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1384/18 mai 1918: le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

On parlait aussi base-ball sur le front

Soldats américains expliquant au baseball américaine soldats britanniques / 18 mai 1918

source: https://www.pinterest.fr/pin/812688695228095030/

Le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

Le 18 mai 1918, à Saleux, le char d’assaut allemand Elfried est présenté à Jules-Louis Breton, sous-secrétaire d’Etat aux Inventions. Des officiers et des soldats britanniques sont également présents. Entre le 1 et le 5 juillet 1918, à Bourron, des essais de tirs sont effectués sur Elfried pour vérifier l’efficacité du canon de 37 mm.

source: http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Internet/ARemplir/parcours/EFG1914/pages_FR/13171.html

Fismes: le 109 e RI résiste aux Allemands

« 109e R.I. – Les 17 et 18 mai 1918 pendant 19 heures interdit le passage de la Vesles à 3 divisions allemandes. – Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 600 camarades tombés pour la patrie pendant les combats des 27 mai au 2 juin 1940. – Passant souviens-toi »

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Encore cinq jours de cette vie réellement terrible… Cela n’a rien de gai !! Je crois que pendant les quelques jours qui ont précédé j’ai vu le spectacle de désolation le plus terrible que l’on puisse voir. Cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer, et les luttes terribles qui se sont déroulées ici sont certes au-dessus de tout ce que l’on peut concevoir.

On se croirait dans un paysage lunaire. Le terrain crevé, bouleversé où tous les trous d’obus s’enchevêtrent s’étend sur des kms et des kms semé de débris de toutes sortes : casques, sacs, obus, douilles, cartouches, tôles, caissons démolis, cadavres de chevaux, etc., le tout percé, crevé, retourné. Les obus n’ont pas épargné un millimètre de terrain. C’est atroce et il faut le voir pour le croire…

Je ne sais pas si je vous ai dit que le camarade qui devait partir avant moi a été avancé… je suis donc le 1er à partir pour le tour de juin et vous me verrez arriver pour les premiers jours du mois prochain. Heureusement, je vous jure que je n’ai jamais attendu avec autant d’impatience le moment de quitter ce bled de désolation…

Je termine car je suis trop abruti pour pouvoir écrire plus longuement, en vous embrassant tous bien affectueusement.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

Bombardement mortel des alliés sur Valenciennes

Le Samedi 18 mai 1918, par un temps splendide et très chaud, onze avions français et anglais vinrent nous rendre visite à 10 h 1/2 du matin. Ils commencèrent par lancer quelques bombes sur le village de Trith, tuant six civils. Ils planèrent ensuite sur Valenciennes, où stationnait en gare, un train de munitions qu’ils essayèrent de faire sauter. Malheureusement, les bombes tombèrent à peu de distance, faisant quelques victimes, ainsi qu’on le voit dans le rapport circonstancié de la police :
Quatre bombes viennent d’être jetées sur la Ville.

  • La première atteignit une petite remise, appartenant à M. Mineur, teinturier, rue Cahaut.
  • Une seconde tomba sur l’un des bâtiments de M. Lefebvre, blanchisseur dans la même rue. 
  • Une troisième dans un terrain vague, à 200 mètres environ du nouveau pont de l’avenue Villars. .
  • Enfin, la quatrième, à environ 300 mètres du champ d’aviation, en face de l’immeuble portant le numéro 69 de l’avenue de Cambrai.
    Les dégâts furent considérables. Quatre ménages qui habitaient les immeubles portant les numéros 27, 29, 33, 35 de cette avenue se trouvèrent sans abri. De nombreuses vitres furent brisées, tant dans la rue Cahaut, qu’au Clos des Villas.

Les victimes au nombre de sept furent :

  1. Vaillaux Adèle, 58 ans, rue Cahaut, 35, blessée grièvement, admise à l’Hôtel-Dieu.
  2. Belot Alphonsine, Epouse Terrez, 26 ans, rue Cahaut, 27, blessée aux cuisses, admise à l’Hôtel-Dieu.
  3. Vandeville Marcel, 23 ans, hôtelier en garage, près de ]a Citadelle, blessé grièvement, soigné chez lui.
  4. Malesse Clémence, 24 ans, batelière en stationnement à la Citadelle, soignée chez elle.
  5. Caillez Joseph, 30 ans, peintre, demeurant rue Gillis, blessé légèrement au cou.
  6. Gagneaux Malvina, 26 ans, ménagère demeurant rue Cahaut, blessée sur différentes parties du corps, admise à l’Hôtel-Dieu.
  7. Darras Georges, né le 12 septembre 1865, à Noreuil, évacué de ladite commune, domicilié à Valenciennes, 18, rue des Maillets, tué. Ce dernier était occupé à charger des décombres, avenue de Cambrai, et son cadavre fut transporté à la morgue (Hôtel-Dieu).

MM. les docteurs Trouillet et Hédot, qui s’étaient rendus sur les lieux, donnèrent leurs soins aux blessés.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Grève des  midinettes (couturières) à Paris

[18] mai 1917 [à Paris], grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003092v/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Blargies: les Indiens ont payé aussi un lourd tribut à la guerre

Derrière les soldats de la British army, les Indiens ont payé le plus lourd tribut avec 45 tombes à leurs noms ; dans le prolongement du cimetière français. « Ces hommes venaient ici pour gagner un peu d’argent ; les conditions climatiques étaient difficiles pour eux. On ne sait pas grand-chose sur eux finalement », raconte, passionné, Patrick Périmony, le maire

Ce qu’il sait, c’est que plusieurs sont probablement décédés lors d’un bombardement ennemi du 18 mai 1918. « Le village avait dû être évacué car on n’a pas eu de victimes. Tandis que chez les manutentionnaires, beaucoup sont enterrés le 19 mai 1918. L’explosion du stock de munitions a fait exploser les vitres à 3 km à la ronde », raconte l’élu.

Journal du samedi 18 mai 1918

Au cours de la nuit, bombardement violent dans la région d’Hailles.
Vers Mesni1-Saint-Georges, nous avons réussi un coup de main ennemi et fait des prisonniers.
Dans la région au sud de Canny-sur-Matz, nos détachements ont pénétré en deux points dans les lignes ennemies et ramené une quarantaine de prisonniers dont un officier.
Sur la rive sud de l’Oise, une tentative ennemie sur nos petits postes du secteur de Varennes a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, un raid ennemi a été repoussé dans les environs de Moyenne-ville, au sud d’Arras. Grande activité des deux artilleries pendant la nuit dans le secteur du bois de Pacaut au nord d’Hinges.
L’artillerie ennemie a été encore plus active entre Locon et Hinges et de la forêt de Nieppe à Meteren.
Des avions allemands ont bombardé les cantonnements belges. Un aviateur allemand a lancé quatre bombes sur l’hôpital d’Hoogstade.
Les actions d’artillerie, normales sur une grande partie du front, ont pris momentanément un caractère assez vif, notamment dans la région de Pilken. Lutte de bombes à Nieuport, vers Dixmude et à l’ouest de la forêt d’Houthulst.
Des troupes américaines sont arrivées dans le nord de la France, dans la zone occupée par les forces britanniques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

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1154/30 septembre 1917: premier match de football féminin

Match de rugby à Pogny (Marne)

« Frantz Adam assiste à une rencontre sportive entre militaires dans l’arrière-front. Comme la séance de baignade , ce moment de détente au rugby est salutaire mais ponctuel. » FRANTZ ADAM / AFP

source: http://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/cadavres-poux-et-rugby-la-grande-guerre-vue-par-un-medecin-francais_450890.html

Du 1er au 30 septembre 1917 à Villers-Marmery

26 septembre 1917
R. A. S. de bien intéressant dans la journée sinon l’avis de la disparition du célèbre
aviateur Guynemer.
27 septembre 1917
Je vais à Épernay cueillir Georges au passage, revenant de Saint Saturnin avec
Yvonne. Celle-ci retourne à Hauteville et va préparer notre logement.
28 septembre 1917
Le mobilier de mon successeur arrive cet après-midi. Encore deux jours à donner
aux gens de Villers. Ce qui me surprend un peu, c’est avec quelle insouciance
j’envisage la séparation. Je partirai le cœur léger.
29 septembre 1917
15 heures
André Dervieux, 83ème d’artillerie lourde, vient nous surprendre heureusement.
17 heures
Les batteries du canal commencent à tirer. On annonce une affaire pour cette nuit.
30 septembre 1917
La nuit a été calme malgré les avertissements d’hier soir.
19 heures
Le conseil municipal se réunit à l’occasion de mon départ. Devant l’insistance du
maire et de M. Caillet, je m’y rends : discours d’adieux par le maire, congratulations
inévitables, couplets obligatoires en pareille circonstance et présentation de M.
Bruyant, mon successeur.

source: http://villers-marmery.fr/podcast1418/textes/1er%20au%2030%20septembre%2017.pdf

Premier match de football féminin

Comme le rapporte l’historien Michel Merckel  « de jeunes officiers pédagogues eurent l’idée de recourir au sport dès le début de 1915. Pour les Poilus, issus majoritairement du monde rural, ce fut l’occasion de toucher pour la première fois un ballon de foot. » Il rappelle aussi que le premier match de football féminin en France s’est déroulé le 30 septembre 1917. Une information confirmé par l’Auto, ancêtre de l’Equipe, dans son édition du 2 octobre 1917 : « Pour la première fois des jeunes filles ont joué au football. »
En savoir plus sur http://www.footamateur.fr/la-premiere-guerre-mondiale-a-permis-lessor-du-football-en-france/#ugzYEs73qfXsih16.99

Lire aussi http://les-sportives-mag.fr/les-jeux-olympiques-feminins-un-heritage-de-la-grande-guerre-2

Bombardement meurtrier à Fresnoy-le-Grand

Le 30 septembre 1917, une escadrille lance des bombes sur la fabrique Leduc et l’anéanti en tuant 200 soldats, des bombes tombant dans le cimetière tuent deux civils (Chevalier 72 ans, veuve Lannoy 31 ans, sa petite fille est blessée). La fille Carpentier est tuée également chez elle.

source: http://www.genealogie-aisne.com/old_genealogie/articles/fresnoy1418.htm

(Aviation) L’incroyable et émouvante aventure des frères Bourdet

Le dimanche 30 septembre 1917, à 5h 20, il s’envole dans son biplace Spad par une brume épaisse qui l’oblige à se poser trop tôt. Il redécolle vers 9 heures profitant d’une petite éclaircie. Il parcourt plus de 80 km au-delà des lignes allemandes. Grâce à une préparation minutieuse, il trouve l’endroit prévu sans difficulté. Il atterrit et attend pendant sept interminables minutes. Le danger est partout et son moteur chauffe trop. Il n’a plus le choix. Il lui faut repartir, désespéré, sans son frère.

Valentin, lui, a pris tous les risques pour s’évader et couvrir les 30 km à pied en se cachant. C’est l’ouverture de la chasse, les coups de feu des chasseurs, les chiens compliquent son avancée.  Il reste à couvert ne croyant pas que son frère viendrait. Dès qu’il entend le moteur, il court en laissant des papiers blancs, des draps, des morceaux de journaux pour se faire repérer d’en haut. Mais il ne voit finalement que l’avion redécoller et passer tout près de lui, parfois à moins de 30 mètres dans les virages. Malheureusement, Georges n’est pas du bon côté. Valentin met le feu à ses papiers, feu qui ne commence à prendre qu’après le départ de son sauveteur. Georges rentre seul à la base, à 11h 10. Une panne l’empêche de revenir le lendemain. Le mardi, il retourne survoler le coin en rase-mottes pendant un quart d’heure dans le brouillard. Peine perdue encore une fois. Valentin est parti vers Bâle la veille après avoir encore attendu jusqu’au matin. Il réussit à marcher 20 km dans des conditions terribles. Il a de la fièvre, perd un soulier et doit s’avouer vaincu. Arrêté, il s’évadera une deuxième fois pendant son transfert à Karlsruhe. Il traverse la Forêt noire (150 km) en plein hiver et se fait attraper à 10 mètres de la Suisse. Son nouvel emprisonnement lui apporte des mauvais traitements, des privations de nourriture plus sévères, et un passage en conseil de guerre. Il parvient à se défendre assez adroitement pour gagner un supplément d’enquête avant l’exécution. L’armistice le sauve.

source: http://www.legrenierdemonmoulins.fr/2017/07/l-incroyable-et-emouvante-aventure-des-freres-bourdet-en-1917.html

Journal du dimanche 30 septembre 1917 à travers Le Miroir

Aucune action d’infanterie.
La lutte d’artillerie a pris une assez grande intensité sur le front de l’Aisne, notamment dans les secteurs du Panthéon et d’Hurtebise.
Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement continue, violent de part et d’autre, dans la région au nord du bois le Chaume. Deux avions allemands ont été abattus par nos pilotes.
Des escadrilles ont bombardé les terrains d’aviation de Staden, Roulers, Cortemark et les cantonnements de la région.
Sur le front belge, activité d’artillerie normale. De nombreuses patrouilles allemandes ont tenté de faire des incursions dans les lignes de nos alliés. Leurs tentatives ont été vaines sauf sur un point, d’où l’agresseur a été, d’ailleurs, aussitôt chassé.
En Macédoine (Strouma et Vardar), activité d’artillerie assez sérieuse de part et d’autre. Rencontres de patrouilles sur la Strouma et dans la vallée de Devoli.
Les Russes ont perdu un contre-torpilleur qui a coulé sur une mine.
Les troupes italiennes, par un coup de main bien réussi, ont rectifié leur ligne entre la Serra di Dol et les pentes nord du San Gabriele. Elles ont capturé 8 offi

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1139/15 septembre 1917: les jeux paralympiques : un héritage de la grande guerre

Soldats du 72 ème RI à Lesneven (Finistère)

Cette photo d’un groupe de soldats du 72e RI a été postée le 15 septembre 1917 depuis Lesneven dans le Finistère. La correspondance au dos de cette photo nous indique un nom de soldat mais uniquement les initiales: E.F 72ème d’infanterie 27ème compagnie 3ème groupe à Lesneven (Finistère).

source: http://laurent59.canalblog.com/archives/2015/03/10/31673004.html

Les jeux paralympiques : un héritage de la grande guerre

Le Miroir du 1e août 1915, sont publiés des clichés montrant une course d’unijambistes s’appuyant sur leurs béquilles et ayant comme légende : « Les blessés eux-mêmes, avec une incroyable bonne humeur, organisent entre eux des courses d’éclopés. » Le numéro 830 du 15 septembre 1916 de La Vie au Grand Air montre en première page un soldat solidement appareillé au niveau de sa jambe droite et sautant par-dessus une chaise. Il est entouré d’autres blessés s’appuyant sur des béquilles, ils semblent tous joyeux et la légende mentionne : « Athlète quand même ! » Paru le 15 septembre 1917 dans le même journal, on peut lire un article signé Ch. DENIS : « Les blessés étaient intéressés à leur travail par le procédé très sportif de l’auto-record… Les blessés atteints de même impotence étaient matchés l’un contre l’autre à leurs exercices rééducatifs. »

Si, jusqu’alors, on parle d’éducation et de rééducation physique, cette émulation entre les blessés introduit la notion de compétition et donc ce qui la caractérise : le sport.

Pour en savoir plus: http://les-sportives-mag.fr/les-jeux-paralympiques-un-heritage-de-la-grande-guerre

Parution de l’Ecole et la vie

Le 15 septembre 1917, date à laquelle paraît le premier numéro de L’Ecole et la Vie, les dernières tentatives de paix sont mal engagées entre les pays belligérants. La guerre semble donc devoir se poursuivre et la seule issue favorable au conflit reste la victoire sur l’ennemi. C’est dans ce contexte que naît le souhait de Paul Crouzet de commenter et d’illustrer le quotidien de l’école. Le directeur de ce nouveau périodique scolaire ne se doutait certainement pas qu’en faisant appel à Lucien Métivet, celui-ci lui fournirait près de 200 dessins qui allaient faire autant de « une » de son hebdomadaire pendant quatre ans et demi.

Les analyses proposées, ici, par des historiens de l’éducation reviennent sur l’actualité et le sens des symboles convoqués par l’illustrateur qui inlassablement chercha à inscrire son travail dans une double dialectique consistant, d’une part, à conférer une autorité morale aux maîtres et, d’autre part, à incarner l’exemplarité au centre de la vie des écoliers. « Eduquer au patriotisme par l’illustration », telle est bien l’ambition de Lucien Métivet à travers les 26 dessins que nous avons sélectionnés pour cet ouvrage entre le 15 septembre 1917 et le 19 octobre 1918. Gageons que cette modeste contribution à l’histoire de l’école en temps de guerre trouve son lectorat et nous incite à en poursuivre l’entreprise.

Illustrations commentées par Michaël Attali, Annie Bruter, Anne-Marie Châtelet, Jean-Pierre Chevalier, Jean-François Condette, Mathias Gardet, Bruno Garnier, Laurent Gutierrez, Jérôme Krop, Patricia Legris, Stéphane Lembré, Olivier Loubes, Mathieur Marly, Frédéric Mole, Emmanuel Saint-Fuscien, Jean Saint-Martin, Vincent Troger et Marie Vergnon.

source: https://pupitre.hypotheses.org/2124

 Georges Clemenceau dans les tranchées, le 15 septembre 1917…

De Michel Mourre, Dictionnaire Encyclopédique d’Histoire, page 3077 :

« MUTINERIES DE 1917 » : Durant la Première Guerre mondiale, à la suite du sanglant échec de l’offensive déclenchée par le général Nivelle dans la région du Chemin des Dames, et dans le climat psychologique créé par les nouvelles de la Révolution russe, des mutineries se produisirent le 28 mai 1917 dans deux régiments français, les 35ème et 129ème érgiments d’infanterie.
Le mouvement s’étendit dans d’autres formations, en particulier le 21ème corps : des soldats refusaient de monter aux tranchées et voulaient envoyer des délégations à Paris pour demander la paix immédiate.
Pétain, qui avait remplacé Nivelle au commandement en chef dès le 15 mai, s’efforça de limiter la répression (il y eut cependant 25 exécutions) et réussit à redonner confiance aux armées.
Ces mutineries, qui coïncidèrent avec d’importants mouvements de grève, contribuèrent à créer dans les milieux politiques français une psychose de trahison qui provoqua l’arrivée au pouvoir de Clemenceau (novembre 1917) et l’ouverture de poursuites contre le journal « Le Bonnet rouge », contre des hommes politiques favorables à une paix de compromis, tels Malvy et Caillaux. »

source: http://lafautearousseau.hautetfort.com/album/maitres-et-temoins-iii-leon-daudet1/442055685.html

 

Journal du samedi 15 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front au nord de l’Aisne, les Allemands ont exécuté au petit jour, contre nos positions du plateau des Casemates, un coup de main qu’ils avaient fait précéder d’un violent bombardement. Aprés un combat corps à corps, l’ennemi, qui avait essuyé des pertes sérieuses, a été rejeté dans ses lignes.
En Champagne, au cours d’une opération de détail, nous avons pénétré dans les tranchées allemandes, à l’ouest de la ferme de Navarin et fait des prisonniers.
Sur les deux rives de la Meuse, canonnade. Sur la rive droite, les Allemands ont attaqué les positions que nous avons récemment conquises au nord du bois des Caurières. Sur un front de 500 mètres, ils ont réussi à pénétrer dans notre ligne avancée, où le combat continue.
En Macédoine, deux reconnaissances ennemies ont été repoussées, laissant des prisonniers entre nos mains.
Action d’artillerie autour de Monastir. Le total de nos prisonniers à Pogradec est de 370. Nous avons capturé 5 canons, 8 mitrailleuses et plus de 1000 fusils.
Les Russes ont repris leur activité en Moldavie, où ils ont fait 400 prisonniers, et en Livonie, où ils se sont emparés de deux villages.
Le gouvernement américain, par une publication de documents, a prouvé que la diplomatie suédoise servait au Mexique les interêts allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

Sportifs et combattants sur le Chemin des Dames

A lire (payant) sur le site de L’Union

Au milieu des millions de Poilus qui ont combattu lors de la Première Guerre, il y avait des sportifs dont certains de haut niveau.

l avait 20 ans. Ronald Simson a été le premier rugbyman de l’histoire de la Grande Guerre à avoir été tué le 15 septembre 1914. Après lui, ils seront 121 rugbymen sur un total de 424 sportifs de haut niveau à perdre la vie lors de la Première Guerre.

Parmi ces athlètes il y avait des footballeurs, des cyclistes, des escrimeurs, des boxeurs et des tennismen. Même si 14-18 a été un catalyseur pour le développement du sport dans la société française, ce fut aussi un bon moyen de propagande.

http://www.lunion.fr/21885/article/2017-03-22/sportifs-et-combattants-sur-le-chemin-des-dames#

 

Football : la Fifa s’oppose au port du coquelicot, hommage aux victimes de la guerre 14-18

La Fifa a menacé de sanctions les Fédérations anglaise et écossaise de football si celles-ci maintenaient le port du coquelicot sur les maillots des joueurs, le 11 novembre prochain en hommages aux morts de la Grande Guerre.

La guerre est déclarée entre la Fifa et les Fédération anglaises et écossaise de football. L’association basée en Suisse, qui interdit tout message politique, religieux ou commercial sur les maillots des équipes engagées dans ses compétitions, menace les deux fédérations de sanctions si celles-ci maintiennent leur volonté de faire porter aux joueurs des coquelicots («poppy») sur les maillots le 11 novembre prochain en signe d’hommage aux morts de la Grande Guerre, le jour de commémoration de l’Armistice.

«Il s’agit d’une part importante de notre histoire et de notre tradition, un élément qui nous constitue en tant que nation»

Dans les pays du Commonwealth, il est d’usage d’accrocher sur les terrains de sport (mais pas uniquement) ce petit coquelicot de papier en souvenir des morts et des blessés. L’opposition de la Fifa à cette tradition a déclenché l’ire de certains dirigeants d’outre-Manche. Le sélectionneur par intérim de l’équipe nationale d’Angleterre, Gareth Southgate, s’est montré inflexible. «Il s’agit d’une part importante de notre histoire et de notre tradition, un élément qui nous constitue en tant que nation», a commenté l’entraîneur lors d’un point presse. «Je pense qu’il est important que nous arborions le coquelicot car c’est la chose juste à faire quand on représente une nation», a poursuivi Southgate .

La Première ministre britannique dénonce une position «scandaleuse» de la Fifa

La suite sur le site du Figaro http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/2016/11/07/27001-20161107ARTFIG00211-football-la-fifa-s-oppose-au-port-du-coquelicot-hommage-aux-victimes-de-la-guerre-14-18.php

701/journal du 5 juillet 1916: le canard enchaîné devient hebdomadaire

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mercredi 5 juillet 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, malgré le mauvais temps, nous avons étendu au cours de la journée nos positions vers le sud et vers l’est. Nous avons pris les bois entre Assevillers et Barleux, ainsi que le village de Belloy-en-Santerre. Estrées est également tombé presque totalement en notre pouvoir. Nous y avons fait 500 prisonniers.
Canonnade sur la rive gauche de la Meuse, dans la région d’Avocourt et de la cote 304.
Sur la rive droite, les Allemands ont dirigé toute une série d’attaques sur l’ouvrage de Thiaumont qu’ils ont fini par réoccuper. Nos troupes demeurent aux abords immédiats de l’ouvrage. Nous avons réalisé des progrés aux lisières sud-est du bois Fumin.
Nous avons repoussé une attaque près d’Aspach, en Haute-Alsace.
Les Anglais ont cédé un peu de terrain au nord de la Somme, près de la Boisselle, mais ils en ont gagné à peu de distance de là.
Les Russes ont capturé 50 officiers allemands, 2700 hommes et 11 canons près de Baranovitchi.

 

5 juillet 1916: Le Canard enchaîné renaît de ses cendres et devient hebdomadaire

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« Il y a eu dans la guerre de 14-18 deux miracles, celui de la Marne dû, comme on sait, à sainte Geneviève, et celui du Canard enchaîné », prétendait le dessinateur Henri Monier qui collabora longtemps au célèbre hebdomadaire. Il n’exagère pas tant que ça. Tandis que la presse se soumet sans barguigner à la censure et s’adonne volontiers au « bourrage de crâne », l’anticonformisme du journal satirique fait en effet figure d’exception presque miraculeuse.

Bricolé en septembre 1915 par un jeune journaliste du Matin, Maurice Maréchal, son confrère suisse Victor Snell et le dessinateur Henri-Paul Gassier, ce Canard ne jette cependant pas un « pavé dans la mare » du patriotiquement correct. La feuille de quatre pages en petit format passe quasiment inaperçue. Destiné à décoller trois fois par mois, le palmipède ne s’envole pas loin : tandis qu’il vient de lancer un appel aux abonnements, le journal s’arrête au bout de cinq numéros. Sa liberté de ton cependant a surpris : « Chacun sait en effet que la presse française, sans exception, ne communique à ses lecteurs, depuis le début de la guerre, que des nouvelles implacablement vraies, affirme l’article de présentation. Eh bien le public en a assez. Le public veut des nouvelles fausses… pour changer. Il en aura. » Le Canard enchaîné doit moins son ironie à une supposée filiation aux « feuilles de tranchées » qu’aux revues humoristiques d’avant-guerre, comme Le Rireou L’Assiette au beurre, qui rivalisaient de causticité. « Enchaîné » (comme L’Homme enchaîné que Clemenceau a fait naguère reparaître dès que son Homme libre fût suspendu), le Canard, terme désignant un journal qui ne vérifie pas ses nouvelles, revendique ainsi une impertinence que les autres journaux ont remisée et une défiance farouche à l’égard de la censure.

http://www.clemi.org/fr/je-suis-charlie/la-satire-dans-les-medias-en-vingt-dates/5-juillet-1916/

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Lire aussi http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-canard-enchaine-hebdomadaire/

Avec le 329 ème régiment d’infanterie

Le temps est toujours mauvais, il est impossible à l’aviation de survoler Estrées et de reconnaître la situation. Une amélioration est prévue pour la nuit suivante.

Le JMO du régiment décrit la position des différentes unités : les 3 compagnies du 5° bataillon et la CM2, ainsi qu’une compagnie du génie, occupent la partie ouest d’Estrées, ainsi que l’extrémité ouest de la tranchée Schleswig. Le 6° bataillon est au bois Foster. Le 228° est un peu plus à l’est, au bois Bulow; le capitaine adjudant-major Dandine, du 329°, a constaté un vide entre les 2 régiments. Le général commandant la 53° DI donne l’ordre à la 106° brigade de combler ce vide (2 compagnies du 224° sont envoyées s’établir entre le 329° et le 228°) et à la 105° (1 bataillon du 319° RI) de venir soutenir le bataillon Hubert dans Estrées. « Il est indispensable que le bataillon qui occupe Estrées (bataillon Hubert) y reste coûte que coûte, et n’ai pas à s’occuper ni de son flanc droit, ni de ses arrières » ajoute-t-il.

Les Allemands tiennent le moulin d’Estrées et les tranchées qui le défendent devant le 329°.

A 3h55, le colonel Masson (106° brigade) envoie un agent de liaison auprès du lieutenant-colonel Albert. Il est porteur d’un message en ces termes :« Attaquez le moulin ».

A 8h00, le nouveau commandant du 329° RI donne l’ordre au commandant Hochard d’attaquer la tranchée Schleswig située à l’est et au nord d’Estrées. Le commandant du 6° bataillon répond que cette tranchée est fortement occupée; le lieutenant-colonel demande de faire battre cette tranchée et le moulin, et invite Hochard à faire avancer son bataillon afin d’exploiter immédiatement le résultat de ce bombardement.

La suite sur http://329ri.canalblog.com/archives/2011/10/29/22505094.html

Incendie du palais Saint Vaast

La situation des archives n’a toujours pas évolué lorsqu’arrive le bombardement du palais Saint-Vaast, le 5 juillet 1915. De 2 heures et demi à 10 heures et demi du soir, les obus incendiaires tombent sans discontinuer sur l’édifice, déclenchant un incendie qui fait rage pendant deux jours et détruit la majeure partie des fonds d’archives encore en place. 

Avec l’aide de soldats du 59e et de deux officiers du 2e régiment du génie, cantonnés à Saint-Vaast, le personnel des archives sauve – pour la troisième fois – les archives anciennes d’Arras, transférées dans l’abbaye après avoir échappé aux brasiers de l’hôtel de ville.

http://www.archivespasdecalais.fr/Qui-sommes-nous/Historique/Les-archives-dans-la-Grande-Guerre/L-incendie-du-palais-Saint-Vaast/L-incendie-du-5-juillet-1915

Ces footeux morts au front

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Sur le site offside

Avec cette semaine de commémorations et en cette année anniversaire du centenaire du début de la Première Guerre Mondiale (1914-1918), nous aussi, chez Offside !, nous avons voulu rendre notre petit hommage, notre petite pensée à ces jeunes gens disparus, pour que leur souvenir se perpétue.

Depuis la déclaration de la Première Guerre Mondiale de la Grande-Bretagne à l’Allemagne le 4 août 1914, jusqu’aux dernières campagnes d’Afghanistan et d’Irak, le Royaume n’a cessé de déployer ses troupes sur de nombreux théâtres d’opérations et les soldats britanniques d’endurer de longues années de services. Parmi eux, beaucoup de joueurs de football ont donc servi sous les drapeaux et certains y ont laissé leurs vies.

La saison 1914-1915 en Division One (l’ancêtre de la Premier League) s’est arrêtée en juillet 1915 et fut la dernière avant un retour aux terrains des équipes professionnelles lors de la saison 1919-1920. Il y aura quand même une finale de FA Cup qui se tiendra en 1915 entre Chelsea et Sheffield United à Old Trafford (Manchester), remportée par Sheffield. A cause du nombre si important d’uniformes dans les gradins elle restera dans les mémoires comme la « Khaki Final ».

Le pays comptait près de 5000 joueurs professionnels en 1914 et 2000 d’entre eux revêtiront l’uniforme de l’armée britannique. Alors que certains se sont enrôlés volontairement, des équipes entières ont sauté le pas dès les premières heures de la conscription. La première d’entre elles : Clapton Orient, aujourd’hui plus connue sous le nom de Leyton Orient, dans l’East End de Londres. Près de 40 joueurs et membres du staff ont rejoint les rangs suivant l’exemple de leur capitaine Fred Parker. Ils furent intégrés aux 17e et 23e bataillons du régiment du Middlesex, surnommés « Bataillon des footballeurs » à cause du nombre de joueurs dans leurs lignes.

http://www.offside.fr/2014/11/13/culture-football-premiere-guerre-mondiale/

 

Euro-2016 : ces Bleus morts pour la France durant la Grande Guerre

Sur France 24 par Stéphanie Trouillard

Alors que l’équipe de France de Football vient de débuter l’Euro-2016, France 24 vous propose de regarder dans le rétro et de découvrir l’histoire des anciens Bleus morts durant la Grande Guerre. Une vingtaine d’entre eux ont perdu leur vie.

Albert Jenicot, René Camard, René Fenouillère, Pol Morel, Pierre Six, Marius Royet. Ces noms ne vous disent certainement pas grand-chose, mais au début du XXe siècle, ces hommes étaient les équivalents des Olivier Giroud, Dimitri Payet, N’Golo Kanté, Bacary Sagna, Laurent Koscielny ou Adil Rami d’aujourd’hui. Ils ont fait partie de la première génération de footballeurs à porter le maillot national. Des joueurs qui ne se sont pas seulement battus sur la pelouse pour leur pays, mais qui ont aussi donné leur vie pour la France. Tous ces sportifs ont en effet été tués durant la Première Guerre mondiale.

Une liste difficile à établir

Michel Merckel est un ancien professeur d’éducation physique, il essaie depuis quelques années d’établir la liste de ces « Bleus », tués durant le conflit. À e jour, il en a répertorié 22. « J’ai contacté des spécialistes du sujet. Nous avons croisé nos différentes archives. Cela va de la presse de l’époque, bien sûr, jusqu’aux journaux des tranchées qui donnent des informations très intéressantes. C’est comme cela par exemple que j’ai retrouvé la trace de Pol Morel, un joueur du Red Star et un international qui a été tué en septembre 1915 dans le Pas-de-Calais », explique ce passionné, auteur de l’ouvrage, « 14-18, le sport sort des tranchées ». »Mais j’ai juste ouvert la boîte. On peut encore affiner cette liste. »

La suite sur

http://www.france24.com/fr/20160614-euro-2016-football-grande-guerre-equipe-france-bleus-soldats-premiere-guerre-mondiale-fff?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=twitter&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2016-05-31

 

Contact: alain.moyat@orange.fr