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1182/28 octobre 1917: « Agriculteur, semez du blé »

« Agriculteur, semez du blé »

Car le bon fonctionnement de l’agriculture, le maintien des récoltes et des rendements est une nécessité tant pour les civils que pour les militaires. C’est ce que prouve cet article, paru dans l’Express du Midi du 28 octobre 1917 :

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la Société archéologique du Gers et les écrivains publics du Gers se sont associés pour vous faire découvrir la chronologie des événements marquants de la Grande Guerre, tels qu’ils ont été vécus par les Gersois, au travers des grandes batailles qui l’ont émaillée.

« Agriculteurs, semez du blé ! Le gouvernement vient de décider que le blé de la récolte 1918 sera payé au moins 60 francs le quintal. Sur toutes les terres favorables, intensifiez donc la culture du blé. Partout, semez du blé et vous contribuerez puissamment à gagner la dernière bataille. Dans cette guerre qui se prolonge, les facteurs du succès final sont à la fois d’ordre militaire et d’ordre économique. Et, comme le sang de nos héros, le blé combat aussi pour la Victoire ! Gascons, restés fidèles à la plèbe, vous n’avez pas plus besoins que vos frères mobilisés, de vaines exhortations. Depuis le début de la sanglante tragédie, tous, vous n’avez cessé de témoigner de quel dévouement patriotique vous êtes capables. Continuez à montrer à nos ennemis que l’armée du sillon ne cède en rien à celle des tranchées ! Et que vos prochaines semailles préparent la moisson de la Victoire ! A l’œuvre donc, agriculteurs du Gers ! Semez du blé : c’est pour la France ! »

L’agriculture devient donc elle aussi un acte patriotique et, l’optimisme de cet article est-il seulement un effet de style visant à soulever l’adhésion des lecteurs ? Pas sûr… car, en cette fin d’année 1917 et avec l’arrivée des Etats-Unis sur la scène des combats, la donne semble changer…

source: https://lejournaldugers.fr/article/22889-il-y-a-cent-ans-automne-1917-lavenir-seclaircit

Octobre au 28 ème RI

28 Octobre
(Dimanche)Assez forte action d’AT boche sur nos premières lignes. Notre artillerie riposte. Notre patrouille devant CRD, continue à cisailler le réseau boche devant PP 94.60.
Un coup de main sur Arva est prescrit par le général de Division et la journée est en grande partie consacrée à le préparer.
Nuit calme. Notre patrouille du CRD [évente] une embuscade boche installée en tenaille devant PP ennemi 94.60 et rentre sans être trop inquiétée.

29 Octobre (Lundi)

Journée marquée par la préparation d’artillerie AT et AC, en vue d’un coup de main sur Arva, Brèches devant Arva et brèches de diversion par AT. Réglages et tirs d’aveuglement par l’AC. Le Boche réagit de façon assez intense par minen et torpilles.

Pertes :2 tués

Desmonts, Léger, 11e Compagnie (1).
4 blessés
Grard (11e) (2), Lefebvre M, 6e, Carlin, sergent CM2, Huau, 9e.


Dans la soirée, une reconnaissance de la 11e compagnie sort pour vérifier les brèches faites par notre tir de destruction. Constatations satisfaisantes : un nouveau tir de destruction est cependant jugé nécessaire.
La 2e compagnie (compagnie Emo) qui occupe les Carrières de Grand Séraucourt est appelée à Ham par ordre du général commandant le 3e CA pour y assurer divers services. Elle est remplacée aux Carrières par une compagnie du 119e RI.
En Belgique, notre attaque, commencée le matin, s’est développée au cours de la journée, avec un plein succès. De part et d’autre de la route d’Ypres à Dixmude, nos troupes ont enlevé toutes les positions allemandes sur un front de 4 kilomètres et une profondeur moyenne de 2, en dépit de la résistance opiniâtre de l’ennemi, qui a subi des pertes très élevées. Nous avons atteint à droite les lisières ouest de la forêt d’Houthulst et conquis les villages de Verdrandesmis, d’Ashoolt, de Merken et Keppe, ainsi qu’un grand nombre de fermes solidement fortifiées.

l’article complet sur http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la Section photographique et cinématographique de l’armée

En mars 1917, les troupes allemandes procèdent à un large repli stratégique de leurs forces présentes en Picardie. Baptisée Alberich, cette opération est lourde de conséquences pour la région car, avant son départ, l’armée allemande détruit de nombreux châteaux, églises, routes, ponts, usines ou fermes, emportant à jamais un part notable du patrimoine, souvent ancien. La Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) est mobilisée pour dresser un inventaire en images des dégâts subis par le territoire picard, réalisant une importante production photographique et cinématographique qui d’une part, contribue à l’œuvre de restauration menée après la guerre et, d’autre part, alimente la propagande contre l’Allemagne, jugée seule responsable des ruines.

source: https://insitu.revues.org/11012

Lettre envoyée le 28 octobre 1917

Ma chère Alberte Je viens de recevoir ta gentille carte qui m’a fait bien plaisir d’avoir de tes bonnes nouvelles, je te remercie beaucoup. Nous sommes toujours dans notre camp d’instruction jusque le 5, nous sommes dans une ferme dans les champs et loin de tout pays. Je t’assure qu’en ce moment j’ai un rude cafard mais bientôt je crois qu’il se passera car j’espère que dans trois semaines j’aurai ma perm, c’est bien long quatre mois sans revoir ceux que l’on aime, j’espère qu’Adrien sera encore là et que je pourrai le voir. Comme toi j’ai reçu des nouvelles d’Alfred ainsi que de Charles, il me dit que son moral n’est pas très bon mais tout le monde en a assez et je ne sais quand nous verrons la fin. Je vois que tu te plais bien où vous êtes et bien plus tranquilles qu’avant. Bien le bonjour à toute ta famille ainsi qu’aux amis qui te parleront de moi. Je te quitte ma chère Alberte en vous embrassant tous bien affectueusement. Reçois ainsi que la famille mes sincères amitiés. Un ami qui ne vous oublie pas Camille Je t’écrirai plus longuement demain.

source: http://istockfile.prsmedia.fr/uploads/20170905153914_c6fa6e5eaf6a504df9b95a7f0e77f847.pdf

La Révolution russe à travers des dessins d’enfants

source: https://fr.rbth.com/art/histoire/2017/05/01/la-revolution-russe-a-travers-des-dessins-denfants_753014

Journal du dimanche 28 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, faible activité de l’artillerie ennemie. Nous avons réalisé de nouveau progrès en avant de l’éperon de Chevregny et occupé, plus à l’est, la ferme Froidmont.
La lutte d’artillerie a été vive au cours de la journée dans la région des Monts et sur la rive droite de la Meuse.
En Macédoine, à la suite de nouveaux raids dans la vallée de la Strouma, au sud de Serès, les troupes britanniques ont capturé une mitrailleuse et ramené 60 prisonniers, dont 2 officiers.
La flotte allemande a bombardé plusieurs points de la côte d’Esthonie.
Sur le front du Carso, les Autrichiens ont poursuivi leurs avantages et s’efforcent d’atteindre le débouché des vallées.
Le cabinet espagnol a démissionné.

 

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1180/26 octobre 1917: résumé historique de la bataille de la Malmaison (Aisne)

Résumé historique de la bataille de la Malmaison (Aisne)

http://chapelle.ste.berthe.over-blog.com/pages/Resume_historique_de_la_bataille_de_la_Malmaison-2681619.html

lire aussi http://20072008.free.fr/journee122007malmaisongeneraux17doc3.htm

voir aussi http://maquettes.delavallee.net/fiche_diorama.php?id=68

Passchendaele (26 octobre au 10 novembre 1917)Enseignements douloureux tirés de la boue et du sang versé en Belgique

Les Canadiens ne voulaient pas aller à Passchendaele. Ils avaient déjà vécu l’expérience du saillant d’Ypres, en Belgique, et craignaient la tâche quasi impossible qui les attendait.

Les Britanniques, sous les commandes du général Sir Douglas Haig, se démenaient dans les champs boueux de la région depuis l’été 1917. En juin, ils firent exploser près d’un million de tonnes d’explosifs enfouis sous les lignes allemandes à la crête de Messines. Le 31 juillet, ils lancèrent officiellement la troisième bataille d’Ypres. La contre-attaque allemande musclée, comme toutes les autres, freina les ardeurs des Britanniques pendant le mois d’août.

De septembre à octobre, les Britanniques, Australiens et Néo-Zélandais lancèrent une série d’attaques courtes et rapides pour réaliser des gains, mais l’objectif de capturer la crête de Passchendaele, le seul point en hauteur de la région, continuait de leur échapper. Des mois de combat et les pluies du mois d’octobre transformèrent la plupart des champs de bataille en mares de boue et d’eau qui engloutissaient littéralement le matériel et les hommes. Presque tous les repères visuels qui devaient servir à orienter les troupes étaient disparus dans la boue.

Les Canadiens avaient pour objectif de capturer ce qui restait de la ville de Passchendaele. Le général Arthur Currie, le commandant canadien, planifia une série de quatre attaques distinctes sur une période de deux semaines qui devaient leur permettre de prendre la crête.

source: http://albumgrandeguerre.ca/Grande-Guerre-Album/Batailles/Passchendaele

Lire aussi https://www.fondationvimy.ca/bataille-de-passchendaele/

Le Brésil déclare la guerre à la Triplice

Rompant avec sa position de neutralité initiale, le Brésil déclare la guerre à la Triplice lors de la Première Guerre mondiale suite à des attaques menées par des sous-marins allemands contre ses bateaux de commerce. C’est le seul pays d’Amérique du Sud à avoir réellement participé au conflit. Toutefois, sa contribution fut relativement modeste. Il participa à la bataille de l’Atlantique et envoya une unité combattre sur le front occidental.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/26/10/1/a/59513/le_bresil_declare_la_guerre_a_la_triplice.shtml

 Projet de loi portant suppression des conseils de guerre permanents dans les armées de terre et de mer

https://www.senat.fr/histoire/1914_1918/commissions_ad_hoc/suppression_des_conseils_de_guerre.html

Qui délivre les papiers d’identité?

Avec le désordre de la Grande Guerre, l’usurpation d’identité se multiplie, souligné par Le Figaro le 26 octobre 1916. Le journal suggère d’enquêter sur la multiplication et la délivrance des papiers officiels.

«M. Lenoir, jeune homme d’affaires, fêtard et embusqué, avait un passeport pour la Suisse et une carte de circulation dans la zone des armées. L’amie de M. Lenoir, Mlle d’Arlix, avait une carte de circulation aux armées. Le chauffeur de M. Lenoir avait des permis de circulation dans les gares. Jacques Landau faisait avoir des passeports à Duval. Turmel avait un passeport diplomatique! Etc., etc.

“Quatre pages d’etc.” disait Beaumarchais.

 Mais qui donc, en France, en 1915 et 1916, était responsable de la distribution des passeports, coupe-files, permis de circulation et autres autorisations si difficiles à obtenir, pour peu qu’on ne soit ni espion ni affilié à quelque Bolo ou sous-Almereyda? Qui?» écrit Le Figaro du 26 octobre 1917.

Russie: Lénine renverse le gouvernement provisoire

Ce 26 octobre 1917, Lénine (de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov) soulève, avec l’aide de Trotski, les bolcheviques et renverse le gouvernement provisoire. Dirigé par Alexandre Kernesky, ce gouvernement provisoire avait été formé en février 1917, tout de suite après l’abdication du star. Pour marquer la rupture avec le passé, les insurgés adoptent alors le nom de « communistes ».

On se souvient de la suite. La dictature organisée avec une rigueur de fer, la répression impitoyable contre la bourgeoisie, les nationalisations, les salaires de misère, le travail militarisé, la nourriture réquisitionnée…. Mais la révolte populaire oblige Lénine à lancer la nouvelle politique économique(NEP). La NEP met fin à la réquisition des produits agricoles et autorise le retour de l’initiative privée dans le secteur de l’industrie légère et de la fabrication des produits de grande consommation.

En savoir plus surhttp://blogs.lesechos.fr/echos-d-hier/26-octobre-1917-lenine-renverse-le-a7220.html?swlgTtHWgRdpX00r.99

Journal du vendredi 26 octobre 1917 à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, la situation dans la section Braye-en-Laonnois-Chavignon est restée sans changement.
Sur le front Chavignon-mont des Singes, nos troupes accentuant leur progression ont atteint la ferme de Rozay. Le nombre des prisonniers faits depuis là veille dans cette région dépasse 500.
Vives actions d’artillerie dans la région Cerny-en-Laonnois, notamment dans le secteur des Vauxmairons. Nous avons dispersé une patrouille allemande qui tentait d’aborder nos lignes à l’est de Cerny.
Au cours de la journée du 24, vingt-cinq appareils ennemis ont été abattus par nos pilotes ou sont tombés désemparés dans leurs lignes. Des avions allemands ont lancé deux bombes sur Nancy : aucune victime.
A la suite d’une activité redoublée d’artillerie, les Allemands ont lancé une nouvelle contre-attaque puissante au sud de la forêt d’Houthulst. Ils ont été encore une fois repoussés par les Anglais. Les troupes de Glocester, de Worcester et de Berkshire ont exécuté avec succès des coups de main sur les positions adverses, entre Roeux et Gavrelle. Elles ont capturé une mitrailleuse.
Les Austro-Allemands n’ont réussi à prendre pied que sur une très faible partie de la première ligne italienne sur le front du Carso. Partout ailleurs, ils sont en échec. Nos alliés ont fait quelques centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1178/24 octobre 1917: reprise des carrières de l’Aisne

Reprise des carrières de l’Aisne

source: http://centenaire.org/en/node/4059

Lire aussi http://historyweb.fr/bataille-du-chemin-des-dames/

Il faudra attendre le 24 octobre 1917 pour que la bataille du Chemin des Dames se termine. Elle s’achèvera après une nouvelle offensive, cette fois soigneusement coordonnée entre artillerie et infanterie par Pétain. Elle portera sur le fort de la Malmaison – verrou de l’accès au plateau. Les allemands, finalement contraints d’évacuer le plateau… le reprendront en mai 1918.

source: http://grandeguerre1418.unblog.fr/2007/05/09/le-fort-de-la-malmaison-02-aisne/

Le 255 ème RI est dissous

Le 24 octobre 1917, le Régiment est dissous. Pour son comportement exemplaire et héroïque lors de l’offensive de décembre 1916 et lors de la préparation de l’assaut d’août 1917, le Régiment est alors cité à l’ordre de la 97° Division par le Général Lejaille. Le texte de la citation est le suivant : « sous le commandement du Lieutenant-Colonel Vérignon, qui a su faire passer dans l’âme de ses soldats les nobles sentiments dont il est animé, a mérité, partout où il s’est présenté, la réputation d’une unité vigoureuse, bien instruite, disciplinée et ardente. A eu, tout au cours de la campagne et notamment à l’attaque de la côte du Poivre le 15 décembre 1916 et lors des affaires du bois d’Avocourt en juin et juillet 1917, la plus brillante attitude et a donné spécialement l’exemple d’une admirable ténacité. »

source: http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/histoire/foncinelehaut/vuillaume/1a.html

Conséquence de la révolution russe

Le 24 octobre 1917 Lénine s’empare du pouvoir et arrête la guerre. Un an après, le traité de Brest-Litovsk est signé entre la Russie et L’Allemagne.

Les Français en Italie

Conformément au pacte de Londres signé le 23 avril 1915. L’Italie a déclaré la guerre, le 23 mai 1915, à l’Autriche-Hongrie et le 23 août 1916 à l’Allemagne. Sur leurs théâtres d’opérations, les Italiens se battent dans les Dolomites et le Frioul, sur la Piave, l’Izonso, sur le plateau d’Asiago.

Sous les coups des Allemands et des Austro-Hongrois, le front s’écroule à Caporetto le 24 octobre 1917. Par la brèche, l’ennemi progresse de 28 km la première journée et met en déroute les 2e et 3e armées royales du général Cadorna.

La suite sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-francais-en-italie-1917-1918

La bataille de Caporetto

Cette bataille, également appelée 12e bataille d’Isonzo, oppose les troupes italiennes aux forces austro-allemandes dans le Nord de l’Italie. Elle se solde par une humiliante défaite italienne.

La nouvelle armée austro-allemande sous le commandement de von Below lance une offensive le 24 octobre 1917 contre la IIe armée italienne. Il est soutenu par deux armées austro-hongroises. Les Allemands utilisent à la fois les tirs de barrage, les gaz et les lance-flammes, comme sur le front Ouest. Dès le début de l’offensive, les unités italiennes de premières lignes sont prises de panique et reculent. Le 25 octobre, les austro-allemands ont réussi une percée de 24 km. Le 27 octobre, le général Cardona ordonne le retrait des troupes italiennes qui se regroupent sur le Tagliamento début novembre.

Le bilan est terrible pour les Italiens qui perdent la moitié de leur artillerie, d’importants stocks de matériel et de vivres, ainsi qu’une bonne partie de la Vénétie. On compte 300.000 prisonniers italiens. Le général Cardona doit démissionner. Mais, malgré leur victoire, les troupes austro-allemandes ne parviennent pas à passer la rivière Piave tenue, jusqu’à la fin de la guerre, par les Italiens, les Français, les Britanniques et les Américains.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11193

lire aussi: http://bataillescelebres.hebergratuit.net/caporetto/index.html?i=1

 

Journal du mercredi 24 octobre 1917 à travers Le Miroir

Après une préparation d’artillerie qui a duré plusieurs jours, nos troupes se sont portées à l’assaut des puissantes organisations allemandes de la région d’Allemant et de la Malmaison. Sur tout le front d’attaque, nous avons largement progressé et nous avons fait 7500 prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, actions d’artillerie assez vives au cours de la nuit. Trois coups de main dirigés sur nos petits postes à l’ouest de Bermericourt et à l’est de la Neuville, n’ont donné aucun résultat.
Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a pris un caractère violent vers la cote 344.
Les Anglais signalent des succès vers Poel-Cappelle. A l’est de cette localité, ils ont opéré sur un front de 2 kilomètres et demi et se sont emparés d’un certain nombre de bâtiments fortement organisés et de redoutes bétonnées.
Un violent combat a coûté de nombreuses pertes à l’ennemi. Nos alliés ont poussé au delà de leur ligne d’objectifs.
Plus au nord, ils ont attaqué sur un front de 3800 mètres. Ils ont enlevé les défenses méridionales de la forêt d’Houthulst, ainsi qu’une nouvelle ligne de fermes organisées et de points d’appui. 200 prisonniers sont restés aux mains de nos alliés.

 

1179/25 octobre 1917: Aisne: première victoire des chars

Aisne: première victoire des chars

À l’ouest comme à l’est, le 16 avril 1917, les combats sur le Chemin des Dames sont accompagnés par les tous premiers engagements des chars français. Cependant, les deux attaques menées vers Berry au-Bac puis dans le secteur de Laffaux, le 5 mai, sont des demi-échecs. Très lents, engagés sur des terrains découverts, la plupart du temps surmontés de bidons d’essence du fait de leur énorme consommation, ils sont vite transformés en cibles de choix pour l’artillerie allemande. Pour autant, le général Estienne, nommé responsable de l’artillerie d’assaut depuis août 1916, parvient à convaincre Pétain d’engager une nouvelle fois les chars. Le 23 octobre, à 5 heures 15, plusieurs groupements de chars Schneider et Saint-Chamond équipés de radios T.S.F. franchissent les premières lignes de défense allemande et accompagnent les troupes d’assaut jusqu’à leurs objectifs. Malgré cette percée encourageante, les chars subissent à nouveau de lourdes pertes : six d’entre eux sont totalement détruits et quinze autres tombent en panne. Cependant leur tâche d’accompagnement et de soutien est menée jusqu’au bout. Offensives de chars Histoire d’une reconquête Histoire d’une offensive LA BATAILLE DES OBSERVATOIRES 1ÈRE VICTOIRE DÉCISIVE DES CHARS FRANÇAIS Découvrez le programme du Centenaire sur http://www.aisne14-18.com et sur la brochure disponible gratuitement dans tous les Offices de Tourisme de l’Aisne Retrouvez « Aisne14-18 » sur Fort de la Malmaison – L’observatoire © Archives départementales 02 © Collection privée À l’assaut du Chemin des Dames Soissonnais < Aisne < Picardie < France Le 25 octobre, les chars Saint-Chamond accompagnent toujours les troupes du 14e corps d’armée dans la prise des villages de Pinon et le 1er B.C.P. atteint, grâce à eux, Chavignon et Bruyères. Pour la première fois de l’année 1917, les chars français mène un assaut victorieux.

source: http://picardie.media.tourinsoft.eu/upload/NEW-A-lassaut-du-chemin-des-dames2.pdf

Les bolcheviks et Lénine prennent le palais d’Hiver

Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1917, après s’être emparés des postes clés de Petrograd sans grande difficulté, les bolcheviks réussissent à pénétrer dans le palais : une courte fusillade contre une résistance modeste a suffi (une poignée de soldats et cosaques monarchistes face à quelques centaines de « gardes rouges »). Dans la foulée, Lénine est élu président du Conseil des commissaires du peuple. C’est le point d’orgue de la révolution de 1917 et un véritable coup de force, qui ne s’apparente en rien à la mobilisation spontanée de Février, mais n’en est pas moins une révolution.

http://www.lhistoire.fr/les-%C3%A9v%C3%A9nements-russes-vus-par-la-presse-fran%C3%A7aise

Parution de la Baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b121.htm

Journal du jeudi 25 octobre 1917 à travers Le Miroir

La nuit a été généralement calme sur tout le front d’attaque, au nord de l’Aisne. L’ennemi n’a tenté aucune réaction d’infanterie et s’est borné à bombarder nos nouvelles lignes, notamment dans la région de Vaudesson. Le chiffre des prisonniers atteint 8.000 dont 160 officiers et les états-majors de trois régiments dont les colonels sont parmi eux. Deux divisions ennemies qui avaient été placées en réserve, ont été engagées et ont subi de fortes pertes. Dans le matériel capturé, il y a 70 canons.
Canonnade assez vive à l’est et à l’ouest de Cerny. Nos reconnaissances ont pénétré en plusieurs points dans les tranchées allemandes, ramenant des prisonniers.
En Champagne, nous avons réussi deux coups de main, à la butte de Tahure et à l’ouest d’Auberive.
Vives actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse. L’ennemi a été chassé d’un ouvrage de notre ligne avancée où il avait pu pénétrer.
Les Anglais ont repoussé une attaque allemande sur leurs positions en forêt d’Houthulst. Ils ont réussi un coup de main au sud-est de Gavrelle.
Les Austro-Allemands dessinent leur offensive sur le plateau de Bainsizza et la région du Rombon. Les Ita1iens, qui n’ont pas été surpris, résistent énergiquement à à cet assaut.

 

1143/19 septembre 1917: « Excusez-moi M.le curé « 

 » Il faut débarbouiller la langue française »

Le Figaro du 19 septembre 1917 s’interroge sur l’utilité des nombreux mots inventés depuis le début de la Grande Guerre.

«Désannexion.

Le mot a été lancé par M. Vandervelde, l’éloquent ministre belge […]. Il signifie […] qu’on peut souscrire à la formule “sans indemnité ni conquête” et vouloir cependant, avec la réparation des ruines, le retour à la France des pays qui lui ont été arrachés en 1871.

Mais, n’oublions pas cependant que le mot n’était pas nécessaire, et que restitution exprimait en notre belle langue dont on ne connaîtra jamais assez la richesse la même idée.

À la paix, il faudra débarbouiller le vocabulaire français de tant de mots parasites qui sont des néologismes superflus.» écrit Le Figaro du 19 septembre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/19/26002-20140919ARTFIG00177-19-septembre-1917-il-faut-debarbouiller-la-langue-francaise.php

Sept escadrons étatsuniens à Etampes du 19 au 23 septembre 1917

Mercredi matin 19 septembre 1917 arrivèrent en gare d’Étampes sept escadrons aériens de l’armée des États-Unis d’Amérique. Ils n’en repartirent que le dimanche suivant.    Le Président Wilson avait déclaré la guerre à l’Allemagne le 6 avril. Entre le 12 et le 26 juin furent constitués, entre autres, les sept escadrons aériens qui nous occupent, à savoir les 30e, 31e, 32e, 33e, 35e, 36e et 37e, à Camp Kelly, au Texas. Ces unités étaient vouées à la maintenance des appareils et à la formation des aviateurs plutôt qu’à des missions de reconnaissance ou de combat. Elles paraissent avoir toutes embarqué à New York le 23 août pour Liverpool

La suite sur http://www.corpusetampois.com/che-20-19170919etatsuniens.html

« Excusez-moi M.le curé « 

Mercredi 19 septembre 1917
Monsieur le Curé,
Excusez-moi si je ne vous ai pas écris plus tôt.
Depuis mon retour de permission, je suis en très bonne santé et toujours dans le même secteur qui est d’ailleurs assez tranquille.
Combien de temps y resterons-nous, pas très longtemps sans doute d’après ce que l’on murmure.
J’ai demandé après votre neveu René, pour le moment, je n’ai pu savoir exactement où il est.
En tout cas, il n’est pas très loin de moi, un peu à droite, je crois.
Je ferai mon possible pour avoir des renseignements plus précis, et serais enchanté de le trouver et de faire sa connaissance.
Rien de bien intéressant à vous dire, je vous quitte Monsieur le Curé en vous souhaitant bonne santé et en vous serrant cordialeme
nt la main.
Bien à vous,
E. Gallois

C’est une bonne chose, on oublie pas de donner des nouvelles à Monsieur le Curé.
Et en plus, il a droit à une carte postale de la Cathédrale de Reims… mais hélas dans un bien triste état… en 1917.
La carte a été écrite trois ans jour pour jour après les bombardements et l’incendie du 19 septembre 1914 !

On ne peut savoir où se trouve précisément l’auteur de cette correspondance, mais tout laisse à penser qu’il est dans les tranchées.
En effet, il dit que le « neveu René » doit se trouver « pas très loin, un peu à droite »… cela ressemble fortement à une localisation dans une tranchée ou un boyau.
Mais pour le moment, tout est calme…

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2015/01/reims-14-18-il-n-est-pas-tres-loin-de-moi-un-peu-a-droite.html

Les derniers mutins russes de la Courtine se rendent (suite et fin)

Le 19 septembre 1917 vers 10 h, les derniers mutins se rendent. Le bilan officiel est de 9 morts mais des recoupements donnent à penser qu’il y en a eu plus d’une centaine. Les autorités françaises ont longtemps tenu secrète cette rébellion tandis que le haut commandement militaire décide la dissolution des deux brigades. Les autorités russes jugent 81 hommes coupables de mutinerie et les envoient en détention au fort Liédot, sur l’île d’Aix. Les autres doivent choisir entre s’engager dans l’armée française ou devenir travailleur militaire : près de 1 300 refusent et sont envoyés aux travaux forcés en Algérie tandis qu’environ 10 000 s’engagent dans des unités de travailleurs ; ils seront rapatriés à Odessa en 1919. Près de 400 officiers et sous-officiers tsaristes s’engagent dans une légion russe de volontaires qui combat aux côtés des armées françaises. Ce bataillon est cité deux fois à l’ordre de l’armée française et est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec fourragère. Ce bataillon est appelé « Légion d’honneur russe ».

source: http://www.bhpt.org/dossiers_thematiques/guerre1418/1917/1917-T2/pieces_jointes/courtine.pdf

Journal du mercredi 19 septembre 1917 à travers Le Miroir

Nous avons arrêté deux tentatives ennemies sur nos petits postes. L’un au sud-est de Saint-Quentin, l’autre dans la région des Bovettes. De notre côté, nous avons réussi des coups de main vers Etancourt et la ferme de la Royère.
Au sud de la Miette, à la suite d’un violent bombardement, des détachements ennemis ont abordé nos lignes vers la route de Neufchatel. Un vif combat s’est engagé dans nos éléments avancés d’où l’ennemi a été entièrement rejeté après avoir subi des pertes sensibles. Nous avons fait des prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, grande activité des deux artilleries dans la région du bois des Fosses.
Sur le front britannique, rencontre de patrouilles dans le secteur d’Ypres.
On ne signale que des escarmouches sur le front italien.
Sur le front russe, calme dans la région de Riga. Au sud de Frederikstadt, nos alliés se sont, après combat, emparés d’un point fortifié au sud du village de Badeg et ils ont capturé une mitrailleuse.
Dans la vallée de la Susita, les Roumains, après une préparation d’artillerie, ont occupé un secteur de la position fortifiée ennemie. Ils ont repoussé une tentative allemande sur leurs positions de la région Panticu-Merechesti.
Le sous-secrétaire d’Etat allemand Haddenhausen a désavoué verbalement les menées du comte de Luxbourg à Buenos-Aires.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1140/16 septembre 1917: à la Courtine les Russes sont attaqués par les Français (suite)

« Le pacifisme n’est pas convenable »

La propagande pacifiste est insupportable pour Le Figaro du 16 septembre 1917.

«Il y a en montre, dans une boutique de la rue de Trévise, une vilaine image dont il conviendrait que la préfecture de police connût la provenance elle représente des enfants demi-nus et vêtus chacun d’un uniforme des belligérants.

Un groupe surtout donne la signification du pacifisme qui a inspiré cette ignominie l’enfant qui représente le soldat français a la face écrasée sous le poing triomphant du Boche, tandis que le pied de celui-ci maintient au sol un Francais déjà écroulé; un Écossais essaie de retenir le Boche en le tirant par sa capote, et, sous la feuille, on lit, en anglais, une devise qui signifie “Cessons la lutte et soyons amis” […].

Il est d’un intérêt moral que de pareilles insanités ne trouvent aucun foyer où s’afficher.» écrit Le Figaro du 16 septembre 1917.

source: le Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/16/26002-20140916ARTFIG00227-16-septembre-1917-le-pacifisme-n-est-pas-convenable.php

(Aviation) Deux avions français abattus près de Logelbach le 16 septembre 1917

Les deux appareils abattus étaient des Sopwith  Strutter 1B2 de l’escadrille SOP 131 :

1er avion :
– Brigadier Jean MARQUIS, pilote, né le 8 octobre 1897 à Bourgueil ? (63)
– Sous-Lieutenant Paul LAVIGNE, observateur, né le 1er novembre 1896 à Lencloitre (86)

2ème avion :
– Caporal Émile GRANDRY, pilote, né le 19 février 1897 à Neufmanil (08)
– Adjudant-Chef Jean SIMON, observateur, né le 27 avril 1882 à Romagné (35)

Leurs adversaires étaient les Ltn Walter KYPKE et Ltn Hans WEISS, tous deux de la Jasta 41.

Le Sopwith 1½ Strutter était un avion de chasse biplan britannique de la Première Guerre mondiale. Il fut employé aussi bien en tant que bombardier monoplace qu’en tant que chasseur biplace. Il a été mis en service en 1916. C’était le premier avion britannique doté d’une mitrailleuse synchrone (qui pouvait tirer à travers l’hélice sans toucher celle-ci). Trois versions différentes furent construites par les français : le SOP 1A2 (biplace de corps d’armée), le SOP 1B2 (bombardier biplace) et le SOP B1 (bombardier monoplace)

source: http://wintzenheim1418.free.fr/SOP131/SOP131.htm

Le 73 ème RI en septembre 1917

Le 10 septembre, des combats aériens se produisent, des avions tombent en flammes…

Le 13 septembre, le 2e bataillon est relevé avant que les autres ne le soient dès le lendemain par ceux du 321e d’infanterie.

Le 16 septembre, le régiment se met en marche et embarque à Wayenburg pour débarquer à Pont d’Oye, les bataillons cantonnent à Guemps, Nouvelle-Eglise et Offekerque.

C’est le 30 septembre que le lieutenant-colonel Truffert prend le commandement de l’ID51 (51edivision d’infanterie).

source:  http://bethune73ri.canalblog.com/archives/2010/10/17/19351966.html

A la Courtine les Russes sont attaqués par les Français (suite)

Le 16 septembre 1917, à dix heures du matin, les premiers obus de 75 pleuvent sur La Courtine. Un épisode de la guerre civile russe se noue, Blancs contre Rouges, au centre de la France. Les explosions provoquent une réaction inattendue: les assiégés entonnent La Marseillaise puis La Marche Funèbre, de Chopin! Un obus essaime ses éclats au milieu de l’orchestre. Des salves de fusil partent en direction des collines. Puis se sont les mitrailleuses qui entrent en action. Le bombardement va se prolonger pendant trois jours et trois nuits, faisant des dizaines de victimes. Un soldat français, le sergent Lemeur, est tué dans une embuscade, près de La Courtine. Peu à peu les mutins se rendent, et le 19 septembre au matin, c’est au tour de Globa, vaincu, de lever les bras. Avec 80 dirigeants des soviets de soldats, il est emmené à Bordeaux où siègent le tribunal militaire des Russes blancs. Leur trace se perd au terme de ce voyage… Six cents autres mutins connaissent les rigueurs de la répression. Quand à la majorité des rebelles, au nombre de 7.500, ils se dressèrent encore contre l’autorité, une semaine plus tard, puis en octobre. Un Comité Secret leur ordonne de ne pas accepter les travaux d’utilité publique auxquels on les destine, comme l’entretien des forêts, l’entretien des champs:

« Camarades, nous vous demandons de ne pas aller au travail volontaire. A ceux qui ont signé, je donne le conseil: refusez. En Russie! En Russie! »

Les meneurs sont débusqués, condamnés et déportés sur l’île d’Aix. Les soldats seront contraints à travailler dans les mines, dans les usines désertées par les ouvriers envoyés au front. Ceux qui refusent sont transférés au Maroc, pour les travaux d’assèchement.

source: http://cgt.dl.free.fr/histoire/1-5-1917.htm

Journal du dimanche 16 septembre 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, nous avons repoussé deux coups de main ennemis au nord de Prosnes.
Activité assez grande des deux artilleries dans les régions du Cornillet et du mont Blond. Nous avons exécuté avec succès un coup de main sur les tranchées allemandes de la région du mont Haut. Nous avons détruit un observatoire et de nombreux abris et ramené une dizaine de prisonniers.
En Argonne, une tentative de l’ennemi sur nos petits postes vers Boureuilles, à complètement échoué.
Sur la rive droite de la Meuse, après un vif combat, nous avons rejeté l’ennemi de la majeure partie des éléments de tranchée où il avait pénétré au nord du bois des Caurières.
Les Anglais ont légèrement amélioré leur position à l’est de Westhoeck. Un détachement ennemi a attaqué le terrain conquis par eux au nord-est de Saint-Julien. Ce détachement a été dispersé par un barrage d’artillerie.
Les Russes ont continué leurs progrès sur la route de Pskow à Riga et pris quatre villages.
Action d’artillerie de grande intensité dans le Trentin et dans les Alpes Juliennes. Les Italiens ont rectifié leur front dans la zone septentrionale du plateau de Bainsizza. Ils ont capturé des prisonniers. Sur le font du Carso, leurs aviateurs ont bombardé l’arrière des lignes ennemies en lançant trois tonnes de projectiles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1136/12 septembre 1917: Il vont mater la mutinerie des soldats russes de la Courtine

Bombardement église de Dadizele (Belgique) 

Le 12 septembre l’église de Dadizele a été très endommagée par un bombardement. Un peu avant, à savoir le 13 août 1917, on avait enlevé les cloches et les grandes orgues de la basilique.

Sur la photo, vous voyez la basilique de Dadizele après les bombardements ravageurs de 1917. (collection Daisy Decoene)

source: http://veertienachttien.be/fr/chronologie/12-septembre-1917-bombardement-eglise-de-dadizele

Enlèvement des cloches de l’église Saint Walfried de Sarreguemines (Moselle)

Les cloches sonnèrent pour la dernière fois le 11 septembre 1917 pour l’enterrement de l’aviateur Alfred Goepp mort à la guerre près d’Augsbourg. Le 12 septembre 1917 on démonta les deux plus grosses cloches. Comme il ne se trouva aucun des habitants pour les descendre,l’administration militaire allemande envoya quelques militaires faire le travail. Ce n’est que cinq ans plus tard en juillet 1923 que la société Farnier-Robécourt coula à nouveau deux nouvelles cloches. Et le 22 juillet toute la paroisse (88 couples de parrainage) les accueillit. Le nom des cloches La plus petite des trois se nommait « St-Walfrid » fondue en 1867 par la société Martin PerrinRobécourt (Vosges) et portait l’inscription suivante « Fondue l’an 1867 pour la commune de Welferding sous l’administration de Mr Ant. Dassy, maire et Mr. J. Schmitt,adj, j’ai été bénie par Mr Schumacher, curé de la paroisse » . La grosse cloche, en Ré, portait l’inscription suivante : « Je m’appelle Marie. Bénite en 1923 je remplace ma sœur aînée, victime de la guerre. Quand j’ai vu le jour, Pie XI était Souverain Pontife, J.B. Pelt Evêque de Metz, l’abbé Kirch Curé de Welferding, Jean Nic. Kessler Maire de Welferding. Je loue la Vierge immaculée, Reine de la paix ! J’annonce la paix à toutes les âmes de bonne volonté. J’ai eu pour parrains et marraines les hommes et les femmes de la paroisse. O Marie, Reine de la paix, obtenez aux paroissiens de Welferding la paix intérieure et extérieure, gage de la paix éternelle ! »

Paul Painlevé président du Conseil

Paul Painlevé (1863-1933) est un mathématicien spécialisé dans l’aéronautique, avant de devenir un homme politique (socialiste). De 1915 à 1916, il fut ministre de l’Instruction publique, puis, du 20 mars 1917 au 13 novembre 1917, ministre de la Guerre (c’est durant cette période qu’a eu lieu la bataille du Chemin des Dames). Du 12 septembre au 13 novembre 1917, il fut président du Conseil. Le 15 mai 1917, Nivelle est remplacé par Philippe Pétain, en tant que commandant en chef des armées françaises. Ce dernier réprime les mutineries, redonne confiance aux soldats et reprend partiellement, en octobre 1917, le Chemin des Dames aux Allemands, tout en limitant les pertes humaines.

source: http://www.sport-histoire.fr/Histoire/1GM/Dirigeants_hommes_politiques_premiere_guerre_mondiale.php#Paul_Painleve

Il faut mater la mutinerie des soldats de la Courtine

Le 12 septembre 1917, la population civile est évacuée. Le 14 septembre, l’ordre est donné aux mutins de se rendre sous 48 heures et les livraisons alimentaires sont interrompues. Le 19 septembre 1917, les derniers mutins se rendent. Le bilan officieux de cette tuerie est d’une centaine de mort et de blessés. 81 meneurs sont incarcérés à l’île d’Aix et après la répression il ne restera à La Courtine que 7500 hommes de la 1er brigade privés de toute liberté et gardée par les troupes françaises.

La répression ordonnée par le Gouvernement Provisoire a fait définitivement perdre la confiance de la troupe en celui-ci et accentuer la haine pour la France bourgeoise. Le rejet de tous les officiers (représentants brutaux de l’ancien régime) est définitif et l’état d’esprit révolutionnaire se répand dans la 3e brigade cantonné en dehors de La Courtine. La situation va encore se compliquer, pour le gouvernement d’Union Sacré, car la Révolution d’Octobre fait de Lénine un héros pour les soldats. La victoire des « maximalistes » (dans l’esprit des soldats il n’y a pas de grande différence entre bolcheviques et anarchistes) a galvanisé les espoirs des unités russes d’une paix immédiate, de la terre, de la Liberté et de l’égalité. A la suite de cette nouvelle poussée révolutionnaire, les soldats russes sont gardés en otage par la France. En effet, la France soutient activement les blancs durant la guerre civile. Les soldats sont envoyés dans les différentes compagnies de « travailleurs volontaires » et de « travailleurs forcés ».

Pour un petit nombre d’entre eux, ils sont recrutés dans la première unité combattante de la « Légion des Volontaires russes » contre la révolution d’Octobre -mais sans grands résultats. Pour les « travailleurs volontaires » (fragmentés en petit groupe afin d’éviter la propagation des idées et des actions révolutionnaires) ce sont des salaires misérables au profit du patronat français, des conditions de vie mauvaise, une surveillance policière et militaire étroite. Les réfractaires sont envoyés en prison dans des conditions difficiles ou déportées en Algérie. Les soldats russes toujours déterminés font des évasions et tentent de déserter. Touché par les conditions de vie des diverses populations ils pratiquent une agitation politique permanente. Du côté de la gauche française, la S.F.I.O se désintéresse presque totalement du sort des soldats russes et des prisonniers allemands. D’ailleurs, les prisonniers de guerre russes libérés d’Allemagne sont eux aussi gardés en otage.

source: https://www.delitdimages.org/mutinerie-soldats-russes-en-france-1917/