sont tués ou blessés.
Immédiatement nous adressons une protestation au général Lokhvitski : « Notre sacrifice rempli de sang ». Aucune réponse. Le bombardement continue comme prévu. Parmi nous un vent de panique souffle. Toute la nuit les officiers tirèrent à la mitrailleuse. Un cheval fut blessé gravement. Les hommes, qui ne mangeaient pas depuis cinq jours, se jetèrent sur l’animal et commencèrent à le découper. Ils avaient oublié de l’achever. Au matin, les tirs de mitrailleuses sont plus fournis. Mais cette fois nous répondons à la mitrailleuse.
Le lendemain je me suis rendu au lieu indiqué par les officiers. Je me suis traîné dans un
caniveau pendant 1,5 kilomètre avant d’arriver à un terrain vague. Mais au camp, la bataille continue. Cela a duré jusqu’à l’épuisement de nos munitions. Le feu arrêté, les officiers sont entrés au camp et on fait arrêter le président. Les Français nettoyèrent le camp. Les soldats furent conduits au terrain vague. Nous fûmes fouillés comme des prisonniers de guerre et gardés par des soldats français. Ces derniers ne comprenaient pas pourquoi on humiliait de cette sorte des hommes qui avaient combattu vaillamment en première ligne et dont beaucoup étaient morts en héros. Comme cela faisait cinq jours que l’on ne mangeait pas, nous chantions des airs russes aux soldats français contre un peu de pain. Une fois désarmés, on nous réintégra au camp de La Courtine. »
Témoignage de George Zamotine, ancien soldat de la 1ère brigade.

Lire cet étonnant épisode de la première guerre mondiale

Source:  http://www.lacourtine1917.org/spip.php?article120&lang=fr

Reims en septembre 1917 peint par Joseph-Félix Bouchor

Issu par sa mère du baron Pas de Beaulieu, capitaine de vaisseau qui prit part à la guerre d’indépendance des États-Unis en 1778 dans l’escadre du comte d’Estaing, Joseph-Félix Bouchor est né à Paris en 1853. Vers l’âge de vingt ans, il se découvre une soudaine passion pour la peinture, que ses amis Édouard Manet (1832-1883) et le caricaturiste André Gill (1840-1885) encouragent vivement. En 1914, âgé de soixante et un ans, il demande à être mobilisé et devient peintre attaché au musée de l’Armée. Pendant toute la guerre, il parcourt le front, esquissant sur le vif les combats, les édifices ravagés, les scènes de la vie des soldats dans les tranchées. Portraitiste, il fixe sur le papier les traits de nombreuses personnalités civiles et militaires engagées dans le conflit : les généraux Joffre, Gallieni, Foch, Pétain, Franchet d’Espérey… mais aussi le roi des Belges Albert Ier, André Tardieu, Raymond Poincaré, Alexandre Millerand, Gabriele d’Annunzio… Nombre de ces portraits furent reproduits à des milliers d’exemplaires sous forme de cartes postales et distribués aux combattants.

source: https://www.histoire-image.org/etudes/ravages-guerre-14-18?language=de

Journal du dimanche 2 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, après une courte préparation d’artillerie, nous avons attaqué les positions ennemies au nord-ouest d’Hurtebise. Nos troupes ont enlevé d’un seul bond tous les objectifs assignés sur un front de 1500 mètres et sur une profondeur de 300. Nous avons ensuite brisé par nos feux trois violentes contre-attaques et élargi le terrain conquis. 180 prisonniers dont 6 officiers ont été faits.
Les reconnaissances effectuées ont constaté la présence d’un grand nombre d’ennemis tués tant au cours de la préparation d’artillerie que pendant la lutte, qui a été très violente. L’aviation a participé à l’attaque, se maintenant à des hauteurs variant de 100 à 600 mètres et mitraillant l’ennemi dans ses tranchées et ses batteries. Tous les appareils sont rentrés.
En Champagne, au sud de la butte du Mesnil nous avons repoussé un fort coup de main et fait des prisonniers.
Canonnade en avant de Verdun.
Sur le front Italien, lutte dans les pentes nord du mont San Gabriele, et à l’est de Gorizia. L’ennemi a été repoussé. Nos alliés ont fait 685 prisonniers, parmi lesquels 32 officiers. Le total depuis le début de la bataille est de 27300.
Sur le front russe, les Austro-Allemands n’ont tenté que de légères attaques, qui ont été brisées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

Reims: sous la toiture en feu, deux obus de 14-18 n’explosent pas!

Samedi 26 août  vers 15h30, les pompiers sont appelés pour un feu au grenier d’un immeuble, vide de ses habitants à ce moment là, dans le quartier Cernay, à Reims.

D’origine indéterminé, le feu a pris du 3ème et dernier étage, un grenier avec différents boxes en bois. ” Quand nous sommes arrivés, les flammes perçaient la toiture ” raconte le chef des opérations à nos confrères de L’Union.

Mais en fouillant les combles, après l’extinction du feu, ils tombent sur deux obus datant de la Première Guerre mondiale!

Les démineurs expliquent que ce sont des “obus toujours actifs“. Ils auraient pû exploser… car percutés, donc tirés sans avoir explosé à l’impact.

Le drame a donc été evité uniquement grâce à la chance pour les quelques vingt soldats du feu présents sur les lieux.

Une munition de mitrailleuse de calibre 12.7 a également été dénichée dans les combles.

Un drôle d’attirail dont la police devra déterminer à qui il appartient. Une enquête a été ouverte.

Tous les locataires actuels vont être relogés.

source:https://www.lenouveaudetective.com/marne-feu-deux-obus-nexplosent-pas/

1082/20 juillet 1917: des journalistes à Reims

 Des journalistes à Reims

Pour montrer au monde l’horreur des bombardements, en particulier ceux de la Cathédrale, Reims a reçu, tout au long de la guerre des délégations de parlementaires qui y viendront régulièrement ainsi que des groupes de journalistes en provenance des cinq continents.

Toutes les photographies de cet article viennent du « Fonds Valois » (de la rue de Valois à Paris où étaient déjà les bureaux des « Beaux-arts »)

Pour en savoir plus : lire l’article d’Hervé Chabaud : Compatir, soutenir, s’indigner, Les visites de personnalités à la cathédrale, pp 79-81 dans Reims 14-18 – De la guerre à la paix, éd. La Nuée bleue.

source: http://14-18.documentation-ra.com/2013/12/2013-11-les-missions-etrangeres-visitent-reims-en-1917/

http://reims.14-18.over-blog.com/2013/11/les-missions-%C3%A9trang%C3%A8res-visitent-reims-en-1917.html

Naissance officielle de la marque BMW

La création de la firme remonte officieusement à 1916, mais plus officiellement au 20 juillet 1917 ou, la Rapp Motoren Werke (fusion de la « Bayerische Flugzeug Werke » un constructeur d’avions et de la « Otto Werke », un fabricant de moteurs) devient la BMW : Bayerische Motoren Werke (en français : Manufacture Bavaroise de Moteurs).

BMW n’est pas l’inventeur du bicylindre à plat, mais c’est certainement la marque qui lui donna ces titres de noblesse. Et aussi une fiabilité jusqu’alors inconnue. De la R 32 à la dernière R 100 RT1, le flat culbuté suit son petit bonhomme de chemin, de petites évolutions en grandes « révolutions », les ingénieurs allemands gardèrent toujours à l’esprit un principe important :  » FAIRE SIMPLE ET SOLIDE ».

source: http://www.legendes-motorcycle.com/moto-bmw.php

Journal du vendredi 20 juillet 1917 à travers Le Miroir

La lutte d’artillerie est devenue violente dans la région à l’ouest et à l’est de Cerny.
Nous avons repoussé un coup de main sur nos petits postes au nord de Vienne-le-Château, lisières ouest de l’Argonne, et fait un certain nombre de prisonniers.
Sur la rive gauche de la Meuse, après de violents bombardements, les Allemands ont, à plusieurs reprises, lancé des contre-attaques sur les positions que nous avions enlevées depuis le bois d’Avocourt jusqu’aux pentes ouest de la cote 304. Tous leurs efforts se sont brisés contre la résistance énergique de nos troupes, qui leur ont infligé de sanglantes pertes, sans céder la moindre parcelle du terrain conquis.
Un coup de main ennemi vers la tranchée de Calonne n’a donné aucun résultat.
Les Anglais, par une opération de détail exécutée à l’est de Mouchy-le-Preux, ont amélioré leur position et fait un certain nombre de prisonniers.
Leurs aviateurs ont fait de l’excellent travail en liaison avec l’artillerie. Ils ont jeté des bombes sur divers points d’importance militaire. Ils ont abattu six appareils allemands.
Les Italiens, ont repoussé des tentatives autrichiennes vers Buchenstein, le Monte Piana, le Passo di Monte, la Croce di Comelico, etc. Ils ont abattu deux avions.
Les Russes ont subi une violente attaque allemande au sud de Kalusz, près du village du Novitza. L’ennemi a été rejeté d’une hauteur qu’il avait d’abord réussi à occuper.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1049/17 juin: visite du président Poincaré à Reims

Visite du président Poincaré à Reims

Le dimanche 17 juin 1917 Raymond Poincaré vient à Reims remettre des décorations, et en particulier la Légion d’honneur à l’archevêque de Reims, monseigneur Luçon. La cérémonie se déroule dans le cellier d’expédition de la maison Werlé et Cie, 6 rue de Mars, où les services de la mairie sont installés depuis l’incendie de l’hôtel de ville du 3 mai 1917. Le Président de la république arrive à 14h30 en voiture. Il porte la tenue qu’il revêt habituellement pour se rendre sur les champs de bataille et qui est d’ailleurs souvent moquée pour sa ressemblance avec celle d’un chauffeur d’automobile : vareuse, jambières et casquette à visière de cuir. Il est accompagné d’une petite délégation d’officiels : Léon Bourgeois, ministre du travail et de la prévoyance sociale, les députés Camille Lenoir et Bertrand de Mun, les sénateurs Ernest Montfeuillard et Emile Vallé, le préfet, le sous-préfet, les généraux Fayolle, Micheler et Cadoux.

Arrivé dans la salle dont les murs laissent voir la trace d’une brèche faite par un obus allemand, le Président se dirige d’abord vers Mgr Luçon à qui il donne l’accolade puis salue le maire, Jean-Baptiste Langlet.  Il prononce ensuite un bref discours à l’attention des futurs décorés. En retour, le cardinal Luçon remercie, associant son clergé à l’honneur qui lui est fait. Raymond Poincaré remet alors la croix de la Légion d’honneur à chaque décoré, après qu’un colonel ait lu la citation le concernant. Sont ainsi distingués  le cardinal Luçon, Emile Charbonneaux et Jean de Bruignac, adjoints au maire, Monsieur Beauvais, directeur de l’école professionnelle, Monsieur Martin, secrétaire général de la sous-préfecture (qui sera tué d’un éclat d’obus le 28 juillet suivant), Paul Dramas rédacteur en chef de L’éclaireur de l’Est. Le docteur Harman, médecin des hôpitaux, fait aussi partie des récipiendaires mais n’a pas pu assister à la cérémonie.

La croix de guerre est ensuite décernée à Mlle Luigi, directrice de l’hôpital civil, et à Mme Tonnelier, directrice de l’hospice Noël-Caqué. Enfin, plusieurs Rémois sont cités à l’ordre du jour (corps d’armée, divisions, …) citation créé par le gouvernement dès l’automne 1914 pour célébrer le courage et le dévouement de personnalités civiles. Sont ainsi honorés Marcelot, chef-fontainier du Service des eaux ; Plichon, chef-mécanicien à l’Usine des eaux ; Raullaux, directeur du Service des eaux ; le docteur Gaube ; Palliet, commissaire central de police ; Speneux, commissaire de police du 3ème canton ; Grandin, chef du service du Ravitaillement ; Rousseaux, directeur de l’abattoir.

Selon le témoignage du Rémois Paul Hess, présent en tant que fonctionnaire municipal, et des journaux parisiens, en particulier La Croix, qui relatent la cérémonie, l’assistance est peu nombreuse. Outre les officiels, il n’y a que quelques membres du clergé accompagnant le cardinal Luçon, dont le chanoine Lecomte, secrétaire général de l’Archevêché, trois ou quatre dames et des représentants des services municipaux. Le service d’honneur est fait par seulement quatre hommes du 410e régiment d’infanterie, commandés par un lieutenant et escortant le drapeau du régiment. Deux ou trois gendarmes, venus en même temps que les voitures, restent à l’extérieur. Pendant le temps de la cérémonie, Paul Hess entend le bruit d’un avion qu’il pense sans doute chargé d’une surveillance au-dessus du local où a lieu la cérémonie. Après la cérémonie officielle Raymond Poincaré parcourt différents quartiers de la ville particulièrement éprouvés par les bombardements et s’arrête à la cathédrale. Il termine enfin par une visite à des blessés, tant civils que militaires. Il est à noter que le déplacement présidentiel se fait sous les bombardements allemands puisqu’on estime que ce jour-là 1 200 obus sont tombés sur la ville.

Raymond Poincaré revient encore à Reims fin septembre 1917, accompagné cette fois du roi d’Italie qui effectue alors un voyage officiel en France. Victor-Emmanuel III, arrivé à Belfort le 25 septembre, effectue ensuite, jusqu’au 30 septembre un périple qui le mène successivement  en Alsace, à Verdun, à Reims et sur le front de l’Aisne. Le passage à Reims a lieu dans l’après-midi du 27 septembre. Arrivés à la gare où les honneurs leur sont rendus, le Président de la république et le roi d’Italie, accompagnés des généraux Pétain et Gouraud, effectuent une visite à la cathédrale puis vont voir les décombres de l’hôtel de ville.

source:http://www.reims.fr/1311/23-visites-et-distinctions-a-reims-en-1917.htm

http://14-18.documentation-ra.com/2013/12/2013-11-les-missions-etrangeres-visitent-reims-en-1917/

Les pêcheur sur le bord de Seine

Guerre 1914-1918. L’ouverture de la pêche à Paris, le 17 juin 1917. Malgré l’interdiction par M. Viollette d’amorcer avec du pain et du blé, ils « furent innombrables sur les rives de la Seine ». « Et voilà une bonne excuse pour les pêcheurs qui revinrent bredouilles : « C’est de sa faute, je te dis ».

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Parution du Miroir

source: http://www.ebay.fr/itm/Le-Miroir-n-186-17-Juin-1917-Mavroudis-prince-Alexandre-Londres-Mont-Santo-/121796575470

Journal du dimanche 17 juin 1917

Canonnade assez vive sur le front de Champagne.
Près de Courcy, nous avons repris une tranchée dont tous les occupants ont été tués ou capturés.
Sur le front italien, à l’est du massif de l’Adamello, des détachements d’un bataillon alpin et des skieurs, malgré une défense acharnée de l’ennemi, ont attaqué la position de Corno-Cavento (3400 mètres d’altitude), qu’ils ont prise d’assaut. Les Italiens ont fait des prisonniers et capturé 2 canons de 75, un mortier et 4 mitrailleuses. Sur tout le front du plateau d’Asiago, l’ennemi a entretenu un violent feu d’artillerie.
Sur l’Ortigaro, les positions italiennes ont été de nouveau attaquées avec une extrême violence. L’ennemi a subi de très lourdes pertes; il lui a été fait 52 prisonniers. Une autre tentative a échoué dans la vallée de San Pellegrino. Des colonnes de camions autrichiens ont été atteints par l’artillerie italienne sur la route de Chiopovano ainsi que des détachements de troupes à l’est de Castagnovizza.
Les troupes franco-anglaises continuent à progresser en Thessalie au delà de Trikalu et de Colombaka.
M. Venizelos a envoyé un télégramme de remerciements à M. Ribot au nom de la Grèce libérée.
source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

Villers-Marmery: à propos des mutineries

source: http://villers-marmery.fr/1418/17-Mutineries.pdf

 

1005/ 4 mai 1917: la bataille du Chemin des Dames continue

Journal du vendredi 4 mai 1917 à travers Le Miroir

Activité d’artillerie et nombreuses rencontres de patrouilles dans toute la région du chemin des Dames.
En Champagne, nous avons repoussé des coups de mains ennemis dans les bois, à l’ouest du mont Cornillet et sur les hauteurs à l’est du Mont-Haut. Dans cette dernière région, nous avons réduit un îlot de résistance dont la garnison a été faite prisonnière. 9 officiers et 210 hommes sont tombés entre nos mains. Sur la rive gauche de la Meuse, nos détachements ont pénétré dans les tranchées ennemies.
Sur le front britannique, un violent combat se poursuit sur toute la ligne Hindenburg, du sud de la Sensée à la route Acheville-Vimy. Les troupes anglaises progressent et ont déjà enlevé un certain nombre de fortes positions ennemies.
Canonnade en Macédoine, entre Hima et la boucle de la Cerna, où les Russes ont repoussé une reconnaissance ennemie.
M. Zaïmis a été chargé de former le cabinet grec à la place de M. Lambros.
M. Milioukof, dans une circulaire aux puissances alliées, déclare que la Russie repousse toute idée de paix séparée.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La bataille du Chemin des Dames continue

Le 4 mai : le 18e régiment d’infanterie se lance à l’attaque du village de Craonne à 18 h. Cette attaque surprend les Allemands, le rebord du plateau de Californie est pris.

Le 5 mai : le 18e régiment d’infanterie attaque avec le 34e régiment d’infanterie pour consolider les positions sur le plateau. Les Français réussissent à prendre pied sur le plateau mais ne peuvent déboucher sur l’Ailette. Les pertes s’élèvent autour de 800 hommes pour le 18e régiment d’infanterie entre le 4 et le 8 mai et plus de 1 100 hommes pour le 34e régiment d’infanterie. La Xe armée attaque les plateaux de Vauclair et des Casemates. Le même jour, une offensive est lancée sur Laffaux par le 1er Corps d’armée coloniale : les ruines du moulin sont prises.

Le 8 mai : nouvelle suspension de l’offensive.

Le 15 mai : Le général Pétain remplace Nivelle. Le gouvernement est au courant des premiers actes de désobéissances.

Du 20 mai à fin juin : le front est secoué par les mutineries qui affectent plus de 150 unités. Ces refus d’obéissance concernent des troupes au repos que l’on veut renvoyer à l’assaut.

Le 4 juin : à la demande du général Maistre, commandant de la VIe armée, les offensives prévues en juin sont ajournées à cause des mutineries12.

Le dossier complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

lire aussi: http://www.chtimiste.com/batailles1418/chemindesdames1917.ht

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Reims: une photo rue des Consuls

Reims : rue des Consuls, le 4 mai 1917 : [photographie de presse] / Agence Meurisse

source bnf gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9045202g

Photo rue des Boucheries à Reims

Reims, rue des Boucheries [ruines] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.europeana1914-1918.eu/da/europeana/record/9200324/BibliographicResource_3000051878746

Dix abandons de poste à Saint-Bandry (Aisne)

Dix abandons de poste à Saint-Bandry les 3-4 mai (2 condamnés à mort) (Cf. Pedroncini, p. 106).
Rolland (132-134) précise que des tracts invitant à ne pas monter en ligne ont circulé le 2 mai. Scènes de désordre (Internationale, refus de monter dans les camions) et coups de feu au moment du départ le 4. 18 arrestations, jugés le 10 juillet et condamnés à des peines de 2 à 10 ans de travaux publics, sauf Champeau considéré comme le principal meneur qui est condamné à mort (de même que Papillé qui avait refusé d’effectuer une corvée en première ligne le 15 avril). Peines commuées par Poincaré.

http://43eric.canalblog.com/archives/2014/03/05/29369272.html