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1472/14 août 1918: des aménagements pour les « indigènes » musulmans

Les Allemands jugent la défaite inéluctable

A partir du mois d’août 1918, la situation militaire de l’Allemagne sur le front occidental se détériore de jours en jours. La supériorité militaire de l’Entente et l’arrivée des troupes américaines sur le théâtre des opérations poussent les armées allemandes à la retraite. Le 14 août 1918, l’Etat-major allemand et ses généraux Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff informent secrètement l’empereur Guillaume II que la défaite est inévitable. L’offensive générale des Alliés sous le commandement du général Ferdinand Foch menace inévitablement la stabilité du front allemand. Comme l’Etat-major allemand tient de facto le pouvoir en Allemagne après avoir évincé l’empereur des affaires militaires au cours de l’année 1916, cette constatation entraîne de lourdes conséquences.

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/allemagne_9_novembre_1918.html

Les vêtements de deuil n’ont plus la côte

A Londres, les femmes endeuillées cachent leur chagrin en abandonnant les vêtements de deuil, afin de soutenir les combattants. Cette mode suscite l’admiration du Figaro du 14 août 1918.

«Le chef d’une grande maison de deuil du West End de Londres a confié à un de nos confrères qu’il se vend moins de vêtements de deuil qu’avant la guerre:

L’exemple de certaines grandes dames, qui donnent le ton, et qui ont déclaré qu’elles ne porteraient pas le deuil de leurs morts, a porté ses fruits. Nos filles, nos femmes cachent leur chagrin. Et cette attitude virile encourage nos jeunes hommes au lieu de les attrister. Ils considèrent, eux aussi, que mourir au champ d’honneur, ce n’est point un deuil, mais une gloire.

Londres nous a souvent imposé des modes étranges. Celle-ci, assurément, est d’une grande noblesse.» écrit Le Figaro du 14 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/14/26002-20140814ARTFIG00177-14-aout-1918-les-vetements-de-deuil-n-ont-plus-la-cote.php

Valenciennes honore son concitoyen, l’aviateur,   le lieutenant Nungesser

Le 12 août 1918, à la réunion du Conseil municipal, M. Damien, adjoint, annonça que notre concitoyen, le lieutenant Nungesser, était nommé Officier de la Légion d’Honneur, à l’âge de 26 ans, pour avoir abattu son 31° avion, et lui adressa les félicitations du Conseil municipal, le Journal Officiel inséra la citation suivante :
 » Nungesser Charles-Eugène-Jules-Marie, de l’armée active. Lieutenant au 2° régiment de hussards, pilote aviateur.
 » Incomparable pilote de chasse, d’une science exceptionnelle et d’une éclatante bravoure, en qui se reflètent la force et l’inflexible volonté de la race.
 » Dans la cavalerie, où, dès les premiers engagements, il gagna la médaille militaire, puis dans un groupe de bombardement, où de quotidiennes prouesses le firent plusieurs fois citer à l’ordre du jour, et décorer de la Légion d’Honneur, enfin, dans une escadrille de chasse, qu’il illustre depuis trente mois de ses prodigieux exploits, s’est partout imposé comme un superbe exemple de ténacité d’audace et d’orgueilleux mépris de la mort. Eloigné à plusieurs reprises du front par des chutes et des blessures qui n’ont pu entamer sa farouche énergie, est rentré chaque fois dans la bataille avec une âme plus ardente, et est monté de victoire en victoire jusqu’à la gloire d’être Je plus redoutable adversaire de l’aviation allemande : trente et un avions abattus, trois ballons incendiés, deux blessures, seize citations « .

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Des aménagements pour les « indigènes musulmans »

Le 14 août 1918, le ministère de la Guerre prévoit, dans le cadre de mesures pour améliorer la vie quotidienne des indigènes musulmans, l’installation des « cafés maures spéciaux » pourvus de femmes d’Afrique du Nord « que l’on pourrait peut-être décider à venir en France en leur promettant le voyage gratuit jusqu’au centre d’hébergement. Le rapatriement également gratuit, le logement et le couchage gratuits ».

source: http://sens-public.org/article1076.html

Trois victoires aériennes en dix secondes pour René Fonck

La guerre déclarée, René Fonck  demande à être incorporé dans l’armée de l’air. Il y décroche son brevet de pilote en un mois et devient vite un as du pilotage. Il établit record sur record. Le neuf mai 1918, il abat en 45 secondes et seulement 22 balles trois avions allemands, puis, le temps de refaire le plein d’essence abat trois autres avions ennemis.

Le 14 août 1918, c’est en 10 secondes qu’il signe ses 58, 59 et 60e victoires. Le 30 septembre 1918, il aura raison du capitaine allemand Wisseman, vainqueur 19 jours plus tôt du prestigieux pilote français, Georges Guynemer.

source: http://cda88.free.fr/lfse/articles.php?lng=fr&pg=4

Journal du mercredi 14 août 1918

Nos attaques ont continué avec succès sur tout le front de l’Avre.
Montdidier, débordé par l’est et par le nord, est en notre pouvoir.
A la droite des forces britanniques, nous avons porté nos lignes à dix kilomètres à l’est de Montdidier, sur le front Andechy-la-Boissière-Fescamps.
Nous avons attaqué les positions allemandes à droite et à gauche de la route de Saint-Just-en-Chaussée à Roye, sur un front de plus de vingt kilomètres, conquis Rollot, Orvillers-Sorel, Ressons-sur-Matz, Conchy-les-Pots, la Neuville-sur-Ressons et Elincourt.
Nous avons ensuite enlevé le massif de Boulogne-la-Grasse et porté nos lignes à l’est de Bus.
Nous avons gagné les abords de la Berlière et de Gury, conquis Mareuil-lamotte et progressé de trois kilomètres au nord de Chevincourt.
Les troupes britanniques ont atteint Lihons et Fresnoy-les-Roye.
En Flandre, elles ont repoussé une attaque allemande dans la région au nord du Kemmel et capturé des prisonniers. Elles ont progressé à l’est de Robecq.
Les troupes françaises ont remporté un succès en Italie, sur le mont Sisemol. Elles ont capturé 5 officiers, 243 hommes, un canon de tranchée et 3 mitrailleuses.
Plus à l’est, succès italien au val Bella et au col d’Echale.
En macédoine, rencontre de patrouilles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1371/5 mai 1918: la VIe armée à l’assaut  du moulin de Laffaux (02)

L a Vie armée à l’assaut  du moulin de Laffaux (02)

La 6e armée du général Maistre se lance à l’assaut du plateau de Laffaux le 5 mai à 4 H 45, au sud-est de Vauxaillon. Le 1er Corps d’Armée colonial est chargé de la prise du secteur Vauxaillon-Fruty. Les marsouins de la 3e D.I., les cavaliers à pied du 4e, 9 e et 11 e cuirassiers et les fantassins du 228 e et du 329 e R.I., appuyés par les chars du groupement Lefebvre, prennent la tranchée du Cacatoès et avancent sur le plateau de Moisy, enlèvent les tranchées du Rossignol, de Pertuisane, de la Rade, ainsi que la ferme Mennejean.

Les 9 e et 11 e cuirassiers avancent de part et d’autre du moulin de Laffaux. Les offensives à la grenade permettent la prise des tranchées du Môle, du Mousse, du Rouge-gorge, alors que les chars du capitaine Robinet parviennent dans les environs de la carrière de Fruty et, dans un mouvement de retour, viennent à bout des derniers îlots de résistance dans le secteur du moulin de Laffaux. Les combats reprennent le 6 mai, à 16h00. Soutenue par un tir de barrage de l’artillerie, l’armée française est engagée dans le secteur nord-est de Vauxaillon. Les coloniaux sont tenus en échec au Mont des Singes mais le 4e cuirassier prend la position du château de la Motte et le 9e nettoie le Ravin d’Allemant. La contre offensive allemande est contenue. Après deux jours d’âpres combats, la position du plateau de Laffaux est acquise. 12 appareils seront perdus pour 55 hommes hors de combat dont 3 morts. Les monuments commémoratifs rendent hommage au courage et à la ténacité de ces soldats « Morts pour la France ».

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-moulin-de-laffaux

Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_de_Laffaux

L’as des as René Fonck nommé lieutenant

Le 5 mai 1918, Fonck est promu lieutenant. Quatre jours plus tard. Comme pour remercier le grand commandement de cette marque de confiance, il réalise ce que personne n’arrivera jamais à faire : abattre six avions dans la même journée, le jour de l’Ascension (voir encadré. Un sextuplé qui lui vaut d’être promu Officier de la Légion d’honneur. Il n’avait utilisé que 52 cartouches soit moins de neuf balles par avion ! Triplés, doublés se succèdent rapidement. Tellement vite que Fonck établit le record de vitesse par avion descendu : trois avions en dix secondes ! Les débris de ces trois appareils gisaient à moins de 400 mètres les uns des autres. Le 26 septembre, il renouvelle son exploit en balayant six avions le même jour.

source: https://www.traditions-air.fr/texte/Fonck_Rene.htm

Football: L’Olympique De Pantin vainqueur de la coupe Charles Simon

l’Olympique de Pantin au terme de son 16e de finale victorieux en novembre 1917.

Cette année, on fête la 100e édition de la Coupe de France. C’est le club de Pantin qui remporta le premier trophée en 1918 et dont il ne subsiste plus grand-chose aujourd’hui.

Nous sommes le 5 mai 1918 à 15 heures. La Coupe Charles-Simon, du nom d’un poilu mort au combat, cherche son premier vainqueur entre l’Olympique de Pantin et le FC Lyon, les derniers rescapés d’une compétition qui a attiré 48 clubs amateurs du pays.

L’épreuve est organisée par le Comité français interfédéral (CFI), l’ancêtre de la Fédération française de football qui est née en 1919.

2.000 spectateurs, principalement des militaires français, belges et britanniques en permission, assistent à l’événement qui passe à l’époque inaperçu. L’Olympique joue en bleu, Lyon en maillot à damier rouge et blanc.

« Au bout du terrain, se souvenait Roger Ebrard il y a vingt-cinq ans, il y avait des jardins ouvriers. Quand on tapait trop fort, les ouvriers nous renvoyaient le ballon. » L’Olympique Pantin, grâce à un doublé d’Emile Fiévet, s’impose 3-0.

Pionnier, l’Olympique est alors le plus grand club français, offrant quatorze de ses joueurs à la sélection nationale. Un an plus tard, il est à nouveau en finale de la coupe mais il bute sur le CASG Paris (3-2). En 1921, il est champion de France, laissant la Coupe de France au Red Star.

C’est aussi pour lui le début de la fin. Cinq ans plus tard, il fusionne avec son grand rival de Saint-Ouen. L’Olympique est mort, son stade (lire ci-dessous), dans lequel il évoluait devant plus de 10 000 spectateurs en moyenne au pied des Buttes-Chaumont, est rasé au même moment. Fin de l’histoire.

http://www.leparisien.fr/sports/ile-de-france/sur-les-traces-du-premier-vainqueur-l-olympique-de-pantin-06-01-2017-6531609.php

Journal de guerre de 1918 du soldat Charles Robert Bottomley

5 mai 1918 — Me suis levé à 6 h pour nettoyer la pièce. Avons transporté des munitions et tiré presque toute la journée jusque vers 20 h. Les Frisés ont tiré un peu partout pendant l’après-midi. De garde.

6 mai 1918 — Me suis levé vers 6 h pour décharger des obus du train léger. Ai mangé et me suis recouché jusqu’à midi. Passé tout l’après-midi à tirer et à transporter des munitions. De garde la majorité de la nuit; avons aussi tiré pendant la nuit.

7 mai 1918 — Me suis levé à 6 h. Ai fait mon tour de garde et ai aussi nettoyé la pièce jusqu’à 8 h 30. Ai mangé et ai dormi jusqu’à midi. Passé la majeure partie de l’après-midi à tirer. Nuit très tranquille. La 51st Scots Division tenait le front.

8 mai 1918 — Me suis levé à 8 h 30. Ai mangé, nettoyé la pièce et passé la majorité de la journée à fureter. Avons tiré et ai été de garde pendant la nuit.

9 mai 1918 — Me suis levé à 4 h; avons tiré 50 obus à gaz. Nos avions ont bombardé les lignes allemandes en début de matinée. Me suis couché à 8 h. Me suis levé à l’heure du déjeuner. Ai transporté des obus pendant l’après-midi. De garde de 22 h à 2 h. Nous nous attendions à une attaque allemande.

10 mai 1918 — Pas d’attaque. Me suis couché vers 2 h et me suis levé à 8 h 30 pour le petit déjeuner. Avons préparé des obus à gaz en vue du tir. Ai passé la majeure partie de l’après-midi à flâner. Me suis couché à 22 h.

La suite sur http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/those-who-served/diaries-letters-stories/first-world-war/Bottomley/may1918

Journal du dimanche 5 mai 1918

Bombardements assez vifs dans la région de l’Avre.
Nous avons exécuté plusieurs coups de main au delà de l’Oise et de l’Ailette et à l’ouest de la Pompelle. Nous avons ramené un certain nombre de prisonniers.
Une tentative ennemie, dans le secteur des Cavaliers de Courcy, et deux autres, au nord et au nord-est de Reims, n’ont pas obtenu de résultat.
Les Anglais ont amélioré légèrement leurs positions, par suite d’une opération de détail heureuse, exécutée au nord-est d’Hinges. Ils ont pris deux mitrailleuses. Une opération locale a été exécutée avec succès, nos troupes y participant, dans le secteur de Locre. L’artillerie ennemie a commencé un bombardement intense des positions françaises et britanniques, depuis les abords de Locre jusqu’au sud d’Ypres, et a montré une grande activité dans le secteur forêt de Nieppe-Meteren.
Combats habituels sur le front italien.
En Palestine, les Anglais, attaqués avec violence par les Germano-Turcs dans la région du Jourdain, ont repoussé l’ennemi en lui faisant 314 prisonniers. Ils ont également remporté des succès le long du chemin de fer du Hedjaz.
Les Allemands annoncent qu’ils ont remporté une victoire sur les gardes rouges en Finlande et capturé 20.000 de ces derniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html