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1396/30 mai 1918: la défense de Reims

A Paris la statue de Saint-Luc décapitée par un obus

Saint Luc

A l’arrière de l’église de la Madeleine, la statue de Saint-Luc, décapitée par un obus, rappelle l’épisode du 30 mai 1918.

source: https://www.pariszigzag.fr/histoire-insolite-paris/les-stigmates-encore-visibles-de-la-1ere-guerre-mondiale-a-paris

La défense de Reims

source: http://www.faurillon.com/reims.html

Violent combat à Germigny (Marne)

Le bataillon Jacquet du 65ème RI, réserve de division d’infanterie, est alerté le 28 mai 1918 et engagé aussitôt sur le plateau de Germigny. Pendant toute une journée, il lutte désespérément contre un ennemi très supérieur en nombre et formidablement armé. Presque encerclé, il se défend âprement, pied à pied, les officiers et la troupe se faisant tuer sur place; et, bien qu’ayant perdu la moitié de son effectif, le bataillon réussit à contenir la poussée allemande.

Faits d’armes individuels

Le caporal Boisset, de la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Sur le plateau de Germigny, le 30 mai 1918… C’est la grande poussée allemande. Boisset est en position avancée avec sa mitrailleuse, et prend de flanc sous son tir les vagues des assaillants. Soudain des groupes ennemis apparaissent derrière lui. Va-t-il être pris?… Chargeant sa pièce sur l’épaule, il bondit à travers la fumée des grenades qui, déjà, éclatent autour de lui, se dégage en courant, et, quelques mètres plus loin, remettant sa pièce en batterie, reprend son tir avec un sang-froid admirable.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Chronologie de l’offensive allemande depuis le Chemin des Dames

27 mai 1918 à 1 heure : 1150 batteries allemandes d’artillerie pilonnent le Chemin des Dames.

27 mai 1918 à 5 heures : les troupes allemandes montent à l’assaut des lignes françaises bouleversées.

27 mai 1918 à 6 heures : la grosse Bertha bombarde Paris. Les blessés sont transportés au lycée Lakanal.

27 mai 1918 à 8 heures : la progression de l’ennemi est générale

27 mai 1918 en soirée : le front est déstructuré de Reims jusqu’à Vailly-sur Aisne.

28 mai 1918 à 7 h 30 : Fismes est attaquée.

28 mai 1918 à 9 heures : les colonnes allemandes fondent depuis Margival et Vauxaillon.

28 mai à midi : les Allemands franchissent la Vesle.

29 mai 1918 vers 10 heures : le général Micheler prend sous son autorité toutes les unités qui combattent face à Reims. La résistance franco-britannique sur le massif de Saint-Thierry s’avère efficace.

29 mai 1918 : Georges Clemenceau et le général Mordacq sont sur le front et font une halte à Fère-en-Tardenois.

29 mai 1918 : prise de Soissons par l’ennemi.

30 mai 1918 : l’offensive allemande prend une nouvelle tournure avec une bataille essentielle entre l’Aisne et la Marne.

31 mai 1918 : prise de Neuilly-Saint-Front.

1er juin 1918 : la ligne de front atteint Dammard, Bussiaires, Etrepilly.

A lire sur le site de l’Arak, par Hervé Chabaud http://www.arac51.com/Les-derniers-combats-decisifs-de.html

source image
https://www.google.fr/search?q=chemin+des+dames+mai+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwivhN27k9XaAhWEVBQKHU_WCDkQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=WtiAOYmVlFHGJM:

(son) Le second désastre du Chemin des Dames : Clémenceau défend Foch

(payant sur le site de l’Ina

Cette émission du magazine mensuel de la première guerre mondiale, dénommée « Le second désastre du chemin des Dames : CLEMENCEAU défend FOCH » est animée par Jacques MEYER et Maurice GENEVOIX, et réalisée par Philippe GUINARD. Une chronologie des évènements relative à l’offensive allemande du 27 mai 1918 sur le chemin des Dames est commentée par Jacques MEYER, qui reçoit les généraux André LAFFARGE et RIEDINGER pour en parler.

http://www.ina.fr/audio/PHD94047820

Journal du jeudi 30 mai 1918

Pendant la nuit, la poussée allemande, entretenue par l’arrivée de divisions fraîches, s’est accentuée notamment sur les deux ailes, en direction de Soissons et de Reims. Après de violents combats, nos troupes ont dû se reporter jusqu’aux lisières de Soissons. La lutte continue avec des alternatives diverses au nord de Fère-en-Tardenois et sur les plateaux qui dominent au sud la Vesle.
A droite, les troupes britanniques, après une défense énergique, dans le massif de Saint-Thierry, se sont repliées lentement au sud et au sud-est de ces hauteurs, où elles tiennent entre la Vesle et le canal de l’Aisne.
La lutte d’artillerie reste vive sur les deux rives de la Meuse, en Woëvre et sur le front de Lorraine, dans le secteur d’Emberménil.
Une série de coups de main ennemis au nord de Bezonvaux, dans la région de Badonviller, et vers le canal du Rhône au Rhin, ont échoué sous nos feux.
Les Anglais ont exécuté avec succès un coup de main au sud-est d’Arras. Ils ont fait des prisonniers et capturé une mitrailleuse. Ils ont fait également des prisonniers à l’ouest de Merville. Un raid ennemi a été repoussé à Givenchy-lès-la Bassée.
Une autre attaque ennemie a été repoussée au sud de la région d’Ypres et du canal de Comines. Canonnade au nord d’Albert, à l’est d’Arras et au sud de Lens.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1395/29 mai 1918: 35 coloniaux s’opposent aux Allemands aux abords de Reims

35 coloniaux s’opposent aux Allemands aux abords de Reims

« Ce combat oublié constitue un des nombreux faits d’armes de ces tirailleurs sénégalais dont le courage et la combativité ont été décisifs dans la seconde bataille de la Marne qui signa la victoire contre l’Allemagne »,explique  Cheikh Sakho, universitaire et président de l’Association pour la mémoire de l’armée noire (AMAN)

Combats acharnés

Le 29 mai 1918, alors que les Allemands se sont emparés du Chemin des Dames et foncent vers Reims qui forme le dernier rempart de la route vers Paris, une section du 61e bataillon de tirailleurs sénégalais, commandée par le lieutenant Hugonnec, se retranche dans le château des Maretz à Merfy au nord de la ville des sacres pour tenter de freiner leur avance.

Pendant plusieurs heures, les 35 soldats coloniaux font face dans des combats acharnés à plus de 1.000 Allemands, laissant suffisamment de temps à l’Etat-major pour organiser la défense de Reims.

28 000 morts dans les unités d’Afrique noire

« Les tirailleurs ont tous combattu jusqu’à la mort autour de leur lieutenant, s’ils avaient capitulé, il est possible que les troupes ennemis arrivent alors jusqu’à Paris et renversent le cours de la guerre », a souligné le colonel Maurice Rives, 91 ans, ancien tirailleur sénégalais et auteur du livre « Les Héros méconnus » publié en 1993.

Lors de l’offensive allemande de juillet-août 1918, la ville de Reims a été défendue et sauvée par le 1er Corps d’Armée coloniale qui comptait neuf bataillons de tirailleurs sénégalais. À l’issue du conflit, on a dénombré au sein des unités d’Afrique noire quelque 28.000 morts ou disparus et près de 37.200 blessés.

Le 61e bataillon de tirailleurs sénégalais en mai 1918,  au château des Maretz à Merfy (Marne)  une section de 35 soldats coloniaux s’opposèrent en mai 1918 à un régiment allemand pour défendre Reims et la route vers Paris.

source: http://www.jeuneafrique.com/233437/politique/france-st-le-en-hommage-aux-tirailleurs-s-n-galais-de-la-grande-guerre/

L’acte héroïque d’un Poilu béarnais

Eugène Courné à la fin de la Grande Guerre

Le rapport d’un officier décrit comment le soldat Eugène Courné de Narp l’a sauvé en 18. Au travers de ces lignes rédigées avec une rigueur et une précision toute militaire se fait jour la formidable tragédie de la Grande Guerre.

C’est un document manuscrit de trois pages rédigé en 1939 par Paul Lacoste alors Chef d’Escadron en poste en Indochine et d’origine Orthézienne. Il propose aux autorités militaires de l’époque de décerner à Eugène Courné qui fut soldat sous ses ordres plus de vingt ans auparavant la médaille militaire pour son comportement héroïque sur le front.

Dans l’enfer du Chemin des Dames

Le fait d’armes s’est déroulé dans l’Aisne le 29 mai 1918 lors de la fameuse offensive allemande du Chemin des Dames. Paul Lacoste est à cette époque sous-lieutenant du 403 e Régiment d’Infanterie en charge de la 6 e compagnie. Il revient sur les événements des jours antérieurs. « Le 27 mai 1918 ma compagnie tenait le Pont de Courson ». L’offensive brusque des Allemands à 5 h du matin décime celle-ci. « Nous avions des pertes énormes. » continue le gradé avant de conter un épisode tragique de la bataille : « Le Général Des Vallières Commandant de notre division a parcouru les lignes crânement et nous a littéralement emballés. » Mais un peu plus tard dans la soirée les hommes de Lacoste apprennent que le général a été abattu par une balle de mitrailleuse. C’est dans ce contexte où la 6 e compagnie essaye de contenir la progression ennemie que se distingue le Poilu béarnais âgé de vingt ans. « Ma pauvre compagnie a tenu toute la matinée presque complètement encerclée » poursuit celui qui en fut son sous-lieutenant. « J’ai dû à plusieurs fois faire coucher Courné qui, trop intrépide, tirait des coups de fusil à genoux comme au stand de tir. La cible était d’ailleurs formidable, incroyable. Les troupes allemandes descendaient en masses compactes avec leurs officiers à cheval. Nous n’avions pour nous abriter que des trous individuels presque plus de cartouches et depuis longtemps ni grenades ni V.B. (*)

 A la manière de Cambronne

C’est à ce moment là que Courné, s’adressant à son sous-lieutenant, lança ces mots en béarnais à la manière culottée de Cambronne « Qu’em foututs mès qu’os bam costar car! » (On est fichus mais nous allons leur coûter cher!). Lacoste revit la scène « Sous les balles nous rampons pour utiliser un fusil mitrailleur dont le servant venait d’être tué… Le sergent Houël court me crier que nous ne restions plus qu’une dizaine. À peine avait-il parlé qu’il a eu le bras et l’épaule arrachés par une torpille. Pendant les quelques minutes qu’il a mis à mourir il m’a parlé de sa femme et de son gosse et m’a fait prendre ses papiers. Vers midi nous nous sommes repliés en tirant. Nous n’avions pas fait 50 m que je boulais comme un lapin et ne pouvais plus me relever une balle venant de me briser le tibia gauche. Le brave Courné continuait de tirer en reculant. Je me suis mis à hurler… C’est alors que Courné entendant mes appels s’est précipité en avant sous une véritable grêle de balles, m’a chargé sur son dos et transporté en courant derrière une crête… « . Finalement le fidèle Poilu traînera son supérieur jusqu’à une voiture d’ambulance.

Réparer l’injustice

Dans la même missive l’officier explique les raisons malheureuses qui avaient fait que l’on ait oublié de récompenser Courné à la fin de la guerre. « De l’hôpital Saint Jean de Dieu à Paris où j’ai été hospitalisé j’ai écrit à des officiers du 403e pour faire obtenir à Courné la médaille militaire. Hélas tous les officiers étaient tués, prisonniers ou blessés, évacués je ne sais où… » Comble de malchance la dissolution du régiment dans la confusion de la fin de la guerre finit de reléguer le brave au rang des oubliés. Lacoste réclame la réparation de cette injustice soulignant à propos de son sauveur. « Courné, démobilisé, retiré dans son village à Narp n’a rien demandé et cette modestie est encore à son honneur… ». Finalement Eugène Courné qui occupera pendant deux mandats la fonction de maire de Narp obtiendra la médaille militaire et sera fait bien plus tard en 1985 chevalier de la Légion d’Honneur.

source: Sud Ouest  https://www.sudouest.fr/2014/11/08/narp-l-acte-heroique-d-un-poilu-bearnais-1730585-4484.php 

Journal du mercredi 29 mai 1918

Les Allemands, après s’être emparés de la crête du Chemin des Dames, entre l’Ailette et l’Aisne, ont réussi à franchir cette rivière entre Vailly et Berry-au-Bac.
Les troupes franco-britanniques faisant face à un ennemi très supérieur en nombre, ont continué à se replier progressivement. La bataille se poursuit avec acharnement entre la Vesle et l’Aisne, dans la région des plateaux, en arrière desquels arrivent nos réserves.
Activité des deux artilleries en Champagne, sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre.
Un fort coup de main sur nos positions dans le secteur des Chambrettes a échoué sous nos feux.
Les Anglais signalent que des combats sévères se livrent dans tout le secteur britannique. A leur droite, la 2Ie division s’est maintenue contre toutes les attaques.
Au centre et à gauche, les 8e, 50e et 25e divisions ont maintenu leurs positions jusqu’à une heure avancée.
Sur le front de la Lys, combats locaux dans région à l’est du lac de Dyckebusch.
Sur le reste du front, coups de main heureux de nos alliés. Leurs avions ont bombardé les campements allemands de Liège et des usines à Aix-la-Chapelle. Ils ont également jeté des bombes sur Bensdorf et divers objectifs aux alentours de Fribourg et d’Armentières. Six appareils ennemis ont été abattus au cours de combats aériens.
Les Italiens ont remporté un nouveau succès dans la région de Capo Sile. Ils ont capturé 7 officiers et 433 soldats, 4 bombardes, 10 mitrailleuses, plusieurs centaines de fusils. Ils ont bouleversé les défenses ennemies sur une profondeur de 750 mètres.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1393/27 mai 1918: Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Le 27 mai 1918 débute la troisième offensive, désastreuse pour l’armée française – on parle en général de « Caporetto français ». Les Ire et VIIe armées impériales allemandes, soutenues par le feu de milliers de canons, s’élancent, de Vauxaillon à Reims, à l’assaut du front français tenu par les 5e et 6e armées.

Les Allemands franchissent les crêtes du Chemin des Dames, atteignant à 10 h l’Aisne à Soupir. A 20 h, ils parviennent sur la Vesle, à Bazoches, en repoussant devant eux la 6e armée du général Duchêne, désorganisée. Le 28, la bataille se développe. L’ennemi prend Fismes. Le lendemain, il conquiert Soissons, à l’ouest, Fère-en-Tardenois au centre, le massif de Saint-Thierry, à l’est ; il progresse dans la vallée de l’Ardre afin d’aborder la montagne de Reims. Le 30, les Allemands sont sur la Marne à Jaulgonne, à Dormans, à Château-Thierry.

Au sud-ouest de Soissons, la bataille de la Crise s’engage à Vauxbuin et à Courmelles défendus par la division d’infanterie marocaine du général Daugan. Dans ce secteur, à Chaudun, a lieu, le 31 mai, le premier engagement de chars Renault FT du 201e régiment d’artillerie d’assaut. Dans la partie Est de l’offensive, la 5e armée livre de furieux combats jusque dans les faubourgs de Reims. Les coloniaux (marsouins métropolitains, tirailleurs sénégalais), et l’armée d’Afrique défendent la ville sans céder de terrain, gardant ainsi inviolé ce saillant, charnière du front français. Le 4 juin, la lutte très violente se poursuit tout le long de la poche creusée par l’ennemi : à Corcy, à Faverolles ; sur le Clignon, à Veuilly-la-Poterie, au Bois-Belleau ; sur la Marne, à Château-Thierry, à la cote 204, défendus par les marsouins et par les Américains ; sur la Montagne de Reims, à Bligny, où Français, Anglais et Italiens rivalisent de courage ; à Reims où les Allemands piétinent.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-la-deuxieme-bataille-de-la-marne-27-mai-6-aout

http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_l%27Aisne_(1918)

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=4

Offensive allemande

http://batmarn2.free.fr/off_27_5.htm

http://lpzpictures.over-blog.com/article-l-offensive-allemande-du-27-mai-au-1-juin-1918-dans-l-aisne-112607473.html

Le 109 ème RI s’illustre à Fismes

Le 27 mai 1918 les Allemands réussissent ce que les Français n’ont pas su faire en avril 1917 : rompre le front sur le Chemin des Dames, c’est la Troisième Bataille de l’Aisne.

L’objectif de l’offensive allemande est de frapper, entre Anizy-le-Château et Reims, la VIe armée française du général Duchêne qui regroupe 8 divisions dont 3 britanniques. Les Allemands s’emparent immédiatement du Chemin des Dames et avancent sur la rivière Aisne, prenant plusieurs ponts intacts. En fin de journée, les allemands ont avancé de plus de 15 kilomètres. L’Aisne est franchie ainsi que la Vesle, dans la nuit.

Le 109e R.I. protège héroïquement la traversée de la Vesle au nord de Fismes (situé dans la Marne à 30 km à l’ouest de Reims et à 18 km au sud du Chemin des Dames).

Voilà ce que l’on peut lire sur le monument : « Les 28 et 29 mai 1918, pendant 19 heures, (le 109e R.I.) interdit le passage de la Vesle à 3 divisions allemandes. Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 800 camarades tombés pour la patrie pendant les combats du 27 mai au 2 juin 1918. Passant souviens-toi. » Le monument est situé au nord-est de Fismes sur la D29 en direction de Merval.

Le 109e R.I. est un régiment originaire de Chaumont (52). Il a fait toute la guerre au sein de la 26e Brigade d’Infanterie de la 13e Division d’Infanterie. Il a obtenu 4 citations à l’ordre de l’Armée.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/05/fismes-le-monument-du-109e-r.i.html

Reims concernée aussi

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3e qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

L’offensive allemande met une pression considérable sur le front de Reims. Le général Micheler, chef de la Ve armée, en charge de la défense de Reims souhaite défendre en priorité la montagne de Reims et la plaine, quitte à évacuer la ville de Reims. Se conformant à cette manière de voir, le général Mazillier donne le 30 mai l’ordre d’évacuer Reims mais le général Petit lui désobéit jugeant que la situation sur le terrain est loin d’être désespérée. De fait, si le 1er juin 1918, les Allemands occupent Gueux, Tinqueux, Saint-Brice-Courcelles, la ferme Pierquin, le Moulin de la Housse, leurs attaques se brisent sur le fort de la Pompelle. Le 1er juin, huit bataillons allemands et 15 chars (pour la plupart des chars britanniques récupérés) se lancent à l’assaut mais la garnison résiste. Le 2 juin, des contre-attaques menées par le 21erégiment d’infanterie coloniale dégagent la Pompelle. Une autre attaque sur le fort, le 6 juin, est encore stoppée. Le verrou de Reims tient bon et si l’avancée allemande est spectaculaire, elle ne réussit pas à percer le front et le 12 juin le général Ludendorff arrête son offensive.

source: http://www.reims.fr/2016/26-la-situation-militaire-en-1918.htm

Les Allemands passent la Vesle

Bombardement de Reims le 29 mai 1918.

http://betheny1418.free.fr/02%20reims/03%20batailles/batailles05.htm

http://www.faurillon.com/reims.html

Quid des pertes du 27 mai

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=7532

Destruction de Germigny (Marne)

Puis, à partir du 27 mai 1918, notre secteur a subi l’offensive allemande jusqu’à la contre attaque des français à partir du 18 juillet libérant Germigny le 2 août 1918. (récit complet sur le site internet de la commune).

C’est au cours de cette période que notre village fut détruit à 88% laissant seulement 4 maisons à peu près habitables. Le bois qui domine les habitations comporte encore de nombreuses traces de tranchées et de trous d’obus. Pendant cette période, les habitants ont été évacués notamment à Faux-Fresnay dans le sud de la marne et à Vallière dans l’aube.

La guerre a mobilisé les hommes valides du village pour être incorporés dans différents régiments et 6 d’entre eux ne sont pas rentré : René Rafy 166ème RI, Louis Couet 25ème BC et Léon Couet 87ème RI frères jumeaux, Lucien Chaudrilliez 46ème RI, Edouard Mercier 35ème RI et Charles Lagauche 362ème RI. D’autres sont revenus avec des souvenirs pas toujours racontables : René Ronseaux  25ème RAC, Edouard Martin 94ème RI, Henri Lamblot Artillerie, Georges Ponsart Cavalerie …

Les femmes, si elles ne sont pas évacuées restent à la ferme ou participent à la l’effort de guerre comme Marguerite Chapotot infirmière à Muizon où elle rencontre sont futur mari Père Cantat blessé par deux balles reçues dans la même journée à des moments différents.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Journal du lundi 27 mai 1918

Assez grande activité des deux artilleries dans la région du bois de Hangard et au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi, précédé d’un vif bombardement sur nos postes du secteur d’Orvillers-Sorel, n’a pas obtenu de résultat.
D’autres tentatives ennemies en Champagne et dans les Vosges ont également échoué.
Nos patrouilles et nos détachements ont fait des prisonniers, notamment dans la région de l’Ailette.
Un détachement anglais a exécuté un raid sur les tranchées ennemies au sud de Bucquois. Quatorze prisonniers et deux mitrailleuses sont restés entre ses mains.
Nos alliés ont fait d’heureuses attaques à l’est d’Hébuterne et au nord de Neuville-Vitasse. Ils ont fait quinze prisonniers et capturé une mitrailleuse.
Des attaques de détachements ennemis ont été repoussées dans le voisinage de Sailly-le-Sec, Bucquoy, Ablainzevelle,Festubert et Merris.
Activité de l’artillerie ennemie vers Villers-Bretonneux, Dernancourt, Bucquoy et la forêt de Nieppe.
Sur le front belge, canonnade dans la région de Merckem. Rencontres de patrouilles à l’est de Nieuport.
Sur le front de Macédoine, combats d’infanterie dans la région de Doiran.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1280&bih=605&ei=rz7fWvWdL4HiU4KcheAC&q=27+mai+1918&oq=27+mai+1918&gs_l=psy-ab.3..0l2j0i5i30k1.120770.121291.0.121980.2.2.0.0.0.0.277.387.0j1j1.2.0….0…1.1.64.psy-ab..0.2.386…35i39k1j0i7i30k1.0.c8pYv0i6VyQ

1388/22 mai 1918: les soldats américains et la prostitution

Les soldats américains et la prostitution

Le Ministre de l’Intérieur transmettra ce rapport au Président du Conseil, Ministre de la guerre.

Clemenceau, chargera le Général, Chef de la Mission Française près les armées Américaines, d’interpeller le haut commandement américain et de lui demander sous certaines conditions de « lever, d’une manière générale l’interdit jeté sur les maisons de prostitutions autorisées ».

Dans le département, le Capitaine Klotz, officier de liaison auprès de la 41e DIUS, s’adresse au Général Alexander.

Il informe le Préfet de sa démarche le 16 mai.

Pour le Capitaine, les Maisons de Tolérance ont deux objectifs,« l’hygiène de la troupe » mais aussi, « la protection des foyers des mobilisés ». 

« Restées seules au foyer, les épouses de mobilisés, sont chaque jour l’objet de sollicitations non seulement de la troupe, mais trop souvent des officiers américains ».

Le Général Alexander promet le « conseil de guerre » et des punitions sévères pour « tout militaire convaincu d’avoir été trop entreprenant. »

Cela donne un aperçu de la réalité du climat dans les villes de cantonnement et du rapport des soldats américains aux femmes françaises.

Des scandales éclatent, écrit le capitaine.

A Montrichard, « un officier vivant en concubinage avec la femme de …., mobilisé, se brouille avec sa maîtresse, se fait gifler, réplique et est l’objet d’une plainte pour scandale.

D’autres, ivres en général, ont tenté de violer des femmes qui leur résistaient ».

Il est bien certain que si ces jeunes gens pouvaient satisfaire leurs ardeurs dans des maisons ad hoc, tous ces scandales seraient évités ».

« De plus à St Aignan par exemple, des officiers ont fait venir des femmes. A Pontlevoy, à Montrichard, à Selles sur Cher, des femmes ignobles circulent en quête de clientèle et la Gendarmerie est presque désarmée ».

Il s’inquiète de l’impression que cela donne aux Américains.

Et termine sa lettre sur un post-scriptum surprenant compte tenu du sujet traité… l’évolution du prix des oeufs, :

« P.S. Je m’excuse d’ajouter à cette lettre une question d’un tout autre ordre; les prix des oeufs ont augmenté formidablement sur les marchés où il est impossible d’obtenir que les prix soient affichés; je me permets de signaler ce fait à votre attention; je crois d’ailleurs que les nouvelles restrictions sur la consommation de la viande ne sont pas étrangères à cette hausse qu’il serait peut être dangereux de laisser évoluer ».

Ce post-scriptum révèle toute la complexité de la vie quotidienne de l’époque.

Il tentera d’obtenir du Général Alexander un changement de position.

La réponse du Général Alexander ne tarde pas.

La position du GQG Américain : une fin de non recevoir

Le 22 mai 1918, le Général Alexander, Commandant la Division Dépôt du 1er Corps d’armée US adresse sa réponse au Préfet du Loir et Cher, via l’officier de liaison le Capitaine Klotz..

Sa réponse n’est pas une surprise. Elle est une fin de non recevoir, courtoise, diplomatique mais ferme.

Le Général Alexander répond en substance : je respecte la France, ses lois  et usages sociaux, mais ceux de l’Amérique sont très différents et je les applique dans ma Division. Il n’est pas question de déroger aux règles disciplinaires d’ensemble du Corps Expéditionnaire Américain. Je ne reviendrai pas sur la décision de fermeture. Je ne conteste pas aux maires le droit d’autoriser l’ouverture des maisons de tolérance, mais je me réserve le droit de les consigner aux officiers et à la troupe ainsi que tout autre établissement, s’ils représentent une menace pour les hommes de ce commandement. Je demande aux Commandants de Districts d’agir de même.

Cette ligne de conduite durera aussi longtemps que je ne serai pas moi-même avisé des mesures prises pour l’ensemble de l’American Expeditionary Force (A.E.F)».

Pershing renforce lui ses consignes  de répression :

Le 7 août 1918 le Général Pershing, renforce les règlements pour lutter contre « un grand danger d’infection vénérienne » qui « menace à la fois les populations civiles et l’armée ».

Ses ordres sont consignés dans le Bulletin n°54. Se référant aux Ordres Généraux n° 6, 34 et 77 de 1917, il ordonne aux officiers l’application stricte des règlements et l’information de la troupe.

« Passer outre serait pour eux une sérieuse preuve dincapacité ».

Après avoir déclaré que ……

  • « la source principale des maladies vénériennes se trouve dans les Maisons de Tolérance régulières et sous contrôles. Les méthodes d’inspection sont des plus inefficaces ».
  • « la pratique des rapports sexuels illicites conduit inévitablement à l’infection ».
  • « l’ivresse précède et conduit aux risques de ces maladies ».
  • « l’efficacité du traitement dépend de la promptitude avec laquelle on l’emploie », après l’acte sexuel illicite….

…..Le général affirme : «  Contracter une maladie vénérienne, c’est pour un homme être incapable de rendre service, et c’est pour lui souvent un affaiblissement de sa santé. Soldat, c’est un attentat contre votre devoir envers le pays  ».

Ainsi, le Général édicte les prescriptions suivantes :

  • de « s’abstenir de tout rapport sexuel est le devoir naturel des membres de l’A.E.F., tant pour la conduite vigoureuse de la guerre que pour la bonne santé du peuple Américain après la guerre ». 
  • d’éviter « les permissions de nuit et de 24 heures». Elles «  sont une source fertile d’infection ».
  • le maintien et le renforcement de « l’interdiction de la vente de l’alcool aux soldats ».
  • « de répandre partout un traitement immédiat ».
  • « les conseils de guerre seront suffisamment sévères pour les cas d’infection vénérienne, pour décourager les hommes qui s’y exposeraient volontairement ».
  • « les maisons de tolérance seront consignées pour tous les membres de l’A.E.F, ainsi que les salons poussant à la vente de l’alcool ».
  • « En coopération avec la police française, les autorités civiles et militaires, tous les efforts seront faits pour réprimer la prostitution clandestine et les promeneuses de rues. Tous les moyens possibles, conformes à la loi française, seront employés pour faire partir ces femmes ».

Le Général Pershing, ne pouvait être plus clair. il n’a aucune confiance dans le dispositif français de lutte contre les maladies vénériennes. Il confirme la nécessité d’un prompt traitement dans une période n’excédant pas les 3 heures qui suivent le rapport sexuel « illicite ».

Aux contrôles médicaux des Maisons de Tolérance, il préfère la prophylaxie individuelle. Son non respect sera sévèrement  réprimé par le Conseil de Guerre : la solde était suspendue pour 3 mois – .

La suite sur http://www.tharva.fr/1914-1918/les-américains-et-la-prostitution-en-loir-et-cher

Les combats du 63 ème RI autour de Reims

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

L’avion du pilote américain Paul Frank Baer abattu

Paul Frank Baer, « As » américain de la WW1, 9 victoires aériennes dont 2 en collaboration au sein du 103rd Aero Squadron, est abattu dans son SPAD XIII et blessé en combat aérien par l’as allemand Hans Müller de la Jasta 18. Il atterrit en urgence près d’Armentières et est capturé par les troupes allemandes au sol.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-885.html

Journal du mercredi 22 mai 1918

Activité des deux artilleries dans la région Thennes-Hailles et en quelques points au sud de l’Avre.
Nos patrouilles opérant au sud-ouest de Lassigny, sur la rive droite de la Meuse et en Lorraine, ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, un bataillon du régiment de Surrey a réussi une opération locale au nord-ouest de Merville. Nos alliés ont réduit le saillant ennemi dans ce secteur, fait 30 prisonniers et capturé 6 mitrailleuses. Une contre-attaque ennemie, entreprise après un vigoureux bombardement, a été brisée sous les feux de l’artillerie et des mitrailleuses.
Au sud-est d’Arras, les soldats britanniques ont effectué un raid heureux et ramené des tranchées ennemies quelques prisonniers et une mitrailleuse.
Activité de l’artillerie allemande dans les secteurs d Albert aux environs d’Hébuterne et entre la forêt de Nieppe et Meteren.
Violente canonnade entre la cote 70, au nord de Lens, et la Scarpe. La région au nord de Bethune a été bombardée par obus toxiques.
Les escadrilles anglaises de bombardement ont jeté 17 tonnes d’explosifs sur les gares, aérodromes et cantonnements. 27 avions ennemis ont été abattus; 12 avions britanniques ne sont pas rentrés.
Une tonne d’explosifs a été lancée sur les casernes, les usines et la gare de Landau.
Activité accrue de combat et d’artillerie sur le front italien.
En Macédoine, actions d’artillerie près du lac Doiran, à l’ouest du Vardar et dans le secteur de Monastir. Les Serbes ont exécuté des coups de main heureux vers Zborsko et à l’ouest de la Cerna.
Les aviateurs alliés ont bombardé Demi-Hissar et Ochrida.
La Suisse a signé avec l’Allemagne un accord économique en éliminant la clause contre laquelle la France avait protesté.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1917: quand la mairie de Reims était à Paris

L’hôtel de ville est victime d’un violent incendie en mai 1917. Le maire Jean-Baptiste Langlet fait alors installer les bureaux municipaux dans les caves de la maison de champagne Werlé situées juste à côté (aujourd’hui, le Cellier). Avec l’évacuation générale décrétée par l’État le 25 mars 1918, la mairie de Reims trouve alors refuge à Paris, au 19 avenue de l’Opéra. D’autres services municipaux sont dispatchés ailleurs dans Paris ainsi que dans d’autres villes de France.

Les services municipaux reviennent rapidement à Reims, après la libération de la cité.

Après l’incendie de l’hôtel de ville, les services municipaux trouvent refuge dans les caves de l’actuel Cellier, rue de Mars. Ici, une partie du conseil municipal de l’époque, en pleine réunion. – Coll. Archives municipales / Ville de Reims

La suite (payante) sur le site de L’Union

http://www.lunion.fr/85771/article/2018-04-12/incendie-de-la-mairie-10-ans-d-exil-pour-les-services-municipaux

Voir aussi le PDF du dernier magazine municipal « Reims attractive » (la dernière page)

http://fr.calameo.com/read/002338616d1e2e91372d4

Lire aussi dans L’Union (payant) 

Quand la mairie de Reims était à Paris

…, dans le 1er arrondissement de Paris. La «mairie provisoire» de Reims, notamment les services de l’état civil, la comptabilité et la recette municipale comme les allocations militaires est en mesure d’accueillir… «Ce 19 avril, sera une journée forte en symboles» Cent ans, jour pour jour, après la tenue du premier conseil municipal de Reims à la «mairieprovisoire» de Paris, l’ensemble des élus rémois…commémoration En 1918, lorsque l’ordre d’évacuation de la ville est donné, le conseil municipal trouve refuge à Paris. Cent ans après, ce 19 avril, les élus rémois se réuniront de nouveau…

source: http://www.lunion.fr/archive/d-20180412-3LM0X9?referer=%2Farchives%2Frecherche%3Fdatefilter%3Dlastyear%26sort%3Ddate%2520desc%26word%3Dquand%2520la%2520mairie%2520%25C3%25A9tait%2520%25C3%25A0%2520Paris

1338/2 avril 1918: carte postale de Reims

Processus de paix: l’affaire Sixte

L’affaire Sixte éclate le 2 avril 1918 dans l’ambiance d’un incident diplomatique, à la suite du discours prononcé par Czernin, ministre autrichien des Affaires étrangères. A l’époque, de nombreux traités de paix sont en cours d’acceptation, il déclare alors que la France entrave le processus de paix en revendiquant la restitution de l’Alsace-Lorraine. Georges Clemenceau, Premier ministre français, réfute, et publie une lettre dans laquelle l’empereur d’Autriche-Hongrie, Charles 1er, se dit pour cette restitution. Cerznin sera donc renvoyé.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/2/4/1/a/60335/affaire_sixte.shtml

Carte postale de Reims

Chère Mère
Par ces quelques mots je vous ferais savoir que je suis toujours en bonne santé et je désire que la présente vous trouve tous de même ainsi que toute la famille.
Nous avons mauvais temps et comme corvée, nous prenons quelques choses pour le ravitaillement en munitions et en vivres.
Enfin, nous espérons être relevés.
Bien des choses de ma part à toute la famille et à la famille B… , et je vous quitte en vous embrassant tous.
De tout cœur, ton fils pour la vie.
Charles.

Et oui, déjà 4 années de guerre… de quoi trouver le temps vraiment long… et ce n’est pas encore terminé. Charles évoque ses occupations de ravitaillement, sans donner plus d’explications, mais il est vrai qu’il ne faut pas trop en raconter sur ces correspondances ! On ne sait jamais, la moindre information précise pourrait renseigner l’ennemi si ces cartes venaient à tomber entre leurs mains.

La photographie, quant à elle, nous montre l’intérieur des locaux de l’Action Populaire, entièrement dévastés par les bombardements allemands.
L’Action Populaire est une revue fondée en 1903 par le jésuite Henri-Joseph Leroy (de la Compagnie de Jésus), en exil en Belgique. En 1904, l’Action populaire déménage à Reims dans ces locaux à l’angle des rues de Mâcon et des Trois-Raisinets. Il semble assez difficile aujourd’hui d’en situer le lieu exact, la topologie des lieux ayant beaucoup changé à cause de la guerre, notamment avec le percement lors de la reconstruction de la ville, de la rue Voltaire qui est venue couper ces deux rues.
Avec déjà 8000 abonnés en 1914, la revue cesse ses parutions à cause de la guerre… elles reprendront ensuite, à Paris (51, rue Saint-Didier).
Dans les années 70, la Revue de l’Action Populaire devient Projet, et depuis 2012 Revue Projet, avec une version papier et une version numérique.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2015/09/reims-14-18-8h-du-matin-le-2-avril-1918.html

Visite de l’émir Fayçal au camp français

La collaboration entre Albert Kahn et l’armée est renouvelée en 1918. La SPCA envoie par exemple un binôme en mission au Proche-Orient de février à octobre. Jean Prache est chargé des prises de vues et des projections cinématographiques, Paul Castelnau est chargé des photographies en noir et blanc et des autochromes.

« Akaba, Arabie, visite de l’émir Fayçal au camp français », 2 avril 1918, Paul Castelnau, section photographique et cinématographique de l’armée,
positif sur plaque de verre noir et blanc 9 x 12 cm, inv. SPA 17 OS 571, SPCA / ECPAD.

source: http://www.14-18.albert-kahn.hauts-de-seine.fr/comprendre/le-partenariat-entre-albert-kahn-et-la-spca?showall=&start=2

 

 

1330/25 mars 1918: Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnagej

Une maison d’Epernay bombardée

Cher frère, je vous envoie une photo de la maison en partie bombardée le 13 mars 1918

source: https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/44257#0

Ordre d’évacuation de la ville de Reims

Jean-Baptiste, Alexandre, Albert Denoncin, enfant rémois, né le 6 novembre 1852, est retraité de la « Compagnie des Chemins de Fer de l’Est », à Reims, après une carrière en qualité d’Employé principal.

L’ordre d’évacuation générale de la population civile de Reims est donné le 25 mars 1918.

Veuf de Claire Damville depuis août 1915, suite aux bombardements, aux destructions et aux différentes vagues de Rémois réfugiés vers d’autres villes et départements, Albert Denoncin quitte Reims, et s’établit temporairement au 17 de la rue Guyot à Provins (Seine et Marne).

Bien qu’à 113 kms au sud-ouest de Reims, Provins est compris dans « la zone des armées » comme l’indique la « Carte de circulation dans la zone des armées » (Arrêté du 15 mars 1917) qui lui est délivrée à Provins le 15 avril 1918.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/06/4-une-famille-remoise-prise-dans-la-tourmente-de-la-guerre.html

Pozières (Somme) reprise par les Allemands

Le 21 mars 1918, l’armée allemande lance la Kaiserschlacht (Bataille de l’empereur), mettant fin provisoirement à la guerre de positions. Pozières est reconquis les 24 et 25 mars 1918 par les troupes allemandes. Finalement, la 27e  Division reprend définitivement le contrôle du secteur le 24 août 1918.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=scqTWsf6DciNgAbBhrrwCQ&q=pozieres&oq=pozieres&gs_l=psy-ab.3..0l6j0i30k1l4.1396.2837.0.3589.9.7.0.0.0.0.680.680.5-1.1.0….0…1c.1.64.psy-ab..8.1.680.0…0.S1m6oPLPHmk

Deuxième bataille de Picardie (suite)

Le 25, la situation s’aggrave encore; l’ennemi entre dans Nesle; nous perdons Guiscard et Noyon, en dépit de l’héroïsme des troupes de l’armée Humbert.
Une nouvelle division est encore arrivée, la 22e; elle a été envoyée au nord en prolongement de la gauche et se trouve entraînée dans le recul général.
Le 26, ce recul s’accentue; les ordres donnés cessent d’être applicables quand ils touchent les troupes, la situation s’est déjà modifiée, tant les événements vont vite!
Pour comprendre tout le mérite qu’ont eu les troupes françaises et leurs chefs dans ces journées critiques, il est nécessaire de se représenter les difficultés au milieu desquelles chacun se débat.
Les divisions de l’armée Hutier, exaltées par leurs succès, constamment renforcées par les divisions fraîches de deuxième ligne, se répandent sur le pays comme un torrent débordé que rien ne peut contenir. En face d’elles, l’armée Humbert est épuisée par cinq journées de manoeuvres en retraite; les divisions qui arrivent en renfort s’engagent dans les conditions les plus pénibles, le plus souvent régiment par régiment, car il faut aller au plus pressé, tant la marche de l’ennemi est rapide. Telle division n’a pas son artillerie; cette dernière vient par voie de terre, tandis que l’infanterie a été transportée en camions; telle autre arrive sans ses cuisines roulantes et on ne sait comment elle vivra, etc., etc.
Les troupes, et en particulier les divisions de cavalerie, font des prodiges de valeur; le commandement, à tous les degrés, déploie une énergie et une activité sans pareilles, cherchant sans cesse à assurer les liaisons, à remettre de l’ordre, à conduire le combat, mais toujours les flots de l’invasion les débordent par la gauche. De leur côté, les Anglais s’éloignent de nous en prenant leur direction générale sur Amiens et la liaison avec eux devient de plus en plus vague.
Cependant, dans cette journée du 26, la droite de l’armée Humbert s’est stabilisée au sud-ouest de Noyon, sur les hauteurs qui vont du Mont Renaud au Plémont, par Connectancourt et Thiescourt; désormais, elles n’en bougeront plus.
Quant au centre et à la gauche, ils ont encore été refoulés et ont reculé de plus de 10 kilomètres.
L’ennemi est entré dans Roye.
Mais voici que le général Debeney, commandant la Ire armée, arrive et installe son poste de commandement à Maignelay, au sud de Montdidier.
Ce jour-là, le 26 mars, une instruction personnelle et secrète a été envoyée par le général Pétain au général Fayolle; elle dit:
«  La première mission du groupe d’armées de réserve est de fermer aux Allemands la route de Paris et de couvrir Amiens.
« La direction d’Amiens sera couverte:
« Au nord de la Somme, par les armées britanniques aux ordres du maréchal Haig, qui tiendra à tout prix la ligne Bray-sur-Somme, Albert;
« Au sud de la Somme, par le groupe d’armées de réserve sous vos ordres (Ve armée britannique, Ire et IIIe armées françaises), en maintenant la liaison avec les forces du maréchal Haig à Bray et avec le groupe d’armées du Nord sur l’Oise. «
L’ordre donné en conséquence par le G.A.R., pour la journée du 27, répartit les missions entre les deux armées françaises de la façon suivante:
« La mission de la IIIe armée (Humbert) reste de tenir sur son front actuel, en se raccordant par sa gauche avec la 56e division (Ire armée), qui a reçu l’ordre de se déployer à cheval sur la route Roye, Montdidier.
« La mission de la Ire armée (Debeney) est de s’intercaler avec ses forces, à mesure qu’elles arriveront, entre la IIIe armée et l’armée britannique.»
La mission de la Ve armée britannique reste de couvrir Amiens, au sud de la Somme, en maintenant à tout prix sa ligne actuelle.
La 38e division débarquera demain dans la région de Ressons-sur-Matz. Cette division est mise à la disposition de la IIIe armée en vue de renforcer son flanc gauche que l’ennemi déborde par le sud de Roye.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/montdidier.html

Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnage

Angèle Adelaïde LECAT est née le 10 janvier 1889 à Rumegies (Nord). Domiciliée 158 rue Dassonville à Rumegies.

« En Juillet 1917 a hébergé et facilité la fuite de deux soldats anglais prisonniers de guerre évadés qui tentaient de gagner la Hollande.
                   Le 29 Août de la même année un pigeon voyageur et un questionnaire ayant été découverts par la jeune BOSQUELLE Régina, Mademoiselle LECAT Angèle a fourni par ce moyen aux troupes alliées les renseignements d’ordre militaire demandés.
                   Arrêtée à Rumegies au début d’octobre 1917 pour le premier fait, a été incarcérée à Malines, Anvers et St-Amand où elle fut condamnée à 6 mois de prison.
                   Poursuivie a nouveau sous l’inculpation d’espionnage devant le Conseil de Guerre de St-Amand, elle fut condamnée à mort et fusillée dans cette ville le 25 Mars 1918.
                   A eu jusqu’à sa mort une attitude très digne. »

source: https://www.google.fr/search?q=Angèle+Lecat&safe=active&source=lnms&sa=X&ved=0ahUKEwipn4Wym8PZAhVIa8AKHfdVBYIQ_AUICSgA&biw=1280&bih=605&dpr=1

Journal du lundi 25 mars 1918

Sur le front britannique, la lutte continue avec la plus grande intensité tout le long de la Scarpe.
Au sud et à l’ouest de Saint-Quentin, les troupes britanniques établies sur de nouvelles positions, ont été attaquées avec violence par l’ennemi. De puissants assauts ont été repoussés vers Jussy, avec de fortes pertes pour les assaillants.
Dans la partie nord du front de bataille, les Allemands se sont portés à l’attaque avec une extrême énergie et sans tenir compte de leurs pertes. Nos alliés ont conservé leurs positions sur la majeure partie du front, à la suite d’une lutte violente et prolongée. Les troupes ont montré une belle vaillance dans les combats qui se sont livrés sur ce front et immédiatement au sud.
L’armée anglaise est en liaison avec 1’armée française.
Nos alliés ont abattu vingt-sept avions allemands et contraint vingt autres de ceux ci à atterrir, désemparés. Ils ont jeté 14 tonnes d’explosifs sur des cantonnements et dépôts de munitions.
Sur notre front, les Allemands ont échoué dans un coup de main au sud de Juvincourt.
Lutte d’artillerie assez vive dans la région du bois Le Prêtre et dans les Vosges vers la Fontenelle et l’Hartmannswillerkopf.
Nos aviateurs ont jeté 16.000 kilos de projectiles sur des établissements, cantonnements et gares de la zone ennemie, où de graves dégâts ont été constatés.
Les Anglais, en Palestine ont traversé le cours du Jourdain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html