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(vidéo)La Grande Guerre a inspiré les collégiens de Péronne

Des élèves du collège Béranger ont travaillé sur la Grande Guerre, en tant que source d’inspiration. L’exposition est une petite merveille.

Ça aurait toute sa place à l’Historial, non ?  » Si. Parents et enseignants étaient épatés, vendredi 14 novembre, du travail des collégiens lors du vernissage de l’exposition « Des images, des sons, des mots autour des maux de la Grande Guerre » au collège Béranger.

http://www.courrier-picard.fr/region/la-grande-guerre-a-inspire-les-collegiens-de-peronne-video-ia181b0n469068

53/Journal de la grande guerre: le 26 septembre 1914

Samedi 26 septembre 1914

En tête du journal: Le musée des Beaux-Arts a aussi souffert des bombardements. Seule la sculpture de Jeanne D’Arc semble avoir été épargnée. Un miracle?????

Lu dans Le Miroir en date du 26 septembre

Dans la région de Reims, progrès de nos troupes qui ont occupé les hauteurs de Berru. A droite de la Meuse, les Allemands ont réussi  à prendre pied sur les Hauts de Meuse (…)

Les force franco anglaises ont bombardé les phares autrichiens le long de l’Adriatique et ont débarqué dans l’île de Lissa (…)

Des forces anglaises ont pris terre près de Kiao-Tchéoa afin de coopérer avec les Japonais à l’attaque de cette place (…)

Le journal socialiste Vorwaerts est suspendu à Berlin pour avoir critiqué la marche des opérations et déclaré que les victoires proclamées par l’Etat-major prussien dissimulaient en réalité la retraite.

Joseph Chevalier, soldat musicien
Joseph Chevalier, soldat musicienDécès de Joseph Chevalier (68 ème RI) à Thuizy

 

A Thuizy (51)

décès

de Joseph Chevalier

Le soldat musicien CHEVALIER Joseph est décédé le 26 septembre 1914 à THUISY, au bout du boyau Arago de 3 coups de baïonnette. Il a agonisé 3 jours en essayant de rejoindre sa tranchée.

http://68ri.monsite-orange.fr/page5/index.html

Journal du rémois Henri Jadart (extraits)
Le musée des Beaux Arts a aussi souffert terriblement des bombardements du 19 septembre 1914
Le musée des Beaux Arts a aussi souffert terriblement des bombardements du 19 septembre 1914. La représentation de la statue de Jeanne D’Arc a échappé au carnage…

Canonnade, bataille à partir de 4 heures; la ville résonne de cette terrible lutte. A 9 heures nous gagnons La Haubette et avec le tels splendide  une foule énorme se répand comme la veille sur les routes et à travers champ. la bataille continue au delà de Reims et nous risquons d’être enveloppés par les troupes. Après déjeuner je me dirige vers Ormes par le chemin direct. les artilleurs ont un poste dans le village; la mairie est intacte, mais le presbytère à côté de l’église a été brûlé l’autre quinzaine. L’église a reçu  une bombe qui a percé la chapelle du Nord, l’autel voisin, sur lequel une belle statue de Saint Remi, très ancienne, n’a pas souffert; d’autres statues du XV ème siècle, sainte Barbe, sainte Catherine, ont également été préservées; le maître-autel et des statues du XVII ème siècle sont en bon état.

Lorsque nous rentrons à Reims, nous constatons qu’il n’y a toujours pas de dégâts dans notre quartier; mais il  n’en est pas de même du faubourg Cérès, où le bombardement a fait aussi des victimes.  L’énorme foule revenait du canal en même temps que nous, et au milieu d’elle on découvrait le cardinal Luçon, qui regagnait sa demeure, après avoir quitté l’église Sainte Geneviève.

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Au cours des visites dans notre ancien quartier, j’ai eu fréquemment, ces jours-ci, à constater la présence de gens qui n’y avaient rien à y faire et qui paraissaient pousser un peu loin la curiosité, en s’introduisant dans les caves ouvertes des maisons détruites par les obus et l’incendie (…) Les rôdeurs peuvent y découvrir ce qui fut le mont-de-piété des matières précieuses fondues; encore faudrait-il cependant qu’ils fouillent les décombres exactement à l’endroit où se trouvait le magasin à bijoux-que je connais, que je me borne à surveiller chaque jour, d’un coup d’oeil, et dont je me garde bien de parler à qui que ce soit. Mes appréhensions sont certainement plus fondées s’il s’agit de ma cave personnelle, dans laquelle j’ai descendu trois caisses dont deux remplies de pièces d’argenterie (théières, cafetières etc) que j’avais accepté de garder, que je serais désolé de laisser à l’abandon dans des conditions où elles se trouvent forcément  depuis le 19 septembre, et dont j’aimerais mieux, certes, n’avoir pas actuellement la responsabilité, car elles appartiennent  à un voisin bijoutier; en quittant Reims, précipitamment, il n’a pas pu les enlever et me les a confiées avant l’arrivée des Allemands (…)

vue du faubourg cérès
vue du faubourg cérès

Hier, vers 18 heures, un obus tombant auprès du commissariat du 2 ème canton a tué dix personnes dont voici les noms: MM.Gillet, 52 ans; Croisy, 40 ans, domiciliés 69 rue du faubourg Cérès; Roussel, 67 ans, 21, rue Charlier; Signoret, 63 ans, 33, rue Favart-d’Hervigny; Hublot, 29 ans, demeurant au village noir; Roger Lefils, 17 ans, faubourg Cérès; Mmes Cocquebert, 77 ans, rue des Gobelins; veuve Gobillot, 53 ans, 10, Bd Jamin; Lanois, 31 ans, 8 rue des Gobelins t sa jeune enfant, Raymonde, 2 ans. Six autres personnes furent blessées grièvement par le même obus.

Avant hier, et le 23, il y eut également des victimes, dont quatre pour la seule famille Lachapelle, 16 rue Montoison (le père et trois jeunes enfants.)

deuxobus0914c
Les plaques de la grande stèle du cimetière de Laucourt ne comportent que quatre noms, les corps du lieutenant-colonel Prévost et du lieutenant Lhote ont donc été exhumés.

Deux obus meurtriers à Roye (Somme)

Le 26 septembre au matin, les Allemands étaient fortement retranchés sur la ligne Laucourt-Rethonvillers ; les Français au sud de la ligne Gruny-Thilloy.

A lire sur le site de Santerre 14-18

http://santerre1418.chez.com/fr/histoire/deuxobus0914.htm

339554Le capitaine Rigault  (147 ème RI) à Servon-Melzicourt (Marne)

A lire dans les carnets du capitane Rigault

http://147ri.canalblog.com/archives/2009/01/20/12128875.html

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SERRE Auguste de Ludes

meurt au champ d’honneur
soldat au 132° régiment d’infanterie, 20 ans
disparu au combat le 26 septembre 1914 à Mouilly (Meuse)

logo-archives-carmel-lisieuxUn courrier de Mère Agnès de Jésus à Sainte Françoise Thérèse

Interessant ce courrier conservé aux archives du Carmel de Lisieux

http://www.archives-carmel-lisieux.fr/carmel/index.php/agnes-de-jesus/14699-m%C3%A8re-agn%C3%A8s-de-j%C3%A9sus-%C3%A0-sr-fran%C3%A7oise-th%C3%A9r%C3%A8se-26-septembre-1914

Echaufourrées à Blamont (54)pour le 26 ème Dragons

http://www.blamont.info/textes424.html

Belgique: arrestation du bourgmestre Adolphe Max

L’arrestation d’Adolphe Max, le très libéral bourgmestre de Bruxelles, marque le triomphe de la force sur le droit.

http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11108

Victoire allemande sur les Britanniques à la bataille de Sandfontein en Namibie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Sandfontein

Un site à consulter: la grande guerre au jour le jour

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre14.html

52/Journal de la grande guerre: 25 septembre le général Battesti meurt rue de Cernay à Reims

Vendredi 25 septembre 1914

Le canon fait rage sur le front Bétheny-Cernay après une vigoureuse attaque de nos troupes, les Allemands sont délogés du fort de la Pompelle et de la ferme d’Alger.

Rue de Cernay à Reims une croix a été érigée par le Souvenir Français à la mémoire du général Battesti
Rue de Cernay à Reims une croix a été érigée par le Souvenir Français à la mémoire du général Battesti

croix gal battesti

 

Rue de Cernay, mort du général Jules Battesti

battesti21Le général Battesti tombe glorieusement, pendant le bombardement du 25 septembre 1914 par un obus de 21 qui éclate tout près de lui, à l’extrémité de la rue de Cernay à Reims. Une pierre placée à l’entrée de cette rue, marquait l’endroit où il fut tué et son corps reposa au cimetière de l’Ouest à Reims. C’est l’un des 42 généraux mort durant la première guerre mondiale.

Bio à toute vitesse

Jules Augustin Léon BATTESTI est né à GRAVELINES le 6 Avril 1858, fils de Jacques Augustin;Lt au 16 ème d’Infanterie de Ligne et de Zoé  GRADY son épouse.
Admis à ST Cyr le 18 Octobre 1877 et en ressort en qualité de S/LT en 1879 en obtenant le classement de 188/340 et intègre le 122 ème RI.
1880,muté au 8 ème RI,puis de 1881 à 1882,suit les cours de l’Ecole Régionale de tir à CHALONS.

Promu Lt le 29/09/1884 au 73 ème RI.Au mois d’Octobre de la même année, il épouse Dorothée DUBOURG,qui lui donnera 3 filles.
Le 30/11/1884,il rejoint la Gendarmerie Cdt Cie du Cher.1886,il rejoint la Cie de ST POL/TERNOISE.

Le 25/09/1890,il intègre l’Ecole Supérieure de Guerre.
Cap le 12/02/1892,il rejoint la Cie des bouches du Rhône ARLES. Mais,il va beaucoup déménager.Le 1/04/1892 à l’EM d’Epinal.

30/12/1892 il prend le Commandement de la Cie d’Avignon.

1/09/1895,commande la Cie du HAVRE.Le 21/09/1899,mis en position hors cadre,il est officier d’ordonnance du Gal Cdt la Division d’ORAN.24/04/1900 promu Chef d’Escadron Cie de l’Indre.

Le 06/06/1901,muté au cabinet du Colonel,Directeur de la cavalerie au ministère de la Guerre,et prend le  commandement d’un escadron de la garde Républicaine à Cheval.
1904/1905,commande l’Ecole des aspirants de Gendarmerie.Son avancement va s’accélérer.1905 Lt Col et prend la 4 ème Légion au MANS,

24/06/1906,prend le cdt de la 11 ème Légion à  Nantes.01/04/1901,promu colonel,et prend le Cdt de la Légion de LILLE.
20/12/1913,promu Gal de Brigade.Le 9/08/1914, prend le Cdt de la 104  ème Briga de de la 52 ème Division de réserve de la 2 ème RM à REIMS soit 6000 hommes.

Il rejoint le front le 9/08/1914 et reçoit pour mission de tenir 15 Km et se voit adjoindre la 103 ème Brigade,ce qui portera 15.000 hommes sous ses ordres.

Le 25 Septembre 1914,le Gal BATTESTI est mortellement blessé.
CITATION:En pleine bataille de la Marne,fit preuve de brillantes qualités d’énergie,d’une froide bravoure et un complet mépris du danger,restant jours et nuits au milieu de ses troupes les plus avancées à la ligne.Chargé de missions offensives au Nord Est de REIMS,toujours au péril de sa vie, trouva une mort glorieuse sur le champ de bataille le 25 09/1914.
Reconnu par ses paires comme excellent cavalier,une plaque est ap-
posée caserne VERINES à PARIS.A l’EOGN,un amphi porte son nom,ainsi qu’une caserne à BORDEAUX.
Cette biographie a été effectuée avec l’aide des archives municipales de la Ville de Gravelines.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Augustin_Williams_L%C3%A9on_Battesti

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

(…)Nous partons, mon beau-père, les enfants et moi, dans la direction d’Ormes. Tout le long du trajet, nous pouvons examiner les tranchées, les divers travaux exécutés sur cette partie du champ de bataille où s’est déroulée, les 11 et 12 septembre, l’action devant Reims.

La commune d’Ormes est remplie de troupes.

Sur le chemin du retour, rencontré M.Henri Jadart, conservateur de la bibliothèque, indigné et attristé du traitement que nos ennemis font encore subir à notre pauvre ville (…) Avec une profonde douleur, nous voyons tomber les obus principalement du côté de Saint-Remi et du parc Pommery (…)

Journal du Rémois Henri Jadart

Soleil éclatant, ciel bleu. Dès le matin, violents coups de canon; une bataille semble engagée du côté de Bétheny ou de Cernay. (…)

Une foule énorme s’est portée sur la route de Paris, sur celle de Dormans et jusque dans les chemins ruraux. Il semble que toute la population ait déserté ses foyers si menacés (…) Vers 4 heures le canon redouble de violence; les obus tombent sur Reims dans le quartier Cérès, à Saint-Remi, sur l’Hôtel Dieu et du côté de la Verrerie. Puis la cloche de Sainte Geneviève se met à tinter, appelant la bénédiction  du ciel sur les victimes de ces dévastations. -Il faut quitter notre retraite. Nous rentrons presque à la nuit; mais les canons ennemis ont fini par se taire.

La 73ème DI à Bois le Prêtre

http://www.norroylespam.fr/wp-content/uploads/2011/05/le-bois-le-pretre.pdf

La bataille d’Albert (Somme)

26._und_28._Württ._Res.-Div._1914La bataille d’Albert commence le 25 septembre 1914 la première course à la mer au début de la première guerre mondiale. Dans le prolongement de la bataille de l’Aisne, alliés et Allemands agrandissent leurs tranchées vers la mer du Nord.  Bloqués dans leur progression vers le Nord, les généraux français de Castelnau et Joffre décident alors une attaque frontale sur les lignes allemandes. La bataille se déroule au niveau d’Albert, dans la Somme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d’Albert_(1914)

Destruction de l’église d’Herleville

Eglise apres14

La Première Guerre mondiale eut pour effet direct la destruction complète d’Herleville. Le bombardement du 25 septembre 1914, lors des terribles combats de la Somme a détruit le clocher, la toiture, et incendié une partie du mobilier de l’église dont la maçonnerie est restée à peu près intacte.

     Aux lendemains de la Bataille de la Marne, les armées cherchent à avancer en dépassant les positions conquises. Il en résulte une course de vitesse qui se prolongera jusqu’à la Mer du Nord. C’est durant cette période appelée « Course à la Mer « , et qui dura de septembre à décembre 1914, qu’Herleville fut le théâtre de terribles combats.

     Les régiments composant les 55eme et 560me brigades sont dirigés dans le secteur d’Herleville à la fin de septembre 1914. Ce sont notamment les 22ème, 30ème et 99 régiments d’infanterie qui prennent part à l’attaque d’Herleville et Foucaucourt du 24 au 26 septembre. L’Historique du 30ème R.I. relate l’attaque d’Herleville dans les termes suivants: « L ‘attaque se déclenche dans 1 ‘après-midi: les deux Bataillons, en tirailleurs, chantant la Marseillaise, se portent à l’assaut du village, entraînés par les clairons sonnant la charge. Les pertes cruelles pourtant – n ‘arrêtent pas l’élan des assaillants. Un dur combat s ‘engage. Les Allemands, abrités derrière les murs de clôture des jardins, résistent par le feu d’une manière extraordinairement violente, et le combat se terminera victorieusement au cours de la nuit, où nous occupons et organisons le village. Pendant ce temps, le 1 Bataillon, engagé face à Foucaucourt, subit de telles pertes que les rares survivants sont versés aux deux autres Bataillons. «  Durant les trente-six heures de combat, le 3ème R.I. a perdu 840 hommes, dont le commandant Cavard, les capitaines Meffre et Mangin, les sous-lieutenants Chaussier, Bossu, Emperaire et Blanchon. L’Historique du 99ème R.I. ne diffère pas:  » le régiment, engagé à Herleville le 25 septembre, progresse quelque peu, mais ne tarde pas à se heurter à un ennemi solidement installé dans des tranchées profondes et bien dissimulées, qui par des tirs bien ajustés nous occasionnera des pertes sérieuses, dont le lieutenant-colonel Arbey, commandant le régiment, le capitaine Furtin, commandant de bataillon, les lieutenants de Ville de Travernay, Roumenteau, Robin, commandants de compagnies, tués tous bravement en tête de leur unité, et brisera nos attaques. Plusieurs fois, dans un élan magnifique, le 99ème R.I. essayera de culbuter les Allemands à Foucaucourt, à Dompierre, à Fontaine-lès-cappy, plusieurs fois il sera arrêté. «  C’est aussi ce 25 septembre qu’est tué, par un éclat d’obus, le colonel Rabier, commandant la 55ème brigade, dont la tombe est située aux abords du village. A la suite de la prise d’Herleville par les Français, le village sera organisé pour devenir un centre de résistance fermé, important point d’appui situé à quelques centaines de mètres des premières lignes face au Bois Etoilé (de son nom vrai nom Bois à Fame) avec pour mission de tenir jusqu’à l’arrivée des réserves.

La ville d’Orchies incendiée

orchies
orchies

http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/01/26/20229080.html

 

7/10 – Affecté au 233 ème RI, Georges Gras dans la bataille de la Somme ( juin- septembre 1916)

Georges Gras a échappé à la mort dans l’ enfer de Verdun qu’il a connu aux pires heures, son régiment, le 243 ème Ri a perdu tant et tant d’hommes dans la Meuse mais aussi depuis septembre 14 dans la Marne et en Artois qui a été dissous.

Le 5ème bataillon du 243 ème Ri devient le 4ème bataillon du 233 ème RI (16 ème compagnie). Pas  de répit pour autant pour les  soldats de ce régiment envoyés à partir du 15 juin 1915 dans le secteur de Lihons, près de Chaulnes . Les alliés ont en effet planifié depuis de longs mois une grande offensive dans la Somme dans un triangle Albert-Péronne-Bapaume où depuis le début de la guerre les Allemands occupent les hauteurs. Tout a été savamment préparé avec la mise en place d’une puissante artillerie, des tranchées renforcées, des postes de secours et 100.000 lignes téléphoniques pour assurer les liaisons. Les Français commandés par le général Foch disposent de 14 divisions, les Britanniques sous les ordres du général Haig en ont 26.  Après un puissant pilonnage des lignes ennemies à partir du 25 juin, une offensive est lancée le 1 juillet sur un front réduit . Mais tout ne va pas se passer comme prévu, les Britanniques payant même un lourd tribut à cette offensive sans véritable vainqueur. Mais retournons sur les traces du régiment de Georges Gras .

Georges Gras sur le secteur de Chaulnes (Somme)
Georges Gras sur le secteur de Chaulnes (Somme)

5 juillet 1916.-Alors que les soldats envoient une émission de gaz vers les lignes ennemies, le vent tourne soudain et renvoie vers les lignes françaises toute la nappe de gaz causant des pertes parmi les unités de première ligne.

20 au 26  juillet.-Durant plusieurs jours, des éléments du 233 ème Ri attaquent sans relâche les trois lignes successives de tranchées allemandes au Saillant de Nuremberg et la partie sud du bois Etoile devant Vermandovillers.  Malgré une forte résistance un blockhaus est pris près du bois de l’Etoile: 2 officiers et 100 soldats allemands sont faits prisonniers. L’ennemi tente une contre attaque malgré l’arrivée de deux compagnies du 5 ème bataillon du 233 ème  envoyées en renfort (18e et 19e) et occupe le carrefour des boyaux de tranchées.

21 juillet 1916.-La 19ème section reçoit l’ordre de reprendre ce carrefour sans beaucoup de soutien car les deux sections engagées la veille ont perdu leur chef, un tué et l’autre blessé ainsi que la moitié de leurs effectifs. Tandis que la 21 ème compagnie tente une progression par un boyau allant au sud, les hommes de la section commandée par le sergent Vasseur vont s’illustrer durant trois heures en balançant pas moins de 3.000 grenades sur l’ennemi qui finit par céder le carrefour.

26 juillet.-Le régiment est relevé par le 330 ème RI.

Après quelques jours de repos à proximité du front le régiment remonte en ligne avant d’être ramené à l’arrière le 14 août pour  préparer une nouvelle attaque. Le 233 ème connaît bien le coin: il s’agit de Lihons devant Chaulnes.

4 septembre 1916.-Commencée à 14 heures, l’attaque commence bien par l’enlèvement des deux premières tranchées mais le 4ème bataillon dans lequel figure Georges Gras éprouve des pertes sensibles qui l’empêche de progresser. Il faut encore une fois l’efficacité de la section Vasseur qui s’emparent de plusieurs mitrailleuses allemandes pour permettre aux autres sections de la 19 ème compagnie d’atteindre la tranchée Guillaume.  A gauche le 4 ème bataillon est resté très en arrière.

Le 4 septembre à 2 h 10 l'attaque progresse favorablement. Le porte drapeau et la première vague d'assaut franchissent les tranchées allemandes. Au font à gauche éclatements de nos obus de gros calibres sur le croisement de la voie ferrée de Chaulnes
Le 4 septembre à 2 h 10 l’attaque progresse favorablement. Le porte drapeau et la première vague d’assaut franchissent les tranchées allemandes. Au font à gauche éclatements de nos obus de gros calibres sur le croisement de la voie ferrée de Chaulnes (photo archives L’illustration)

6 septembre 1916.-Le 4 ème bataillon reçoit l’ordre de se porter à la hauteur du 5ème bataillon , leur progression devant être soutenue par la section Hardy de la 19 ème compagnie. Malheureusement le lieutenant Hardy tombe frappé d’une balle au front, ainsi qu’un caporal et un soldat. le 4 ème bataillon ne peut pas traverser le terrain balayé  par les feux de mousqueterie et de mitrailleuses. Impossible d’occuper totalement le tranchée Guillaume.

7,8,9 septembre.-Plusieurs  contre attaques boches sont repoussées, non sans perte. L’ennemi aidé par un brouillard intense réinvestit totalement la tranchée Guillaume. Dans la matinée du 9 les 25 survivants de la 19 ème compagnie héroïque demandent à réattaquer la fameuse tranchée.  On le leur interdit.

Relevé le 11 septembre le régiment revient occuper le terrain où il a attaqué le 4 pour une nouvelle offensive prévue le 15 octobre. Enfin tout le bois de Chaulnes est enlevé.

Le 233 ème RI est alors ramené à l’arrière. Il quitte la 51 ème Division d’Infanterie pour entrer dans la composition de la 1ère Division d’infanterie.

Novembre, décembre, janvier 1917.-Durant trois mois le 233 ème occupe un secteur de la butte de Souain en Champagne avant d’être à son tour remplacé par le 78 ème d’infanterie.

Février 1917.-Les Allemands ayant réussi une belle offensive sontre le 208 ème à Maisons-de-Champagne, le 233 ème y est envoyé pour tenter de reprendre le terrain perdu. Alors que le régiment prépare son attaque pour le 24 février  les conditions météo étant tellement exécrables (avec de l’eau jusqu’à la ceinture), l’état-major annule l’offensive.

Par voie terrestre le régiment de la 1ère Di se dirige vers la région de Craonne. Un autre cloaque. Mais Geroges Gras ne le savait pas encore.

QUELQUES IMAGES TROUVEES DANS L’LLUSTRATION

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2GEORGES GRAS - copie (2)

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