Archives du mot-clé tirailleurs sénégalais

(Sénégal) La croix de la Légion d’honneur remise à la famille d’Abdoulaye Ndiaye

Dakar, 11 nov (APS) – La famille de l’ancien combattant Abdoulaye Ndiaye, « dernier tirailleur sénégalais » de la Première Guerre mondiale décédé le 29 octobre 1961 à Dakar, a reçu samedi, en marge d’une cérémonie commémorative de l’armistice de 1918, la croix de la Légion d’honneur, décernée à ce dernier par la France.
C’est l’ambassadeur de France, Christophe Bigot, qui l’a remise à la famille d’Abdoulaye Ndiaye, pour rendre hommage à ce « héros de la grande guerre ».
« Je suis très heureux de remettre ce matin l’insigne à sa famille qui permettra de reconstituer le mannequin du musée des Forces armées de la République, témoin de la gloire de votre aïeul », a dit M. Bigot.
Il intervenait lors de la 99e édition des commémorations de l’armistice, un traité signé le 11 novembre 1918 et qui a mis fin aux combats de la Première Guerre mondiale 14-18.
Au cours de cette cérémonie organisée à la base dakaroise Des Eléments français au Sénégal (EFS), à Ouakam, en présence de leur commandant, le général Denis Mistral, l’ambassadeur de France a souligné « les valeurs qui nous animaient et celles qui nous animent toujours et qui font la force de l’engagement du Sénégal dans les forces de maintien de la paix ».
Christophe Bigot est revenu sur « le parcours digne d’éloge » du tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye, « un héros de la grande guerre, le premier soldat africain à avoir été fait commandeur de la légion d’honneur en 1956 », plus exactement le 29 novembre.
« C’était un natif de Saint-Louis. A 19 ans, il rejoint le 6ème et le 22ème régiments d’infanterie coloniale au sein duquel il rejoint les théâtres du nord de la France et d’Orient où il est engagé à plusieurs reprises », a rappelé l’ambassadeur de France au Sénégal.
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1029/28 mai 1917

Journal du lundi 28 mai 1917 à travers Le Miroir

Une tentative des Allemands sur nos tranchées, au nord du moulin de Laffaux, a échoué sous nos feux. Dans ce secteur, ainsi que sur le plateau de Californie et dans la région des crêtes au sud de Nauroy et de Moronvilliers, la lutte d’artillerie a été assez violente au cours de la nuit.
Une attaque  locale a permis aux Anglais d’effectuer une nouvelle progression vers Fontaines-les-Croisilles. Des engagements de patrouilles vers le Cojeul, leur ont valu un certain nombre de prisonniers.
Ils ont abattu trois avions allemands en combat aérien, huit autres avions ont été contraints d’atterrir, désemparés. Quatre avions anglais ne sont pas rentrés.
Les Italiens ont continué leur progression sur le Carso en s’emparant de nouveaux points fortifiés. Ils ont fait des prisonniers en plusieurs endroits: 1150 au total.
Le général américain Pershing a fait un discours éloquent pour affirmer que ses troupes viendraient prochainement collaborer à la libération du front occidental.
On dément officiellement à Vienne que l’archiduc Joseph doive succéder à M. Tisza à la tête du cabinet hongrois.

Le journal de la Huronne

Hier dimanche, le congrès socialiste a décidé, à la quasi-unanimité, l’envoi de délégués français à la conférence de Stockholm, qui doit réunir les représentants de tous les belligérants. Paron m’a conté cette grande séance. Deux députés qui rentrent de Russie, Cachin et Moulet, ont décidé du vote. Ils ont établi que la convocation à Stockholm venait des Russes et non pas des Allemands, comme le prétendait la presse orthodoxe, acharnée contre cette conférence. Ils ont montré que les délégués français pourraient utilement défendre leur pays contre l’accusation d’impérialisme et démasquer le arrière-pensées de conquêtes de leurs rivaux ; tandis que leur absence laisserait face à face les Russes et les Allemands. Majoritaires et minoritaires se sont unis aux cris de : « Vive Jaurès ! » Cette réconciliation n’était pas sans grandeur. Les socialistes de gouvernement sont eux-mêmes acquis à la conférence de Stockholm.

La foule qui stationnait devant l’Hôtel Moderne, où se tenait le congrès, a salué de folles ovations la proclamation du vote. Paron exulte. Il dit que celle conférence peut être le plus grand événement de la Guerre. Mon entourage paraît consterné.

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Mai_1917

L’exode des Cominois

Au début du mois de mai 1917 a commencé l’exode des habitants de Ten Brielen, Bas-Warneton, Houthem et, en France, du Blanc Coulon. Ce que les Cominois français redoutaient depuis des semaines allait fatalement se produire, et le 28 mai 1917, il y a exactement 100 ans, l’évacuation générale des Deux Comines commençait. L’ordre en avait été donné la veille. On venait de quitter l’église où on avait célébré la Pentecôte, quand le brigadier de police Leclerc avait intimé chacun au silence en agitant sa clochette, avant d’annoncer que dans les trois jours suivants, les huit mille Cominois devraient avoir quitté la ville, rue après rue, quartier après quartier. Suivaient les consignes pratiques d’usage. On avait beau avoir redouté cette évacuation, c’était la stupeur ! Et c’étaient les Alliés qui en avaient eu l’idée car Comines était proche de la ligne du front, et ils ne voulaient ni garder un recul de

Vue aérienne de (Beine)Nauroy le 28 mai 1917

http://www.lesamisdenauroy.fr/presse.php

Livre: il revint immortel de la grande bataille

Le 28 mai 1917, l’aspirant René Germain se présente « tout joyeux » au commandant de sa nouvelle unité, le légendaire RICM, Régiment d’infanterie coloniale du Maroc. Malgré son âge (22 ans), ses états de service et ses galons gagnés au feu en Argonne (août 1915), en Champagne (septembre 1915), dans l’Oise et dans la Somme (mai 1916), lui valent aussitôt le respect des « marsouins », souvent plus vieux que lui, qu’il va conduire au combat. Chemin des Dames (juin 1917), Malmaison (octobre 1917), Butte du Mesnil (septembre 1918) en passant par Canny-sur-Matz dans l’Oise, où le RICM arrête la première offensive allemande du printemps 1918 et où le lieutenant Germain glane une troisième et avant-dernière étoile pour sa Croix de Guerre?: autant d’étapes sur des sentiers de la gloire qui mèneront le jeune Savoyard jusqu’en Rhénanie occupée, avant une démobilisation très attendue mais finalement frustrante, prélude à soixante-dix longues années de vie civile dont « aucune journée n’aura l’éclat d’un seul de ces jours de souffrance et de tonnerre » passés dans la fraternité des armes et le vacarme de la grande tourmente. Rédigés à partir des notes prises au jour le jour et illustrés par les photos et les croquis réalisés sur les lieux mêmes de l’action, les Carnets de guerre de René Germain nous font vivre l’enfer des tranchées mais aussi l’exaltation de l’assaut – ces moments terribles où se jouent, en quelques secondes, la vie des hommes et le sort des batailles –, et partager, dans sa grandeur et sa misère, le quotidien des poilus d’une troupe d’élite – le RICM – dont le drapeau est aujourd’hui encore le plus décoré de France, mais dont le rôle en 1914-1918 était resté jusque-là trop méconnu.

http://www.editionsitaliques.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=63

Les tirailleurs sénégalais d’Oléron

Le Séquane donc, ou plutôt SS Sequana, était un navire de transports de marchandises et de passagers appartenant à la compagnie de navigation sud-atlantique, construit en 1898. Pendant la première guerre, il est réquisitionné pour le transport de troupes.

Le 28 mai 1917, il quitte donc  Dakar avec, à son bord, 566 personnes, dont 99 marins, 400 tirailleurs sénégalais, et 166 passagers civils. Le 8 juin, à trois heures du matin, il se trouve au large de l’île d’Yeu, près de la Pointe des Corbeaux, lorsqu’il est frappé  à tribord par une torpille allemande lancée par un sous-marin UC 72. A 3h30, le bateau coule. Une grande partie des passagers pourront être sauvés, et ramenés sur l’île par 12 baleinières et deux bateaux de pêche. 6 hommes d’équipage, 3 passagers et 198 sénégalais trouveront la mort. Comme on le voit, et sans surprise, les tirailleurs sénégalais paient le plus lourd tribut, puisque la moitié d’entre eux va périr dans le naufrage. On peut facilement imaginer qu’ils étaient embarqués à fond de cale, et sachant que le navire a sombré en une demi-heure, et que la majorité d’entre eux ne savait certainement pas nager, leurs chances de survie étaient faibles. 12 chaloupes et deux bateaux de pêche pour secourir 566 personnes, cela fait une moyenne de 40 personnes par embarcation. Seuls 3 passagers sur 166 et 6 marins sur 99 ne pourront être sauvés, c’est très peu. On peut donc supposer qu’ils ont embarqué prioritairement sur les chaloupes, et que les tirailleurs ont été piégés dans les ponts inférieurs. Les chiffres crient l’évidence d’un destin inégal.

Ils avaient embarqué à Dakar, sans doute devaient-ils rejoindre le front : la moitié n’y parviendra pas. Que sont devenus les  tirailleurs qui survécurent au naufrage ? Ont-il échappé à la boucherie des tranchées ? Que leur est-il arrivé, lorsqu’ils ont débarqué dans l’île ? Ont-ils rejoint le camp « d’hivernage » où ils étaient regroupés avant de monter au front, près d’Arcachon, au lieu dit Le Courneau ?

http://vietdom.blog.lemonde.fr/2013/09/05/tirailleurs-senegalais-doleron-suite/http://vietdom.blog.lemonde.fr/2013/09/05/tirailleurs-senegalais-doleron-suite/

987/16 avril 1917: début de la bataille du chemin des Dames

Début de la bataille du chemin des Dames

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http://www.chemindesdames.fr/pages/contenu.asp?contenu_id=60

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

D’où vient le nom du chemin des dames?

http://www.chemindesdames.fr/pages/faq_rep.asp?faq_id=29

L’offensive Nivelle du  16 avril 1917

A la tête des armées françaises depuis le début de la guerre, le général Joffre est remplacé le 13 décembre 1916 par Robert Nivelle alors qu’après l’échec des offensives d’Artois et de Champagne en 1915 et dans la Somme en 1916, il a préparé le plan d’une nouvelle offensive entre Soissons et Reims pour le début de l’année 1917.

Reprenant en partie le plan de Joffre, Nivelle promet d’opérer une percée décisive sur le Chemin des Dames « en 24 ou 48 heures ».

Plusieurs fois reportée, notamment suite au repli stratégique allemand sur la ligne Hindenburg (ou Siegfried), et même remise en cause (le 6 avril, Nivelle propose sa démission qui est refusée), l’offensive est finalement fixée au 16 avril à 6 heures du matin.

Plus d’un million d’hommes ont été rassemblés sur un front de 40 km entre Soissons et Reims : placée en réserve, la Xe armée est chargée d’exploiter les succès des Ve et VIe armées qui doivent rompre le front. Pour la première fois du côté français, des chars d’assaut doivent être engagés.

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=3

(vidéo)Ce jour là : le premier char français le 16 avril 1917

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Le 16 avril 1917, la France engageait des chars pour la première fois sur le champ de bataille. Cette attaque fut déclenchée entre le Chemin des Dames et la vallée de l’Aisne, à proximité de Berry-au Bac. Bien que cette première ne fut pas vraiment un succès, elle fut un acte de courage et d’espoir qui ouvrit la voie aux offensives décisives de l’été 1918 et fit la preuve que ce nouveau moyen de combat épargnait la vie de nombreux combattants, en particulier parmi les fantassins. Un Mémorial aux Morts des Chars d’Assaut fut inauguré par le maréchal FOCH, le 2 juillet 1922, à l’endroit où les chars s’élancèrent à l’attaque. Depuis lors, on a commémoré l’événement chaque année, sauf entre 1940 et 1945, afin de perpétuer le souvenir de ce fait d’armes et d’honorer la vaillance de ses participants.

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Montage d’archives consacré à l’histoire du char d’assaut français qui fut utilisé pour la première fois le 16 avril 1917.Commentaires sur des images du char sur les champs de bataille pendant la première guerre mondiale ; images de la rencontre de Louis RENAULT et de l’armée pour la conception d’un nouveau char plus maniable.

http://www.ina.fr/video/CAF94005540

http://www.montjoye.net/bataille-berry-au-bac-chars-14-18-chemin-des-dames

L’exploit d’Emile Bigorne

http://www.mairie-frasnoy.fr/docs/Emile_Bigorne.pdf

(Point de vue) (bande son)Le  massacre entêté du chemin des Dames

craonneEn avril 1917, le général Nivelle a remplacé Joffre à la tête des armées. Il décide de maintenir une offensive prévue sur le chemin des Dames. Son objectif, percer le front, comme il l’a fait à la fin de la bataille de Verdun. Mais il faudra prendre un plateau, en grimpant sur une pente, que les Allemands ont lourdement fortifié. La bataille sera perdue dès la première heure.

Ils n’avaient personne devant eux . Français et Anglais ont mis plus d’une semaine à s’apercevoir que les Allemands ne sont plus dans les tranchées d’en face. Ils se sont repliés derrière la ligne Hindenburg. Et comme ils l’avaient voulu, ce repli ne fait pas l’affaire des Français. Avant d’être remplacé à la tête des armées, le général Joffre a en effet planifié une grande offensive franco-anglaise entre Vimy et Reims. Entre ces villes, le front présente un angle favorable à une attaque.

Après le repli allemand, cet angle a disparu . Mais pas l’offensive. Entre temps, le général Nivelle a remplacé Joffre. Ce brillant officier, prometteur, a été l’artisan de la percée de Verdun. Il décide donc de reprendre le plan de Joffre. Sauf qu’on n’attaquera pas un saillant, mais un front continu, voilà tout. L’idée est de s’emparer du chemin des Dames, entre les vallées de la Somme et de l’Ailette, ainsi nommé parce que jadis, les filles de Louis XV l’empruntaient pour se rendre dans de bucoliques châteaux campagnards.

(Point de vue suite) Le 16 avril 1916, l’offensive du Général Nivelle Extrait de l’émission « 14-18 », Alain Nayaert (1967)

https://www.rtbf.be/auvio/detail_le-16-avril-1916-l-offensive-du-general-nivelle?id=1938884

La bataille de Craonne, véritable boucherie de la Guerre 14-18

http://voyages.ideoz.fr/craonne-plateau-bataille-chemin-des-dames-guerre-14-18/

Les tirailleurs sénégalais au coeur de l’offensive du Chemin des Dames

http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/tirailleurs_senegalais_au_coeur_de_l_offensive_du_chemin_des_dames.html

Quand les Sénégalais attaquaient sur le Chemin des Dames

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L’offensive du 16 avril sur l’Aisne a montré que, s’il avait fait moins froid, si l’approvisionnement en munitions avait été assuré, et surtout si les Sénégalais avaient été appuyés à droite, à gauche et à l’arrière, ils n’auraient pas lâchés le terrain conquis. Il suffit de prendre une carte et de voir où se trouve la jonction des boyaux de Trêves et de Juliers (7320) pour se rendre compte que les Sénégalais sont allés le plus loin en cette région et qu’ils y sont restés le plus longtemps.

 Les Sénégalais ont été remarquables au cours de cette journée. Aucun obstacle ne les a arrêtés. Ils n’ont abandonné le combat le 17 que, vaincus par le froid, privés de munitions et parce qu’ils n’étaient plus soutenus.

 Tirailleurs et gradés ont rivalisé d’entrain et d’énergie au cours de cette journée.

 Au combat du 16 avril, le bataillon a eu les pertes ci-après détaillées. Il faut ajouter à ces pertes, 298 évacuations d’Indigènes pour maladie ; sur ce chiffre, 118 pour pieds gelés.

source: http://www.souvenirfrancais-issy.com/article-quand-les-senegalais-attaquaient-sur-le-chemin-des-dames-45317055.html

De Soissons à Reims l’attaque du 16 avril 1917

https://vimeo.com/174362383

Journal de guerre du lundi 16 avril 1917 à travers Le miroir

Activité d’artillerie au nord et au sud de l’Oise. Nos reconnaissances ont trouvé partout les tranchées ennemies fortement occupées.
En Champagne, violente canonnade. Escarmouches à 1a grenade à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Nos reconnaissances ont pénétré en plusieurs points dans les tranchées allemandes complètement bouleversées par notre tir.
Sur la rive droite de la Meuse, l’ennemi a lancé deux attaques : l’une sur la corne nord-est du bois des Caurières, l’autre vers les Chambrettes. Ces deux tentatives ont été brisées par nos feux.
En Lorraine, rencontres de patrouilles vers Pettoncourt et dans la forêt de Parroy. Nos escadrilles de bombardement ont opéré sur les gares et établissements du bassin de Briey et de la région Mézières-Sedan. Les casernes de Dieuze ont été également bombardées.
Les Anglais ont arrêté une forte attaque allemande sur un front de plus de 10 kilomètres de chaque côté de la route Bapaume-Cambrai. L’attaque a été repoussée sauf à Lagnicourt, où l’ennemi a pris pied, mais d’où il a été aussitôt chassé. Nos alliés ont enlevé la ville de Liévin et la cité Saint-Pierre. Sur tout le front de la Scarpe, ils se sont avancés à une distance de 3 à 5 kilomètres de la falaise de Vimy. I1s arrivent aux abords de Lens.
Les Belges ont pénétré dans les deuxièmes lignes ennemies qu’ils ont trouvées inoccupées, près de Dixmude.
Violente canonnade en Macédoine, entre le Vardar et le lac Prespa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Deux soldats (un breton et un sénégalais) de 14-18 retrouvés et identifiés

Sur le site de L’Aisne Nouvelle par Par Pénélope Milan

Deux corps de poilus, ceux d’un Breton et d’un Sénégalais, ont été retrouvés il y a quinze jours.

Deux semaines après les faits, Franck Viltart, chargé de mission du Chemin des Dames, est encore ému à l’évocation de la découverte exceptionnelle qu’il a faite à Chermizy-Ailles, samedi 10 décembre. « Un marcheur m’a appelé pour me prévenir qu’il avait trouvé des ossements près d’Ailles, un village disparu de la Grande Guerre. Je me suis tout de suite rendu sur place et en découvrant les ossements, notamment une mandibule humaine avec des dents, accompagnés d’un équipement de soldats français, j’ai tout de suite su que c’était le corps d’un poilu.»

Aussitôt, le chargé de mission emmène sa précieuse découverte à la Caverne du Dragon, située non loin de là. « On a tout stocké dans les réserves du musée pour mettre le corps et les objets à l’abri et on a appelé la gendarmerie et le service des sépultures de guerre et haut lieu de mémoire de l’Onac (Office national des anciens combattants et victimes de guerre). »

« C’est assez exceptionnel »

Les jours suivants, les agents de l’Onac poursuivent les fouilles sur le site, mettant au jour de nombreuses munitions, un deuxième corps et des plaques d’identité. « C’est assez exceptionnel de retrouver les plaques d’identité, elles sont quand même vieilles de cent ans. » Grâce à ces découvertes, on sait que les soldats retrouvés sont Francis Tardivel, un Breton né le 11 mars 1895 à Languenau et tué par l’ennemi le 16avril 1917, et un Sénégalais, Mahama Alidji, né en 1895, mort au combat le 16 avril 1917. « Cela fait longtemps que l’on ne retrouve plus de soldats du 16 avril 1917, c’est vraiment un symbole très fort à la veille du centenaire du Chemin des Dames », commente, ému, Franck Viltart.

La suite sur http://www.aisnenouvelle.fr/region/deux-soldats-de-14-18-retrouves-et-identifies-ia16b111n435721

 

Images 14-18: des milliers d’images souvent inédites

Un site à voir absolument avec des milliers d’images souvent inédites sur la Première guerre mondiale

A proximité du fort de la Pompelle
A proximité du fort de la Pompelle

Dans le cadre du plan de numérisation national du Ministère de la Culture et de la Communication, avec le soutien des départements de Meuse, Meurthe-et-Moselle , Vosges et Moselle, du Conseil Régional de Lorraine, de la Communauté Urbaine du Grand Nancy , de la Mission du centenaire de la Grande guerre et du Souvenir Français, le Centre Image Lorraine sensibilise les publics à un devoir de mémoire; encourage et réalise la transmission d’un patrimoine aux générations futures avec le site www.imagesde14-18.eu consacrant une part importante de ce site en trois dimensions, accessible à tous et notamment au public scolaire portant sur le conflit; créé sur la base des plaques stéréoscopiques en possession du C.I.L. et de ses partenaires dont le Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux et de nombreux donateurs et prêteurs privés.

un avion français abattu près de Reims
un avion français abattu près de Reims

Mis en ligne le 11 novembre 2013 avec 15 000 images à cette date, ce site ne cessera pas d’augmenter ses collections sur la Grande guerre jusqu’au 11 novembre 2018.

http://www.imagesde14-18.eu/

En tête de l’article légende photo: Militaires français (artilleurs) devant le fort de la Pompelle près de Puisieulx (Marne) à quelques kilomètres de Reims, durant la Première Guerre mondiale. Occupé par les Allemands dès le 4 septembre 1914, le fort est reconquis par les Français après les combats de la Marne, le 24 septembre 1914 et jouera un rôle déterminant dans la défense du secteur de Reims. L’obus disposé au sol rappelle le type de projectiles utilisés lors des bombardements du fort.

Tirailleurs sénégalais près de Reims
Tirailleurs sénégalais près de Reims