Archives du mot-clé syndicalisme

1410/13 juin 1918: le ministère de la guerre pas généreux avec les femmes

Photos du 13 juin 1918

Référence : SPA 51 W 2178 Camp de Clermont, Oise, prisonniers allemands faisant la queue pour la soupe. 13/06/1918, opérateur Jacques Ridel.

Au camp de prisonniers de Clermont dans l’Oise, des soldats allemands capturés lors de la bataille du Matz patientent pour obtenir leur repas. Au cours de la contre- offensive française des 11 et 12 juin, environ mille soldats allemands se rendent.

Référence : SPA 127 S 4599 Sammeron, Seine-et-Marne, troupes américaines montant en ligne. La pause au bord de la Marne. 13/06/1918, opérateur Emmanuel Mas.

A Sammeron, sur les bords de la Marne, près de la Ferté-sous-Jouarre, les troupes américaines font halte dans leur progression vers le front de l’Aisne. A partir du 12 juin 1918, au temps fort de la bataille du Bois de Belleau, les renforts américains se dirigent vers Château-Thierry, où les pertes subies par les contingents de l’American Expeditionary Forces sont lourdes. En quatre semaines de combats ininterrompus, la 2e division d’infanterie américaine perd plus de 8 100 hommes, dont 1 811 tués, soit près de la moitié des ses effectifs.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-06.pdf

Le ministère de la guerre pas généreux avec les femmes

Dans la première quinzaine de juin, le mouvement s’étend : pour la région parisienne, 42. 000 grévistes dont 30 000 femmes et 1 2 000 hommes en 13O grèves dont 98 portent sur les salaires et 32 sont des grèves de solidarité. En province, on recense environ 40 grèves avec 16. OO0 grévistes dont 1 ’l OO0 femmes : 38 pour des questions de salaire. Ces grèves sont de courte durée et cachées à l’opinion par la censure. Le 13 juin, une consigne de presse invite les journaux « à ne laisser passer sur les grèves en France que les informations communiquées par le ministère de l’Intérieur« .

Dans leur ensemble. elles portent sur des questions de salaire mais elles dénoncent aussi des règlements d’atelier trop sévères, le lait que l’on mette à des postes qualifiés des travailleurs non qualifiés, moins payés. La pratique du débauchage est fréquente et contribue à l’extension du mouve- ment, comme aux usines « Salmson », fabrique de moteurs d’avions qui emploie 4 5OO personnes dont mille femmes. Le lundi de la Pentecôte, 29 ouvrières s’absentent sans autorisation. Cinq sont renvoyées alors que dans toutes les usines travaillant pour la défense nationale, cette journée avait été accordée. Dans l’après-midi, ces cinq ouvrières et quelques autres arrivent devant les usines « Salmson » à la tête d’un groupe de 200 femmes, formé de grévistes de la lampe « lris » d’lssy-les-Moulineaux, de chômeuses de la maison « Citroën » et de blanchisseuses de la région de Boulogne. Elles envahissent les ateliers et adressent à la direction une délégation pour la réintégration. C’est l’échec. L’ensemble du personnel est congédié. Le débauchage s’étend à d’autres usines de l’aéronautique comme « Farman », « Henriot », « Kelner » et « Renault » dans la métallurgie.

Dans leurs appels à les suivre, elles disent que les poilus reviendraient plus tôt, que la guerre cesserait d’elle-même le jour où on ne fabriquerait plus de matériel ni de munitions. Dans les réunions qui ont lieu à la Bourse du Travail, les profits de guerre sont dénoncés.

Dans ces secteurs. l’effervescence reprend dans la deuxième quinzaine de juin ; le ministre de la Guerre vient d’élaborer un nouveau barème, suite à une proposition syndicale du 13 juin. ll accorde 30 o/o d’augmentation pour les ouvriers qualifiés mais rien pour les manœuvres et les femmes. Le 26, la grève générale « des bras croisés » est décidée par 3 5 000 voix contre 7 000. lls sont 54 000 à cesser le travail avec les 1O 000 qui avaient débuté les jours précédents ’. « Salmson », « Farman’ » et « Kelner ». « Renault » est seul établissement métallurgique à suivre. De nombreux mobilisés y participent.

http://revolutions-1917.info/spip.php?article41

Journal du jeudi 13 juin 1918

Entre Montdidier et l’Oise, la bataille se poursuit. Toutes les tentatives de l’ennemi ont été brisées à gauche où, par une brillante contre-offensive, nous avons repris de deux à quatre kilomètres, reconquérant la ligne occupée lundi soir. Nous avons réalisé de nouveaux progrès à l’est de Mery et du bois de Genlis.
Par de violentes attaques, les Allemands ont également tenté de nous rejeter sur l’Aronde. Sur le front Saint-Maur-ferme des Loges-Antheuil, nos troupes ont soutenu le choc, gardé leurs positions et infligé de lourdes pertes aux assaillants.
Sur notre droite, les Allemands, malgré leurs efforts réitérés, n’ont pu déboucher sur la rive sud de Matz. Nous tenons la partie sud de Chevincourt et de Marest-sur-Matz. En réalité, notre contre-attaque de la veille avait devancé une forte offensive ennemie et bousculé les effectifs allemands déjà agglomérés.
Au sud de l’Aisne, les Allemands ont attaqué entre la rivière et la forêt de Villers-Cotterets. Des combats acharnés se sont livrés sur le front Dommiers-Cutry-sud d’Ambleny.
Les Anglais ont fait un heureux coup de main à Boyelles.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1349/13 avril 1918: « Bien chers parents… »j

Bien chers parents

Je profite de quelque peut de temps pour vous donner de mes nouvelles. Dieu merci elles sont bonne, la santé va bien suaf les pieds qu’ils me font bien mal et je ne peut presque plusmarcher car je les ai en a moitié gelés.
Le 26 mars après une marche de 10 Km nous avons embarqué sur les autos ou on nous y a serre les uns sur les autres comme des paquet de linge sale, nous avons ainsi voyagé 26 heures, nous avons à la nuit débarqué tous héreintés et comme repos on est parti de suite sans manger à la rencontre des boches qui avançaient et il  n’y avait personnedevant nous pour les arrêter, les anglais avaient foutu le camp. A partir de ce moment a commencé pour nous la douloureuse semaine Sainte qui a duré jusqu’au 10 avril. Ce n’était plus la guerre de tranchée mais la rase campagne ou il faut constamment changer de position, marcher jour et nuit avancer reculer aller à droite à gauche à chaque fois qu’on s’arrête vite creuser un gros trou pour se mettre à l’abrit des balles et des éclats d’obus. On avait pas plutôt creuser assez pour se cacher qu’il fallait aller ailleur et recommencer encore et ainsi de suite jour et nuit toujours ainsi.

Le 5 mars

Sommes depuis en réserve dans un village à 3 K en arrière il tombe encore bien des obus, mais là nous avons au moins un point de repos et les cuisteaux en mettent un coup pour bien nous soigner et nous faire reprendre notre bonne mine que nous avons perdu aux lignes pendant 14 jours où ils ne pouvaient nous ravitailler. Nous logeons dans les maisons des habitants, tous sont partis c’est affreux de voir tous leur mobillier linge etc . . . tout en dessus dessous. Ah ! si vous m’aviez vu il y a 4 jours quand nous sommes revenus des lignes, vous n’aurriez sûrement pas reconnu votre fils tellement j’étais affreux à voir, moi- même j’en ai été tout éffrayé quand sans y penser en rentrant dans la maison je me trouvé en face d’une grande

clace et je me vois tout entier dans toute ma laideur.

La suite sur http://www.ville-marie.fr/medias/files/l-1918-04-13.pdf

Parution de « la Française »

source: https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000538883/1918/04/13/v0001.simple.selectedTab=thumbnail

Arrestation de Broutchoux

Broutchoux a été arrêté le 13 avril à la suite d’une discussion qui eut lieu dans un tramway entre les nommés Blanchard et Lesage au sujet du canon à longue portée. Lesage, n’approuvant pas l’hypothèse de Blanchard, le menaça de le faire coffrer. Broutchoux s’interposa alors entre les deux contradicteurs et traita Lesage de mouchard. Tout le monde alla au poste. À sa grande surprise, notre camarade fut arrêté et envoyé au Cherche-Midi. MeMauranges, chargé de sa défense, à demandé sa mise en liberté provisoire.Le Comité de Défense syndicaliste proteste contre cette nouvelle arrestation arbitraire et va prendre toutes mesures utiles pour défendre les pacifistes contre les délateurs.

La Plèbe n°1 (13 avril 1918)

source: https://benoitbroutchoux.wordpress.com/2011/03/05/arrestation-de-broutchoux/

Bataille de la Lys communiqué officiel

samedi 13 avril 1918

Après-midi : Hier soir, un combat violent s’est engagé autour de Neuve-eglise et de Wulverghem ; à une heure tardive de la nuit, la lutte continuait encore.

Nous avons légèrement progressé près de Festubert et fait quelques prisonniers.
Au début de la nuit, après un violent bombardement, un assaut avec des effectifs importants a été lancé contre nos positions à l’est de Locon. L’ennemi a réussi à pénétrer dans nos lignes sur certains points, mais fut chassé par une contre-attaque. Un second effort, tenté par les Allemands plus tard dans le même secteur, échoua complètement.
Au cours des premières heures de la nuit, l’ennemi attaqua également à l’ouest de Merville, mais fut repoussé.

Soir : A la suite du combat d’hier soir aux environs de Neuve-Eglise, l’ennemi a réussi après une lutte prolongée à pénétrer dans le village.
Ce matin, une vigoureuse contre-attaque de nos troupes l’en a chassé ; un certain nombre de prisonniers, dont un chef de bataillon, sont restés entre nos mains. Plus tard, une autre attaque tentée par l’ennemi fut repoussée.
Au cours de la matinée, plusieurs attaques ont été lancées par l’ennemi sans aucun succès sur différents points du front de bataille au nord du canal de La Bassée.
Trois attaques lancées contre nos lignes au sud-ouest, ouest et nord de Merville furent chaque fois repoussées après de vifs combats, ainsi qu’une autre au sud de Meteren.
Quatre attaques successives contre nos positions au sud-est de Bailleul n’ont pas obtenu plus de réusltat.
Au cours de ces nombreuses attaques, l’ennemi a subi de lourdes pertes.
Cet après-midi, une vigoureuse attaque ennemie s’est développée entre la rivière Meteren-Becque au sud-ouest de Me

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/13_avril_1918.html

Journal du samedi 13 avril 1918

La lutte d’artillerie a pris une certaine violence dans la région de Hangard-en-Santerre. Nos reconnaissances se sont montrées actives dans les secteurs de Noyon et de Canny-sur-Matz. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers.
Bombardements assez vifs dans la région du canal de l’Oise et en forêt de Parroy.
Nous avons réussi des coups de main sur les lignes ennemies vers Chermisy (nord de l’Ailette) et à l’ouest de la Butte du Mesnil et ramené des prisonniers.
L’ennemi a poussé ses attaques avec force sur le front britannique.
Des assauts violents et répétés ont été exécutés par des divisions allemandes fraîches dans la région de la rivière Lawe entre Loisne et Lestrem. Dans ce combat, la 51eme division a repoussé les attaques incessantes en infligeant à l’ennemi de grosses pertes, et a, par des contre-attaques énergiques et heureuses, repris les positions dans lesquelles l’ennemi avait pénétré. Une lutte violente a eu lieu à Estaires et entre ce point et Steenwerck. Dans ce secteur, l’ennemi a également attaqué en force et a réussi à refouler la ligne anglaise immédiatement au nord de ces points.
Au nord d’Armentières, une attaque énergique s’est déployée contre les positions britanniques, dans le voisinage du bois de Ploegsteert et l’ennemi, a progressé. Il a été rejeté plus au nord, dans le voisinage de Wytschaete et de Hollebeke.
La lutte continue entre le canal de la Bassée et le canal d’Ypres-Comines.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1207/22 novembre 1917

Ernest Olivié,  aux premières lignes, zone de Burnhaupt (Alsace) 

– Jeudi 22 novembre 1917.- Rien à signaler en dehors du petit train habituel.
– Vendredi 23 novembre 1917.-On commence déjà à dire que l’attaque projetée sur le Kalberg n’aura pas lieu ; il paraît que les Boches sont déjà trop bien renseignés et que, par conséquent, on craint trop d’aller à un échec ; peut-être y a-t-il en réalité d’autres raisons. Le fait est que les canons de tranchées ainsi que les projectiles arrivés en grand nombre ont été à nouveau transplantés en arrière.
Au fond, nous n’en sommes pas mécontents, car ces affaires-là sont toujours désagréables.
Je vais au poste de secours du bataillon de gauche, au point où devait se faire l’attaque. Le secteur est moins agréable que le nôtre, plus humide, moins bien organisé.
 Samedi 24 novembre 1917.- L’abbé Jouanno part en permission de 10 jours. Donc je serai seul pour assurer les messes demain. Je démarche auprès du commandant pour qu’il fasse descendre l’abbé Ressiguier au moulin : il y dira la messe de 8 h. J’irai moi-même en dire une à la 5e compagnie et l’autre à la 7e.

Lettre de Grialou à Ernest.

Le 24 novembre 1917                                                                    Bien cher Olivié,

Ta bonne lettre du 6 est venue me trouver juste au moment où on nous annonçait que le 237e allait être dissous. C’est maintenant chose faite. J’ai bien regretté ce bon régiment dont le colonel avait réussi à faire une grande famille. J’aimais surtout ma compagnie, la 14e , où j’étais l’officier le plus ancien et connaissant le mieux les poilus. Mais la guerre est faite de séparations, et souvent bien plus terribles que celles-là. J’ai pu amener avec moi les deux séminaristes qui étaient à ma compagnie, et mon meilleur camarade parmi les officiers est au même bataillon que moi. Je suis affecté à la 3e Cie du 75e Rég.
Mon nouveau milieu paraît assez sympathique. Le colonel est paraît-il très chic, le chef de bataillon un peu fantasque mais bon ; les autres officiers de bons camarades. Le médecin du bataillon est un fervent chrétien qui fait la Ste Communion chaque matin. Avec cela, deux

prêtres au bataillon, dont l’un infirmier, l’autre faisant fonction d’aumônier. Ce dernier, qui a un peu des allures monastiques, paraît assez peu débrouillard. Mais ne faisons pas de jugements téméraires ; je crois cependant que j’aurai de la peine à retrouver un aumônier comme celui du 4e Bataillon du 237e R. C’était un phénomène dans son genre : très débrouillard, saint prêtre, ayant toujours le bon mot pour rire, bien avec tout le monde, surtout avec les voyous qui ne lui auraient jamais manqué de respect, en un mot l’aumônier des poilus.
J’ai été heureux d’apprendre que tu te trouvais dans un secteur tranquille, tant mieux pour vous. Nous sommes actuellement au repos à 25 km de Paris et un de ces jours, j’espère aller voir Estéveny qui est près de Coulommiers. Nous causerons un peu de tous les amis.

 Je n’avais eu encore l’occasion de te féliciter pour ta citation lors de l’attaque. Tu es en train de devenir un as mais tu es trop modeste.   Continue à prier pour moi. Je ne t’oublie pas de mon côté. Bien affectueusement à toi en NS

Grialou – 3 e Cie – 75 e Rég. – SP 114.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/alsace-1917–2.html

Parution de la baïonnette

ÉTIENNE LE RALLIC – Donnerwetter ! c’est pas l’filon par ici ! Filons ! …

http://labaionnette.free.fr/1917/b125.htm

L’histoire de Clovis Andrieu

Le 22 novembre 1917, le général Dantant, commandant la XIIIe région adresse un rapport circonstancié au ministre de la guerre:  » Le soldat Andrieu se livre depuis longtemps à  une propagande dont je ne veux retenir que le caractère antipatriotique. C’est un meneur, un excitateur. Monsieur Lallemand, ancien Préfet de la Loire, aujourd’hui Chef de cabinet au Ministère de la Guerre, me faisait encore savoir qu’il fallait de toute urgence éloigner Andrieu des organisations ouvrières de la Loire. Ce serait un très bon exemple si ce soldat était rappelé à  reprendre sa place dans un corps de troupe et je renouvelle ma demande du 11.6.1917. »

De ce rapport, on peut retenir que l’action d’Andrieu préoccupait les autorités et cela depuis longtemps: en fait depuis les premières luttes de masse sur les salaires. Et que, comme le pensait Andrieu, le Préfet Lallemand avait mal encaissé le recul auquel il avait été contraint lors de la discussion du bordereau. Andrieu, bien que conscient du caractère inéluctable de la répression (lire plus haut) continue cependant sa propagande. Le 29 septembre, il avait déclaré que le but de l’organisation syndicale était la reprise des relations internationales et s’en prend aux majoritaires syndicalistes et socialistes « qui ont fait cause commune avec les partis bourgeois dans l’Union sacrée ». Le 25 novembre, lors d’une réunion du Bâtiment de Firminy, il fustige Lallemand:  » Il ne faut pas se contenter de l’indemnité de vie chère que l’on vous propose: elle ne correspond pas à  votre valeur… Les patrons n’ont pas respecté l’accord signé en juin dernier chez sa majesté Lallemand. Les pouvoirs publics sont à  la solde des capitalistes. Unissons-nous pour résister à  nos exploiteurs ! Si un de nous tombe, il s’en trouve un derrière lui, prêt à  prendre sa place pour combattre. Le peuple devait être souverain et il ne l’est pas. Comme dans cette salle, dans l’atelier, il y a une nuée de mouchards et nous ne l’avons pas voulu. Notre gouvernement actuel, dans l’entourage duquel gravite Monsieur Lallemand, est constitué de responsabilités hostiles aux aspirations de la classe ouvrière. Quand le peuple élit des maîtres, il donne des verges pour se faire battre… »

toute l’histoire sur : https://www.forez-info.com/encyclopedie/histoire-sociale-de-la-loire/21086-lhistoire-de-clovis-andrieu.html

Journal du jeudi 22 novembre 1917 à travers Le Miroir

Nous avons réussi plusieurs incursions dans les lignes allemandes au nord et au sud de Saint-Quentin et ramené des prisonniers.
Une opération sur la Miette nous a valu de faire 175 prisonniers, et de progresser sur un front d’un kilomètre.
L’attaque anglaise entre Saint-Quentin et la Scarpe a été couronnée de succès. Les troupes britanniques ont pénétré dans les positions allemandes sur une profondeur de 6 à 8 kilomètres et sur une longueur considérable. Elles ont fait plusieurs milliers de prisonniers et capturé un certain nombre de canons.
Le premier système de défense de la ligne Hindenburg a été enlevé, puis, à 1500 mètres de là, le deuxième système. Les hameaux de Bonain, la Vacquerie, Rebecourt, Flesquières, Havrincourt, Marcoing, et le Bois-Neuf, Grancourt et Anneux ont été occupés. A l’est d’Epehy il y a eu aussi une avance sensible.
Les Italiens ont repoussé dans les montagnes, entre Brenta et Piave, une nouvelle succession d’attaques austro-allemandes.
Les troupes britanniques sont arrivées à 9 kilomètres de Jerusalem.
Les commissaires du peuple maximalistes de Petrograd ont prescrit l’ouverture de négociations avec les Austro-Allemands en vue de la conclusion d’un armistice.

l’éphéméride complet sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html