Archives du mot-clé reims

1388/22 mai 1918: les soldats américains et la prostitution

Les soldats américains et la prostitution

Le Ministre de l’Intérieur transmettra ce rapport au Président du Conseil, Ministre de la guerre.

Clemenceau, chargera le Général, Chef de la Mission Française près les armées Américaines, d’interpeller le haut commandement américain et de lui demander sous certaines conditions de « lever, d’une manière générale l’interdit jeté sur les maisons de prostitutions autorisées ».

Dans le département, le Capitaine Klotz, officier de liaison auprès de la 41e DIUS, s’adresse au Général Alexander.

Il informe le Préfet de sa démarche le 16 mai.

Pour le Capitaine, les Maisons de Tolérance ont deux objectifs,« l’hygiène de la troupe » mais aussi, « la protection des foyers des mobilisés ». 

« Restées seules au foyer, les épouses de mobilisés, sont chaque jour l’objet de sollicitations non seulement de la troupe, mais trop souvent des officiers américains ».

Le Général Alexander promet le « conseil de guerre » et des punitions sévères pour « tout militaire convaincu d’avoir été trop entreprenant. »

Cela donne un aperçu de la réalité du climat dans les villes de cantonnement et du rapport des soldats américains aux femmes françaises.

Des scandales éclatent, écrit le capitaine.

A Montrichard, « un officier vivant en concubinage avec la femme de …., mobilisé, se brouille avec sa maîtresse, se fait gifler, réplique et est l’objet d’une plainte pour scandale.

D’autres, ivres en général, ont tenté de violer des femmes qui leur résistaient ».

Il est bien certain que si ces jeunes gens pouvaient satisfaire leurs ardeurs dans des maisons ad hoc, tous ces scandales seraient évités ».

« De plus à St Aignan par exemple, des officiers ont fait venir des femmes. A Pontlevoy, à Montrichard, à Selles sur Cher, des femmes ignobles circulent en quête de clientèle et la Gendarmerie est presque désarmée ».

Il s’inquiète de l’impression que cela donne aux Américains.

Et termine sa lettre sur un post-scriptum surprenant compte tenu du sujet traité… l’évolution du prix des oeufs, :

« P.S. Je m’excuse d’ajouter à cette lettre une question d’un tout autre ordre; les prix des oeufs ont augmenté formidablement sur les marchés où il est impossible d’obtenir que les prix soient affichés; je me permets de signaler ce fait à votre attention; je crois d’ailleurs que les nouvelles restrictions sur la consommation de la viande ne sont pas étrangères à cette hausse qu’il serait peut être dangereux de laisser évoluer ».

Ce post-scriptum révèle toute la complexité de la vie quotidienne de l’époque.

Il tentera d’obtenir du Général Alexander un changement de position.

La réponse du Général Alexander ne tarde pas.

La position du GQG Américain : une fin de non recevoir

Le 22 mai 1918, le Général Alexander, Commandant la Division Dépôt du 1er Corps d’armée US adresse sa réponse au Préfet du Loir et Cher, via l’officier de liaison le Capitaine Klotz..

Sa réponse n’est pas une surprise. Elle est une fin de non recevoir, courtoise, diplomatique mais ferme.

Le Général Alexander répond en substance : je respecte la France, ses lois  et usages sociaux, mais ceux de l’Amérique sont très différents et je les applique dans ma Division. Il n’est pas question de déroger aux règles disciplinaires d’ensemble du Corps Expéditionnaire Américain. Je ne reviendrai pas sur la décision de fermeture. Je ne conteste pas aux maires le droit d’autoriser l’ouverture des maisons de tolérance, mais je me réserve le droit de les consigner aux officiers et à la troupe ainsi que tout autre établissement, s’ils représentent une menace pour les hommes de ce commandement. Je demande aux Commandants de Districts d’agir de même.

Cette ligne de conduite durera aussi longtemps que je ne serai pas moi-même avisé des mesures prises pour l’ensemble de l’American Expeditionary Force (A.E.F)».

Pershing renforce lui ses consignes  de répression :

Le 7 août 1918 le Général Pershing, renforce les règlements pour lutter contre « un grand danger d’infection vénérienne » qui « menace à la fois les populations civiles et l’armée ».

Ses ordres sont consignés dans le Bulletin n°54. Se référant aux Ordres Généraux n° 6, 34 et 77 de 1917, il ordonne aux officiers l’application stricte des règlements et l’information de la troupe.

« Passer outre serait pour eux une sérieuse preuve dincapacité ».

Après avoir déclaré que ……

  • « la source principale des maladies vénériennes se trouve dans les Maisons de Tolérance régulières et sous contrôles. Les méthodes d’inspection sont des plus inefficaces ».
  • « la pratique des rapports sexuels illicites conduit inévitablement à l’infection ».
  • « l’ivresse précède et conduit aux risques de ces maladies ».
  • « l’efficacité du traitement dépend de la promptitude avec laquelle on l’emploie », après l’acte sexuel illicite….

…..Le général affirme : «  Contracter une maladie vénérienne, c’est pour un homme être incapable de rendre service, et c’est pour lui souvent un affaiblissement de sa santé. Soldat, c’est un attentat contre votre devoir envers le pays  ».

Ainsi, le Général édicte les prescriptions suivantes :

  • de « s’abstenir de tout rapport sexuel est le devoir naturel des membres de l’A.E.F., tant pour la conduite vigoureuse de la guerre que pour la bonne santé du peuple Américain après la guerre ». 
  • d’éviter « les permissions de nuit et de 24 heures». Elles «  sont une source fertile d’infection ».
  • le maintien et le renforcement de « l’interdiction de la vente de l’alcool aux soldats ».
  • « de répandre partout un traitement immédiat ».
  • « les conseils de guerre seront suffisamment sévères pour les cas d’infection vénérienne, pour décourager les hommes qui s’y exposeraient volontairement ».
  • « les maisons de tolérance seront consignées pour tous les membres de l’A.E.F, ainsi que les salons poussant à la vente de l’alcool ».
  • « En coopération avec la police française, les autorités civiles et militaires, tous les efforts seront faits pour réprimer la prostitution clandestine et les promeneuses de rues. Tous les moyens possibles, conformes à la loi française, seront employés pour faire partir ces femmes ».

Le Général Pershing, ne pouvait être plus clair. il n’a aucune confiance dans le dispositif français de lutte contre les maladies vénériennes. Il confirme la nécessité d’un prompt traitement dans une période n’excédant pas les 3 heures qui suivent le rapport sexuel « illicite ».

Aux contrôles médicaux des Maisons de Tolérance, il préfère la prophylaxie individuelle. Son non respect sera sévèrement  réprimé par le Conseil de Guerre : la solde était suspendue pour 3 mois – .

La suite sur http://www.tharva.fr/1914-1918/les-américains-et-la-prostitution-en-loir-et-cher

Les combats du 63 ème RI autour de Reims

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

L’avion du pilote américain Paul Frank Baer abattu

Paul Frank Baer, « As » américain de la WW1, 9 victoires aériennes dont 2 en collaboration au sein du 103rd Aero Squadron, est abattu dans son SPAD XIII et blessé en combat aérien par l’as allemand Hans Müller de la Jasta 18. Il atterrit en urgence près d’Armentières et est capturé par les troupes allemandes au sol.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-885.html

Journal du mercredi 22 mai 1918

Activité des deux artilleries dans la région Thennes-Hailles et en quelques points au sud de l’Avre.
Nos patrouilles opérant au sud-ouest de Lassigny, sur la rive droite de la Meuse et en Lorraine, ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, un bataillon du régiment de Surrey a réussi une opération locale au nord-ouest de Merville. Nos alliés ont réduit le saillant ennemi dans ce secteur, fait 30 prisonniers et capturé 6 mitrailleuses. Une contre-attaque ennemie, entreprise après un vigoureux bombardement, a été brisée sous les feux de l’artillerie et des mitrailleuses.
Au sud-est d’Arras, les soldats britanniques ont effectué un raid heureux et ramené des tranchées ennemies quelques prisonniers et une mitrailleuse.
Activité de l’artillerie allemande dans les secteurs d Albert aux environs d’Hébuterne et entre la forêt de Nieppe et Meteren.
Violente canonnade entre la cote 70, au nord de Lens, et la Scarpe. La région au nord de Bethune a été bombardée par obus toxiques.
Les escadrilles anglaises de bombardement ont jeté 17 tonnes d’explosifs sur les gares, aérodromes et cantonnements. 27 avions ennemis ont été abattus; 12 avions britanniques ne sont pas rentrés.
Une tonne d’explosifs a été lancée sur les casernes, les usines et la gare de Landau.
Activité accrue de combat et d’artillerie sur le front italien.
En Macédoine, actions d’artillerie près du lac Doiran, à l’ouest du Vardar et dans le secteur de Monastir. Les Serbes ont exécuté des coups de main heureux vers Zborsko et à l’ouest de la Cerna.
Les aviateurs alliés ont bombardé Demi-Hissar et Ochrida.
La Suisse a signé avec l’Allemagne un accord économique en éliminant la clause contre laquelle la France avait protesté.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

Publicités

1917: quand la mairie de Reims était à Paris

L’hôtel de ville est victime d’un violent incendie en mai 1917. Le maire Jean-Baptiste Langlet fait alors installer les bureaux municipaux dans les caves de la maison de champagne Werlé situées juste à côté (aujourd’hui, le Cellier). Avec l’évacuation générale décrétée par l’État le 25 mars 1918, la mairie de Reims trouve alors refuge à Paris, au 19 avenue de l’Opéra. D’autres services municipaux sont dispatchés ailleurs dans Paris ainsi que dans d’autres villes de France.

Les services municipaux reviennent rapidement à Reims, après la libération de la cité.

Après l’incendie de l’hôtel de ville, les services municipaux trouvent refuge dans les caves de l’actuel Cellier, rue de Mars. Ici, une partie du conseil municipal de l’époque, en pleine réunion. – Coll. Archives municipales / Ville de Reims

La suite (payante) sur le site de L’Union

http://www.lunion.fr/85771/article/2018-04-12/incendie-de-la-mairie-10-ans-d-exil-pour-les-services-municipaux

Voir aussi le PDF du dernier magazine municipal « Reims attractive » (la dernière page)

http://fr.calameo.com/read/002338616d1e2e91372d4

Lire aussi dans L’Union (payant) 

Quand la mairie de Reims était à Paris

…, dans le 1er arrondissement de Paris. La «mairie provisoire» de Reims, notamment les services de l’état civil, la comptabilité et la recette municipale comme les allocations militaires est en mesure d’accueillir… «Ce 19 avril, sera une journée forte en symboles» Cent ans, jour pour jour, après la tenue du premier conseil municipal de Reims à la «mairieprovisoire» de Paris, l’ensemble des élus rémois…commémoration En 1918, lorsque l’ordre d’évacuation de la ville est donné, le conseil municipal trouve refuge à Paris. Cent ans après, ce 19 avril, les élus rémois se réuniront de nouveau…

source: http://www.lunion.fr/archive/d-20180412-3LM0X9?referer=%2Farchives%2Frecherche%3Fdatefilter%3Dlastyear%26sort%3Ddate%2520desc%26word%3Dquand%2520la%2520mairie%2520%25C3%25A9tait%2520%25C3%25A0%2520Paris

1338/2 avril 1918: carte postale de Reims

Processus de paix: l’affaire Sixte

L’affaire Sixte éclate le 2 avril 1918 dans l’ambiance d’un incident diplomatique, à la suite du discours prononcé par Czernin, ministre autrichien des Affaires étrangères. A l’époque, de nombreux traités de paix sont en cours d’acceptation, il déclare alors que la France entrave le processus de paix en revendiquant la restitution de l’Alsace-Lorraine. Georges Clemenceau, Premier ministre français, réfute, et publie une lettre dans laquelle l’empereur d’Autriche-Hongrie, Charles 1er, se dit pour cette restitution. Cerznin sera donc renvoyé.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/2/4/1/a/60335/affaire_sixte.shtml

Carte postale de Reims

Chère Mère
Par ces quelques mots je vous ferais savoir que je suis toujours en bonne santé et je désire que la présente vous trouve tous de même ainsi que toute la famille.
Nous avons mauvais temps et comme corvée, nous prenons quelques choses pour le ravitaillement en munitions et en vivres.
Enfin, nous espérons être relevés.
Bien des choses de ma part à toute la famille et à la famille B… , et je vous quitte en vous embrassant tous.
De tout cœur, ton fils pour la vie.
Charles.

Et oui, déjà 4 années de guerre… de quoi trouver le temps vraiment long… et ce n’est pas encore terminé. Charles évoque ses occupations de ravitaillement, sans donner plus d’explications, mais il est vrai qu’il ne faut pas trop en raconter sur ces correspondances ! On ne sait jamais, la moindre information précise pourrait renseigner l’ennemi si ces cartes venaient à tomber entre leurs mains.

La photographie, quant à elle, nous montre l’intérieur des locaux de l’Action Populaire, entièrement dévastés par les bombardements allemands.
L’Action Populaire est une revue fondée en 1903 par le jésuite Henri-Joseph Leroy (de la Compagnie de Jésus), en exil en Belgique. En 1904, l’Action populaire déménage à Reims dans ces locaux à l’angle des rues de Mâcon et des Trois-Raisinets. Il semble assez difficile aujourd’hui d’en situer le lieu exact, la topologie des lieux ayant beaucoup changé à cause de la guerre, notamment avec le percement lors de la reconstruction de la ville, de la rue Voltaire qui est venue couper ces deux rues.
Avec déjà 8000 abonnés en 1914, la revue cesse ses parutions à cause de la guerre… elles reprendront ensuite, à Paris (51, rue Saint-Didier).
Dans les années 70, la Revue de l’Action Populaire devient Projet, et depuis 2012 Revue Projet, avec une version papier et une version numérique.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2015/09/reims-14-18-8h-du-matin-le-2-avril-1918.html

Visite de l’émir Fayçal au camp français

La collaboration entre Albert Kahn et l’armée est renouvelée en 1918. La SPCA envoie par exemple un binôme en mission au Proche-Orient de février à octobre. Jean Prache est chargé des prises de vues et des projections cinématographiques, Paul Castelnau est chargé des photographies en noir et blanc et des autochromes.

« Akaba, Arabie, visite de l’émir Fayçal au camp français », 2 avril 1918, Paul Castelnau, section photographique et cinématographique de l’armée,
positif sur plaque de verre noir et blanc 9 x 12 cm, inv. SPA 17 OS 571, SPCA / ECPAD.

source: http://www.14-18.albert-kahn.hauts-de-seine.fr/comprendre/le-partenariat-entre-albert-kahn-et-la-spca?showall=&start=2

 

 

1330/25 mars 1918: Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnagej

Une maison d’Epernay bombardée

Cher frère, je vous envoie une photo de la maison en partie bombardée le 13 mars 1918

source: https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/44257#0

Ordre d’évacuation de la ville de Reims

Jean-Baptiste, Alexandre, Albert Denoncin, enfant rémois, né le 6 novembre 1852, est retraité de la « Compagnie des Chemins de Fer de l’Est », à Reims, après une carrière en qualité d’Employé principal.

L’ordre d’évacuation générale de la population civile de Reims est donné le 25 mars 1918.

Veuf de Claire Damville depuis août 1915, suite aux bombardements, aux destructions et aux différentes vagues de Rémois réfugiés vers d’autres villes et départements, Albert Denoncin quitte Reims, et s’établit temporairement au 17 de la rue Guyot à Provins (Seine et Marne).

Bien qu’à 113 kms au sud-ouest de Reims, Provins est compris dans « la zone des armées » comme l’indique la « Carte de circulation dans la zone des armées » (Arrêté du 15 mars 1917) qui lui est délivrée à Provins le 15 avril 1918.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/06/4-une-famille-remoise-prise-dans-la-tourmente-de-la-guerre.html

Pozières (Somme) reprise par les Allemands

Le 21 mars 1918, l’armée allemande lance la Kaiserschlacht (Bataille de l’empereur), mettant fin provisoirement à la guerre de positions. Pozières est reconquis les 24 et 25 mars 1918 par les troupes allemandes. Finalement, la 27e  Division reprend définitivement le contrôle du secteur le 24 août 1918.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=scqTWsf6DciNgAbBhrrwCQ&q=pozieres&oq=pozieres&gs_l=psy-ab.3..0l6j0i30k1l4.1396.2837.0.3589.9.7.0.0.0.0.680.680.5-1.1.0….0…1c.1.64.psy-ab..8.1.680.0…0.S1m6oPLPHmk

Deuxième bataille de Picardie (suite)

Le 25, la situation s’aggrave encore; l’ennemi entre dans Nesle; nous perdons Guiscard et Noyon, en dépit de l’héroïsme des troupes de l’armée Humbert.
Une nouvelle division est encore arrivée, la 22e; elle a été envoyée au nord en prolongement de la gauche et se trouve entraînée dans le recul général.
Le 26, ce recul s’accentue; les ordres donnés cessent d’être applicables quand ils touchent les troupes, la situation s’est déjà modifiée, tant les événements vont vite!
Pour comprendre tout le mérite qu’ont eu les troupes françaises et leurs chefs dans ces journées critiques, il est nécessaire de se représenter les difficultés au milieu desquelles chacun se débat.
Les divisions de l’armée Hutier, exaltées par leurs succès, constamment renforcées par les divisions fraîches de deuxième ligne, se répandent sur le pays comme un torrent débordé que rien ne peut contenir. En face d’elles, l’armée Humbert est épuisée par cinq journées de manoeuvres en retraite; les divisions qui arrivent en renfort s’engagent dans les conditions les plus pénibles, le plus souvent régiment par régiment, car il faut aller au plus pressé, tant la marche de l’ennemi est rapide. Telle division n’a pas son artillerie; cette dernière vient par voie de terre, tandis que l’infanterie a été transportée en camions; telle autre arrive sans ses cuisines roulantes et on ne sait comment elle vivra, etc., etc.
Les troupes, et en particulier les divisions de cavalerie, font des prodiges de valeur; le commandement, à tous les degrés, déploie une énergie et une activité sans pareilles, cherchant sans cesse à assurer les liaisons, à remettre de l’ordre, à conduire le combat, mais toujours les flots de l’invasion les débordent par la gauche. De leur côté, les Anglais s’éloignent de nous en prenant leur direction générale sur Amiens et la liaison avec eux devient de plus en plus vague.
Cependant, dans cette journée du 26, la droite de l’armée Humbert s’est stabilisée au sud-ouest de Noyon, sur les hauteurs qui vont du Mont Renaud au Plémont, par Connectancourt et Thiescourt; désormais, elles n’en bougeront plus.
Quant au centre et à la gauche, ils ont encore été refoulés et ont reculé de plus de 10 kilomètres.
L’ennemi est entré dans Roye.
Mais voici que le général Debeney, commandant la Ire armée, arrive et installe son poste de commandement à Maignelay, au sud de Montdidier.
Ce jour-là, le 26 mars, une instruction personnelle et secrète a été envoyée par le général Pétain au général Fayolle; elle dit:
«  La première mission du groupe d’armées de réserve est de fermer aux Allemands la route de Paris et de couvrir Amiens.
« La direction d’Amiens sera couverte:
« Au nord de la Somme, par les armées britanniques aux ordres du maréchal Haig, qui tiendra à tout prix la ligne Bray-sur-Somme, Albert;
« Au sud de la Somme, par le groupe d’armées de réserve sous vos ordres (Ve armée britannique, Ire et IIIe armées françaises), en maintenant la liaison avec les forces du maréchal Haig à Bray et avec le groupe d’armées du Nord sur l’Oise. «
L’ordre donné en conséquence par le G.A.R., pour la journée du 27, répartit les missions entre les deux armées françaises de la façon suivante:
« La mission de la IIIe armée (Humbert) reste de tenir sur son front actuel, en se raccordant par sa gauche avec la 56e division (Ire armée), qui a reçu l’ordre de se déployer à cheval sur la route Roye, Montdidier.
« La mission de la Ire armée (Debeney) est de s’intercaler avec ses forces, à mesure qu’elles arriveront, entre la IIIe armée et l’armée britannique.»
La mission de la Ve armée britannique reste de couvrir Amiens, au sud de la Somme, en maintenant à tout prix sa ligne actuelle.
La 38e division débarquera demain dans la région de Ressons-sur-Matz. Cette division est mise à la disposition de la IIIe armée en vue de renforcer son flanc gauche que l’ennemi déborde par le sud de Roye.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/montdidier.html

Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnage

Angèle Adelaïde LECAT est née le 10 janvier 1889 à Rumegies (Nord). Domiciliée 158 rue Dassonville à Rumegies.

« En Juillet 1917 a hébergé et facilité la fuite de deux soldats anglais prisonniers de guerre évadés qui tentaient de gagner la Hollande.
                   Le 29 Août de la même année un pigeon voyageur et un questionnaire ayant été découverts par la jeune BOSQUELLE Régina, Mademoiselle LECAT Angèle a fourni par ce moyen aux troupes alliées les renseignements d’ordre militaire demandés.
                   Arrêtée à Rumegies au début d’octobre 1917 pour le premier fait, a été incarcérée à Malines, Anvers et St-Amand où elle fut condamnée à 6 mois de prison.
                   Poursuivie a nouveau sous l’inculpation d’espionnage devant le Conseil de Guerre de St-Amand, elle fut condamnée à mort et fusillée dans cette ville le 25 Mars 1918.
                   A eu jusqu’à sa mort une attitude très digne. »

source: https://www.google.fr/search?q=Angèle+Lecat&safe=active&source=lnms&sa=X&ved=0ahUKEwipn4Wym8PZAhVIa8AKHfdVBYIQ_AUICSgA&biw=1280&bih=605&dpr=1

Journal du lundi 25 mars 1918

Sur le front britannique, la lutte continue avec la plus grande intensité tout le long de la Scarpe.
Au sud et à l’ouest de Saint-Quentin, les troupes britanniques établies sur de nouvelles positions, ont été attaquées avec violence par l’ennemi. De puissants assauts ont été repoussés vers Jussy, avec de fortes pertes pour les assaillants.
Dans la partie nord du front de bataille, les Allemands se sont portés à l’attaque avec une extrême énergie et sans tenir compte de leurs pertes. Nos alliés ont conservé leurs positions sur la majeure partie du front, à la suite d’une lutte violente et prolongée. Les troupes ont montré une belle vaillance dans les combats qui se sont livrés sur ce front et immédiatement au sud.
L’armée anglaise est en liaison avec 1’armée française.
Nos alliés ont abattu vingt-sept avions allemands et contraint vingt autres de ceux ci à atterrir, désemparés. Ils ont jeté 14 tonnes d’explosifs sur des cantonnements et dépôts de munitions.
Sur notre front, les Allemands ont échoué dans un coup de main au sud de Juvincourt.
Lutte d’artillerie assez vive dans la région du bois Le Prêtre et dans les Vosges vers la Fontenelle et l’Hartmannswillerkopf.
Nos aviateurs ont jeté 16.000 kilos de projectiles sur des établissements, cantonnements et gares de la zone ennemie, où de graves dégâts ont été constatés.
Les Anglais, en Palestine ont traversé le cours du Jourdain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1314/9 mars 1918: classement des fragments de verrières sur le pavé de la cathédrale  de Reims

Rassemblement et classement des fragments de verrières sur le pavé de la cathédrale  de Reims

Ce merveilleux ensemble était insuffisamment connu à cause de l’épaisse couche de poussière qui masquait les verres et ne permettait de les juger d’en bas que dans des jours d’éclairage exceptionnels. Cependant, plusieurs verrières de l’abside, ainsi que la grande rose avaient été, durant ces dernières années déposées et nettoyées par simple lavage à l’eau puis remontées en plomb neuf pour en assurer la conservation. Les vitraux ainsi remis en état étalaient les splendeurs de leur coloration ancienne qu’adoucissait la patine du temps fortement imprimée dans les verres. Ce nettoyage et cette consolidation se poursuivaient d’année en année quand ils furent interrompus par la brutale intervention allemande.

L’incendie des combles de la cathédrale par les obus allemands, le 19 septembre 1914, atteignit cruellement les précieuses verrières et les dégâts en furent grandement aggravés par les bombardements que les barbares dirigèrent ensuite à plusieurs reprises sur l’édifice.

Blocage des loyers

Le 9 mars 1918, le gouvernement français bloque les loyers jusqu’à une date indéfinie. En bénéficient les Français détenteurs d’un bail antérieur au 1er août 1914 (le début de la Grande Guerre), autrement dit l’immense majorité des locataires.

Cette loi, à quelques mois de la fin de la Grande Guerre, est destinée à récompenser le courage des combattants au moment où ceux-ci, dans un dernier sursaut d’énergie, s’apprêtent à donner la victoire à leur pays.

Mais elle va de fait provoquer une crise du logement sans précédent et décourager la construction pendant trente ans, jusqu’à ce que le 1er septembre 1948, une nouvelle loi libère les loyers (avec une exception pour les locataires déjà en place).

source: https://www.herodote.net/9_mars_1918-evenement-19180309.php

(suite) Bombardement d’un immeuble parisien par les Gothas en 1918

http://atelier-histoire.ens-lyon.fr/AtelierHistoire/episodes/view/60

Parution du Rire rouge

Journal du samedi 9 mars 1918

Assez grande activité de l’artillerie ennemie devant la Pompelle et dans la région d’Avocourt.
En Lorraine, nous avons repoussé un fort coup de main ennemi sur Moncel. Les assaillants, qui ont subi des pertes sérieuses, ont laissé une dizaine de prisonniers, dont un officier entre nos mains.
Sur le front britannique, activité de l’artillerie allemande vers Ribécourt et dans la vallée de la Scarpe.
Grande activité des deux artilleries dans le secteur d’Ypres, entre la route de Menin et la forêt d’Houthulst.
Dans le secteur de Neuve-Chapelle, des détachements ennemis, à la faveur de l’épais brouillard, ont attaqué quelques postes britanniques avancés au nord-ouest de la Bassée. Les assaillants ont réussi à pénétrer dans un des postes d’où quelques hommes ont disparu. Sur les autres points, ils ont été rejetés, laissant des prisonniers.
Un raid aérien a eu lieu sur Londres. On compte 11 morts et 56 blessés. L’attaque, pour la première fois, a eu lieu par une nuit sans lune.
L’Allemagne a signé un traité avec la Finlande.
Le cabinet espagnol, présidé par M. Garcia Prieto, a démissionné.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1309/4 mars 1918: les coloniaux sauvent Reims

Les coloniaux sauvent Reims

coloniauxToute la nuit, au corps à corps, une lutte sanglante se poursuit entre les assaillants, qui bien que violemment bombardés par l’artillerie française, tiennent toujours la partie supérieure de l’ouvrage et les marsouins qui résistent devant les sapes inondées de vapeurs délétères. Le 2 mars, à 6 heures, une contre attaque est menée par la 5e compagnie du 21e R.I.C. et un peloton du 1er Bataillon. Face aux coloniaux qui baïonnette haute progresse à la grenade, les allemands reculent et à 9 heures la situation est rétablie.

Le Fort de la Pompelle présente alors »l’aspect d’une carapace informe dont les voûtes même ont été crevées par les 210″. Aussi lorsque le Général Puyeroux vient féliciter les hommes du 2/21e R.I.C. et de la 101e Batterie, leur chef, le tonitruant Capitaine Marfaing s’excuse avec un humour très colonial « de lui remettre un ouvrage un peu abîmé ».

Dépités par leur échec, les allemands s’acharnent alors à bombarder Reims avec des obus dont certains atteignent le calibre 380 voire 420.

A ce moment là, Reims évacué par ses habitants qui en mars 1918 ont reçu l’ordre « de liquider leurs volailles », n’est plus que ruines. la presque totalité de ses 14 000 maisons est détruite et les ligne passent parfois à 4 kilomètres de la cathédrales dévastée.

Quelques jours avant l’offensive allemande, le quartier général français est partisan d’une rectification de front éliminant le saillant formé autour de l’agglomération. Le Général Gouraud commandant la IVe Armée qui serait gravement menacée par cet abandon, va voir alors le Général Mazillier en son P.C. de Louvois.

source: https://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/hist010.htm

(Marine) Disparition de l’USS cyclops

USS

En février 1918, le navire se trouve en escale à Rio de Janeiro pour charger du manganèse, le 16  il lève l’ancre et entre au Salvador quatre jours plus tard. Le 22 février il part pour Baltimore. Juste avant son départ du Bresil, le commandant Worley signale dans un rapport que un cylindre du moteur droit est fissuré, un conseil d’enquête confirme la panne, la réparation est prévue dès son retour aux Etats-Unis. Après un arrêt imprévu à la Barbade, le 4 mars l’USS Cyclops met le cap sur Baltimore.

Le dernier à l’avoir aperçu est le pétrolier américain « Amolco », il signala que le Cyclops faisait route en direction du Triangle des Bermudes. Depuis le navire ne sera revu nulle part.

source: http://lelignard.canalblog.com/archives/2016/02/08/33341406.html

Journal du lundi 4 mars 1918

Deux tentatives de coup de main ennemis, au nord du Chemin des Dames et dans le bois de Malancourt, ont échoué sous nos feux.
Bombardements assez vifs sur le front du bois Le Chaume.
En Lorraine, au nord-est de Reillon, nos tirs d’artillerie ont empêché une attaque en préparation de sortir de ses lignes.
Sur le front britannique, un coup de main a été exécuté avec succès sur les lignes allemandes au sud-est d’Armentières.
Des détachements ont été rejetés avant d’avoir pu aborder les lignes de nos alliés, au nord-ouest de Saint-Quentin et à l’est d’Arleux-en-Gohelle.
Une troisième tentative sur les tranchées britanniques de la région de Pontruet a échoué à la suite d’un corps à corps avec les patrouilles alliées. L’ennemi a subi des pertes importantes.
Un certain nombre de prisonniers sont restés aux mains des Anglais. Sur le front italien, échec d’une tentative ennemie dans le val Frenzela.
Canonnade réciproque sur le reste du front.
Les maximalistes ont signé à Brest-Litowsk une paix qui prend date du 3 mars.
Les Allemands ont débarqué dans l’archipel finlandais d’Aland. Ils ont notifié leur décision à la Suède.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html