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1525/5 octobre 1918: Roland Garros meurt lors d’un combat aérien près de Vouziers (Ardenne)

 Roland Garros meurt lors d’un combat aérien près de Vouziers (08)

Le 5 octobre 1918, à l’issue d’un combat contre des Fokker allemands, l’avion de Roland Garros explosait en vol avant de s’écraser près de Vouziers, dans les Ardennes.Roland Garros est le premier homme à avoir traversé par voie aérienne la mer Méditerranée, le 23 septembre 1913, allant de Fréjus à Bizerte en Tunisie, en moins de huit heures et sans escales. Le pilote était membre du Stade Français et proche de son président, qui exigera plus tard que le futur stade, censé accueillir la coupe Davis ramenée alors en France, porte le nom de son ami Roland Garros.

En novembre 1938, René de Narbonne  rendait hommage au pilote dans la Revue. « Le souvenir de cette matinée d’automne va rester dans l’histoire, car elle sera celle du dernier envol de Garros. Regardez-le, blotti dans sa carlingue, frileusement emmitouflé, son visage fatigué et amaigri illuminé par le regard. »

son histoire sur: http://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/le-souvenir-de-roland-garros/

lire aussi: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/1914-1918-franceinfo-y-etait-5-octobre-1918-la-mort-de-roland-garros_2859027.html

http://histoire08ardennes.over-blog.com/2017/12/roland-garros-pourquoi-une-stele-dans-les-ardennes.html

Suite de l’offensive française en Champagne-Argonne

Dans la nuit du 4 au 5 octobre, les autorités allemandes font détruire les approvisionnements en vivres et en munitions accumulés dans le massif des monts et dans les forts de Reims.
Le 6 octobre, au matin, Brimont, Bourgogne, Bétheny, La Pompelle, Beine et Moronvilliers sont évacués.
Les éclaireurs français ont conservé le contact avec l’ennemi. Tout donne à penser, au vu de la manière dont il se défend, aux incendies qui éclairent la nuit, dans la vallée de la Suippe, que le mouvement de repli allemand n’en est qu’aux prémices…
Le 6 octobre encore, le général von Bülow recule toujours.
Le 7, il est sur la Suippe, où les avant-gardes françaises de Gouraud lui enlèvent Pont-Faverger.
Les résultats engrangés lors de la bataille de Champagne, grâce aux actions menées par les 4e et 5e armées françaises et par la 1ere armée Américaine, sont des plus profitables. La ligne Hindenburg est disloquée, alors qu’une brèche de 70 kilomètres s’étend de Suippe jusqu’à la Meuse.
Les 1ere, 3e et 5e armées allemandes ont engagé toutes leurs réserves dans la bataille ; ces unités sont sur le point de s’effondrer.
Face au seul Gouraud, sur 13 divisions allemandes engagées, trois ont été détruites. Les 42e et 103e division, ainsi que celle de l’Ersatz bavaroise, ont abandonné, aux mains des Français, trois-quarts de leurs effectifs…
Trois divisions (+/- 45.000 hommes) sont anéanties…
Sept autres ont éprouvé des pertes considérables, mais luttent encore, avec des effectifs restreints, sans savoir combien de temps elles pourront encore « tenir ».
Pendant ce temps Reims est désenclavée, et cela, pour la première fois depuis 1914 !
L’ennemi est enfin refoulé à une distance de sécurité de 30 kilomètres de ses faubourgs.
Ce choc a un prix, à hauteur de… 27.000 prisonniers allemands pour 500 canons tombés aux mains des Alliés.

Effondrement de l’empire allemand

 5 octobre 1918 : le gouvernement allemand déclare accepter les quatorze points de Wilson tout en accordant une plus grande autonomie à l’Alsace-Lorraine, une manoeuvre pour conserver le Reichsland à L’Allemagne.

Photos prises le 5 octobre 1918

9/ Réf. : SPA 98 V 3191 Saint-Quentin, Aisne, les piliers intérieurs de la collégiale sont minés. 05/10/1918, opérateur Henri Bilowski.

À son arrivée à Saint-Quentin, l’armée Debeney découvre une ville en ruine et surtout piégée. Avant de battre en retraite rapidement, les Allemands pillent et détruisent les villes qu’ils occupaient. Ici, dans la collégiale de Saint-Quentin en partie détruite, les piliers ont été chargés d’explosifs par les soldats de l’armée Hutier. Il s’agit pour les sapeurs du génie de la 1re armée française de désarmer ces pièges.

Journal du samedi 5 octobre 1918

Des combats violents sont engagés dans la région de Saint-Quentin, entre Lesdins et Seguehart, où l’ennemi oppose une très forte résistance.
Plus au sud, nous avons pris pied sur la voie ferrée à l’est de Saint-Quentin et progressé en combattant à l’est du faubourg d’Isle. Nous avons fait 100 prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, nous avons enlevé Cormicy; nous bordons le canal entre Consenvreux et la Neuvillette. En Champagne, violente bataille. Nous avons élargi nos gains dans la région au nord de Somme-Py. Nos troupes se sont emparées de la crête du Blanc-Mont et de la ferme Medeah, à cinq kilomètres au nord-ouest de Somme-Py. 2800 prisonniers ont été dénombrés.
Les Anglais ont attaqué de Sequehart au canal, au nord de Bony, sur un front de treize kilomètres.
Ils ont pris Remicourt et Wrancourt, faisant plusieurs centaines de prisonniers, atteint les lisières de Montbrehain et les hauteurs au sud de Beaurevoir.
Ils ont forcé le passage du canal de l’Escaut à Gouy et au Catelet, s’emparant de ces deux villages et des hauteurs à l’est, en faisant un grand nombre de prisonniers. Nos alliés ont occupé Armentières. L’ennemi a été chassé de Lens.
Le prince Max de Bade devient chancelier allemand.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1521/1 octobre 1918: état du centre de Reims…

Ce plan a été réalisé par l’architecte Max Sainsaulieu « représentant officiel des Monuments Historiques à Reims » cf. l’Avant-Propos de Pierre Antony-Thouret dans son album d’octobre 1920 sur le « Travail Allemand » et cf. la note de Hallays ci-dessus.

Le plan jaune de 1918-20 ne concerne que le noyau urbain et le détail de sa réalisation semble mal connu (parcellaire, données cartographiées, commandes ou destinataire…) même si le légendage est bien fait. Max Sainsaulieu était au service des M.H. l’architecte ordinaire, résident rémois, de la cathédrale, Deneux étant l’architecte en chef (voir l’article Max Sainsaulieu et la guerre sur le site Cathédrale de Reims de Yann Harlaut.

Ce plan en couleurs a souvent été utilisé pour illustrer et justifier qu’il n’aurait resté à Reims, en octobre 18, qu’une dizaine de maisons debout ou habitables…

Un peu paradoxalement car l’article de A. Hallays était plutôt destiné à montrer que le plan de reconstruction américain ne tenait pas assez compte des vestiges et du tissus urbain rémois, comme l’avait déjà fait Paul Léon en 1918, le patron des Monuments Historiques et le protecteur d’E. Kalas, dans son article de la revue Les Arts n° 172.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2013/11/etat-du-centre-de-reims.-octobre-1918.html

La bataille du Massif de Saint‐Thierry ou bataille de la Vesle

Depuis le 8 août, les Allemands occupent les rives nord de la Vesle, de Courlandon à Muizon, et les villages des coteaux, Chenay, Merfy, Saint‐Thierry, Thil…

Dans la nuit du 29 au 30 septembre, le Génie installe des passerelles sur la Vesle. Les troupes d’infanterie se mettent en place dès minuit. Il pleut, il vente, il fait froid, les Allemands ne se rendent compte de rien.
Le 30 septembre, il n’y a pas de préparation d’artillerie. A 5h 30, l’infanterie part à l’assaut derrière un feu roulant, en direction du nord‐ouest.

Pendant toute la journée de durs combats s’engagent. Le moulin de Cuissat résiste. Dans la soirée, Montigny est pris,

Dans la matinée du 1er octobre, Prouilly est libéré, puis Pévy, Trigny… Le mouvement s’accélère. Tout le Massif est occupé par les Alliés. Le soir, Marzilly et Toussicourt sont libérés.

Le lendemain 2 octobre, les Allemands quittent Chenay, Hermonville puis Cormicy.
Plus au sud, vers Reims, et le long du canal, la résistance a été plus forte. Il a fallu attendre le 3 octobre pour entrer dans Cormicy et le 5 octobre pour libérer le canal et les villages proches, Courcy, Loivre. L’attaque s’est ensuite portée vers la Suippe et le nord des Monts de Champagne qui ont été reconquis…

source: http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

Entrée dans Saint-Quentin détruite à 60%

Lorsque les soldats français du général Debeney entrent dans la cité le 1er octobre 1918, tout n’est que désolation. Si le chiffre officiel des destructions est de 60 %, en réalité aucune maison n’est habitable en l’état. Le retour de la population sera lent et progressif. Au printemps et à l’automne 1919, l’industrie se relève. Les habitants se réinstallent, en partie dans des cités provisoires. Saint-Quentin panse ses plaies, se reconstruit pour se tourner vers l’avenir.

source: http://www.saint-quentin.fr/1244-saint-quentin-14-18-une-guerre-en-memoire.htm

Le récepteur radio

Lucien Lévy dépose le brevet du superhétérodyne, l’ancêtre du récepteur radio en 1918, avant de fonder les établissements Radio L.L en 1926

source: https://www.inpi.fr/fr/innovation-la-galerie/tresors/le-recepteur-radio-1918

Journal du mardi 1 octobre 1918

Nos troupes ont attaqué au sud de Saint-Quentin, sur le front Urvillers-Cerisy. L’ennemi, qui a opposé une résistance énergique, a été rejeté de ces deux villages, qui sont en notre possession. Nous avons franchi la route de Saint-Quentin à la Fère et dénombré 500 prisonniers.
Entre Ailette et Aisne, nous avons réalisé une avance de deux kilomètres de part et d’autre du Chemin-des-Dames, occupé Pargny-Filain, Filain et Ostel.
En Champagne, des résultats importants ont été obtenus.
Nous avons, sur notre droite, emporté Bouconville et élargi nos positions au nord de ce village. A l’ouest de cette localité, nous nous sommes emparés du mont Cuvelet âprement défendu par l’ennemi. Plus au nord, nous avons pris Sechault ; plus à l’ouest, Ardenil, Monfauxelles, Neux. Nous avons pénétré dans Sainte-Marie-à-Py.
Les Anglo-Belges ont battu l’ennemi sur la haute crête des Flandres et sur la position Messines-Wytschaete.
Les Belges ont pris Dixmude, Zarren, Terrest, Stadenberg, Westroosebeke, Moorslede. Ils ont attaqué la route Roulers-Menin, ainsi que Colliemolennoek (4 kilomètres de Roulers).
Les Anglais ont dépassé les bois de Plogstaert, Sapabad, Saint-Temprielen, Terband, Dadtzeele.
Les Anglo-Belges, en deux jours, ont capturé 9000 prisonniers et 200 canons.
Les Bulgares ont accepté toutes les conditions mises par les Alliés à l’armistice. Les hostilités sont suspendues.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1519/29 septembre 1918

Bataille du canal de Saint-Quentin

La Bataille de Saint-Quentin fut une bataille charnière de la Première Guerre mondiale qui débuta le 29 septembre 1918 et impliqua des forces britanniques, australiennes et américaines opérant dans le cadre de la quatrième armée britannique sous le commandement du général Sir Henry Rawlinson. La partie nord de la Troisième Armée britannique soutint également l’attaque, tandis qu’au sud du front de la 4ème armée de 19 kilomètres, la première armée française lança une attaque coordonnée sur un front de 9,5 km. L’objectif était de franchir l’une des sections les plus défendues de la Siegfriedstellung allemande (Hindenburg Line), qui utilisait dans ce secteur le canal de Saint-Quentin dans le cadre de ses défenses. L’assaut a atteint ses objectifs (mais pas selon le calendrier prévu), entraînant la première rupture totale de la ligne Hindenburg, face à la forte résistance allemande. Conjointement avec d’autres attaques de la Grande Offensive le long de la ligne, le succès Allié a convaincu le haut commandement allemand qu’il y avait peu d’espoir d’une victoire allemande ultime. Rawlinson voulait que le corps australien, sous le commandement du lieutenant-général Sir John Monash, avec sa réputation bien méritée, soit le fer de lance de l’attaque. Monash était malheureux, car sa force australienne était maintenant à court de main-d’œuvre et de nombreux soldats montraient des signes de tension, après avoir été engagés dans des combats pendant plusieurs mois. Il y avait eu quelques épisodes de mutinerie par des troupes qui se sentaient injustement mises sur pied. Monash était cependant très heureux quand Rawlinson lui a offert le IIe Corps américain (les 27ème et 30ème divisions américaines), qui restait encore à la disposition du commandement britannique, puisque les divisions américaines étaient deux fois la force numérique de leurs homologues britanniques.

source: http://genealogisteduvermandois.over-blog.com/2018/02/la-bataille-de-saint-quentin-fut-une-bataille-charniere-de-la-premiere-guerre-mondiale-qui-debuta-le-29-septembre-1918-et-impliqua-d

Conférence de Spa: les Allemands vers une demande d’armistice

La conférence de Spa du 29 septembre 1918 est la dernière conférence entre les principaux responsables politiques et militaires du Reich, alors engagé dans la Première Guerre mondiale. Tenue dans les dernières semaines du conflit, elle est destinée à tirer les conclusions politiques et militaires de la défection bulgare. En effet, après les échecs rencontrés par les puissances centrales en Italie et sur le front de l’Ouest, les responsables du Reich ne peuvent qu’acter l’impasse stratégique dans laquelle ils se trouvent depuis le mois d’août 1918. Les succès alliés face aux Bulgares, suivis du retrait de la Bulgarie et de la rapide remontée alliée vers le Danube, obligent les responsables des puissances centrales, essentiellement allemands, à tirer les conséquences de leurs échecs. Cependant, maintenus dans l’ignorance de la réalité de la situation militaire, les membres du gouvernement du Reich demeurent dans un premier temps incrédules face aux déclarations des militaires. Au cours du mois de septembre, ces derniers pressent le gouvernement d’entamer des pourparlers en vue d’une suspension du conflit. La conférence constitue l’occasion de l’annonce de ce souhait de changement de politique. La conférence réunit à Spa, alors siège de l’Oberste Heeresleitung (OHL, Commandement suprême de l’armée), les principaux chefs militaires du Reich, le chancelier et son vice-chancelier autour du Kaiser Guillaume II. Tous s’accordent sur le fait de demander un armistice pour limiter les exigences des Alliés, ainsi que sur des réformes politiques à mettre en œuvre pour démocratiser le Deuxième Reich, qui devait alors se transformer en monarchie parlementaire.

La suite sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Spa_(29_septembre_1918)

Armistice avec la Bulgarie

L’armistice de Thessalonique (ou armistice avec la Bulgarie) est une convention d’armistice signée le 29 septembre 1918 à Thessalonique, en Grèce, entre le royaume de Bulgarie et les Alliés de la Première Guerre mondiale. L’armistice est le résultat d’une demande de cessez-le-feu adressée par la Bulgarie aux forces de l’Entente le 24 septembre. Il aboutit au retrait de Sofia de la Première Guerre mondiale et organise la démobilisation et le désarmement des forces bulgares. Les signataires du traité sont le général français Louis Franchet d’Espèrey (qui représente l’Entente) et une commission bulgare nommée par Sofia .

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Armistice_de_Thessalonique

Journal du dimanche 29 septembre 1918

Nos troupes, soutenues par les chars d’assaut, ont réalisé une avance sur tout le front de bataille en Champagne.
Nous avons gagné du terrain entre Sainte-Marie-à-Py et Auberive, pris Somme-Py, enlevé les hauteurs au nord de Fontaine-en-Dormois, progressé au delà de la voie ferrée de Challerange, et au cours d’une avance de huit kilomètres sur certains points, capturé 10000 prisonniers et du matériel.
Un succès local a été obtenu entre l’Ailette et l’Aisne. 250 prisonniers ont été faits au nord-est de Sancy. Nous avons occupé les villages de Jouy et d’Aizy.
Les Anglais ont attaqué sur un front étendu en direction générale de Cambrai et atteint tous leurs objectifs. Ils ont pris Beaucamp, Flesquière et l’éperon qui s’étend de ce point vers Marcoing, Anneux, Graincourt, Arleux-en-Gohelle, Epinoy, Aizy-le-Verger. Ils ont fait plus de 10000 prisonniers et capturé plus de 200 canons.
Les Belges ont engagé une offensive victorieuse dans la région de Dixmude.
Les Américains ont enlevé, au nord-ouest de Verdun, Charpentry, Very, Epinonville, Ivoiry. Ils ont fait 8000 prisonniers, dont 125 officiers.
En Bulgarie, les forces britanniques ont pris Stroumitza.
Les Serbes, partis d’Istip, ont enlevé Kotchana et attaqué Vélès, tandis que d’autres contingents alliés refoulaient une armée bulgare allemande à l’ouest de Krusevo.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1156/2 octobre 1917: le journal de Paul Landowski

Le journal de Paul Landowski

2 octobre [1917]

Retour de Châlons[-sur-Marne][1]. Très agréable impression. État d’esprit très bon. Revu cet excellent Jallot, toujours aussi vibrant. C’est un gaillard.

6. 7. 8. 9 [octobre 1917]

Présent par Guirand [de Scévola] au général Pétain. Je l’ai attendu un moment dans la grande salle du château de Compiègne. Homme très vigoureux, visage franc, clair, vif. Au point de vue sculptural, quelconque. C’est une tête de général ! Pourvu qu’il vaille vraiment ce qu’on en dit.

10 [octobre 1917]

Dîner rue de l’Université chez mon beau-père avec Georges Leygues et M. Delavigne. On a remué toute cette boue qui s’étale aujourd’hui dans les journaux. Il a été dit que :

1. Humbert, Monnier, Caillaux ne se sortiraient pas de cette histoire ;

2. Que Daudet dans sa déposition avait dit des choses les plus graves ;

3. Que Turmel entraînerait dans sa chute douze de ses collègues.

Je verrais si les faits confirmeront ces renseignements.

Georges Leygues est vieilli, grossi. Il parle avec mesure et modestie de ces histoires d’argent. C’est l’affaire Chauchard qui le rend modeste, certainement.

11 [octobre 1917]

Haseltine m’a dit que les Américains partaient pour une guerre excessivement longue ! Il m’a dit aussi qu’aujourd’hui ils avaient en France plus d’hommes qu’ils ne comptaient en avoir en décembre prochain. Ils auront 2 000 000 d’hommes au printemps, paraît-il. Les Américains ont installé leur section rue Girardon, à Montmartre, au Moulin de la Galette. En y allant, tout à l’heure, j’ai reconnu tout à coup que c’était la rue où habitait Mitrecey. J’ai évoqué ce temps lointain. Alors, j’étais en philosophie. Notre oncle Paul vivait encore. Le dimanche je venais là, je soutenais le bras d’un modèle qui posait. C’était l’année où Mitrecey a eu son prix de Rome. Le souvenir de ce grand et beau garçon m’est resté très présent. J’avais pour lui une admiration sans borne. Quand il a eu son prix de Rome il me fit remarquer qu’il l’avait obtenu sept ans après sa sortie du collège. Je me fixais la même limite de temps. Le hasard se fait qu’il en fut ainsi. Mais c’est en vain que j’ai cherché le jardin et l’atelier. Tout est sens dessus dessous. On a bâti d’énormes maisons. D’un passé si récent il ne reste plus rien. Mitrecey est mort. Le cadre est tout transformé. Et moi, en uniforme ! ayant réalisé une bien petite partie de mes espoirs d’alors, je promenais dans ce Montmartre nouveau la nostalgie d’un moment.

source: http://journal.paul-landowski.com/node/271

Le journal de la Huronne

2 octobre 1917. Ce soir, dans un dîner, un jeune capitaine, couvert de décorations, conta ceci :

— Un de mes soldats voulut passer à l’ennemi. Il fut pris et jugé par un régiment voisin. L’exécution était certaine, inévitable. J’obtins de voir cet homme. Je lui donnai un revolver et cinq minutes pour se tuer. Ainsi, on pourrait écrire à sa vieille mère qu’il était mort glorieusement. Je le laissai seul. Les cinq minutes écoulées, je le trouvai en larmes, disant qu’il ne pouvait pas… Je lui donnai encore trois minutes. Ce temps passé, il vivait encore. Je l’ai tué.

4 octobre 1917. Le scandale continue. À la Chambre, à la demande de Malvy et de l’assemblée, Painlevé a lu une lettre de Léon Daudet au président de la République, où il accuse Malvy d’avoir prévenu l’ennemi de l’attaque du 16 avril et d’avoir fomenté les mutineries de mai. En temps de paix et de raison, on sourirait de ces charges énormes. Dans le délire universel on les discute sérieusement. Déjà, au Sénat, à la fin de juillet, Clemenceau, jouant avec les mots, avait accusé ce ministre de « trahir les intérêts de la France ». Certes, en réglant depuis trois ans les conflits ouvriers dans un sens qui n’était pas toujours favorable aux intérêts patronaux, Malvy a dû s’attirer des haines furieuses. Mais surtout, les partis les plus ardents à prolonger la guerre se rencontrent et s’unissent pour lui reprocher de n’avoir pas combattu assez énergiquement le pacifisme. Au fond, c’est toujours le même antagonisme, le même procès.
9 octobre 1917. À Paris, on semble accepter le quatrième hiver de guerre plus docilement encore que le troisième. La vie est plus intense que jamais. Les revues théâtrales, fort à la mode, étalent des titres comme : la Revue excitante, la Revue des Mollets. Tout regorge, tout s’enlève, tout s’arrache, malgré la hausse folle. Le profiteur pullule. La plupart de ces frais enrichis sont grisés par la facilité de gagner, de dépenser, de jouir. Nouveaux venus à la fortune, ils ne l’exercent pas avec cette décence prudente, cette générosité discrète qui seules pourraient l’excuser.

Et quelle inconscience… Observez ce dîneur de restaurant. Il poivre, il citronne, gobe ses marennes, les arrose d’un sauternes doré et, clappant de la langue, entre deux lampées, déclare : « Ah ! ce sont ces cochons de Russes qui ne vont pas… »

Cela finit par sembler tout naturel. Mais, à la réflexion, n’est-ce pas effroyable, ces gens qui nagent dans la sécurité, dans le bien-être et qui, tout en gobant de fines huîtres, se plaignent sévèrement que les paysans russes ne se fassent pas assez tuer ?

16 octobre 1917. « La Victoire ? Nous l’avons. » Cette parole d’espérance, c’est Briand qui l’a prononcée aujourd’hui à la Chambre. Que de chemin parcouru depuis dix mois juste, depuis le jour où, du haut du pouvoir, il repoussait du pied les propositions de l’Allemagne et flagellait la paix d’épithètes infamantes.

Donc, il le reconnaît : la paix est possible. Dès maintenant, on pourrait régler honorablement l’affreux conflit. Les Alliés n’ont-ils pas des gages : ces colonies, si précieuses aux Allemands, et dont on ne parle jamais, par je ne sais quelle mystérieuse discrétion ? Les Alliés n’ont-ils pas conservé la liberté des mers, malgré l’extension de la guerre sous-marine ? N’exercent-ils pas un blocus que le concours américain va resserrer encore ? N’ont-ils pas pour eux le nombre ? S’ils restent unis dans la paix, leur supériorité économique, brandissant la menace du boycottage, ne peut-elle pas tout obtenir des Allemands, qu’on dit avant tout soucieux de placer leurs marchandises ? N’ont-ils pas brisé en fait le fameux militarisme prussien, puisque cette lourde machine de guerre, préparée, montée pendant un demi-siècle, reste embourbée depuis trois ans, vaine et stupide ?

Non, non. On repoussera la paix. Pourquoi ? Ah ! sans doute parce que ceux qui mènent la guerre n’en pourraient pas encore tirer tous les avantages — mines, voies ferrées, pétroles, tarifs, annexions, indemnités — qu’ils se sont promis les uns aux autres.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

 

Le 28e RI au sud de Saint-Quentin

2 Octobre 1917 (mardi) SPA. 57. 2219
Reconnaissance du 2e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 2 au 3, le 2e Bataillon moins la CM2 relève le 1/24 dans le CRB.
La CM3 relève la CM2 du 24e I dans le CRA.
Sans incident.
3 Octobre 1917 (mercredi) SPA. 57. 2202
Reconnaissance de l’État major du Régiment, du 3e Bataillon et de la CM3.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, l’EM du Régiment et la CHR relèvent les éléments correspondants du 24e I. PC Jeanne d’Arc.
Le 3e Bataillon relève le II/24e dans le CRA.
La CM2 relève la CM1 du 24e dans le CRB.
Le 3e Bataillon du 24e reste en réserve de sous-secteur.
PC : Bara. 2 compagnies à la cote 88. 2 compagnies à la station.
Le 1er Bataillon du 28e non reconstitué reste en réserve de CA.
PC : Artemps.
1 Compagnie : Artemps (à l’instruction).
3 compagnies : Grand Séraucourt. Travaux sur la ligne des réduits de la ligne intermédiaire. Pas d’incidents au cours des diverses opérations de relève.
Commandant Maestracci, évacué malade.
4 Octobre 1917 (jeudi) SPA. 56. 2185
Le lieutenant-colonel De Gouvello commandant le 28e I prend à 8 heures le Commandement du sous-secteur Jeanne d’Arc.
Ce sous-secteur est limité :À l’Est par :

le bois du Sphinx, exclus.
Le Carrefour Est du Pontclu : le Pontehu inclus.
La cote 109. la station d’Essigny (ces points inclus).
Liaison à droite avec le 262e I.

À l’Ouest par :

la route d’Essigny. Pire-Aller, exclus.
Point 100 m à l’est du carrefour de la Carrière 62.point 015-37-point 92.31.
Liaison à gauche avec le 119e RI (voir Croquis)

Il est partagé en deux centres de résistances.
CRA à l’Est.
CRB à l’Ouest.

Occupation le 4 matin

source: http://vlecalvez.free.fr/JMO_octobre1917.html

Journal du mardi 2 octobre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, actions d’artillerie assez vives dans les secteurs de Laffaux, d’Ailles et dans la région entre la Miette et l’Aisne.
Au nord de Braye, un de nos détachements, composé d’un officier et de douze hommes, a exécuté un coup de main sur une tranchée adverse et ramené sans avoir subi de pertes, 13 prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont prononcé une attaque entre le bois le Chaume et Bezonvaux. Un combat acharné s’est engagé dans nos éléments avancés où l’ennemi avait réussi à pénétrer et s’est terminé à notre avantage. Notre ligne est rétablie. Nous avons fait 15 prisonniers.
Sur le front belge, nos alliés ont été bombardés dans les régions de Ramscapelle, de Oerscapelle et de Knoske. Les batteries belges ont vigoureusement riposté.
En Macédoine, nous avons exécuté des tirs de destruction sur les batteries ennemies dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir. L’armée britannique de Mésépotamie a remporté un grand succès à Ramadié, à l’ouest de Bagdad, capturant plusieurs milliers de prisonniers, dont le chef des troupes turques.
Les Italiens ont repoussé une série d’offensives autrichiennes sur le plateau de Bainsizza. Le chiffre des prisonniers faits par eux monte à 2019, dont 63 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1109/16 aout 1917: incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

Incendie sur la charpente de la basilique de Saint-Quentin

La basilque en 1917

Dans l’Aisne, le sort de la ville de Saint-Quentin à partir de 1917 fut au cœur de ce débat. En partie épargnée par les combats de 1914, Saint-Quentin est entièrement vidée de ses 48 000 habitants par l’armée allemande en mars 1917. Désormais considérée comme un bastion sur la ligne Hindenburg, la ville est rapidement la cible de l’artillerie alliée. Dans la nuit du 15 au 16 août 1917, un incendie anéantit la charpente de la basilique du XIIesiècle. L’orgue est détruit et les tuyaux descendus pour être fondus. Un sort similaire est réservé au monument du siège de 1557 qui trônait sur la place de l’hôtel de ville.

Lorsque l’armée française entre dans Saint-Quentin le 2 octobre 1918, la ville n’est plus qu’un amas de ruines.

source: http://www.aisne14-18.com/les-evenements-de-lete

Pétain décore l’escadrille La Fayette

Le 16 août 1917, le général Pétain décerne à l’escadrille sa première citation à l’ordre de l’armée : « Escadrille composée de volontaires américains venus se battre pour la France, avec le plus pur esprit de sacrifice. A mené sans cesse sous le commandement du capitaine Thenault qui l’a formée, une lutte ardente contre nos ennemis. A soulevé l’admiration profonde des chefs qui l’ont eue sous leurs ordres et des escadrilles françaises qui, loin de l’affaiblir, exaltaient son moral, a abattu 28 avions ennemis homologués ».

source: http://www.souvenir-francais-92.org/article-25902016.html

Parution de La baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b111.htm

A propos de la chanson de Craonne

– La première mention de La Chanson de Craonne date du 16 août 1917, quand une lettre non signée du 89e RI est saisie qui la mentionne, même si le titre n’est pas encore définitif … Dans son livre La Saignée (1920), Georges Bonnamy rapporte qu’on la chantait dans son unité (le 131e RI) en juin de la même année.

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source: http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2009/09/

Journal du jeudi 16 août 1917 à travers Le Miroir

Action d’artillerie en Belgique, au nord de l’Aisne, en Champagne sur les deux rives de la Meuse et en Haute-Alsace. Un coup de main exécuté par nous près du Four-de-Paris a ramené dans nos lignes une mitrailleuse et du matériel. L’ennemi a bombardé Reims et lancé 100 obus sur Pont-à-Mousson.
Les Anglais ont attaqué sur un large front, sur la lisière nord-ouest de Lens, au bois Hego (nord-est de Loos). Les premières lignes allemandes ont été enlevées sur tous les points et les troupes de nos alliés ont accompli une avance satisfaisante. Elles ont conquis la fameuse cote 70 qui était formidablement défendue et ont, par la suite, poussé sensiblement leur progression autour de Lens. 282 prisonniers sont tombés entre leurs mains. Cinq contre-attaques allemandes ont été brisées avec de fortes pertes pour l’assaillant. Les pertes anglaises ont été légères.
Nos alliés ont également progressé au nord-ouest de Bixchoote, et fait échouer des coups de mains allemands à l’est de Klein-Gillebeke.
La bataille continue avec rage sur le front roumain avec des alternatives d’avance et de recul pour nos alliés.
En Macédoine, canonnade sur le Vardar et sur la Cerna.
Des patrouilles ennemies ont été mises en échec devant les tranchées anglaises de la vallée de la Strouma.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html