Archives du mot-clé tchéquoslovaquie

1602/21 décembre 1918: la mutinerie de Victoria (Colombie-britannique)

Sur le front intérieur du péril vénérien

Nombre de maladies vénériennes contractées de 1916 à 1919 dans l’armée

(…)est nécessaire de rechercher et de dénombrer les soldats vénériens. Sur ce sujet, les chiffres les plus fous ont circulé, souvent fondés sur des généralisations hâtives à partir d’échantillons de soldats hospitalisés. Avant-guerre, le professeur Fournier estimait le nombre de vénériens à 16 % de la population française (Marsault, 1918, 11), dépassé en cela par le docteur Morhardt persuadé que la plupart des hommes sont victimes d’une maladie vénérienne au moins une fois dans leur vie (Corbin, 1977, 251). Pierre Darmon, en intitulant un récent article « Grande Guerre et flambée de la morbidité vénérienne », semble lui-même sacrifier à cette angoisse alors qu’en réalité il démontre qu’elle fut essentiellement fantasmatique (Darmon, 2000, 754-756). En effet, le nombre de combattants français soignés pour maladies vénériennes de 1916 à 1919 est de 250 346, pour un taux de morbidité évalué à 8 %7.

source: http://www.jeanyveslenaour.com/images/ADH_103_0107.pdf

Les Tchéquoslovaques en France

Les 21e et 22e RCT forment la 1re brigade d’infanterie tchécoslovaque, d’environ 7 000 hommes, aux ordres du colonel Philippe. Lors des premières offensives, les deux chefs de corps de la brigade tchécoslovaque sont français (lieutenants-colonels Gillain et Gardan) et un seul chef de bataillon sur six est tchécoslovaque (commandant Husak).

Le 30 juin, au camp Kléber, à Darney (Vosges), le président de la République, Raymond Poincaré, en présence d’Édouard Benes, remet leur drapeau national aux volontaires tchécoslovaques qui prêtent serment.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-tchecoslovaques-en-france-1914-1918

Turquie: dissolution de la chambre des députés

Le 21 décembre 1918. Dissolution de la Chambre des députés. La Chambre des députés qui était l’organe législatif durant la Première et la Seconde ère constitutionnelle de l’Empire ottoman, a été dissoute par le sultan Vahdettin suite à l’armistice de Moudros. Créée en 1876, la Chambre des députés qui était la chambre basse du Parlement ottoman était constituée de députés élus et des membres désignés par le sultan. La Chambre des députés a été définitivement fermée suite à l’occupation d’Istanbul en 1920. C’est à partir de cette date que les travaux pour la création de la Grande assemblée nationale de Turquie ont commencé dans la nouvelle capitale turque, Ankara.

source: http://www.trt.net.tr/francais/programmes/2016/12/21/aujourd-hui-dans-l-histoire-528659

Parution du Rire rouge

(Vidéo) La mutinerie de Victoria (Colombie-britannique)

Le matin du 21 décembre 1918, des conscrits canadiens-français du 259 ème Bataillon de la Force expéditionnaire canadienne (Sibérie) se sont mutinés au centre-ville de Victoria.

source: https://www.youtube.com/watch?v=_Bg3ZryNSW0

Les  décisions du Sénat

Un décret du 21 décembre 1918 étend le bénéfice de la loi à l’industrie de la chaus- sure dans vingt-quatre départements autres que la Seine.

source: http://www.senat.fr/comptes-rendus-seances/3eme/pdf/documents_parlementaires/1918/DP1918_767_810.pdf

Journal du samedi 21 décembre 1918

Le maréchal Joffre a été reçu à l’Académie, où il a fait l’éloge de notre armée. M. Jean Richepin lui a répondu.
Le roi d’Italie a visité les hôpitaux organisés par le gouvernement italien et la colonie italienne. Il a déjeuné au ministère des Affaires étrangères, puis s’est rendu à l’Hôtel de Ville. Il a ensuite assisté à la séance de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres dont il est membre. Enfin, il a offert un dîner à l’ambassade d’Italie. Après quoi, il a quitté Paris pour aller rendre visite aux divisions italiennes du front.
M. de Romanones est arrivé à Paris, où il vient, on le sait, pour conférer avec MM. Wilson et Clemenceau.
Le maréchal Douglas Haig a été reçu solennellement à Londres.
Le Labour Party demande que les travaux de la conférence de la paix aient lieu au grand jour.
Le gouvernement suédois demande à la Finlande que le cas de l’archipel d’Aland soit tranché par un referendum des populations intéressées.
Le congrès des conseils ouvriers et soldats d’Allemagne a donné pleins pouvoirs au gouvernement des mandataires du peuple.
Une armée polonaise a débarqué à Dantzig.
Le pape a transmis aux chancelleries de l’Entente une nouvelle requête de l’Autriche relative à l’insuffisance des vivres à Vienne.
Le ministre des Affaires étrangères de Hollande a prononcé un nouveau discours pour essayer de justifier son attitude au regard de la question du passage des troupes allemandes à travers le Limbourg.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

1545/25 octobre 1918

Le 507e régiment de chars de combat à Villiers-le-Sec (Haute-Marne)

Le Général BERDOULAT, Commandant le 20e Corps d’Armée, devant recommencer le 25 au petit jour une opération sur Villiers-le-Sec, obtint l’appui d’une compagnie de chars blindés pour cette nouvelle attaque.
Un bataillon du 79e Régiment d’Infanterie, appuyé par la section du Lieutenant BAGNERIS, attaqua le village par l’ouest. La section du Lieutenant RODET agit avec le 418e R. I. en débordant Villiers-le-Sec par le sud et, à gauche, la section SAMBART passant dans la zone du 160e R. I. devait flanc-garder l’attaque, puis se rabattre sur le parc et le château situés sur la route de Villiers à Pleine-Selve.
La section SAMBART sauta en partie sur un champ de mines et ne put accomplir sa mission. Mais les deux autres sections réussirent et le soir Villiers-le-Sec était aux mains du 79e R. I. qui y trouva beaucoup de matériel et 700 prisonniers.
Au cours de cette action, la section RODET fut prise à partie par deux pièces anti-chars. L’une fut détruite par un coup de 37 tiré par le Maréchal-des- Logis FUMERON ; le Lieutenant RODET cassa le percuteur de son canon en tirant sur l’autre, mais son mécanicien, le Brigadier MARTIN, fonça en quatrième vitesse sur la pièce anti-chars dont les servants furent si impressionnés qu’ils vinrent au-devant du char les mains levées.
L’accident survenu à la section SAMBART doubla le travail de la section BAGNERIS qui dut attaquer le parc et le château après avoir nettoyé le  village. Cette section, admirablement dressée et commandée, sut conserver toute sa cohésion et rester dans la main de son chef pendant toute la journée. Le Lieutenant BAGNERIS dut en partie cette rare cohésion à l’extraordinaire bravoure du Chasseur blindé JEANDET, une mauvaise tête mais ayant du cœur. Ce chasseur assura volontairement la liaison entre les chars de sa section pendant le combat, sautant d’un appareil à l’autre, leur indiquant le chemin, désignant les objectifs, montrant les mitrailleuses et recueillant les prisonniers.

source: http://tableaudhonneur.free.fr/507eRCB.pdf

Charles Meyrand, du 261e R.I fusillé au Grand Camp

Charles Meyrand, du 261e R.I., est fusillé au Grand Camp. Condamné à mort le 10 juillet pour tentative d’espionnage et organisation de désertion.

source: http://www.archives-lyon.fr/archives/sections/fr/centenaire1gm/a_lyon_en_1418

Des Tchéquoslovaques délivrent le Vouzinois (ardenne)

La ville de Vouziers a le noble privilège d’être un des hauts lieux de l’amitié franco tchécoslovaque et l’école Masaryk a été édifiée pour perpétuer cette amitié.

Ce qui a fait se rencontrer les peuples français et tchécoslovaques, c’est le combat pour un idéal de paix fondé sur la liberté, la justice, la démocratie, la fraternité humaine et le refus de tout asservissement. Cet idéal a fait se lever les Tchèques et les Slovaques dans le Monde entier pour refuser le joug allemand et autrichien et pour accéder à leur indépendance. Ces volontaires appartenant aux 21e et 22e régiments, puis à la Brigade Tchécoslovaque, participèrent aux combats terribles entre les 19 et 25 octobre 1918 qui permirent la libération des communes de TERRON, VRIZY, VANDY et CHESTRES au prix de pertes énormes. 212 d’entre eux reposent au cimetière de CHESTRES.

source: http://sepia.ac-reims.fr/lyc-masaryk/-joomla-/images/stories/documents/masarykhistorique.pdf

Journal du vendredi 25 octobre 1918

Sur le front belge, l’armée française a accentué son avance à l’est de la Lys. Elle a atteint la route de Deynze à Courtrai, entre Peteghen et Oufene et progressé au nord de Vitche.
Les Anglais ont livré de vifs combats sur le front de bataille de Valenciennes. Ils ont chassé l’ennemi du bois de Vendegies et se sont emparés des villages de Neuville, Salesches et Beaudignies, et des passages de l’Ecaillon. Une contre-attaque allemande vigoureuse à Vendegies a été repoussée.
Au nord de Valenciennes, nos alliés ont chassé l’ennemi de la forêt de Raismes, et capturé les villages de Thiers, Haute-Rive et Thun.
Combats acharnés à l’ouest de Tournai.
Nos troupes, sur le front de l’0ise, ont franchi le canal à l’est de Grand-Verly. Malgré des contre-attaques, elles se sont maintenues sur la rive est.
Entre Oise et Serre, lutte également vive dans la région de la voie ferrée, au nord de Mesbecourt. Nous avons fait des prisonniers. Au nord de Nizy-le-Comte, nous avons sensiblement élargi nos gains. A l’est de Vouziers, activité des deux artilleries.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1258/12 janvier 1918

Création du 21 ème régiment de chasseurs avec des Tchéquoslovaques

En décembre, le gouvernement français consentit à la création d’une légion tchécoslovaque en France et, dès le 12 janvier 1918, on forma, à Cognac, le 21° régiment de chasseurs sous l’autorité du maréchal Foch. On y incorpora les volontaires qui servaient déjà dans la Légion Etrangère. Peu de temps après, le 20 mai 1918, un 22° régiment de chasseurs tchécoslovaques fut formé à Jarnac. Le 30 juin 1918 le président Poincaré accueillait Edouard Bénès à Darney et proclamait le droit à l’indépendance des Tchèques et des Slovaques devant les soldats désormais réunis au sein de la brigade tchécoslovaque nouvellement créée. On remit ce jour-là au 21° régiment tchécoslovaque le drapeau rouge et blanc offert par la ville de Paris, réalisé d’après une proposition du peintre Frantisek Kupka. Les soldats prêtèrent solennellement serment devant le président de la République française puis furent envoyés au front. Le 21° régiment reçut le baptême du feu à Terron, le 22°, non loin de là, à Vouziers, sur le front de l’Aisne. A la fin de la guerre, le 3 décembre 1918, on forma à Cognac un 23° régiment de chasseurs tchécoslovaques puis un 24 °, le 18 janvier 1919. Une cinquième division tchécoslovaque succéda ainsi à la brigade de 1917. Ce qui donna naissance, à une armée nombreuse qui, en dépit de débuts modestes mais déterminés, joua un rôle décisif dans la création d’un Etat tchécoslovaque indépendant. La date du 30 juin est restée jusqu’à aujourd’hui la fête officielle de l’armée de la République tchèque en souvenir du serment de Darney.

source: https://www.rota-nazdar-france.com/about

Des Valenciennois otages en Lithuanie

Arrivés le 12 janvier 1918, 160 otages (dont 17 prêtres sur les 52) partent pour Jewie le 18. Il leur faut bien entendu regagner la gare de Zosle, d’où le train les conduit en une heure à celle de Jewie. De là ils marchent 15 minutes jusqu’à une église orthodoxe, qui -dit Ferré- a subi le bombardement (lors de l’offensive germano-russe).

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2012/12/09/35349428.html

Parution de l’Europe nouvelle

Agrégée de Lettres, infirmière pendant la guerre, Louise Weiss crée en 1918 une revue de politique française et internationale, L’Europe nouvelle, destinée à l’élite dirigeante de tous les pays. L’Europe Nouvelle étudie les conditions de la vie politique, économique et sociale de l’Europe. Elle publie des textes des grands traités internationaux et les comptes rendus des sessions de la Société des Nations à Genève.

Comme Aristide Briand, Louise Weiss est persuadée de la nécessité d’une réconciliation franco-allemande et d’une union européenne pour garantir la paix sur le continent.

Louise Weiss, que l’on peut surnommer la « grand-mère de l’Europe » (Jean Garrigues, Penser et construire l’Europe, 2007), a lutté toute sa vie pour une Europe plus unie et plus pacifique. Le premier numéro de L’Europe nouvelle paraît le 12 janvier 1918. La revue plaide pour la paix et pour l’entente entre les pays du vieux continent. Durant les années vingt, les plus grands responsables politiques, les plus grandes plumes écrivent dans une revue qui est lue par l’élite dirigeante des pays européens. Elle participe donc à la diffusion de l’idée d’Europe, à la recherche d’une paix juste avec l’Allemagne, et d’une organisation internationale puissante capable d’imposer la paix.

Source: https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/larmistice-du-11-novembre-1918/1918-une-europe-bouleversee/pacifisme-et-idee-europeenne/

Journal du samedi 12 janvier 1918

En Argonne, vers les Courtes-Chausses et dans les Vosges (région de Blemerey) nos détachements ont fait des incursions dans les lignes ennemies et ramené des prisonniers.
La lutte d’artillerie a été assez vive par moments vers la région de Beaumont et de Bezonvaux.
Deux avions allemands ont été abattus en combat aérien.
Un régiment de Londres et un régiment de fusiliers ont attaqué sur trois points les tranchées allemandes au sud-est d’Ypres. Ils ont fait subir de nombreuses pertes aux occupants et ramené des prisonniers et des mitrailleuses.
Activité de l’artillerie ennemie au cours de la journée au sud de Bullecourt, à l’ouest de Lens et à l’est d’Ypres.
Grande activité aérienne. Nos alliés ont fait des réglages et pris de nombreux clichés. Des bombes ont été jetées sur les cantonnements et baraquements ennemis. Les pilotes anglais, opérant à faible hauteur, ont attaqué à plusieurs reprises à la mitrailleuse les troupes allemandes dans leurs tranchées.
Quatre appareils ennemis ont été abattus et deux autres contraints d’atterrir, désemparés. Trois avions anglais ne sont pas rentrés.
En Mésopotamie, le terrain est inondé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1231/16 décembre 1917: journal du 28 ème RI au sud de Saint-Quentin

Journal du 28 ème RI au sud de Saint-Quentin

Dans la nuit du 16 au 17, les trois Bataillons du 28e RI (moins les CM), l’EM et la CHR du 28e, relèvent les trois Bataillons (moins les CM) l’EM et la CHR du 24e RI.

A 6h30 un coup de main est fait par une unité du 24e restée dans le secteur.
Un sous-officier allemand du 465e RI est fait prisonnier par le soldat Adam de la 7e Compagnie (PP19).

A 16h45, un bombardement violent par obus de tous calibres s’abat sur le Saillant du Raulieu, les parallèles Buisson et d’Auvergne. B. de Clermont, B. Pie parallèle Fouteuille. Obus toxique vers le Poutchu.
Pas d’action d’infanterie.
Le bombardement a cessé vers 17h30.
Pertes : 3 tués (soldats Molinié (2), Norbert (1), Flahaut (3), 2e compagnie).
3 blessés (Boivin (2), soldat 2e ; Hugo, soldat 11e ; Gervais, soldat 7e compagnie).

Vers 20h30, cinq Allemands du 465e RI, égarés dans nos lignes, ont été faits prisonniers par une de nos patrouilles. Nuit calme. La neige est tombée en abondance.

source: http://vlecalvez.free.fr/JMO_decembre1917.html

Constitution  de l’armée tchécoslovaque en France

Le 16 décembre 1917 est proclamé le « Décret de constitution de l’armée tchécoslovaque en France ». Milan Rastislav Štefánik, qui a pris part à la rédaction de ce décret, est chargé de recruter les légions tchécoslovaques en Italie (février 1918) et en Russie et Sibérie (février – mars 1918). Après les négociations d’octobre 1918 à Genève, Štefánik est nommé Ministre de la Défense nationale tchécoslovaque.

La réplique de l’un des trains qui transportèrent les légionnaires tchécoslovaques à travers la Sibérie durant la Première Guerre mondiale, permet de rappeler l’histoire et la vie de ces légionnaires et leur rôle dans la naissance de la Première République tchécoslovaque.

source: https://sk.ambafrance.org/Le-train-des-Legions-tchecoslovaques-en-gare-de-Bratislava-19-09-2017

La mémoire des Tchécoslovaques de France engagés en 14-18

Sur radio Praha

Cette année 2016 est marquée par de nombreux anniversaires et en particulier par les commémorations du centenaire des batailles de Verdun et de la Somme, deux batailles terribles et emblématiques de la Première Guerre mondiale. Même marginalement des Tchèques et des Slovaques ont pris à ces batailles, comme certains d’entre eux ont pris part plus généralement à ce conflit du côté français, contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Historien spécialiste de la communauté tchécoslovaque immigrée en France, Jean-Philippe Namont a évoqué pour Radio Prague la mémoire spécifique de ces anciens combattants, une mémoire encore visible et vivante.

Qui sont ces Tchécoslovaques qui se sont battus du côté de la Triple-Entente en France ?

« Il y a deux grands groupes. Il y a d’abord les Tchécoslovaques qui vivaient déjà en France, en fait des Tchèques qui étaient déjà présents en 1914 et qui s’engagent à l’été 1914 pour lutter contre l’Autriche-Hongrie. C’est une initiative locale, parisienne en fait, des associations. Ces gens vont rentrer dans la Légion étrangère et combattre à partir de la fin de l’année 1914. Le deuxième contingent, ce sont des brigades qui sont composées des engagés de 1914 qui ont survécu aux premiers combats mais aussi de volontaires qui sont levés dans des camps de prisonniers en Serbie, en Italie, en Russie notamment. Des prisonniers de guerre austro-hongrois en réalité et qui deviennent des membres de ces brigades à partir du décret du président de la République Raymond Poincaré du 16 décembre 1917, qui crée une armée tchécoslovaque autonome. Ils combattront donc sous un uniforme tchécoslovaque. »

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L’infirmière tchèque Marcelline Kopeck, engagée volontaire à la Croix-Rouge

A quelles batailles participent ces Tchécoslovaques ? Cette année, on commémore le centenaire des batailles de la Somme et de Verdun. Y ont-ils pris part ?

« Oui, ils ont participé à ces batailles. Mais en réalité, ils ont surtout combattu en ces lieux en 1917, donc après la bataille de la Somme, après la bataille de Verdun, mais sur ces théâtres d’opérations qui restaient des lignes de front. Ils combattent fin 1914 en Champagne. Ils vont combattre ensuite en Artois au début de l’année 1915 et puis surtout, quand l’armée est créée et est opérationnelle en juin 1918, ils vont être envoyés dans les Vosges, à nouveau en Champagne, à Vouziers dans les Ardennes, à Terron par exemple. »

Vous êtes l’auteur en 2007 d’un article sur les Tchécoslovaques de France et leur mémoire de la participation à la Première Guerre mondiale. On y lit que cette mémoire est apparue très tôt. Comment naît-elle ?

« Effectivement, elle naît très tôt parce que les engagés de l’été 1914 combattent essentiellement à partir de la bataille d’Artois en mai 1915 et on peut dire qu’immédiatement les premiers combats sont tellement meurtriers qu’ils frappent la communauté et il y a immédiatement une volonté de leur rendre hommage. On dit, dès le lendemain du 9 mai 1915, une messe à Paris en leur mémoire. Et à partir de là s’enclenche un processus mémoriel jusqu’à aujourd’hui. »

La suite sur http://m.radio.cz/fr/rubrique/histoire/la-memoire-des-tchecoslovaques-de-france-engages-en-14-18?set_default_version=1