Archives du mot-clé roland garros

1525/5 octobre 1918: Roland Garros meurt lors d’un combat aérien près de Vouziers (Ardenne)

 Roland Garros meurt lors d’un combat aérien près de Vouziers (08)

Le 5 octobre 1918, à l’issue d’un combat contre des Fokker allemands, l’avion de Roland Garros explosait en vol avant de s’écraser près de Vouziers, dans les Ardennes.Roland Garros est le premier homme à avoir traversé par voie aérienne la mer Méditerranée, le 23 septembre 1913, allant de Fréjus à Bizerte en Tunisie, en moins de huit heures et sans escales. Le pilote était membre du Stade Français et proche de son président, qui exigera plus tard que le futur stade, censé accueillir la coupe Davis ramenée alors en France, porte le nom de son ami Roland Garros.

En novembre 1938, René de Narbonne  rendait hommage au pilote dans la Revue. « Le souvenir de cette matinée d’automne va rester dans l’histoire, car elle sera celle du dernier envol de Garros. Regardez-le, blotti dans sa carlingue, frileusement emmitouflé, son visage fatigué et amaigri illuminé par le regard. »

son histoire sur: http://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/le-souvenir-de-roland-garros/

lire aussi: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/1914-1918-franceinfo-y-etait-5-octobre-1918-la-mort-de-roland-garros_2859027.html

http://histoire08ardennes.over-blog.com/2017/12/roland-garros-pourquoi-une-stele-dans-les-ardennes.html

Suite de l’offensive française en Champagne-Argonne

Dans la nuit du 4 au 5 octobre, les autorités allemandes font détruire les approvisionnements en vivres et en munitions accumulés dans le massif des monts et dans les forts de Reims.
Le 6 octobre, au matin, Brimont, Bourgogne, Bétheny, La Pompelle, Beine et Moronvilliers sont évacués.
Les éclaireurs français ont conservé le contact avec l’ennemi. Tout donne à penser, au vu de la manière dont il se défend, aux incendies qui éclairent la nuit, dans la vallée de la Suippe, que le mouvement de repli allemand n’en est qu’aux prémices…
Le 6 octobre encore, le général von Bülow recule toujours.
Le 7, il est sur la Suippe, où les avant-gardes françaises de Gouraud lui enlèvent Pont-Faverger.
Les résultats engrangés lors de la bataille de Champagne, grâce aux actions menées par les 4e et 5e armées françaises et par la 1ere armée Américaine, sont des plus profitables. La ligne Hindenburg est disloquée, alors qu’une brèche de 70 kilomètres s’étend de Suippe jusqu’à la Meuse.
Les 1ere, 3e et 5e armées allemandes ont engagé toutes leurs réserves dans la bataille ; ces unités sont sur le point de s’effondrer.
Face au seul Gouraud, sur 13 divisions allemandes engagées, trois ont été détruites. Les 42e et 103e division, ainsi que celle de l’Ersatz bavaroise, ont abandonné, aux mains des Français, trois-quarts de leurs effectifs…
Trois divisions (+/- 45.000 hommes) sont anéanties…
Sept autres ont éprouvé des pertes considérables, mais luttent encore, avec des effectifs restreints, sans savoir combien de temps elles pourront encore « tenir ».
Pendant ce temps Reims est désenclavée, et cela, pour la première fois depuis 1914 !
L’ennemi est enfin refoulé à une distance de sécurité de 30 kilomètres de ses faubourgs.
Ce choc a un prix, à hauteur de… 27.000 prisonniers allemands pour 500 canons tombés aux mains des Alliés.

Effondrement de l’empire allemand

 5 octobre 1918 : le gouvernement allemand déclare accepter les quatorze points de Wilson tout en accordant une plus grande autonomie à l’Alsace-Lorraine, une manoeuvre pour conserver le Reichsland à L’Allemagne.

Photos prises le 5 octobre 1918

9/ Réf. : SPA 98 V 3191 Saint-Quentin, Aisne, les piliers intérieurs de la collégiale sont minés. 05/10/1918, opérateur Henri Bilowski.

À son arrivée à Saint-Quentin, l’armée Debeney découvre une ville en ruine et surtout piégée. Avant de battre en retraite rapidement, les Allemands pillent et détruisent les villes qu’ils occupaient. Ici, dans la collégiale de Saint-Quentin en partie détruite, les piliers ont été chargés d’explosifs par les soldats de l’armée Hutier. Il s’agit pour les sapeurs du génie de la 1re armée française de désarmer ces pièges.

Journal du samedi 5 octobre 1918

Des combats violents sont engagés dans la région de Saint-Quentin, entre Lesdins et Seguehart, où l’ennemi oppose une très forte résistance.
Plus au sud, nous avons pris pied sur la voie ferrée à l’est de Saint-Quentin et progressé en combattant à l’est du faubourg d’Isle. Nous avons fait 100 prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, nous avons enlevé Cormicy; nous bordons le canal entre Consenvreux et la Neuvillette. En Champagne, violente bataille. Nous avons élargi nos gains dans la région au nord de Somme-Py. Nos troupes se sont emparées de la crête du Blanc-Mont et de la ferme Medeah, à cinq kilomètres au nord-ouest de Somme-Py. 2800 prisonniers ont été dénombrés.
Les Anglais ont attaqué de Sequehart au canal, au nord de Bony, sur un front de treize kilomètres.
Ils ont pris Remicourt et Wrancourt, faisant plusieurs centaines de prisonniers, atteint les lisières de Montbrehain et les hauteurs au sud de Beaurevoir.
Ils ont forcé le passage du canal de l’Escaut à Gouy et au Catelet, s’emparant de ces deux villages et des hauteurs à l’est, en faisant un grand nombre de prisonniers. Nos alliés ont occupé Armentières. L’ennemi a été chassé de Lens.
Le prince Max de Bade devient chancelier allemand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1464/6 août 1918: un bâton de maréchal pour Foch

Des vaches errantes fournissent du lait à gogo rue Drouot

Le Figaro du 6 août 1918 relate une insolite aventure qui s’est déroulée rue Drouot à Paris. Trois vaches échappées d’un troupeau sont conduites dans la cour de la mairie du 9ème arrondissement. Les agents de police ont eu l’idée de les traire et se sont régalés de ce lait frais jusqu’à l’arrivée du conducteur du troupeau venu les chercher.

«D’où venaient-elles? Nous ne le saurons probablement jamais. L’une d’elles errait, la nuit dernière, autour de l’église de Notre-Dame-de-Lorette, toute seule. Elle avait l’air embarrassé d’une personne qui a perdu son chemin, et qui n’ose pas le demander. Un passant voulut la prendre par les cornes mais elle se rebiffa. Une grande timidité n’est pas inconciliable avec un certain amour-propre.

Alors d’autres passants survinrent, et l’on décida de la conduire, par gestes, dans la direction du poste de la rue Drouot. Des bras, des chapeaux, des mouchoirs s’agitaient autour de la vache qui, à force d’être détournée des directions diverses qu’elle voulait suivre, finit par prendre le seul chemin duquel on ne la détournât point, et fut ainsi amenée devant la cour de la mairie, où elle entra.

Deux autres vaches l’attendaient, arrivées là de la même façon. Et les agents entouraient ces prisonnières. Alors une idée leur vint.

Ils pensèrent que si les trois vaches étaient incapables de fournir aucune explication à la police, elles ne lui refuseraient certainement pas de lui faire cadeau d’un peu de lait. Et ils se mirent, fort poliment, à les traire. Les trois vaches, échappées d’un troupeau qui venait de traverser la rue Lafayette, étaient bientôt réclamées par leur conducteur. On lui rendit les trois vaches. Et les agents regardèrent partir avec un peu de regret, en vidant leurs verres, celles qui leur avaient fait connaître, pendant une nuit, les douceurs d’un régime lacté sans restrictions.» écrit Le Figaro du 6 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Un bâton de maréchal pour Foch

Lire aussi: https://www.histoiredumonde.net/Ferdinand-Foch.html

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Clémenceau  félicite Foch

« Mon cher Général et ami,

J’ai le très grand plaisir de vous annoncer que je soumettrai aujourd’hui même à M. le Président de la République le projet de décret ci dessous :

« Monsieur le Président,

Le décret du 24 décembre 1916 a fait revivre une première fois la dignité de Maréchal de France. J’ai l’honneur de soumettre à votre signature, au nom du Gouvernement, et, je peux l’affirmer, au nom de la France entière un décret conférant au général Foch cette haute récompense nationale.

À l’heure où l’ennemi, par une offensive formidable sur un front de 100 kilomètres, comptait arracher la décision et nous imposer cette paix allemande qui marquerait l’asservissement du monde, le général Foch et ses admirables soldats l’ont vaincu.

Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35 000 prisonniers, 700 canons capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliées jetées d’un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement que superbement exécutée par des chefs incomparables.

La confiance placée par la République et par tous ses alliés dans le vainqueur des Marais de St Gond, dans le chef illustre de l’Yser et de la Somme a été pleinement justifiée.

La dignité de Maréchal de France conférée au général Foch ne sera pas seulement une récompense pour les services passés. Elle consacrera mieux encore dans l’avenir l’autorité du grand homme de guerre appelé à conduire les armées de l’Entente à la victoire définitive.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

G. Clemenceau »

Vous comprendrez, mon cher ami, que j’aie voulu être le premier à vous annoncer cette nouvelle.

Je vous embrasse

G. Clemenceau. »

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/287/fiche/?

L’église de Ville-en-Tardenois bombardée

L’église  de Ville-en-Tarenois a été très endommagée lors du bombardement du 6 août 1918 et restaurée dans les années 1920 avec l’aide d’Etienne Moreau-Nélaton*.

http://ville-ferentardenois.com/tourisme-culture-patrimoine/leglise-sainte-macre/

Création d’une école du renseignement par les Américains à Langres

  • Une école de renseignements : officiellement créée le 6 août 1918, elle fonctionne depuis le 25 juillet à la caserne Carteret-Trécourt. Les cours dispensés enseignent aux officiers l’organisation de l’armée allemande, l’interrogation des prisonniers, l’exploitation de documents pris à l’ennemi et l’interprétation des photographies aériennes.

Création du cimetière de Bouilly (Marne)

Le cimetière militaire britannique de Bouilly a été créé en 1918 par les autorités françaises pour recevoir les corps des soldats britanniques, français, italiens et allemands tués dans le secteur au cours de la 2ème Bataille de la Marne entre le 18 juillet et 6 août 1918.
Les corps des soldats français, italiens et allemands ont été ultérieurement exhumés et regroupés dans d’autres cimetiètres.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/britanniques/bouilly.htm

L’abbaye d’Igny d’Arcis le Ponsart (marne) détruite

Le monastère d’Igny se trouve en plein front et le 6 août 1918, il est complétement détruit lors de la retraite allemande. Un aumônier militaire campant à proximité de l’abbaye a pu retrouver quelques objets de valeur et surtout la châsse contenant les reliques du bienheureux Guerric et il en avertit le cardinal Louis-Joseph Luçon.

Le blason de cet archevêque de Reims se trouve au-dessus d’une porte latérale de l’église donnant sur le choeur des moniales. Il est « d‘azur à un agneau pascal accompagné d’un M en onciale d’or dans le canton dextre. »

source: https://abbaye-igny.fr/historique/les-blasons

Duval (Bonnet rouge) condamné à mort

Au cours du procès qui débute le 29 avril 1918, le lieutenant Mornet, commissaire du gouvernement, reconnaît à Emile Duval « une culture profonde, une intelligence remarquable et un talent de plume véritable. » Les qualités indiscutables de « ce petit vieux aux allures discrètes de sacristain » sont malheureusement révélées tardivement et, âgé de cinquante ans quand il commence sa collaboration au Bonnet Rouge, Duval est un journaliste déjà aigri et plein de fiel contre cette société qui n’a pas su le reconnaître à sa juste valeur.

Le 11 mai 1918, Mornet réclame la peine de mort pour Duval.

Emile Duval est fusillé le 17 juillet 1918 pour “avoir reçu de l’argent de l’Allemagne”.

source: http://www.noisylesec-histoire.fr/2016/01/emile-duval-1864-1918-journaliste/

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile-Joseph_Duval

A Woippy ( Moselle) le curé et les cloches

Ordonnance pour la livraison des cloches qui devaient rester.
En vertu d’une ordonnance du 6 août 1918, les cloches, même celles qui étaient dispensées à cause de leur valeur artistique doivent être livrées. Une seule cloche de ces trois, qui pèsent 967 k., 1212 k., 1702 k., la plus petite qui donne le fa devra rester. Nous faisons tout le possible pour les conserver; mais ce sera bien difficile. M. le Kreisdirektor ne semble plus disposé à vouloir céder. M. le curé est décidé à écrire encore et à rendre visite à M. Schmitz, architecte préposé à la conservation des monuments d’art. Le Conseil autorise M. le curé à attendre, même au risque de perdre la prime promise de 1 Mark par kilo.

http://www.raconte-moi-woippy.net/paroisse/cures/bigerel.htm

Décès de Roland Garros, aviateur

Roland Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion et mort le 5 octobre 1918 dans les Ardennes près de Vouziers, est un aviateur français, pionnier de l’aviation.
Champion de France de cyclisme en 1906, Roland Garros est passé à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en avion en partant de Fréjus, en 7 heures et 53 minutes. À bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d’essence quand il se posa à Bizerte.

La Première Guerre mondiale le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.
Une panne le contraignit d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d’avoir pu détruire son avion
Il ne parvint à s’évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Évadés de Guerre et reprit vite sa place dans l’escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d’un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

source: https://www.camps-parachutistes.org/t2590-roland-garros-aviateur-francais

Journal du mardi 6 août 1918

Nos troupes, refoulant les arrière-gardes ennemies, ont continué leur marche victorieuses sur un front de 50 kilomètres en direction de la Vesle.
Sur notre gauche, nous bordons les rives sud de l’Aisne et de la Vesle, depuis Soissons jusqu’à Fismes, dont les Américains tiennent les lisières.
A l’est de Fismes, nous avons atteint la ligne générale nord de Courville, Branscourt, Courcelles, Champigny.
Nos reconnaissances de cavalerie opèrent le long de la voie ferrée de Soissons à Reims.
Sur certains points, notre progression a dépassé, en vingt-quatre heures, dix kilomètres. Plus de cinquante villages ont été délivrés en une seu1e journée.
Les Américains annoncent avoir pris, depuis le 18 juillet, 8.400 soldats et 133 canons.
La progression britannique s’est poursuivie dans le secteur d’Albert; nos alliés ont enlevé la majeure partie du terrain tenu par les Allemands à l’ouest de l’Ancre. Ils ont suivi l’ennemi dans son mouvement de retraite qu’avaient laissé prévoir différents indices.
Des patrouilles allemandes ont attaqué les Anglais dans le secteur d’Hébuterne. Elles ont été complètement repoussées.
Arkhangel a été occupée par les troupes alliées. L’Entente garde ainsi une porte ouverte sur la Russie.
En Macédoine, des détachements bulgares ont été repoussés près de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1292/15 février 1918: prisonnier, l’aviateur Roland Garros parvient à s’échapper

(son) Prisonnier, l’aviateur Roland Garros parvient à s’échapper

garros

Prisonnier pendant trois ans, Roland Garros ronge son frein et voit s’accomplir les exploits, souvent sanglants, des as de l’aviation. Il tente de s’évader par tunnel, par avion, mais échoue. Il y parvient finalement le 15 février 1918, déguisé en officier allemand.

Sa captivité l’a marqué. Sa myopie s’est aggravée et il doit se cacher pour se faire faire des lunettes. Clémenceau tente de le garder au sol comme conseiller, mais sa volonté de remonter dans un avion est trop forte et le « Tigre » cède. Après une formation aux nouvelles techniques de combat aérien, qui évoluent au rythme très rapide des changements technologiques, il est affecté au groupe de combat n°12. L’escadrille monte au front sur le terrain de La-Noblette-en-Champagne.

Roland Garros est redevenu un fin pilote et il remporte le 2 octobre sa quatrième victoire. Le 5, au matin, il quitte le terrain aux commandes de son SPAD XIII. Le lendemain, il s’en doute, ses camarades prévoient de lui fêter son anniversaire. Il aura 30 ans.

source: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/8-octobre-1918-la-fin-de-roland-garros_1762027.html

Proust écrit à son frère et parle des « embusqués  » et des Poilus

proust(…)Rien de tel dans cette lettre adressée le 15 février 1918 à son frère Robert et qui illustre, à cette occasion, l’antagonisme important existant à l’époque entre les “embusqués” et les “poilus”: une problématique sociale qui sera magistralement développée à travers la chronique du Paris en guerre dans le futur Temps retrouvé .

Affectueux et compatissant aux souffrances de son frère qui se bat sur le front italien, Marcel, exempt de mobilisation en raison de sa constitution fragile, a soin de lui donner le plus de nouvelles possibles de la maison, de sa santé, comme de celle de leurs amis communs. Passées en vente à Drouot il y a quelques années, une série de lettres inédites envoyées de 1916 à 1919 à Madame Fournier – la maîtresse de Robert – montraient déjà combien l’auteur de la Recherche admirait le courage de son cadet mais s’inquiétait sans cesse de son sort sans oser trop le materner par crainte de se montrer envahissant. Parmi ses phrases suant l’angoisse, on y lisait, notamment, celle-ci : “J’ai longtemps cru que “l’absence était le plus grand des maux”. Je sais maintenant que c’est le danger couru par ceux qu’on aime.”

Mon cher petit Robert

« Ceci est un simple post-scriptum à une lettre que je t’avais envoyée il y a une quinzaine de jours. Dans cette lettre je me rappelle qu’il y avait une phrase assez vague où je te disais que Flers devrait bien me donner la critique littéraire du Figaro. Or je vois que cette critique n’est plus à prendre, elle est donnée à Hermant. Si donc tu n’as rien dit à Flers, ne lui en parle pas puisque ce serait sans utilité aucune, Hermant la gardera et certainement toujours et le fera d’ailleurs très bien. De plus étant en très bons termes avec lui, je serais désolé d’avoir l’air de songer même à la lui enlever ! Jamais je n’aurais pensé à cette critique si j’avais su qu’il était question de lui. Je ne m’en doutais pas. Et d’ailleurs c’est sans importance n’en ayant parlé qu’à toi. Si jamais tu me récris – mais c’est déjà trop beau d’avoir eu ces mots de toi si inespérés, et si souvent relus, dis moi si “le cas échéant” tu accepterais d’avoir Lucien Daudet comme secrétaire. (Il avait organisé une machine des … à … où il avait beaucoup travaillé, puis il s’est brouillé avec ses collaborateurs, et M. Godard l’a recueilli à Paris. Mais il s’y ennuie et je crois qu’il aimerait être avec toi. Mais il n’est je crois qu’infirmier de 2e classe, et de plus comme il a 40 ans et est exceptionnellement intelligent je pense qu’il voudrait un travail un peu relevé. Mais je te dis tout cela selon l’expression courante “incidemment”.) Mes yeux font de plus en plus mal et le nombre de mes épreuves s’accroit au fur et à mesure, ce qui m’inquiète non pour ma vue mais pour la possibilité de terminer mon ouvrage. La maison va être un hôpital car nous attendons le mari de Céleste, atteint d’un état vague qui est soit la fièvre des tranchées, soit le paludisme, soit de la tuberculose. (…)

La suite sur https://www.franceculture.fr/emissions/la-boite-lettres/marcel-proust-son-frere-robert

https://largonnealheure1418.wordpress.com/2015/02/03/garros-aviateur-abattu-argonne/

 

Parution de Vogue

vogue

source: https://www.google.fr/search?q=15+f%C3%A9vrier+1918&safe=active&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=rQC-kqdHLd-YCM%253A%252CIILhHx1ZJVz4mM%252C_&usg=__7_nXHuZqYti3nOG4fDPymtiBJNE%3D&sa=X&ved=0ahUKEwj44oD4lMjYAhUHalAKHcS-B3YQ9QEIWjAM#imgrc=rQC-kqdHLd-YCM:

 

Journal du mercredi 15 février 1918

Une tentative ennemie sur un de nos petits postes au nord de Pargny-Filain a échoué.
Vives actions des deux artilleries dans la région à l’est de Reims.
En Champagne, dans le coup de main de la veille, des batteries américaines ont prêté un appui très efficace. Nos troupes ont organisé les positions conquises au cours de cette journée dans la région au sud-ouest de la butte du Mesnil. Le chiffre des prisonniers dépasse 150.
Nos batteries ont pris sous leur feu et dispersé un fort rassemblement ennemi signalé au sud de la Dormoise.
Sur le front britannique, les troupes canadiennes ont exécuté avec succès un coup de main sur les tranchées ennemies à Lens; elles ont infligé de nombreuses pertes aux Allemands, fait quelques prisonniers et capturé deux mitrailleuses.
Les pilotes britanniques ont exécuté quelques reconnaissances et lancé des bombes sur divers objectifs.
En Macédoine, activité réciproque des artilleries à l’ouest du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Sur le front italien, canonnade dans le val Giudicaria.
Les Italiens ont réussi quelques coups de main audacieux, et détruit un poste avancé ennemi.