Archives du mot-clé religion

1163/9 octobre 1917: recrutement dans l’empire colonial français

Recrutement dans l’empire colonial français

Le 9 octobre, un décret déclare mobilisable tout indigène âgé de 18 ans …

source: https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2008-2-page-23.htm

Incendie  au camp de prisonniers de Munster

Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1917, le Block II du camp I de Munster est incendié. Les prisonniers qui y avaient été relégués sont alors envoyés soit au camp de Senne, soit au camp II de Münster où le block III leur est attribué.

source: http://histoiresdepoilus.genealexis.fr/camps/camp-munster.php

Les cloches de Racrange (Moselle) sont enlevées

Les 3 cloches de l’église paroissiale furent enlevées le 9 octobre 1917 sur ordre des autorités allemandes. De nouvelles cloches furent acquises par délibération du 22 /01/1922 et bénite le 17/04/1922.

Douze Bassoutos en visite à Paris

Premier conflit mondial et illustration la plus effrayante de la « guerre totale », la guerre de 14-18 a poussé les puissances européennes à mettre en jeu toutes leurs ressources, humaines, matérielles, industrielles… Elles n’ont pas hésité à mettre à contribution leurs empires coloniaux, viviers de main-d’œuvre et de combattants. Selon Jacques Frémeaux (1), entre 550 000 et 600 000 « indigènes » venus de toutes les terres de l’Empire français furent ainsi mobilisés, parmi lesquels 450 000 vinrent combattre en Europe. La majorité d’entre eux se retrouvèrent parmi les régiments de « tirailleurs ».

Tel n’était pourtant pas le cas des Bassoutos qui se présentèrent, le mardi 9 octobre 1917, devant la Maison des missions, au 102 boulevard Arago, à Paris. Ces hommes n’étaient pas porteurs d’un message officiel, ils ne faisaient pas partie d’une unité combattante et n’avaient rien vu des carnages en première ligne. Ils étaient venus de leur lointain Lesotho pour être employés comme ouvriers par l’armée britannique. Cantonnés dans la Somme, ils eurent, lors de leur bref séjour à Paris, droit à l’accueil le plus chaleureux : d’une visite organisée de la capitale aux honneurs des actualités cinématographiques en passant par une rencontre avec le maréchal Joffre, sans oublier leur participation à plusieurs cultes dont l’un, particulièrement mémorable, au temple de l’Oratoire du Louvre, rien n’y manqua.

source:http://www.defap.fr/actualites/la-mission-dans-la-grande-guerre-les-bassoutos-debarquent-a-paris

Les peintres, témoins de la guerre sont exposés au Musée du Luxembourg

Le Figaro du 9 octobre 1917  rappelle que parmi les mobilisés se trouvent des artistes. Leurs oeuvres sont exposées au musée du Luxembourg.

«Une nouvelle série d’artistes est revenue du front en ces temps derniers. Le résultat de leurs notes et impressions est exposé pour une bonne partie de ce mois au musée du Luxembourg. […]

Cette série, ou plutôt cet ensemble de deux ou trois séries puisque ces expositions avaient été interrompues cet été comprennent des notations excellentes. M. C. Geoffroy-Dechaume, en de saisissants dessins, montre les ruines d’Arras. […] M. E. Barau a tenu à rapporter de sobres et dramatiques comptes rendus des ruines de sa ville de Reims. […] M. Capgras, dans un ensemble des plus divers, fait remarquer une vraie impression de bataille, les muletiers allant vers Douaumont. […] On peut également signaler, parmi les meilleurs de ces “missionnaires”, M. G. Bruyer, de qui le défilé de nuit le long des ruines d’une église est une page émouvante. […]

 Il y a lieu de remarquer que les innombrables difficultés matérielles qu’ils rencontrent dans leur tâche augmentent le mérite de tous ces auxiliaires de l’histoire.» écrit Le Figaro du 9 octobre 1917.

Journal du mardi 9 octobre 1917 à travers Le Miroir

La lutte d’artillerie est devenue, par moments, violente en Belgique.
Canonnade dans le secteur Vauxaillon-Laffaux-Hurtebise et sur le rive droite de la Meuse, notamment au nord de la cote 344 et vers Bezonvaux.
En Champagne, nous avons repoussé un fort coup de main dirigé sur nos tranchées de la ferme Navarin. L’ennemi a subi des pertes sensibles et a laissé des prisonniers entre nos mains sans obtenir le moindre résultat.
L’artillerie belge à pris à partie les organisations ennemies, les groupes de travailleurs, les localités de Clericon, Essen et Wormen. Une patrouille allemande a été dispersée par les feux de l’infanterie belge. La pluie est tombée en abondance dans les secteurs britanniques. Une offensive allemande a échoué au sud de Reutel. Les Allemands ont établi entre Broodseinde et Hollebeke un fort barrage d’artillerie.
Sur le front de Macédoine, canonnade dans la région du Vardar, au nord de Monastir et dans la région des lacs.
Un régiment russe en Moldavie a pris d’assaut la hauteur et la moitié du village de Woskoubji, près de la ville de Sereth. Les contre-offensives ennemies ont été repoussées, mais, sous le feu de l’artillerie, les Russes ont dû regagner leurs anciennes positions, ramenant 750 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

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1094/1 août 1917: naissance de la gazette du Créneau

On se bat toujours à Verdun

Le 1er août 1917, nouvelle réaction ennemie sur le même point et perte de la plus grande partie de nos gains du 17 juillet. Ces fluctuations ne peuvent se prolonger indéfiniment. Notre commandement  décide d’y mettre fin et prépare une opération de grande envergure.

Elle aura pour objet d’asseoir solidement nos positions au nord de Verdun, de part et d’autre de la Meuse.

Elle visera dans ce but, à s’emparer des observatoires encore aux mains de l’ennemi et à obliger les allemands à éloigner leur artillerie, ce qui aura pour résultats de mettre à l’abri du canon de moyen calibre le nœud de communication très important constitué par les voies ferrées et les routes qui convergent vers la ville.

Les Allemands, sentant venir l’attaque, multiplient les coups de main sur tout le front, afin d’obtenir des prisonniers et de se renseigner. L’importance de nos préparatifs, qu’ils ont pu suivre même de leurs observatoires lointains, grandit leur inquiétude.

Dès la fin de juillet, notre service de renseignements constate qu’ils ont accru la densité de leurs troupes, amené leurs réserves à pied d’œuvre et renforcé leur artillerie.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1917verdun.htm

Naissance de la gazette du Créneau

Ce journal est fondé en août 1917 par Jules-Eugène Auclair, téléphoniste du 134e régiment d’infanterie. Il en est à la fois le rédacteur et le dessinateur. C’est sa deuxième tentative après la création de Reflets de sape qui n’a eu qu’un numéro en mai 1916.

Le 134e régiment est alors dans la Marne, dans le secteur de Beauséjour, un hameau dominé par un fortin aménagé dès 1914 par l’armée allemande et qui fut l’objet de combats meurtriers pendant toute la guerre.

Auclair est l’un des rédacteurs de journaux de tranchées avec qui Charles Clerc est en correspondance épistolaire, et grâce auquel il se procure une partie de  sa collection. Clerc possède 23 des 25 numéros parus jusqu’au 10 juillet 1919.

Grâce à un limographe duplicateur offert par L’Oeuvre du soldat au front du Touring-club de France, le régiment pouvait tirer de 500 à 1000 exemplaires à chaque numéro.

Lors de l’armistice, le journal en est à son 16e numéro ; le régiment est alors envoyé dans la région de Périgueux, d’où l’intitulé géographique du n° 17 : « A St Pierre de Chignac (Dordogne) ».

source: http://memoirevive.besancon.fr/?id=343

(vidéo) Benoît XV en médiateur

Voir notre site: https://reims1418.wordpress.com/2017/05/06/video-14-18-benoit-xv-le-pape-mediateur/

Carnet du mercredi 1 août 1917 à travers Le Miroir

Après avoir opéré le passage du canal de l’Yser, nos troupes ont attaqué, en liaison à leur droite avec les armées anglaises.
La préparation d’artillerie avait nivelé les organisations allemandes et fait éprouver de lourdes pertes aux défenseurs. Nos troupes ont enlevé les deux positions de l’ennemi et dépassé spontanément l’objectif qui leur avait été assigné. Elles ont progressé sur la route de Lizerne à Dixmude, enlevé le village de Bixchoote et le cabaret Kortekert. Nos pertes sont des plus minimes. Nous avons pris un important matériel et fait des prisonniers. Le sol est jonché de cadavres allemands.
Sur l’Aisne, canonnade très violente. Une brillante opération a été faite par nous au sud de la Royère. Les objectifs fixés ont été dépassés. 210 prisonniers ont été capturés. Une contre-attaque ennemie à l’ouest de l’épine de Chevregny a été repoussée.
Une autre attaque ennemie a eu lieu à l’est de Cerny, sur une largeur de 1500 mètres. Elle a été refoulée tandis que nous progressions sur tout le front.
Les Anglais ont avancé sur un front de plus de 24 kilomètres, entre la Basse-Ville, sur la Lys, et Steenstraete, sur l’Yser. Leur avance, sur beaucoup de points, atteint 3 kilomètres en profondeur. Plusieurs villages ont été enlevés. 3500 prisonniers ont été dénombrés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

889/journal du 8 janvier 1917

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Journal du lundi 8 janvier 1917 à traversLe Miroir

En Belgique, vive lutte d’artillerie dans le secteur de Nieuport-Bains.
En Champagne, dans la région de Tahure, une reconnaissance ennemie, prise sous notre feu, a subi des pertes et s’est dispersée.
Les troupes anglaises ont enlevé deux postes vers Beaumont-Hamel et fait 50 prisonniers. L’ennemi ayant tenté de reprendre pied dans ces postes, a complètement échoué.
Nos alliés ont fait 19 prisonniers au cours d’un coup de main au sud d’Armentières.
L’ennemi qui avait, à la suite d’un violent bombardement, tenté de pénétrer dans les tranchées au sud Wytschaete, a été rejeté en désordre après avoir subi des pertes importantes. Une autre tentative contre les avant-postes au nord d’Ypres a également échoué.
Activité d’artillerie au sud de Souchez et dans les régions du canal de la Bassée, d’Armentières et d’Ypres.
Canonnade sur le Carso.
Les Russes ont fait 500 prisonniers allemands en Moldavie.
Le général Sarrail a participé à la conférence interalliée de Rome.
La gazette de l’Allemagne du Nord dément formellement que les conditions de paix des Empires du Centre aient été communiquées au président Wilson.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier17.html

A Troyes les débits de boisson interdits à la troupe

boissons

 

https://www.ville-troyes.fr/869-janvier-2015.htm

Insolite: témoignage sur la vierge de la Marne

reine-de-franceLe Courrier, journal de Saint-Lô, publia le 8 janvier 1917 une lettre datée quant à elle du 3 janvier 1915. Un prêtre allemand, blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur a dit :

« Comme soldat, je devrais garder le silence ; comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion comparés aux Français, et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc, avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… Elle nous tournait le dos et, de la main droite, semblait nous repousser. »

Deux officiers allemands, prisonniers et blessés, témoignèrent comme l’avait fait le prêtre mort le 3 janvier 1915. Que dit l’un d’entre eux ? Ceci :

« Si j’étais sur le front, je serais fusillé, car défense a été faite de raconter, sous peine de mort ce que je vais vous dire : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n’avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l’ordre d’avancer. Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c’était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d’Arc. Après, nous avons compris que c’était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l’entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100.000 hommes qui l’avons vue. » (5)

Des prêtres, des religieuses… Est-ce que l’on va se mettre à croire en des racontars de bigots quand on écrit l’histoire ? Voici pourtant un autre témoignage : il provient de deux officiers allemands blessés. Une bénévole infirmière les accompagne dans l’ambulance de la Croix Rouge française et jusqu’à la salle de l’hôpital où ils allaient être soignés. Entrés là, ils aperçoivent une statue de la Vierge de Lourdes et l’un d’eux s’écrit : « Die Frau von der Marne ! » (6). Son compagnon lui désigna l’infirmière afin qu’il se taise car elle les écoutait. Elle tenta, mais vainement, de les faire parler alors qu’elle leur prodiguait ses soins.

source: http://heureuxcommedieuenfrance.blogspot.fr/2012/01/la-vierge-de-la-marne.html

 

Les « hommes de Dieu » ont aussi fait la Grande Guerre

Sur le site de la libre belgique par Christian Laporte

Patriote jusqu’au-boutiste, le cardinal Désiré-Joseph Mercier avait dès le début du conflit souhaité que les prêtres et les religieux belges se mouillent aussi la soutane. Comme c’était aussi le vœu des Forces armées, l’Eglise de Belgique allait fournir des aumôniers de terrain mais aussi des brancardiers et même des militaires combattants dans tous les sens du terme et cela très vite après l’invasion de la Belgique. Les « hommes de Dieu » n’étaient pas vraiment préparés à ces missions mais le cardinal-résistant – comme le rappelle le plus récent livre de Jan De Volder sur lequel nous reviendrons… – leur rappela qu’ils seraient appelés à devoir se débrouiller « à la guerre, comme à la guerre ». Les clercs mais aussi les religieuses (qui se muèrent en infirmières) n’ont pas déçu le Primat. Leur engagement est au coeur d’une interpellante exposition qui se tient dans l’église principale du diocèse des armées, en l’occurrence à St-Jacques sur Coudenberg (Place royale) jusqu’au 2 octobre.

« Tenir et aider à tenir »

A partir d’une sélection de photos et de textes d’époque mais aussi d’objets emblématiques, elle témoigne en 14 idées fortes, à l’égal des méditations du chemin de croix que les serviteurs de Dieu étaient non seulement des débrouillards mais qu’ils ont aussi fait montre d’une rare volonté de « tenir » et, surtout, « d’aider à tenir ». Un hommage mérité à l’action de quelque 2 500 aumôniers et brancardiers ecclésiastiques qu’a compté notre armée en 14-18. Globalement, il y avait un aumônier par bataillon, un brancardier par compagnie et cela en première, en deuxième et en troisième lignes. Mais on les retrouva aussi en base arrière où on a vu à l’œuvre nombre de religieuses infirmières et même dans les camps, qu’ils soient de formation (comme Auvours), de convalescence (comme le Ruchard), voire d’internement en Hollande ou de prisonniers en Allemagne. Avec à tous les niveaux, un double objectif bien décrit par le lieutenant-colonel Jean-François Van Caulaert, coordinateur de l’exposition : « ils et elles devaient prendre soin des corps meurtris certes, mais aussi des âmes »

La suite sur http://www.lalibre.be/regions/brabant/les-hommes-de-dieu-ont-aussi-fait-la-grande-guerre-5770193635708dcfedb7f582

(video) les soeurs hospitalières

Les sœurs hospitalières. Voilà un nom bien porté. Hospitalières, ces femmes l’ont été. Pendant 31 mois,  Elles ont pris soin des enfants et des vieillards, dans une ville occupée par les Allemands.

Quand Noyon fut libérée en 1917, le général Nivelle remis à leur mère supérieure une Croix de Guerre raflée sur l’uniforme d’un de ses officiers. Récompense offerte après bien des épreuves. La faim, le froid, la peur et les brimades.

Une de ces sœurs a tenu un journal. Elle raconte le quotidien sous la botte ennemie. Dès septembre 14, les réquisitions s’enchaînent. La cloche de la chapelle est kidnappée. Un simple crucifix est même confisqué. Les habitants mangent du pain noir, rationné. La viande est un vieux souvenir. Sauf quand les Allemands font la fine bouche. Les têtes de bœuf qu’ils n’ont pas mangé feront les délices des Français.

LA SUITE sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/14-18-il-y-cent-ans-les-soeurs-hospitalieres-778983.html