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1288/11 février 1918

Les Allemands menacent Pétrograd

russie

Lire le dossier http://slideplayer.fr/slide/3480876/

Journal du lundi 11 février

Lutte d’artillerie assez violente dans les régions de Nieuport et de Juvincourt et en Champagne, au sud de Moronvillers.
Au nord de Craonne, vers les bois de Cheppy (Argonne) et sur trois points des Vosges, les Allemands ont lancé des coups de main contre nos petits postes. Partout nos feux ont arrêté les assaillants.
De notre côté, nous avons pénétré dans les tranchées ennemies en Champagne, à l’est du Téton et exécuté heureusement diverses patrouilles, notamment vers Badonvillers. Nous avons fait, au cours de ces expéditions, un certain nombre de prisonniers.
Sur le front britannique, un coup de main a été effectué par l’ennemi, à la faveur d’un bombardement par mortiers de tranchées, à l’ouest de Gonnelieu.
Recrudescence de l’activité de l’artillerie allemande dans la région de la forêt d’Houthulst.
Sur le front italien, activité limitée; actions d’artillerie dans le secteur est du plateau d’Asiago, et dans la zone à l’ouest du mont Grappa.
Deux coups de main tentés par l’ennemi au sud de Daone (Chiese) ont échoué sous les fusillades des avant-postes. A Redevoli (embouchure de la Piave), des hydravions italiens ont bombardé les baraquements autrichiens.
Le général Averesco a été chargé de former le nouveau cabinet à Jassy.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

 

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1274/28 janvier 1918: mort du médecin poète canadien John Mc Crae

Création de l’Armée rouge

Après les révolutions russes de 1917, les bolcheviks souhaitent mettre en place une armée afin de combattre leurs opposants. Le 28 janvier 1918, une décision du Conseil des commissaires du peuple transforme la garde Rouge en armée Rouge. Elle avait pour objectif de combattre l’armée Blanche, composée de la France, du Royaume-Uni, de la Tchécoslovaquie, des Etats-Unis et de l’empire du Japon. Elle participera notamment à la guerre civile russe

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/28/1/1/a/59842/creation_de_l_armee_rouge.shtml

http://www.gauchemip.org/spip.php?article8310

Grève générale en Allemagne

Le 28 janvier 1918, une grève générale éclate dans un grand nombre de villes allemandes : Berlin, Hambourg, Kiel, Breslau, Danzig, Mannheim, Munich, Nuremberg, … La grève est interdite et l’état de siège est renforcé. Cela n’empêche pas une nouvelle grève de masse à Berlin du 15 au 17 avril.

https://www.legrandsoir.info/c-039-est-la-revolution-allemande-qui-a-mis-fin-a-la-guerre-de-1918.html

Parution de l’Excelcior

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4605996s.item

Trois victoires aériennes pour Maurice Robert

Né le 19 janvier 1893 à Maubeuge, dans le Nord, Maurice Robert entre dans l’Armée le 7 avril 1913 et se trouve affecté au 1er Régiment d’Artillerie. Le 16 août 1914, il est transféré au 1er Groupe d’Aviation et se trouve affecté à l’Escadrille D 022 Au cours du mois de mai 1915, il est transféré à Chartres en tant qu’élève pilote et reçoit le Brevet de Pilote Militaire n° 2150 le 26 décembre 1915. Il poursuit alors l’entrainement à Ambérieux, Avord et Pau où il se forme à la voltige et au tir avant de rejoindre le GDE le 1 novembre 1916. Le 3 février 1917, il est affecté à l’Escadrille C61 avant d’être transféré, le 3 mai 1917, à l’Escadrille N92 au sein de laquelle il obtient une promotion au grade de Sergent le 22 mai. Deux jours plus tard, il remporte sa première victoire. Le 28 janvier 1918, après avoir remporté 3 victoires, il est promu Adjudant. Maurice Robert ne survivra cependant pas à la guerre, tué au combat le 19 juillet 1918, 3 semaines après être devenu un As en remportant sa 5eme victoire en combat aérien. Il avait été décoré de la Médaille Militaire le 15 août 1917 et sa Croix de Guerre comptait au moins 4 Palmes. La citation lui octroyant la Médaille Militaire fait état de deux blessures au combat.

http://www.cieldegloire.com/004_robert_m_j_e.php

Mort du médecin poète canadien John Mc Crae

John Mc Crae est un médecin biologiste engagé volontairement pendant la Seconde Guerre des Boersd’Afrique du Sud puis dans le Corps expéditionnaire canadien lors de la Première Guerre mondiale. Il a été promu au grade de lieutenant-colonel du Corps médical canadien. C’est lui qui aurait écrit le 3 mai 1915 à Boezinge un poème en pleine bataille des Flandres en hommage à son ami. Il décède à l’Hôpital militaire britannique de Wimereux le 28 janvier 1918.

Le poème In Flanders Fields évoque avec simplicité les champs de bataille des Flandres. Il est devenu pour les Canadiens et les Britanniques le symbole d’une génération fauchée dans la fleur de l’âge, à l’instar des romans de Roland Dorgelès ou de Maurice Genevoix pour les Français.

Une partie de ce poème est affichée dans le vestiaire de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal, de la Ligue nationale de hockey, sous les photos des joueurs qui ont été admis au Temple de la renommée du hockey : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut. »

Le gouvernement canadien a fait faire une traduction officielle du poème sous le titre Au champ d’honneur.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/John_McCrae

https://magazine.hortus-focus.fr/blog/2017/11/11/les-fleurs-de-la-grande-guerre/

https://horizon14-18.eu/john-mccroe.html

Journal du lundi 28 janvier 1918

Activité de l’artillerie allemande vers Ribécourt, sud-ouest de Cambrai, sur le front anglais.
Canonnade réciproque assez vive dans la région à l’est de la route de Saint-Etienne à Saint-Souplet où nous avons exécuté des tirs de destructions efficaces. Deux coups de main ennemis ont échoué sur nos petits postes de la région de la Fave.
Sur le front italien, action d’artillerie dans la zone montagneuse et plus intense du Montello à la mer.
Les conditions atmosphériques favorables ont permis une grande activité aérienne des deux côtés.
Les avions italiens ont bombardé avec succès des baraquements ennemis et des voies ennemies à Cismon et à Primolano. Des hydravions de la marine royale ont efficacement battu des objectifs militaires entre Sila et la Piave.
Nos escadrilles et celles de nos alliés ont attaqué à plusieurs reprises de nombreux avions ennemis dont deux, dans la région du mont Zebio et dans le val Sugana, sont tombés désemparés sous les coups de nos aviateurs. Deux autres, à San Pietro di Feletto et à San Fioroni ont été abattus par des aviateurs anglais, qui ont, en outre, incendié deux ballons captifs ennemis près de Conegliano.
En Palestine, continuation des opérations aériennes.
Les escadrilles anglaises de bombardement ont surpris près de Hawara, au sud de Naplouse, sur la route de Naplouse à Jérusalem, un corps en formation de 2000 Turcs sur lequel ils ont jeté une demi-tonne de bombes.

 

1266/20 janvier 1918

Combat naval à l’entrée des Dardanelles

Lors d’un combat naval à l’entrée des Dardanelles, une force anglaise avarie le croiseur Goeben devenu le Sultan-Sélim et coule le croiseur Midelli, l’ancien Brelau.

source: http://home.nordnet.fr/~jdujardin/haubourdin/g18m01.htm

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2004-2-page-39.htm

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/breslau-croiseur-allemand-sujet_3866_1.htm

Persécutions contre l’Eglise Orthodoxe en URSS

L’un des premiers décrets du pouvoir soviétique fut celui du 20 janvier 1918, entérinant la séparation d’entre l’Eglise et l’Etat et confisquant à l’Eglise tous ses biens : capitaux, terres, bâtiments, églises. Conséquence de ce décret : en 1918, on ferma les institutions spirituelles pédagogiques, dont les écoles diocésaines et les églises rattachées, on supprima les formations spirituelles, l’activité scientifique religieuse et éditoriale. Conformément à ce décret, il fut interdit d’enseigner le catéchisme à l’école, ce qui provoqua le mécontentement du peuple.

source: http://www.orthomonde.fr/index.php/journal/item/49-persecution-contre-l-eglise-orthodoxe-dans-l-union-sovietique

Journal du dimanche 2O janvier 1918

Actions d’artillerie assez vives en Champagne, dans la région d’Auberive et sur la rive droite de la Meuse, au nord de Bezonvaux.
Sur le front britannique, activité d’artillerie en Artois et en Flandre.
Sur le front belge, lutte d’artillerie entre Nieuport et Dixmude.
L’artillerie de nos alliés a effectué des tirs de destruction sur des organisations défensives ennemies au sud de Dixmude.
Un avion allemand a été abattu par une batterie anti-aérienne au nord de Kyppe.
En Macédoine, actions d’artillerie réciproques dans la région de Monastir et dans la boucle de la Cerna, où nos tirs ont provoqué l’incendie d’un dépôt de munitions.
L’aviation britannique a exécuté plusieurs bombardements sur la voie ferrée de Doiran et dans la région Petric-Sérès.
Les Italiens ont refoulé des troupes autrichiennes qui les attaquaient sur la basse Piave.
Les grèves autrichiennes ont pris une très grande extension. Elles affectent spécialement les usines de guerre et visent à protester contre le rationnement alimentaire excessif et contre la prolongation de la lutte.
La Constituante russe s’est réunie et a élu président M. Tchernof, socialiste minimaliste.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1262/16 janvier 1918

Création de l’escadrille N 159

L’escadrille N 159 voit le jour le 16 janvier 1918 sur le terrain de Malzéville, sur le front de Lorraine. Le tiers de ses 15 pilotes viennent de l’escadrille N 90 pour donner un noyau de pilotes expérimentés à la nouvelle formation commandée par le capitaine Albert Roper, lui-même issu de l’escadrille N 68. Il est à l’origine de l’insigne que se choisissent les pilotes, un poing rouge dans un cercle blanc bordé de bleu, le « poing de Ropert ».

Le front de Lorraine est assez calme et rien d’important ne se déroule dans la vie de l’escadrille qui ne remporte pas de victoire et ne déplore aucune perte dans ses premiers mois d’existence. Mais sous la pression des attaques allemandes en Champagne lancées le 26 mai 1918, la formation quitte la Lorraine deux jours plus tard pour gagner le terrain de Villeseneux, dans la Marne.

C’est là que commence le massacre face aux meilleures escadrilles allemandes équipées du nouveau Fokker D VII. A peine arrivés, les pilotes perdent leur chef, le capitaine Roper, qui est blessé au combat le 30 mai et doit être évacué. On envoie alors un nouveau chef d’escadrille, le lieutenant Jean Dehesdin, pilote expérimenté qui a déjà obtenu une victoire aérienne à l’escadrille N 89. A peine a-t-il le temps de prendre son commandement le 8 juin que trois pilotes sont perdus le lendemain face à une formation de la Jasta 11 qui fond sur une patrouille, faisant un tué (Sgt Villard) et deux blessés qui doivent être évacués. L’escadrille bouge le jour même sur le terrain de Lormaison dans l’Oise. Mais les Fokker D VII se montrent tout aussi redoutables dans ce secteur : le 11 juin, les chasseurs allemands abattent dans leurs lignes le lieutenant Dehesdin, qui est fait prisonnier, et tuent son équipier martiniquais, le Sgt Cramoisy, porté disparu.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille159.htm

François-Marie Le Gall disparu, à bord du vapeur « Geneviève »; torpillé par un sous marin allemand

quitte Rouen le 13 Janvier 1918 à 17h00, pour Swansea, en passant par la rade du Havre, afin de rejoindre un convoi le 14 Janvier. Mauvais temps pendant tout le voyage. Le 16 Janvier 1918 à 23h, par 50°23 N et 05°20 W, naviguant en zigzags à 9 nœuds, l’équipage ressent un choc extrêmement violent, et entend une formidable explosion, tandis qu’une gerbe d’eau couvre le navire. La vapeur s’échappe de la chaufferie et de la machine par toutes les issues. « A l’évidence, dit le capitaine dans son rapport, nous venions d’être torpillés ». Il note qu’il a constaté l’absence du chauffeur Le Gall, de quart dans la chaufferie. « Il a du être tué sur le coup par l’explosion, ou brûlé par la vapeur. L’accès de la chaufferie et de la machine est impossible ».

Vingt cinq hommes, dont trois blessés peuvent évacuer le navire, mais Jean Marie Le Gall est le seul disparu de ce drame. Les embarcations de sauvetage sont recueillies le lendemain avec les rescapés par le « Regina » qui les débarque à Port-Talbot.

L’agresseur était le sous-marin allemand U 55. Lancé le 18 mars 1916, il a coulé un total de 64 navires. Il était commandé par Wilhelm Werner. Accusé de crimes de guerre, celui-ci ne fut jamais condamné comme tel, malgré les multiples atrocités sous-marines commises. Après avoir coulé des paquebots, Le « Torrington », le « Toro », le navire hôpital « Rewa » heureusement vide de blessés, et plusieurs autres, il plonge à chaque fois avec plusieurs survivants cramponnés au pont du sous marin. C’est lui aussi, qui a coulé le « Carpathia », qui s’était rendu célèbre lors du naufrage du « Titanic ».

source: http://l-amer.reseaudesassociations.fr/fr/information/48068/le-gall-francois-marie

Communication: 16 janvier 1918 : Création de la CSF 
En France, la SFR dispose d’un incontestable savoir-faire et de bons ingénieurs, mais elle reste fragile car ses capitaux sont modestes. L’Etat décide de favoriser le regroupement de plusieurs compagnies afin de créer un groupe pouvant concurrencer les compagnies internationales comme Telefunken qui saura survivre à la prochaine défaite de l’Allemagne, et surtout Marconi dont les tentacules se développent sur tous les continents. La CUTT (Compagnie Universelle de Télégraphie et de Téléphonie Sans Fil) dont le capital est partagé entre des intérêts français, allemands et anglais (via Marconi) est en séquestre depuis 1914 en raison du conflit avec l’Allemagne. Elle servira de base à la création d’une nouvelle société qui écartera les actionnaires allemands et mettra en minorité la Marconi. C’est la naissance de la Compagnie Générale de TSF (C.S.F) qui s’allie avec la SFR pour former un groupe dirigé par Emile GIRARDOT.

source: http://100ansderadio.free.fr/HistoiredelaRadio/1918.html

Journal d’un diplomate russe

16 janvier1918. Les commissaires, ayant relâché M. Diamandy, ont adressé un ultimatum au gouvernement roumain et ont enjoint à tous les soldats russes de procéder à l’arrestation du roi de Roumanie. Cette fois ils sont dans leur droit… mais je pense que l’ordre sera plus difficile à exécuter …

https://books.google.fr/books?id=vgcmDwAAQBAJ&pg=PT191&lpg=PT191&dq=16++janvier+1918&source=bl&ots=NX7limZxF_&sig=UucToN95qbKzAIUVrtGOjunlkDc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwih1O3ukPXXAhWEh7QKHXwdDnI4ChDoAQg2MAM#v=onepage&q=16%20%20janvier%201918&f=false

Journal du mercredi 16 janvier 1918

Sur la rive droite de la Meuse, actions d’artillerie violentes sur le front Beaumont-bois des Caurières.
En Alsace, nos patrouilles ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, un fort coup de main ennemi a été repoussé au nord-est d’Armentières.
Nos alliés ont pénétré dans des tranchées allemandes au nord de Lens, lancé des grenades dans les abris et ramené des prisonniers et une mitrailleuse.
Les aviateurs anglais ont exécuté en plein jour et avec le plus grand succès, un raid aérien en Allemagne. Ils avaient pris pour objectifs la gare et les usines de munitions de Carlsruhe, dans la vallée du Rhin. Une tonne et quart de projectiles a été jetée avec d’excellents résultats. Des explosions ont été observées dans le bâtiment et sur les voies de garage du grand noeud de voies ferrées du centre de la ville, dans les ateliers du chemin de fer et sur le noeud de voies ferrées de moindre importance. Les observateurs ont aperçu un très grand incendie dans les usines qui bordent la voie ferrée.
La défense anti-aérienne s’est montrée fort active. Les canons spéciaux ont tiré au-dessus des objectifs. L’escadrille britannique est rentrée tout entière sans avoir subi aucune perte.
Sur l’ensemble du front italien, actions intermittentes d’artillerie.
En Macédoine, action réciproque d’artillerie dans la région de Monastir.
Les aviations alliées ont exécuté avec succès des bombardements sur la voie ferrée de Séres à Drama et sur les établissements ennemis, dans les régions de Demir-Hissar et l’Allchar, au nord de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1254/8 janvier 1918: les 5 points du président américain  Wilson pour la paixi

Les quatorze points du président américain  Wilson pour la paix

Devant le Sénat américain, le 8 janvier 1918, le président Thomas Wilson,  reprend et développe un discours prononcé un an plus tôt, le 22 janvier 1917, devant la même assemblée.

Dans ce premier discours, le président, représentant de la première puissance économique du monde, alors neutre, avait souhaité s’entremettre entre les belligérants de la guerre européenne.

Viscéralement idéaliste et pacifiste, il avait préconisé a peace without victory  (« une paix sans victoire »), au grand scandale des uns et des autres.

Mais les États-Unis avaient été ensuite contraints de s’engager dans le conflit , au côté de l’Entente franco-britannique.

Pas découragé pour autant, le président démocrate énonce donc un programme en Quatorze Points pour mettre fin à la Grande Guerre.

source:https://www.herodote.net/8_janvier_1918-evenement-19180108.php

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Quatorze_points_de_Wilson

Attaque dans le secteur de Saint Baussant (Lorraine)

Le secteur de St-Baussant connut en 1918 deux actions d’envergure, l’une française et l’autre allemande. Le 8 janvier 1918, les Français réalisent un coup de main destiné à faire des prisonniers et à ramener des documents. Suite à des indiscrétions concernant une offensive allemande vers le sud du saillant de St-Mihiel en direction de Nancy, l’état-major décide d’une incursion dans le secteur de Flirey pour identifier les unités adverses. Elle est confiée à la division marocaine qui y est en 1ereligne depuis octobre 1917. L’unité est relevée le 23 décembre 1917 pour être préparée à l’arrière. Prévue initialement pour le 6 janvier, l’attaque est décalée au 8 janvier 1918 suite à des indiscrétions dans les milieux parisiens. Alertés, les Allemands lancent une attaque au nord de Flirey le 5 janvier 1918, mais sont repoussés. Trois opérations sont prévues par les Français. À l’est, l’objectif est le saillant du chemin de fer au nord de Flirey, elle est confiée à la 1re brigade du régiment de marche de la Légion étrangère. À l’ouest, l’objectif confié à la 2e brigade (3e et 4e bataillon) du 7e régiment de marche des tirailleurs algériens (RMTA) est la tranchée de soutien de la crête nord du bois de Remières. Au centre, l’objectif de la 1re brigade du 4erégiment de marche des tirailleurs indigènes est la 1re ligne au nord du bois du Jury. C’est un objectif secondaire, uniquement destiné à faire la liaison avec les deux autres. En face, les Allemands alignent le 16e et le 5e Infanterie Regiment. À 7h, le 8 janvier 1918, les 340 canons de l’artillerie entament leurs tirs de destruction avec 3.500 tonnes de munitions. L’attaque de l’infanterie débute à 15h15. Elle suit un feu roulant de l’artillerie qui avance de 100 m par minute. À 15h30, tous les objectifs sont atteints malgré une résistance sérieuse à certains endroits. Un témoignage : « le sergent Prévost s’avance dans le saillant de Port Arthur. Il se heurte à un groupe ennemi qui tente de résister au fond d’un abri. Rapidement, le combat se termine à notre avantage. Deux Allemands sont tués et six sont fait prisonniers. Les tirailleurs détruisent les abris voisins. Soudain tout près d’eux, avec un fracas épouvantable, un abri de munition, dont ils ne soupçonnaient pas l’existence, fait explosion ».

https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/mortmare/mortmare.htm

Les épargnants français ruinés par la Russie

Le 8 janvier 1918, Lénine proclame qu’il ne reconnaîtra pas les dettes de ses prédécesseurs, ce qui est confirmé par un décret du 21 janvier.

Le 13 février 1918, vingt nations condamnent cette décision. Mais le nouveau pouvoir affirme que le principe de « la continuation de l’Etat » ne s’applique plus, donc que les garanties accordées sont caduques. Pour calmer l’inquiétude des épargnants, le gouvernement français prend à sa charge le paiement des coupons de novembre 1917 à avril 1918 et accepte ceux d’avril 1918 à décembre 1918 en règlement du grand emprunt émis à la fin de la guerre, à hauteur de 50 % du montant des souscriptions. Dorénavant, les autorités publiques russes vont savoir entretenir l’espoir des détenteurs d’obligations par des promesses de remboursement dès qu’elles ont besoin de l’aide financière étrangère. Mais, à chaque fois, elles trouvent de nouveaux arguments pour reporter le règlement de leurs dettes. En particulier, elles mettent en avant les créances relatives à un stock d’or dont elles prétendent qu’il leur a été soustrait .

Source: http://www.boursorama.com/forum-fipp-la-ruine-des-epargnants-francais-409295050-1

Journal du mardi 8 janvier 1918

En Champagne, activité des deux artilleries dans la région du Mont-Haut. Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons repoussé un coup de main ennemi sur nos tranchées, au nord de la cote 304.
Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a pris, au cours de la nuit, une vive intensité dans la région Bezonvaux-les Chambrettes.
Dans le secteur au nord de Saint-Mihiel, nos patrouilles ont ramené des prisonniers.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes et un cinquième, par le tir de nos canons spéciaux.
Sur le front italien, canonnade réciproque dans la vallée de Giudicaria et dans le val Lagazina. Sur le plateau d’Asiago, les batteries italiennes ont fait des tirs efficaces contre les transports ennemis et des troupes en marche, et l’infanterie a exécuté de nombreuses reconnaissances. Des détachements autrichiens ont été repoussés au nord de Castununga.
Violente concentration de feux de la part des batteries alliées contre les positions ennemies entre le val Frenzela et la vallée de la Brenta.
Les patrouilles britanniques ont franchi la Piave sur divers points, en jetant le désarroi dans les lignes adverses.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1230/15 décembre 1917

Armistice entre la Russie bolchévique et les puissances centrales

https://fr.wikipedia.org/wiki/Armistice_du_15_d%C3%A9cembre_1917

Les bolcheviks russes signent un armistice avec les Allemands et les Autrichiens à Brest-Litovsk (Biélorussie). Soucieux de consolider son pouvoir sur la Russie, Lénine veut en finir avec la Grande Guerre commencée 3 ans plus tôt. La paix sera signée le 3 mars. La Finlande, l’Ukraine et d’autres provinces de l’Empire russe en profiteront pour s’émanciper. La défaite allemande permit aux Russes d’annuler le traité en novembre 1918, mais sans recouvrer toutes les provinces concédées.

source:http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/15/12/1/a/48277/l_armistice_de_brest-litovsk.shtml

Parution du Rire

rire

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1917/0249

Journal du 15 décembre 1917

En Italie.-Le 15 décembre, les combats diminuèrent d’intensité. Le 16 ils reprirent violent devant le col Caprile, avec développement jusqu’au fond des gorges de la Brenta, au barrage de San Marino, sans qu’aucune modifitation fût signalée dans la situation réciproque des adversaires. Cependant le 18, une attaque nouvelle parvint aux pentes du mont Asolone, débordant ainsi au Sud-Est le col della Beretta.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.htmlhttp://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

 

1182/28 octobre 1917: « Agriculteur, semez du blé »

« Agriculteur, semez du blé »

Car le bon fonctionnement de l’agriculture, le maintien des récoltes et des rendements est une nécessité tant pour les civils que pour les militaires. C’est ce que prouve cet article, paru dans l’Express du Midi du 28 octobre 1917 :

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la Société archéologique du Gers et les écrivains publics du Gers se sont associés pour vous faire découvrir la chronologie des événements marquants de la Grande Guerre, tels qu’ils ont été vécus par les Gersois, au travers des grandes batailles qui l’ont émaillée.

« Agriculteurs, semez du blé ! Le gouvernement vient de décider que le blé de la récolte 1918 sera payé au moins 60 francs le quintal. Sur toutes les terres favorables, intensifiez donc la culture du blé. Partout, semez du blé et vous contribuerez puissamment à gagner la dernière bataille. Dans cette guerre qui se prolonge, les facteurs du succès final sont à la fois d’ordre militaire et d’ordre économique. Et, comme le sang de nos héros, le blé combat aussi pour la Victoire ! Gascons, restés fidèles à la plèbe, vous n’avez pas plus besoins que vos frères mobilisés, de vaines exhortations. Depuis le début de la sanglante tragédie, tous, vous n’avez cessé de témoigner de quel dévouement patriotique vous êtes capables. Continuez à montrer à nos ennemis que l’armée du sillon ne cède en rien à celle des tranchées ! Et que vos prochaines semailles préparent la moisson de la Victoire ! A l’œuvre donc, agriculteurs du Gers ! Semez du blé : c’est pour la France ! »

L’agriculture devient donc elle aussi un acte patriotique et, l’optimisme de cet article est-il seulement un effet de style visant à soulever l’adhésion des lecteurs ? Pas sûr… car, en cette fin d’année 1917 et avec l’arrivée des Etats-Unis sur la scène des combats, la donne semble changer…

source: https://lejournaldugers.fr/article/22889-il-y-a-cent-ans-automne-1917-lavenir-seclaircit

Octobre au 28 ème RI

28 Octobre
(Dimanche)Assez forte action d’AT boche sur nos premières lignes. Notre artillerie riposte. Notre patrouille devant CRD, continue à cisailler le réseau boche devant PP 94.60.
Un coup de main sur Arva est prescrit par le général de Division et la journée est en grande partie consacrée à le préparer.
Nuit calme. Notre patrouille du CRD [évente] une embuscade boche installée en tenaille devant PP ennemi 94.60 et rentre sans être trop inquiétée.

29 Octobre (Lundi)

Journée marquée par la préparation d’artillerie AT et AC, en vue d’un coup de main sur Arva, Brèches devant Arva et brèches de diversion par AT. Réglages et tirs d’aveuglement par l’AC. Le Boche réagit de façon assez intense par minen et torpilles.

Pertes :2 tués

Desmonts, Léger, 11e Compagnie (1).
4 blessés
Grard (11e) (2), Lefebvre M, 6e, Carlin, sergent CM2, Huau, 9e.


Dans la soirée, une reconnaissance de la 11e compagnie sort pour vérifier les brèches faites par notre tir de destruction. Constatations satisfaisantes : un nouveau tir de destruction est cependant jugé nécessaire.
La 2e compagnie (compagnie Emo) qui occupe les Carrières de Grand Séraucourt est appelée à Ham par ordre du général commandant le 3e CA pour y assurer divers services. Elle est remplacée aux Carrières par une compagnie du 119e RI.
En Belgique, notre attaque, commencée le matin, s’est développée au cours de la journée, avec un plein succès. De part et d’autre de la route d’Ypres à Dixmude, nos troupes ont enlevé toutes les positions allemandes sur un front de 4 kilomètres et une profondeur moyenne de 2, en dépit de la résistance opiniâtre de l’ennemi, qui a subi des pertes très élevées. Nous avons atteint à droite les lisières ouest de la forêt d’Houthulst et conquis les villages de Verdrandesmis, d’Ashoolt, de Merken et Keppe, ainsi qu’un grand nombre de fermes solidement fortifiées.

l’article complet sur http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la Section photographique et cinématographique de l’armée

En mars 1917, les troupes allemandes procèdent à un large repli stratégique de leurs forces présentes en Picardie. Baptisée Alberich, cette opération est lourde de conséquences pour la région car, avant son départ, l’armée allemande détruit de nombreux châteaux, églises, routes, ponts, usines ou fermes, emportant à jamais un part notable du patrimoine, souvent ancien. La Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA) est mobilisée pour dresser un inventaire en images des dégâts subis par le territoire picard, réalisant une importante production photographique et cinématographique qui d’une part, contribue à l’œuvre de restauration menée après la guerre et, d’autre part, alimente la propagande contre l’Allemagne, jugée seule responsable des ruines.

source: https://insitu.revues.org/11012

Lettre envoyée le 28 octobre 1917

Ma chère Alberte Je viens de recevoir ta gentille carte qui m’a fait bien plaisir d’avoir de tes bonnes nouvelles, je te remercie beaucoup. Nous sommes toujours dans notre camp d’instruction jusque le 5, nous sommes dans une ferme dans les champs et loin de tout pays. Je t’assure qu’en ce moment j’ai un rude cafard mais bientôt je crois qu’il se passera car j’espère que dans trois semaines j’aurai ma perm, c’est bien long quatre mois sans revoir ceux que l’on aime, j’espère qu’Adrien sera encore là et que je pourrai le voir. Comme toi j’ai reçu des nouvelles d’Alfred ainsi que de Charles, il me dit que son moral n’est pas très bon mais tout le monde en a assez et je ne sais quand nous verrons la fin. Je vois que tu te plais bien où vous êtes et bien plus tranquilles qu’avant. Bien le bonjour à toute ta famille ainsi qu’aux amis qui te parleront de moi. Je te quitte ma chère Alberte en vous embrassant tous bien affectueusement. Reçois ainsi que la famille mes sincères amitiés. Un ami qui ne vous oublie pas Camille Je t’écrirai plus longuement demain.

source: http://istockfile.prsmedia.fr/uploads/20170905153914_c6fa6e5eaf6a504df9b95a7f0e77f847.pdf

La Révolution russe à travers des dessins d’enfants

source: https://fr.rbth.com/art/histoire/2017/05/01/la-revolution-russe-a-travers-des-dessins-denfants_753014

Journal du dimanche 28 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, faible activité de l’artillerie ennemie. Nous avons réalisé de nouveau progrès en avant de l’éperon de Chevregny et occupé, plus à l’est, la ferme Froidmont.
La lutte d’artillerie a été vive au cours de la journée dans la région des Monts et sur la rive droite de la Meuse.
En Macédoine, à la suite de nouveaux raids dans la vallée de la Strouma, au sud de Serès, les troupes britanniques ont capturé une mitrailleuse et ramené 60 prisonniers, dont 2 officiers.
La flotte allemande a bombardé plusieurs points de la côte d’Esthonie.
Sur le front du Carso, les Autrichiens ont poursuivi leurs avantages et s’efforcent d’atteindre le débouché des vallées.
Le cabinet espagnol a démissionné.