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1066/4 juillet 1917: les Américains à Paris

Journal de guerre du mercredi  4 juillet 1917 à travers Le Miroir

Après une recrudescence du bombardement, les Allemands ont lancé une série d’attaques violentes sur les tranchées que nous avons reprises de part et d’autre de la route Ailles-Paissy. Une lutte très vive, qui a duré toute la nuit, s’est terminée par l’échec complet de l’ennemi. Nous avons maintenu toutes nos positions.
Plus à l’ouest, deux coups de main sur nos petits postes ont également échoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, la lutte d’artillerie a augmenté d’intensité vers le milieu de la nuit dans le secteur cote 304-bois d’Avocourt. Les Allemands ont attaqué sur un front de 500 mètres à la corne sud-est de ce bois. Les vagues d’assaut, brisées par nos feux, n’ont pu aborder nos lignes. L’ennemi n’a pas renouvelé sa tentative.
A l’est de Coucy-le-Château, rencontres de patrouilles. Nous avons fait des prisonniers dont un officier.
Les Anglais, grâce à une série de coups de main à l’ouest d’Avrancourt et au nord de Nieuport, ont fait un certain nombre de prisonniers. Ils ont repoussé une attaque contre leurs postes avancés au sud de la Cojeul.
Les Russes ont poursuivi leur offensive avec succès en Galicie. Le chiffre de leurs prisonniers dépasse 13.200.

Indépendance day devant l’assemblée

4 juillet 1917, Independence Day devant la chambre des députés [défilé des troupes américaines] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53003285j

Lafayette nous voilà

“Lafayette, nous voilà!”

Discours prononcé par le colonel Stanton au nom et en la présence du Général Pershing au cimetière de Picpus sur la tombe de la Fayette le 4 Juillet 1917

Traduction de l’équipe APLV

Le Colonel Stanton a prononcé le discours suivant (son manuscrit ayant été lu et approuvé par le Général Pershing quelques jours auparavant):
Je regrette de ne pouvoir m’adresser au bon peuple de France dans la belle langue de son beau pays.
Nul ne peut oublier que votre nation a été notre ami quand l’Amérique luttait pour exister, quand une poignée de gens courageux et patriotiques s’acharnaient à défendre les droits que leur Créateur leur avait donnés ;  que la France, en la personne de La Fayette, est venue à notre aide en paroles et en actes.  Ne pas s’en souvenir serait un manque de reconnaissance, et l’Amérique ne manque à aucune obligation.
Nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de la naissance de la nation Américaine, la naissance d’un peuple dont la déclaration des droits affirme que « tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la quête du bonheur. »  Cette fête est célébrée chez nous avec liesse et gratitude, avec des feux de joie et des illuminations, car nous savons que depuis notre arrivée dans la galaxie des nations nous remplissons notre devoir en bons citoyens, dans le respect de Dieu et de la loi.
Nous sommes un peuple peu enclin à la colère mais intransigeant quant au respect de nos droits et de notre honneur national.
Nous saluons haut et fort la patience, la tolérance et le patriotisme du Président Wilson, qui a essayé par tous les moyens honorables d’éviter ce confit, car il a compris les effets redoutables d’une déclaration de guerre et la souffrance inévitable qui en résulterait.  Le représentant arrogant et tyrannique d’une autocratie prussienne a violé chaque loi de la civilisation.  Il a méprisé comme un chiffon de papier le traité solennel de Genève que son pays avait pourtant signé.  Pendant que le monde dormait, bercé par une illusion de sécurité, il s’est délibérément mobilisé et a déclaré la guerre contre les puissances alliés.
Les Etats Unis protestaient régulièrement contre ses actions arbitraires et recevaient promesse sur promesse qu’il respecterait le règlement de la guerre, mais chaque promesse a été rompue, chaque accord a été violé.  Enfin la patience a cessé d’être une vertu.  Notre Président, à bout d’endurance et pleinement conscient de la responsabilité qui lui incombait, a déclaré qu’il existait un état de guerre avec le gouvernement  allemand.

source: http://www.pershing-lafayette-versailles.org/7juillet1917.html

Lire aussi http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/06/29/01006-20070629ARTMAG90409-ete_les_americains_debarquent.php

Le carnet d’Alfred Bulot

Le 4 juillet 1917 : « Je monte aux tranchées ce soir pour seize jours, mais on dit que nous serons relevés au bout de huit. D’après les renseignements des aviateurs, on craint une attaque sur Reims. Ils font des coups de main bientôt tous les soirs. Vous avez dû voir dans le communiqué le coup fait sur la Pompelle : un bataillon était sorti en face de nous, ils n’ont pu aborder nos tranchées, grâce aux feux de barrage des 75 et des grenades. Lundi ils ont voulu faire un bombardement avec du liquide inflammable et ils sont restés dans les fils de fer avec leurs appareils sur le dos. C’est mon tour de faire la c0rvée de soupe, la cuisine est au moins à deux kilomètres : trois fois par jour aller et revenir, cela fait 12 kilomètres dans les jambes ; on est fatigué le soir. C’est la seule corvée que nous faisons ; mais elle est bonne.»

source: http://www.xn--saint-gilles-vieux-march-yfc.net/alfred-marie-burlot/

Lawrence Bruce Robertson chirugien durant la première guerre mondiale

« CAS 22 : […] Soldat F. McL. Admis le 4 juillet 1917. Enseveli par un obus il y a sept heures. Était en état de choc et s’est écroulé à cause de blessures  intra-abdominales et d’une fracture du fémur. Des mesures antichoc pendant quelques heures  ont produit une légère amélioration. […] Transfusion sanguine (1,100 c.cm.). Avant la transfusion : pouls 180; pression sanguine : systolique 80, diastolique 40. Après la transfusion : pouls 140; pression sanguine : systolique 185, diastolique 80. […] Évacué à la base deux semaines plus tard. Quatre semaines après l’opération, la base envoie un mot pour annoncer que le patient est en excellente forme et que son rétablissement semble assuré. »   – See more at: http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/Robertson/Pioneer_Blood_Transfusion.aspx#sthash.pCQVjbHp.dpuf

 

 

1046/14 juin 1917: 200.000 américains appareillent de New-York

Une infirmière à l’honneur

Mme Jacques Liouville, infirmière-major de l’hôpital mixte d’Hazebrouck à l’honneur (extrait du Figaro du 14 juin 1917)

À côté de ces associations d’envergure nationale, des initiatives privées voient aussi le jour, comme celle créée par Rosemonde Lafont-Edwards, épouse du docteur Jacques Liouville. Cet éminent médecin naturaliste, océanographe et explorateur, beau-fils de Pierre Waldeck-Rousseau, est connu pour avoir participé à des expéditions en compagnie de son oncle Jean-Baptiste Charcot. Durant la guerre, ils explorent ensemble le pôle Sud à bord du « Pourquoi-pas ? », ce qui vaut à Jacques Liouville de recevoir la croix de guerre.

En attendant le retour de son mari, Rosemonde Liouville ne demeure pas inactive et décide de s’engager comme bénévole dans les hôpitaux de guerre. Infirmière-major à Hazebrouck, elle reçoit de nombreuses distinctions, dont la médaille Élisabeth des mains d’Élisabeth de Wittelsbach, reine des Belges. Le Figaro du 14 juin 1917 publie l’entrefilet suivant :

Voici le texte de la belle citation qui a motivé l’attribution à Mme Liouville, femme du docteur Jacques Liouville et belle-fille de Mme Waldeck-Rousseau, de la croix de guerre avec étoile en vermeil :

Le général commandant la région du Nord cite à l’ordre de la région Mme Jacques Liouville, infirmière-major de l’hôpital mixte d’Hazebrouck. Depuis mars 1915, près du front, consacre sa vie aux blessés civils de guerre, les soustrait au danger et leur assure des soins ; s’occupe plus spécialement des enfants qu’elle retire des zones exposées au feu de l’artillerie et place dans des familles.

Les 22 juillet et 23 décembre 1915, a pris part à des évacuations périlleuses, sous de violents bombardements ; les 10-11 et 12 mai 1917, a assuré des évacuations de nombreux civils blessés pendant le bombardement d’un village.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/A-l-ecoute-des-temoins/1917/Le-7-fevrier-1917-les-enfants-de-la-Lys

Lettre du poilu Georges Mazet

1915. Georges informe sa famille que les correspondances feront dorénavant l’objet d’un contrôle militaire. Il envoie des courriers codés. Malgré l’adversité, le poilu garde de l’humour et de la bonne humeur.

Le jeudi 14 juin 1917. « […] Le Général de Division qui a remplacé Lévi est fou. Il vient, en effet, de l’intérieur, comme je m’en doutais, il veut que les hommes se lavent les pieds tous les jours avant la soupe du soir, se rasent au moins tous les 4 jours, il a pondu une grande circulaire sur la manière de laver ses souliers et mettre ses jambières voulant que tous le fassent de la même façon, il veut que l’on établisse partout des WC avec des papiers carrés. Il est dingo ».

La correspondance se termine par une lettre du jeune soldat, confiée à une cousine, qu’elle devait remettre à la famille en cas de décès. « Mes parents bien aimés. Quand cette lettre vous sera remise, c’est que depuis quelques jours j’habiterai un monde meilleur. Mourir pour son pays est si beau qu’il est inutile de vous dire que j’ai fait sans regret le sacrifice de ma vie. Un seul petit regret cependant c’est la peine que cela vous aura causée à vous que j’aimais tant ! […] Je clos en vous priant de me pardonner si quelques fois je vous ai peinés et en vous demandant d’aimer encore davantage si possible ma chère Mad […] Au revoir et recevez mes parents adorés mille et mille doux baisers. Georges. »

http://www.lamontagne.fr/issoire/vie-pratique-consommation/armee-conflit/2014/11/12/les-lettres-du-poilu-issoirien-georges-mazet-retracent-les-horreurs-de-la-grande-guerre_11215778.html#

 

200.000 américains appareillent de New-York

Le 14 juin 1917, 200 000 soldats américains appareillent de New York et mettent le cap sur le Vieux Continent pour défendre la liberté aux côtés des Alliés. Le 26 juin 1917, la première division d’infanterie Big Red Onedébarque à Saint-Nazaire, bientôt suivie par deux millions d’hommes. L’entrée en guerre des États-Unis fera basculer l’issue du conflit, scellant l’amitié franco-américaine.

source: https://www.thebridge2017.com/fr/le-centenaire

Premier vol du Nieuport 28

A la mi-1917, il devint évident que les Nieuport 17 et 24Bis étaient dépassés par les nouveaux chasseurs allemands. Le premier avait d’ailleurs été remplacé par le Spad S.VII.

Le Nieuport 28 fut conçu par Gustave Delage dans la droite ligne de ses précédentes créations, c’est-à-dire un appareil sesquiplan léger et très manœuvrant. son moteur Gnome 9N rotatif et monosoupape de 150 cv était plus puissant, il emportait 2 mitrailleuses Vickers 0,303 au lieu d’une et disposait d’une nouvelle aile. Seules les ailes basses disposaient d’ailerons. Les mâts reliant les ailes étaient parallèles et non plus en V, les bouts d’ailes étaient arrondis. Le fuselage était de section circulaire.

Il vola pour la première fois le 14 juin 1917. Plusieurs prototypes furent construits, notamment pour tester différentes ailes supérieures, ou encore pour tester d’autres moteurs tels que les Hispano-Suiza 8Fb de 300 cv, Le Rhône 9R de 170 cv, Lorraine-Dietrich 8Bd de 275 cv et le Clerget 11E de 200 ch. L’un d’eux testa également un fuselage en bois monocoque. Toutes ces expérimentations menèrent au Nieuport 29.

https://www.aviationsmilitaires.net/v2/base/view/Model/1281.html

Journal du jeudi 14 juin à travers Le Miroir

Action intermittente des deux artilleries en Belgique et dans la région de Craonne. Des tirs de destruction exécutés sur les organisations et les voies de communication de l’ennemi en quelques points du front ont été efficaces. Les Anglais récapitulent les gains qu’ils ont faits depuis le 6 juin: 7342 hommes et 145 officiers prisonniers, 47 canons capturés.
Les Belges ont subi un violent bombardement de leurs premières lignes depuis le redan du Passeur jusqu’à Boesinghe. Leur artillerie et leurs lance-bombes ont énergiquement riposté aux tirs ennemis. Journée calme, à part une canonnade sans grande intensité, dans le secteur d’Hetsas.
Sur le front de Macédoine, des attaques locales ennemies exécutées sur Dolozeli, dans la région du lac Doiran, ont été repoussées. Sur la rive droite du Vardar, canonnade intermittente.
Canonnade et fusillade dans la région de Monastir.
L’aviation britannique a bombardé les dépôts ennemis de Bogdani.
Les troupes françaises ont débarqué au Pirée et pris position au nord de cette ville; elles ont occupé Larissa, en Thessalie, après une collision avec les troupes grecques qui leur avaient tendu une embuscade. Constantin 1er est parti pour Tatoi.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1037/5 juin 1917: l’hôpital de Prouilly évacué

Journal du mardi 5 juin 1917 à travers Le Miroir

La lutte d’artillerie est devenue violente au nord-ouest de la ferme Froidmont. Une attaque ennemie, déclenchée sur un saillant de notre ligne, a réussi à prendre pied dans quelques tranchées avancées. Sur le front des plateaux de Vauclerc et de Californie, après leur sanglant échec de la veille, les Allemands n’ont pas renouvelé leur tentative et se sont bornés à réagir sur nos positions par un bombardement assez vif.
En Champagne, nous avons exécuté un coup de main sur les tranchées adverses à l’est du Téton. Nous avons pris trois mitrailleuses et fait des prisonniers.
Le combat au sud de la Souchez a continué sur le front britannique. L’ennemi, après avoir subi de lourdes pertes, a réussi à lancer un certain nombre de violentes contre-attaques qui ont obligé nos alliés à évacuer le terrain conquis. Ils ont fait 92 prisonniers. Ils ont fait d’autres prisonniers à l’est de Laventie et au sud de Wytschaete. Ils ont abattu quatre avions allemands.
Sur les pentes du San Marco, l’ennemi a réussi à pénétrer dans quelques éléments avancés. Il a été ensuite repoussé jusqu’à ses positions de départ, en laissant 82 prisonniers.
Les avions italiens ont bombardé des rassemblements ennemis à Santa Lucia di Tolmino et à Chiapovano.

Félix Vallotton peint le cimetière de Châlons-sur-Marne

Félix Vallotton est né le 28 décembre 1865 à Lausanne. Mort le 29 décembre 1925 à Paris. En 1900 naturalisé en France. En 1882, prend la décision d’être peintre et vient s’installer à Paris, où il étudie le dessin à l’Académie Julian. S’initie à la gravure sur bois. En 1889, il épouse Madame Rodrigues-Henriques. Il devient un membre important du groupe des Nabis, où il devient l’ami de Vuillard.Agé de 48 ans en août 1914, Vallotton n’est pas mobilisable. Il se sent inutile (cf. son Journal). Cependant, le Ministre des Beaux-Arts et le ministre de la Guerre l’envoie comme peintre aux armées le 5 juin 1917. Sur le front de Champagne et d’Argonne, il dessine des croquis. De retour à Honfleur, il peint une douzaine de toiles (4 sont conservées au MHC). Son activité de peintre et graveur est intense : plus de 1500 oeuvres. Il participe à de nombreuses expositions.

 

L’hôpital de Prouilly évacué

Le G.S.C.S. fut organisé en deux échelons, rattachés à la 5e armée, implantés à Prouilly et Epernay. D’avril à juin 1917, le groupement s’installa sommairement à l’HoE de Prouilly qui fut rapidement évacué, le 5 juin 1917, à la suite de bombardements allemands sur des dépôts logistiques situés à proximité de l’hôpital. Le repli s’opéra sur l’HoE de Bouleuse implanté à 17 kilomètres de Reims. Dans cette formation hospitalière baraquée de plus de 3000 lits, le G.S.C.S. prit une importance considérable sous la conduite du professeur Regaud qui était « un apôtre ascétique avec un merveilleux esprit d’organisation » (Leriche, cité par Segal et al.).

http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2014/02/«-archiviste-bibliothecaire-»-du-service-de-sante-militaire-au-front-1917-1918.html

Lire aussi http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2013x047x003/HSMx2013x047x003x0355.pdf

Lettres explosives de Poilus

Des mutineries se multiplièrent en effet au printemps 1917 et secouèrent l’armée française, de l’Oise aux Vosges. Des milliers de soldats refusèrent de monter au front, d’obéir les yeux fermés aux ordres de supérieurs incompétents ; ils commencèrent à condamner la duplicité du discours patriotique et organisèrent des réunions entre soldats, au cours desquelles les langues, et c’est le moins que l’on puisse dire, se délièrent.

Près de quatre millions de courriers circulèrent chaque jour entre le front et l’arrière. L’auteur de cet article ne prétend nullement que les quelques lettres sélectionnées – dont de très brefs extraits sont diffusés plus loin – furent révélatrices de la mentalité des soldats. Cependant, ces lignes enflammées nous invitent à porter un autre regard sur les Poilus. Les fauteurs de guerre sont explicitement désignés ; la rage de classe évidente ; le ton est drôle, maximaliste, tragique ; la lucidité sur les rouages de la domination est implacable.

Épisode globalement ignoré par les historiens de cour, ces mutineries furent souvent banalisées ou défigurées. La dimension transgressive de cet événement fut longtemps occultée. Les mutineries relèveraient, « non d’un refus de se battre, mais d’une certaine manière de le faire  ». Un jeune historien a parfaitement exposé l’inanité de cette thèse en dévoilant la radicalité des Poilus mutinés, dans un ouvrage admirable et chaudement recommandé

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-lettres-explosives-des-Poilus-42073.html

 

954/journal du 14 mars 1917

Journal du mercredi 14 mars 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, l’artillerie ennemie, énergiquement contrebattue par la nôtre, a bombardé les secteurs de Maisons-de-Champagne et de la Main-de-Massiges. Les Allemands ont fait sans succès des tentatives à la grenade contre la cote 185, que nous continuons à tenir.
Sur la rive gauche de la Meuse, assez grande activité des deux artilleries. Nos tirs de destruction ont paru efficaces, notamment dans la région Avocourt-cote 304 et sur la rive droite au nord-ouest de Bezonvaux.
Les Anglais ont continué à progresser dans la Somme, les Allemands cédant à leur pression. Nos alliés ont gagné une profondeur de 1600 mètres sur un front de 1600. Ils ont occupé à l’ouest de Bapaume, le village de Grévillers et le bois Loupart. Ils ont également avancé dans le secteur de Gommécourt.
Canonnade sur le front du Trentin. Petites rencontres de patrouilles dans les vallées de Guidicaria et de Posina. Canonnade sur le front des Alpes juliennes, dans la conque de Tolmino. Les Italiens ont réussi un coup de main sur le Carso. Ils ont pris 24 hommes et une mitrailleuse.
M. Wilson a notifié aux puissances sa volonté d’armer les navires de commerce.
Le tsar a ajourné au 17 avril la réunion de la Douma et du Conseil de l’empire.

 

Marcellin Cailleau fier de sa croix de guerre

Le 14-03-17

Chers parents Hier j’ai reçu une lettre qui ma fait plaisir mais je trouvais extraordinaire que je ne voyais pas le billet. Je me suis bien douter que vous aviez oublié de le mettre dedans. Aujourd’hui je reçois l’autre lettre où le billet est dedans.
J’ai été très content car je n’avais plus  beaucoup d’argent.
Ces jours j’en ai dépensé un peu plus. On m’a donné la croix de guerre hier allors j’ai été obligé de l’arroser un peu.
Car lorsqu’il y a un décoré à l’escouade il faut payé un peu à boire.
Chers parents aujourd’hui nous avons fait la manœuvre
tout le jour. Je vous assure que je suis bien fatigué ce soir.
Je vous écrit étant couché.
Pour le moment nous ne sommes pas trop mal couchés nous avons une bonne paillasse et deux bonnes couvertures allors on a pas
froid. Et puis maintenant il ne fait plus bien froid.
Allons chers parents je termine je vais dormir
car je suis un peu fatigué mais demain matin
je resterai couché jusqu’à la soupe.
Allons je vous dis bonsoir. Votre fils qui vous aime et
qui vous embrasse bien fort je vous envoie ma
citation avec la lettre.
Demain je vous enverrez ma croix de guerre. Se sera
un beau souvenir vous  pourrez la faire encadré
avec la citation.Bonsoir
M. Cailleau

source: http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article24

De Prouilly à Châlons-le-Vergeur (Marne)

14 Mars 1917
Départ de Prouilly pour Chalons le Verguer où nous bivouaquons sous bois en arrière de la cote 186 qui souvent durant cette bataille fera parler d’elle nous resterons là jusqu’au 9 Juin, nous aurons à faire en ravitaillement ce qui n’est pas sans risques. Le hameau de Cornay est on ne peut plus dangereux à traverser, cependant il faut y passer. Les bois de Fermicourt des Geais sont loin d’être hospitaliers, cependant nous avons toujours la veine rien de grave ne nous arrive sinon la nuit du 15 Avril qui nous fut funeste : un convoi de ravitaillement fut pris par les gaz, les hommes qui heureusement avaient leurs masques n’eurent qu’une petite indisposition qui ne dura guère. Il n’en fut pas de même des chevaux : 31 de mon unité sont perdus, ils souffrent horriblement avant de finir. Notre groupe est privé de ce fait de 93 chevaux et notre commandant qui était groupe de poursuite est furieux, il lui est impossible d’atteler ; sa colère se calmera. Cette opération sera bien manquée, tout avait été prévu – ponts volants popur le passage des voitures sur les tranchées – magasins de vivres très à l’avant , les ordres sont donnés pour que le lendemain du déclenchement nous poussions en avant les troupes qui ont 5 jours de vivres (cantonnent le 3ème jour au camp de Sissonne). Les troupes emballées et croyantes y vont carrément mais que le désenchantement fut vite arrivé : ce qu’ils n’avaient pas prévu était la résistance opiniâtre des boches qui ont eu là jusqu’à 32 divisions pour faire face à nos 24. Là encore nos fantassins firent des prodiges mais payeront de leur vie en bien grande quantité. Ici se place des épisodes que le commandement ne manquera pas de remarquer : de nombreux régiments refusent de monter aux tranchées pour attaquer. Ils n’ont pu confiance dans leur généraux, ils sentent que cette attaque était plutôt à l’avantage d’un homme si elle avait réussi. De ce fait Petain remplace Nivelle. A nos positions de Cornay nous perderons quelques hommes à cause du choléra.

Source et suite http://ludovicfournier.free.fr/pages/journal2.htm

Eugène Chassaing et les débuts de l’aviation sanitaire

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Dans un article du Petit Parisien du 14 mars 1917, le médecin puydômois interpelle l’opinion  publique sur « le traitement des blessés et l’aviation sanitaire » : « Hémorragie et infection sont les ennemis terribles que le médecin de guerre a pour mission de vaincre. Il a toutes chances de vaincre s’il intervient à temps. […] Le sort du blessé est dans bien des cas lié au gain de quelques heures ou de quelques instants. (…) 

Les voitures sanitaires ont, avec avantage, remplacé les voitures à chevaux. Si la route était libre et bonne, la distance serait vite franchie. Mais il faut compter avec les fondrières, les éboulements, l’encombrement prolongé et désespérant par des convois de ravitaillement qui se pressent, se heurtent et se regardent pendant des heures. Si bien maniée soit-elle, la vaillante petite auto sanitaire ne peut soustraire son précieux fardeau ni aux attentes prolongées ni aux chocs brisants qui retentissent douloureusement sur l’état des blessés. »

http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/expositions/panneau-eugene-chassaing-et-les-debuts-de-l-aviation-sanitaire-110/n:97

Soldats russes dans les Cordeliers à Reims

L’autochrome de Fernand Cuville date de 1917. Des soldats russes posent dans les ruines de Maison Lainé, qui était un Couvent des Cordeliers au XIIIe siècle.

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Source: http://reimsdoc.over-blog.com/article-soldats-russes-dans-le-square-des-cordeliers-115857718.html

  Belgique: Le récit d’un témoin qui, à Namur,  a assisté au retour de 70 déportés retenus au camp de Grüben.

 

Le 14 mars 1917, j’ai vu quelques uns des déportés au nombre de 70  revenus de Grüben. Il résulte de leurs renseignements qu’en ce moment le camp est presque vidé. A la suite du supplice de la faim et des mesures de tortures, les hommes ont dû se laisser faire, ils ont été emmenés non plus comme travailleurs s’offrant volontairement pour travailler mais comme travailleurs forcés.

Il reste au lazaret de  Grüben 1200 à 1500 malades revenus des travaux en piteux état et environ 500 autres au camp lui-même. Le meunier de (?) à qui  j’ai surtout parlé m’a affirmé qu’il y a environ 180 décès à Grüben même. Ceux revenant du travail au camp racontent que malgré les forts salaires, leur situation est à peine tenable tellement les aliments sont rares et chers

Les 70 hommes revenus le 14 mars sont, presque tous, fort mal arrangés. beaucoup ne s’en referont jamais. ils ont quitté le camp lundi matin et sont arrivés à Namur mercredi matin. En cours de route, ils n’ont reçu comme aliment que deux fois de la soupe ».

http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/index-6.html

Opération Alberich entre Arras et Laon

C’est dans la nuit du 14 mars 1917 que les Britanniques rencontrèrent les premières tranchées allemandes abandonnées. L’avance britannique put se faire ; ils n’avaient que l’arrière garde face à eux. Finalement, les Bruitanniques occupèrent les anciennes tranchées allemandes abandonnées par leurs propriétaires. La ville de Péronne tomba entre leurs mains le 18 mars 1917. Bapaume est prise le 17 mars par les Australiens, mais il fallut quelques jours pour neutraliser tous les pièges laissés par les Allemands. Les deux camps crièrent victoire ; les Allemands car ils avaient battu en retraite en bon ordre ; les Britanniques car ils avaient progressé de quelques kilomètres!

source: http://www.14-18.bruxelles.be/index.php/fr/nouvelles-du-front/operations-militaires/operations-militaires-galerie/2598-9-fevrier-1917-operation-alberich

 

 

932/Journal du 20 février 1917

Journal de guerre du mardi 20 février 1917 à travers Le Miroir

Assez grande activité des deux artilleries dans les secteurs d’Avocourt, de la côte du Poivre et de Bezonvaux. Nos batteries ont exécuté des tirs de destruction efficaces sur les organisations allemandes au nord de Damloup.
En Alsace, un coup de main sur les ligne adverses, au Barenkopf (nord de Munster), nous a permis de faire une dizaine de prisonniers.
Le chiffre des prisonniers faits par les Anglais au cours des opérations sur l’Ancre s’est élevé à 773, dont 12 officiers. Ils ont capturé également un certain nombre de mitrailleuses et de mortiers de tranchées. L’ennemi a lancé une forte attaque contre les nouvelles positions de nos alliés sur l’éperon dominant la ferme de Baillescourt. Trois vagues successives, appuyées par des troupes de soutien, se sont portées à l’attaque des lignes britanniques : elles ont été rejetées avec de fortes pertes sans avoir pu atteindre les tranchées en un seul point.
Nos alliés ont effectué des raids heureux au sud-ouest et au nord-ouest d’Arras, au sud de Fauquissart et au nord d’Ypres. Au nord de Souchez, ils ont détruit un puit de mines ainsi que plusieurs abris garnis de troupes. Ils ont capturé un certain nombre de prisonniers.
Sur le front russe, au sud de Wichneuskoie, les Allemands ont lancé quatre nappes de gaz.
Sur le front italien, action d’artillerie et petites rencontres de reconnaissances.
Le gouvernement américain a fait mettre des mines devant plusieurs de ses ports.

Gaston Bachelard nommé sous-lieutenant

 Pour subvenir à ses besoins, Bachelard passe l’examen des officiers : il est nommé sous-lieutenant le 20 février 1917. Il enchaîne les passages au front, dans les tranchées, 38 mois en tout, dont il ressort épargné, décoré de la Croix de Guerre, et cité à l’ordre de sa division pour avoir sans cesse rétabli les lignes téléphoniques rompues par le feu ennemi à la fin mars 1918.

Se soigner à Paris durant la Grande guerre

Cinq jeunes filles canadiennes ont été engagées pour transporter les blessés de la Croix-Rouge canadienne.

Les cinq conductrices et le capitaine du dépôt automobile. Paris, 20 février 1917.

Loi relative à la visite, par les commissions spéciales de réforme, des exemptés et réformés

http://clg-anjou-72.ac-nantes.fr/1418/Methodologie/Mourrier.html

Numéro 120 du 120 court

19001603

http://paysfoyen.canalblog.com/albums/journaux_de_la_grande_guerre/photos/19001603-le_120_court__n__32_du_20_fevrier_1917_.html

 

913/journal du 1 février 1917

Carnet du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Un froid de canard

2011-03-05-02Le 1er février 1917, tous les grands quotidiens nationaux couvrent comme de coutume leur une de nouvelles de la guerre au front, ou de la situation politique en France et chez les alliés. On évoque notamment une tentative d’empoisonnement contre le premier ministre britannique Lloyd George. On parle avec enthousiasme des offensives allemandes arrêtées sur le front russe, sans savoir que le régime tsariste vit ses derniers jours et que la guerre cessera bientôt à l’Est. Et puis, on revient sans cesse sur ce froid terrible qui s’est abattu sur les tranchées et qui complique même les conditions d’existence à l’arrière. La neige perturbe la circulation des transports en commun, des rares automobiles et des attelages. L’approvisionnement des grandes villes en denrées alimentaires et en charbon se complique. La demande croissante en combustible génère des queues interminables devant les charbonniers. Le lait, les céréales se raréfient et les prix explosent. Comme toujours, les plus pauvres sont les premières victimes de l’inflation galopante.

http://www.richesheures.net/blog/dotclear/index.php?post/2011/03/05/Hiver-1917%2C-quand-la-Seine-charriait-des-glaçons…

Les missions d’artistes aux armées en 1917

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Les missions d’artistes aux armées, instituées à l’automne 1916, viennent s’insérer dans un ensemble de manifestations et de programmes artistiques existants tournés vers la représentation de la guerre (…)

Les peintres militaires étant soupçonnés d’être des faiseurs de cartes postales cocardières, on souhaite désormais envoyer des artistes qui pourront réaliser de véritables peintures d’histoire, avec l’objectif de ressusciter le musée historique de Versailles à peu près complètement abandonné depuis 1870.

Ce choix, qui écarte au début systématiquement les peintres militaires soupçonnés d’être des faiseurs de cartes postales cocardières, pose une difficulté comme le prouve une note interne du 1er février 1917 : Quel est le but de cette mesure ? Permettre à des peintres contemporains de se documenter pour traduire par la peinture, par l’illustration des journaux et des livres, des épisodes de la guerre actuelle. Aider par ce fait les futures histoires de la guerre. Pour cela, il faudrait ne confier ces mandats qu’à des professionnels avérés, ayant fait leurs preuves. Autant que possible des

spécialistes.

La suite sur http://musee-armee.fr/fileadmin/user_upload/Documents/CERMA_extraits/MA_extrait-cerma-1-robichon.pdf

Croquis d’hôpital d’Olga Bing

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http://www.gwpda.org/memoir/Gestes/Bing.htm

Taxation du beurre dans le Finistère

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Affiche du 1er février 1917 relatant l’arrêté modificatif de  »la taxation des beurres, afin de réglementer la consommation ». (Archives départementales du Finistère, 1 M 264 2)

http://www.archives-finistere.fr/le-finistère-dans-la-guerre-1914-1918-outil-pédagogique-14

(Aviation) L’escadrille F-72 prend ses quartiers à Bouleuse (Marne)

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Le 1er février 1917, l’escadrille F-72 prend ses quartiers sur le terrain de Bouleuse, prés de Reims, où retrouve les escadrilles 210 et 222.

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille072.htm

(vidéo) Elisabeth, la reine infirmière

Sur France 3 Nord Pas de Calais

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La Panne, en Belgique au bord de la mer du Nord. Une stèle rend hommage à la reine Elisabeth pour son dévouement auprès des blessés pendant la Grande Guerre. « La reine-infirmière », le nom restera dans la légende aux côtés du roi Albert mais l’épouse du roi des Belges fut bien plus que cela.

LA REINE DE COEUR

Quand son époux devient roi des Belges en 1909, elle s’engage pleinement dans sa tâche de reine. Elle crée des œuvres de bienfaisance et s’implique dans la vie artistique et intellectuelle du royaume.
Cette princesse d’origine bavaroise joue du piano et du violon, pratique la photographie, parle le français et l’anglais.
Le 1er août 1914, Elisabeth aide le roi Albert à rédiger en allemand une lettre adressée à l’Empereur Guillaume II ; Un appel à faire respecter la neutralité de la Belgique qui ne sera pas entendu.

L ‘ALLEMAND, LA LANGUE MATERNELLE DE LA REINE

Elle vit comme un déchirement la guerre qui éclate, blessée parce qu’elle qualifie de barbarie germanique. Lorsque les Allemands envahiront la Belgique, elle dira : « entre eux et moi, un rideau de fer est tombé.» Elisabeth est désormais belge, à tout jamais. Elle passe les 4 longues années de la guerre, ici, à La Panne auprès de son mari.
Elle apporte régulièrement son soutien aux blessés de l’hôpital de l’Océan.

A la fois, femme de devoir, artiste, intellectuelle, anticonformiste, Elisabeth est la première reine de Belgique à entrer dans la lumière. Elle meurt en 1965 à l’âge de 89 ans.

La suitr sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/histoires-14-18-elisabeth-reine-infirmiere-1146285.html