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1402/5 juin 1918: embarquement de chars Schneider

Le journal de la Huronne

5 juin 1918.

La préoccupation de l’offensive domine, bien que l’élan de la première poussée semble s’apaiser. Selon la coutume, on soulage le mal en recherchant ses causes. De l’avis unanime, le fléchissement d’une division anglaise, au repos à Berry-au-Bac, entraîna le recul général. Puis viennent les gaz toxiques, irrésistibles. La défection russe, qui permit aux Allemands de se concentrer à l’ouest. Hier, à la Chambre, Clemenceau donna, sur l’inégalité des forces en présence, des précisions qu’on a prudemment supprimées à l’Officiel. J’entends déplorer aussi des malchances militaires. Le 27 mai, Foch, croyant que l’attaque sur l’Aisne n’était qu’une feinte, se réservait pour le Nord. Mais tout le monde peut se tromper : le 21 mars, Pétain, croyant que l’attaque sur la Somme n’était qu’une feinte, se réservait pour l’Argonne.

On invoque enfin l’effet de surprise, bien qu’on nous eût annoncé chaque matin depuis quinze jours : « C’est pour demain ». Et les anecdotes de courir. Le 27 mai, des infirmières d’une formation sanitaire virent arriver une auto-mitrailleuse pleine d’officiers allemands. Elles s’esclaffèrent d’abord : elles croyaient à une bonne plaisanterie d’officiers français déguisés… À propos de déguisements, on conte aussi que des officiers, surpris par l’attaque pendant qu’ils jouaient la comédie à l’arrière-front, durent se replier sans prendre le temps de quitter leurs travestissements. Et sur les ponts de l’Aisne, qu’on avait omis de détruire, faute d’ordre, Français et Allemands se coulaient côte à côte, tant ces derniers étaient pressés d’atteindre sans combat leur objectif.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Juin_1918

Embarquement de chars Schneider

A Conty dans la Somme, les chars Schneider de l’ AS n° 11 du groupement II embarquent sur les wagons plateformes à destination de Betz pour gagner ensuite Compiègne, où les renseignements militaires français obtiennent chaque jour davantage d’informations sur le déclenchement d’une offensive dans la région du Matz.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Journal du mercredi 5 juin 1918

Entre l’Oise et l’Aisne, l’ennemi, maintenu par l’énergique résistance de nos troupes, n’a fait aucun progrès.
Entre l’Aisne et l’Ourcq, la bataille s’est poursuivie avec acharnement. De violentes attaques ont eu lieu sur la région Pernant-Saconin-Missy-aux-Bois-Troesnes. Pernant est tombé aux mains de l’ennemi, après une défense opiniâtre, qui a coûté des pertes élevées aux assaillants. Plus au sud, nos troupes ont cédé un peu de terrain, à l’ouest de Saconin et de Missy-aux-Bois. Faverolles, attaqué par l’ennemi, a été conservé par nous, ainsi que Troesnes.
Lutte vive aussi dans la région au sud de l’Ourcq. L’ennemi, appuyé par l’artillerie, a porté son effort sur Mosloy-Veuilly-la-Poterie-Torcy-Bouresches. Une contre-attaque nous a permis de reprendre Mosloy. Veuilly-la-Poterie a été le théâtre de combats violents. Le village pris et repris, est resté aux mains des Allemands.
Les Américains ont enrayé l’avance des forces allemandes qui cherchaient à pénétrer dans le bois de Veuilly, et par une magnifique contre-attaque, les ont rejetées au nord de ce bois. L’ennemi, plus au sud, n’a réalisé aucun gain.
Sur la Marne, un bataillon ennemi qui s’était glissé sur la rive gauche, à la hauteur de Jaulgonne, a été contre-attaqué par les Franco-Américains, et rejeté sur l’autre rive, avec de lourdes pertes. La passerelle a été détruite et cent prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais ont réussi un coup de main à l’ouest de Merville. I1s ont brisé une attaque près de Vieux-Berquin.
Nos aéroplanes ont jeté 18 tonnes de bombes. Nos attaques ont été dirigées spécialement sur les gares de Saint-Quentin, Douai et Luxembourg.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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1394/28 mai 1918: destruction du pont de Fismette (Marne)

Destruction du pont de Fismette (Marne)

Les Américains fianceront la reconstruction du pont en 1928

Le Pont de Fismette qui relie la ville de Fismes située sur la rive gauche de la Vesle au quartier de Fismette blotti sur la rive droite, constitue un exemple sans doute unique en France de pont-monument construit après la 1ère guerre mondiale, qui célèbre aujourd’hui la mémoire des troupes américaines venues libérer la ville par deux fois en septembre 1918 et en août 1945.

   En septembre 1914, lors de la 1ère Bataille de la Marne, le génie français avait fait sauter le pont d’avant-guereconstruit sur deux arches, pour ralentir l’offensive allemande.
Restauré sur ordre des Allemands qui occupèrent un temps la ville, il a été repris par les troupes françaises et reconstruit en 1916, et entièrement détruit lors de l’offensive allemande de mai 1918.

   Après la 1ère guerre mondiale, la reconstruction du pont de Fismette auquel il était prévu d’adjoindre deux colonnes surmontées de statues et deux lanternes des morts, a été prise en charge par l’État de Pennsylvanie et la ville de Meadville. Le régiment d’infanterie qui a libéré Fismes en août 1918 était parti de cette ville qui souhaitait ainsi honorer la mémoire de ses soldats morts en terre française.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/monuments/fismes.htm

http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/12/fismes-le-pont-memorial-de-fismette.html

http://www.fismes.fr/public/documents/presentationlabelcentenaire.pdf

Premiere victoire americaine à Cantigny (Somme)

source illustration https://www.pinterest.fr/pin/547046685976211833/?lp=true

La bataille de Cantigny est plus connue aux Etats-Unis qu’en France parmi les amateurs d’histoire. Et pourtant, c’est bien à Cantigny, dans la Somme, près de la ville martyre de Montdidier, que s’est déroulée la première victoire américaine de la Grande Guerre, le 28 mai 1918.

Cela peut paraître incroyable, mais Outre-Atlantique, le village de Cantigny est connu. Un musée de l’Illinois porte même son nom. L’objet de ce lieu de culture ? La première bataille menée par l’armée américaine durant la Grande Guerre, le 28 mai 1918, à Cantigny, près de Montdidier, dans la Somme.

Pourtant, rien au début de la guerre n’indiquait que ce village deviendrait célèbre aux États-Unis. Avant la Grande Guerre, Cantigny est une commune rurale, peuplée majoritairement par des agriculteurs. Un café animait le village. Un maréchal-ferrant officiait, évidemment. « En 1914, la population était sensiblement aussi dense que celle d’aujourd’hui », sourit Gilles Levert, historien amateur de Montdidier. Comprenez par là que la population de Cantigny se composait d’une centaine de personnes. Le paysage était tout de même différent en 1914. Notamment grâce à la présence d’un château. « Il appartenait à la famille de Jenlis, une famille noble du secteur. Ce devait être magnifique », souligne Hugues-Nicolas Neuville, professeur d’histoire. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de ce château, dans un bois.

Une bataille test pour les Américains

Un bois où les visiteurs avertis peuvent reconnaître le tracé d’une tranchée et les dégâts causés par les obus dans le sol. À cheval sur Cantigny, Fontaine-sous-Montdidier et Villers-Tournelle, le champ de bataille de 1918 affiche encore quelques stigmates. En 1914, bien sûr, les jeunes hommes de Cantigny sont mobilisés sur le front. Des chevaux sont réquisitionnés. Commune de l’arrière, Cantigny accueille le repos des soldats alliés. Des cafés s’ouvrent. C’est à peu près tout ce qui changera dans le village. « De la guerre, à Cantigny, on n’entendait que les canons », décrit Gilles Levert.

Un calme qui ne durera pas. « Le 21 mars 1918, les Allemands lancent l’offensive du Printemps ou Kaiserschlacht (bataille du Kaiser en français, ndlr) sur le front ouest », expose Hugues-Nicolas Neuville. « L’armée allemande avance de 50 km par jour à ce moment-là », surenchérit Gilles Levert. Montdidier sera prise le 28 mars 1918. L’ordre d’évacuation vers Breteuil (Oise) est donné peu avant, le 26 mars 1918.

Il inclut Cantigny. Un village vers lequel des Royens et habitants des communes alentours s’étaient déjà exilés. « Quelques vieux sont restés dans les caves », affirme Gilles Levert. C’est le début de l’occupation.

Un peu plus d’un an auparavant, la première division américaine a débarqué à Saint-Nazaire, en 1917. « C’était la première fois qu’une division américaine se battait hors du sol américain », explique Tom Cavaness, conseiller auprès du directeur général de l’American battle monument commission (Commission pour les monuments de guerre américains). Composés de volontaires plus ou moins bien équipés, les soldats sont considérés comme des « bleus » par les alliés qui s’embourbent dans cette guerre depuis trois ans déjà.

On apprend à ces soldats du Nouveau-monde à creuser une tranchée. Pas de quoi satisfaire les intrépides Américains qui trépignent d’aller au feu. « Ils voulaient faire un grand coup militaire », explique Hugues-Nicolas Neuville. Les Alliés finiront par accepter et leur confiront une mission : reprendre Cantigny.

Quatre jours de bataille, plus de 2 000 morts

Le 28 mai 1918, la 1re division américaine attaque les positions allemandes et avance d’un kilomètre. Mais les premières pertes sont lourdes. Les Allemands ont riposté sous une pluie d’obus chimiques. Les premières victimes côté américain sont gazées. Le 31 mai, les positions alliées ont bien avancé après l’offensive américaine. Une offensive de quatre jours qui fera 1 067 morts côté américain et 1 627 côté allemand. L’avantage américain s’explique aussi par l’apparition des chars d’assaut au-devant des troupes. Durant cette bataille jusqu’à 20 000 obus étaient tirés par jours à Cantigny et 8 000 à Villers-Tournelle, où une infirmerie avait été installée dans le château du village.

Les Américains ne sont restés que deux mois et demi à Cantigny. Après leur départ, les habitants sont revenus. Cantigny n’était pas prioritaire malgré une destruction quasi totale du village. « Les habitants ont tout reconstruit seuls ». Seuls ou presque. Ici, comme à Tilloloy, les États-Unis ont participé à la reconstruction à leur manière : en établissant une fontaine et un réseau d’eau. « J’ai toujours entendu dire que celle-ci fonctionnait grâce à une éolienne. Une éolienne qui gênait certains habitants. Cantigny a fini par détruire cette fontaine ».

Mais les monuments en hommage aux Américains, eux, sont restés. Tout comme le souvenir du mois de mai 1918 dans cette commune de cent âmes. Cantigny commémore toujours le 28 mai, en se rendant sur les trois monuments que compte le village à ce sujet. Il fête aussi le 4 juillet, fête nationale aux États-Unis. Toujours avec un passage chez M. Lefever qui ouvre son musée privé à cette occasion. Là, des photographies et autres souvenirs de cette bataille sont conservés.

Pa r Cécile Latinovic

Cette photographie est exceptionnelle. Réalisée le 28 mai 1918, lors de l’attaque et de la prise de Cantigny (Somme) par les troupes américaines, c’est une des rares images existant de soldats montant à l’assaut, baïonnette au canon. Durant la Grande Guerre, en effet, le matériel photographique était trop encombrant et les champs de bataille trop dangereux pour les opérateurs https://photo.geo.fr/photos-juin-1917-l-autre-debarquement-des-americains-22539#les-combats-a-l-epreuve-du-feu-396482

source: http://www.il-y-a-100-ans.fr/somme/le-village-ou-les-americains-ont-decouvert-le-feu-des-balles-photos-n5464#.Wt9Kb63pNfQ

Le fort de Condé repris par les Allemands

Les Allemands l’occupent pendant trois ans. Le fort est utilisé comme hôpital par l’armée allemande jusqu’ à l’offensive Nivelle en 1917, au cours de laquelle les Allemands furent délogés. Poste d’observation idéal, il reçoit la visite des généraux Franchet d’Esperey et Pershing venus assister le 23 octobre 1917 à la bataille du Fort de Malmaison sur le Chemin des Dames. Le 28 mai 1918, le fort est pris par les allemands et bombardé. Le 28 août 1918, les Français s’en emparent à nouveau. Après la guerre, les casemates du fort de Condé servent de centre de désobusage afin de récupérer le métal.

source: https://www.aisne14-18.com/chemin-des-dames/le-fort-de-conde

http://www.fortiffsere.fr/secteurmaubeuge-verdun/index_fichiers/Page390.htm

Journal du mardi 28 mai 1918

Les Allemands ont déclenché un très violent bombardement sur toute la région comprise entre la forêt de Pinon et de Reims. Au matin, l’attaque ennemie s’est produite sur un très large front entre ces deux points.
Les troupes franco-anglaises de première ligne se sont repliées sous la poussée de l’ennemi, qui s’efforçait d’avancer vers l’Aisne, et qui l’a atteinte à Pont-Arcy. Elles ont reculé méthodiquement de façon à permettre aux réserves d’arriver.
En Champagne, sur la rive droite de la Meuse, en forêt d’Apremont et en Woëvre, l’activité de l’artillerie a été vive. Les Allemands ont prononcé plusieurs attaques locales. En forêt d’Apremont, l’attaque a été repoussée après un combat qui a coûté des pertes a l’ennemi. Deux autres tentatives ont échoué dans la région de Limey et au nord-est de Badonviller. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur le front britannique, l’ennemi a déchaîné une offensive entre Locre et Voormezeele.
Les Italiens ont remporté un succès dans la région du Tonale. Ils ont enlevé aux Autrichiens plusieurs points du massif de l’Adamello et capturé 870 prisonniers, dont 14 officiers. Ils ont pris également 12 canons, 14 bombardes et mortiers de tranchées, 28 mitrailleuses et plusieurs centaines de fusils.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

Les aumôniers australiens de14-18 : sur le front sans arme mais avec foi

Avant l’Anzac Day 2018, France Bleu Picardie raconte les histoires de certains de ces milliers d’Australiens qui ont traversé la planète pour combattre pendant la Première Guerre Mondiale. 440 aumôniers ont accompagné les troupes. Leur rôle n’était pas seulement spirituel.

Contrairement à ce qui se passe en France, laïcité oblige, les cérémonies patriotiques anglo-saxonne intègrent le religieux. C’est le Dawn Service de l’Anzac Day. Il ressemble en partie aux offices célébrés pendant la Grande Guerre. Aux côtés des soldats, les armées dépêchaient leurs propres aumôniers. De 1914 à 1918 440 hommes d’église Australiens se sont engagés en Europe, en Afrique du Nord, en Asie. En première ligne ou à l’arrière front ils ont tenu un rôle très important

« Pour des soldats qui risquent leur vie au quotidien, il y a nécessairement un questionnement spirituel », explique Xavier Boniface. Il est professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université Picardie Jules Verne et spécialiste des relations entre armée, religion et politique. « Les aumôniers sont là pour répondre à ces attentes ».

Éviter la fréquentation des bistrots

« Mais ils ne sont pas confinés uniquement dans le spirituel. Les aumôniers jouent aussi un rôle très important dans le maintien du moral », poursuit Xavier Boniface. Les aumôniers apportent aux soldats « douceurs, journaux cigarettes. Ils travaillent beaucoup avec les organisations de jeunesse chrétienne pour organiser les loisirs ». Il y a aussi une forme de moralisation dans l’organisation de toutes ces activités à l’arrière front. Les aumôniers veulent éviter que les soldats se rendent dans les bistrots.

source: https://www.francebleu.fr/infos/international/premiere-guerre-mondiale-les-aumoniers-1523899083

Un musée en hommage à l’engagement australien en 14-18 ouvre ses portes dans la Somme

Après plus de deux ans de travaux, le tout nouveau Centre d’interprétation Sir John Monash ouvre ses portes au public à Villers-Bretonneux dans la Somme. Pour L’Australie, ce bâtiment va permettre de retracer l’engagement et le sacrifice de la Nation sur le front occidental entre 1916 et 1918 et rendre hommage à ses 46.000 soldats tombés en Europe.

Ce centre d’interprétation, intégralement financé par l’Australie, a pris place derrière le cimetière et le mémorial australiens de Villers-Bretonneux dans la Somme. Un bâtiment de 1000 m² de béton et de bois qui retrace l’histoire de l’Australie et son engagement pendant la première guerre mondiale. Sur une nation qui comptait alors un peu plus de 4 millions d’habitants, 300.000 soldats ont participé au conflit, 46.000 sont morts sur le front occidental, 130.000 ont été blessés.

 Le Centre Sir John Monash a ouvert ses portes au public le 16 avril. Il sera officiellement inauguré en présence des autorités australiennes, de nombreuses personnalités et du Premier ministre français Edouard Philippe, le 24 avril prochain, à la veille des célébrations de l’Anzac Day, le jour où l’Australie rend hommage à ses soldats morts sur les champs de bataille européens. Le 25 avril marque aussi la libération de Villers-Bretonneux par l’armée australienne, menée par le général Sir John Monash.

1354/18 avril 1918: Condamnation au bagne du tirailleur nigérien Cheikhou Cissé

A Merville (Somme), arrivée de prisonniers de Mailly-Raineval

18 04 1918
9 / Réf. SPA 118 R 4326 Merville, Somme, arrivée de prisonniers de Mailly-Raineval.

Au cours du mois d’avril, d’importantes contre-attaques sont lancées par les troupes françaises pour dégager la ligne de chemin de fer Paris-Amiens, dont l’accès est directement menacé par l’avancée allemande qui s’est déroulée au cours des premiers jours de l’offensive Michael. En effet, la prise de cette ligne de communication vitale pour les Français et les Britanniques annoncerait inévitablement la tombée du front. Le 18 avril 1918, à partir de 4 h 30 du matin, sans préparation d’artillerie qui aurait trahi le départ de l’attaque, les cavaliers du général Debeney s’élancent depuis le village de Thennes, au nord de Moreuil. La surprise de l’attaque permet d’atteindre la lisière de Castel et de Mailly-Reneval, où plus de 700 soldats allemands sont capturés.

http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-04.pdf

Condamnation au bagne du tirailleur nigérien Cheikhou Cissé

Capture d_écran 2018-03-23 à 09.53.24Cheikhou Cissé est né vers 1890 dans le territoire actuel du Niger, qui était alors sous domination française. Alors que la Première Guerre Mondiale éclate en 1914, Cheikhou Cissé est incorporé de force dans le 4e régiment de tirailleurs sénégalais et combat dans le détroit des Dardanelles ainsi qu’au Maroc. Blessé en 1917, il est rapatrié au Sénégal où sa compagnie est désignée pour aller cultiver des terres. En effet, il n’était pas rare que les tirailleurs sénégalais soient affectés à des tâches autres que militaires. Cheikhou Cissé et ses camarades de compagnie protestent et demandent à être renvoyés chez eux. Il est arrêté en octobre 1917 et inculpé pour « complot contre l’Etat » et « incitation la guerre civile ». Le 18 avril 1918, Cheikhou Cissé est condamné à être déporté vers le bagne de Nouvelle-Calédonie et à y demeurer à perpétuité. Après avoir été emprisonné à Dakar puis déporté par erreur sur l’Ile du Diable, un autre bagne situé au large de la Guyane, Cheikhou Cissé débarque en Nouvelle-Calédonie. Malgré une campagne de mobilisation en faveur de sa libération, menée par plusieurs organisations anticolonialistes, et une requête en grâce du député communiste André Marty auprès du ministre de la guerre, Cheikhou Cissé demeure enfermé dans le bagne de Nouvelle-Calédonie où il fut le dernier prisonnier présent. Cheikhou Cissé est y décédé en 1933.

source: https://www.facebook.com/DocsAfros/posts/898316080235676:0

Journal du jeudi 18 avril 1918

Sur le front de la Somme et de l’Oise, assez grande activité des deux artilleries et rencontres de patrouilles.
Nous avons exécuté plusieurs coups de main dans les lignes ennemies, notamment au sud-ouest de la butte du Mesnil, dans la région de Tahure et au nord de Flirey. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, une tentative ennemie, à l’est de Samogneux, a échoué.
Les Anglais avaient perdu Wytschaete, Saint-Eloi et Meteren. Ils ont contre-attaqué avec succès près de Wytschaete. A Meteren, leur contre-attaque a également rétabli la situation et ils ont repris le village.
L’ennemi a lancé des assauts répétés an nord de Bailleul. Il a été repoussé et a subi des pertes. Des éléments ennemis, pris sous le feu de nos alliés, ont été décimés: des prisonniers ont été faits.
Les Allemands ont tenté de progresser à l’est de Robecq; ils ont été arrêtés par le feu de l’artillerie.
A la suite des progrès effectués par l’ennemi sur le front de la Lys, les troupes britanniques qui occupaient des positions avancées à l’est d’Ypres, ont été retirés, et occupent une nouvelle ligne. Le repli a été exécuté méthodiquement sans que l’ennemi intervînt.
L’artillerie allemande a fortement augmenté son feu devant le front britannique au sud de la Somme.

Bataille de la Lys: communiqué officiel

jeudi 18 avril 1918

Après-midi : Aucun changement sur le front britannique.

Au cours de la nuit, l’artillerie allemande a déployé une grande activité dans le secteur au sud du front de la Lys, entre Givenchy et les lisières est de Robecq. Un violent bombardement de nos lignes entre Locon et Robecq continuait au lever du jour.
Hier au soir, nos troupes ont repoussé des attaques locales dans le secteur de Merris. Des rapports plus détaillés sur les combats d’hier entre la forêt de Nieppeet Wytschaete confirment l’importance des pertes allemandes.
Au sud-est du mont Kemmel, l’infanterie ennemie attaqua en trois vagues et sur un point refoule légèrement notre ligne. La situation fut rétablie par une contre-attaque, et au début de l’après-midi les Allemands étaient repoussés partout. Trois assauts déclenchés par l’adversaire au cours de la matinée dans le secteur de Bailleul ont été chaque fois omplètement brisés.
Les rapports établissent qu’hier au soir notre ligne restait intacte sur tout le front.

Soir : Il y a eu encore de durs combats aujourd’hui sur la plus grande partie du front de la bataille de la Lys. Depuis le canal de la Bassée à Givenchy jusqu’à la Lys à l’est de Saint-Venant, le bombardement d’hier matin a été suivi de fortes attaques ennemies qui ont toutes été repoussées.
Les pertes infligées à l’infanterie d’attaque allemande par le feu de notre artillerie sont de nouveau extrêmement fortes et plus de deux cents prisonniers ont été capturés par nos troupes.
La bataille a été particulièrement volente dans les environs de Givenchy, où l’ennemi a fait des efforts obstinés, mais sans succès, pour rattraper les assauts infructueux de la veille.
Le combat à cet endroit n’est pas encore terminé et l’activité de l’artillerie ennemie continue sur tout le front.
Plus tard dans la matinée, de nouvelles attaques accompagnées d’un violent bombardement se sont développées contre nos positions au sud de Kemmel et furent repoussées.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/18_avril_1918.html

1335/30 mars 1918: la bataille du bois de Moreuil  (Somme)

Bataille du bois de Moreuil  (Somme)

Lors de la dernière grande offensive allemande du printemps 1918, la brigade de cavalerie canadienne attaqua la 23e division allemande et la força à quitter le bois de Moreuil qui était un point stratégique sur l’Avre, affluent de la Somme.

La défaite allemande contribua à l’arrêt de l’offensive du printemps de 1918. Le lieutenant canadien Gordon Flowerdew blessé reçut la croix de Victoria pour son action durant cette bataille. Il mourut peu après des suites de ses blessures.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_bois_de_Moreuil

Mais le 21 mars 1918, cinquante divisions allemandes, profitant de la nuit, se ruèrent sur les premières lignes anglaises. Tel un flot impétueux, ils formèrent en huit jours une immense poche. La première armée française commandée par le général Debeney arriva aussitôt en renfort. Le 28 mars à 17 heures, deux trains évacuaient, en direction d’Amiens, deux mille Moreuillois mais plus d’une centaine refusèrent de partir. Le plus grand nombre dut payer de leur vie leur obstination ou leur témérité.
Vers 17h30, les premiers obus incendiaires tombaient sur la ville. Les Allemands ne parvinrent à y pénétrer que le 31 mars après d’héroïques combats soutenus par la 133e division du général de Mitry et la 415e division du général Boichut. Une brigade de cavalerie canadienne, venue se joindre au combat, se fit décimer au cours d’une brillante charge. Ainsi qu’il l’avait prévu, le général Debeney parvint à colmater la brèche sur le plateau entre Noye et Avre. Le 8 août 1918, la première armée française et la 4e armée anglaise, mises sous les ordres du maréchal Douglas Haig, allaient tenter un suprême effort. Cette première armée, ayant toujours à sa tête le général Debeney, comprenait entre autres, le 31e corps placé sous le commandement du général Toulorge qui avait dans ses rangs la 66e division commandée par le général Brissaut-Desmaillet spécialement chargée de la reprise de Moreuil. Le matin du 8 août, le 28e et le 68e bataillon de Chasseurs Alpins, dépendant de ladite division, soutenus par une intense préparation d’artillerie, attaquaient, le premier par le nord, le second par Morisel. Après de violents assauts, âpres et héroïques, la ville tomba vers midi tandis que les combats se poursuivaient sur le plateau en direction d’Hangest-en-Santerre. Si la lutte avait été chaude, le résultat apparaissait magnifique.

http://www.moreuil.com/Histoire-et-patrimoine-de-Moreuil-32#.WpVu1a17RfQ

Commémoration de la charge canadienne du 30 mars 1918 à Moreuil

https://www.dailymotion.com/video/x1l6c21

Mars 1918

30 mars

Entre Moreuil et Lassigny, le front de bataille s’étend : sur une ligne de 60 kilomètres, nous parvenons à contenir l’ennemi. Nos alliés britanniques maintiennent leurs positions, sauf à Mézières (sud de la Somme), qu’ils abandonnent.

Le général Foch est nommé chef suprême des forces alliées sur le front occidental.

  Le général Pershing met les forces américaines à la disposition de Foch.

(source: http://cantereine80.free.fr/indexguerre_fichiers/Page437.htm

La charge de l’escadron de Flowerdew

 

Près des trois quarts des soldats de la cavalerie canadienne qui participa à cette attaque contre les positions de mitrailleuses occupant le bois de Moreuil le 30 mars 1918 furent tués ou blessés. Parmi eux, le lieutenant G.M. Flowerdew du Lord Stathcona’s Horse, qui reçut la Croix de Victoria pour avoir dirigé la charge.

source: http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/objets-et-photos/art-et-culture/art-officiel/la-charge-de-lescadron-de-flowerdew/

 

1332/27 mars 1918:  les Allemands prennent Montdidier

Ecrivain mort à la guerre

Jacques De Champfeu. (1896-Tué le 27 mars 1918 à La Bossière. Son frère était mort du tétanos le 13 décembre 1917 suite à une blessure reçues à La Malmaison.

source:http://andrebourgeois.fr/ecrivains_morts_a_la_guerre.htm

http://data.bnf.fr/16109369/jacques_de_champfeu/

 Les Allemands prennent Montdidier

Le village de Dancourt se situe entre Roye et Montdidier, le 27 mars 1918 des poilus livrent là un combat désespéré à un contre cinq. Partis de la position Hindenburg, les Allemands progressent sans discontinuer depuis le 21 mars. Roye est tombé le 26 mars et Dancourt se trouve sur la ligne de front, à la jonction des 1ère et 3ème armées françaises.

Le 27 mars, les Allemands prennent Montdidier, et s’ouvrent une route vers Paris. De par sa rapidité et sa violence, l’attaque allemande sur la Somme menace dangereusement le dispositif français et britannique, risquant de provoquer la perte des Alliés.

10 / Référence : SPA 70 L 3386
Cousances-aux-Forges, Meuse, centre d’instruction de la 2e armée, classe 1918, l’exercice du fusil-mitrailleur.
28/03/1918, opérateur : Albert Samama-Chikli
Au camp d’instruction de la 2e armée de Cousances- aux-Forges dans la Meuse, les futures équipes de mitrailleurs s’exercent au maniement des armes et aux tactiques d’attaques. Le fusil-mitrailleur Chauchat modèle 1915 constitue une arme novatrice, adaptée pour offrir un appui continu aux troupes lors d’un assaut. Le pourvoyeur, situé à droite, s’entraîne à mettre en place le chargeur en demi-lune pouvant contenir 20 cartouches de 8 mm, donnant ainsi la possibilité d’ouvrir le feu tout en progressant.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-03.pdf lire aussi: http://www.villerstournelle.com/Hist-Montdidier_3.64.htmlhttp://santerre1418.chez.com/fr/histoire/mars1918.htm

Journal du mercredi 27 mars 1918

La bataille a continué avec violence, l’ennemi multipliant ses attaques sur tout le front de Noyon à Chaulnes.
Notre artillerie, bien établie dans la région de Noyon, appuie efficacement notre infanterie dont la résistance et les fréquentes contre-attaques retardent la poussée des Allemands en leur infligeant des pertes élevées.
Noyon a été évacué pendant la nuit, dans le plus grand ordre. Nous tenons solidement la rive gauche de l’Oise.
Sur la partie britannique du front, des combats excessivement violents se sont déroulés toute la journée au sud de Péronne, ainsi qu’au sud et au nord de Bapaume.
Dans ces deux secteurs, l’ennemi, attaquant les positions anglaises, a mis en action de nombreuses troupes fraîches.
Nos alliés, en dépit de leur valeureuse résistance, ont dut céder du terrain.
L’ennemi occupe Nesle et Bapaume et de très durs combats se poursuivent.
Les aviateurs britanniques ont jeté plus de 1700 bombes sur les docks de Bruges, la gare d’Aulnoye, un camp au sud-est de Cambrai, des pièces à longues portées et des renforts ennemis.
Quarante-cinq avions allemands ont été abattus et vingt-deux contraints d’atterrir désemparés.
Des raids ont été opérés sur la gare de Cologne, sur celles de Luxembourg, de Courcelle, de Metz, enfin sur celle de Thionville.source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html