Archives du mot-clé renault

1379/13 mai 1918: début d’une agitation révolutionnaire dans les usines d’armement

Début d’une agitation révolutionnaire dans les usines d’armement

Comme une traînée de poudre, le mouvement s’est amplifié tout au long du mois de mai 1918. Tout commence le 13, lorsque les salariés de chez Renault entament un mouvement de grève dans les usines d’armement. Len lendemain, ce sont 100.000 personnes qui se joignent aux manifestants. Plus tard, le 18, le mouvement gagne Saint-Etienne, dans le bassin de la Loire, devenu la principale région de fabrication du matériel de guerre. De là, il gagne Bourges et Lyon.

Finalement, le mouvement ne dura que quinze jours et s’acheva le 28 mai. En fait, ces grèves sont restées largement ignorées en raison de la censure qui frappait les informations de nature à inquiéter l’opinion. Elles ont été très différentes de celles de 1917 qui étaient avant tout le fait de femmes revendiquant des hausses de salaires. Là, les grèves ont été plus organisées. Elles ont essentiellement touché les métallos qui manifestaient « pour la paix » et utilisaient un langage révolutionnaire avec de fréquentes allusions à la révolution bolchevik. Redoutables parce qu’elles risquaient de mettre en danger les fournitures d’armes aux troupes, elles sont restées circonscrites à une seule catégorie d’ouvriers, les métallurgistes, ce qui explique leur arrêt rapide.

En savoir plus surhttp://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/13-mai-1918-debut-d-une-agitation-a10512.html?Drc8Ej8YjbCmmLvG.99

En savoir plus sur http://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/13-mai-1918-debut-d-une-agitation-a10512.html?Drc8Ej8YjbCmmLvG.99

Le sujet vu par l’Humanité

(…)Là aussi l’État prend en main le contrôle de la main-d’ouvre, visant à instituer des formes nouvelles de relations sociales, avec par exemple la création à la fin de 1917 des délégués d’atelier. Mais ces usines sont vite aussi le champ de création de formes nouvelles de radicalité, radicalité des luttes, radicalité aussi d’un pacifisme qui n’est jamais en France un défaitisme révolutionnaire. C’est le sens du mouvement de 1918, qui démarre le matin du 13 mai à l’initiative des délégués de Renault. La grève est fondamentalement un geste pacifiste qui se manifeste à travers l’opposition au renvoi au front des jeunes classes mobilisées en usine. Et les métallos parisiens passent désormais à l’avant-garde ; ce sont eux qui sont désormais les plus nombreux dans les grèves (et non plus ceux du bâtiment, comme avant 1914), ils introduisent leurs formes de lutte comme l’occupation de l’usine – fréquente déjà en 1918 – et construisent un syndicalisme dynamique et résolu.

source: https://www.humanite.fr/node/308435

Journal du lundi 13 mai 1918

Bombardement assez violent dans la région à l’ouest de Mailly-Raineval.
Une attaque allemande sur nos nouvelles positions, au nord-ouest d’Orvillers-Sorel a subi un complet échec. Nos feux ont infligé des pertes sérieuses à l’ennemi, qui a laissé des prisonniers entre nos mains.
La lutte d’artillerie a été vive sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur bois des Caurières-Lès-Chambrettes.
Le communiqué britannique signale que, dans une attaque locale heureuse, les troupes françaises ont amélioré leurs positions au nord du village de Kemmel et fait plus de 100 prisonniers.
Aux environs du canal d’Ypres à Comines, un raid ennemi a été repoussé. Nous avons fait quelques prisonniers. Aux environs de Meteren, des combats de patrouilles ont permis à nos alliés de ramener plusieurs prisonniers et une mitrailleuse.
L’artillerie ennemie s’est montrée active dans les secteurs de l’Ancre, au sud d’Albert, et contre les positions anglaises avancées à l’est de Loos et au sud de Voormezeele.
Sur le front italien, vive activité de patrouilles; celles de nos alliés ont fait irruption dans un poste ennemi, au col del Orso, anéantissant les défenseurs à la baïonnette et à la grenade et capturant une mitrailleuse. Canonnade le long de la Brenta et de la Piave.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1322/17 mars 1918: les poilus noirs d’Amérique àGivry-en-Argonne

Les poilus noirs d’Amérique à Givry-en-Argonne

Le 17 mars 1918, le 15e de New York, rebaptisé 369 e régiment d’infanterie américain, débarque à Givry-en-Argonne (Marne). Henry Johnson et Needham Roberts sont équipés des fusils, musettes et casques des poilus français… Qui accueillent avec chaleur les quelque 2 000 Noirs du régiment.

Ignorant les recommandations des officiers américains qui les somment de « ne pas gâter les nègres » en « mangeant avec eux ou en leur serrant la main », le commandement français s’émerveille rapidement des compétences de ces soldats avides de combattre. De Massiges à Minancourt, de Château-Thierry au bois Belleau, le 369 e RIUS — dont l’insigne était un serpent à sonnette — passe 191 jours au front, plus qu’aucun autre régiment américain. Après l’offensive victorieuse de Maisons-en-Champagne, l’ensemble des soldats reçoit la croix de guerre, 171 d’entre eux la Légion d’honneur ! Et le 18 novembre 1918, une semaine après l’Armistice, Johnson et Roberts marchent en tête de la première unité alliée à atteindre le Rhin.

Ce régiment, l’un des plus décorés, sera pourtant exclu du triomphe… à la demande des Américains blancs, qui refuseront de défiler avec eux, le 14 juillet 1919, sur les Champs-Elysée. Une stèle unique leur rend hommage, à Séchault, dans les Ardennes. A eux, et aux 584 soldats noirs américains de la 93 e division, à laquelle ils appartenaient, qui ont perdu la vie dans les tranchées. Pour leur liberté, et la nôtre.

source: http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/les-poilus-noirs-d-amerique-ils-ont-introduit-le-jazz-en-france-a-la-fin-certains-ne-voulaient-plus-repartir-09-03-2014-3655755.php

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

17 mars 1918 — Suis allé à l’office derrière le QG divisionnaire. Le chanoine Scott a fait un sermon. Ai aussi reçu instruction d’aller relever l’artilleur Dobson auprès des pièces. Suis monté avec le chariot des vivres et suis arrivé vers 19 h. De garde de 22 h 30 à 1 h.

18 mars 1918 — Me suis levé à 7 h. Ai nettoyé la pièce et ai ensuite passé la journée à flâner. Suis allé porter un message à la brigade. Me suis couché à 21 h .

19 mars 1918 — Ai nettoyé une pièce et travaillé dans le trou. Il a plu pendant la journée.

20 mars 1918 — Ai nettoyé le trou et me suis occupé des pièces. Avons tiré 37 obus en exercice vers 6 h et quelques obus en après-midi. Avons aussi fait un exercice de tir à la mitrailleuse Lewis.

21 mars 1918 — Nettoyé la pièce et tiré quelques obus en après-midi. Avons aussi tiré un tir de barrage d’obus à gaz. Me suis couché vers une heure du matin. Avons tiré 5000 obus à gaz contre les Frisés et exécuté un barrage roulant afin de leur infliger des pertes pendant qu’ils se mettaient à l’abri. Gaz Tétrol.

22 mars 1918 — Me suis occupé de la pièce. Avons simplement tiré quelques obus contre une tranchée de mortiers allemands. Journée tranquille. Ai bien mangé pour dîner et me suis couché.

23 mars 1918 — Reçu instruction de descendre au secteur des chevaux à Neun Le Mines. Toute la batterie a été relevée par la 51e Batterie de la 5e Division. Avons quitté la position vers 2 h et sommes arrivés au secteur des chevaux vers 16 h. Ai bu du thé et suis allé en ville. Ai dormi à l’étage de la maison d’une famille française avec Roy Foly, Wright et le caporal Thackery.

source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/march1918

Menaces de grèves à l’usine Renault

https://books.google.fr/books?id=BDQ_isgIDQsC

Parution du Miroir

Le journal de la Huronne

17 mars 1918.

Écrira-t-on la chronique des caves ?

Des communiqués officiels, vantant leur sécurité, invitent la population à s’y réfugier en cas d’alerte. Ces conseils sont écoutés. La coutume s’installe. Dès le premier cri de la sirène, les portes claquent à tous les étages. L’escalier s’emplit d’un continuel bruit de pas. Les locataires descendent en tenue d’alerte, les uns emportant une sacoche précieuse, les autres des pliants. Puis, dans la pénombre des couloirs voûtés, la foule résignée, somnolente, attend la fin de la canonnade, dont on entend par les soupiraux le roulement amorti. Seuls, les domestiques gardent quelque entrain. Ils transportent à la cave les potins de l’office, et — satisfaits peut-être d’étonner la galerie — ils étalent leurs prodigieuse connaissance de la vie secrète de leurs patrons.

Quelques propriétaires d’hôtels particuliers se sont aménagé un réduit souterrain selon le dernier cri du confort. Une de mes amies m’a fait visiter sa cave modèle. Rien n’y manque : divan-hamac, tables volantes, petite bibliothèque. Tout y est prévu : flacons d’hyposullite contre les effets d’un nouveau gaz vésicant, l’ypérite, dont les bombes seraient chargées ; lampes électriques portatives, destinées à remédier à la rupture du courant ; fourneau à pétrole, boîtes de conserves, qui permettraient de s’alimenter pendant un long ensevelissement ; même des sifflets d’argent pour appeler au secours, signaler qu’on est encore vivant sous les décombres.

Les gares du métro, tout au moins celles qui sont suffisamment profondes, servent aussi de refuge. Paron, surpris par une alerte dans une des stations de la périphérie, me décrivait la foule entassée sur les quais, pendant des heures. D’ignobles plaisanteries, des femmes étouffées, qui hurlent et s’évanouissent ; des enfants qui satisfont tous leurs besoins ; des mains audacieuses qui volent et qui violent ; et toute une population inquiétante, insoupçonnée, d’apaches et de vagabonds, que la peur a fait sortir du gîte.

Naturellement, il y a des héros qui ne descendent jamais à la cave. Ils disent le lendemain, d’un ton de fausse modestie : « Oh ! moi, je suis resté dans mon lit. » Ou bien : « J’ai tisonné, au coin du feu. » L’amour-propre continue. Quand les convives d’un dîner nombreux sont surpris par l’alerte, nul d’entre eux n’ose prendre l’initiative de la prudence. On se dupe mutuellement. Même le maître de la maison aime mieux exposer ses invités que de paraître avoir peur.

D’autres consentent à s’abriter, mais pavoisent leur attitude de raisons furieusement patriotiques. Une dame de la haute médecine déclarait : « Moi, je descends à la cave parce que j’aurais honte d’être assassinée par un Boche. » Quelle chance pour les prolongeurs de guerre que les soldats n’aient point de ces héroïques scrupules ! Mais voilà que je « huronne » encore. Où ai-je la tête ? Dès qu’on est vêtu de bleu horizon, on n’est plus honteusement assassiné par un boche, on est glorieusement tué à l’ennemi.

À propos de la sécurité des abris voûtés, on colporte encore un mot de Clemenceau. Un de ses familiers, lui montrant la longue et courbe silhouette de Ribot, s’exclamait : « Comme il est voûté !… » À quoi Clemenceau : « Oui, mais ce n’est pas un abri sûr. »

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Mars_1918

Journal du dimanche 17 mars 1918

Activité intermittente de l’artillerie sur la rive droite de la Meuse et en Woëvre.
Un coup de main ennemi dans le secteur de Flirey a échoué.
Les Gallois ont exécuté vers Armentières un raid qui leur a permis de ramener quinze prisonniers et deux mitrailleuses.
Nos alliés ont réussi un autre raid, au nord-est de 1a Vacquerie.
Activité de l’artillerie allemande au sud-est de Cambrai, vers la Scarpe, au nord de Lens, de part et d’autre du canal de la Bassée et dans le secteur de Messines.
Les tirs d’artillerie des Anglais ont incendié un important dépôt à l’est de Quéant.
Les aviateurs britanniques ont encore montré de l’activité. De nombreux combats se sont déroulés à l’est des lignes. Plus de douze tonnes de projectiles ont été jetées sur des cantonnements de repos, dépôts de munitions et champs d’aviation.
Un raid aérien a été exécuté sur les voies de garages d’Hirson : douze appareils allemands ont été abattus et sept autres contraints d’atterrir.
Quatorze bombes de gros calibre et dix de petit calibre, ont été jetées sur les casernes, les usines de munitions et la gare de Zwei-Brucken. Tous les avions anglais sont rentrés indemnes.
En Macédoine, canonnade réciproque. L’artillerie ennemie a jeté de nombreux obus asphyxiants sur Monastir.

 

1271/25 janvier 1918: Renault pense à un véhicule pour l’agriculture

Essai de la voiture -canon

Le premier affût chenillé automoteur de 1917 porte un canon de 120mm, trop peu puissant pour le poids total de l’engin. Il est remplacé par un couple de véhicules « indissoluble comme Nénette et Rintintin » : une voiture-caisson pourvue d’un groupe électrogène et d’une transmission pétroléo-électrique Crochat-Collardeau, qui fournit l’énergie à une voiture-canonarmée d’une bouche à feu de gros calibre. En mouvement, les deux véhicules sont reliés, soit sur route au moyen d’une barre rigide de liaison et d’un câble d’alimentation électrique, soit en tous terrains par le seul câble qui autorise une certaine autonomie de déplacement. Après mise en batterie de la voiture-canon, les véhicules sont séparés. La voiture-caisson se tient à proximité pour assurer l’approvisionnement en munitions de la pièce. En cas de besoin elle se complète en munitions auprès de l’échelon situé près d’une voie de circulation.

Les premiers essais de Roye-Lassigny du 19 au 25 janvier 1918 portent sur les voitures désarmées. Le rapport du 25 janvier 1918 est favorable : « Le matériel se comporte admirablement en tous terrains… Muni de roues caoutchoutées pour la route, trop longues à enlever, voie trop large avec roues, les chenilles n’abîment pas la route ». il préconise de « faire exécuter des essais sérieux aux armées ».

source: http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=1310

(Aviation) Création de l’escadrille 160

Créée le 25 janvier 1918 sous le commandement du lieutenant Bares, par dédoublement de l’escadrille 96, l’escadrille 160 fut tout d’abord équipée de Nieuport de chasse d’où sa dénomination N.160. Affectée comme escadrille de chasse à la IIème armée, cette unité stationna sur le terrain de Brabant-le-roi dans la Meuse jusqu’en août 1918. Dans l’intervalle, elle avait été transformée sur Morane Saulnier type AI et rebaptisée MS.160. En mai, elle passa sur SPAD S.VII et S.XIII et devint SPA.160. Cette escadrille ne prit part à aucune des batailles défensives sur le front occidental entre mars et juillet 1918. Demeurant dans le secteur de Verdun, elle y mena des missions de réglages de tirs et de reconnaissances, non sans perdre plusieurs pilotes au cours de combats difficiles avec l’aviation allemande.

source: http://memorial.flight.free.fr/MoraneAI.html

Ils ont dépouillé les Poilus

Le 25 janvier 1918, un attroupement se forme dans la rue du Chaudronnier. Là, dans un vieux puits abandonné jouxtant la maison d’un nommé Robert Moreau, un sac vient d’être trouvé. A l’intérieur, on découvre du courrier. Quelques minutes plus tard, ce sont près de quinze sacs et plusieurs milliers de lettres datant pour la plus ancienne de décembre 1916 qui sont extraites de l’orifice. Aussitôt, les autorités sont prévenues. Elles ne mettent pas longtemps à faire le lien entre cette découverte et les nombreuses plaintes déposées depuis plusieurs mois. Elles savaient qu’un voleur de lettres sévissait entre Niort et le front. Elles pensaient que le bandit procédait plus en aval. Elles se sont lourdement trompées. Désormais c’est à Niort qu’il faut chercher celui dérobait l’argent envoyé aux poilus.

Un mandat d’arrêt national

Dans les Deux-Sèvres, l’affaire fait grand bruit. La population est scandalisée par la l’immoralité du forfait. Les enquêteurs vont rapidement atténuer le mécontentement légitime des Niortais. En interrogeant les habitants de la rue du chaudronnier, le juge d’instruction et ses hommes apprennent qu’un employé des postes, Robert Moreau, vient tout juste de déménager. Une perquisition est ordonnée à son domicile. Au 32 de la même rue, à quelques mètres du puits, les hommes de loi découvrent des mandats soigneusement conservés et quelques dizaines de lettres. Aussitôt un mandat d’arrêt est lancé dans toute la France. Quelques jours plus tard, l’individu de 22 ans est appréhendé à Hazebrouck. Le mardi 29 janvier 1918, les Niortais découvrent le prévenu. Le journal Le Mémorial des Deux-Sèvres parle d’ « un jeune voleur à l’aspect lamentable » paraissant « porter un fardeau.[1] »

20 000 francs en quatorze mois

Cinq mois plus tard, le 25 juin 1918, Robert Moreau est traduit devant la cour d’assises des Deux-Sèvres. L’ancien postier doit répondre du vol de 63 458 lettres qui lui aurait permis de toucher plusieurs milliers de francs. Une fortune pour le jeune réformé. Mais sur le banc des accusés, Robert Moreau n’est pas seul. Louise Fleuret, sa maîtresse de six ans son aînée, doit répondre du même crime.  Le procès permet d’en savoir plus sur les prévenus. Le président dresse le portrait d’un garçon intelligent qui avait terminé dixième sur deux mille au concours des Postes. En 1916, sa vie jusqu’alors très morale, bascule. Il rencontre Louise Fleuret dont il tombe éperdument amoureux. Prêt à tout pour séduire sa belle à la moralité douteuse, il entame sa carrière de voleur au bureau de tri de la gare de Niort. Il dépense ainsi plus de 20. 000 francs en quatorze mois. « Oui. Je prenais des paquets de lettres que je dissimulais sous ma blouse de bureau ; je les plaçais ensuite dans le placard qui me servait de vestiaire dans une pièce voisine de la salle ou je travaillais et je les emportaient chez moi enveloppées dans un journal ou enfermées dans un petit sac en cuir. [2]» S’il reconnaît le crime, il met hors de cause sa compagne, contrairement à son interrogatoire du 15 février. Lors de l’instruction,  Robert Moreau avait expliqué que Louise Fleuret ouvrait les lettres et l’aidait à descendre les sacs pesant plus de cinquante kilos au fond du jardin. Au procès, cette dernière nie les faits. Après deux jours de procès, Robert Moreau et  Louise Fleuret sont reconnus coupables. Ils écopent respectivement de dix et huit années de bagne. Dans cette histoire sordide, les deux amoureux ont été les seuls reconnus coupables. La justice ne s’est pas intéressée aux supérieurs de Robert Moreau, inquiets de son train de vie et qui lui ont accordés une mutation précipitée à Hazebrouck début janvier 1918.

source: http://oliviergoudeau.com/ils-ont-depouille-les-poilus-niort-1918/

Renault pense à un véhicule pour l’agriculture

Durant cette longue guerre, le manque de main d’œuvre et la réquisition des chevaux ont mis à mal l’agriculture ; dès 1917 Louis Renault pense à la mécanisation du travail de la terre comme en témoigne cette photo datée du 25 janvier 1918.

source: http://www.atr-agri.com/renault_histo1_f.php

Journal du vendredi 25 janvier 1918 à travers Le Miroir

Un coup de main nous a permis de faire des prisoniers à l’est d’Auberive.
Actions d’artillerie assez vives dans 1a région de Maisons-de-Champagne et dans le secteur d’Avocourt.
Fonck a abattu son vingtième appareil ennemi.
Sur le front italien, nos alliés ont envoyé des groupes explorer avec profit les lignes adverses, entre les pentes sud-est du mont Spinoncia et la rive droite de la Piave.
Ils ont capturé du matériel divers dans la vallée de l’Onic. Par un coup de main bien réussi, au sud de Quero, un détachement français a ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
Entre Nervesa et le Ponte della Priula, les patrouilles italiennes ont maintenu à distance celles de l’adversaire. Tout le long du front ont eut lieu des échanges de tirs d’artillerie, par moments plus intenses dans les vallées de l’Adige et de la Brenta et sur quelques secteurs des deux rives de la Piave.
Le comte Czernin, ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, a prononcé un important discours, en réponse à M. Wilson à la commission de la Délégation autrichienne, et le comte Hertling, chancelier allemand, a, de son côté, prononcé un discours à la commission principale du Reichstag.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18