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1289/12 février 1918:  (vidéo)Premiers concerts de jazz à Saint-Nazaire et Nantes

 (vidéo)Premiers concerts de jazz à Saint-Nazaire et Nantes

C’est par James Reese Europe que le jazz arrive en Europe via Saint-Nazaire puis Nantes. Le 28 février 1918 à Nantes, James Reese Europe au nom prédestiné, lieutenant de l’armée américaine dirige le premier concert de jazz donné devant un public européen.
James Reese Europe chef de file de la musique afro-américaine et en particulier du ragtime à New-York, dirige la première formation noire à pénétrer dans un studio d’enregistrement en 1913 et à se produire sur la scène du Carnegie Hall en 1912.
Militaire et lieutenant, l’un des premiers gradés noir de l’armée américaine, James Reese Europe recrute une soixantaine d’artistes volontaires, qui surnommés plus tard les Harlem Hellfighters incorporent le 369e régiment d’infanterie sous les ordres du général Pershing. Débarqués à Brest en janvier 1918 où les musiciens interprètent une Marseillaise pleine de swing et décapante devant les yeux et les oreilles ébahis des militaires français, le brassband arrive ensuite à Saint-Nazaire où pendant quelques semaines il se produit devant les blessés, les soldats revenus du front ainsi que devant les habitants qui découvrent une musique jamais entendue auparavant.
Il est à noter que ces régiments composés exclusivement d’afro-américains furent totalement intégrés à l’armée française car la mixité entre noirs et blancs était à l’époque prohibée au sein de l’armée américaine qui pratiquait la ségrégation. De plus ces soldats new-yorkais originaires pour la plupart de la Nouvelle Orléans, familiers de la langue française l’assimilèrent plus facilement et s’intégrèrent plus rapidement que les autres soldats américains.

source: http://pcpilote.saint-nazaire.cc/doku.php?id=liens4

voir aussi la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=GWntQLGyJjs

(Marine) Le Boa Vista coulé par un sous-marin

boavista

Ce cargo, de son premier nom « Théodor Wille », fut construit en 1901 à Whitby (UK) par les chantiers Turnbull pour le compte de la compagnie « H. Diederichsen » de Kiel. En 1916 il sera vendu au gouvernement portugais qui le baptise « Boa Vista ». Le Boa Vista quitte Bordeaux en convoi, avec 3000 tonnes de poteaux de mines le 20 décembre. Il était réquisitionné par le gouvernement français quand il est torpillé, le 21 décembre 1917 à 1h 20. La torpille frappe le cargo sur tribord, à l’avant de la passerelle.
44 membres d’équipage sur 46 sont récupérés. Le vapeur est pris en remorque à 2h20.
En route au N 300E du grand phare de l’île d’Yeu, une 2ème torpille vient le frapper sur tribord milieu.

C’est le sous-marin allemand U 89 commandé par le Kapitänleutnant August Mildenberger, un type Mittel U appartenant à la Unterseebootsflotille 3, effectuant sa 3ème et dernière mission, qui coula l’unique bateau de cette patrouille.
Il sera lui même coulé le 12 février 1918 au nord de l’Irlande par le HMS Roxburgh.

Le naufrage du Boa Vista fera deux victimes. Aujourd’hui l’épave gît par environ 50m de profondeur à la position (wsg84) 46° 39 193N – 002° 25 667W. Cette épave est enregistrée par le Shom sous le n° 14562095.

source: http://www.wreck.fr/boavista.htm

(vidéo) Masevaux capitale de l’Alsace

alsace

Depuis août 1914, au tout début de la première guerre mondiale, une petite partie de l’Alsace, alors allemande, a été reconquise par les soldats français. Trois ans plus tard, le 1er juillet 1917, la commune de Masevaux devient officiellement la capitale de cette Alsace reconquise et voit se succéder les visites de personnalités.

Depuis sa reconquête, la Petite Alsace Française sert de terrain de propagande pour cultiver le mythe des provinces perdues qui n’attendraient qu’une chose : leur retour sous la bannière tricolore. Les plus hautes autorités françaises, le général Joffre en tête, viennent s’afficher à Masevaux. D’autres généraux suivent mais aussi des ministres, des écrivains, des journalistes et même le roi d’Italie Victor-Emmanuel III.

La suite sur France 3 Grand Est  https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/alsace/histoires-14-18-administration-francaise-s-installe-1268425.html

Préparation d’une attaque sur le Sudelkopf

Le front du Sudelkopf reste calme jusqu’à la fin de la guerre. Aucune action importante ne sera plus tentée sur cette partie du front. Le quotidien se passera entre échanges de coups de feu, de grenade et d’obus de tout calibre. Des « coups de main » seront organisés périodiquement par les deux camps. Les Français préparent un de ces coups de main destinés à faire des prisonniers pour le 12 février 1918. Il est prévu sur le fort allemand en face du « doigt ». La position est reproduite à l’arrière et 50 volontaires s’y entrainent. Le 11 et le 12 février 1918, l’artillerie prépare discrètement des brèches dans le réseau de fils barbelés. Le 12, à 16 h 50, l’artillerie et les mitrailleuses déclenchent un tir d’interdiction. À 17 h, le détachement attaque. Il est suivi par des sapeurs du génie chargé de dynamiter les positions allemandes. La première ligne allemande est atteinte et les abris soumis à la fouille. Deux Allemands sont tués et une sentinelle est faite prisonnière. Les Français entament immédiatement leur repli sous le feu de barrage de l’artillerie allemande. Le premier obus allemand explose sept minutes après le début de l’attaque française.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/sudel/sudel.htm

Journal du mardi 12 février 1918

Une tentative de coup de main dans la région de Juvincourt a été arrêtée par nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont lancé sur le front du bois des Caurières un coup de main qui a donné lieu à un vif combat. L’ennemi a été repoussé et a laissé des morts entre nos mains.
Grande activité d’artillerie en Alsace, dans la région de Viole et du Bonhomme.
Au cours d’un raid au sud-est de Messines (front britannique), les Australiens ont fait 37 prisonniers et rapporté 3 mitrailleuses et mortier de tranchée. L’ennemi a subi de lourdes pertes.
En dehors des morts causés par le bombardement préparatoire, le nombre des Allemands tués est estimé à une centaine.
L’ennemi a prononcé une contre-attaque qui a été aussitôt repoussée.
Au sud-ouest et à l’ouest de Cambrai, l’activité de l’artillerie a été intense. Des groupes ennemis travaillant dans cette région ont été dispersés.
Sur le front de Macédoine, activité d’artillerie sur la rive ouest du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Au front italien, activité d’artillerie à l’ouest et à l’est du val Frenzela.
Sur les pentes du Sasso Rosso, des détachements autrichiens ont tenté d’occuper des tranchées d’observation. Ils en ont été empêchés.
Deux avions ennemis ont été abattus.
A Brest-Litowsk, Trotski a déclaré qu’il ne signerait pas la paix, mais qu’il regardait la guerre comme close.