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1470/12 août 1918

Combats autour de Reims

 

source: http://faurillon.com/reims.html

Bray-sur-Somme est libérée

Au printemps 1918, les Allemands veulent reconquérir du terrain. Ils lancent différentes attaques sur Péronne et Saint Quentin, puis rompent le front allié et passent en force la Somme le 25 avril 1918. Bray est évacué et les Allemands y font leur retour. À Doullens, les alliés signent le commandement unique qui désigne un seul et unique chef : le général Foch. Le 12 août 1918, Bray est libérée après de durs combats dans la vallée de la Somme avec l’aide des Australiens. La ville ayant beaucoup souffert durant quatre années, le ministre André Lefèvre lui attribue, le 27 octobre 1920, la croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée. De nombreuses années seront nécessaires pour reconstruire Bray.

source: http://www.ville-braysursomme.fr/fr/information/84004/bray-sur-somme-hier

Pétain a reçu la médaille militaire

Carte de remerciements de Pétain écrite le 12 août 1918, après qu’il ait reçu la médaille militaire (6 août), cité comme « Soldat dans l’âme, n’a cessé de donner des preuves éclatantes du plus pur esprit du devoir et de haute abnégation. Vient de s’acquérir des titres impérissables à la reconnaissance nationale en brisant la ruée allemande et en la refoulant victorieusement. » Il écrit à un journaliste : « Merci, mon cher ami, de vos félicitations auxquelles je suis très sensible. Croyez bien que vos articles ne passent pas inaperçus ». [Il recevra le bâton de maréchal peu après l’armistice, le 21 novembre 1918].

http://www.traces-ecrites.com/document/aout-1918-petain-recoit-la-medaille-militaire/

« Un million de montres suisses pour l’armée américaine »

Le Figaro annonce, le 12 août 1918, la livraison prochaine de montres suisses à l’ensemble des troupes américaines présentes sur le front français.

«Le gouvernement des États-Unis vient de donner la commande à plusieurs fabriques suisses d’un million de montres, destinées à l’armée américaine opérant sur le front français.

Les montres destinées aux officiers seront en or; celles du personnel sanitaire, en argent ; celles des hommes de troupe, en métal.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00209-12-aout-1918-un-million-de-montres-suisses-pour-l-armee-americaine.php

« Des pigeons voyageurs sont enrôlés par les camoufleurs »

Le 12 août 1918 Le Figaro relate l’étrange initiative d’un officier allemand, surpris en train de peindre des pigeons voyageurs couleur kaki.

«Un de nos confrères du soir donne un détail curieux sur la minutie de l’organisation allemande:

Nos troupes avançaient si vite qu’elles capturèrent un officier porteur dans son auto de pigeons voyageurs.

Quelle fut la surprise de nos poilus en constatant que ces malheureuses bêtes avaient été camouflées avec soin et revêtues d’une jolie couche de couleur kaki!

Même aux admirateurs de la prévoyance boche, ce soin de peindre des oiseaux ne semblera-t-il pas un peu oiseux?
Est-ce plus difficile de tirer sur un pigeon jaune que sur un pigeon blanc?
Et le kaki se détache-t-il moins bien sur le bleu du ciel que la couleur naturelle des petits télégraphistes de l’air?
L’avantage doit être en tout cas peu considérable et ce n’est pas avec des inventions de ce calibre que les Boches éviteront la défaite inéluctable.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00225-12-aout-1918-les-pigeons-voyageurs-sont-enroles-par-les-camoufleurs.php

Journal du lundi 12 août 1918

Les opérations commencées dans la région de la Somme, sous le commandement du général Debeney et du général Rawlinson, se développent favorablement. Massées à la faveur de la nuit, les troupes alliées se sont élancées vers les positions allemandes sur un front de plus de 20 milles. L’ennemi a été surpris et nos progrès ont été rapides. De bonne heure, tous les objectifs étaient atteints.
Les troupes françaises attaquant avec une grande bravoure, ont traversé l’Avre et, en dépit de la résistance de l’ennemi, ont enlevé les positions allemandes.
Au nord de la Somme, deux combats ont été livrés aux environs de Chipilly et de Morlancourt. Au sud de la Somme, nos attaques ont plus aisément triomphé de l’ennemi. La cavalerie a dépassé l’infanterie, bousculant les convois allemands en retraite, s’emparant de plusieurs villages.
Les troupes alliées ont enlevé Plessier, Rozainvillers, Beaucourt, Caix, Framerville, Chipilly, la région à l’ouest de Morlancourt, Fresnoy-en-Chaussée. Les prisonniers capturés depassent le total de 14000.
Entre Béthune et la Lys, les Allemands ont également reculé.
Nos alliés britanniques ont avancé leur front de deux kilomètres en moyenne entre la rivière Lawe et la Bourre, au nord-ouest de Merville. Ils tiennent Locon, le Cornema1e, Quentin-le-Petit, Pacaut et le Sart. Ils ont effectué une opération heureuse au nord de Kemmel, avancé leur ligne sur un front d’un kilomètre en faisant 30 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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1469/11 aôut 1918

18 hydravions de chasse allemands attaquent des vedettes britanniques

11 août 1918

18 hydravions de chasse allemands Brandenburg W29 attaquent 6 vedettes de patrouille britannique près de Borkum. Ils réussirent à couler 3 de ces navires et à endommager les trois autres. Les 3 bateaux rescapés s’échappent aux Pays-Bas où ils sont confisqués.

source: http://www.aeroweb-fr.net/histoire/1918

L’offensive des cent jours à Quesnel (Somme)

La blessés gisant sur les civières dans le champ ouvert à un poste de secours à Quesnel en attente d’évacuation, 11 août 1918.

source: https://www.google.fr/search?q=11+aout+1918&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjYpf_kxoLcAhVBXRQKHfa_BJI40gEQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=AaGqUUzPHr34gM:

Journal du dimanche  11 août 1918

La quatrième armée britannique et la première armée française, sous le commandement du maréchal sir Douglas Haig, ont attaqué sur un large front à l’est et au sud-est d’Amiens.
Entre l’Oise et l’Aisne, après un violent bombardement, l’ennemi a tenté deux coups de main près de Bailly et de Tracy-le-Val et a été repoussé.
A l’est de Braisne, quelques-uns de nos éléments agissant en liaison avec les troupes américaines ont franchi la Vesle et se sont installés sur la rive nord. Ils s’y sont maintenus malgré deux violentes contre-attaques ennemies.
Au nord de Reims, nous avons avancé notre ligne de 400 mètres entre les voies ferrées de Rethel et de Laon.
En Macédoine, au nord-ouest du Vardar, l’artillerie ennemie a vigoureusement bombardé nos positions du Skra di Legen.
En Albanie, des détachements bulgares, qui tentaient de pénétrer dans nos lignes, dans la région de Gramsi, ont été repoussés et ont laissé des prisonniers entre nos mains.
L’aviation française a bombardé les dépôts ennemis au sud de Topeleance, et l’aviation britannique, des dépôts dans la région de Sérès.
Sur l’ensemble du front italien, activité normale des deux artilleries. Entre Astico et Brenta, les patrouilles italiennes ont harcelé efficacement les lignes de l’ennemi, lui infligeant des pertes et capturant des prisonniers.
Six avions ennemis ont été abattus au cours de combats aériens.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1434/7 juillet 1918: les nombreux mensonges autour de la grippe « espagnole »

Les nombreux mensonges autour de la grippe « espagnole »

Dans son édition du 7 juillet 1918, le quotidien Le Matin titrait : « La Maladie à la mode – LA GRIPPE ESPAGNOLE A GAGNÉ L’EUROPE – En France, cette influenza est bénigne et elle est guérie en une semaine environ ».

L’auteur de l’article, indiquant que cette maladie originaire d’Espagne avait été contractée par le roi Alphonse XIII lui-même, assurait également de façon fantaisiste que les Allemands y étaient « particulièrement exposés ».

« En France, elle est bénigne ; nos troupes en particulier y résistent merveilleusement. Mais de l’autre côté du front les boches semblent très touchées par elle. 

Est-ce le symptôme précurseur de la lassitude, de la défaillance des organismes dont la résistance s’épuise ? Quoi qu’il en soit, la grippe sévit en Allemagne avec intensité. »

Dans un même ordre d’idées, Le Matin affirmait une semaine plus tard que l’ennemi était contraint de « combler les nombreux vides creusés dans ses rangs, vides transitoirement agrandis par la grippe […]. »

Néanmoins, le quotidien L’Homme Libre de Georges Clemenceau, dans son édition du 31 mai 1918, affirmait sur un ton déjà plus sérieux que l’épidémie de grippe avait déjà fait de nombreuses victimes sur le territoire espagnol :

« L’épidémie grippale va en s’intensifiant, on signale quelques morts. Les personnes atteintes sont au nombre de 150 000. Les causes du mal restent inconnues. »

Les symptômes généraux de cette maladie furent très similaires à ceux de la grippe « traditionnelle », du moins dans un premier temps, comme nous l’explique Le Matin :

« Celui qu’elle atteint se lève, frais et dispos un matin, puis dans la journée il est pris brusquement de courbature et d’un malaise général : le jour même il a de la fièvre ; la nuit suivante est agitée et le lendemain on a mal à la gorge et bientôt on tousse. »

La suite sur le site de Sud-Ouest https://www.sudouest.fr/2018/05/14/1918-les-nombreux-mensonges-autour-de-la-grippe-espagnole-5055447-10275.php

Des bacheliers mis à l’abri

Le 7 juillet 1918 Le Figaro  relate cette information.

«Dans beaucoup d’hôtels de province situés à proximité de quelque centre universitaire, on voit, en ce moment, des pères, des mères de famille venus de Paris implorer la faveur d’être hébergés pour quelques jours, à n’importe quel prix. Un tout jeune homme, ou une toute jeune fille sont avec eux. Peu de bagages mais au fond d’une des valises qu’on ouvre des cahiers, plusieurs bouquins cartonnés, des dictionnaires.

Cet adolescent, cette jeune fille sont simplement un lycéen, une lycéenne qu’accompagnent leurs parents et qui viennent passer, en province, leur baccalauréat à l’abri des gothas et d’un retour possible, des gros canons.

Comme pour le mariage des mobilisés, les formalités d’usage ont été à cette occasion, très simplifiées; aussi nos Facultés du Centre, de l’Ouest, du Midi, voient-elles s’empresser vers elles tous nos déracinés du Bachot parisien.

L’une des plus encombrées de ces universités est celle de Clermont-Ferrand, où la session du baccalauréat vient de s’ouvrir. Plus de mille candidats indigènes et immigrants y sont inscrits» écrit Le Figaro du 7 juillet 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/07/26002-20140707ARTFIG00222-7-juillet-1918-des-bacheliers-mis-a-l-abri.php

Lettre d’Henri Novel à ses parents

7 juillet 1918?

Mes chers Parents,

Toujours en réserve de je ne sais quoi, tapi sous une inconfortable et perméable toile de tente dans un petit bois humide… On attend toujours une hypothétique relève qui finira cependant bien par se faire. Le pays est plein d’Américains… il y en a, il y en a… ils sont même beaucoup trop nombreux. Là où il y a un Français ils se mettent facilement cinquante ce qui permet aux boches de faire de splendides coups au but. J’ai été la nuit dernière témoin des deux plus beaux coups de canon que l’on puisse réussir : l’un a tué 23 Américains, l’autre 15… et je ne compte pas les blessés !! Ces types là sont courageux mais ils ont rudement besoin d’apprendre à faire la guerre et en tout cas s’ils étaient utilisés rationnellement ils nous rendraient deux fois plus de service.

Je partirai à peu près sûrement en permission aux environs du 15 août, j’espère que ce sera pour douze jours quoique je ne sache pas si ma citation sortira avant car j’ai été proposé à l’armée et c’est assez long à venir, surtout si elle descend plus bas ce qui est probable. Maintenant nous sommes un peu reposés mais certes jamais je ne me serais cru capable de faire ce que nous avons fait. La résistance humaine a des limites que l’on ne suppose pas.

Enfin heureusement que bientôt je serai en permission et que tous ces mauvais moments seront vite oubliés.

Je vous embrasse tous.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-16-juillet-1918

Georges Clémenceau de  passage à Bussy-les-Daours (Somme)

Portrait of French Premier Georges Clemenceau (1841-1929).

Le 7 juillet 1918, Georges Clémenceau, président du Conseil et surnommé « le Père de la Victoire » se déplace personnellement dans la commune de Bussy-les-Daours où sont en repos les soldats de l’armée australienne. Il vient les remercier et les féliciter d’avoir remporté la bataille de Le Hamel. C’est un des actes fondateurs de l’amitié franco-australienne. Un extrait de son discours est gravé sur le Mémorial du Corps d’Armée Australien à Le Hamel.

source: http://fr.valdesomme-tourisme.com/blog/memoire-en-perspectives.html

Journal du dimanche 7 juillet 1918

Nos détachements et nos patrouilles, opérant entre Montdidier et l’Oise, en Champagne, sur la rive droite de la Meuse et en Lorraine, ont ramené des prisonniers.
Le nombre des prisonniers que les Anglais ont faits dans leur dernière opération sur la Somme dépasse 1300. Un canon allemand de campagne, plus de 100 mitrailleuses et un certain nombre de mortiers de tranchées ont été capturés.
Une contre-attaque allemande sur les nouvelles positions de nos alliés à l’est d’Hamel a été facilement repoussée. Quelques prisonniers sont restés aux mains des soldats britanniques. Ces derniers ont exécuté avec succès un coup de main dans le secteur de Beaumont-Hamel. Ils ont repoussé une tentative ennemie aux environs de Strazeele.
Pendant le mois de juin, la défense française contre avions a abattu 29 appareils ennemis dont 3 de nuit. 15 autres appareils ont été désemparés par le tir.
Le sultan de Turquie Mehmed V, qui avait succédé à Abdul Ramid en 1909, est décédé. Le prince le plus âgé de la famille impériale ottomane prend le pouvoir sous le nom de Mehmed VI.
Une séance tumultueuse a eu lieu au Reichstag. Scheidemann a déclaré que la social démocratie majoritaire voulait à bref délai une paix honorable et qu’elle ne voterait pas les crédits budgétaires au chancelier de Hertling. Le socialiste minoritaire Ledebour a lancé un appel à la révolution du haut de la tribune parlementaire.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1431/4 juillet 1918: Poulbot invente les poupées Nénette et Rintintin

Poulbot invente les poupées Nénette et Rintintin

parution dans la baïonnette du 4 juillet 1918

Voici l’histoire des personnages Nénette et Rintintin, qui donnèrent leur noms à deux chiens, dont l’un devint une star d’Hollywood.

Le chien Rintintin portait le nom d’une poupée de laine porte-bonheur offerte aux soldats de la Grande Guerre.

https://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2017/02/26/nenette-et-rintintin-fetiches-de-la-grande-guerre

Bataille de Le Hamel (Somme)

source: http://hamelfriends.free.fr/4juillet.html

lire aussi: Belle victoire du corps australien qui marque un coup d’arrêt magistral à l’offensive allemande du printemps (ou bataille du Kaiser) ayant mené l’ennemi aux portes d’Amiens. Les troupes australo-américaines sont commandées par le lieutenant général John Monash qui inaugure quelques principes de combat interarmées combinant chars d’assaut (60 chars Mark V), mitrailleuses, feux roulant d’artillerie devant l’assaut, ravitaillement parachuté par avion,…). Le combat dure seulement une heure et demie et est un brillant succès. 

source: https://theatrum-belli.com/histoire-chronique-culturelle-du-4-juillet/

lire aussi: http://blogs.ac-amiens.fr/lamarckcentenaire/index.php?post/2014/11/16/La-bataille-de-la-Hamel

Parution de la guerre aérienne illustrée

source: https://www.amazon.fr/Guerre-aérienne-illustrée-N°86-juillet/dp/B00S45BBOC

Sainte Berthe contre grosse Bertha

Le 4 juillet 1918 Le Figaro  relate cette information.

«Depuis quelques jours les personnes absurdes et froussardes nous avaient annoncé le bombardement par grosse pièce d’abord, pour le 21, puis pour le 28 juin, le fixaient le 4 juillet 1918.

À l’heure où ces lignes paraîtront, on saura à quoi s’en tenir.

Pourquoi le 4 juillet? Demandons-nous à l’un de ces pronostiqueurs pessimistes.

– C’est la Sainte Berthe.

Et cela du moins, c’est vrai. C’est aujourd’hui la Sainte Berthe» écrit Le Figaro du 4 juillet 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/04/26002-20140704ARTFIG00249-4-juillet-1918-sainte-berthe-contre-grosse-bertha.php

4 juillet: les Bretons défilent sous les couleurs américaines

Tous les 4 juillet, l’Independence Day est commémoré aux Etats-Unis. Naturellement limitée au continent américain, la fête s’exporte néanmoins en France à partir de 1917. Elle devient en effet une occasion unique d’affirmer le lien fraternel qui unit les deux peuples désormais engagés dans le même conflit. L’organisation de cérémonies publiques est même vivement encouragée par le gouvernement français. Au début de l’été 1918, Georges Clémenceau déclare qu’il appartient aux autorités locales « d’encourager ou de provoquer, au besoin, toutes initiatives locales afin de fêter dignement dans des réunions artistiques, concerts, banquets, etc.., l’Independance Day ». Pour le président du Conseil, ces manifestations doivent permettre de « témoigner à nos vaillants Alliés dans un élan unanime, la reconnaissance du peuple français pour l’œuvre splendide qu’ils sont en train d’accomplir ».

Les principales villes bretonnes répondent favorablement à cet appel. C’est le cas à Saint-Nazaire ou encore à Brest où ces initiatives sont probablement motivées par la proximité de nombreux Doughboys. C’est également le cas à Vannes qui voit, depuis quelques semaines, transiter des milliers de soldats américains vers le camp de Meucon. La ville morbihannaise organise dès le dimanche 30 juin une formidable cérémonie devant l’Hôtel de Ville qui réunit des militaires français et américains, mais également de nombreuses personnalités publiques tels le préfet, le procureur de la République, le président du tribunal civil ou encore l’évêque, Monseigneur Gouraud3. Ce rassemblement marque le départ d’une semaine de commémorations puisque le 4 juillet « la plupart des maisons » sont encore « pavoisées aux couleurs françaises et américaines ».

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/le_4_juillet_1918_quand_les_bretons_defilent_sous_les_couleurs_americaines.html

vidéo: Fête aussi à Massevaux (Alsace)

source: http://archives.ecpad.fr/la-fete-de-lindependance-day-4-juillet-1918-a-masevaux-alsace/

Journal du jeudi 4 juillet 1918

A l’ouest de Château-Thierry, une opération locale, exécutée en liaison avec les Américains, nous a permis d’améliorer nos positions sur le front Vaux-cote 204. Le village de Vaux et les hauteurs à l’ouest ont été enlevés par les troupes américaines. Le chiffre des prisonniers faits au cours de cette action dépasse 300, dont 5 officiers.
Des coups de main entre Montdidier et Noyon et a l’est de Reims nous ont donné quelques prisonniers.
Près de Belloy et en Haute-Alsace, des tentatives ennemies ont échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, les Allemands, à la suite d’un violent bombardement, ont attaqué au nord-ouest d’Albert, dans le but de reprendre le terrain récemment conquis par nos alliés. Ils ont été repoussés partout, sauf en un point, où ils ont réussi à prendre pied dans une tranchée.
Aux environs du bois d’Aveluy, d’Avion et d’Hinges, des tentatives de coups de main de l’ennemi ont échoué.
Nos alliés ont fait des prisonniers au cours de rencontres de patrouilles.
Les Italiens ont brisé de nouvelles attaques autrichiennes contre le mont Val Bella. Ils out ensuite avancé dans la même région en faisant 127 prisonniers et en capturant des mitrailleuses.
Au sud d’Asiago, les détachements britanniques ont effectué un coup de main heureux, capturé un officier, 42 hommes et une mitrailleuse. Au nord-ouest du mont Grappa, les Italiens ont enlevé des positions importantes et capturé 569 prisonniers, dont 10 officiers. Ils se sont emparés aussi de canons et de mitrailleuses.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1421/24 juin 1918: Bezannes: un avion allemand abattu

Bezannes: un avion allemand abattu

Le 24 Juin (1918), à 7 h 20’, 2 de nos avions abattent un avion enne-
mi qui vient tomber en flammes Cote 88,7 (S.E. BEZANNES) ;
les deux passagers ont été carbonisés.

(…)D’après « The French Air service War Chronology », il y a une victoire à cette date qui pourrait correspondre.
Les lieutenant Nuville et l’adjudant Petit-Delchet de la SPA 57 ont abattu dans la région de Reims un Rumpler C. D’après cet ouvrage, l’un des passagers du Rumpler serait le Vfw Ernst Bielefeld de la jasta 60, mais cela n’est pas certain. L’équipage abattu pourrait être aussi l’Uffz Rudolf Schubert et le lieutenant Walter Waditz de la FlAbt 229.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=30&t=49590&start=0

lire aussi: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/11/27/31037024.html

Metz: retranscription des carnets de la Messine Lina Welter

• LUNDI 24 JUIN 1918. — « Le temps est sombre et froid. Si froid que, chez différentes gens, on chauffe les appartements. Malgré le ciel couvert, les avions français viennent nous tourmenter ; comment peuvent-ils s’orienter à travers ces gros nuages ?

On m’a annoncé que, dans l’affaire de papa, une enquête se poursuivait. Je croyais qu’avec ces trois mois d’exil tout serait fini. Qu’est-ce que l’avenir me réserve encore, je ne fais que tomber d’un chagrin dans l’autre, et j’ai si peur que Pierre n’en subisse le contrecoup. »

source: https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2015/07/19/metz-les-troupes-allemandes-se-retirent

Bombardement sur le terrain d’aviation de Longpré les Corps Saints (Somme)

La nuit du dimanche 23 au lundi 24 juin 1918, pleine lune, des bombardements par des “gotha” sur Longpré et sur le terrain d‘aviation ; 3 maisons sont détruites et une personne est blessée. Les avions allemands attaqués par les nôtres n’ont pu aborder Abbeville et à leur retour ils essaient de bombarder le camp d’aviation de Longpré. Ce bombardement a causé des problèmes aux vitres des bâtiments municipaux. Le 18 novembre 1921, il est alloué 498F pour les vitres de la maison occupée par l’instituteur, 420F pour les vitres de l’école et 1840F pour les vitres de l’église y compris la maçonnerie. La crypte de l’église avait été utilisée comme abri de bombardement et de magasin, la réfection des marches de l’escalier est estimée 278F par l’expert Miannay Victorien le 30 août 1921. (AD 10R771)
La nuit du jeudi 27 au vendredi 28 juin 1918, une dizaine de bombes lancées par des “gotha” tombent dans les entailles.

http://sumobonsai.free.fr/spip.php?article12

Journal du lundi 24 juin 1918

Nous avons exécuté plusieurs coups de mains entre Montdidier et l’Oise et fait des prisonniers.
Entre la Marne et Reims, les Allemands ont attaqué la montagne de Bligny et réussi à s’emparer un moment du sommet. Une contre-attaque vigoureuse des troupes italiennes les en a rejetés peu après en faisant des prisonniers. Notre ligne est intégralement rétablie.
Les Anglais ont repoussé une vive attaque locale entreprise par l’ennemi contre leurs positions à l’ouest de Merris.
Aux environs de Morlancourt et de Bucquoy, au cours de raids heureux, ils ont fait des prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande près de la forêt d’Aveluy.
Les Italiens ont pris l’offensive entre le Montello et la mer et repoussé les Austro-Hongrois au delà de la Piave.
Les Anglais, sur le front italien, ont exécuté heureusement un coup de main au sud d’Asiago. Ils ont infligé à l’ennemi de lourdes pertes, capturé 31 prisonniers et une mitrailleuse. Le corps d’aviation britannique a détruit, en dix jours, 23 avions ennemis.
On annonce une fois de plus la démission du premier ministre autrichien von Seidler.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1402/5 juin 1918: embarquement de chars Schneider

Le journal de la Huronne

5 juin 1918.

La préoccupation de l’offensive domine, bien que l’élan de la première poussée semble s’apaiser. Selon la coutume, on soulage le mal en recherchant ses causes. De l’avis unanime, le fléchissement d’une division anglaise, au repos à Berry-au-Bac, entraîna le recul général. Puis viennent les gaz toxiques, irrésistibles. La défection russe, qui permit aux Allemands de se concentrer à l’ouest. Hier, à la Chambre, Clemenceau donna, sur l’inégalité des forces en présence, des précisions qu’on a prudemment supprimées à l’Officiel. J’entends déplorer aussi des malchances militaires. Le 27 mai, Foch, croyant que l’attaque sur l’Aisne n’était qu’une feinte, se réservait pour le Nord. Mais tout le monde peut se tromper : le 21 mars, Pétain, croyant que l’attaque sur la Somme n’était qu’une feinte, se réservait pour l’Argonne.

On invoque enfin l’effet de surprise, bien qu’on nous eût annoncé chaque matin depuis quinze jours : « C’est pour demain ». Et les anecdotes de courir. Le 27 mai, des infirmières d’une formation sanitaire virent arriver une auto-mitrailleuse pleine d’officiers allemands. Elles s’esclaffèrent d’abord : elles croyaient à une bonne plaisanterie d’officiers français déguisés… À propos de déguisements, on conte aussi que des officiers, surpris par l’attaque pendant qu’ils jouaient la comédie à l’arrière-front, durent se replier sans prendre le temps de quitter leurs travestissements. Et sur les ponts de l’Aisne, qu’on avait omis de détruire, faute d’ordre, Français et Allemands se coulaient côte à côte, tant ces derniers étaient pressés d’atteindre sans combat leur objectif.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Juin_1918

Embarquement de chars Schneider

A Conty dans la Somme, les chars Schneider de l’ AS n° 11 du groupement II embarquent sur les wagons plateformes à destination de Betz pour gagner ensuite Compiègne, où les renseignements militaires français obtiennent chaque jour davantage d’informations sur le déclenchement d’une offensive dans la région du Matz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Journal du mercredi 5 juin 1918

Entre l’Oise et l’Aisne, l’ennemi, maintenu par l’énergique résistance de nos troupes, n’a fait aucun progrès.
Entre l’Aisne et l’Ourcq, la bataille s’est poursuivie avec acharnement. De violentes attaques ont eu lieu sur la région Pernant-Saconin-Missy-aux-Bois-Troesnes. Pernant est tombé aux mains de l’ennemi, après une défense opiniâtre, qui a coûté des pertes élevées aux assaillants. Plus au sud, nos troupes ont cédé un peu de terrain, à l’ouest de Saconin et de Missy-aux-Bois. Faverolles, attaqué par l’ennemi, a été conservé par nous, ainsi que Troesnes.
Lutte vive aussi dans la région au sud de l’Ourcq. L’ennemi, appuyé par l’artillerie, a porté son effort sur Mosloy-Veuilly-la-Poterie-Torcy-Bouresches. Une contre-attaque nous a permis de reprendre Mosloy. Veuilly-la-Poterie a été le théâtre de combats violents. Le village pris et repris, est resté aux mains des Allemands.
Les Américains ont enrayé l’avance des forces allemandes qui cherchaient à pénétrer dans le bois de Veuilly, et par une magnifique contre-attaque, les ont rejetées au nord de ce bois. L’ennemi, plus au sud, n’a réalisé aucun gain.
Sur la Marne, un bataillon ennemi qui s’était glissé sur la rive gauche, à la hauteur de Jaulgonne, a été contre-attaqué par les Franco-Américains, et rejeté sur l’autre rive, avec de lourdes pertes. La passerelle a été détruite et cent prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais ont réussi un coup de main à l’ouest de Merville. I1s ont brisé une attaque près de Vieux-Berquin.
Nos aéroplanes ont jeté 18 tonnes de bombes. Nos attaques ont été dirigées spécialement sur les gares de Saint-Quentin, Douai et Luxembourg.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1394/28 mai 1918: destruction du pont de Fismette (Marne)

Destruction du pont de Fismette (Marne)

Les Américains fianceront la reconstruction du pont en 1928

Le Pont de Fismette qui relie la ville de Fismes située sur la rive gauche de la Vesle au quartier de Fismette blotti sur la rive droite, constitue un exemple sans doute unique en France de pont-monument construit après la 1ère guerre mondiale, qui célèbre aujourd’hui la mémoire des troupes américaines venues libérer la ville par deux fois en septembre 1918 et en août 1945.

   En septembre 1914, lors de la 1ère Bataille de la Marne, le génie français avait fait sauter le pont d’avant-guereconstruit sur deux arches, pour ralentir l’offensive allemande.
Restauré sur ordre des Allemands qui occupèrent un temps la ville, il a été repris par les troupes françaises et reconstruit en 1916, et entièrement détruit lors de l’offensive allemande de mai 1918.

   Après la 1ère guerre mondiale, la reconstruction du pont de Fismette auquel il était prévu d’adjoindre deux colonnes surmontées de statues et deux lanternes des morts, a été prise en charge par l’État de Pennsylvanie et la ville de Meadville. Le régiment d’infanterie qui a libéré Fismes en août 1918 était parti de cette ville qui souhaitait ainsi honorer la mémoire de ses soldats morts en terre française.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/monuments/fismes.htm

http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/12/fismes-le-pont-memorial-de-fismette.html

http://www.fismes.fr/public/documents/presentationlabelcentenaire.pdf

Premiere victoire americaine à Cantigny (Somme)

source illustration https://www.pinterest.fr/pin/547046685976211833/?lp=true

La bataille de Cantigny est plus connue aux Etats-Unis qu’en France parmi les amateurs d’histoire. Et pourtant, c’est bien à Cantigny, dans la Somme, près de la ville martyre de Montdidier, que s’est déroulée la première victoire américaine de la Grande Guerre, le 28 mai 1918.

Cela peut paraître incroyable, mais Outre-Atlantique, le village de Cantigny est connu. Un musée de l’Illinois porte même son nom. L’objet de ce lieu de culture ? La première bataille menée par l’armée américaine durant la Grande Guerre, le 28 mai 1918, à Cantigny, près de Montdidier, dans la Somme.

Pourtant, rien au début de la guerre n’indiquait que ce village deviendrait célèbre aux États-Unis. Avant la Grande Guerre, Cantigny est une commune rurale, peuplée majoritairement par des agriculteurs. Un café animait le village. Un maréchal-ferrant officiait, évidemment. « En 1914, la population était sensiblement aussi dense que celle d’aujourd’hui », sourit Gilles Levert, historien amateur de Montdidier. Comprenez par là que la population de Cantigny se composait d’une centaine de personnes. Le paysage était tout de même différent en 1914. Notamment grâce à la présence d’un château. « Il appartenait à la famille de Jenlis, une famille noble du secteur. Ce devait être magnifique », souligne Hugues-Nicolas Neuville, professeur d’histoire. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de ce château, dans un bois.

Une bataille test pour les Américains

Un bois où les visiteurs avertis peuvent reconnaître le tracé d’une tranchée et les dégâts causés par les obus dans le sol. À cheval sur Cantigny, Fontaine-sous-Montdidier et Villers-Tournelle, le champ de bataille de 1918 affiche encore quelques stigmates. En 1914, bien sûr, les jeunes hommes de Cantigny sont mobilisés sur le front. Des chevaux sont réquisitionnés. Commune de l’arrière, Cantigny accueille le repos des soldats alliés. Des cafés s’ouvrent. C’est à peu près tout ce qui changera dans le village. « De la guerre, à Cantigny, on n’entendait que les canons », décrit Gilles Levert.

Un calme qui ne durera pas. « Le 21 mars 1918, les Allemands lancent l’offensive du Printemps ou Kaiserschlacht (bataille du Kaiser en français, ndlr) sur le front ouest », expose Hugues-Nicolas Neuville. « L’armée allemande avance de 50 km par jour à ce moment-là », surenchérit Gilles Levert. Montdidier sera prise le 28 mars 1918. L’ordre d’évacuation vers Breteuil (Oise) est donné peu avant, le 26 mars 1918.

Il inclut Cantigny. Un village vers lequel des Royens et habitants des communes alentours s’étaient déjà exilés. « Quelques vieux sont restés dans les caves », affirme Gilles Levert. C’est le début de l’occupation.

Un peu plus d’un an auparavant, la première division américaine a débarqué à Saint-Nazaire, en 1917. « C’était la première fois qu’une division américaine se battait hors du sol américain », explique Tom Cavaness, conseiller auprès du directeur général de l’American battle monument commission (Commission pour les monuments de guerre américains). Composés de volontaires plus ou moins bien équipés, les soldats sont considérés comme des « bleus » par les alliés qui s’embourbent dans cette guerre depuis trois ans déjà.

On apprend à ces soldats du Nouveau-monde à creuser une tranchée. Pas de quoi satisfaire les intrépides Américains qui trépignent d’aller au feu. « Ils voulaient faire un grand coup militaire », explique Hugues-Nicolas Neuville. Les Alliés finiront par accepter et leur confiront une mission : reprendre Cantigny.

Quatre jours de bataille, plus de 2 000 morts

Le 28 mai 1918, la 1re division américaine attaque les positions allemandes et avance d’un kilomètre. Mais les premières pertes sont lourdes. Les Allemands ont riposté sous une pluie d’obus chimiques. Les premières victimes côté américain sont gazées. Le 31 mai, les positions alliées ont bien avancé après l’offensive américaine. Une offensive de quatre jours qui fera 1 067 morts côté américain et 1 627 côté allemand. L’avantage américain s’explique aussi par l’apparition des chars d’assaut au-devant des troupes. Durant cette bataille jusqu’à 20 000 obus étaient tirés par jours à Cantigny et 8 000 à Villers-Tournelle, où une infirmerie avait été installée dans le château du village.

Les Américains ne sont restés que deux mois et demi à Cantigny. Après leur départ, les habitants sont revenus. Cantigny n’était pas prioritaire malgré une destruction quasi totale du village. « Les habitants ont tout reconstruit seuls ». Seuls ou presque. Ici, comme à Tilloloy, les États-Unis ont participé à la reconstruction à leur manière : en établissant une fontaine et un réseau d’eau. « J’ai toujours entendu dire que celle-ci fonctionnait grâce à une éolienne. Une éolienne qui gênait certains habitants. Cantigny a fini par détruire cette fontaine ».

Mais les monuments en hommage aux Américains, eux, sont restés. Tout comme le souvenir du mois de mai 1918 dans cette commune de cent âmes. Cantigny commémore toujours le 28 mai, en se rendant sur les trois monuments que compte le village à ce sujet. Il fête aussi le 4 juillet, fête nationale aux États-Unis. Toujours avec un passage chez M. Lefever qui ouvre son musée privé à cette occasion. Là, des photographies et autres souvenirs de cette bataille sont conservés.

Pa r Cécile Latinovic

Cette photographie est exceptionnelle. Réalisée le 28 mai 1918, lors de l’attaque et de la prise de Cantigny (Somme) par les troupes américaines, c’est une des rares images existant de soldats montant à l’assaut, baïonnette au canon. Durant la Grande Guerre, en effet, le matériel photographique était trop encombrant et les champs de bataille trop dangereux pour les opérateurs https://photo.geo.fr/photos-juin-1917-l-autre-debarquement-des-americains-22539#les-combats-a-l-epreuve-du-feu-396482

source: http://www.il-y-a-100-ans.fr/somme/le-village-ou-les-americains-ont-decouvert-le-feu-des-balles-photos-n5464#.Wt9Kb63pNfQ

Le fort de Condé repris par les Allemands

Les Allemands l’occupent pendant trois ans. Le fort est utilisé comme hôpital par l’armée allemande jusqu’ à l’offensive Nivelle en 1917, au cours de laquelle les Allemands furent délogés. Poste d’observation idéal, il reçoit la visite des généraux Franchet d’Esperey et Pershing venus assister le 23 octobre 1917 à la bataille du Fort de Malmaison sur le Chemin des Dames. Le 28 mai 1918, le fort est pris par les allemands et bombardé. Le 28 août 1918, les Français s’en emparent à nouveau. Après la guerre, les casemates du fort de Condé servent de centre de désobusage afin de récupérer le métal.

source: https://www.aisne14-18.com/chemin-des-dames/le-fort-de-conde

http://www.fortiffsere.fr/secteurmaubeuge-verdun/index_fichiers/Page390.htm

Journal du mardi 28 mai 1918

Les Allemands ont déclenché un très violent bombardement sur toute la région comprise entre la forêt de Pinon et de Reims. Au matin, l’attaque ennemie s’est produite sur un très large front entre ces deux points.
Les troupes franco-anglaises de première ligne se sont repliées sous la poussée de l’ennemi, qui s’efforçait d’avancer vers l’Aisne, et qui l’a atteinte à Pont-Arcy. Elles ont reculé méthodiquement de façon à permettre aux réserves d’arriver.
En Champagne, sur la rive droite de la Meuse, en forêt d’Apremont et en Woëvre, l’activité de l’artillerie a été vive. Les Allemands ont prononcé plusieurs attaques locales. En forêt d’Apremont, l’attaque a été repoussée après un combat qui a coûté des pertes a l’ennemi. Deux autres tentatives ont échoué dans la région de Limey et au nord-est de Badonviller. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur le front britannique, l’ennemi a déchaîné une offensive entre Locre et Voormezeele.
Les Italiens ont remporté un succès dans la région du Tonale. Ils ont enlevé aux Autrichiens plusieurs points du massif de l’Adamello et capturé 870 prisonniers, dont 14 officiers. Ils ont pris également 12 canons, 14 bombardes et mortiers de tranchées, 28 mitrailleuses et plusieurs centaines de fusils.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html