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1492/3 septembre 1918: Informations contradictoires sur le moral des soldats allemands

Avec le 4e régiment de tirailleurs tunisiens

Du 30 août au 3 septembre 1918, sur l’Ailette, il pénètre dans des positions défendues désespérément et force l’ennemi à la retraite. Les 26, 27, 28 et 29 septembre, il contribue à l’enlèvement de la Butte du Mesnil, passe la Dormoise, s’empare du Plateau de Grateuil, franchit l’Alin et prend pied sur les pentes du sud du massif de Marvaux. Au cours de ces actions, le drapeau du 4e régiment de marche de tirailleurs indigènes conquiert la fourragère aux couleurs de la Légion d’honneur .

source: http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/4e%20régiment%20de%20tirailleurs%20tunisiens/fr-fr/

Offensive générale en Meuse

Le 3 septembre 1918, le maréchal Foch, ordonne l’offensive générale ayant la Meuse pour objectif. Il engage dans la bataille de l’Argonne le Général Pershing, commandant en chef des forces américaines, dont les troupes repousseront l’adversaire jusqu’à Sedan. Le 6 novembre 1918, la 1ère division américaine attaque la ligne allemande de la Besace à Beaumont et rejette l’ennemi sur la rive droite de la Meuse entre Villemontry et Autrecourt. Dans la nuit du 6 au 7, elle prend le contrôle de toute la rive gauche jusqu’à Wadelincourt.

source: https://www.charleville-sedan-tourisme.fr/fiches/listing-sites-de-memoire/monument-americain-de-wadelincourt/

Avec le 6ème bataillon alpin de chasseurs à pied

Le 3 septembre, le 6ème bataillon, considéré comme réserve, marchait dans le sillage du 9ème groupe, il avait à assurer différentes missions de liaison et se trouvait de ce fait très dispersé.

A 13 h 30, le chef de bataillon, dont le P.C. est au ravin du Trou des Loups, reçoit l’ordre suivant :

                  « Ce soir, opération de détail menée par le 9ème groupe, sur le mont des Tombes ; le 6èem bataillon participera à cette opération comme bataillon de deuxième ligne, chargé d’appuyer le mouvement et d’organiser une position de deuxième ligne. »

A 15 h 10, ce premier ordre est annulé et remplacé par le suivant :

                  « Le 6ème dépassera le 64ème bataillon et attaquera le mont des Tombes à 16 heures, en partant du mont de Leuilly. »

Le 6ème bataillon est engagé depuis le 29 août, il a déjà fourni un gros effort, quand la mission d’enlever le mont des Tombes lui est confiée.

Cette position, a laquelle l’ennemi se cramponne désespérément, constitue, avec le mont de Singes, la clef du rempart qui nous interdit la vallée de l’Ailette. Le Boche occupe, sur les pentes et sur le plateau, un système de tranchées solides et bien conditionné que nous ignorions presque totalement. Le terrain est en en pente très abrupte, depuis le ravin marécageux de Leuilly, jusqu’au sommet du mont des Tombes, est couvert d’un taillis épais, dans lequel les groupes ennemis de résistance pourront facilement se dissimuler pour résister jusqu’au dernier moment.

A 15h 10, au moment où il recevait le second ordre, le bataillon, moins la 1ère compagnie, rassemblé dans le ravin des Ribaudes, n’avait encore aucune connaissance de l’ordre d’attaque. Il ne savait même pas qu’il devait attaquer ce jour-là. Le commandant, à ce moment au P.C. du colonel, ne peut prendre les premières dispositions ; le capitaine adjudant major Bouty conduit alors le bataillon à la tranchée de Cannes, près de la route de Béthune.

Il faut que le mouvement soit exécuté rapidement, car il ne reste pas une heure, et les compagnies sont à deux kilomètres des positions de départ.

La préparation d’artillerie doit être courte. Elle commence en même temps que le déplacement du bataillon, ce qui a pour effet de déclancher le tir de contre-préparation ennemi, en même temps que son artillerie établit un barrage dans le ravin de Leuilly, que les chasseurs traversent, dans la boue jusqu’aux genoux, pour se porter au pied du mont des Tombes.

Grâce à la rapidité avec laquelle le mouvement a été exécuté, l’infanterie allemande n’a rien vu ; elle se croit à l’abri de toute attaque de ce côté, car elle domine la position.

A 15 h 55, la 1ère compagnie (capitaine Libmann) et quelques minutes après, les deux autres compagnies et la compagnie de mitrailleuses arrivent à leur tour.

La marche d’approche que le bataillon vient d’exécuter en plein jour, sur des plateaux sans défilement, coupés de barrages d’artillerie et dans un ravin systématiquement battu, pour arriver à se placer à l’endroit indiqué et à l’heure dite, dans la formation prescrite, est un véritable tour de force, qui fait le plus honneur aux gradés et aux chasseurs qui l’ont réalisé.

La suite sur: http://www.chtimiste.com/batailles1418/divers/historique6bca3.htm

Informations contradictoires sur le moral des soldats allemands

source photo: https://sourcesdelagrandeguerre.fr/?tag=soldat-allemand

La dissimulation du niveau du moral de ses troupes, par la propagande et le bluff, est de mise; une stratégie adoptée par tous les belligérants de la Grande Guerre, à l’instar de l’Allemagne comme le rapporte Le Figaro du 3 septembre 1918.

«On télégraphie de Bâle que le général commandant le deuxième corps d’armée à Stettin se voit obligé d’adresser à la population un appel énergique pour protester contre le vent de panique qui souffle partout. “Le découragement s’étend, dit le général. C’est incompréhensible. Les Poméraniens ne doivent pas laisser ébranler leur courage et leur certitude de vaincre par les rumeurs qui courent et les jérémiades de ceux qui les répandent.”

Ou bien ne sont-ils pas découragés? Une dépêche d’Amsterdam annonce que l’adjoint au général commandant ce même deuxième corps vient de publier un manifeste où il condamne impitoyablement “la vie désordonnée qui règne dans un grand nombre de villes balnéaires fréquentées par le grand monde et qui constitue un outrage aux sentiments des vrais patriotes”. Que la besogne des historiens sera peu commode!» écrit Le Figaro du 3 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00383-3-septembre-1918-informations-contradictoires-sur-le-moral-des-soldats-allemands.php

Une belle vache reste un placement rentable

À deux mois de la fin de la Grande Guerre, la vie est marquée par les pénuries dans les deux camps. Posséder une vache laitière très productive est un bon placement comme le remarque Le Figaro du 3 septembre 1918.

«Il vient d’être vendu en Angleterre une vache, nommée “Eske Ketty”, dont il faut retenir les mérites. Peu d’animaux auront autant qu’elle contribué au ravitaillement national. L’an dernier, Eske Ketty donna à la patrie 2 410 gallons de lait. Le gallon est une mesure anglaise qui fait 4 litres et demi. Oui 2 410 gallons!

Au moment de la vente, elle donnait encore 10 gallons de lait par jour. Retenons aussi qu’il existe en Angleterre une laitière qui produit plus de 10 000 litres de lait par an et qu’elle n’a pas été réquisitionné comme viande de boucherie.

Tout ceci est très réconfortant. N’oublions pas de dire enfin que cette merveilleuse Ketty a atteint la somme coquette de 78 000 francs. Dame au prix où est le beurre!» écrit Le Figaro du 3 septembre 1918.

source:http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00395-3-septembre-1918-une-belle-vache-reste-un-placement-rentable.php

Journal du mardi 3 septembre 1918

Nos troupes ont pris pied au nord de l’Ailette, dans les bois à l’ouest de Coucy-le-Château, au sud de la rivière, et nous nous sommes emparés du village de Crécy-au-Mont.
Le total des prisonniers faits par nos alliés et par nous aux Allemands depuis le 15 juillet dépasse 128.000.
Les troupes australiennes ont pris Péronne, après avoir repoussé les contre-attaques ennemies au mont Saint-Quentin. Elles ont continué leur avance, en s’emparant des positions allemandes à l’ouest et au nord de Péronne, tandis que de violents combats se livraient dans les rues et les maisons en ruine.
Elles tiennent Flamicourt et Saint-Denis et ont avancé sur les éperons du mont SaintQuentin.
Les troupes de Londres, attaquant au sud-est de Combles, ont enlevé Bouchavesnes et Raucourt, ainsi que les hauteurs qui dominent ces villages et sont parvenues aux abords du bois de Saint-Pierre-Vaast. Elles ont fait 2000 prisonniers.
Nos alliés ont encore repoussé l’ennemi des hauteurs de Morval, pris Beaulencourt et la crête à l’est de Beaucourt et de Fremicourt. Ils sont dans le Transloy et ont conquis Bullecourt et Hendecourt-les-Cagnicourt. Ils ont fait là plusieurs centaines de prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1383/17 mai 1918

 Clemenceau contre les défaitistes : « Je fais la guerre »

Fouilloy, Aisne, visite de Monsieur Clemenceau au camp d’aviation. Date : 17/05/1918, photographe : Albert Moreau. Source : ECPAD

C’est sur le front parlementaire que l’inquiétude est la plus vive. Les critiques contre Clemenceau fusent de toute part, essentiellement de la gauche. Elles sont parfois contradictoires, le « Tigre » étant à la fois accusé de négliger les affaires du gouvernement par ses fréquents voyages au front et de se comporter en dictateur.

Clemenceau sait que sa présence sur le front revêt une grande importance pour les combattants, pour les généraux, mais aussi pour les Alliés. Il est le principal artisan du commandement unique de mars-avril 1918, et un échec militaire du général Foch mettrait en péril son gouvernement et rejaillirait aussitôt sur celui de Lloyd George. De fait, les revers des 27-29 mai provoquent une véritable tempête au Parlement : le président du Sénat, Dubost, les socialistes, les républicains multiplient les interventions à la Chambre et au Sénat, accusant les chefs militaires et le gouvernement d’incapacité, d’impéritie et Clemenceau lui-même de dictature. Cette dernière accusation n’était pas nouvelle, le « Tigre » ayant déjà reçu de semblables épithètes lors de son précédent ministère, de 1906 à 1909.

Ces reproches n’étaient d’ailleurs pas dénués de fondement : accaparé par les fréquents séjours aux armées et les conférences interalliées, le président du Conseil ne s’embarrasse guère de scrupules avec les parlementaires. Il s’en remet très souvent à son jeune chef de cabinet, Georges Mandel, mais tient en main tous les pouvoirs, directement (il est à la fois président du Conseil et ministre de la Guerre) ou indirectement, à travers des hommes sur qui il sait pouvoir compter (Pichon aux Affaires étrangères, Leygues à la Marine, etc.).

source: http://cheminsdememoire.gouv.fr/fr/printemps-1918-les-offensives-allemandes

Avec le centre maritime d’Arzew (Algérie)

Le 17 mai 1918, le CAM est prévenu par radio à 19 h et 23 h de la présence d’un sous-marin à 60 milles à l’Ouest-nord-ouest d’Oran, qui vient d’attaquer un convoi avec un autre U-Boot (le U 50) et a réussi à couler un vapeur britannique, le Sculptor (4 874 tonnes) dans une attaque à la torpille. Le 18 mai, dès 5 heures du matin, une section de deux appareils commandée par l’EV1 Campardon (observateur) appareille pour protéger le convoi. Pris dans le mauvais temps à 45 milles au Nord d’Oran, ils renoncent à faire route au Nord et cherchent le convoi Gibraltar-Bizerte qu’ils trouvent à 7 h 10 à 75 milles dans le 30° d’Oran. Ils l’escortent pendant quelques minutes puis, à court de carburant, mettent le cap sur Oran. A 20 milles du convoi, ils aperçoivent un U-Boot en demi-plongée, se dirigeant vers le Nord-est. Les deux hydravions attaquent aussitôt et lancent 4 bombes sur le sillage, sans effet apparent (le sous-marin ne subit effectivement aucun dommage). N’ayant pas de TSF, ils rentrent à Arzew à 8h45 et préviennent aussitôt le commandement d’Oran par téléphone.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/CAM_Arzew.htm

Mort d’un pilote français et d’un pilote allemand

Eugene Adrien Gilbert, « As » français
Eugene Adrien Gilbert, « As » français de la WW1, 5 victoires aériennes dont 3 en collaboration au sein des escadrilles MS23, MS37 et MS49, trouve la mort dans un accident aérien à Villacoublay, à la suite d’une avarie sur son stabilisateur.
Mort en combat aérien dans le secteur de trévise, sur le front italien, de Franz Gräser, « As » austro-hongrois de la WW1, 18 victoires aériennes au sein des Flik 2, 32, 42J et 61J, 2 obtenues sur Hansa-Brandenburg C.I et 16 sur Albatros D.III.
Il est abattu pendant une mission d’escorte par l’as italien Antonio Chiri, de la 78a Squadriglia.

 Troubles dans le sud tunisien

En mai 1918, plusieurs rebelles furent poursuivis entre Fatnassia et Bir al-Atslah : un rebelle tué.

Le service des renseignements français ayant fait connaître qu’un groupe de 40 tentes était installé à 4 km environ sud-ouest de Wazin ; un ordre fut donné à l’escadrille 541 (5 avions) de le bombarder par obus et par bouteilles de brome. Deux bombardements successifs ont été effectués le 17 mai 1918.

Une section de tracteurs-mitrailleurs éclairée par des goumiers s’installa en repli à la frontière tripolitaine.

 Vers 8 heures du matin, un combat s’engagea à la mitrailleuse à Dhahrat an-Nisf avec les rebelles descendant du col de Wazin qui tentèrent d’encercler la section.

Un groupe commandé par le capitaine Bouvet des Affaires Indigènes (goum, spahis, section montée, section de 65, etc.) puis la colonne mobile de Dahibat (cap. Bayard) appuya successivement la section des tracteurs-mitrailleurs.

La rupture du combat dirigé par le commandant de Bordesoulle, chef de secteur fut obtenue facilement vers 11 heures par l’intervention en masse de l’escadrille qui bombardait les rebelles.

Un goumier fut blessé. Les rebelles eurent une dizaine de morts et une vingtaine de blessés.

A lire sur le site: http://alfutuhat.com/histoire/Ifriqiyah/Ifriqiyah07.html

Journal du vendredi 17 mai 1918

Lutte d’artillerie assez vive dans le secteur Hailles-Castel. Un coup de main allemand à l’ouest de Montdidier a échoué sous nos feux. Nos Patrouilles, opérant au nord de l’Ailette, ont ramené des prisonniers.
Les troupes britanniques ont exécuté un raid dans les tranchées ennemies aux abords de Gavrelle. Elles ont fait quelques prisonniers.
En dehors de l’activité réciproque de l’artillerie en différents points, particulièrement dans les vallées de la Somme et de l’Ancre, à l’est d’Arras et au front nord de bataille, il n’y a rien à signaler.
Les Belges, par des incursions réussies dans les lignes ennemies, en avant de Ramscappelle et de Merken, ont ramené une quinzaine de prisonniers. L’ennemi a lancé de nombreuses bombes d’avions sur leurs cantonnements.
Lutte de bombes vers Nieuport et au nord de Dixmude : activité d’artillerie assez intense vers Wertdendreft. Un aviateur belge a abattu en flammes un avion allemand vers la forêt d’Houthulst.
Sur le front italien, nos alliés ont fait irruption dans des éléments de tranchées ennemis de l’Asolone, détruisant une partie de la garnison et mettant en fuite le reste. Quelques prisonniers sont restés entre leurs mains.
Les marins italiens ont torpillé une grande unité navale autrichienne à Pola.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html