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1082/20 juillet 1917: des journalistes à Reims

 Des journalistes à Reims

Pour montrer au monde l’horreur des bombardements, en particulier ceux de la Cathédrale, Reims a reçu, tout au long de la guerre des délégations de parlementaires qui y viendront régulièrement ainsi que des groupes de journalistes en provenance des cinq continents.

Toutes les photographies de cet article viennent du « Fonds Valois » (de la rue de Valois à Paris où étaient déjà les bureaux des « Beaux-arts »)

Pour en savoir plus : lire l’article d’Hervé Chabaud : Compatir, soutenir, s’indigner, Les visites de personnalités à la cathédrale, pp 79-81 dans Reims 14-18 – De la guerre à la paix, éd. La Nuée bleue.

source: http://14-18.documentation-ra.com/2013/12/2013-11-les-missions-etrangeres-visitent-reims-en-1917/

http://reims.14-18.over-blog.com/2013/11/les-missions-%C3%A9trang%C3%A8res-visitent-reims-en-1917.html

Naissance officielle de la marque BMW

La création de la firme remonte officieusement à 1916, mais plus officiellement au 20 juillet 1917 ou, la Rapp Motoren Werke (fusion de la « Bayerische Flugzeug Werke » un constructeur d’avions et de la « Otto Werke », un fabricant de moteurs) devient la BMW : Bayerische Motoren Werke (en français : Manufacture Bavaroise de Moteurs).

BMW n’est pas l’inventeur du bicylindre à plat, mais c’est certainement la marque qui lui donna ces titres de noblesse. Et aussi une fiabilité jusqu’alors inconnue. De la R 32 à la dernière R 100 RT1, le flat culbuté suit son petit bonhomme de chemin, de petites évolutions en grandes « révolutions », les ingénieurs allemands gardèrent toujours à l’esprit un principe important :  » FAIRE SIMPLE ET SOLIDE ».

source: http://www.legendes-motorcycle.com/moto-bmw.php

Journal du vendredi 20 juillet 1917 à travers Le Miroir

La lutte d’artillerie est devenue violente dans la région à l’ouest et à l’est de Cerny.
Nous avons repoussé un coup de main sur nos petits postes au nord de Vienne-le-Château, lisières ouest de l’Argonne, et fait un certain nombre de prisonniers.
Sur la rive gauche de la Meuse, après de violents bombardements, les Allemands ont, à plusieurs reprises, lancé des contre-attaques sur les positions que nous avions enlevées depuis le bois d’Avocourt jusqu’aux pentes ouest de la cote 304. Tous leurs efforts se sont brisés contre la résistance énergique de nos troupes, qui leur ont infligé de sanglantes pertes, sans céder la moindre parcelle du terrain conquis.
Un coup de main ennemi vers la tranchée de Calonne n’a donné aucun résultat.
Les Anglais, par une opération de détail exécutée à l’est de Mouchy-le-Preux, ont amélioré leur position et fait un certain nombre de prisonniers.
Leurs aviateurs ont fait de l’excellent travail en liaison avec l’artillerie. Ils ont jeté des bombes sur divers points d’importance militaire. Ils ont abattu six appareils allemands.
Les Italiens, ont repoussé des tentatives autrichiennes vers Buchenstein, le Monte Piana, le Passo di Monte, la Croce di Comelico, etc. Ils ont abattu deux avions.
Les Russes ont subi une violente attaque allemande au sud de Kalusz, près du village du Novitza. L’ennemi a été rejeté d’une hauteur qu’il avait d’abord réussi à occuper.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

1049/17 juin: visite du président Poincaré à Reims

Visite du président Poincaré à Reims

Le dimanche 17 juin 1917 Raymond Poincaré vient à Reims remettre des décorations, et en particulier la Légion d’honneur à l’archevêque de Reims, monseigneur Luçon. La cérémonie se déroule dans le cellier d’expédition de la maison Werlé et Cie, 6 rue de Mars, où les services de la mairie sont installés depuis l’incendie de l’hôtel de ville du 3 mai 1917. Le Président de la république arrive à 14h30 en voiture. Il porte la tenue qu’il revêt habituellement pour se rendre sur les champs de bataille et qui est d’ailleurs souvent moquée pour sa ressemblance avec celle d’un chauffeur d’automobile : vareuse, jambières et casquette à visière de cuir. Il est accompagné d’une petite délégation d’officiels : Léon Bourgeois, ministre du travail et de la prévoyance sociale, les députés Camille Lenoir et Bertrand de Mun, les sénateurs Ernest Montfeuillard et Emile Vallé, le préfet, le sous-préfet, les généraux Fayolle, Micheler et Cadoux.

Arrivé dans la salle dont les murs laissent voir la trace d’une brèche faite par un obus allemand, le Président se dirige d’abord vers Mgr Luçon à qui il donne l’accolade puis salue le maire, Jean-Baptiste Langlet.  Il prononce ensuite un bref discours à l’attention des futurs décorés. En retour, le cardinal Luçon remercie, associant son clergé à l’honneur qui lui est fait. Raymond Poincaré remet alors la croix de la Légion d’honneur à chaque décoré, après qu’un colonel ait lu la citation le concernant. Sont ainsi distingués  le cardinal Luçon, Emile Charbonneaux et Jean de Bruignac, adjoints au maire, Monsieur Beauvais, directeur de l’école professionnelle, Monsieur Martin, secrétaire général de la sous-préfecture (qui sera tué d’un éclat d’obus le 28 juillet suivant), Paul Dramas rédacteur en chef de L’éclaireur de l’Est. Le docteur Harman, médecin des hôpitaux, fait aussi partie des récipiendaires mais n’a pas pu assister à la cérémonie.

La croix de guerre est ensuite décernée à Mlle Luigi, directrice de l’hôpital civil, et à Mme Tonnelier, directrice de l’hospice Noël-Caqué. Enfin, plusieurs Rémois sont cités à l’ordre du jour (corps d’armée, divisions, …) citation créé par le gouvernement dès l’automne 1914 pour célébrer le courage et le dévouement de personnalités civiles. Sont ainsi honorés Marcelot, chef-fontainier du Service des eaux ; Plichon, chef-mécanicien à l’Usine des eaux ; Raullaux, directeur du Service des eaux ; le docteur Gaube ; Palliet, commissaire central de police ; Speneux, commissaire de police du 3ème canton ; Grandin, chef du service du Ravitaillement ; Rousseaux, directeur de l’abattoir.

Selon le témoignage du Rémois Paul Hess, présent en tant que fonctionnaire municipal, et des journaux parisiens, en particulier La Croix, qui relatent la cérémonie, l’assistance est peu nombreuse. Outre les officiels, il n’y a que quelques membres du clergé accompagnant le cardinal Luçon, dont le chanoine Lecomte, secrétaire général de l’Archevêché, trois ou quatre dames et des représentants des services municipaux. Le service d’honneur est fait par seulement quatre hommes du 410e régiment d’infanterie, commandés par un lieutenant et escortant le drapeau du régiment. Deux ou trois gendarmes, venus en même temps que les voitures, restent à l’extérieur. Pendant le temps de la cérémonie, Paul Hess entend le bruit d’un avion qu’il pense sans doute chargé d’une surveillance au-dessus du local où a lieu la cérémonie. Après la cérémonie officielle Raymond Poincaré parcourt différents quartiers de la ville particulièrement éprouvés par les bombardements et s’arrête à la cathédrale. Il termine enfin par une visite à des blessés, tant civils que militaires. Il est à noter que le déplacement présidentiel se fait sous les bombardements allemands puisqu’on estime que ce jour-là 1 200 obus sont tombés sur la ville.

Raymond Poincaré revient encore à Reims fin septembre 1917, accompagné cette fois du roi d’Italie qui effectue alors un voyage officiel en France. Victor-Emmanuel III, arrivé à Belfort le 25 septembre, effectue ensuite, jusqu’au 30 septembre un périple qui le mène successivement  en Alsace, à Verdun, à Reims et sur le front de l’Aisne. Le passage à Reims a lieu dans l’après-midi du 27 septembre. Arrivés à la gare où les honneurs leur sont rendus, le Président de la république et le roi d’Italie, accompagnés des généraux Pétain et Gouraud, effectuent une visite à la cathédrale puis vont voir les décombres de l’hôtel de ville.

source:http://www.reims.fr/1311/23-visites-et-distinctions-a-reims-en-1917.htm

http://14-18.documentation-ra.com/2013/12/2013-11-les-missions-etrangeres-visitent-reims-en-1917/

Les pêcheur sur le bord de Seine

Guerre 1914-1918. L’ouverture de la pêche à Paris, le 17 juin 1917. Malgré l’interdiction par M. Viollette d’amorcer avec du pain et du blé, ils « furent innombrables sur les rives de la Seine ». « Et voilà une bonne excuse pour les pêcheurs qui revinrent bredouilles : « C’est de sa faute, je te dis ».

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Parution du Miroir

source: http://www.ebay.fr/itm/Le-Miroir-n-186-17-Juin-1917-Mavroudis-prince-Alexandre-Londres-Mont-Santo-/121796575470

Journal du dimanche 17 juin 1917

Canonnade assez vive sur le front de Champagne.
Près de Courcy, nous avons repris une tranchée dont tous les occupants ont été tués ou capturés.
Sur le front italien, à l’est du massif de l’Adamello, des détachements d’un bataillon alpin et des skieurs, malgré une défense acharnée de l’ennemi, ont attaqué la position de Corno-Cavento (3400 mètres d’altitude), qu’ils ont prise d’assaut. Les Italiens ont fait des prisonniers et capturé 2 canons de 75, un mortier et 4 mitrailleuses. Sur tout le front du plateau d’Asiago, l’ennemi a entretenu un violent feu d’artillerie.
Sur l’Ortigaro, les positions italiennes ont été de nouveau attaquées avec une extrême violence. L’ennemi a subi de très lourdes pertes; il lui a été fait 52 prisonniers. Une autre tentative a échoué dans la vallée de San Pellegrino. Des colonnes de camions autrichiens ont été atteints par l’artillerie italienne sur la route de Chiopovano ainsi que des détachements de troupes à l’est de Castagnovizza.
Les troupes franco-anglaises continuent à progresser en Thessalie au delà de Trikalu et de Colombaka.
M. Venizelos a envoyé un télégramme de remerciements à M. Ribot au nom de la Grèce libérée.
source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

Villers-Marmery: à propos des mutineries

source: http://villers-marmery.fr/1418/17-Mutineries.pdf

 

1005/ 4 mai 1917: la bataille du Chemin des Dames continue

Journal du vendredi 4 mai 1917 à travers Le Miroir

Activité d’artillerie et nombreuses rencontres de patrouilles dans toute la région du chemin des Dames.
En Champagne, nous avons repoussé des coups de mains ennemis dans les bois, à l’ouest du mont Cornillet et sur les hauteurs à l’est du Mont-Haut. Dans cette dernière région, nous avons réduit un îlot de résistance dont la garnison a été faite prisonnière. 9 officiers et 210 hommes sont tombés entre nos mains. Sur la rive gauche de la Meuse, nos détachements ont pénétré dans les tranchées ennemies.
Sur le front britannique, un violent combat se poursuit sur toute la ligne Hindenburg, du sud de la Sensée à la route Acheville-Vimy. Les troupes anglaises progressent et ont déjà enlevé un certain nombre de fortes positions ennemies.
Canonnade en Macédoine, entre Hima et la boucle de la Cerna, où les Russes ont repoussé une reconnaissance ennemie.
M. Zaïmis a été chargé de former le cabinet grec à la place de M. Lambros.
M. Milioukof, dans une circulaire aux puissances alliées, déclare que la Russie repousse toute idée de paix séparée.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

La bataille du Chemin des Dames continue

Le 4 mai : le 18e régiment d’infanterie se lance à l’attaque du village de Craonne à 18 h. Cette attaque surprend les Allemands, le rebord du plateau de Californie est pris.

Le 5 mai : le 18e régiment d’infanterie attaque avec le 34e régiment d’infanterie pour consolider les positions sur le plateau. Les Français réussissent à prendre pied sur le plateau mais ne peuvent déboucher sur l’Ailette. Les pertes s’élèvent autour de 800 hommes pour le 18e régiment d’infanterie entre le 4 et le 8 mai et plus de 1 100 hommes pour le 34e régiment d’infanterie. La Xe armée attaque les plateaux de Vauclair et des Casemates. Le même jour, une offensive est lancée sur Laffaux par le 1er Corps d’armée coloniale : les ruines du moulin sont prises.

Le 8 mai : nouvelle suspension de l’offensive.

Le 15 mai : Le général Pétain remplace Nivelle. Le gouvernement est au courant des premiers actes de désobéissances.

Du 20 mai à fin juin : le front est secoué par les mutineries qui affectent plus de 150 unités. Ces refus d’obéissance concernent des troupes au repos que l’on veut renvoyer à l’assaut.

Le 4 juin : à la demande du général Maistre, commandant de la VIe armée, les offensives prévues en juin sont ajournées à cause des mutineries12.

Le dossier complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

lire aussi: http://www.chtimiste.com/batailles1418/chemindesdames1917.ht

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Reims: une photo rue des Consuls

Reims : rue des Consuls, le 4 mai 1917 : [photographie de presse] / Agence Meurisse

source bnf gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9045202g

Photo rue des Boucheries à Reims

Reims, rue des Boucheries [ruines] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.europeana1914-1918.eu/da/europeana/record/9200324/BibliographicResource_3000051878746

Dix abandons de poste à Saint-Bandry (Aisne)

Dix abandons de poste à Saint-Bandry les 3-4 mai (2 condamnés à mort) (Cf. Pedroncini, p. 106).
Rolland (132-134) précise que des tracts invitant à ne pas monter en ligne ont circulé le 2 mai. Scènes de désordre (Internationale, refus de monter dans les camions) et coups de feu au moment du départ le 4. 18 arrestations, jugés le 10 juillet et condamnés à des peines de 2 à 10 ans de travaux publics, sauf Champeau considéré comme le principal meneur qui est condamné à mort (de même que Papillé qui avait refusé d’effectuer une corvée en première ligne le 15 avril). Peines commuées par Poincaré.

http://43eric.canalblog.com/archives/2014/03/05/29369272.html

1004/3 mai 1917: destruction de l’hôtel de ville de Reims

Destruction de l’hôtel de ville de Reims

L’agonie de l’hôtel de ville de Reims  commença le 21 avril 1917. Les obus pleuvaient dans tout le quartier. Le 3 mai 1917, l’artillerie allemande concentra son tir sur l’édifice qui prit feu et fut entièrement détruit. Seule resta debout la façade calcinée. Triste image de guerre.

Les travaux de reconstruction  durèrent plusieurs années. Ils furent achevés en 1927 et l’Hôtel de Ville restauré fut inauguré le 10 juin 1928 par le Président de la République, Gaston Doumergue, qu’accueillit le maire de l’époque, Paul Marchandeau.

Source : « Reims, ses rues, ses places, ses monuments » de Daniel Pellus, Editions Horvath.

Info trouvée aussi sur : http://reimsavant.over-blog.com/article-3-mai-1917-l-hotel-de-ville-est-en-feu-123329479.html

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Images trouvées sur: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/01/hôtel-de-ville-de-reims-incendié-le-3-mai-1917.html

Voir aussi http://reimsavant.over-blog.com/article-3-mai-1917-l-hotel-de-ville-121068840.html

De nombreux livres brûlés dans l’incendie dont un legs de Victor Diancourt. L’Hebdo du vendredi en avait parlé dans ses colonnes

Grand bibliophile et collectionneur, Victor Diancourt légua ainsi en 1910 à la ville de Reims près de 20 000 volumes. Une grande partie a malheureusement été détruite le 3 mai 1917 lors de l’incendie de l’hôtel de ville qui abritait la bibliothèque depuis sa création au début du XIXe siècle. Les exemplaires les plus précieux, 3 021 ouvrages, ainsi qu’un ensemble de documents (correspondances et manuscrits notamment) avaient pu être néanmoins mis à l’abri et sont parvenus jusqu’à nous. La collection de Victor Diancourt reflète un goût prononcé pour la Révolution, le monde du théâtre et les ouvrages illustrés, signés de grands noms, y compris des figures majeures de la peinture. Ainsi, l’exposition présente l’exemplaire n° 5 d’Au pied du Sinaï de Georges Clemenceau illustré de lithographies d’Henri de Toulouse-Lautrec avec des effets délicats de vaporisation (technique du crachis).

source: http://www.lhebdoduvendredi.com/article/25903/hommage_a_un_grand_collectionneur

voir aussi: http://www.reimsavant.documentation-ra.com/?cat=34

Protestation de Sarah Bernahardt devant la cathédrale de Reims

La guerre photographique , hebdomadaire, 3e annee, n°27, 3 mai 1917. protestation de sarah bernhardt devant la cathedrale de reims. par M. lareal (gerant)

Une mutinerie à Villers-Franqueux (Marne)

« 3 mai 1917, Villers-Franqueux. Au lieu de partir au repos comme nous le pensions, nous devons remonter en ligne cette nuit pour attaquer. Il va falloir repasser dans la fournaise… Les hommes ont presque tous la diarrhée et des coliques. Pour le bataillon, il y avait ce matin à la visite plus de 150 malades. Le commandant a déjà fait un rapport sur cet état de choses, y compris la dépression morale, ajoutant qu’il ne répondait plus de son bataillon. En haut-lieu, on n’en tient pas compte […] De petits groupes se forment de tous les côtés, où la question de refuser de monter est fortement agitée. Le 6e bataillon a eu une certaine quantité d’hommes qui ne sont pas montés en ligne. Qu’en sera-t-il pour ce soir ?

4 mai, PS [Poste de secours] de la Carrière. Comme le laissaient prévoir les événements, environ 250 hommes n’ont pas quitté Villers. »

Henri Charbonnier, Une honte pour l’humanité. Journal (mars 1916-septembre 1917), © Edhisto, 2013, pp. 93-94.

Journal du jeudi 3 mai 1917 à travers Le Miroir

Dans la région du chemin des Dames, grande activité des deux artilleries sur le front Cerny-Hurtebise-Craonne. L’ennemi a lancé, à plusieurs reprises sur nos tranchées et nos petits postes, des attaques partielles qui ont été repoussées par nos feux de mitrailleuses et par nos grenadiers.
En Champagne, violente lutte d’artillerie dans les secteurs du mont Cornillet et du Mont-Haut. Combats à la grenade dans les bois à l’ouest du mont Cornillet, au cours desquels nous avons sensiblement progressé.
Aux Eparges, nos détachements ont pénétré en différents points dans les lignes allemandes : des destructions ont été opérées et nous avons ramené du matériel.
Cinq de nos avions ont survolé la ville de Trèves, sur laquelle ils ont lancé de nombreux projectiles. Un incendie d’une grande violence, qui s’est rapidement développé, a éclaté au centre de la ville. Une tentative de raid allemand a échoué près de Fauquissart, dans le secteur de Laventie-la Bassée.
Canonnade accrue sur le front italien.

Le char présenté à la presse

Après le premier engagement des chars Saint-Chamond à Laffaux, ce char a fait l’objet d’une couverture photo dans la presse, le 3 mai 1917.
Son chef de char en titre était le Maréchal des Logis de Marignan et ce Saint-Chamond était le char du Lieutenant Bégarie, Commandant de Batterie. Visiblement le Lieutenant Bégarie aimait la conduite, car c’est lui qui est filmé et photographié, aux commandes de ce char. A noter que ce char n’a pas participé au premier combat des chars.

Le char est engagé à Laffaux le 23 octobre 1917.
En décembre 1917 le chef de char est le Sous-lieutenant Pehard.

En janvier 1918, le 62477 est affecté en char d’instruction au Groupe d’AS n° XII (AS 37 – 38 – 39).
Il finira donc sa vie au Camp de Martigny-les-Bains puis, probablement en stock de pièces de rechange, avant d’être ferraillé . . . https://www.chars-francais.net/2015/index.php/157-classement-individuel/saint-chamond/1847-62477

1003/2 mai 1917: médecin dans les tranchées jusqu’au 14 juillet 1919 Louis Maufrais est passé à Reims

Vue aérienne de la Main de Massiges (51)

Photo prise le 2 mai 1917

Médecin dans les tranchées  du  2 août 1914 au 14 juillet 1919 Louis Maufrais est passé à Reims
2 mai 1917 à Reims. L’hôtel de ville photographié par Louis Maufrais au lendemain de l’incendie. Crédit photo : tous droits réservés, collection Louis Maufrais

« J’étais médecin dans les tranchées »

Préface de Marc Ferro , Auteur Louis Maufrais, Sous la direction de Martine Veillet, 2008, chez Robert Laffont

Louis Maufrais  raconte sa  visite à Reims

« Fin avril 1917. Puisque tout est calme, je décide d’aller visiter Reims, guidé par un officier rémois – une trotte d’au moins quatorze kilomètres aller et retour. Nous abordons la ville par le faubourg de Vesle au sud, où il y a encore quelques civils, terrés dans les caves. Nous nous procurons des légumes frais et quelques conserves, puis nous nous dirigeons vers le centre, attirés vers la cathédrale.

Reims, ville martyre… ça avait commencé en 1914 au moment de la Marne et, depuis, les Allemands n lui avaient jamais tourné le dos. Toute la partie nord était en secteur allemand, et, à cet endroit-là, les tranchées couraient dans la ville même. Pour le reste, les bombardements successifs, en particulier celui du moment, avaient rasé les maisons à la hauteur du premier, maximum deuxième étage. Et les déblais entassés au milieu de la rue formaient un remblai qui atteignait à peu près la hauteur du premier étage. On ne pouvait passer que dans des boyaux creusés au ras des maisons. Les Allemands concentraient leurs tirs sur la cathédrale, parce qu’ils savaient qu’en haut des tours il y avait de postes d’observation et que la neutralité n’était pas toujours respectée par nous.

Nous nous dirigeons vers la cathédrale. A peine sommes-nous arrivés sur le parvis qu’un obus énorme, au moins de 210, arrive contre une des tours. Nous nous précipitons dans un trou déjà creusé, où la terre est encore chaude, signe qu’il est récent. Sur le portail, la statue de Jeanne d’Arc est emmitouflée d’énormes tas de sacs de terre. La cathédrale est évidemment fermée, et nous ne restons pas trop longtemps – cela sent trop mauvais.

Nous revenons par la place Royale, la place de l’Hôtel-de-Ville, où nous trouvons un café encore ouvert.

— Ce n’est plus tenable, nous explique le patron, je vais m’en aller.

Il veut bien nous vendre trois bouteilles d’apéritif, et je lui demande s’il n’a pas des jeux de cartes même usagés à nous donner.

— Ben, je vais regarder cela, me répond-il. Revenez après-demain, mais pas après parce que je ferme.

Le jour dit, peu désireux de rester trop longtemps dans Reims, je vais droit vers la place de l’Hôtel-de-Ville ; sur mon chemin je croise un homme qui court dans la rue, l’air absorbé, et il me semble reconnaître notre patron de bistrot. En arrivant sur la place, je tombe devant un spectacle tel que les bras m’en tombent : l’hôtel de ville est en feu, pris dans des flammes qui atteignent presque la hauteur de l’immeuble. On voit les gouttières de plomb et toute l’armature fondre et s’en aller baver par plaques sur la façade. Et tout cela brûle dans un silence absolu, rompu seulement par le vague ronflement des flammes et quelques crépitements. Sur la place, ici et là, des civils rassemblés en petits groupes regardent sans dire un mot. Un homme pleure. 

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2013/11/j-étais-médecin-dans-les-tranchées.html

A propos du dirigisme de l’Etat

La caricature met en évidence de manière humoristique l’omniprésence de l’administration pendant le conflit et les tracasseries qui en découlent. L’une des conséquences de la guerre est l’intervention de l’État dans l’économie. Son action est importante : réquisitions, impôts, mobilisation du personnel qualifié, gestion de la pénurie (cartes d’alimentation). De même, il réglemente, oriente et dirige la production. En Allemagne, c’est un véritable dirigisme d’État qui se met rapidement en place sous le contrôle de l’armée. La France et le Royaume-Uni établissent des partenariats avec les entreprises privées. Un rapport du War Cabinet de 1917 indique que « l’année 1917 a vu l’extension du contrôle de l’État jusqu’à couvrir non seulement les activités nationales affectant directement l’effort militaire mais toutes les branches de l’industrie : production, transport, fabrication ». En France, on crée de nouvelles structures administratives pour assurer son emprise sur l’économie : le sous-secrétariat d’État à l’artillerie et aux munitions, le ministère de l’armement. En 1916-1917 des lois élargissent le pouvoir d’intervention de l’État. À partir de 1917, on peut parler de dirigisme avec Clemenceau. En 1918, le gouvernement institue le contrôle des changes (c’est-à-dire qu’il réglemente l’achat ou la vente des devises étrangères) et un système de rationnement. À la fin de la guerre, en France comme au Royaume-Uni et en Allemagne, l’État a pris le contrôle de l’ensemble de l’activité économique.

source: https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/larmistice-du-11-novembre-1918/la-premiere-guerre-totale/le-dirigisme-economique-de-letat/

Un roman sur Auguste Delengaigne, le plus grand mutilé de France

Durant 35 ans, Auguste Delengaigne va vivre avec seulement un bras et en étant aveugle.

Les hameaux du Verval et de Lengaigne regorgent d’histoires bien souvent méconnues du grand public. L’une d’entre-elles vient de faire l’objet de la publication d’un roman historique, qui rend hommage à Auguste Delengaigne, né au Verval en 1894,  mutilé en Champagne  le 2 mai 1917 et mort à Alquines en 1951.

Auguste Delengaigne est considéré comme le plus grand mutilé de France.Durant la Grande Guerre, il est mobilisé en 1914 et a combattu avec bravoure en Champagne. Le 2 mai 1917, un obus éclate près de la position qu’il est chargé de défendre. Il agonise dans le trou provoqué par l’explosion et n’est découvert que trois jours plus tard par ses camarades. Lorsqu’il est découvert, son corps est en lambeaux. Il est amputé des deux jambes et du bras gauche et est devenu aveugle.

Médaillé de la Légion d’honneur

À 21 ans, soit 6 mois plus tard, il regagne son domicile, qu’il ne quitte plus durant 35 années, en compagnie de sa sœur, qui tenait l’estaminet Au grand mutilé. Divers hommages vont lui être rendus. C’est ainsi qu’il reçoit la médaille militaire, la croix de guerre et se voit remettre la Légion d’honneur échelon officier. Il devient également président d’honneur de sa section d’anciens combattants.

C’est pour rendre hommage à son grand-oncle que Claude Censi vient de publier l’ouvrage Le Tronc avec maintes anecdotes et détails sur la vie de ce véritable survivant revenu de l’enfer. Ce roman rédigé à partir de l’échange de correspondance familiale se déroule à la fois sur communes du Boulonnais (Quesques, Alquines, Desvres, Baincthun…) et sur les champs de bataille fréquentés par Auguste Delengaigne.

Roman historique « Le Tronc » – Autoédition Claude Censi – 11 avenue du Docteur-Neau – 47 200 Marmande – Tel. 06 45 01 62 64 ou claude.cenci@gmail.fr

http://www.lavoixdunord.fr/region/quesques-un-roman-sur-le-plus-grand-mutile-de-ia31b49070n2690168

 Journal du mercredi 2 mai à travers Le Miroir

Au sud de l’Oise, nous avons repoussé une tentative allemande sur un de nos petits postes de la région de Barisis.
Sur le chemin des Dames, lutte d’artillerie assez violente dans le secteur Troyon-Hurtebise. Rencontres de patrouilles à l’est d’ Hurtebise. Une reconnaissance allemande, qui tentait d’aborder nos lignes, a été repoussée par nos feux.
En Champagne, la lutte d’artillerie a été violente au sud de Moronvilliers. Dans cette région l’ennemi a lancé à deux reprises de fortes contre-attaques sur les positions conquises par nous au nord-est du Mont-Haut. Nos tirs de barrage et nos feux de mitrailleuses ont, par deux fois, brisé les vagues d’assaut et infligé de lourdes pertes à l’ennemi. Le chiffre de nos prisonniers dans cette dernière région et pour les dernières journées, est de 520. Nous avons également capturé 5 canons.
Canonnade intense sur le front belge, spécialement au nord de Dixmude.
Les Bulgares ont contre-attaqué les positions récemment conquises par les troupes britanniques de Macédoine, près du lac Doiran. Ils ont été repoussés avec de fortes pertes.
Une attaque ennemie à la grenade a été arrêtée par notre artillerie vers la cote 1050 (boucle de la Cerna).

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

974/3 avril 1917: un soldat breton insulte des officiers au Chemin des Dames

 Un soldat breton  insulte des officiers au Chemin des Dames

biniou_poilDe retour de convalescence, il passe au 5e RI (Falaise) en 1916. C’est dans cette unité que, le 3 avril 1917, à quelques jours de l’offensive Nivelle, pris de boisson, il aurait insulté et surtout menacé de mort deux officiers de sa compagnie. Ces actes lui valent une condamnation à 5 années de travaux forcés, peine aggravée quelques mois plus tard suite à une évasion. Il est alors dirigé vers le bagne militaire de Bougie, en Algérie, le fameux « Biribi » étudié par Dominique Kalifa. C’est là qu’il meurt dans des circonstances restées floues – maladie, fatigue, mauvais traitements des gardiens ou de ses camarades ? – en juillet 1918, sans que sa famille n’ait plus entendu parler de lui jusqu’en 2014 ; son acte de décès n’a d’ailleurs été retranscrit ni à Sainte-Tréphine (Côtes-d’Armor), sa commune d’origine, ni dans le chef-lieu de canton voisin, Saint-Nicolas-du-Pélem, où il vivait avec son épouse et ses enfants.

http://www.enenvor.fr/eeo_actu/commemo/en_avant_la_musique_centenaire_binious_bombardes_et_gwerziou.html

(erreur de date) Incendie de la mairie de Reims

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Le Miroir_N°183, présente une photographie ayant comme légende :_le_3_avril_1917_incendie_de_la_mairie de Reims. En fait l’hôtel de ville a été incendié le 3 mai 1917

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:M_183_le_3_avril_1917_incendie_de_la_mairie.jpg

Journal de guerre du mardi 3 avril 1917 à travers Le Miroir

Dans la région de Saint-Quentin, nos patrouilles ont poussé au nord-est de Dallon et au nord de Castres jusqu’aux lignes ennemies qu’elles ont trouvées fortement occupées.
Dans le secteur au sud de l’Oise, fusillade assez vive aux avant-postes.
Au nord de l’Ailette, nous avons progressé dans la région de Landricourt. Au sud de l’Ailette, nos troupes, poursuivant leurs succès, ont rejeté les Allemands au delà de Vauxaillon. Des patrouilles ennemies ont été prises sous notre feu et dispersées. Le chiffre de nos prisonniers atteint 120.
En Champagne, plusieurs contre-attaques ennemies sur les positions que nous avons reconquises à l’ouest de Maisons-de-Champagne ont été arrêtées par nos feux. Des tentatives contre nos petits postes à l’est d’Auberive et à l’ouest de la ferme Navarin, ont complètement échoué.
En Alsace, nous avons réussi un coup de main au bois de Carspach et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont pris Francilly, Selency, Holnon, le bois de Saint-Quentin, Villecholles, Bihecourt et les positions avancées de l’ennemi entre la route Bapaume-Cambrai et Arras.
On signale de nouveaux désordres à Berlin, à Dusseldorf et à Cologne.
Le Congrès américain s’est réuni en session extraordinaire de guerre pour entendre les propositions du président Wilson.
Un navire armé américain a été coulé par un submersible allemand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

 

973/2 avril 1917: FISMES: Les tirailleurs « sénégalais » au cœur de l’Offensive du Chemin des Dames3

2 avril 1917: réunion du conseil municipal de Reims

Il ne s’était pas réuni depuis le mois de janvier. Le Dr Langlet préside ce 2 avril 1917 une réunion de conseil municipal. Il y a 22 élus absents….

Crédit de 500.000F.-Après la traditionnelle lecture des dons divers faits à destination des oeuvres de bienfaisance et des nécessiteux, le maire demande l’accord des élus présents pour ouvrir un 28 ème crédit (cette fois de 500.000F)  afin d’acheter des denrées alimentaires nécessaires au ravitaillement de la population. Adopté.

Crédit de 20.000F._Le Dr Langlet informe aussi ses collègues élus qu’il a dû ouvrir d’urgence un nouveau crédit afin de financer la réparation de bâtiments communaux, assurer le logement de soldats isolés de passage et de convoyeurs de trains de ravitaillement.

Répartition du sucre.-Le conseil municipal accepte de donner une subvention au Comité départemental de répartition du sucre qui coûte 5 centimes par habitant. La ville comptant encore 17.000 habitants à cette date, la subvention sera de 850F.

Frais pour funérailles.-Le conseil accepte de financer les obsèques de deux policiers municipaux morts en service: MM Daugny et Mathieu. Dépense: 118F.

Litige avec l’armée.-La ville de Reims est toujours en conflit avec l’armée française qui refuse de payer l’eau consommée par la troupe du 26 mai au 30 septembre 1916. Si personne ne conteste la quantité d’eau fournie: 78.942 m3, c’est sur le prix du m3 que le litige porte. La ville veut le facturer 27 centimes alors que l’armée parle de 17 centimes le m3. Le litige devra être réglé par le tribunal civil.

Alain MOYAT

source: http://www.archinoe.net/reims/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=d4af1acf004038c0f148b8d04fa600c0&param=visu_1&page=1&id=514001036#

FISMES: Les tirailleurs « sénégalais » au cœur de l’Offensive du Chemin des Dames

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le général de la VIe Armée, Charles Mangin, accompagné du Président de la République française, Raymond Poincaré, passe en revue « ses » combattants d’Afrique

Le 2 avril 1917, à proximité du village de Fismes (Aisne), le général de la VIe Armée, Charles Mangin, accompagné du Président de la République française, Raymond Poincaré, passe en revue « ses » combattants d’Afrique arrivés des camps du Midi de la France. En ce début du mois d’avril, dans l’attente des premiers signes annonciateurs de l’offensive, les tirailleurs « sénégalais » sont logés dans de misérables cantonnements, souffrant considérablement du froid. Ils « ont subi dès leurs débarquements des tempêtes de neige et des froids rigoureux ; avant d’entrer en secteur, les effectifs étaient fortement éprouvés par les intempéries » relate le général Famin en mai 1917 (1). Peu avant le début des combats, plus d’un millier d’entre eux sont évacués pour pneumonie et engelures (2). Pourtant, les effectifs des BTS(3) rejoignent les troupes métropolitaines en première ligne le 15 avril. Des pluies persistantes s’abattent sur les tranchées du Chemin des Dames. Les combattants transis, découvrent la note du général Nivelle avec résignation et détermination : « L’heure est venue, confiance et courage, vive la France ! ».

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/tirailleurs_senegalais_au_coeur_de_l_offensive_du_chemin_des_dames.html

Lire aussi: http://ldh-toulon.net/l-inauguration-bien-discrete-d-une.html

Préparation de l’offensive Nivelle au Chemin des Dames

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Nivelle

Une longue et intense préparation d’artillerie qui commence le 2 avril, compromet tout effet de surprise et surtout, ne détruit que très partiellement les défenses allemandes.

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=3

2 avril 1917 : le président des Etats-Unis demande la guerre

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le président Wilson

En avril 1917, les Etats-Unis rompent leur serment de neutralité pour entrer en guerre aux côtés des pays de l’Entente, France et Grande-Bretagne surtout. Dans son discours demandant au Congrès de voter la guerre, le président Wilson évoque les valeurs humanistes des Etats-Unis et la dette historique qui lie le pays à la France.

(…)

Depuis le début de la guerre, les Etats-Unis n’ont pas cessé de se rapprocher des pays de l’Entente. Les échanges commerciaux sont intenses. La France et la Grande-Bretagne achètent des produits industriels, des produits agro-alimentaires. Elles empruntent de l’argent aussi. Au point de passer de passer du statut de créancier à celui de débiteur des USA. Parallèlement, les échanges avec l’Allemagne s’étiolent. Le blocus maritime terriblement efficace instauré sur ses côtes les rend pratiquement impossibles.

L’Allemagne elle-même ne fait pas vraiment d’efforts pour arranger les choses. Le torpillage du Lusitania en 1915 a déjà choqué l’opinion. La guerre sous-marine à outrance de nouveau décrétée par le Kaiser en 1917 est insupportable pour les Américains : tout navire qui commerce avec l’Entente doit être coulé. Même s’il est neutre, même s’il est Américain. Le « télégramme Zimmermann », nom du ministre allemand des Affaires Etrangères, marque le point de non-retour : l’Allemagne propose une alliance avec le Mexique, contre les Etats-Unis. Après une longue réflexion, le président Wilson décide de s’adresser au Congrès…

Source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/2-avril-1917-le-president-des-etats-unis-demande-la-guerre_1752887.html

Lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/États-Unis_dans_la_Première_Guerre_mondiale

http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/09/18/10001-20120918ARTFIG00381-1917-message-de-woodrow-wilson-au-congres.php

Journal du lundi 2 avril 1917 à travers Le Miroir

Sur la Somme et sur l’Oise, actions d’artillerie intermittentes; fusillades assez vives aux avant-postes. Nous avons dispersé des patrouilles ennemies et fait quelques prisonniers.
Au sud de l’Ailette, au cours d’une action offensive vivement menée, nos troupes ont enlevé depuis l’Ailette jusqu’à la route de Laon p1usieurs systèmes de tranchées et des points d’appui organisés à l’est de Neuville-sur-Margival. L’ennemi, qui a fait une défense énergique, a été rejeté avec des pertes sérieuses jusqu’aux abords de Vauxaillon et de Laffaux. 108 prisonniers dont 2 officiers et 4 mitrailleuses sont restés entre nos mains.
En Champagne, grande activité des deux artilleries à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Nos batteries ont pris sous leurs feux des contingents ennemis aperçus en marche dans cette région.
Sur tout le front belge, violente lutte d’artillerie, spécialement dans la région de Dixmude. Lutte de bombes et de grenades vers Steenstraete.
Les Anglais ont pris Epéhy et deux autres localités et effectué plusieurs raids heureux sur les tranchées allemandes.
En Macédoine, l’ennemi a bombardé nos positions du Vardar et tiré une quarantaine d’obus sur Monastir.
La riposte vigoureuse de notre artillerie lourde contre les batteries adverses a provoqué une explosion dans le secteur de la Cerna. Une attaque autrichienne a été repoussée par les Ita1iens près de Gorizia.

l’éphéméride complet sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html