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1333/28 mars 1918: des Totos dans la guerre au front et à l’arrière’

Des Totos dans la guerre au front et à l’arrière

La Baïonnette, dans sa revue de presse le 28 mars 1918, cite Le Canard enchaîné : « C’est curieux combien, depuis la guerre, les petits garçons qui s’appellent Toto ont baissé dans l’estime des autres petits garçons. » Gamin de l’arrière, Toto ne blague pas au front dans les canards. En effet, le vocabulaire poilu s’est étoffé d’un autre toto pour désigner le pou de corps (4 ). Cet envahisseur des tranchées prospère dans la vêture. Le Rire rouge a publié, le 3 mars 1917, un poème du docteur Émile Roudié : « Le Toto, c’est le Pou… mais non le pou hideux,/Qui dort bourgeoisement, sur les vestons miteux/Des embusqués craintifs qui restent à l’arrière./Non, c’est le pou vaillant, à l’allure guerrière. » (5).
Las de la guerre La guerre n’en finit pas. Les poilus aimeraient retrouver leur famille et les enfants leur père. Les femmes doivent en tout assurer. Par décret, les pâtisseries devant fermer les mardis et mercredis, Le Rire rouge, le 10 mars 1917, publie une saynète. Une mère est confrontée à un enfant capricieux : « Toto, mange ta soupe./Ze la manzerai pas, na !/Tu seras privé de dessert/M’en fiche, c’est aujourd’hui mardi. » Le mercredi, le père arrive en permission de Verdun, s’emporte devant les dires de Toto : « Tiens, voilà une tarte, sale gosse ! » (6). Le sketch de Fernand Raynaud, Bourreaux d’enfants, débute ainsi en 1959 mais la fin diffère (7).
L’interjection « Vas-y Toto ! » est dans Soldat de Maurice Fombeure, en 1935. Dans ce livre, il raconte son temps de service militaire (8). En 1936, Aimé Souché, prolixe auteur de manuels scolaires, fait paraître La méthode rose, nos amis Lili et Toto (9 ). En 1937 est à la vente dans la presse enfantine, Le Journal de Toto. Des histoires, des blagues de Toto se diffusent encore (10).

source: https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/des-totos-dans-la-guerre-au-front-et-a-l-arriere

Amiens évacuée

Marguerite Varlot épouse Belloni

Le 28 mars 1918, la population amiénoise évacue la ville face à l’offensive allemande. Après avoir couché pendant un mois dans les souterrains de la citadelle, creusés en 1870 et qui vont à Doullens, c’est de la gare de Longuau, ce 28 mars, que Marguerite et sa famille partent   pour Rouen. De là, après trois jours et trois nuits de voyage, ils arrivent à Agen (Lot-et-Garonne) le 5 avril 1918. Elle parvient, avec ses sœurs, à trouver du travail chez des paysans.

source: http://agfbl.free.fr/bio_meme.htm

Parution de la baïonnette

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6583224n/f1.item.r=cave.zoom

Les étrangers surveillés à Concarneau

Lettre datant du 28 mars 1918 et demandant au commissaire de police de Concarneau de surveiller les faits et gestes du peintre russe Maurice Grün. (Archives municipales de Concarneau)

source: http://www.archives-finistere.fr/le-finistère-dans-la-guerre-1914-1918-outil-pédagogique-13

« L’effort français – Notre infanterie » de Joseph Bédier

(…)La supériorité du nombre, elle vient de la perdre, car, à sa grande stupeur, depuis plusieurs semaines, les Américains sont entrés dans la bataille. Quand, le 28 mars 1918, en un moment très sombre, les généraux Pershing et Bliss, accourus vers les chefs des armées alliées, leur avaient généreusement offert l’assistance immédiate de troupes américaines, ils n’avaient guère pu mettre à leur disposition que 250 000 hommes, et qui ne s’étaient acheminés que peu à peu vers la ligne de feu, pour tenir d’abord, dans les Vosges, les secteurs les plus calmes, du front . Mais à la secondé bataille de la Marne ; c’est par grandes unités constituées que les soldats américains, ont été engagés, et au plus fort des mêlées : à Belleau et à Bouresches, l’ennemi vient d’éprouver leur vaillance, et à Fère et à Sergy [7]. Depuis le mois de mars, les contingents des Etats-Unis débarqués en. France ont quadruplé : au début de juillet, ils atteignent déjà l’effectif de 900 000 hommes, dont près de 600 000 combattants [8]. Or, d’autres contingents débarquent sans cesse, à raison de 200 000 hommes, de 300 000 hommes par mois, et il en débarquera, ainsi durant des mois encore et, s’il le faut, durant des années .

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Notre_Infanterie/03

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1306/1 mars 1918: la chirurgie réparatrice est née avec les «Gueules cassées»

Propagande en 1918

alsace

1er mars 1871, 1er mars 1918. En Alsace libérée les petites filles, se restreignent de bon coeur pour hâter la déliverance de l’Alsace encore annexée. Faites comme elles. LOC Résumé: La tête d’une fille en costume alsacien avec un drapeau français drapé autour d’elle (sans doute la personnification de l’Alsace). LOC Notes: Traduction du titre: 1er mars 1871 au 1er mars 1918. Dans l’Alsace libérée, des jeunes filles font volontiers des sacrifices pour hâter la libération de la partie de l’Alsace encore annexée à l’Allemagne. Suivez leur exemple. Date de création / publication: Paris: Comité National de Prévoyance et d’Économies, 1918. Affiche de recrutement de la Première Guerre mondiale fournie par le COL. Support d’origine: 1 tirage (poster): lithographie, couleur; 55 x 38 cm

source: http://www.ww1propaganda.com/ww1-poster/1er-mars-1871-1er-mars-1918

La chirurgie réparatrice est née avec les «Gueules cassées»

gueules

On le considère comme un pionnier de la chirurgie maxillo-faciale esthétique et réparatrice. Voilà comment le décrivent, en 1995, Éric Brue et Éric Salf dans le tome XXIX de l’Histoire des sciences médicales : «Gustave Ginestet est un Occitan de taille modeste, le front haut, le visage ouvert, les traits fins et réguliers, des yeux clairs et malicieux, avec des colères de Méridional, brèves comme nos orages…» Le médecin général, natif de Valence d’Agen dans le Tarn-et-Garonne, continue d’occuper une large place dans les annales médicales. L’expérience de la guerre en fera le chef de file de prestigieuses écoles.

Gustave Ginestet offre en effet un parcours unique. Orphelin par sa mère, élevé chez les Jésuites de Montauban, il est incorporé en août 1916 à la 18e section d’infirmiers militaires. Là, il reçoit une formation pratique de médecin à l’hôpital complémentaire de Bordeaux, pour devenir par la suite médecin de poste de secours du 2e bataillon du 5e Régiment d’infanterie territoriale. Nous sommes en septembre 1917 : Gustave a seulement 20 ans. Sur le col de sa tenue bleu horizon, figure le caducée doré «sur velours amarante» qui accompagne le brassard de la Croix Rouge. Le 1er mars 1918, Gustave Ginestet fut lui-même blessé aux yeux par l’ypérite en soignant des Poilus gazés. Pendant la guerre, le jeune Gustave prouve déjà son efficacité médicale au feu. Il se spécialise peu à peu en stomatologie et prothèse dentaire. Il s’intéresse aussi au traitement des fractures mandibulaires, à la chirurgie de l’articulation temporo-mandibulaire et au prognathisme.

Plus tard, il participera activement au 2e conflit mondial en mettant au point des techniques considérées comme des jalons fondateurs de la chirurgie maxillo-faciale et reconstructrice. Il employa les techniques de réduction et d’autogreffes. C’est encore lui qui créa des instruments pour la chirurgie de la face : écarteurs pour extraction de dents de sagesse, appareil à torsader les fils électriques, casque pour appui crânien, aiguille à pédales…

https://www.ladepeche.fr/article/2014/08/27/1940450-la-chirurgie-reparatrice-est-nee-avec-les-gueules-cassees.html

Journal du vendredi 1 mars 1918

Nos patrouilles, opérant dans la région de Beaumont et en Lorraine, ont ramené des prisonniers.
Canonnade assez vive au nord de la cote 344 (rive droite de la Meuse).
Nous avons jeté plus d’une demi-tonne d’explosifs sur les casemates et la gare de Trèves. Quatre éclatements ont été constatés sur les fourneaux de l’usine à gaz et huit à la gare.
Dans la même nuit, près d’une tonne et demie de projectiles a été jetée sur les champs d’aviation de la région de Metz et des éclatements ont été constatés dans les hangars et baraquements. Un aéroplane ennemi a été abattu à proximité de l’aérodrome. Tous nos appareils sont rentrés indemnes, en dépit de la violence du tir des canons spéciaux et des mitrailleuses ennemies.
Les troupes anglaises ont exécuté avec succès un coup de main sur les tranchées ennemies du Greenland Hill (nord de la Scarpe). Un autre raid de troupes anglaises et écossaises sur les positions allemandes de la partie sud de la vallée d’Houthulst leur a valu douze prisonniers et trois mitrailleuses.
Sur le front italien, actions d’artillerie intermittentes. Des patrouilles ennemies ont été repoussées à Rapo. Au nord du col del Rosso, une patrouille Italienne a pris deux bombardes de 280 et une vingtaine de mitrailleuses. Un ballon captif autrichien a été abattu.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1214/29 novembre 1917: à propos des blessures aux pieds dans les tranchées

A propos des blessures aux pieds dans les tranchées


Voivenel et Martin (3) estimèrent que le pied des tranchées affecta jusqu’à 1 % des combattants du
front, ce qui explique probablement le très grand nombre de publications concernant cette affection. L’Index Medicus américain des publications
médico-chirurgicales de guerre entre 1914 et 1917 recensait 202 textes traitant de cette question (4) (voir graphique). E n reprenant le pourcentage fourni par ces deux auteurs, le pied des tranchées aurait concerné près de 200.000 homme s sur le front occidental(chiffre certainement inférieur à la réalité).

le dossier sur http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2004x038x003/HSMx2004x038x003x0315.pdf

La gloire des bleuets

Du journal de René Duquesne

« La moitié des poilus du peloton se trouvent gentiment remerciés par leur bonne amie ou fiancée. Sous prétexte qu’elles trouvent le temps long ou autre chose dans ce genre là. Heureusement qu’ils ne sont pas bileux et que veux tu, c’est la guerre. »

29 novembre 1917 : « Toutes les tranchées s’écroulent, on a à peine fini d’un bout qu’il faut recommencer de l’autre, et comme c’est un travail qu’on ne peut faire que la nuit, nous les passons presque toutes à la belle étoile. Je regarde si je vois la nôtre, mais comme à chaque instant le temps est maussade, il me la cache toujours. »

« Un gros bécot sur ta bouche, tu t’essuieras car je ne me suis pas lavé depuis mon départ aux tranchées. »

source: http://www.stleger.info/les72StLeger/region7/84.bleuets.htm

Avec un prêtre brancardier en Alsace

– Jeudi 29 novembre 1917.-  Rien de spécial à noter. Plusieurs blessés au 1er bataillon et au village de Guewenheim. M. l’abbé Couderc m’envoie un mot de ce dernier village, il me dit notamment combien M. le curé est gentil, hospitalier, tout à ses prêtres soldats. De sa part, il m’invite à chanter la messe à Guewenheim dimanche prochain. M. le Curé tient les orgues quand il a un prêtre pour célébrer la grand-messe.
 Vendredi 30 novembre 1917 –.-Le 1er bataillon a un homme tué par une grosse marmite. L’arrosage continue sur la rive gauche par des obus de gros calibre. C’est miracle qu’il n’y ait pas plus de victimes.29/11/1917 : En permission dans sa ville natale Quimperlé

l’abbé Eugène Jouanno envoie une carte postale.

– Samedi 1er décembre 1917Préparatifs de départ. Je dois pendant toute la journée promener des camarades du 3e bataillon venus reconnaître le secteur.

À Guewenheim.– Dimanche 2 décembre 1917 -.-Dès 4 h nous sommes sur pieds et peu à peu prêts à partir, mais la relève se fait attendre. Le poste de secours du 3 e bataillon n’arrive que vers 6 h. Nous avons à peine le temps de regagner avant le jour notre cantonnement de Guewenheim. Nous y sommes très bien logés.
A 7 h, je suis à l’église où je salue M. le Curé : il est en effet fort aimable. Il m’invite ainsi que M. l’abbé Ressiguier à dîner chez lui aujourd’hui. A 9 h, grand-messe civile et militaire : les soldats y sont nombreux, mais que de places vides cependant. M. le Curé parle à ses ouailles en alsacien, puis lit l’épître et l’évangile du jour en français ; cela fait grand plaisir à tout le monde. Je me proposais moi-même d’adresser un mot aux soldats, mais je ne le fais pas de crainte de prolonger trop cette messe qui a commencé tard. Les chants exécutés par les jeunes filles et quelques chantres sont très beaux ; notre médecin auxiliaire M. Leconte tient les orgues et de façon magistrale ! Elles sont très belles d’ailleurs, très puissantes. La messe est suivie du Saint-Sacrement. Il n’y a point, en effet d’autre office dans l’après-midi. Le soir, impossible de faire la prière et le salut à l’église qu’on ne peut pas éclairer à cause de la proximité des lignes ennemies.
M. le curé nous fait donc les honneurs de sa table avec quelle façon simple et aimable ! Décidément on est heureux d’avoir à faire à un tel confrère ! Il a un tel air de bonhomie avec sa forte stature, sa pipe à la bouche ! Il est grand fumeur. Il nous fait les éloges de l’esprit religieux de l’Allemand en général, de l’ordre et de l’organisation qui existaient partout avant la guerre : nous en sommes frappés à vrai dire depuis notre séjour en Alsace ! Il nous invite à aller passer la soirée avec lui. J’y vais en effet avec M. Ressiguier et un jeune confrère de Rodez, l’abbé Rouvier (2 e Armée), caporal au 2 e Génie. Ils sont cantonnés dans le même village. Je suis heureux de pouvoir vivre un peu avec ce cher ami qui est si abandonné dans un milieu des plus dévergondés. M. le Curé parle à nouveau de l’ordre et de la discipline allemande et admire surtout la façon dont les soldats en temps de paix étaient conduits, au point de vue religieux, conduits à la messe le dimanche, à confesse 2 fois par an. Il parait toutefois qu’ils n’étaient pas obligés de se confesser, mais ils devaient se rendre à l’église etc… Là-dessus, nous ne nous entendons pas trop, mais nous restons tout de même bons amis. D’ailleurs M. le curé me redit son profond amour pour la France, mais il déteste – à juste titre d’ailleurs – nos gouvernements impies et persécuteurs.
Sept ou 8 obus au moins sur le village pendant la soirée : un blessé grave aux mitrailleurs.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/alsace-1917–2.html

Journal du jeudi 29 novembre 1917 à travers Le Miroir

Dans la région de Saint-Quentin, nous avons aisément repoussé deux coups de main ennemi. Nos patrouilles opérant à l’ouest de Tahure et dans la région de Samogneux, ont ramené des prisonniers, dont un officier.
Une tentative de coup de main sur un de nos postes, à l’ouest du bois Le Chaume, a échoué.
Il se confirme que notre attaque sur les positions allemandes, au sud de Juvincourt, a coûté des pertes très sérieuses à l’ennemi. Le chiffre des prisonniers que nous avons faits, dans cette affaire atteint 476. Dans le matériel capturé, nous avons dénombré 13 mitrailleuses, 3 lance-grenades, 3 canons de tranchées et 400 fusils.
Sur le front anglais, vifs combats. Les attaques locales de nos alliés dans la région de Fontaine-Notre-Dame et de Bourlon ont donné lieu à de violentes contre-attaques. L’ennemi ayant reçu des renforts, oppose une résistance obstinée. La journée a été marquée par des alternatives d’avance et de recul. Les troupes britanniques ont fait plus de 500 prisonniers et porté leurs lignes en avant. Ils ont repoussé une offensive allemande sur l’éperon à l’ouest de Moeuvres.
Combats ordinaires sur le front italien. Quatre avions ennemis ont été abattus.
L’adjudant Krylenko, généralissime maximaliste a fait tenir au grand état-major allemand, par des parlementaires, sa proposition d’armistice.
La conférence interalliée, où vingt et une nations sont représentées, s’est ouverte à Paris sous la présidence de M. Clemenceau.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

Les « gueules cassées », pionniers sans visage de la médecine moderne

Le film « Au revoir là haut » tiré du prix Goncourt de Pierre Lemaitre est sorti en salles ce mercredi. Pendant la guerre de 14/18, le héros a le visage arraché par un obus. Il devient une « gueule cassée ». Grâce à des hommes comme lui, la chirurgie maxillo-faciale est née.

oue, mâchoire, nez emportés par un obus : on peut voir ces « gueules cassées » dans une exposition dans le hall de l’hôpital St Joseph à Paris, à l’occasion de la sortie du film d’Albert Dupontel « Au revoir là-haut ». C’est une initiative du Docteur Ludovic Bénichou qui dirige le service de chirurgie maxillo-faciale de cet hôpital.

La chirurgie maxillo-faciale en tant que telle n’aurait jamais vu le jour sans la guerre de 14/18 même si la chirurgie reconstructrice existe depuis bien longtemps, on en a retrouvé des traces chez les Incas et les Indiens.

Durant la Première guerre mondiale, l’artillerie et les mitrailleuses ont causé les deux tiers des blessures.

 Dans les tranchées, ils n’avaient que la tête qui dépassait. Et leurs têtes recevaient des éclats d’obus.

https://www.franceinter.fr/societe/les-gueules-cassees-ont-fait-avancer-la-medecine

1160/6 octobre 1917: enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

L’enlèvement des cloches des églises du Sedanais (Ardenne)

Comme l’indique Germaine Paruit, des fragments de ces cloches sont subtilisés à l’occupant. Plusieurs d’entre eux sont parvenus jusqu’à nous, comme ces quelques morceaux d’une des cloches de l’église Saint Charles qui sont aujourd’hui conservés dans les collections de la SHAS, tout comme un morceau de la cloche de l’église de Balan, ou encore de celle de Donchery, qui elle fut retrouvée dans les décombres de l’église incendiée en août 1914.

Ces « reliques » témoignent aujourd’hui de ces heures sombres où disparaîtront tant d’objets culturels collectifs, tuyaux d’orgues, instruments de musique, etc., mais aussi personnels comme en témoigne le docteur Lapierre : « Tout ce qui embellissait nos demeures, tous les souvenirs de famille, les œuvres d’art péniblement amassées, tout passa par les mains de ces forbans, pour prendre le chemin de l’Allemagne […] » (Docteur A. Lapierre, Les Allemands à Sedan, 1914-1918, éd. Charles     Ruben, Charleville, 1920).

source: http://musee-municipal-sedan.over-blog.com/2014/11/l-enlevement-des-cloches-des-eglises-du-sedanais.html

Un projet allemand de partage de la Lorraine

A son tour, le 6 octobre 1917, le général Ludendorff donna son avis qu’il ne fallait pas accorder l’autonomie à l’Alsace-Lorraine, car ce serait alors un terrain idéal pour les menées françaises et la sûreté
militaire de l’Allemagne serait menacée. L’Etat-major n’approuvait que le rattachement du Reichsland à la Prusse ou à la rigueur le partage entre Ia Prusse et les Etats du Sud. Les arrondissements de
Wissembourg, Haguenau et éventuellement celui de Sarreguemines pourraient être donnés sans inconvénient à la Bavière, la Haute Alsace
au grand duché de Bade. et le reste de l’Alsace et de la
Lorraine à la Prusse (18) . Aussi le 9 octobre le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères avait fait comprendre au Président du Conseil des ministres de Bavière que le partage de l’Alsace-Lorraine était
très difficile et la Bavière restreignit ses revendications à « l’angle de Forbach », sans doute le canton de Forbach et l’arrondissement de Sarreguemine. Le kaiserlicher Statthalter d’Alsace-Lorraine se rangea le 19 décembre 1917 au précédent avis. li ne fallait augmenter l’autonomie du Reichsland ou du futur grand-duché qu’en prenant certaines mesures de germanisation. Le mieux était de rattacher
le Reichs·land à .la Prusse, mais on pouvait rattacher à la Bavière les arrondissements de Wissembourg et d.e Haguenau, l’arrondissement de Sarreguemines avec 74 186 habitants, ainsi que le canton de Forbach avec 37 376 habitants . Une autre solution serait de donner la Lorraine et l’arrondissement de Saverne à laPrusse et le reste de l’Alsace à la Bavière (22) .

source: http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/44247/CL_1967_4_119.pdf?sequence=1

A  l’Hôpital de Villeblevin dans l’Yonne le 6 octobre 1917

La Grande guerre n’est pas encore terminée et les blessés se comptent par milliers dans les hôpitaux de France.
Sur le verso de cette carte c’est Eugène qui envoie un petit mot à son ami Paul.

 j’espère que ma carte te trouvera en parfaite santé, moi ça va assez bien pour le moment.
Je t’envoie cette petite photo …j’espère qu’elle te fera plaisir…je pense que tu me donneras de tes nouvelles 
Je te serre la main 
Eugene

http://www.cpa-bastille91.com/hopital-de-villeblevin-dans-lyonne-le-6-octobre-1917-carte-photo/

Le président de la République à Noyon

Dans les mois suivants, Noyon connut de nouvelles visites de personnalités politiques. Ainsi, le 14 juillet, les ministres de la justice René Viviani et du travail Léon Bourgeois s’arrêtèrent à Noyon. Le 6 octobre 1917, le président de la République Raymond Poincaré et le roi d’Italie Victor-Emmanuel II assistèrent à une prise d’armes sur la place de l’hôtel de ville. Chacune de ces visites officielles fit l’objet de reportages photographiques et cinématographiques qui furent largement diffusés dans les médias. Le cinéma aux armées et la presse écrite réutilisèrent ces images heureuses de la ville libérée, tant auprès des soldats qu’auprès de la population de l’arrière. Cette propagande livrait un message d’espoir et laissait peu de place aux images de désolation et de destruction.

source: https://14-18.oise.fr/1917-la-liberation/les-allemands-ne-sont-plus-a-noyon/

Journal du samedi 6 octobre 1917 à travers Le Miroir

L‘ennemi a tenté plusieurs coups de main, notamment en Champagne, à l’est de la butte de Souain, et en Haute-Alsace, vers Michelbach. Ces coups de main ont échoué.
Violentes actions d’artillerie sur la rive droite de la Meuse, dans la région de Bezonvaux et de la cote 344.
L’attaque anglaise en Flandre a donné d’excellents résultats. Elle a été exécutée par des divisions anglaises, australiennes et néo-zélandaises. Sur tous les points, l’avance a été rapide dès le début. Au sud de la route de Reims, tous les objectifs furent atteints de bonne heure.
Au nord de la route, des bataillons anglais enlevèrent le hameau et le château de Polderhoeck où la lutte fur violente et chassèrent l’ennemi de nombreuses fermes et boqueteaux, au sud et à l’est du bois du Polygone. Les Australiens s’emparèrent de Becelaere Isthock et des maisons de la route de Zonnebeke à Broodseinde. Les Néo-Zélandais prirent Gravenstafel et d’autres divisions anglaises atteignaient Poelcappelle. Le mouvement sur les derniers objectifs fut exécuté avec le même succès. Les Anglais occupèrent Neutel et Noordheindhoek. Toute la ligne prévue était atteinte avant midi. Nos alliés avaient déjà recensé 3000 prisonniers. Les Allemands ont subi des pertes élevées : toutes leurs contre-attaques ont été repoussées.
Le croiseur-cuirassé anglais Drake a été torpillé au large de la côte septentrionale d’Irlande.
Les Italiens ont repoussé toute une série d’attaques autrichiennes sur le plateau de Bainsizza.
Les Russes ont brisé une offensive bulgare sur le front roumain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre17.html

1129/5 septembre 1917: syphilis et gonorrhée, fléaux des alcôves de guerre

Syphilis et gonorrhée, fléaux des alcôves de guerre

La prostitution connaît un essor particulier entre 1914 et 1919, principalement en zone occupée (là où les conditions de vie sont les plus dures), mais aussi sur le littoral où se concentrent les bases britanniques.

Les grands centres urbains et les villes secondaires sont les principaux foyers de rencontre, bien que les campagnes n’échappent pas au phénomène de contagion, du fait des permissionnaires venus de la zone des armées. À Hénin-Liétard, ville de 12 000 habitants où stationnent un grand nombre de soldats, on recense 242 « filles » en 1916.

L’importance de ce phénomène résulte des maux de guerre, qui engendrent une dégradation des conditions de vie et une pénurie des denrées alimentaires. Il n’est donc pas étonnant de constater que le pic de ces pratiques intervienne en 1917-1918, juste après le terrible hiver 1916-1917.

La prostitution apparaît alors comme le dernier recours pour surmonter les difficultés. C’est ainsi qu’on voit se mettre en place une prostitution « périphérique », plus occasionnelle et moins professionnalisée. Certaines mères avouent avoir cédé aux avances des soldats qu’elles logeaient, parce qu’ils nourrissaient leurs enfants et devenaient le protecteur de leur famille. Mais de par le secret qui entoure ces relations coupables, il est très difficile de chiffrer l’ampleur de ces rapprochements.

Les tentatives d’évaluation statistique effectuées auprès des rapatriés interrogés donnent lieu à des estimations plus ou moins fantaisistes selon le degré de crédibilité des témoins. Un couple de Bertincourt, interrogé à son arrivée à Annemasse, affirme que dans son village, quatre femmes sur cinq entretiennent des relations avec des Allemands.

Un risque sanitaire pour les armées

Les autorités prennent ce phénomène très au sérieux, y voyant un péril qui menace de plus en plus les forces vives de la nation, pour reprendre une expression souvent employée dans la correspondance du préfet Léon Briens.

Elles entendent contrôler ces pratiques dans une optique réglementariste et hygiéniste. Car leur but n’est pas d’éradiquer la prostitution, mais de veiller à ce qu’elle ne constitue pas une menace sanitaire pour l’armée. En effet, la multiplication de ces liaisons entraîne une propagation des principales maladies vénériennes de l’époque, la syphilis et la gonorrhée (aussi appelée plus familièrement « chaude-pisse »).

Avec la modification des habitudes de vie, le contrôle des lieux de débauche ne suffit plus, il faut instaurer une surveillance plus systématique des personnes.

La suite sur: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Syphilis-et-gonorrhee-fleaux-des-alcoves-de-guerre

Reims: bombardement rue de l’Arbalète

source: http://reimsavant.over-blog.com/article-le-15-rue-de-l-arbalete-en-1917-125045348.html

 

(Aviation)Nissim de Camondo meurt en combat aérien

Les Arts Décoratifs célèbrent le centenaire de la disparition de Nissim de Camondo, fils du comte Moïse de Camondo, pilote aviateur mort glorieusement en combat aérien le 5 septembre 1917 à l’âge de 25 ans. À l’occasion de cet anniversaire, un bel ouvrage et une exposition retracent ses années passées au front, à travers sa correspondance et son journal de campagne. Le fonds d’archives exceptionnel du musée Nissim de Camondo, composé de documents, lettres et photographies inédites, permet de faire revivre le souvenir du jeune combattant, tout en apportant un témoignage précis et vivant sur la guerre telle qu’il l’a vécue(…)

(…)Ce dernier permet de le suivre du front belge à la Lorraine, en passant par Verdun, le Chemin des Dames et la bataille de la Somme.

D’abord cavalier au 3e régiment de hussards, Nissim se distingue par son courage et son enthousiasme : il perçoit la guerre comme un jeu.

Mais à l’engouement des débuts, succède en 1915, la prise de conscience de l’horreur de cette guerre. Affecté au 21e régiment de dragons, il devient mitrailleur dans l’infanterie et combat de manière éprouvante durant de longs mois dans les tranchées.

En proie au découragement et à l’impuissance devant l’horreur, il demande son détachement dans l’aviation. En 1916, il est affecté à l’escadrille 33 en qualité d’observateur. Puis il prend ses premières leçons de pilotage. Promu lieutenant en juillet 1916, son brevet de pilote est homologué en novembre de la même année. Chargé du service photographique au sein de l’escadrille 33, il survole les lignes ennemies et réalise un nombre considérable de missions photographiques.

En juin 1917, au sein de l’escadrille 33, les avions biplan Dorand AR 1 remplacent le modèle Farman F.40 jugé obsolète. C’est à bord de ce nouvel appareil que le lieutenant pilote aviateur Nissim de Camondo et le lieutenant observateur Lucien Desessard partent en vol de reconnaissance au-dessus du territoire ennemi dans la matinée du 5 septembre. Ils ne rentreront pas de cette mission.

http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-nissim-de-camondo/actualites/prochainement/exposition/nissim-de-camondo-et-la-grande-guerre-1914-1917/

Second bombardement de l’hôpital de Vadelaincourt (55)

C’est le 2ème bombardement de l’hôpital de Vadelaincourt (Meuse) dans la nuit du 4 au 5 septembre 1917. Sur cette photo, la salle d’opération où le chirurgien et un blessé qu’il opérait ont été tués et le médecin-chef a été blessé.
Journal du mercredi 5 septembre 1917 à travers Le Miroir

Dans la région d’Hurtebise, nos feux ont brisé une attaque menée par des détachements d’assaut ennemis qui ont subi de sérieuses pertes.
A l’est de Sapigneul, nos reconnaissances ont pénétré par surprise dans un saillant de la ligne ennemie. Un vif combat s’est engagé, au cours duquel la garnison allemande a été tuée ou faite prisonnière.
En Champagne, nous avons exécuté de part et d’autre de la route de Souain à Somme-Py un large coup de main. Nos détachements ont pénétré dans les tranchées adverses sur un front de 800 mètres. Après avoir détruit de nombreux récipients à gaz et fait sauter des abris, nos troupes sont revenues dans leurs lignes ramenant une quarantaine de prisonniers, quatre mitrailleuses, un canon de tranchée et un important matériel.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons arrêté net trois tentatives ennemies au nord du bois des Caurières.
Les Anglais ont exécuté avec succès, immédiatement au nord de Lens, un coup de main qui leur a permis de tuer un certain nombre d’ennemis et de ramener des prisonniers.
Les Italiens ont fait un important raid d’avions au dessus de Pola.
Les armées russes ont évacué la ville de Riga, après avoir détruit les fortifications. Dans la région d’Ikskull les Allemands ont élargi leur succès vers le nord. Ils ont essayé de tourner les positions de Dwinsk et réussi à enfoncer le front de nos alliés sur une largeur de 13 kilomètres.
Un nouveau raid aérien allemand a fait, en Angleterre, 107 morts et 86 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1066/4 juillet 1917: les Américains à Paris

Journal de guerre du mercredi  4 juillet 1917 à travers Le Miroir

Après une recrudescence du bombardement, les Allemands ont lancé une série d’attaques violentes sur les tranchées que nous avons reprises de part et d’autre de la route Ailles-Paissy. Une lutte très vive, qui a duré toute la nuit, s’est terminée par l’échec complet de l’ennemi. Nous avons maintenu toutes nos positions.
Plus à l’ouest, deux coups de main sur nos petits postes ont également échoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, la lutte d’artillerie a augmenté d’intensité vers le milieu de la nuit dans le secteur cote 304-bois d’Avocourt. Les Allemands ont attaqué sur un front de 500 mètres à la corne sud-est de ce bois. Les vagues d’assaut, brisées par nos feux, n’ont pu aborder nos lignes. L’ennemi n’a pas renouvelé sa tentative.
A l’est de Coucy-le-Château, rencontres de patrouilles. Nous avons fait des prisonniers dont un officier.
Les Anglais, grâce à une série de coups de main à l’ouest d’Avrancourt et au nord de Nieuport, ont fait un certain nombre de prisonniers. Ils ont repoussé une attaque contre leurs postes avancés au sud de la Cojeul.
Les Russes ont poursuivi leur offensive avec succès en Galicie. Le chiffre de leurs prisonniers dépasse 13.200.

Indépendance day devant l’assemblée

4 juillet 1917, Independence Day devant la chambre des députés [défilé des troupes américaines] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53003285j

Lafayette nous voilà

“Lafayette, nous voilà!”

Discours prononcé par le colonel Stanton au nom et en la présence du Général Pershing au cimetière de Picpus sur la tombe de la Fayette le 4 Juillet 1917

Traduction de l’équipe APLV

Le Colonel Stanton a prononcé le discours suivant (son manuscrit ayant été lu et approuvé par le Général Pershing quelques jours auparavant):
Je regrette de ne pouvoir m’adresser au bon peuple de France dans la belle langue de son beau pays.
Nul ne peut oublier que votre nation a été notre ami quand l’Amérique luttait pour exister, quand une poignée de gens courageux et patriotiques s’acharnaient à défendre les droits que leur Créateur leur avait donnés ;  que la France, en la personne de La Fayette, est venue à notre aide en paroles et en actes.  Ne pas s’en souvenir serait un manque de reconnaissance, et l’Amérique ne manque à aucune obligation.
Nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de la naissance de la nation Américaine, la naissance d’un peuple dont la déclaration des droits affirme que « tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la quête du bonheur. »  Cette fête est célébrée chez nous avec liesse et gratitude, avec des feux de joie et des illuminations, car nous savons que depuis notre arrivée dans la galaxie des nations nous remplissons notre devoir en bons citoyens, dans le respect de Dieu et de la loi.
Nous sommes un peuple peu enclin à la colère mais intransigeant quant au respect de nos droits et de notre honneur national.
Nous saluons haut et fort la patience, la tolérance et le patriotisme du Président Wilson, qui a essayé par tous les moyens honorables d’éviter ce confit, car il a compris les effets redoutables d’une déclaration de guerre et la souffrance inévitable qui en résulterait.  Le représentant arrogant et tyrannique d’une autocratie prussienne a violé chaque loi de la civilisation.  Il a méprisé comme un chiffon de papier le traité solennel de Genève que son pays avait pourtant signé.  Pendant que le monde dormait, bercé par une illusion de sécurité, il s’est délibérément mobilisé et a déclaré la guerre contre les puissances alliés.
Les Etats Unis protestaient régulièrement contre ses actions arbitraires et recevaient promesse sur promesse qu’il respecterait le règlement de la guerre, mais chaque promesse a été rompue, chaque accord a été violé.  Enfin la patience a cessé d’être une vertu.  Notre Président, à bout d’endurance et pleinement conscient de la responsabilité qui lui incombait, a déclaré qu’il existait un état de guerre avec le gouvernement  allemand.

source: http://www.pershing-lafayette-versailles.org/7juillet1917.html

Lire aussi http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/06/29/01006-20070629ARTMAG90409-ete_les_americains_debarquent.php

Le carnet d’Alfred Bulot

Le 4 juillet 1917 : « Je monte aux tranchées ce soir pour seize jours, mais on dit que nous serons relevés au bout de huit. D’après les renseignements des aviateurs, on craint une attaque sur Reims. Ils font des coups de main bientôt tous les soirs. Vous avez dû voir dans le communiqué le coup fait sur la Pompelle : un bataillon était sorti en face de nous, ils n’ont pu aborder nos tranchées, grâce aux feux de barrage des 75 et des grenades. Lundi ils ont voulu faire un bombardement avec du liquide inflammable et ils sont restés dans les fils de fer avec leurs appareils sur le dos. C’est mon tour de faire la c0rvée de soupe, la cuisine est au moins à deux kilomètres : trois fois par jour aller et revenir, cela fait 12 kilomètres dans les jambes ; on est fatigué le soir. C’est la seule corvée que nous faisons ; mais elle est bonne.»

source: http://www.xn--saint-gilles-vieux-march-yfc.net/alfred-marie-burlot/

Lawrence Bruce Robertson chirugien durant la première guerre mondiale

« CAS 22 : […] Soldat F. McL. Admis le 4 juillet 1917. Enseveli par un obus il y a sept heures. Était en état de choc et s’est écroulé à cause de blessures  intra-abdominales et d’une fracture du fémur. Des mesures antichoc pendant quelques heures  ont produit une légère amélioration. […] Transfusion sanguine (1,100 c.cm.). Avant la transfusion : pouls 180; pression sanguine : systolique 80, diastolique 40. Après la transfusion : pouls 140; pression sanguine : systolique 185, diastolique 80. […] Évacué à la base deux semaines plus tard. Quatre semaines après l’opération, la base envoie un mot pour annoncer que le patient est en excellente forme et que son rétablissement semble assuré. »   – See more at: http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/Robertson/Pioneer_Blood_Transfusion.aspx#sthash.pCQVjbHp.dpuf