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1354/18 avril 1918: Condamnation au bagne du tirailleur nigérien Cheikhou Cissé

A Merville (Somme), arrivée de prisonniers de Mailly-Raineval

18 04 1918
9 / Réf. SPA 118 R 4326 Merville, Somme, arrivée de prisonniers de Mailly-Raineval.

Au cours du mois d’avril, d’importantes contre-attaques sont lancées par les troupes françaises pour dégager la ligne de chemin de fer Paris-Amiens, dont l’accès est directement menacé par l’avancée allemande qui s’est déroulée au cours des premiers jours de l’offensive Michael. En effet, la prise de cette ligne de communication vitale pour les Français et les Britanniques annoncerait inévitablement la tombée du front. Le 18 avril 1918, à partir de 4 h 30 du matin, sans préparation d’artillerie qui aurait trahi le départ de l’attaque, les cavaliers du général Debeney s’élancent depuis le village de Thennes, au nord de Moreuil. La surprise de l’attaque permet d’atteindre la lisière de Castel et de Mailly-Reneval, où plus de 700 soldats allemands sont capturés.

http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-04.pdf

Condamnation au bagne du tirailleur nigérien Cheikhou Cissé

Capture d_écran 2018-03-23 à 09.53.24Cheikhou Cissé est né vers 1890 dans le territoire actuel du Niger, qui était alors sous domination française. Alors que la Première Guerre Mondiale éclate en 1914, Cheikhou Cissé est incorporé de force dans le 4e régiment de tirailleurs sénégalais et combat dans le détroit des Dardanelles ainsi qu’au Maroc. Blessé en 1917, il est rapatrié au Sénégal où sa compagnie est désignée pour aller cultiver des terres. En effet, il n’était pas rare que les tirailleurs sénégalais soient affectés à des tâches autres que militaires. Cheikhou Cissé et ses camarades de compagnie protestent et demandent à être renvoyés chez eux. Il est arrêté en octobre 1917 et inculpé pour « complot contre l’Etat » et « incitation la guerre civile ». Le 18 avril 1918, Cheikhou Cissé est condamné à être déporté vers le bagne de Nouvelle-Calédonie et à y demeurer à perpétuité. Après avoir été emprisonné à Dakar puis déporté par erreur sur l’Ile du Diable, un autre bagne situé au large de la Guyane, Cheikhou Cissé débarque en Nouvelle-Calédonie. Malgré une campagne de mobilisation en faveur de sa libération, menée par plusieurs organisations anticolonialistes, et une requête en grâce du député communiste André Marty auprès du ministre de la guerre, Cheikhou Cissé demeure enfermé dans le bagne de Nouvelle-Calédonie où il fut le dernier prisonnier présent. Cheikhou Cissé est y décédé en 1933.

source: https://www.facebook.com/DocsAfros/posts/898316080235676:0

Journal du jeudi 18 avril 1918

Sur le front de la Somme et de l’Oise, assez grande activité des deux artilleries et rencontres de patrouilles.
Nous avons exécuté plusieurs coups de main dans les lignes ennemies, notamment au sud-ouest de la butte du Mesnil, dans la région de Tahure et au nord de Flirey. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, une tentative ennemie, à l’est de Samogneux, a échoué.
Les Anglais avaient perdu Wytschaete, Saint-Eloi et Meteren. Ils ont contre-attaqué avec succès près de Wytschaete. A Meteren, leur contre-attaque a également rétabli la situation et ils ont repris le village.
L’ennemi a lancé des assauts répétés an nord de Bailleul. Il a été repoussé et a subi des pertes. Des éléments ennemis, pris sous le feu de nos alliés, ont été décimés: des prisonniers ont été faits.
Les Allemands ont tenté de progresser à l’est de Robecq; ils ont été arrêtés par le feu de l’artillerie.
A la suite des progrès effectués par l’ennemi sur le front de la Lys, les troupes britanniques qui occupaient des positions avancées à l’est d’Ypres, ont été retirés, et occupent une nouvelle ligne. Le repli a été exécuté méthodiquement sans que l’ennemi intervînt.
L’artillerie allemande a fortement augmenté son feu devant le front britannique au sud de la Somme.

Bataille de la Lys: communiqué officiel

jeudi 18 avril 1918

Après-midi : Aucun changement sur le front britannique.

Au cours de la nuit, l’artillerie allemande a déployé une grande activité dans le secteur au sud du front de la Lys, entre Givenchy et les lisières est de Robecq. Un violent bombardement de nos lignes entre Locon et Robecq continuait au lever du jour.
Hier au soir, nos troupes ont repoussé des attaques locales dans le secteur de Merris. Des rapports plus détaillés sur les combats d’hier entre la forêt de Nieppeet Wytschaete confirment l’importance des pertes allemandes.
Au sud-est du mont Kemmel, l’infanterie ennemie attaqua en trois vagues et sur un point refoule légèrement notre ligne. La situation fut rétablie par une contre-attaque, et au début de l’après-midi les Allemands étaient repoussés partout. Trois assauts déclenchés par l’adversaire au cours de la matinée dans le secteur de Bailleul ont été chaque fois omplètement brisés.
Les rapports établissent qu’hier au soir notre ligne restait intacte sur tout le front.

Soir : Il y a eu encore de durs combats aujourd’hui sur la plus grande partie du front de la bataille de la Lys. Depuis le canal de la Bassée à Givenchy jusqu’à la Lys à l’est de Saint-Venant, le bombardement d’hier matin a été suivi de fortes attaques ennemies qui ont toutes été repoussées.
Les pertes infligées à l’infanterie d’attaque allemande par le feu de notre artillerie sont de nouveau extrêmement fortes et plus de deux cents prisonniers ont été capturés par nos troupes.
La bataille a été particulièrement volente dans les environs de Givenchy, où l’ennemi a fait des efforts obstinés, mais sans succès, pour rattraper les assauts infructueux de la veille.
Le combat à cet endroit n’est pas encore terminé et l’activité de l’artillerie ennemie continue sur tout le front.
Plus tard dans la matinée, de nouvelles attaques accompagnées d’un violent bombardement se sont développées contre nos positions au sud de Kemmel et furent repoussées.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/18_avril_1918.html

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1335/30 mars 1918: la bataille du bois de Moreuil  (Somme)

Bataille du bois de Moreuil  (Somme)

Lors de la dernière grande offensive allemande du printemps 1918, la brigade de cavalerie canadienne attaqua la 23e division allemande et la força à quitter le bois de Moreuil qui était un point stratégique sur l’Avre, affluent de la Somme.

La défaite allemande contribua à l’arrêt de l’offensive du printemps de 1918. Le lieutenant canadien Gordon Flowerdew blessé reçut la croix de Victoria pour son action durant cette bataille. Il mourut peu après des suites de ses blessures.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_bois_de_Moreuil

Mais le 21 mars 1918, cinquante divisions allemandes, profitant de la nuit, se ruèrent sur les premières lignes anglaises. Tel un flot impétueux, ils formèrent en huit jours une immense poche. La première armée française commandée par le général Debeney arriva aussitôt en renfort. Le 28 mars à 17 heures, deux trains évacuaient, en direction d’Amiens, deux mille Moreuillois mais plus d’une centaine refusèrent de partir. Le plus grand nombre dut payer de leur vie leur obstination ou leur témérité.
Vers 17h30, les premiers obus incendiaires tombaient sur la ville. Les Allemands ne parvinrent à y pénétrer que le 31 mars après d’héroïques combats soutenus par la 133e division du général de Mitry et la 415e division du général Boichut. Une brigade de cavalerie canadienne, venue se joindre au combat, se fit décimer au cours d’une brillante charge. Ainsi qu’il l’avait prévu, le général Debeney parvint à colmater la brèche sur le plateau entre Noye et Avre. Le 8 août 1918, la première armée française et la 4e armée anglaise, mises sous les ordres du maréchal Douglas Haig, allaient tenter un suprême effort. Cette première armée, ayant toujours à sa tête le général Debeney, comprenait entre autres, le 31e corps placé sous le commandement du général Toulorge qui avait dans ses rangs la 66e division commandée par le général Brissaut-Desmaillet spécialement chargée de la reprise de Moreuil. Le matin du 8 août, le 28e et le 68e bataillon de Chasseurs Alpins, dépendant de ladite division, soutenus par une intense préparation d’artillerie, attaquaient, le premier par le nord, le second par Morisel. Après de violents assauts, âpres et héroïques, la ville tomba vers midi tandis que les combats se poursuivaient sur le plateau en direction d’Hangest-en-Santerre. Si la lutte avait été chaude, le résultat apparaissait magnifique.

http://www.moreuil.com/Histoire-et-patrimoine-de-Moreuil-32#.WpVu1a17RfQ

Commémoration de la charge canadienne du 30 mars 1918 à Moreuil

https://www.dailymotion.com/video/x1l6c21

Mars 1918

30 mars

Entre Moreuil et Lassigny, le front de bataille s’étend : sur une ligne de 60 kilomètres, nous parvenons à contenir l’ennemi. Nos alliés britanniques maintiennent leurs positions, sauf à Mézières (sud de la Somme), qu’ils abandonnent.

Le général Foch est nommé chef suprême des forces alliées sur le front occidental.

  Le général Pershing met les forces américaines à la disposition de Foch.

(source: http://cantereine80.free.fr/indexguerre_fichiers/Page437.htm

La charge de l’escadron de Flowerdew

 

Près des trois quarts des soldats de la cavalerie canadienne qui participa à cette attaque contre les positions de mitrailleuses occupant le bois de Moreuil le 30 mars 1918 furent tués ou blessés. Parmi eux, le lieutenant G.M. Flowerdew du Lord Stathcona’s Horse, qui reçut la Croix de Victoria pour avoir dirigé la charge.

source: http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/objets-et-photos/art-et-culture/art-officiel/la-charge-de-lescadron-de-flowerdew/

 

1332/27 mars 1918:  les Allemands prennent Montdidier

Ecrivain mort à la guerre

Jacques De Champfeu. (1896-Tué le 27 mars 1918 à La Bossière. Son frère était mort du tétanos le 13 décembre 1917 suite à une blessure reçues à La Malmaison.

source:http://andrebourgeois.fr/ecrivains_morts_a_la_guerre.htm

http://data.bnf.fr/16109369/jacques_de_champfeu/

 Les Allemands prennent Montdidier

Le village de Dancourt se situe entre Roye et Montdidier, le 27 mars 1918 des poilus livrent là un combat désespéré à un contre cinq. Partis de la position Hindenburg, les Allemands progressent sans discontinuer depuis le 21 mars. Roye est tombé le 26 mars et Dancourt se trouve sur la ligne de front, à la jonction des 1ère et 3ème armées françaises.

Le 27 mars, les Allemands prennent Montdidier, et s’ouvrent une route vers Paris. De par sa rapidité et sa violence, l’attaque allemande sur la Somme menace dangereusement le dispositif français et britannique, risquant de provoquer la perte des Alliés.

10 / Référence : SPA 70 L 3386
Cousances-aux-Forges, Meuse, centre d’instruction de la 2e armée, classe 1918, l’exercice du fusil-mitrailleur.
28/03/1918, opérateur : Albert Samama-Chikli
Au camp d’instruction de la 2e armée de Cousances- aux-Forges dans la Meuse, les futures équipes de mitrailleurs s’exercent au maniement des armes et aux tactiques d’attaques. Le fusil-mitrailleur Chauchat modèle 1915 constitue une arme novatrice, adaptée pour offrir un appui continu aux troupes lors d’un assaut. Le pourvoyeur, situé à droite, s’entraîne à mettre en place le chargeur en demi-lune pouvant contenir 20 cartouches de 8 mm, donnant ainsi la possibilité d’ouvrir le feu tout en progressant.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-03.pdf lire aussi: http://www.villerstournelle.com/Hist-Montdidier_3.64.htmlhttp://santerre1418.chez.com/fr/histoire/mars1918.htm

Journal du mercredi 27 mars 1918

La bataille a continué avec violence, l’ennemi multipliant ses attaques sur tout le front de Noyon à Chaulnes.
Notre artillerie, bien établie dans la région de Noyon, appuie efficacement notre infanterie dont la résistance et les fréquentes contre-attaques retardent la poussée des Allemands en leur infligeant des pertes élevées.
Noyon a été évacué pendant la nuit, dans le plus grand ordre. Nous tenons solidement la rive gauche de l’Oise.
Sur la partie britannique du front, des combats excessivement violents se sont déroulés toute la journée au sud de Péronne, ainsi qu’au sud et au nord de Bapaume.
Dans ces deux secteurs, l’ennemi, attaquant les positions anglaises, a mis en action de nombreuses troupes fraîches.
Nos alliés, en dépit de leur valeureuse résistance, ont dut céder du terrain.
L’ennemi occupe Nesle et Bapaume et de très durs combats se poursuivent.
Les aviateurs britanniques ont jeté plus de 1700 bombes sur les docks de Bruges, la gare d’Aulnoye, un camp au sud-est de Cambrai, des pièces à longues portées et des renforts ennemis.
Quarante-cinq avions allemands ont été abattus et vingt-deux contraints d’atterrir désemparés.
Des raids ont été opérés sur la gare de Cologne, sur celles de Luxembourg, de Courcelle, de Metz, enfin sur celle de Thionville.source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

1330/25 mars 1918: Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnagej

Une maison d’Epernay bombardée

Cher frère, je vous envoie une photo de la maison en partie bombardée le 13 mars 1918

source: https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/44257#0

Ordre d’évacuation de la ville de Reims

Jean-Baptiste, Alexandre, Albert Denoncin, enfant rémois, né le 6 novembre 1852, est retraité de la « Compagnie des Chemins de Fer de l’Est », à Reims, après une carrière en qualité d’Employé principal.

L’ordre d’évacuation générale de la population civile de Reims est donné le 25 mars 1918.

Veuf de Claire Damville depuis août 1915, suite aux bombardements, aux destructions et aux différentes vagues de Rémois réfugiés vers d’autres villes et départements, Albert Denoncin quitte Reims, et s’établit temporairement au 17 de la rue Guyot à Provins (Seine et Marne).

Bien qu’à 113 kms au sud-ouest de Reims, Provins est compris dans « la zone des armées » comme l’indique la « Carte de circulation dans la zone des armées » (Arrêté du 15 mars 1917) qui lui est délivrée à Provins le 15 avril 1918.

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/06/4-une-famille-remoise-prise-dans-la-tourmente-de-la-guerre.html

Pozières (Somme) reprise par les Allemands

Le 21 mars 1918, l’armée allemande lance la Kaiserschlacht (Bataille de l’empereur), mettant fin provisoirement à la guerre de positions. Pozières est reconquis les 24 et 25 mars 1918 par les troupes allemandes. Finalement, la 27e  Division reprend définitivement le contrôle du secteur le 24 août 1918.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&source=hp&ei=scqTWsf6DciNgAbBhrrwCQ&q=pozieres&oq=pozieres&gs_l=psy-ab.3..0l6j0i30k1l4.1396.2837.0.3589.9.7.0.0.0.0.680.680.5-1.1.0….0…1c.1.64.psy-ab..8.1.680.0…0.S1m6oPLPHmk

Deuxième bataille de Picardie (suite)

Le 25, la situation s’aggrave encore; l’ennemi entre dans Nesle; nous perdons Guiscard et Noyon, en dépit de l’héroïsme des troupes de l’armée Humbert.
Une nouvelle division est encore arrivée, la 22e; elle a été envoyée au nord en prolongement de la gauche et se trouve entraînée dans le recul général.
Le 26, ce recul s’accentue; les ordres donnés cessent d’être applicables quand ils touchent les troupes, la situation s’est déjà modifiée, tant les événements vont vite!
Pour comprendre tout le mérite qu’ont eu les troupes françaises et leurs chefs dans ces journées critiques, il est nécessaire de se représenter les difficultés au milieu desquelles chacun se débat.
Les divisions de l’armée Hutier, exaltées par leurs succès, constamment renforcées par les divisions fraîches de deuxième ligne, se répandent sur le pays comme un torrent débordé que rien ne peut contenir. En face d’elles, l’armée Humbert est épuisée par cinq journées de manoeuvres en retraite; les divisions qui arrivent en renfort s’engagent dans les conditions les plus pénibles, le plus souvent régiment par régiment, car il faut aller au plus pressé, tant la marche de l’ennemi est rapide. Telle division n’a pas son artillerie; cette dernière vient par voie de terre, tandis que l’infanterie a été transportée en camions; telle autre arrive sans ses cuisines roulantes et on ne sait comment elle vivra, etc., etc.
Les troupes, et en particulier les divisions de cavalerie, font des prodiges de valeur; le commandement, à tous les degrés, déploie une énergie et une activité sans pareilles, cherchant sans cesse à assurer les liaisons, à remettre de l’ordre, à conduire le combat, mais toujours les flots de l’invasion les débordent par la gauche. De leur côté, les Anglais s’éloignent de nous en prenant leur direction générale sur Amiens et la liaison avec eux devient de plus en plus vague.
Cependant, dans cette journée du 26, la droite de l’armée Humbert s’est stabilisée au sud-ouest de Noyon, sur les hauteurs qui vont du Mont Renaud au Plémont, par Connectancourt et Thiescourt; désormais, elles n’en bougeront plus.
Quant au centre et à la gauche, ils ont encore été refoulés et ont reculé de plus de 10 kilomètres.
L’ennemi est entré dans Roye.
Mais voici que le général Debeney, commandant la Ire armée, arrive et installe son poste de commandement à Maignelay, au sud de Montdidier.
Ce jour-là, le 26 mars, une instruction personnelle et secrète a été envoyée par le général Pétain au général Fayolle; elle dit:
«  La première mission du groupe d’armées de réserve est de fermer aux Allemands la route de Paris et de couvrir Amiens.
« La direction d’Amiens sera couverte:
« Au nord de la Somme, par les armées britanniques aux ordres du maréchal Haig, qui tiendra à tout prix la ligne Bray-sur-Somme, Albert;
« Au sud de la Somme, par le groupe d’armées de réserve sous vos ordres (Ve armée britannique, Ire et IIIe armées françaises), en maintenant la liaison avec les forces du maréchal Haig à Bray et avec le groupe d’armées du Nord sur l’Oise. «
L’ordre donné en conséquence par le G.A.R., pour la journée du 27, répartit les missions entre les deux armées françaises de la façon suivante:
« La mission de la IIIe armée (Humbert) reste de tenir sur son front actuel, en se raccordant par sa gauche avec la 56e division (Ire armée), qui a reçu l’ordre de se déployer à cheval sur la route Roye, Montdidier.
« La mission de la Ire armée (Debeney) est de s’intercaler avec ses forces, à mesure qu’elles arriveront, entre la IIIe armée et l’armée britannique.»
La mission de la Ve armée britannique reste de couvrir Amiens, au sud de la Somme, en maintenant à tout prix sa ligne actuelle.
La 38e division débarquera demain dans la région de Ressons-sur-Matz. Cette division est mise à la disposition de la IIIe armée en vue de renforcer son flanc gauche que l’ennemi déborde par le sud de Roye.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/montdidier.html

Angèle Adelaïde Lecat fusillée pour espionnage

Angèle Adelaïde LECAT est née le 10 janvier 1889 à Rumegies (Nord). Domiciliée 158 rue Dassonville à Rumegies.

« En Juillet 1917 a hébergé et facilité la fuite de deux soldats anglais prisonniers de guerre évadés qui tentaient de gagner la Hollande.
                   Le 29 Août de la même année un pigeon voyageur et un questionnaire ayant été découverts par la jeune BOSQUELLE Régina, Mademoiselle LECAT Angèle a fourni par ce moyen aux troupes alliées les renseignements d’ordre militaire demandés.
                   Arrêtée à Rumegies au début d’octobre 1917 pour le premier fait, a été incarcérée à Malines, Anvers et St-Amand où elle fut condamnée à 6 mois de prison.
                   Poursuivie a nouveau sous l’inculpation d’espionnage devant le Conseil de Guerre de St-Amand, elle fut condamnée à mort et fusillée dans cette ville le 25 Mars 1918.
                   A eu jusqu’à sa mort une attitude très digne. »

source: https://www.google.fr/search?q=Angèle+Lecat&safe=active&source=lnms&sa=X&ved=0ahUKEwipn4Wym8PZAhVIa8AKHfdVBYIQ_AUICSgA&biw=1280&bih=605&dpr=1

Journal du lundi 25 mars 1918

Sur le front britannique, la lutte continue avec la plus grande intensité tout le long de la Scarpe.
Au sud et à l’ouest de Saint-Quentin, les troupes britanniques établies sur de nouvelles positions, ont été attaquées avec violence par l’ennemi. De puissants assauts ont été repoussés vers Jussy, avec de fortes pertes pour les assaillants.
Dans la partie nord du front de bataille, les Allemands se sont portés à l’attaque avec une extrême énergie et sans tenir compte de leurs pertes. Nos alliés ont conservé leurs positions sur la majeure partie du front, à la suite d’une lutte violente et prolongée. Les troupes ont montré une belle vaillance dans les combats qui se sont livrés sur ce front et immédiatement au sud.
L’armée anglaise est en liaison avec 1’armée française.
Nos alliés ont abattu vingt-sept avions allemands et contraint vingt autres de ceux ci à atterrir, désemparés. Ils ont jeté 14 tonnes d’explosifs sur des cantonnements et dépôts de munitions.
Sur notre front, les Allemands ont échoué dans un coup de main au sud de Juvincourt.
Lutte d’artillerie assez vive dans la région du bois Le Prêtre et dans les Vosges vers la Fontenelle et l’Hartmannswillerkopf.
Nos aviateurs ont jeté 16.000 kilos de projectiles sur des établissements, cantonnements et gares de la zone ennemie, où de graves dégâts ont été constatés.
Les Anglais, en Palestine ont traversé le cours du Jourdain.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

(vidéo) La cathédrale d’Amiens protégée durant le conflit

La cathédrale d’Amiens est un joyau qui a résisté à  deux guerres ! Le portail, chef d’œuvre du Gothique flamboyant, nous est parvenu intact, malgré les bombardements. Pendant quatre ans, de 1915 à 1919, ses sculptures sont restées cachées derrière des montagnes de sacs, remplis d’argile.

Dans le comble dans la nef une pompe à incendie trône depuis septembre 1915. A l’époque, des canalisations sont installées pour mener l’eau jusqu’ à 45 mètres de haut et des murs coupe-feu sont construits à la base de la flèche.

L’incendie, c’est la hantise des hommes chargés de protéger Notre Dame d’Amiens. Le martyr de la cathédrale de Reims a marqué le pays. Un ancien pompier de Paris et ses territoriaux veillent.

Les sacs d’argile sont aussi montés à l’intérieur de l’édifice. Et puis l’ange pleureur est déménagé, remplacé par un moule en plâtre. Cet ange deviendra célèbre en devenant le héros des cartes postales expédiées par les soldats britanniques aux quatre coins de l’empire. Au roi Georges V qui s’émerveille, lors d’une visite, on doit avouer qu’il s’agit d’une copie. L’original aura les deux ailes cassées dans un transport malencontreux.

Au printemps 1918, les obus pleuvent et une torpille crève la voûte ; par miracle, elle n’explosera pas. Les vitraux sont déposés, les trésors et tableaux évacués. L’orgue est démonté, avec ses 3500 tuyaux. L’évêque appelle le pape au secours et Benoît XV écrit au nonce de Münich. Il est exaucé : Guillaume II épargne le monument ! Messe libératrice, le 15 août. Le Petit journal décrit une « cathédrale toute endolorie, empaquetée des pansements de ses sacs ». Notre Dame d’Amiens est « comme une blessée, pâle dans sa robe de pierre »… mais elle est sauvée.

Source: France 3 Hauts de France https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/histoires-14-18-cathedrale-amiens-1398603.html

(vidéo) Sur les traces de la bataille de la Somme

Comment la mémoire de la Première Guerre mondiale est-elle entretenue alors qu’il n’y a plus de poilus ? France 3 est allée à la rencontre des passionnés d’Histoire dans la Somme.

Avec plus d’un million de morts, la bataille de la Somme est l’une des plus sanglantes de la Première Guerre mondiale. Dans un combat de six semaines, les Australiens ont payé un lourd tribut à Pozières (Somme) pendant l’été 1916. Un siècle plus tard, la terre porte encore les stigmates de ce conflit. De nombreux corps n’ont jamais été retrouvés et les corps remontent naturellement du sol chaque année. « À chaque fois que l’on retrouve des ossements, les corps sont identifiés et ensuite on les enterre à nouveau dans un des cimetières qui peuple la région », explique Yves Potard, président de l’association Digger-Cote 160 et ancien professeur d’Histoire. 23 000 soldats australiens laisseront leur vie à Pozières en juillet et août 1916.

Une mémoire transmise de génération en génération

Dans la Somme, le tourisme de mémoire se développe. Régdiggerulièrement, les membres de l’association Digger rejouent des scènes de la 1914-1918 en costumes. Une passion qui se partage en famille pour Fabrice Oblet et ses deux fils, Gabriel et Guillaume. « On a perdu huit ancêtres pendant la Première Guerre, deux dans la Somme et les autres au Chemin des Dames et sur Verdun », énumère Fabrice Oblet, habillé en costume d’époque. La Somme compte plus de 130 cimetières militaires de la Grande Guerre.

source: http://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/grande-guerre-sur-les-traces-de-la-bataille-de-la-somme_2463562.htmlsomme

971/31 mars 1917: en route pour l’Aisne

Buvette détruite rue Eugène Desteuque à Reims

11-565560Buvette rue Eugène Desteuques à Reims, en ruine après un bombardement

Castelnau Paul (1880-1944). Charenton-le-Pont, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine. photo prise le 31 mars 1917.

source: http://www.photo.rmn.fr/archive/11-565560-2C6NU0W9HHPP.html

La Vierge dorée d’Albert (Somme)  : une « icône populaire de la guerre »

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Artiste mondain, portraitiste et peintre de grands décors avant la guerre, François Flameng s’est rendu sur le front à l’occasion de missions au cours desquelles il réalise de nombreux dessins. Il réalise ce dessin intitulé Albert au mois d’août 1916, lors de l’offensive britannique sur la Somme. Si l’artiste montre au premier plan une scène du quotidien avec les deux soldats portant un baquet et le brancard posé à terre – évocation de l’activité militaire à Albert pendant la bataille de la Somme en 1916, où s’installent hôpitaux, cantonnements et dépôts – l’attention se focalise au second plan sur la basilique en ruines et la statue de la Vierge suspendue dans le ciel, évocation des dégâts matériels causés par l’artillerie.

Source: http://collections.musee-armee.fr/la-vierge-doree-dalbert-une-icone-populaire-de-la-guerre/

En route pour l’Aisne

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« Le 27 mars (1917) nous commencions à évacuer le camp. Nous couchions le soir à Trouan-le-Grand et à Trouan-le-Petit. De là, le régiment gagna Gourgançon et Euvy. Quels souvenirs ! On se trouvait en plein terrain de bataille de septembre 1914. De la bataille on ne voyait plus rien. Et puis ceux qui l’avaient livrée n’étaient plus là en 1917, ou à peine.
Le 29 tout le régiment coucha à Pleurs où il passa deux jours.
Le 31 on gagna Broyes et Péas au Nord-Est de Sézanne. Nous étions là en pleine zône de bataille de 1814 et 1914.
Le 1er avril nous passions au fameux château de Mondement. J’y fis faire une petite halte pour que chacun pût voir la position où on avait si âprement lutté en 1914 et où le 77e R.I. s’était distingué. A Saint-Prix nous franchissions l’extrémité ouest des Marais de Saint-Gond. Nous nous sommes arrêtés à Baye et à Bannay où nous sommes restés cinq jours. Nous y avons reçu le meilleur accueil des habitants. A part le château de Mondement on ne voyait plus trace dans cette région de la bataille de 1914. Dans nos cantonnements l’administration nous accabla de distributions de toute espèce : vivres, munitions et explosifs. A vol d’oiseau nous étions à 68 kilomètres du point que nous devions atteindre. Le Commandement manquait de psychologie s’il croyait que le soldat allait porter ces charges sur un trajet de 70 kilomètres. On a corrigé un peu cette erreur en ne nous faisant avancer que par petites étapes ».

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Journal de guerre du samedi 31 mars 1917 à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, et entre Somme et Oise, l’artillerie ennemie a bombardé en certains points nos premières lignes; nos batteries ont énergiquement répondu. Aucune action d’infanterie.
Au nord-est de Soissons, nous avons progressé dans le secteur Vrégny-Margival.
A l’ouest de Maisons-de-Champagne, une vive attaque de nos troupes nous a permis de rejeter 1’ennemi des éléments de tranchées où il avait pris pied le 28 mars. Au cours de cette action, nous avons fait 63 prisonniers.
Les Russes ont infligé un échec à l’ennemi au nord de Stanislau, en Galicie. Ils l’ont également repoussé au sud-ouest de Brzezany, en Arménie, dans la direction de Bitlis; ils ont attaqué les Turcs à Tachkpal et ont ramené des prisonniers.
Canonnade autour de Monastir.
Le chancelier de Bethmann-Hollweg a prononcé un discours au Reichstag; Il a affirmé que jamais 1’Allemagne n’avait soutenu la réaction en Russie, qu’elle ne voulait pas la guerre avec l’Amérique, et, par ailleurs, a reconnu que la situation militaire demeurait indécise. Les social-démocrates majoritaires ont, pour la première fois depuis août 1914, rejeté le budget au Reichstag.
Le nouveau régime russe promet l’autonomie à la Pologne.

(Marine )Premier essai de l’hydrophone, appareil microphonique détectant la présence des sous-marins

Georges Walser est l’officier est l’inventeur de l’hydrophone, appareil microphonique détectant la présence des sous-marins.

 » Deux de ces appareils furent choisis et adoptés entre beaucoup d’autres : le tube C, d’invention américaine, et l’appareil dû au lieutenant de vaisseau français Walser. Le premier avait plus de portée, mais il fallait stopper pour s’en servir; le second présentait l’immense avantage d’être utilisable même sur un chasseur faisant route.

C’est pendant l’année 1916 que le commandant Walser procéda à ses études préliminaires. Les premières expériences eurent lieu le 31 mars 1917, à bord du yacht Henriette-II. La mise au point définitive demanda encore quelques mois, et ce n’est qu’au milieu de 1917 que l’on dota les patrouilleurs de l’écouteur Walser.

… … Les écouteurs Walser donnaient, en effet, les moyens de suivre au son l’ennemi invisible d’après les indications d’un « tambour » gradué. L’observateur dans la cale, fournissait par téléphone au commandant le nombre de degrés, sur bâbord ou sur tribord, dans la direction duquel se trouvait le sous-marin. Comme celui-ci avait une vitesse inférieure, on le rattrapait, et l’écouteur permettait de déterminer à quel moment on passait au-dessus de lui. C’était alors qu’on lâchait les grenades. »

Histoire de la Marine française – Larousse 1934).

source: http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_walser_georges.htm

Les carnets de guerre de Lucienne Courouble

Samedi 31 mars 1917

Pluie. Tonnerre.

Notre officier revient avec un autre à 6 h, ne sachant plus se porter, envoie chercher 2 tambours, 2 clairons et 2 fifres, se font donner aubade en haut ! Gare à la chambre demain ! Le tintamarre dure 2 heures.

Bilan : 7 bouteilles de Champagne à 12 F 25 la bouteille et 9 bouteilles de vin. Schultz ramené à 10 h à dos !

Belle armée avec de tels chefs ! Présentation de toutes les vaches, qu’on numérote. L’artillerie part grand matin pour Maubeuge.

Demain église réquisitionnée de 9 h à 13h. Messes pour nous à 7h, 8h et 13h.

Dimanche 1er avril 1917

Canon. Concert à 9 h.  Sa majesté SCHULTZ malade, couché après-midi (aurions bien donné 10 sous pour qu’il y ait alerte et départ la nuit dernière).

Allons-nous avoir faim ? Depuis trois semaines plus de ravitaillement qui arrive. Rien que de la farine noire, aussi quel pain ! Heureusement qu’il y avait un stock ici encore pour 15 jours.

Après ? À la grâce de Dieu ! S’ils ne nous les volent pas nous avons bien des provisions pour 1 mois, mais combien sont volés ! Revue des chevaux, Avesnes en fourni 6.

Lundi 2 avril 1917

Pluie, vent. Canon nuit et avant midi. Repasse artillerie. En loge encore dans le bas qui part demain pour Maubeuge. Vent, fleu, pas de lumière.

Arrive café au ravitaillement et beurre à 6 Frs. la livre !

Mardi 3 avril 1917

Neige, gelée.Après-midi repasse encore beaucoup de chariots venant de Vervins. Gros coups de canon le soir. Chevaux et chariots logent sur la route d’Avesnes.

Gendarmes surveillent le lait. Il est question de se cacher pour en avoir.

Mercredi 4 avril 1917

Canon nuit et jour. Demain tous les baudets à Avesnes, dimanche encore les chevaux. Neige toute la journée, re fleu. Pas de lumière.

Jeudi 5 avril 1917

Neige. Fleu. Canon. On prend du sang aux baudets. Office protestant. Réception.

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