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1408/11 juin 1918: (suite) Contre attaque française au Matz (Oise)

(suite) Contre attaque française au Matz (Oise)

1917, entraînement des chars dans le camp de Champlieu. Cliché, collection Patrimoine de la Grande Guerre.

Pour faire face à la pression allemande, le 10 juin en fin d’après-midi, le général Fayolle, en accord avec Pétain, confia au général Mangin la réalisation d’une contre-attaque. A cet effet, il reçut l’ordre de constituer un groupement composé d’infanterie et de chars. Le plateau à l’ouest de Ressons-sur-Matz entre Lataule et Belloy fut choisi pour attaquer le flanc de l’armée allemande qui glissait vers Compiègne.

Le général Mangin disposa de quatre groupements de chars Schneider et Saint-Chamont. Il reçut en appui cinq divisions d’infanterie et un parc automobile suffisant pour effectuer un transport rapide sur le Matz. En quelques heures, Mangin réunit, organisa et instruisit une troupe venant d’horizons différents.

Le 11 juin 1918, il installa son poste de commandement à Pronleroy. En fin de matinée, les chars et l’infanterie se lancèrent dans la bataille. Si la surprise fut totale dans le camp ennemi, les Français subirent de lourdes pertes et ne purent regagner, par endroits, que quelques centaines de mètres. Pour autant, la grande offensive allemande était stoppée. Déjà s’amorçait la reconquête du territoire perdu en 1914.

source: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/les-chars-dans-la-bataille-du-matz/

http://20072008.free.fr/journee272008matz11juinmangindoc1.htm

Photos durant la bataille de Matz

Scènes photographiées dans la rue d’Enfer,un petit chemin qui quitte Courcelles (60) le 11 Juin 1918 pendant la bataille du Matz.

source: http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t6063-2-photos-de-courcelles-vivants-et-morts

Importante perte humaine au Bois Belleau (Aisne)

Le 11 juin 1918, des éléments du 5ème Régiment de Marines lancèrent avant l’aube un assaut dans la partie ouest du bois de Belleau pour établir le contact avec le 6ème Régiment. Ce plan de devait pas survivre à la brume, à la tourmente, à la confusion et au chaos des armes. Les Marines perdant tout repère furent exposés à un feu nourri des mitrailleuses et fusils allemands. En dépit de pertes énormes, d’un feu d’artillerie intense avec usage des gaz, ils parvinrent à se réorganiser et à reprendre la poussée. La bataille se désagrégea en un combat de sections, de groupes et finalement d’homme à homme, qui vit les Marines enlever l’un après l’autre les nids de mitrailleuses, à la baïonnette et au corps à corps. Après des heures d’un combat acharné, le 5ème Régiment de Marines perçait à la lisière nord du bois.

http://www.tireur.org/forum/read.php?53,150051

Le camp de prisonniers de Munster

Dans Westfalen in Ersten Weltkrieg, l’historien allemand Rainer PÖPPINGHEGE évalue à 20947 le nombre de soldats prisonniers dans le camp de Münster I à la fin de la Première Guerre Mondiale. Les délégués du Gouvernement Espagnol précisent que l’effectif est de 1894 prisonniers pour le camp même et 18052 répartis dans les hôpitaux et les différents détachements de travail (le 11 juin 1918). Le camp de Münster I était situé à 5 km à l’ouest de la ville.

http://histoiresdepoilus.genealexis.fr/camps/camp-munster.php

 

Journal  du mardi 11 juin 1918

L’attaque allemande se développe violemment. Elle n’a obtenu de résultat, et encore sont-ils partiels, qu’au centre.
A l’aile gauche, vers Montdidier, les assauts ennemis, incessamment renouvelés, ont été brisés par nos feux et par nos contre-attaques. Pris et repris, Courcelles est resté entre nos mains.
A droite, nous nous sommes maintenus au sud et à l’est de Ville, qui a été âprement disputé. Plus de cinq cents prisonniers ont été par nous capturés.
Au centre, l’ennemi jette division sur division. Après avoir pris Ressons-sur-Matz, il a réussi à atteindre les abords sud de Cuvilly, les bois de Ressons et le plateau de Bellinglise.
Plus à l’est, la lutte se poursuit dans le bois de Thiescourt. Aux dires unanimes des prisonniers, les Allemands ont subi des pertes énormes.
Au nord de l’Aisne, nous avons poursuivi notre avance à l’est de Hautebraye et fait cent cinquante prisonniers.
Entre Ourcq et Marne, nous avons brisé plusieurs offensives ennemies à l’est de Vinly. Dans la région de Bussiares, les unités franco-américaines ont progressé, portant à deux cent cinquante le nombre de leurs prisonniers et capturant trente mitrailleuses.
Les Anglais ont fait un coup de main heureux au nord-est de Béthune. Ils ont repoussé une attaque dans le bois d’Haveluy.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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1404/7 juin 1918: Hemingway débarque en Italie

A Charleville les allemands récupèrent la laine et le crin

source: http://www.charleville-mezieres.fr/content/download/33247/407283/…/’une%20ville.pdf

Carnet de Grégoire Boubennec

Grégoire Boubennec est soldat de seconde classe au sein de la 4ème compagnie. Il est comme beaucoup de français bien loin de chez lui et de ses proches.

7 Juin 1918

Dans les environs de Croup-Sur-Ourcq  le bataillon est pris à partie. Le capitaine Blondeau de la seconde compagnie est mortellement touché et 3 autres soldats sont blessés.

8 Juin 1918

Suite aux mouvements de la nuit du 7 au 8, les allemands déclenchent une contre-attaque arrêtée par la 1ère compagnie tandis que des bombardements touchent le quartier du bataillon. Pour la seconde fois, Grégoire est blessé. Cette fois par un éclat d’obus à l’omoplate droite. Je le vois sur cette civière, le dos bandé. Il est porté dans l’ambulance 14/13.

Hemingway débarque en Italie

Et il débarqua en Italie le 7 juin 1918, pour y être chauffeur d’ambulance. A peine arrivé, sa première tâche vint à sa rencontre : il s’agissait de transporter les victimes d’une fabrique de munitions qui avait explosé. Et, tout en surveillant de grands dépôts susceptibles d’exploser eux-aussi, éteignant un incendie qui se nourrissait de l’herbe dans un champ voisin, ils eurent aussi à transporter les morts dans une chambre mortuaire de fortune…  Les morts… voilà donc à quoi elle ressemble, la mort… des corps vidés de rires ou colères, de souffrance ou de soif, qui ne rentreront plus jamais chez eux, qui ne réchaufferont plus jamais de leurs mains des joues froides d’enfant ni ne lisseront le dos fatigué d’un vieillard… Des femmes et des enfants pour la plupart. Ce fut un choc amer, une bouffée de réalité qui secoua même ce jeune homme qui chassait pourtant depuis des années. Mais sa candeur s’éloignait de lui, sans qu’il le sache.

http://www.auxerretv.com/content/index.php?post/2012/03/25/Hemingway%2C-l-Adieu-forcé-aux-bras-aimants

Journal du vendredi 7 juin 1918

A l’est de Sampigny, nos troupes ont poursuivi le refoulement de groupes ennemis qui avaient réussi à franchir l’Oise. Nous avons fait une centaine de prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nous avons amélioré sensiblement nos positions au nord et à l’ouest de Hautebraye. Cinquante prisonniers sont restés entre nos mains.
Actions d’artillerie assez vives, particulièrement dans les régions de Longpont, Veuilly-la-Poterie et à l’est de Reims.
L’ennemi a tenté un coup de main contre les positions anglaises au sud-est de Morlancourt. Il a été repoussé avec pertes. Un autre coup de main a permis à l’ennemi d’enlever un poste anglais dans le voisinage de Rayelles.
L’ennemi a également tenté des coups de main au nord de Lens, au nord de Béthune, et à l’est de la forêt de Nieppe. Il a été partout repoussé avec pertes.
Activité de l’artillerie ennemie dans le secteur de Strazeele. Sur le front belge, activité d’artillerie dans les zones de Dixmude et de Merckem.
Les sous-marins allemands ont fait leur apparition sur le littoral des Etats-Unis, où ils ont coulé un certain nombre de bâtiments.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

1390/24 mai 1918

« La Grande Guerre des Harlem Hellfighters »

Le 24 mai 1918, sur le front de l’Argonne, le soldat américain Henry Johnson, outre une citation par le général Gouraud, est décoré pour sa bravoure au feu de la croix de guerre avec palme. L’événement pourrait être anecdotique, les troupes venues des Etats-Unis ayant depuis quelques mois intégré les unités combattant en Europe, mais l’information stupéfie. Car Johnson est noir et la gravure de presse qui illustre son exploit face aux soldats allemands ne manque pas d’être ambiguë.

Ce colosse terrible qui se dresse pour sauver un camarade sous la mitraille est-il un rempart ou une menace ? Pas sûr que, pour les Américains blancs qui ont tout fait pour empêcher l’enrôlement de volontaires noirs dans la croisade contre les empires centraux, le héros en soit un.

Le pauvre bagagiste de la gare d’Albany (Oregon), engagé à 19 ans au nom de la lutte pour l’égalité raciale, peut-il faire figure d’exemple civique ? Pourtant, avec ses camarades du 369e régiment d’infanterie – nouvelle dénomination du 15e bataillon de la Garde nationale de New York, créé à Harlem en 1916 et qui ne regroupe que des Afro-Américains –, il défilera sous les acclamations lors de la parade sur la Ve Avenue, le 17 février 1919.

ttp://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/12/13/tv-la-grande-guerre-des-harlem-hellfighters_5229240_1655027.html#rugR0JpiqyCCqDCM.99

Mort de deux aviateurs

Thomas Colvill-Jones

Thomas Colvill-Jones, « As » britannique de la WW1, 11 victoires aériennes, toutes partagées avec ses observateurs-mitrailleurs au sein des 20 et 48 Sqns du RFC sur Bristol Fighter, décède des blessures reçues en combat le 25 avril précédent, dans un camp de prisonniers à Limburg.

Mort de plusieurs aviateursJosef « Josi » Kiss, « As » austro-hongrois de la WW1, 19 victoires aériennes au sein des FliK 24 et 55J, est tué en combat à Lamon sur le front italien par l’as canadien Gerald Birks du 66 Sqn du RFC qui vole sur le Sopwith « Camel » B6424.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-885.html

Des obus sur Béthune

De 1914 à 1918, la ville de Béthune subit plusieurs bombardements. Le plus destructeur a lieu entre le 20 et le 24 mai 1918 lorsque l’armée allemande échoue son offensive sur la Lys. Elle lance alors sur Béthune une nuée d’obus incendiaires. Après quatre jours d’incendie, sur les 3 500 maisons, 1 000 sont endommagées et 900 entièrement détruites.
Sur la Grande Place, seul le beffroi du XIVe siècle reste debout. Très vite, les premières aides financières pour la reconstruction de la ville affluent. L’association France-Grande-Bretagne qui regroupe 31 communes britanniques apporte ainsi son soutien à la ville. C’est ainsi que Bristol devient la « marraine » de Béthune.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Albums/La-Grande-Guerre-sans-cliches/Sequelles-de-guerre

Jean Cocteau rend hommage à Jean Le Roy

Jean Le Roy était devenu malgré la guerre,  l’élève et l’ami de Jean Cocteau rencontré lors de sa formation militaire  à l’école de Saint-Cyr, en 1917. Une amitié véritable avait lié immédiatement les deux poètes qui entretenaient une correspondance littéraire presque quotidienne. Malgré les carnages de la guerre, Jean Le Roy avait continué d’écrire ses poèmes depuis le fond de sa tranchée.  A  l’annonce de la mort de Jean Le Roy, Cocteau écrivit le 24 mai 1918 sa douleur à André Gide : « Je vous écris parce que je souffre. On a tué mon ami Jean Je Roy que j’adorais et pour qui j’étais tout. Le Roy était devenu en quelque sorte mon élève. Il était jeune, beau, bon, brave, génial, simple, c’est ce que la mort aime ».

source: http://archives.quimper.bzh/Tresors-d-archives/p40/Jean-Le-Roy-poete-et-heros-de-la-Grande-Guerre

Journal du vendredi 24 mai 1918

Bombardements intermittents au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi dans la région du bois de Montgival a échoué sous nos feux.
Nos patrouilles et nos détachements ont pénétré dans les lignes ennemies, notamment en Champagne, au bois d’Avocourt et en Woëvre. Nous avons fait des prisonniers et ramené du matériel.
L’ennemi a effectué un raid sur un des postes britanniques, dans le secteur du bois d’Aveluy.
Nos alliés ont exécuté d’heureuses attaques dans les environs d’Ayette et de Boisleux-Saint-Marc, infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse. Les Allemands ont tenté une attaque sur les positions britanniques, dans le voisinage de Riez-du-Vinage : ils ont été repoussés par le feu de l’infanterie et des mitrailleuses.
L’artillerie ennemie a été active dans la vallée de l’Ancre, au sud de Lens, à 1’est de Robecq et à l’est de la forêt de Nieppe.
Les avions anglais ont jeté vingt-deux tonnes de bombes sur les gares, les aérodromes et les cantonnements de l’ennemi; douze avions allemands ont été abattus.
Des aérodromes ennemis ont été bombardés dans le voisinage de Gand, Tournai et Saint-Quentin. Quatre tonnes et demie de bombes ont été jetées sur les gares de Thionville, de Metz et de Coblentz; vingt-deux bombes lourdes ont été lancées sur les gares de Namur et de Charleroi. 1.000 appareils allemands ont été abattus en deux mois par les Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1388/22 mai 1918: les soldats américains et la prostitution

Les soldats américains et la prostitution

Le Ministre de l’Intérieur transmettra ce rapport au Président du Conseil, Ministre de la guerre.

Clemenceau, chargera le Général, Chef de la Mission Française près les armées Américaines, d’interpeller le haut commandement américain et de lui demander sous certaines conditions de « lever, d’une manière générale l’interdit jeté sur les maisons de prostitutions autorisées ».

Dans le département, le Capitaine Klotz, officier de liaison auprès de la 41e DIUS, s’adresse au Général Alexander.

Il informe le Préfet de sa démarche le 16 mai.

Pour le Capitaine, les Maisons de Tolérance ont deux objectifs,« l’hygiène de la troupe » mais aussi, « la protection des foyers des mobilisés ». 

« Restées seules au foyer, les épouses de mobilisés, sont chaque jour l’objet de sollicitations non seulement de la troupe, mais trop souvent des officiers américains ».

Le Général Alexander promet le « conseil de guerre » et des punitions sévères pour « tout militaire convaincu d’avoir été trop entreprenant. »

Cela donne un aperçu de la réalité du climat dans les villes de cantonnement et du rapport des soldats américains aux femmes françaises.

Des scandales éclatent, écrit le capitaine.

A Montrichard, « un officier vivant en concubinage avec la femme de …., mobilisé, se brouille avec sa maîtresse, se fait gifler, réplique et est l’objet d’une plainte pour scandale.

D’autres, ivres en général, ont tenté de violer des femmes qui leur résistaient ».

Il est bien certain que si ces jeunes gens pouvaient satisfaire leurs ardeurs dans des maisons ad hoc, tous ces scandales seraient évités ».

« De plus à St Aignan par exemple, des officiers ont fait venir des femmes. A Pontlevoy, à Montrichard, à Selles sur Cher, des femmes ignobles circulent en quête de clientèle et la Gendarmerie est presque désarmée ».

Il s’inquiète de l’impression que cela donne aux Américains.

Et termine sa lettre sur un post-scriptum surprenant compte tenu du sujet traité… l’évolution du prix des oeufs, :

« P.S. Je m’excuse d’ajouter à cette lettre une question d’un tout autre ordre; les prix des oeufs ont augmenté formidablement sur les marchés où il est impossible d’obtenir que les prix soient affichés; je me permets de signaler ce fait à votre attention; je crois d’ailleurs que les nouvelles restrictions sur la consommation de la viande ne sont pas étrangères à cette hausse qu’il serait peut être dangereux de laisser évoluer ».

Ce post-scriptum révèle toute la complexité de la vie quotidienne de l’époque.

Il tentera d’obtenir du Général Alexander un changement de position.

La réponse du Général Alexander ne tarde pas.

La position du GQG Américain : une fin de non recevoir

Le 22 mai 1918, le Général Alexander, Commandant la Division Dépôt du 1er Corps d’armée US adresse sa réponse au Préfet du Loir et Cher, via l’officier de liaison le Capitaine Klotz..

Sa réponse n’est pas une surprise. Elle est une fin de non recevoir, courtoise, diplomatique mais ferme.

Le Général Alexander répond en substance : je respecte la France, ses lois  et usages sociaux, mais ceux de l’Amérique sont très différents et je les applique dans ma Division. Il n’est pas question de déroger aux règles disciplinaires d’ensemble du Corps Expéditionnaire Américain. Je ne reviendrai pas sur la décision de fermeture. Je ne conteste pas aux maires le droit d’autoriser l’ouverture des maisons de tolérance, mais je me réserve le droit de les consigner aux officiers et à la troupe ainsi que tout autre établissement, s’ils représentent une menace pour les hommes de ce commandement. Je demande aux Commandants de Districts d’agir de même.

Cette ligne de conduite durera aussi longtemps que je ne serai pas moi-même avisé des mesures prises pour l’ensemble de l’American Expeditionary Force (A.E.F)».

Pershing renforce lui ses consignes  de répression :

Le 7 août 1918 le Général Pershing, renforce les règlements pour lutter contre « un grand danger d’infection vénérienne » qui « menace à la fois les populations civiles et l’armée ».

Ses ordres sont consignés dans le Bulletin n°54. Se référant aux Ordres Généraux n° 6, 34 et 77 de 1917, il ordonne aux officiers l’application stricte des règlements et l’information de la troupe.

« Passer outre serait pour eux une sérieuse preuve dincapacité ».

Après avoir déclaré que ……

  • « la source principale des maladies vénériennes se trouve dans les Maisons de Tolérance régulières et sous contrôles. Les méthodes d’inspection sont des plus inefficaces ».
  • « la pratique des rapports sexuels illicites conduit inévitablement à l’infection ».
  • « l’ivresse précède et conduit aux risques de ces maladies ».
  • « l’efficacité du traitement dépend de la promptitude avec laquelle on l’emploie », après l’acte sexuel illicite….

…..Le général affirme : «  Contracter une maladie vénérienne, c’est pour un homme être incapable de rendre service, et c’est pour lui souvent un affaiblissement de sa santé. Soldat, c’est un attentat contre votre devoir envers le pays  ».

Ainsi, le Général édicte les prescriptions suivantes :

  • de « s’abstenir de tout rapport sexuel est le devoir naturel des membres de l’A.E.F., tant pour la conduite vigoureuse de la guerre que pour la bonne santé du peuple Américain après la guerre ». 
  • d’éviter « les permissions de nuit et de 24 heures». Elles «  sont une source fertile d’infection ».
  • le maintien et le renforcement de « l’interdiction de la vente de l’alcool aux soldats ».
  • « de répandre partout un traitement immédiat ».
  • « les conseils de guerre seront suffisamment sévères pour les cas d’infection vénérienne, pour décourager les hommes qui s’y exposeraient volontairement ».
  • « les maisons de tolérance seront consignées pour tous les membres de l’A.E.F, ainsi que les salons poussant à la vente de l’alcool ».
  • « En coopération avec la police française, les autorités civiles et militaires, tous les efforts seront faits pour réprimer la prostitution clandestine et les promeneuses de rues. Tous les moyens possibles, conformes à la loi française, seront employés pour faire partir ces femmes ».

Le Général Pershing, ne pouvait être plus clair. il n’a aucune confiance dans le dispositif français de lutte contre les maladies vénériennes. Il confirme la nécessité d’un prompt traitement dans une période n’excédant pas les 3 heures qui suivent le rapport sexuel « illicite ».

Aux contrôles médicaux des Maisons de Tolérance, il préfère la prophylaxie individuelle. Son non respect sera sévèrement  réprimé par le Conseil de Guerre : la solde était suspendue pour 3 mois – .

La suite sur http://www.tharva.fr/1914-1918/les-américains-et-la-prostitution-en-loir-et-cher

Les combats du 63 ème RI autour de Reims

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

L’avion du pilote américain Paul Frank Baer abattu

Paul Frank Baer, « As » américain de la WW1, 9 victoires aériennes dont 2 en collaboration au sein du 103rd Aero Squadron, est abattu dans son SPAD XIII et blessé en combat aérien par l’as allemand Hans Müller de la Jasta 18. Il atterrit en urgence près d’Armentières et est capturé par les troupes allemandes au sol.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-885.html

Journal du mercredi 22 mai 1918

Activité des deux artilleries dans la région Thennes-Hailles et en quelques points au sud de l’Avre.
Nos patrouilles opérant au sud-ouest de Lassigny, sur la rive droite de la Meuse et en Lorraine, ont ramené des prisonniers.
Sur le front britannique, un bataillon du régiment de Surrey a réussi une opération locale au nord-ouest de Merville. Nos alliés ont réduit le saillant ennemi dans ce secteur, fait 30 prisonniers et capturé 6 mitrailleuses. Une contre-attaque ennemie, entreprise après un vigoureux bombardement, a été brisée sous les feux de l’artillerie et des mitrailleuses.
Au sud-est d’Arras, les soldats britanniques ont effectué un raid heureux et ramené des tranchées ennemies quelques prisonniers et une mitrailleuse.
Activité de l’artillerie allemande dans les secteurs d Albert aux environs d’Hébuterne et entre la forêt de Nieppe et Meteren.
Violente canonnade entre la cote 70, au nord de Lens, et la Scarpe. La région au nord de Bethune a été bombardée par obus toxiques.
Les escadrilles anglaises de bombardement ont jeté 17 tonnes d’explosifs sur les gares, aérodromes et cantonnements. 27 avions ennemis ont été abattus; 12 avions britanniques ne sont pas rentrés.
Une tonne d’explosifs a été lancée sur les casernes, les usines et la gare de Landau.
Activité accrue de combat et d’artillerie sur le front italien.
En Macédoine, actions d’artillerie près du lac Doiran, à l’ouest du Vardar et dans le secteur de Monastir. Les Serbes ont exécuté des coups de main heureux vers Zborsko et à l’ouest de la Cerna.
Les aviateurs alliés ont bombardé Demi-Hissar et Ochrida.
La Suisse a signé avec l’Allemagne un accord économique en éliminant la clause contre laquelle la France avait protesté.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1376/10 mai 1918:  la 2 ème division US affectée au Xe CA français

 La 2 ème division US affectée au Xe CA français

À partir du 10 mai 1918, la division est jugée opérationnelle et est affectée au Xe C.A. français. Elle prend position dans la région de Saint-Mihiel et lance quelques coups de main pour parfaire sa formation.

Suite à l’offensive allemande du 27 mai 1918 sur le Chemin des Dames, la 2e U.S. division est appelée à la rescousse pour stopper l’ennemi dans la région de Château-Thierry, et contre-attaquer dans le bois de Belleau.

Elle participe à la contre-attaque française du 18 juillet et s’illustre dans la région de Villers-Cotterêts et de Soissons. Le 29, le général John A. LEJEUNE prend le commandement de la 2e U.S. division.

Le 12 septembre, la division participe à la réduction du saillant de Saint-Mihiel, première opération 100 % américaine.

Le 26 septembre 1918, alors que l’armée américaine lance une offensive générale entre Argonne et Moselle, la 2e U.S. division ainsi que la 36e U.S. division sont rattachées à la 4e armée française pour l’épauler dans la bataille de Champagne. Le 3 octobre, les deux divisions réussissent à s’emparer du Blanc Mont et à briser la ligne Hindenbourg.

À partir du 1er novembre, la 2e U.S.division réintègre le Ve corps d’armée U.S. et participe à la phase finale de l’offensive Meuse-Argonne.

source: http://stenay-14-18.com/grandes-batailles/meuse-argonne/boulders-de-la-2e-u-s-d-i/

Journal du vendredi 10 mai 1918

Vives actions d’artillerie de part et d’autre, au nord et au sud de l’Avre. Une patrouille ennemie qui tentait d’aborder nos lignes, dans la région de la Chapelle-Saint-Aignan, a été repoussée.
Dans le secteur la Clytte-Voormezeele, des contre-attaques heureuses, déclenchées par les troupes britanniques et françaises, ont réussi à repousser l’ennemi des positions de première ligne dans lesquelles il avait pénétré dans la matinée. L’ancienne ligne a été rétablie. Nos alliés ont fait des prisonniers.
L’ennemi a attaqué au nord de Kemmel. Il a réussi à avancé légèrement sur un point où la lutte se poursuit.
Deux divisions allemandes ont participé à l’attaque de la veille. Elles ont subi de très lourdes pertes.
Des combats locaux autour de Bucquoy ont permis à nos alliés de faire trente prisonniers.
Ils ont réa1isé des progrès entre Somme et Ancre, et fait des prisonniers en améliorant leurs positions.
Des attaques ennemies ont été repoussées près de Lens et de Menin. Activité de l’artillerie allemande dans le secteur d’Albert.
Les troupes anglo-britanniques ont occupé en Mésopotamie, Kirkouk, entre Bagdad et Mossoul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1365/29 avril 1918: le sous-marin Prairial éperonné au Havre par le vapeur… Anglais « Tropic »

 La guerre du 123 ème RI au Mont-Renaud (Oise)

Après avoir arrêté l’ennemi dans sa marche sur PARIS, et résisté à ses attaques violentes pour s’emparer du moins des hauteurs du moulin de SUZOY puisqu’il ne peut faire plus, le 123ème RI devra fournir un nouvel et grand effort : il s’agit de relever au MONT-RENAUD le 57ème éprouvé qui a soutenu valeureusement les assauts furieux de l’ennemi.

Tenir coûte que coûte le Mont-RENAUD. C’est la consigne. Le régiment n’y faillira pas. Le 30 avril, l’ennemi après voir failli atteindre son objectif est vaincu par la résistance et l’allant merveilleux de nos troupes. Il est rejeté dans ses lignes.

A partir de 27 avril et jusqu’au 30 avril, le bombardement sur le Mont-RENAUD va en augmentant.
Les 28 et 29, le Mont est soumis à un violent tir de 210.
Dans la nuit du 29 au 30, l’ennemi dirige sur nos batteries un violent tir d’obus à ypérite. [ypérite: premier gaz de combat employé à Ypres au printemps 1915; mortel ; dit aussi « gaz moutarde » pour son odeur.]

Le 30 avril à 5 heures, il incendie les parallèles [les tranchées parallèles au front] du CR d’une avalanche de torpilles [projectiles] de gros calibres à gaz. A 5h.30 les communications téléphoniques sont coupées, le barrage ennemi se déclenche se fixant pendant 15 minutes sur nos premières lignes, puis progressant jusqu’à la Divette où il se fixe à 5h.45
L’allongement du barrage est pour l’ennemi le signal d’un assaut dont l’élan furieux va le porter en quelques instants jusqu’à quelques mètres du PC Bataillon. A celui qui n’aurait pas vécu au milieu de nos hommes[et] qui n’aurait par conséquent pas su quel cœur les animait, la situation telle qu’elle se présentait à 6h. du matin aurait pu paraître désespérée ! Qu’on en juge : l’ennemi à la faveur d’un bombardement exceptionnel d’obus à gaz, sous la protection terrifiante de flammenwerfer [Ndr: lance-flammes] a pu mettre hors de combat la garnison de la parallèle TUFFERAUD. Il a fait irruption dans la cour du château cherchant à gagner le mur sud du parc. La ferme est entourée. Mais chacun pense que son honneur est engagé sur cette butte du Mont-RENAUD et les traits d’héroïsme se multiplient.
Au PA de droite, une compagnie commandée par le Sous-lieutenant FRISON, seul chef de section restant, blessé et incapable de marcher, résiste aux assauts répétés de l’ennemi qui ne peut réussir à prendre pied dans nos tranchées et qui refoule en désordre sur le passage à niveau.
Au PA du centre, la section de droite tient toujours, les éléments de la 3ème Cie s’accrochent au terrain dans la parallèle CHASSERIAUX. Le capitaine DEROTTE, gravement blessé est cerné dans son PC dont il organise la défense et résiste énergiquement pendant 3 heures.

La suite sur http://sitelimafox.free.fr/poilus/JMO123-05.htm

Le sous-marin Prairial éperonné au Havre par le vapeur Anglais « Tropic »

origine photo http://www.grieme.org/pages/prairial.html

Dans la nuit du 29 avril 1918, à 2 h 35, le Prairial sort en rade du Havre sous les ordres du Lieutenant de vaisseau Le Moullec, ayant à son bord 26 hommes. Une heure plus tard, il franchis la passe du grand barrage en compagnie de son escorteur, le Chasseur II (commandant premier maître Riou). Déjà plusieurs feux rouges et verts sont en vues. Ce sont les bâtiments d’un important convoi qui navigue à grande vitesse. A 3 h 25, apparaissent les feux d’un transport anglais Tropic, venant de Spithead, convoyé par deux destroyers. De l’escorteur, on a l’impression que le Tropic va passer entre le Prairial et le Chasseur II, ce dernier lance des coups de sifflets pour le mettre en garde. Mais le Prairial sous la houle parait être terriblement dans le sillage du Tropic.

Le Chasseur II manœuvre aussitôt pour se rapprocher du sous-marin qui semble vouloir faire route S.E. et commence à signaler par Scott : « Nous venons de … « . D’un seul coup toutes les lumières s’éteignent à bord du sous-marin, et le message reste inachevé. A ce moment le Chasseur II est à moins de 10 mètres du Prairial, il entend sur la mer crier « Au secours ». Il est alors 4 h du matin. Le sous marin a été éperonné par tribord à moins de 5 mètres de l’étrave. Une minute se passe. Le sous-marin commence à piquer du nez. Le Chasseur II réussit à sauver 6 hommes, il y a 19 disparus (source:www.grieme.org).

article paru sur https://lampaul-ploudalmezeau.fr/centenaire-14-18/143-biographie-jean-marie-le-roux-1892-1918.html

lire aussi: http://www.epaves-passion.com/videos_prairial.htm

http://www.atlasponant.fr/fiche/Archive/242/#fiche=/fiche/Archive/242/

Les Américains demandent à la Suisse de recevoir ses grands blessés

Le 29 avril 1918, conséquence du protocole de Berne, les Etats-Unis précisèrent leur intention d’obtenir de la Suisse « l’internement de blessés et de malades américains prisonniers de guerre et pour créer en Suisse, une station destinée à recevoir les grands blessés américains dont le transport dans les pays d’origine étaient trop difficile. » [Favre, III, 7] Des négociations germano-américaines débutèrent le 24 septembre et aboutirent le 13 novembre 1918, deux jours après l’Armistice…

source: http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/2014/01/la-suisse-et-l-internement-des-prisonniers-de-guerre-allies-malades-et-blesses-1914-1918.html

Journal du lundi 29 avril 1918

Au cours de la nuit, le bombardement s’est poursuivi de part et d’autre sur le front Villers-Bretonneux-Hangard. Nos troupes ont contre-attaqué de Villers-Bretonneux au sud de la Luce et repris une portion sensible de terrain. Une attaque allemande sur nos organisations du chemin de fer à l’ouest de Thennes n’a pu aborder nos lignes.

Nous avons réussi des coups de main dans la région du canal de l’Oise, vers Loivre et au front du Cornillet, et fait un certain nombre, de prisonniers. Lutte d’artillerie assez active, sur la rive droite de la Meuse.

Au nord de la Lys, la bataille continue à faire rage sur tout le front, depuis les abords de Dranoutre jusqu’au canal d’Ypres-Comines. L’ennemi s’est emparé de Dranoutre, du mont Kemmel et du village. Les troupes françaises ont contre-attaqué. Elles ont d’abord réussi à faire quelques progrès et à capturer un certain nombre de prisonniers. L’ennemi a renouvelé son attaque et dirigé son assaut avec une violence particulière contre les positions alliées qui s’étendent de Locre à la Clytte et contre celles qui sont à cheval sur le canal Ypres-Comines. Dans le voisinage de la Clytte et de Scherpenberg, toutes les attaques de l’ennemi ont été contenues. Après un dur combat au cours duquel une série d’attaques résolues ont été repoussées avec de lourdes pertes pour ses troupes, l’ennemi est parvenu à faire reculer la ligne alliée dans la direction de Locre.

Des deux côtés du canal Ypres-Comines, l’ennemi a également fait quelques progrès. Les aviateurs britanniques ont bombardé Menin, Roulers, Armentières et les cantonnenents allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1356/20 avril 1918: Stubbs le chien de guerre le plus décoré


.Dernière attaque allemande dans la forêt de Mortmare (Meurthe-et-Moselle)

mort mare-1La dernière attaque allemande du secteur de la forêt de Mortmare se déroula le 20 avril 1918. Après l’arrivée des troupes américaines sur les hauteurs de Seichenprey, les Allemands ordonnent à leurs troupes de choc (sturmstaffel), soutenues par des lance-flammes, de s’emparer de la crête. De 2h50 à 7h30, un violent bombardement sur Rambucourt détruit les lignes téléphoniques du PC du 101e RI US. À 4h10, le bombardement de Beaumont et Bernecourt détruit de même ceux du PC du 102e RI US. À 4h47, l’artillerie allemande entama un tir de destruction sur les 32 batteries de canons identifiées et sur les 1res lignes à Seicheprey, au bois de Remières et au bois carré. Les flancs du secteur de l’attaque sont soumis à un bombardement par 22000 obus au gaz afin d’empêcher toute contre-attaque. À 5h20, 3000 soldats s’élancent en trois colonnes en direction des positions tenues par le 102e RI US. Le village de Seicheprey tombe rapidement malgré de violents corps à corps. Les lignes de communication étant rompues, l’état-major US n’est averti de la situation que tardivement. Il organise une contre-attaque qui permet la reprise du village de Seichenprey à 10h. Une contre-attaque par l’armée française, prévue dans l’après-midi, est reportée au lendemain faute d’appui d’artillerie. Lorsqu’elle a lieu, le 21 avril 1918, les Allemands avaient abandonné les positions conquises pour retourner dans leurs lignes. Cette 1re confrontation entre les armées allemandes et américaines aura coûté la vie à 81 Américains et à 52 Allemands. Les Américains déploreront également 214 gazés et 187 prisonniers et les Allemands 145 blessés.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/mortmare/mortmare.htm

(Vidéo) Les Américains mal préparés à la guerre

Comment se déroulent les premiers engagements au feu pour les soldats américains ?
Michaël Bourlet : Cela ne se déroule pas très bien au début. Ils ont plusieurs déconvenues, à l’instar de ces deux compagnies de la 26e division d’infanterie bousculées par une attaque surprise dans le secteur de Seicheprey non loin de Saint-Mihiel, dans la Meuse, le 20 avril 1918. Environ 160 soldats allemands sont tombés dans cette affaire, mais les pertes américaines s’élèvent à plus de 650 hommes, tués ou blessés, et une centaine de prisonniers. Les conséquences de cette première affaire de Saint-Mihiel (à ne pas confondre avec l’offensive de septembre) sont dramatiques au plan politique, militaire et psychologique. La propagande allemande exhibe les prisonniers américains tandis que les Français et les Britanniques, qui espèrent intégrer les soldats américains dans leur armée, en profitent pour dénoncer l’incapacité des Américains à tenir seuls un petit secteur du front.

A voir sur France 24 http://www.france24.com/fr/20170624-grande-guerre-soldats-americains-saint-nazaire-debarquent-france-etat-unis-doughboys

Stubbs le chien de guerre le plus décoré

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Stubby a été trouvé sur le campus de l’université Yale en 1917 par John Robert Conroy. Son nom en anglais signifie « trapu » ou « courtaud ». Son pedigree est inconnu ; quelques sources indiquent qu’il était peut-être en partie terrier de Boston, tandis que sa nécrologie le décrit comme un Bull Terrier (à l’époque synonyme de American Pit Bull Terrier et Pit Bull[réf. nécessaire]). Stubby défila avec J. Conroy et apprit même un petit salut approximatif. Quand l’unité de Conroy fut envoyée en France à la suite de l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, Stubby monta clandestinement à bord du USS Minnesota.

Stubby servit dix-huit mois dans le 102e régiment d’infanterie de la 26e division d’infanterie (Yankee), dans les tranchées du nord de la France, participant à quatre offensives et à dix-sept batailles. Il entra dans les combats le 5 février 1918 au chemin des Dames au nord de Soissons (dans le secteur de Pargny-Filain et Chavignon) et fut constamment sous les bombardements, jour et nuit, pendant plus d’un mois.

Au mois de mars suivant, la 26e division est envoyée dans le secteur de Saint-Mihiel. C’est là que le 20 avril 1918, pendant une attaque pour reprendre Seicheprey (Meurthe-et-Moselle), il fut blessé à la patte avant par les grenades des Allemands en retraite. Il fut envoyé à l’arrière des tranchées, où il put guérir tout en améliorant le moral de ceux autour de lui. Une fois guéri, il retourna dans les tranchées. Après avoir survécu à une attaque au gaz, Stubby apprit à prévenir son unité d’attaques imminentes au gaz. Il trouva des soldats blessés dans le no man’s land et prévenait les soldats de l’arrivée des obus car il pouvait les entendre. Il est seul responsable de la capture d’un espion allemand dans l’Argonne, ce qui lui valut la promotion au grade de sergent par le commandant de la 102e division d’infanterie, devenant le premier chien gradé de l’armée des États-Unis. Après la prise de Château-Thierry par les Américains, des femmes de la ville lui confectionnèrent un petit manteau en chamois sur lequel étaient attachées ses nombreuses médailles. Une légende dit qu’il sauva la vie d’une jeune fille à Paris qui allait être écrasée par une voiture. À la fin de la guerre, J. Conroy refit monter clandestinement Stubby dans le navire qui les emmenait chez eux.

https://carrierespatrimoine.wordpress.com/2017/08/17/carriere-des-americains-3eme-partie/

L’aviateur Charles Boudoux d’Hautefeuille abattu

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source: https://www.google.fr/search?q=Charles+Boudoux+d%27Hautefeuille&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjpqIjymYLaAhWMW8AKHUA0ABkQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=i8ljG50d-IWMSM:

Ancien lieutenant au 9e Cuirassiers, passé sur sa demande dans la Ve Armée. Il prend part, en 1915, aux bombardements de Stroumitza, Monastir, Pazarly, Pétrich, gare de Stroumitza, campements allemands de Volodie, Bodgana, Bogorodosà, etc.

En 1916, il passe dans l’aviation de chasse où il vole sur des Spad S.XIII,  abattit 4 avions ennemis et 1 drachen. Il reçut pour cela plusieurs citations.

Le 16 janvier 1918 il prend le commandement d’une toute nouvelle escadrille: la Spad 100, il en sera le premier commandant .

À cette époque les combats le conduisent dans la Somme et il survole régulièrement Hangard, son village, et peut voir le château familial de Hangard un peu plus détruit chaque jour. Peut-on le croire lorsqu’il écrit : «  Je survole Hangard avec la même sérénité qu’un autre pays ne me rendant même pas compte que cela appartient à la famille. » ? Il lui arrive même de lâcher au passage quelques rafales sur les occupants du château

Le 20 avril 1918, au cours d’une patrouille dans la brume près de Montdidier à Courtemanche il engage un combat aérien face auLeutnant Hans Pippart von Jasta (en) à l’intérieur des lignes ennemies. Son sort est d’abord incertain : à 16H15 son Spad n° 2612 est tombé au nord-est de Mesnil-Saint-Georges.

source: http://plus.wikimonde.com/wiki/Charles_Boudoux_d%27Hautefeuille

Bombardement d’Etaples (Pas-de-Calais)

La nuit du 19 au 20 avril 1918, la météo est particulièrement clémente sur l’immense camp hôpital, la journée ayant été chaude et claire. Aussi, le personnel était peut-être moins attentif ; un témoin déclare à ce sujet qu’au moment où l’alerte résonne à 10 heures 30, les lumières ne s’éteignent pas immédiatement sur une partie du camp. La ville de tentes et de baraquements de bois présente alors une cible parfaitement reconnaissable pour la première vague de bombardiers. 

De plus, sur la voie de chemin de fer qui longe la position, un train passe. La porte de la chaudière ouverte de la locomotive laisse une lueur qui précise parfaitement l’axe de la voie ferrée… et l’hôpital ! On supputa que les avions avaient pu suivre le convoi. Tant et si bien que les bombes frappent avant que le personnel ait le temps de se réfugier dans les abris. Le raid de quinze Gotha est organisé en deux vagues qui se succèdent pendant deux heures. Le quartier des hommes du « No 1 Canadian General Hospital – 1CGH » est le premier touché par une bombe incendiaire qui boute le feu et fait les premières victimes parmi ceux qui dorment. « Il y eut une forte explosion suivie par un déluge de flammes ; les baraquements flambent immédiatement et offrent une excellente cible pour l’ennemi, qui cercle et lâche d’autres bombes à proximité… Les explosions convertissent les baraquement en charniers ». Au moment où les valides se précipitent pour secourir leurs camarades, un avion pique en rase-mottes et il les mitraille. 

La seconde vague de Gotha lance ses projectiles qui atteignent le quartier des officiers et des nurses, détruisant l’aile utilisée par les infirmières de service de nuit. Au bout des heures de raid, 116 bombes sont lancées causant 840 victimes parmi le personnel, les patients et les civils. Le 1CGH est le plus touché avec 139 victimes dont 66 tués. Dont trois « nursing sisters » : Katherine Macdonald instantanément foudroyée, Gladys Wake et Margaret Lowe, grièvement blessées, décédant quelques jours plus tard.

la suite sur http://www.opalenetwork.com/host/oph/chronique16.htm

Le général Etienne Berthon nommé à l’Etat major de l’armée française d’Italie

Unknown-2Le 20 avril 1918 il est nommé à l’Etat major de l’armée française d’Italie, participant à la bataille de la Piave. Puis ce sera un long séjour en Europe Centrale, à Bucarest d’abord comme sous-chef d’Etat major à l’armée du Danube, puis à Budapest aux côtés du général Graziani nommé président de la commission interalliée en Hongrie. Il décrira par le menu, à travers de longues lettres à sa femme, l’état de ce pays après la défaite austro-hongroise qui aboutira à la signature du traité de Trianon. Titulaire après la guerre de plusieurs commandements territoriaux, il sera nommé général de brigade en mai 1928, mais décédera quatre mois plus tard d’une crise d’appendicite aiguë à l’hôpital militaire de Lille.

source: https://www.google.fr/search?q=général+Etienne+Berthon&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj15qPfm4LaAhVHSsAKHQ-iAxYQ_AUIDCgD&biw=1280&bih=605

Journal du samedi 20 avril 1918

Dans la région de Corbeny, nous avons pris sous nos feux et dispersé avec pertes un fort détachement ennemi qui tentait d’aborder nos lignes après une préparation d’artillerie.
L’ennemi a lancé plusieurs coups de main en Champagne et sur la rive droite de la Meuse, à l’est du bois des Caurières et vers Damloup, notamment. Toutes les tentatives ont été repoussées.
De notre côté, nous avons réussi, au nord-ouest de Reims et en Lorraine plusieurs incursions dans les lignes ennemies et fait un certain nombre de prisonniers.
Aucun changement sur le front britannique.
Au cours de la nuit, l’artillerie allemande a déployé une grande activité dans le secteur sud du front de la Lys, entre Givenchy et la lisière est de Robecq. Un violent bombardement des lignes entre Locon et Robecq a continué jusqu’au delà du lever du jour.
Les troupes anglaises ont repoussé des attaques locales dans le secteur de Merris.
Les pertes allemandes ont été très sensibles entre la forêt de Nieppe et Wytschaete.
L’infanterie ennemie attaqua en trois vagues au sud-est du mont Kemmel et, sur un point, refoula légèrement la ligne anglaise. La situation se rétablit par une contre-attaque.
Trois assauts, déclenchés par l’adversaire dans le secteur de Bailleul ont été chaque fois complètement brisés.
Lord Milner remplace lord Derby au ministère anglais de la Guerre.