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913/journal du 1 février 1917

Carnet du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Un froid de canard

2011-03-05-02Le 1er février 1917, tous les grands quotidiens nationaux couvrent comme de coutume leur une de nouvelles de la guerre au front, ou de la situation politique en France et chez les alliés. On évoque notamment une tentative d’empoisonnement contre le premier ministre britannique Lloyd George. On parle avec enthousiasme des offensives allemandes arrêtées sur le front russe, sans savoir que le régime tsariste vit ses derniers jours et que la guerre cessera bientôt à l’Est. Et puis, on revient sans cesse sur ce froid terrible qui s’est abattu sur les tranchées et qui complique même les conditions d’existence à l’arrière. La neige perturbe la circulation des transports en commun, des rares automobiles et des attelages. L’approvisionnement des grandes villes en denrées alimentaires et en charbon se complique. La demande croissante en combustible génère des queues interminables devant les charbonniers. Le lait, les céréales se raréfient et les prix explosent. Comme toujours, les plus pauvres sont les premières victimes de l’inflation galopante.

http://www.richesheures.net/blog/dotclear/index.php?post/2011/03/05/Hiver-1917%2C-quand-la-Seine-charriait-des-glaçons…

Les missions d’artistes aux armées en 1917

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Les missions d’artistes aux armées, instituées à l’automne 1916, viennent s’insérer dans un ensemble de manifestations et de programmes artistiques existants tournés vers la représentation de la guerre (…)

Les peintres militaires étant soupçonnés d’être des faiseurs de cartes postales cocardières, on souhaite désormais envoyer des artistes qui pourront réaliser de véritables peintures d’histoire, avec l’objectif de ressusciter le musée historique de Versailles à peu près complètement abandonné depuis 1870.

Ce choix, qui écarte au début systématiquement les peintres militaires soupçonnés d’être des faiseurs de cartes postales cocardières, pose une difficulté comme le prouve une note interne du 1er février 1917 : Quel est le but de cette mesure ? Permettre à des peintres contemporains de se documenter pour traduire par la peinture, par l’illustration des journaux et des livres, des épisodes de la guerre actuelle. Aider par ce fait les futures histoires de la guerre. Pour cela, il faudrait ne confier ces mandats qu’à des professionnels avérés, ayant fait leurs preuves. Autant que possible des

spécialistes.

La suite sur http://musee-armee.fr/fileadmin/user_upload/Documents/CERMA_extraits/MA_extrait-cerma-1-robichon.pdf

Croquis d’hôpital d’Olga Bing

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http://www.gwpda.org/memoir/Gestes/Bing.htm

Taxation du beurre dans le Finistère

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Affiche du 1er février 1917 relatant l’arrêté modificatif de  »la taxation des beurres, afin de réglementer la consommation ». (Archives départementales du Finistère, 1 M 264 2)

http://www.archives-finistere.fr/le-finistère-dans-la-guerre-1914-1918-outil-pédagogique-14

(Aviation) L’escadrille F-72 prend ses quartiers à Bouleuse (Marne)

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Le 1er février 1917, l’escadrille F-72 prend ses quartiers sur le terrain de Bouleuse, prés de Reims, où retrouve les escadrilles 210 et 222.

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille072.htm

(vidéo) Elisabeth, la reine infirmière

Sur France 3 Nord Pas de Calais

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La Panne, en Belgique au bord de la mer du Nord. Une stèle rend hommage à la reine Elisabeth pour son dévouement auprès des blessés pendant la Grande Guerre. « La reine-infirmière », le nom restera dans la légende aux côtés du roi Albert mais l’épouse du roi des Belges fut bien plus que cela.

LA REINE DE COEUR

Quand son époux devient roi des Belges en 1909, elle s’engage pleinement dans sa tâche de reine. Elle crée des œuvres de bienfaisance et s’implique dans la vie artistique et intellectuelle du royaume.
Cette princesse d’origine bavaroise joue du piano et du violon, pratique la photographie, parle le français et l’anglais.
Le 1er août 1914, Elisabeth aide le roi Albert à rédiger en allemand une lettre adressée à l’Empereur Guillaume II ; Un appel à faire respecter la neutralité de la Belgique qui ne sera pas entendu.

L ‘ALLEMAND, LA LANGUE MATERNELLE DE LA REINE

Elle vit comme un déchirement la guerre qui éclate, blessée parce qu’elle qualifie de barbarie germanique. Lorsque les Allemands envahiront la Belgique, elle dira : « entre eux et moi, un rideau de fer est tombé.» Elisabeth est désormais belge, à tout jamais. Elle passe les 4 longues années de la guerre, ici, à La Panne auprès de son mari.
Elle apporte régulièrement son soutien aux blessés de l’hôpital de l’Océan.

A la fois, femme de devoir, artiste, intellectuelle, anticonformiste, Elisabeth est la première reine de Belgique à entrer dans la lumière. Elle meurt en 1965 à l’âge de 89 ans.

La suitr sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/histoires-14-18-elisabeth-reine-infirmiere-1146285.html

 

(vidéo) Les brancardiers durant le conflit 1914-1918

Sur France 3 Picardie

A Fay, dans la Somme, des combattants côtoyaient des soldats qui ne portaient pas d’arme, mais défiaient la mort, jour après jour : les brancardiers. Ces secouristes arboraient un brassard distinctif. Protection inutile, quand les obus pleuvaient. Les brancardiers sont tombés par milliers.

Manque d’anticipation des effectifs de secourisme

Persuadés que le conflit serait rapide, les états-majors n’avaient pas anticipé les besoins en brancardiers. La guerre de position et ses ravages changent tout.  Il faut plus de secouristes en première ligne. Ces hommes sont mineurs, maçons, charcutiers, religieux. Des brancardiers musiciens leur prêtent aussi main forte. Tantôt ils jouent de la musique, tantôt ils viennent à la rescousse, notamment pendant les grandes offensives.

Comment transporter les blessés?

Les tranchées sont remplies d’eau et de boue. Le no man’s land est un piège mortel. Il faut parfois des heures pour couvrir quelques centaines de mètres. Des solutions sont envisagées pour soulager la peine des sauveteurs. Brouettes porte-brancards, surtout utiles à l’arrière des combats. Des chiens sont aussi dressés pour trouver les blessés égarés dans ce chaos.

Les règles fixées par l’armée, l’entraînement se fracassent contre la réalité. Un brancardier raconte la traversée du ravin de la mort aux Eparges, dans la Meuse.

« Le tableau est insoutenable. Ce ne sont que des débris humains. Des têtes, des jambes. Nous avons l’impression de marcher sur du caoutchouc. »

Quand les brancardiers des deux camps se croisent, ils font semblant de ne pas se voir. Chacun poursuit sa tâche pour soulager les blessés.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/somme/histoires-14-18-brancardiers-1118443.html

(vidéo) L ‘hôpital britannique à Arc-en-Barrois (Haute-Marne)

A Arc en Barrois en Haute-Marne, pour accueillir les soldats blessés du front de l’Argonne, le duc de Penthièvre met son château à disposition de la Croix Rouge. Cette grande propriété est transformée en hôpital militaire avec médecins et infirmières exclusivement britanniques ou américains.

Dès leur arrivée dans le château transformé en hôpital, les Britanniques transforment les nombreux salons du château en salle d’opération, en dortoirs pour les blessés. Les soldats, tous français, arrivent du front en train, meurtris par les attaques au gaz, les éclats d’obus et les maladies.

En tout, 180 lits sont installés, dont 44 directement financés par des villes anglaises ou des mécènes américains. Lle reste est à la charge du ministère de la guerre français.
La suite sur le site de France 3 Champagne Ardenne

659/journal de la grande guerre: 23 mai 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Entendu, vers 21 heures, quelques explosions qui me paraissaient être des arrivées d’obus. J’apprends, le lendemain matin que deux canonniers ont « été tués à la ferme Prévot-Démolin, au bout de l’avenue de Laon.

Journal du 23 mai 1916 à travers Le Miroir

En Argonne, nous avons bombardé énergiquement Nantillois, Montfaucon et le bois de Cheppy. Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons progressé au sud de la cote 287 et repris plusieurs petits ouvrages occupés par l’ennemi. A l’ouest du Mort-Homme, nos contre-attaques nous ont permis de chasser l’ennemi de quelques nouveaux éléments de tranchées occupés par lui.
Sur la rive droite, après une puissante préparation d’artillerie, notre infanterie s’est portée à l’assaut des positions allemandes sur un front d’environ 2 kilomètres, depuis la région à l’ouest de la ferme Thiaumont jusqu’à l’est du fort de Douaumont. Sur tout le front attaqué, nos troupes ont enlevé les tranchées allemandes; elles ont pénétré dans le fort de Douaumont, dont l’ennemi tient encore la partie nord. De nombreux prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur les Hauts-de-Meuse (bois Bouchot), nous avons enlevé 300 mètres de tranchées et fait des prisonniers.
Un avion allemand a été abattu à Wizzele (Nord); deux autres en Alsace ( près de Thann et au Bonhomme).
Une patrouille allemande a été repoussée par les Belges sur l’Yser.
Un détachement de cosaques a opéré sa jonction avec les troupes anglaises du général Gorringe, en Mésopotamie.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai16.html

Création d’un hôpital Edith Cavell

cavellInfirmière anglaise vivant à Bruxelles depuis 1907, Edith Cavell organise un réseau de Résistance lorsque la Belgique est occupée par les Allemands en 1914. Arrêtée, elle est exécutée dans la nuit du 11 au 12 octobre 1915. La célébrité de cette héroïne de la Grande Guerre est telle que, dès le 23 mai 1916, il est décidé de construire à Paris, au 62 rue Desnouettes, un hôpital-école portant son nom, destiné à former rapidement des infirmières professionnelles pour la durée de la guerre et pouvant accueillir cent lits. Son inauguration a lieu le 12 octobre 1916, en présence des autorités officielles des pays alliés.
Mais l’hôpital-école, qui fonctionna dans des bâtiments provisoires, ne survivra pas à la guerre.

http://www.paris15histoire.com/cavell.htm

Alerte aux gaz (cantonnement de Villers-Marmery)

Extraits du Journal des Marches et Opérations de la 200ème Brigade d’Infanterie Territoriale

http://villers-marmery.fr/1418/05-Cantonnement.pdf

Le philosophe Alain se blesse à Verdun

Alain, de son vrai nom Emile-Auguste Chartier , est un philosophe, journaliste, essayiste et professeur de français.
Avant la guerre, il milite pour le pacifisme. A l’approche de la guerre, Alain milite pour le pacifisme. Lorsque celle-ci est déclarée, bien que non mobilisable, il s’engage pour satisfaire ses devoirs de citoyen.
Brigadier au 3e régiment d’artillerie, il refuse toutes les propositions de promotion à un grade supérieur. Le 23 mai 1916, il se broie le pied dans un rayon de charrue lors d’un transport de munitions vers Verdun.

http://gite-chemindesdames.fr/litterature.html

Photo insolite

poilu_obusPhotographie tirée des albums de l’abbé Loÿs Roux. un capitaine lyonnais se fait photographier dans les Vosges, le 23 mai 1916, avec un obus allemand qui n’a pas éclaté. ©Coll. privée

http://www.plume-mag.com/magazine/68/entre-les-lignes-et-les-tranchees

 

Edith Cavell, l’infirmière martyre

Sur France 3 Nord-Pas-de-Calais

12 octobre 1915, au petit matin, à Bruxelles, les Allemands ont fusillé pour trahison Edith Cavell. La mort de cette infirmière anglaise provoqua une immense vague d’indignation, bien au-delà du Royaume-Uni.

La presse alliée titre: « ils ont tué miss Cavell !  »

A la veille de mourir, Edith Cavell dira

Pensez à moi comme une infirmière qui a fait son devoir.

Mais malgré elle, elle deviendra une héroïne, une martyre, une icône .Août 1914: Edith Cavell est chez elle, en Angleterre. Elle décide de revenir à Bruxelles où elle a travaillé avant-guerre. Là, elle va soigner les blessés alliés comme allemands. Edith Cavell va s’engager davantage. Elle rejoint un vaste réseau d’évasion organisé par des Belges de la région de Mons et des Français de la région de Lille. Cela va durer 9 mois, 200 soldats alliés réussiront à passer de la Belgique vers la Hollande, pays neutre.

LA SUITE SUR :

La vie héroïque des jumelles infirmières dans la Grande guerre

Sur le site Rue 89 (gratuit puis payant) par Dennis Whitehead, journaliste

Lorsqu’elles se sont mises au service de la Croix-Rouge en 1917, personne n’imaginait que les jumelles Cromwell, après tant d’héroïsme, connaîtraient une fin si tragique.

Le 31 janvier 1918, Dorothea et Gladys franchirent la passerelle de l’USS Æolus pour une traversée de l’Atlantique en direction du front européen.

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Cette traversée était devenue risquée depuis qu’un sous-marin allemand avait coulé le Lusitania. Les Américains avaient été indignés par cette perte d’environ 2 000 vies : des passagers et des membres d’équipage, dont 128 étaient américains. Le Lusitania devint alors un cri de ralliement pour l’entrée en guerre de l’Amérique, ne laissant guère le choix au président Woodrow Wilson. Pourtant, lors de sa campagne de réélection en 1916, les affiches de Wilson proclamaient : « Il nous a tenu à l’écart de la guerre. »

Peu de temps après sa réélection, un télégramme allemand envoyé au Mexique fut intercepté : il proposait une alliance contre les Etats-Unis. Moins d’un mois après son discours d’investiture, le président Wilson déclarait son intention d’entrer en guerre au Congrès. Quatre jours plus tard, le 6 avril 1917, les Etats-Unis entraient en guerre contre l’Allemagne.

La suite sur http://rue89.nouvelobs.com/2015/08/16/vie-heroique-jumelles-infirmieres-grande-guerre-260781