Archives du mot-clé russie

(vidéo) Des prisonniers russes dans les mines

Dédié à la mémoire ouvrière de ceux qui ont travaillé dans les mines de fer de Lorraine, le musée de Neufchef rappelle le rôle joué par les étrangers. De 1915 à 1918, des prisonniers russes sont engagés massivement. Un épisode méconnu de la Grande Guerre.

Lorsque la guerre éclate, le départ massif des travailleurs italiens entraîne une baisse de près de 50% de la production des mines de fer de Lorraine. Pour faire face à cette pénurie, les autorités militaires allemandes décident, début 1915, de faire appel à une main d’œuvre forcée : celle des prisonniers de guerre. Les dizaines de milliers de soldats russes capturés chaque mois sur le front Est semblent constituer une réserve inépuisable. Au printemps 1915, les premiers convois de prisonniers arrivent en Lorraine. Ils vont très rapidement représenter 30% de la main d’œuvre, soit trois fois plus que dans le reste du Reich.

Encadré par des mineurs qualifiés, les Russes travaillent dix heures par jour. En plus des difficiles conditions de travail, ils sont parfois victimes de brimades. La vie dans les camps n’arrange rien. Pénurie alimentaire et absence de chauffage épuisent un peu plus ces hommes, particulièrement avec le rigoureux hiver 1916-1917 qui entraîne une vague de décès. Au printemps, la moitié des Russes n’est plus en état de travailler.

L’appoint apporté par les Russes est considérable. En 1916 et 1917, les mines de Lorraine retrouvent leur niveau de production de 1914. Mais l’arrêt des hostilités entre l’Allemagne et la Russie soviétique entraîne le départ de ces prisonniers au printemps 1918. Une perte soudaine d’effectifs qui ne permet plus de répondre aux demandes en minerai de l’industrie allemande.

1101/8 août 1917

Journal du mercredi 8 août 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie assez violente en Belgique, particulièrement dans le secteur de Bixchoote, et au nord de l’Aisne sur le front Hurtebise-Craonne. Aucune action d’infanterie.

En Champagne, nous avons effectué dans les lignes allemandes trois incursions qui nous ont permis d’infliger des pertes à l’ennemi et de ramener des prisonniers.
Sur la rive gauche de la Meuse, l’ennemi a prononcé une attaque sur nos positions entre le bois d’Avocourt et la cote 304. Nos tirs les ont forcés à rentrer dans leurs tranchées de départ.
Sur la rive droite de la Meuse, l’ennemi a prononcé une attaque sur nos positions du bois des Caurières. Une fraction qui avait réussi à prendre pied dans un élément de notre première ligne en a été rejetée par une contre-attaque.
Sur le front belge, canonnade, lutte de grenades vers Dixmude.
Rien d’important à signaler sur le front britannique.
En Macédoine, notre artillerie exécute des tirs de destruction dans la boucle de la Cerna.
Les Russes ont à nouveau rétrogradé à la frontière de la Bukovine et en Moldavie, au nord de Focsany. L’évacuation de Kamenetz a été prescrite.
Kérensky a formé son cabinet avec des socialistes, des progressistes et des cadets. Dans son discours inaugural au ministère, il a montré que la défense nationale devait être la première préoccupation du nouveau gouvernement.
Un sous-marin allemand ayant canonné un chalutier espagnol, la presse de Madrid montre à nouveau une vive irritation, et M. Dato a envoyé une protestation circonstanciée à Berlin.
Au cours d’une déclaration au sénateur Lewis, le président Wilson a dit que tous pourparlers au sujet de la paix seraient actuellement oiseux et qu’il serait le premier à adopter des initiatives dans ce but, quand l’heure lui semblerait venue.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

La mort de Raspoutine  raconté au Figaro le 8 août 1917

Dans la nuit du 29 décembre 1916, Raspoutine est assassiné au cours d’un guet-apens organisé par des aristocrates russes. Le Figaro publie, huit mois plus tard, dans ses colonnes le récit «exact» de cette nuit tragique.

«Le fameux Raspoutine aurait été assassiné à Pétrograd :Le Figaro annonce, dans son édition du 1er janvier 1917, la mort d’un personnage devenu depuis l’un des plus grands mythes du XIXe siècle. Proche et protégé de la famille impériale, connu pour son mysticisme et ses dons de guérisseur, beaucoup de légendes se sont accumulées autour du sulfureux personnage.

Au lendemain de la mort du moujik illuminé, des versions différentes sont publiées dans la presse russe et étrangère. Le Figaro se fait l’écho de ces comptes-rendus: Le Roussakaya Volia «rapporte que six personnes participèrent au souper, qui fut le dernier repas de Raspoutine. Ce journal affirme encore que les blessures furent apparemment produites par les armes de différents calibres, ce qui montre que la victime fut visée par plus d’une personne. D’après les flaques de sang trouvées dans le voisinage, on a pu établir que Raspoutine avait tenté de fuir et qu’il avait été abattu par une troisième balle. Ses assaillants lui attachèrent un corps très pesant aux pieds avant de le précipiter dans l’eau en haut du pont Petrovsky.»

Le festin de la mort

Le correspondant du Daily Telegraph à Petrograd donne une autre version de la mort de Raspoutine. «Celui-ci, lorsqu’il fut emmené en automobile, de sa maison à l’habitation de l’avenue Moska, fut rencontré par une bande de jeunes gens dont on connaît les noms. Il est probable, mais on n’en est pas certain, qu’il y eut quelques beuveries. On déclara alors à Raspoutine qu’il était condamné à mort et qu’il devait se tuer avec le revolver qu’on allait lui donner. Il s’empara de l’arme qu’on lui tendait et fit feu sur celui qui la lui avait présentée, le manquant et tuant un chien-loup qui se trouver là par hasard. Le revolver fut arraché à Raspoutine et un très jeune gens l’étendit raide mort sur place.»

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2016/12/29/26010-20161229ARTFIG00196-mort-de-raspoutine-le-recit-raconte-au-figaro-par-l-un-des-conjures-en-aout-1917.php

1035/3 juin 1917: les Russes en Haute-Marne: l’anarchie

Mutineries à la 170 ème division d’infanterie (suite)

http://www.chtimiste.com/regiments/mutineries/mutineries3.htm

Avant la bataille de Messines (Franche-Comté)

Le 3 juin 1917, les tirs de barrage sont momentanément stoppés, afin de permettre à l’observation aérienne britannique de pouvoir correctement identifier les batteries allemandes dissimulées au sol.

Une nouvelle interruption aura également lieu le 5 juin 1917. Cette dernière trêve permettra, entre autre, l’identification d’un plus grand nombre encore de batteries allemandes soustraites au regard des observateurs au sol.

La ligne de front avant la bataille de Messines (7 au 14 juin 1917)…

source: https://www.horizon14-18.eu/bataillemessines.html

Les Russes en Haute-Marne: l’anarchie

C’est ainsi que du 25 au 27 mai 1917 plus de 16 000 soldats russes débarquèrent dans les villages des cantons de Bourmont et de Saint-Blin, et plus particulièrement dans ceux qui étaient implantés le long de la voie ferrée. Après un trajet de plus de 9 heures, les soldats arrivent par petits groupes dans les villages pour loger dans des écuries et des granges.

La 1re division spéciale d’infanterie russe [5] est alors cantonnée dans le secteur de Bourmont pour la 1re brigade [6] tandis que la 3e brigade s’installe aux alentours de Saint-Blin [7].

Cette dernière brigade est dans sa majorité partisane de Kerensky, donc loyaliste, tandis que la 1re brigade semble gagnée au bolchevisme. Un des soldats russes raconte que peu après son arrivée à Goncourt le comité révolutionnaire se réunit sous la présidence de Baltais et que la séance est rapidement devenue houleuse avec les officiers à tel point que lorsque le colonel Netchvolodov [8] lui ordonne de se taire et de se mettre au garde à vous. Baltaïs lui répondit : « c’est à vous de vous lever et de vous mettre au garde à vous ». Le colonel se lève alors et déclare « je suis monarchiste » [9] avant de se retirer définitivement. Le soldat qui raconte cet épisode précise qu’ils n’ont jamais revu le colonel et qu’ils sont restés pratiquement deux mois sans commandement tandis que les officiers étaient partis loger quelques rues plus loin. Ils n’avaient plus aucune influence sur des hommes gagnés par les idées révolutionnaires.

Forcément l’arrivée de ces soldats souvent bruyants, portant un uniforme inconnu, parlant une langue étrangère, est diversement appréciée dans nos paisibles villages haut-marnais. A Goncourt, les soldats russes logent à l’entrée sud du village, au 31 rue du Moulin et les officiers au 28 rue de la Vaux. Globalement ils sont bien accepté par la population. Ce n’est pas le cas à Illoud où les femmes n’osent plus se rendre à Saint-Thiébault car des Russes désœuvrés rôdent en leur jetant des regards menaçants.

A Graffigny-Chemin et à Nijon, les villageois sont touchés par le sort injuste qui est réservé à ces soldats venus de si loin pour aider la France à combattre l’ennemi allemand. Pour une partie d’entre eux, ce sont des soldats en provenance d’un hôpital de la région parisienne et qui sont ici en convalescence et attendent leur retour en Russie. Il en est de même pour les militaires de la 3e brigade qui font peur à la population de Prez sous Lafauche.

A Saint-Blin, l’Etat major commandé par le général Volodia Marouchewsky [10] semble avoir moins de problèmes avec ses troupes. L’instituteur du village les décrit comme étant « d’une civilisation très primitive les russes mangent dans un énorme baquet avec des cuillères de bois. Ce sont de grands alcooliques buvant même l’eau de Cologne et la peinture à base d’alcool. » Ce n’est pourtant pas tout à fait ce que l’on pense à Goncourt où si les enfants sont étonnés de les voir manger avec des cuillères et des fourchettes en bois, les russes améliorent leur ordinaire en chinant des épices aux habitants et se pavanent « dans les rues avec des cannes au pommeau d’argent d’où pendent des bourses finement brodées » [11].

Mais la nouvelle installation est loin de satisfaire les vœux de la troupe et la colère gronde. Les hommes, fatigués des déplacements et des changements de cantonnements avaient demandé à être placés dans un camp doté d’infrastructures correctes or ils se trouvent être dans des conditions aussi précaires que précédemment [12].

« Saint Blin ressemble à un vrai camp de bohémiens à la tombée de la nuit. Tous très bons musiciens et excellents chanteurs se promènent nonchalamment dans les rues jouant mandoline ou accordéon. De jour ils sont couchés et toute la nuit ils se promènent. Aucune discipline. L’appel journalier est impossible. D’un tempérament paresseux, ils n’ont aucune énergie et pour la plupart illettrés, ils se laissent facilement entraîner. C’est le début de leur agitation révolutionnaire. Des conférenciers viennent essayer de les soulever. Batailles journalières et sanglantes entre les soldats à cocarde rouge et les autres. » Cette description fournie par l’instituteur de Saint Blin montre bien que les idées révolutionnaires sont ancrées dans les deux brigades même si elles se sont enracinées plus rapidement dans la 1re, peut être à la faveur des informations en provenance de leur pays comme l’affirme le maître d’école de Semilly. « Ces hommes assez corrects au début sont devenus indisciplinés surtout à la nouvelle de la révolution russe. L’autorité militaire a du les distancier pour éviter de graves inconvénients. La plupart d’entre eux étaient paresseux ».

Il y a surtout un véritable clivage : Si les russes blancs acceptent de continuer à se battre en France, les russes rouges veulent rejoindre leur pays et se battre pour la Révolution. C’est ce qui ressort du rapport du général de Castelnau [13] qui vient visiter les cantonnements dans la région le 3 juin 1917 : « c’est l’anarchie, il semble que tout ressort de la discipline militaire et toute tendance vers le bien soit abolie dans l’esprit et le cœur des soldats russes …. Je doute fort qu’il soit possible en France de leur rendre l’équilibre moral qu’ils ont totalement perdu. Il est indispensable d’envisager leur retour dans leur pays d’origine, dont ils disent avoir la nostalgie ».

https://www.histoire-genealogie.com/Les-russes-en-Haute-Marne-en-1917

La Une du Miroir consacrée au Chemin des Dames

Pétain favorise le sport

Dans une directive datée du 3 juin 1917, le général Philippe Pétain encourage même les pratiques sportives afin de reconquérir la confiance des hommes et empêcher les mutineries qui se multiplient.

http://www.france24.com/fr/20140611-grande-guerre-football-sport-roi-popularise-tranchees-coupe-monde-jules-rimet

Lettre d’un soldat  de la 12ème compagnie du 90 ème territorial

Chère épouse et parents,

Aujourd’hui samedi, je vous écris pour faire savoir que nous sommes toujours à Magnac à l’heure qu’il est. Nous ne sommes pas encore tous habillés, car dans le régiment que nous allons former qui est le 90ème territorial, nous sommes plusieurs classes 95-96-97-98 et 99 « qui est moi » des plus jeunes.

La réserve d’active a été composée comme nous de plusieurs classes. Ils sont partis aux environs de paris, tandis que nous, on dit que nous partons lundi sans savoirla direction. Tout reste secret, les uns disent que nous allons même en Afrique remplacer la troupe qui est rentrée, les autres à la Rochelle ou à paris dans les forts. On dit même que nous allons faire les moissons dans la Champagne et c’est là que nous allons boire du bon vin.

J’ai vu Lucien le même jour dans la soirée qui venait d’arriver. Nous sommes à peu près fini d’habiller… nous on s’est habillé à notre guise, personne ne nous dit rien.

On se couche dans la paille et on dort ; puis on mange comme des cochons. On pourrait aller coucher chacun chez soi en attendant l’ordre du départ ;

Moi, je suis à la 12ème compagnie. Il y a encore deux ou trois classes de réserve d’armée active à rentrer qui viendra nous dépasser en chemin. Nous nous sommes des bons et ne vous pas de mauvais sang car si vous nous voyiez, on s’en fait guère, nous !Je vous écris couché sur l’herbe sortant de faire un somme. Ne vous faites pas de mauvais sang et à bientôt .

Je vous embrasse

https://centenaire1418hautlimousin.jimdo.com/lettres-des-poilus/lettres-de-poilus-et-des-familles/

 

Carnet du dimanche 3 juin 1917 à travers Le Miroir

Activité des deux artilleries dans la région au nord de Laffaux vers Hurtebise et sur le plateau de Californie et de Craonne.
Depuis le 16 avril, le nombre des prisonniers faits par les troupes franco-anglaises sur le front occidental dépasse 52.000 dont plus de 1000 officiers. Parmi l’énorme matériel pris sur l’ennemi pendant ce même laps de temps se trouvent 446 canons lourds et de campagne, un millier de mitrailleuses et un chiffre considérable de canons de tranchées.
Cinq avions allemands sont tombés en flammes ou se sont écrasés sur le sol à la suite de combats avec nos pilotes.
Sur le front d’Orient, dans la région de Lumnica, l’ennemi avait réussi à prendre pied momentanément dans un élément de nos tranchées : il en a été rejeté.
M. Isvolski, ambassadeur russe à Paris, a démissionné.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

 

 

1011/10 mai 1917: la tragedie du Mont Cornillet (suite)

Journal du jeudi 10 mai 1917 à travers Le Miroir

Vive lutte sur le chemin des Dames, où l’ennemi a tenté en divers points de nous rejeter des positions que nous avons précédemment conquises. Ses attaques ont été partout repoussées.
Il a subi de sanglants échecs dans la région de Cerny, de la Bovelle et du monument d’Hurtebise.
Plus à l’est, un puissant effort a été tenté sur le plateau de Californie. Les vagues d’assaut allemandes, fauchées par nos barrages et nos mitrailleuses, ont, à plusieurs reprises, et malgré des pertes considérables, renouvelé leurs attaques pour nous rejeter de cette importante position. L’ennemi a pu prendre pied un instant sur le saillant nord-est du plateau, mais une charge à la baïonnette de nos troupes l’a refoulé en désordre. Nos positions ont été intégralement maintenues. Nous avons fait en tout 200 prisonniers.
Nous avons enlevé les tranchées de première ligne allemandes sur un front de 1200 mètres au nord-est de Chevreux : 160 prisonniers sont restés entre nos mains.
Au nord-ouest de Reims, une opération de détail, sur un front de 400 mètres, nous a permis de faire 100 prisonniers.
Les Anglais ont évacué Fresnoy ; ils ont repoussé l’ennemi près de Bullecourt.
Canonnades au nord-ouest de Saint-Quentin, vers Vaucourt et Arleux.

 Les officiers russes, en France, dans l’espectative

Singulière situation, celle des officiers russes attachés, à Paris, aux diverses commissions interalliées. Ils ne reçoivent plus de nouvelles de leur famille ni de leur pays. Ils savent uniquement de la révolution ce que nos journaux en laissent connaître. Les voilà bien informés ! L’un d’eux disait devant moi d’un ton gouailleur : « Donc, nous avons quatre gouvernements : le provisoire, le tsariste, la Douma, les Comités ouvriers. Et encore ces derniers sont-ils scindés par un schisme. »

Extrait de correspondances conjugales

Parution du Pays de France

La tragédie du Mont Cornillet (suite)

.Le 10 mai, une photographie aérienne permit de découvrir les entrées du tunnel et d’autres clichés permirent de repérer une bouche d’aération que les allemands déblayaient après chaque bombardement.
Cet infirme objectif est donné à une pièce de 400 pour l’attaque du 20 mai tandis que la seconde pièce de 400 tire trente six coups à raison de douze obus par entrée de galeries; en même temps 8 000 obus à gaz seront tirés sur les entrées du tunnel par l’artillerie de campagne.
Le tir commence le 20 mai à 6 heures, observé par le lieutenant aviateur Léon qui reste trois heures au dessus de l’objectif, à faible altitude, malgré une D.C.A. nourrie. A l’intérieur des tunnels se tenaient deux commandants de bataillon, six compagnies d’infanterie, deux compagnies de mitrailleuses, quatre pelotons de pionniers, des postes de secours et une station radio, soit plus de mille hommes appartenant au 476e I.R. de la 242e D.I. allemande.
Le 20 mai à midi, un obus de 400 perfora la voûte de la galerie Est au niveau de la cheminée d’aération et en effondra une partie.Le monoxyde de carbone dégagé par l’explosion, s’ajoutant à l’action des obus à gaz tombant près des entrées, provoqua la mort de plus de 400 soldats allemands, dont les cadavres furent trouvés entassés sur quatre ou cinq épaisseurs à proximité des entrées et dont 265 furent exhumés en août 1974 seulement par des jeunes soldats allemands de la Bundeswehr.
L’horreur de cette tragédie fut même cachée par la propagande française, puisque ‘l’Illustration » du 4 août 1917 ne parle que de la mort de deux chefs de bataillon et de soixante soldats allemands, tués par l’explosion d’un obus de 400. »
document passionnant:

Un cadeau américain au maréchal Joffre

10 mai 1917. La ville de New-York offre une réplique en or d’une miniature de la statue de la liberté  au maréchal Joffre.

Source: http://centenaire.org/fr/autour-de-la-grande-guerre/la-fayette-nous-voila-exposition-au-musee-de-larmee

 

993/22 avril 1917: les mascottes des soldats russes en Champagne

Du côté du Chemin des Dames

Le 22 avril : il est décidé d’arrêter toute offensive massive au profit d’offensives partielles

Le 29 avril : remaniement dans l’état-major. Le général Mangin est relevé de son commandement.

Le 30 avril : l’offensive reprend sur les Monts de Champagne.

Le 4 mai : le 18e régiment d’infanterie se lance à l’attaque du village de Craonne à 18 h. Cette attaque surprend les Allemands, le rebord du plateau de Californie est pris.

Le 5 mai : le 18e régiment d’infanterie attaque avec le 34e régiment d’infanterie pour consolider les positions sur le plateau. Les Français réussissent à prendre pied sur le plateau mais ne peuvent déboucher sur l’Ailette. Les pertes s’élèvent autour de 800 hommes pour le 18e régiment d’infanterie entre le 4 et le 8 mai et plus de 1 100 hommes pour le 34e régiment d’infanterie. La Xearmée attaque les plateaux de Vauclair et des Casemates. Le même jour, une offensive est lancée sur Laffaux par le 1er Corps d’armée coloniale : les ruines du moulin sont prises.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

Avec le 41 ème RI en Champagne

A peine installé, le 22 avril 1917, à 11h15, le 3eme bataillon subit une violente contre-attaque allemande qui réussit à pénétrer dans les tranchées de la 10eme compagnie; mais, vers 18 heures, toutes nos positions sont reprises. L’affaire a été menée avec énergie et entrain. L’ennemi a laissé de nombreux morts et une trentaine de prisonniers entre nos mains. Le sous-lieutenant Serrant, qui a vigoureusement conduit une contre-attaque de la 10eme compagnie, est fait chevalier de la Légion d’honneur. Il nous faut, hélas! déplorer la mort du lieutenant-colonel Mézières, tué au moment où il se portait sur le lieu de l’action pour prendre lui-même la direction des contre-attaques. Il est remplacé par le lieutenant-colonel Lemoine.

Pendant les jours qui suivent, le 41eme encaisse des bombardements qui lui feront beaucoup de mal, et c’est un peu épuisé dans ce secteur à trous d’obus, où le ravitaillement, quand il peut venir, n’arrive qu’une fois, la nuit, que, le 30 avril 1917, le 41eme participe à l’attaque générale du corps d’armée. C’est néanmoins avec un entrain remarquable que les 2eme et 3eme bataillons se lancent, à 12h40, à l’assaut de la cime du Mont-Haut; mais ils sont arrêtés net par les mitrailleuses ennemies que l’artillerie n’a pas détruites; le 3eme bataillon a toutefois à son actif quelques éléments de tranchée pris sur l’ennemi. Le lieutenant Bertin-Maghit, avec un détachement spécial, enlève un ouvrage allemand qu’il nettoie et où il fait plusieurs prisonniers.

source: http://www.41emeri-1418.fr/index.php/la-guerre-du-41eme/historique-sommaire-du-41eme/1917/17-avril-au-3-mai-1917

Les mascottes des soldats russes en Champagne

ours

(Le Miroir n°178- 22 avril 1917- p15)

source: http://simon-rikatcheff.over-blog.com/2015/01/mascottes-brigades-russes-speciales.html

L’honneur retrouvé du Chemin des Dames + vidéo

poilu

Le 16 avril 1917, il avait neigé la veille. La boue était partout. Dans la vallée de l’Aisne, en contrebas, les troupes françaises se lancent à l’assaut de la crête, 140 m plus haut, sur laquelle défile aujourd’hui comme un ruban gris, la route départementale du Chemin des Dames. Comme sur toute la ligne de front, les Allemands, depuis leur retraite en bon ordre de l’automne 1914, se sont installés dans les meilleures positions, sur les hauteurs. Le Chemin des Dames forme une sorte de petit massif calcaire posé entre la vallée de l’Aisne et la vallée de l’Ailette. On est à 30 km au nord de Reims. Et depuis ce petit massif, l’artillerie lourde allemande peut pilonner la ville du sacre des rois de France. L’idée du général Nivelle est d’enjamber le plateau du Chemin des Dames par une attaque surprise, précédée d’un déluge d’artillerie, de débouler en 48 heures sur la vallée de l’Ailette, et de percer le front ennemi. L’armée française, qui sort victorieuse de Verdun, veut y croire.

En face, les Allemands ont creusé le massif calcaire

Elle a massé là, devant les crêtes allemandes, un demi-million d’hommes. Ses meilleures unités. Mais en face, personne ne le sait encore, les Allemands ont creusé le massif calcaire de grottes, ont camouflé des abris bétonnés, une sorte de mini-mur de l’Atlantique avant l’heure. Le 16 avril sera une gigantesque hécatombe.

la suite sur http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/14-18-l-honneur-retrouve-du-Chemin-des-Dames-620278

Journal de guerre du dimanche 22 avril 1917 à travers Le Miroir

Entre Somme et Oise, actions violentes des deux artilleries, notamment dans la région au sud de Saint-Quentin.
Entre l’Aisne et le chemin des Dames, nous avons poursuivi nos progrès sur le plateau au nord de Sancy. Une lutte à la grenade nous a permis de gagner du terrain dans le secteur de Hurtebise. Par quatre fois, nos tirs de barrage ont brisé des tentatives faites par l’ennemi pour déboucher des tranchées au nord de Braye-en-Laonnois.
Canonnades assez vives dans la région de Reims et en Champagne.
Du 9 au 20 avril, le chiffre des prisonniers allemands faits par les troupes franco-britanniques dépasse 33000. Le nombre des canons capturés est de 330.
Les Anglais se sont emparés de Gonnelieu, à l’alignement des positions qu’ils tiennent plus au sud. Un parti ennemi, qui tentait de pénétrer dans leurs tranchées près de Fauquissart, a été repoussé.
Les armées britanniques ont également remporté des succès en Mésopotamie, près de Samarra, où le général Maude a fait plus de 1200 prisonniers, et aux abords de Gaza.
Le cabinet portugais, présidé par M. d’Almeida, a démissionné.
Les grèves se multiplient en Allemagne dans les usines de munitions, à Berlin, Essen, Nuremberg, Magdebourg, etc.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Sur la côte 108 le 21 avril 1917

J’ai retrouvé son livret matricule ( AD du nord) et j’ai donc pu constater qu’on lui avait attribué cette décoration suite à une action
effectuée le 21 avril 1917, à la côte 108.
.Selon le journal de marche du régiment, le 21 avril à quatre heures du matin, une mine allemande saute à la carriére de la côte 108, causant une perte de 196 hommes (liste nominative des 46 tués et disparus dispo si qqun le désire) du 6eme,7eme escadron et mitrailleurs du 2 éme bataillon.
.Aprés l’explosion,les allemands tentent une sortie de la carriére.cette attaque est repoussée par le13 éme chasseurs cyclistes et par le 7 eme escadron qui fait un prisonnier du 140eme rgt d’infanterie..
Il était un des mitrailleurs du 2 éme bataillon et a été décoré suite à son courage pendant ce combat..

voir le blog

955/15 mars 1917: Hippolyte Morestin, le médecin des gueules cassées

Journal de guerre du mercredi 15 mars 1917 à travers Le Miroir

Au cours de la journée, nous avons continué à progresser à la grenade dans la région de Maisons-de-Champagne, malgré un violent bombardement de l’ennemi qui a fait usage d’obus lacrymogènes.
Sur la rive gauche de la Meuse, l’artillerie française a exécuté des tirs de destruction sur les organisations ennemies. Un observatoire a été détruit près de Montfaucon.
Sur le front belge, violente lutte de bombes dans la région de Steenstraete~Hetsas.
Les Anglais ont avancé leur ligne, au nord de l’Ancre, sur un front de 2500 mètres au sud-ouest et à l’ouest de Bapaume. Une nouvelle progression a été également réalisée sur un front d’environ 2 kilomètres au sud-ouest d’Achiet-Le-Petit. Les troupes britanniques ont pris possession d’environ 1000 mètres de tranchées au sud-ouest des Essarts {nord-ouest de Gommécourt).
Un raid ennemi au nord-est d’Arras n’a pu parvenir jusqu’à leurs lignes.
Nos alliés ont exécuté un coup de main sur les tranchées allemandes à l’est d’Armentières.
Le vapeur américain Algonquin a été torpillé par un sous-marin allemand. L’équipage a été sauvé.
La Chine a proclamé la rupture avec l’Allemagne.
Le général Lyautey, ministre de la Guerre, donne sa démission.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars17.html

(video) Russie: abdication du tsar Nicolas II

capture-decran-2017-02-16-a-15-50-15

Le tsar fut contraint à l’abdication le 15 mars 1917. Le même jour un gouvernement provisoire fut mis en place. Cette révolution russe allait voir la Russie se retirer  progressivement du conflit.

A lire et voir sur http://guerre1418.org/html/thematiques_revolution.html

Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Fin_du_régime_impérial_en_Russie

Sur le front Alsace-Vosges: expérimentation de torpilles à gaz

Le 15 mars 1917, les Allemands expérimentent pour la première fois des torpilles de Minenwerfer de 77 mm à gaz, faisant une douzaine de tués et intoxiqués dans la compagnie 2/13 du Génie et le 245ème R.I. Le 27 juin, la 26ème division de Landwehr wurtembergeoise déclenche sur un front de 8 kilomètres englobant le HWK, l’opération « München », précédée par des tirs de 78 pièces d’artillerie et accompagnée par des avions mitrailleurs.

http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/1GM_combats_alsace/front_alsace_vosges_3.php?parent=62

Un cargo allemand coulé

Initialement baptisé « Whinfield », le cargo allemand de 2 300 tonnes « Elsa Koppen » arrive à Nice où il est surpris, pendant son escale, par l’ordre de mobilisation des armées françaises. Il y est capturé le 3 août 1914. Rebaptisé « Balaguier » il coule le 15 mars 1917. La petite vingtaine de membres de l’équipage est internée à Nice, puis sur les îles au large de Marseille, à Casabianda (Corse), à Uzès (Gard) et arrive finalement à l’Ile Longue au cours de l’année 1916.

source: http://www.ilelongue14-18.eu/?Le-cargo-allemand-Elsa-Koppen

Parution de La baïonnette

089

b_1917_089_leroyLEROY
– Mais, vous serez mon filleul, deux plats seulements !
– Nous nous rattraperons sur le dessert…

b_1917_089_bofa

GUS BOFA
CRI DU COEUR !
– Ces pauvres Français ne pourront plus manger que deux plats
– TOUS les jours ?

5 mars 1917 Jeanne Antoinette Dufays veuve Tichelly fusillée au polygone de Vincennes

De père français et de mère allemande, elle était femme de chambre dans plusieurs hôtel en France : hôtel Meurisse et en 1915 à Mannheim au Grand Hôtel. Espionne active, en France, elle se faisait embaucher pour 8 jours dans des usines d’armement et fréquentait les techniciens et ingénieurs de l’usine. Elle transmettait ses rapports en Suisse. La douane de Pontarlier l’a arrêté et une perquisition fructueuse était faite à son domicile, hôtel de la marine, 52 Bd Montparnasse.

source: http://www.livresdeguerre.net/forum/contribution.php?index=50965

Hippolyte Morestin, le médecin des gueules cassées

pho614a51c4-488d-11e4-9b6c-208ab05855cd-805x453

Article paru dans Le Figaro du 15 mars 1917.

Durant la Première Guerre mondiale, des pionniers de la chirurgie maxillo-faciale, tels Harold Gilles en Angleterre et Hippolyte Morestin en France, expérimentent des méthodes pour soigner les blessures aux visages.

Au cours du conflit 14-18, on évalue à environ 11 à 14% des blessés au visage dont 15 000 grands blessés de la face. La chirurgie réparatrice naît lors de la Grande Guerre. De grandes avancées ont lieu dans ce domaine. En effet, devant la multiplication des blessures de la face (la tête étant très exposée dans la guerre des tranchées), les médecins inventent et développent des procédés de plus en plus sophistiqués en matière de chirurgie maxillo-faciale. Les blessures se composent de fractures complexes (mâchoires) et de perte de tissus, de peau ou de muscles. 

Le 13 mars 1917, le Dr Morestin présente devant l’Académie de médecine ce qu’il appelle les «autoplasties par jeu de patience»* c’est-à-dire qu’il remplace la partie détruite à l’aide de tissus récupérés dans les plaies. Hippolyte Morestin est en charge du service des mutilés de la face à l’hôpital du Val-de-Grâce.

*Les gueules cassées de Martin Monestier, Le Cherche midi (2009) 

Le haut intérêt de la séance 13 mars 1917, c’est la «lecture» faite à la tribune de l’Académie par le docteur Hippolyte Morestin, chirurgien des hôpitaux, professeur agrégé à la Faculté de médecine, médecin major de 1ère classe au Val-de-Grâce où il s’occupe, comme on sait, de restaurer la face de nos blessés de guerre mutilés du visage. J’emploie le mot lecture parce qu’il est consacré. Il est ici tout à fait impropre. M. Morestin a parlé, avec une extrême simplicité, des méthodes qu’il emploie journellement dans son service; et il a montré soixante de ses opérés chacun d’eux portait un petit album photographique montant d’abord l’état du visage au moment de l’entrée dans le service, et puis toutes les étapes de l’amélioration progressive. Cela valait, comme on pense, les plus beaux discours.

J’ai rarement vu spectacle plus émouvant que celui de ces visages fendus, déchiquetés, écrasés, creusés de trous, informes, aux rebords en lambeaux épais, infiltrés, meurtris, littéralement monstrueux.

C’est l’horreur même, une horreur sacrée; ces soldats de France ont donné plus que leur vie. Et l’on se demande comment des êtres humains, pour servir les ambitions des princes qui ont déchaîné cette guerre, osent attenter pareillement à la noblesse de la figure humaine. Mais sur les pages qui se suivent aux feuillets de l’album, voici que progressivement renaissent l’ordre et la symétrie et la beauté antérieure par l’art merveilleux du maître chirurgien.

Et l’expression de ces pauvres visages! À la première image, les yeux, où flambait hier l’ivresse héroïque du combat, disent l’effarement et une détresse sans nom. Sans doute, un miroir leur a révélé l’immensité de leur disgrâce. Mais à mesure que les interventions successives amènent leur bienfait, l’espoir renaît sur tous ces traits remis en harmonie, l’immense espoir d’inspirer autre chose qu’une pitié douloureuse, de retrouver l’accueil sans effroi d’un enfant, et l’amour joyeux d’une femme. Devant ces spectacles nombreux et divers, de l’ingéniosité humaine restaurant, souvent à la perfection, ce qu’avait abîmé la barbarie, l’Académie entière, profondément émue, a salué d’applaudissements prolongés le jeune opérateur qui, descendant de la tribune, rassemblait la troupe de ses soldats guéris.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/23/26002-20141023ARTFIG00096-hippolyte-morestin-le-medecin-des-gueules-cassees.php

948/journal du 8 mars 1917

Journal  du jeudi 8 mars 917 à travers Le Miroir

Entre Oise et Aisne, nous avons exécuté un coup de main sur les tranchées adverses de Quennevières et ramené 15 prisonniers.
En Argonne, dans la région du Four-de-Paris, nous avons fait exploser une mine dont nous avons occupé l’entonnoir.
Sur le front de Verdun, nos batteries ont pris sous leur feu des détachements ennemis à la lisière nord du bois de Malancourt.
Les Allemands ont tenté plusieurs coups de main au nord-est de Flirey. Au bois Bouchot (nord de Saint-Mihiel) et vers Ammertzwiller : nos tirs de barrage ont arrêté net l’ennemi et lui ont infligé des pertes.
Les troupes anglo-indiennes, continuant leur marche en Mésopotamie, sont à 14 kilomètres de Ctésiphon, soit à 64 kilomètres de Bagdad. Les Anglo-Egyptiens ont obtenu un nouveau succès sur les Turcs dans la région du Sinaï. Les Russes ont poussé assez loin en avant d’Hamadan, en Perse. Ils se sont emparés du col d’Asade-Abad.
Le contre-torpilleur Cassini a été coulé en Méditerranée par un sous-marin ennemi. Il y a 127 victimes.

Les femmes manifestent à Petrograd

Le 8 mars 1917 (23 février dans le calendrier russe), les femmes manifestent à Petrograd pour réclamer du pain et le retour des soldats du front. C’est le premier jour de la Révolution russe. Les mots d’ordre sont : « Du pain ! », « À bas la guerre ! », « À bas l’autocratie !  ».C’est à contre coeur que les différents partis révolutionnaires suivent le grève et la manifestation. C’est une manifestation spontanée, sans leadeure (ils sont tous exilés ou déportés) qui déclenche la grande révolution russe. On connaît la suite, elle est dans tous les livres d’Histoire.

source: http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1826

lire aussi http://www.bonjourdefrance.com/exercices/contenu/comprendre-lorigine-du-8-mars.html

http://npa29.unblog.fr/2015/03/09/journee-des-femmes-la-veritable-histoire-du-8-mars-cnrs/

Fonte des neiges à Paris

Guerre 1914-1918. La fonte des neiges à Paris, le 8 mars 1917.

Guerre 1914-1918. La fonte des neiges à Paris, le 8 mars 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

Parution de la baïonnette

md15465987317