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154/journal de la grande guerre/ 5 janvier 1915: un service spécial pour les gueules cassées

L’attaque du 5 janvier 1915  à La Harazée (51)avec le 147 ème RI

Capture d’écran 2014-12-19 à 11.27.17Dès 9h30, le Général de division qui avait son PC à La Harazée depuis 5h30, envoyait à la disposition du Lt colonel Girard commandant le sous-secteur de Fontaine-Madame les 2 Cies du bataillon  Brancourt (91è) et faisait revenir à La Harazée, les deux autres Cies de ce même bataillon, qui avaient été envoyées au Four [de Paris], comme réserve des troupes engagées dans cette direction.
A l’aide de ces renforts, plusieurs contre-attaques sont déclenchées et la lutte se poursuit opiniâtre jusque vers 16 h.
Nous occupions alors une ligne discontinue marquée à ses extrémités, par des têtes de boyaux non détruits, dont l’ennemi occupait l’extrémité opposée. A l’aide de sacs à terre, de pétards et de bombes, nos troupes se maintiennent énergiquement jusqu’à la nuit. Cependant, un boyau (A-B) important pour nous, en ce sens qu’il gênait les communications des 2 Cies les plus à droite de notre secteur était tombé aux mains de l’ennemi.

http://147ri.canalblog.com/archives/2010/03/03/17088513.html

L’argonne début 1915

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img_7700Le 5 janvier 1915, le 76° Régiment d’Infanterie participe avec les Garibaldiens à une importante attaque dans le ravin des Courtes-Chausses. Fernand est tué au cours de ces combats et Humbert, son frère, perdra la vie le 1er avril 1915 à Vauquois. Selon les volontés de la famille, ils seront inhumés dans la même sépulture à La Chalade.

Lorsque leur père François arrive en Argonne,il prend la direction de La Chalade pour visiter le cimetière du village. Après avoir découvert la sépulture de ses deux enfants, il décide de mettre fin à ses jours en se tirant une balle dans la tête.

On retrouvera sur lui, une lettre écrite de sa main, où il expliquait avoir choisi de se suicider sur les lieux où ses fils étaient tombés. Il indiquait également vouloir reposer aux côtés de ses fils dans le cimetière de La Chalade.

Ce drame est entre-autre relaté dans Le Bulletin Meusien du 15 août 1920.

Retrouvez le reste sur l’excellent blog: 

https://largonnealheure1418.wordpress.com/author/mikaelembry/

Combats à Bagatelle  (73ème RI, 273 ème Ri et 6 ème RIT)

Le 1er bataillon 

Après avoir été relevé le 3 janvier, c’est le 4 qu’il reçoit l’ordre de reprendre la tranchée de 2eligne perdue le 31.

Le 5 janvier, au moment de l’attaque, l’ennemi attaque également le bataillon du 51e se trouvant un peu plus à droite.

C’est aidé par la coloniale que la situation se stabilise enfin. Le capitaine Deschamps, chef de la 4e compagnie place deux sections en première ligne tandis que les deux autres sont placées près de la route de Bagatelle.

Le soir, le situation est la suivante : la 2e compagnie se trouve sur sa position du matin et la 4esur sa position du midi.

Le 6 janvier au matin, l’ordre est donné aux compagnies de retourner à Vienne le Château.

http://bethune73ri.canalblog.com/archives/2008/01/06/7470340.html

Le Dr Morestin crée le 5 janvier 1915 le Service des blessés de la face

hippolyte_morestion-1Le Dr Morestin est donc un médecin réputé, chef du service ORL à l’hôpital Saint-Louis de Paris, lorsque l’on fait appel à lui à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce réaménagé, agrandi et consacré à la chirurgie maxillo-faciale, quelques mois après le début du conflit. Le 14 décembre 1914, il y organise le centre de chirurgie réparatrice ; le Service des blessés de la face est créé officiellement le 5 janvier 1915. Il disposera de plusieurs centaines de lits (480 en août 1919).

http://www.madinin-art.net/le-destin-hors-du-commun-du-docteur-hippolyte-morestin/

Dans le numéro 8 de journaux de guerre

1995019407.2 L’Humanité du 5 janvier 1915 commence par un éditorial de Marcel Cachin, l’un des rares à prendre le contrepied de l’opinion dominante : l’Allemagne n’est pas (encore) à genoux. La guerre est loin d’être finie. La suite du journal s’intéresse au sort de différents groupes de population. Celui des prisonniers en Allemagne semble correct, contrairement à ce qui est véhiculé dans d’autres journaux. Un peu plus loin, le quotidien a le courage de publier la lettre d’une internée civile (née de père allemand), qui « en a bavé ».

Mis en vente de bateaux exclusivement réservée …aux Britanniques

Un courrier envoyé par le ministère français à son ambassadeur de Londres pour dénoncer cette vente…

Capture d’écran 2014-12-19 à 15.49.58https://books.google.fr/books?id=S8AiZXfXRGMC&pg=PA16&lpg=PA16&dq=5+janvier+1915&source=bl&ots=iqWyAbdN7p&sig=mfxJJUXlqQjL7k8cjt4FwONg_8c&hl=fr&sa=X&ei=ujqUVI_9F4rhaNa_gnA&ved=0CE8Q6AEwCDhk#v=onepage&q=5%20janvier%201915&f=false

Lu dans le Miroir en date du 5 janvier 1915

France.-Notre artillerie prend un avantage marqué entre Oise et Aisne,en Champagne et sur les Hauts-de-Meuse; nous n’avons pas réussi à prendre Boureuilles, près de Montfaucon en Argonne, mais Steinbach, après un combat de plusieurs jours et livré pas à pas, nous appartient tout entier.
La flottille anglaise a bombardé Zeebrugge sur la mer du Nord.
Les Russes déclarent que la bataille des quatre rivières s’est terminée à leur avantage. Les Allemands se sont repliés; les Autrichiens ont livré les débouchés de la Hongrie aux armées du tsar qui, cette fois, s’y répandent, méthodiquement.
On annonce que le général Potiorek qui fut écrasé par les Serbes à Valievo et à Ouchitsé le mois dernier, va être déféré à un conseil de guerre. Nombre de généraux sous ses ordres ont été relevés de leur commandement.
Trois navires de guerre italiens ont bombardé la ville de Durazzo, capitale de l’Albanie. Les insurgés albanais, aprés avoir refoulé les troupes d’Essad pacha, réclamaient qu’on leur livrât les ministres de France et Serbie.
Les cérémonies funèbres qui ont eu lieu à Rome en l’honneur de Bruno Garibaldi, mort sous notre drapeau, en Argonne, ont provoqué des démonstrations franco-italiennes très significatives.
L’agitation grandit contre les Allemands à Constantinople et le gouvernement turc, tombé sous la tutelle germanique, a mis ses archives en lieu sûr, sur le littoral d’Asie.

153/journal de la grande guerre/4 janvier 1915: naissance de l’auto-chir

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

« Bombardement dans la matinée et au cours de l’après-midi. Une forte canonnade se fait entendre au loin toute la journée.

Lorsque j’arrivai au bureau, ce matin, Cochet, le pince-sans-rire, me dit de l’air le plus sérieux: « Pour une fois, il y a un article intéressant sur « le Courrier » d’aujourd’hui:

-Ah!fis-je, à propos de…

« Vous verrez, ajoute t-il, c’est intitulé: « dans les environs de Reims »

Je me procure le journal et m’aperçois bien vite que dans la deuxième colonne de la dernière page, il y a évidemment la place marquée pour une chronique assez longue, mais que la censure n’en a laissé que le titre cité par notre camarade de la « comptabilité ». Tout le reste est en blanc. »

2ème carnet de guerre de Renée Muller (pays rémois)

Sans+titre2Renée MULLER née en 1896 à Isse (Marne), morte à Reims en 1996, âgée de 100 ans, est la fille d’Aristide MULLER, ° 1867 Etain, garde particulier au château de Vrilly au sud de Reims près de Taissy, St Léonard et Cormontreuil, et de sa 2e femme Anna REDINGER,° 1870 Distroff, tous 2 lorrains.
https://www.google.fr/search?q=2%C3%A8me+carnet+de+guerre+de+Ren%C3%A9e+Muller+%28pays+r%C3%A9mois%29&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=BfeTVNaROZLuaJmagcgI

Carte de Lucien Pinet à sa femme Madeleine le 4 janvier 1915

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Lundi 4 janvier 1915

Mad chérie

Quoique je sois très pressé je veux avant de partir à la distribution te dire un petit bonjour surtout que les gros noirs tombent sur le patelin où je ravitaille mais l’obus ou la balle qui doit me tuer n’est pas encore faite et tu sais ils n’ont font plus beaucoup et peut-être qu’ils m’oublieront. Bons baisers de ton petit homme Lucien.

Dans cette courte lettre de Lucien Pinet à sa femme, on trouve à la fois le danger, représenté par « les gros noirs », c’est-à-dire les obus mais aussi la volonté de conjurer le sort, « la balle ou l’obus qui doit me tuer n’est pas encore faite ».

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus–4364.htm

Carte du caporal Léon Rosset-Bressand à sa femme Madeleine le 4 janvier 1915

A l’armée, ce 4 janvier 1915

Ma Mad chérie

Encore rien de toi au courrier d’hier ! serais-tu malade ? Non, j’écarte bien vite de moi cette idée et veux simplement mettre sur le dos des PTT ce retard qui me prive tellement beaucoup. Mr Ariat m’a envoyé une aimable carte à laquelle je fais une concise réponse. Didier m’a aussi écrit, nos vœux se sont croisés ; il est dans les tranchées le pauvre diable, comme les camarades : un jour dans le boyau, 1 jour au demi-repos ; pour nous il y a une variante, c’est quatre jours dans les trous et quatre jours à deux kilomètres à l’arrière. Je m’empresse de te dire que mes fonctions m’arrachent constamment à ce séjour terriblement dur et déprimant pour la santé ; c’est pourquoi je puis supporter l’hiver humide et pluvieux et venteux qui rend plus triste encore cette campagne. Le colis Jonzaquais contenait trois chaudes paires gants pieds (je suis meublé confortablement) et des gourmandiseries appréciées.

Je t’ai fait savoir que le fils Pradel m’avait octroyé un aimable morceau de prose, je n’ai guère le temps de l’en remercier pour l’instant, j’espère qu’il passera une bonne partie de sa convalo à Rib. et qu’il pourra ainsi servir un peu notre cause.

Le colis de cette bonne Charlotte contenait, pour duplicata je bisse, des marrons glacés et des chocolats amande de sa fabrication. Vous gâtez beaucoup vos grands gosses de grognards qui ne peuvent reconnaître vos gracieusetés autrement qu’en vous témoignant un peu plus vivement leurs sentiments constants d’affection ou d’amour !

Il pleut, il pleut… jadis il neigeait mais alors c’était l’aigle de France qui courbait la tête aujourd’hui l’aigle noir d’Allemagne bat de l’aile !

Beaucoup de baisers autour de toi, à Jonzac comme à Barbezieux et conserve, petite Mad chérie, l’image de qui t’adore au fond de ton cœur, la tienne tient le mien tout entier.

http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus–4364.htm

Janvier 1915 à la côte 108 (Berry-au-Bac)avec le 28 ème RI

S.P.A. 38 officiers 2702 hommes
7 évacués pour maladie.

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http://vlecalvez.free.fr/JMO_janvier1915.html

Bataille du Hartmannswillerkopf (Alsace)

Le 4 janvier 1915, la 8e compagnie du Ldw. Inf. Rgt. 123 et des éléments du Landsturmbataillon Heidelbergtentent de prendre en tenaille le poste occupé par les chasseurs alpins mais ils échouent car des renforts français arrivent depuis le Silberloch.

http://www.saintmaximin2008.fr/PAGESWEB/HISTOIRE/MILITAIRE/1GM/recit1GM/1915Hartmannswillerkopf.html

(Opinion)Pétain le boucher

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Fayolle toujours, note, que le 4 janvier 1915, Pétain menace du peloton d’exécution ceux qui volent les fils télégraphiques et « qui ne méritent aucune indulgence ».

http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php?f=11&t=98

Santé: naissance de l’auto-chir

Ambulance francaise

Carnet de Pierre Pillon, Poilu de Dinan

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4 janvier 1915 « J’ai vu les boches qui travaillaient dans leurs tranchées. Nous sommes tout près d’eux et je vois très bien briller leurs casques à pointes. »

http://pierrepillondinan.blogspot.fr/2014_04_01_archive.html

Retrouvez cette histoire dans l’édition du Petit bleu du 8 mai 2014
 
et dans le Télégramme du samedi 28 juin 

Lu dans le Miroir du lundi 4 janvier 1915

France.-L’ennemi se montre beaucoup moins actif en Flandre et dans la région du nord de la France.
Entre Oise et Aisne, nous démolissons divers ouvrages allemands très gênants pour nous; combat d’artillerie près de Craonne; progrès à Perthes-les-Hurlus; refoulement de colonnes allemandes à Beauséjour et dans le bois de la Grurie, en Argonne; canonnade près de Verdun et sur les Hauts-de-Meuse; avance au nord-ouest de Pont-à-Mousson et dans la vallée de Celles (Vosges); consolidation des positions acquises près de Thann.
Allemagne.-La disette se fait de plus en plus sentir outre-Rhin. Le bourgmestre de Dusseldorf invite la population à ne pas gaspiller les vivres qui sont en sa possession; l’autorité militaire tâche de se procurer du cuivre en démontant toutes les installations industrielles qui en usent.
Une lutte acharnée, et qui rappelle celle du nord de la France, se livre entre russes et allemands le long de la Bzoura en Pologne. Des tranchées profondes ont été établies de part et d’autre.
Le général russe Radko Dmitrieff qui commande l’armée près de Cracovie, a capturé 22500 ennemis du 15 au 30 décembre. L’Autriche avoue avec réticences la défaite de son armée des Carpathes. Le gouverneur de Trieste, le prince de Hohenlohe, s’est enfui avec les fonctionnaires de la ville, craignant un bombardement.
M. Root, ancien secrétaire d’Etat américain, propose au Sénat de Washington de modifier, en faveur des Belges, les lois sur l’immigration, afin qu’ils trouvent plus aisément un asile aux Etats-Unis.