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1072/10 juillet 1917: les voies ferrées américaines

Les voies ferrées américaines

Dans l’organisation américaine, trois zones d’action sont déterminées : celle de ports et des bases, celle du front, et entre les deux, une zone intermédiaire. Le quartier général de la zone intermédiaire est fixé à Nevers dès le 10 juillet 1917. Dans la Nièvre, sont également prévues et réalisées des installations susceptibles d’apporter un supplément de trafic en gare de Nevers.

Ainsi, sont mis en place :
– en juin 1917 à Nevers, un centre d’intendance et un dépôt de transit des troupes combattantes,
– à Varennes-Vauzelles, un centre de réparation de wagons et de locomotives dont l’installation sera terminée en juin 1918,
– en juin et juillet 1918 à Mesves-Bulcy et à Saint Parize le Châtel, d’importants hôpitaux,
– en août 1918, à Sougy, un centre de remonte et un hôpital vétérinaire, apte à recevoir 4.000 chevaux.
Nevers sera aussi le lieu de stationnement de plusieurs trains hôpitaux. Parmi les autres implantations en terre nivernaise, il convient d’en citer trois qui n’ont pas eu d’influence négative sur le trafic en gare de Nevers. En 1918, à Cosne sur Loire, un centre de triage, en juillet 1918 à Verneuil, un atelier de réparation automobile et à Verneuil également, vers septembre 1918, le dépôt américain de locomotives destinées à assurer la traction sur la ligne de communication entre Gievres (Vierzon) et Marcy (Verneuil).

Il apparaît dès 1917 que la ligne de communication n°1 devra être améliorée pour en augmenter la capacité d’exploitation. Le goulot d’étranglement que représente la gare de Nevers pose très tôt la question de la construction d’une déviation -cut off-, qui fait l’objet de reconnaissances effectuées par le 16ème régiment du génie américain (régiment spécialisé dans les chemins de fer), d’abord entre le 12 et le 26 octobre 1917, puis au cours du mois de novembre, pendant lequel un officier et une équipe de huit membres passent 12 jours sur le terrain pour identifier les propriétés, faire des sondages dans la Loire et dresser des plans. Par ailleurs, des pourparlers sont engagés par l’intermédiaire des autorités militaires françaises. A la fin de décembre 1917, le colonel Burgess, commandant le 16ème régiment du génie, rend compte du fait que : « un officier a effectué un travail de reconnaissance sur les possibilités de se procurer des pieux et pour obtenir davantage d’informations sur la propriété des terrains. Il n’y aura pas de nouveau compte-rendu relatif à cette étude à moins qu’un travail supplémentaire ne soit ordonné ».

La nef et le choeur de l’église de Blamont bombardée

source: https://www.google.fr/search?q=9+juillet+1917&oq=9+juillet+1917&aqs=chrome.0.69i59.5385j0j8&sourceid=chrome&ie=UTF-8#q=10++juillet+1917&start=130

Bientôt la troisième  bataille d’ Ypres

Le 10 juillet 1917, la troisième bataille d’Ypres n’a pas commencé, mais se prépare.

En effet, pendant la Première Guerre mondiale, le saillant d’Ypres est au centre de l’un des secteurs les plus sanglants du front Ouest. Entre octobre 1914 et octobre 1918, on estime à environ 500 000 le nombre de morts.

Lors de la première bataille d’Ypres (17 octobre-22 novembre 1914), les Français et les Britanniques combattent pour empêcher les Allemands de percer les lignes alliées vers les ports de la Mer du Nord. Les troupes allemandes lancent la première attaque au gaz de l’histoire lors de la deuxième bataille d’Ypres (22 avril-24 mai 1915). C’est d’ailleurs de là que vient le nom d’« ypérite ». L’autre nom de cette arme, le « gaz moutarde », vient de sa couleur jaunâtre.

Enfin, la troisième bataille d’Ypres (31 juillet-10 novembre 1917) débute sur une grande attaque britannique. C’est lors de cet événement, aussi appelé bataille de Passendale, que l’on dénombre les pertes les plus importantes.

L’artiste

Jean-Louis Lefort, ancien élève des Beaux-Arts de Bordeaux, est soldat durant la Grande Guerre. C’est l’un des rares artistes à avoir un témoignage aussi complet sur la vie quotidienne des soldats (6 à 700 aquarelles). C’est en Artois, où il est cantonné en décembre 1914, que Jean Lefort réalise sa première aquarelle. Durant l’été 1917, il passe dans les Flandres belges où il réalise l’aquarelle du 10 juillet 1917.

Jean Lefort a noté simplement « ce qu’il a vu, comme il l’a vu, dans les lieux où il l’a vu, au jour le jour, et c’est par son absolue sincérité que cette œuvre de guerre prend toute sa signification. » Source : d’après un article de Jean RENÉ, Conservateur du Musée de la Guerre, paru dans la Revue d’histoire de la guerre mondiale – Société de l’histoire de la guerre – 1924.

source: http://expositionvirtuelle.memoire1418.org/dossiers-pedagogiques/fiches-professeurs/les-combattants-entre-front-et-arriere-front.html

1066/4 juillet 1917: les Américains à Paris

Journal de guerre du mercredi  4 juillet 1917 à travers Le Miroir

Après une recrudescence du bombardement, les Allemands ont lancé une série d’attaques violentes sur les tranchées que nous avons reprises de part et d’autre de la route Ailles-Paissy. Une lutte très vive, qui a duré toute la nuit, s’est terminée par l’échec complet de l’ennemi. Nous avons maintenu toutes nos positions.
Plus à l’ouest, deux coups de main sur nos petits postes ont également échoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, la lutte d’artillerie a augmenté d’intensité vers le milieu de la nuit dans le secteur cote 304-bois d’Avocourt. Les Allemands ont attaqué sur un front de 500 mètres à la corne sud-est de ce bois. Les vagues d’assaut, brisées par nos feux, n’ont pu aborder nos lignes. L’ennemi n’a pas renouvelé sa tentative.
A l’est de Coucy-le-Château, rencontres de patrouilles. Nous avons fait des prisonniers dont un officier.
Les Anglais, grâce à une série de coups de main à l’ouest d’Avrancourt et au nord de Nieuport, ont fait un certain nombre de prisonniers. Ils ont repoussé une attaque contre leurs postes avancés au sud de la Cojeul.
Les Russes ont poursuivi leur offensive avec succès en Galicie. Le chiffre de leurs prisonniers dépasse 13.200.

Indépendance day devant l’assemblée

4 juillet 1917, Independence Day devant la chambre des députés [défilé des troupes américaines] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53003285j

Lafayette nous voilà

“Lafayette, nous voilà!”

Discours prononcé par le colonel Stanton au nom et en la présence du Général Pershing au cimetière de Picpus sur la tombe de la Fayette le 4 Juillet 1917

Traduction de l’équipe APLV

Le Colonel Stanton a prononcé le discours suivant (son manuscrit ayant été lu et approuvé par le Général Pershing quelques jours auparavant):
Je regrette de ne pouvoir m’adresser au bon peuple de France dans la belle langue de son beau pays.
Nul ne peut oublier que votre nation a été notre ami quand l’Amérique luttait pour exister, quand une poignée de gens courageux et patriotiques s’acharnaient à défendre les droits que leur Créateur leur avait donnés ;  que la France, en la personne de La Fayette, est venue à notre aide en paroles et en actes.  Ne pas s’en souvenir serait un manque de reconnaissance, et l’Amérique ne manque à aucune obligation.
Nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de la naissance de la nation Américaine, la naissance d’un peuple dont la déclaration des droits affirme que « tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la quête du bonheur. »  Cette fête est célébrée chez nous avec liesse et gratitude, avec des feux de joie et des illuminations, car nous savons que depuis notre arrivée dans la galaxie des nations nous remplissons notre devoir en bons citoyens, dans le respect de Dieu et de la loi.
Nous sommes un peuple peu enclin à la colère mais intransigeant quant au respect de nos droits et de notre honneur national.
Nous saluons haut et fort la patience, la tolérance et le patriotisme du Président Wilson, qui a essayé par tous les moyens honorables d’éviter ce confit, car il a compris les effets redoutables d’une déclaration de guerre et la souffrance inévitable qui en résulterait.  Le représentant arrogant et tyrannique d’une autocratie prussienne a violé chaque loi de la civilisation.  Il a méprisé comme un chiffon de papier le traité solennel de Genève que son pays avait pourtant signé.  Pendant que le monde dormait, bercé par une illusion de sécurité, il s’est délibérément mobilisé et a déclaré la guerre contre les puissances alliés.
Les Etats Unis protestaient régulièrement contre ses actions arbitraires et recevaient promesse sur promesse qu’il respecterait le règlement de la guerre, mais chaque promesse a été rompue, chaque accord a été violé.  Enfin la patience a cessé d’être une vertu.  Notre Président, à bout d’endurance et pleinement conscient de la responsabilité qui lui incombait, a déclaré qu’il existait un état de guerre avec le gouvernement  allemand.

source: http://www.pershing-lafayette-versailles.org/7juillet1917.html

Lire aussi http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/06/29/01006-20070629ARTMAG90409-ete_les_americains_debarquent.php

Le carnet d’Alfred Bulot

Le 4 juillet 1917 : « Je monte aux tranchées ce soir pour seize jours, mais on dit que nous serons relevés au bout de huit. D’après les renseignements des aviateurs, on craint une attaque sur Reims. Ils font des coups de main bientôt tous les soirs. Vous avez dû voir dans le communiqué le coup fait sur la Pompelle : un bataillon était sorti en face de nous, ils n’ont pu aborder nos tranchées, grâce aux feux de barrage des 75 et des grenades. Lundi ils ont voulu faire un bombardement avec du liquide inflammable et ils sont restés dans les fils de fer avec leurs appareils sur le dos. C’est mon tour de faire la c0rvée de soupe, la cuisine est au moins à deux kilomètres : trois fois par jour aller et revenir, cela fait 12 kilomètres dans les jambes ; on est fatigué le soir. C’est la seule corvée que nous faisons ; mais elle est bonne.»

source: http://www.xn--saint-gilles-vieux-march-yfc.net/alfred-marie-burlot/

Lawrence Bruce Robertson chirugien durant la première guerre mondiale

« CAS 22 : […] Soldat F. McL. Admis le 4 juillet 1917. Enseveli par un obus il y a sept heures. Était en état de choc et s’est écroulé à cause de blessures  intra-abdominales et d’une fracture du fémur. Des mesures antichoc pendant quelques heures  ont produit une légère amélioration. […] Transfusion sanguine (1,100 c.cm.). Avant la transfusion : pouls 180; pression sanguine : systolique 80, diastolique 40. Après la transfusion : pouls 140; pression sanguine : systolique 185, diastolique 80. […] Évacué à la base deux semaines plus tard. Quatre semaines après l’opération, la base envoie un mot pour annoncer que le patient est en excellente forme et que son rétablissement semble assuré. »   – See more at: http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/Robertson/Pioneer_Blood_Transfusion.aspx#sthash.pCQVjbHp.dpuf

 

 

1065/3 juillet 1917: Edmond Thierry obtient de nouvelles victoires aériennes

Journal du mardi 3 juillet 1917 à travers Le Miroir

Au sud de Saint-Quentin, nous avons repoussé un coup de main ennemi sur nos petits postes, vers Gauchy.
Dans le secteur Cerny-Ailles, les deux artilleries continuent à se montrer particulièrement actives. En fin de journée, nos troupes ont contre-attaqué de part et d’autre de la route Ailles-Paissy. Cette action, vivement conduite, nous a permis de rejeter les Allemands au delà de la ligne de tranchée qu’ils avaient occupées. Le terrain reconquis, couvert de cadavres, témoigne de l’importance des pertes subies par l’ennemi au cours de son offensive.
Duel d’artillerie assez violent dans le secteur de la route de Laon à Reims.
En Woëvre, une forte reconnaissance allemande, qui tentait d’aborder nos lignes vers Flirey, a été dispersée par nos feux.
Les Russes ont pris l’offensive contre les positions austro-allemandes sur le front Koniuchy-Demeliki et ont enlevé trois lignes de tranchées, ainsi que le village fortifié de Koniuchy, puis se sont avancés jusqu’au ruisseau Koniuchy. Ils ont ramené 164 officiers et 8300 soldats prisonniers. Le dénombrement de ceux-ci se poursuit.
Au sud-ouest de Brzezany, après un bombardement régulier, les troupes russes ont attaqué les positions ennemies et se sont emparées d’une partie de ces positions.
L’empire a été restauré en Chine au profit de l’ancien empereur Pou Y.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet17.html

Les troupes américaines à Paris

Guerre 1914-1918. Les troupes américaines à Paris, le 3 juillet 1917. Acclamé par la foule, le 2ème bataillon du 16ème d’infanterie américain sort de la gare d’Austerlitz. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du mercredi 4 juillet 1917.

© Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

(Aviation) Edmond Thierry obtient de nouvelles victoires aériennes

Au début de l’été 1917, Thieffry obtient deux nouvelles victoires. Elles interviennent le 3 juillet 1917; date importante puisque ce jour Edmond Thieffry obtient non seulement le premier doublé de l’Aviation Militaire belge en abattant deux Albatros de la Marine allemande, mais ses cinquième et sixième victoires l’élèvent définitivement au rang des as de notre aviation (minimum cinq victoires).
Cet exploit lui vaut d’être nommé Chevalier de l’Ordre de Léopold II, le 23 juillet 1917, avec la citation suivante : « Pilote de chasse exceptionnel d’une bravoure peu commune, le 3 juillet, a abattu à deux minutes d’intervalle, ses 5e et 6e avions ennemis ».

Le 27 juillet 1917, Edmond Thieffry est commissionné, en qualité d’officier auxiliaire, au grade de sous-lieutenant.
Au mois d’août 1917, à la suite d’un séjour à Londres, Edmond Thieffry revient au terrain des Moëres. Il a apparemment réceptionné son premier Spad VII, car c’est à bord de cet appareil qu’il remporte sa septième victoire en abattant un Albatros C, le 16 août 1917.

source: http://www.vieillestiges.be/fr/rememberbook/contents/50

 

1062/30 juin 1917

Journal du samedi 30 juin 1917 à travers Le Miroir

Grande activité de combat sur le front de l’Aisne et au nord-ouest de Reims.
Près du village de Cerny, l’ennemi qui avait réussi d’abord à prendre pied dans notre première ligne en a été rejeté par une contre-attaque énergique de nos troupes. Puis il a renouvelé sa tentative et a pénétré une seconde fois dans nos tranchées.
Au sud-est de Corbeny, l’attaque déclenchée par les Allemands a été particulièrement violente. L’ennemi a engagé des troupes spéciales d’assaut qui ont essayé d’enlever un saillant de notre ligne de part et d’autre de la route de Laon à Reims. Ses contingents ont dû refluer avec de fortes pertes.
Sur la rive gauche de la Meuse, dans la région bois d’Avocourt-cote 304, un violent bombardement a été suivi d’une puissante attaque allemande sur un front de 2 kilomètres. La puissance de nos feux a réussi à désorganiser l’attaque qui a pu prendre pied en quelques points de notre première ligne. Une autre tentative des Allemands a été complètement repoussée.
Sur le front d’Orient, canonnade à la droite du Vardar et vers la Cervena-Stena. Une attaque bulgare a été repoussée dans la région de Moglenica.
La Grèce a rompu avec l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie et la Turquie.
Le croiseur-cuirassé Kléber a coulé sur une mine au large de la pointe Saint-Mathieu. Il y a 38 victimes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

L’arrivée des Américains annoncée tardivement

Il faut en réalité attendre le 30 juin 1917 pour que L’Ouest-Eclair brise enfin le silence, dans un article des plus sibyllins, publié en pages intérieures, ne mentionnant jamais les Américains mais rehaussé d’une bannière étoilée et intitulé « Nos hôtes ». A n’en pas douter, à cette date, le bouche à oreille s’est déjà chargé de colporter la rumeur mais l’organe de presse demeure prudent… quoique très enthousiaste. Dès ce premier article se forge en effet l’image d’un Sammy héroïque, sorte de surhomme hybride, croisement d’un poilu et de Buffalo Bill, dont on rappellera que Le Wild West show se produit à Saint-Nazaire huit ans plus tôt  : « Ces héros dont les aventures ont charmé notre enfance, ils viennent d’apparaître… Ces sont leurs descendants qui passent là, devant nous. Il y a un siècle, leurs aïeux chassaient dans la Prairie, sans songer à l’Europe lointaine et mystérieuse, où un jour, de tous les points du monde, des hommes de toutes races viendraient chasser le boche. »

Ce silence des journaux s’explique largement. En effet, les plus grandes mesures de sécurité sont imposées alors que l’Allemagne se livre à une guerre sous-marine à outrance qui, en toute logique, érige en cibles de choix ces renforts venus des Etats-Unis. Le plus grand secret règne d’ailleurs autour de l’arrivée du Tenadores et des premiers bâtiments qui accostent à Saint-Nazaire le 26 juin 1917. Non seulement la population n’est pas avertie mais une manœuvre d’intoxication  est mise en place afin de faire croire à une arrivée à Brest, le port du Ponant étant plus proche de 120 miles nautiques de New-York. Par ailleurs, les autorités veillent, comme le rappelle l’article que consacre L’Ouest-Eclair, dans son édition du 27 juin 1917, à « La Bretagne et l’Amérique » : sur un total de 55 lignes, 18 sont censurées de l’aveu même du quotidien breton !7 Dans ces conditions, on comprend aisément pourquoi le débarquement de cette tête de pont américaine passe complètement inaperçu.

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/un_debarquement_passe_inapercu_l_arrivee_des_americains_a_saint_nazaire_le_26_juin_1917.html

La paquebot Calédonien coulé à Port-Saïd

Lancé le 18 juin 1882 à La Ciotat. Troisième d’une série de 7 navires frères, le Calédonien .assure d’abord la ligne d’Australie jusqu’en 1889 (premier départ le 21 décembre 1882 via Aden les Seychelles Maurice, jusqu’à Nouméa), puis en alternance la ligne d’Extrême Orient. C’est à son bord que l’amiral Pierre meurt en septembre 1883 au retour de Madagascar. Il transporte également en septembre 1895 Camille St Saens, de retour de Saigon. Modifié en 1895 (changement des machines, rehaussement des cheminées et rallongement du roof arrière). En 1900, il est affrêté comme transport de troupes pour la campagne de Chine (guerre des boxers) Après 1901, il est essentiellement employé sur la ligne de Madagascar jusqu’en 1914.
Il est alors mis à disposition de la Marine. Le 26 mai 1916, il embarque à Diego Suarez le 3ème Bataillon de Tirailleurs Indochinois. Il arrive à Marseille le 20 juin (53). Le 30 juin 1917, il touche près de Port Saïd une mine mouillée par le sous marin UC 34, et il coule en quelques minutes, faisant 51 morts ou disparus, les survivants sont repêchés par les contre-torpilleurs français LANSQUENET et grec THYELLA

source: http://www.messageries-maritimes.org/caledon.htm

 

1060/28 juin 1917: les Américains débarquentii

Les Américains débarquent

Le 28 juin 1917, dans le port de Saint-Nazaire, en présence du général Pershing et du général français Étienne Pelletier, la 1re division d’infanterie américaine (1st Infantry Division), nommée par la suite The Big Red One – en raison du grand chiffre 1 qui orne son insigne –, débarque sous la direction du général William L. Sibert (1860-1935). Des journalistes, des photographes et des cameramen sont présents pour suivre et relater l’événement. Après la cérémonie d’accueil, des prisonniers allemands et des soldats noirs américains commencent à décharger les paquebots et autres navires contenant le matériel. La 1st ID se dirige à pied vers les camps situés à la périphérie de la ville. Cette division, qui compte près de 28 000 hommes, est formée de quatre régiments d’infanterie, trois régiments d’artillerie et un ensemble d’unités plus réduites. Elle effectue son baptême du feu le 3 novembre 1917.

Des ports de débarquement

Le port de Saint-Nazaire étant trop petit pour assurer le débarquement puis l’accueil des nouvelles troupes américaines, le port de Brest, puis ceux de Bordeaux et de Cherbourg, sont également utilisés pour acheminer les troupes et le matériel américains. Brest devient le principal port de débarquement des hommes et du matériel. En novembre 1917 les Américains installent à proximité une base militaire et plus de 7 500 soldats y débarquent. Le port est ensuite agrandi, des quais, des entrepôts, des voies ferrées sont construits par des troupes du génie américain. Sont également aménagés des services téléphoniques et télégraphiques, une police militaire, un hôpital, une prison, un local du YMCA (association des jeunes gens chrétiens) et un établissement de la Croix-Rouge américaine. La population américaine est alors plus nombreuse que la population locale. En tout, près de 804 000 soldats américains ont débarqué dans le port de Brest.

source: http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-12/

(Marine) Le Marne coulé au large de Noirmoutier

Le Marne, vapeur français fut construit en 1917 à « South Dock » par le chantier « Sunderland SB Co » pour le compte de la « Compagnie de Navigation d’Orbigny. Il fut lancé le 21 février 1917 et mesurait 114.3m pour 15.9m de large et 7.20m de tirant d’eau, jaugeant 4019t. Il était propulsé par une machine à triple expansion de 371 nhp.
Extrait de la fiche épave du site des Anges(Association Nord Gascogne Epaves Subaquatiques) 
Le 28 juin 1917 à 22 heures, au large de Noirmoutier, par une mer agitée, il reçoit une torpille dans son centre tribord au niveau de la ligne de flottaison tirée par le UC-61, on dénombrera 10 disparus: 1 chauffeur tuée lors de l’explosion de la torpille et 9 marin qui se sont noyés après que leurs embarcations se soit retournées au moment de l’évacuation de la MARNE.
Le reste des survivants sera récupéré par le patrouilleur Sauterelle. Quelques heures plus tard, le 29 à 6h30, le vapeur grec Dryskos, qui s’était écarté du convoi montant, était coulé au canon à 5 miles plus au sud que la Marne, en vue du vapeur Carstdyne sur lequel le sous-marin tirait également avant de plonger.
ARMEMENT: 2 canons de 90 mm, modèle 1877 sur affût 1916. Disposition: 1 sur l’avant et 1 sur l’arrière.

source: http://www.wreck.fr/marne.htm

Journal du jeudi 28 juin 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie très vive dans la région du monument d’Hurtebise. Les Allemands n’ont fait aucune tentative nouvelle contre les positions que nous leur avons enlevées le 25.
D’après de nouveaux renseignements, parmi les organisations que nous avons conquises ce jour-là se trouve la caverne du Dragou, qui était devenue une véritable forteresse. Un matériel considérable y était accumulé: 9 mitrailleuses en bon état, plus de 300 équipements, de nombreux fusils, des dépôts de munitions, des projecteurs et un poste de secours sont tombés entre nos mains. Le chiffre des prisonniers atteint 340, dont 10 officiers.
En Champagne, Un coup de main ennemi a échoué à l’ouest du mont Cornillet. De notre côté, nous avons exécuté une incursion dans les lignes allemandes vers Maisons-de-Champagne, qui nous a permis de ramener une dizaine de prisonniers.
Les Anglais ont repoussé, avant même qu’elle ne pût se développer, une attaque allemande sur leurs nouvelles positions, au nord-ouest de Fontaine-lès-Croisilles. Ils ont exécuté avec succès un coup de main à l’ouest d’Oppy, en faisant un certain nombre de prisonniers. Ils ont arrêté un raid ennemi près de la Bassée.
Les Italiens ont abandonné quelques positions de première ligne sur le plateau d’Asiago.
Activité d’artillerie sur le front russe.
M. Venizelos a constitué son cabinet à Athènes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Quatre Havrais du 129 ème RI fusillés

Parmi les 650 fusillés « pour l’exemple » (mutins, déserteurs, mutilés volontaires) figurent quatre Havrais du 129ème Régiment d’Infanterie. Trois soldats et un caporal qui, fin mai 1917, avec près de mille autres « poilus » du 129ème RI et du 36ème RI, exprimèrent pacifiquement leur colère lors de meetings et de manifestations. Après l’hécatombe traumatisante du Chemin des Dames, de nombreux régiments refusaient de monter au front, de mourir pour rien. Les soldats en avaient marre de patauger dans la mort, marre de voir leurs familles crever de faim et, en prime, marre de voir que la guerre engraissait les profiteurs. Désemparés, certains envisageaient de voler un train à Soissons pour aller réclamer une paix immédiate à Paris. Ces hommes rêvaient d’un monde plus fraternel en chantant L’Internationale. Ce n’était pas du goût des Conseils de guerre. Arrêtés, transformés en boucs émissaires pour mater la rébellion, Marcel Chemin, Marcel Lebouc, Adolphe Lefrançois et Henri Mille sont passés en procès le 20 juin 1917. Les quatre furent condamnés à mort pour mutinerie et refus d’obéissance devant l’ennemi. Les mutins ont été fusillés le 28 juin 1917, à 11h30, à la sortie Nord de Rarécourt (Meuse) par des camarades de régiment. Raymond Poincaré, alors président de la République, avait refusé de les gracier.

source: http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5885

 

1058/26 juin 1917: L’arrivée des Américains à Saint-Nazaire (suite)

L’arrivée des Américains à Saint-Nazaire (suite)

Entrés en Première Guerre mondiale le 6 avril 1917, les Etats-Unis ne tardent pas à envoyer les premiers éléments de leur corps expéditionnaire en Europe. C’est ainsi dans le port de Saint-Nazaire, à 7 heures du matin, le 26 juin 1917, qu’arrivent les premiers boys d’outre-Atlantique, à bord du Tenadores, un cargo mixte à vapeur construit en 1913 à Belfast et converti en transport de troupes. Pourtant, contre toute attente et contrairement à ce que suggère trop souvent un discours mémoriel bien souvent décalqué du D-Day, ce débarquement ne suscite aucun enthousiasme dans la population bretonne.

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/un_debarquement_passe_inapercu_l_arrivee_des_americains_a_saint_nazaire_le_26_juin_1917.html

source: https://www.thebridge2017.com/fr/actualites/30/images-debarquement-americains-a-saint-nazaire-1917

http://photo.geo.fr/photos-juin-1917-l-autre-debarquement-des-americains-22539#26-juin-1917-l-arrivee-en-france-tout-le-monde-veut-voir-les-amerloques-396479

Journal du mardi 26 juin 1917 à travers Le Miroir

Activité continue et très vive des deux artilleries dans le secteur ferme de la Royère-ferme Froidmont, ainsi que vers Hurtebise et à l’est de Chevreux. Dans cette dernière région, deux coups de main sur nos tranchées ont valu des pertes à l’ennemi sans aucun résultat.
Deux autres tentatives allemandes sur nos petits postes, en Woëvre et dans la région de Saint-Mihiel, ont complètement échoué.
Sur le front britannique, l’ennemi a subi des pertes et laissé des prisonniers, par suite de coups de main exécutés par nos alliés vers Epéhy, Bullecourt, Roeux, Loos et Hooge.
Au cours d’un raid à l’est de Vermelles, les Anglais, ont fait sauter des abris allemands et infligé de grosses pertes aux occupants. Ils ont avancé par des opérations de détail au sud-ouest de Lens et au nord-ouest de Warneton.
La tension s’est aggravée entre l’Allemagne et la Norvège, ce dernier pays ayant constaté que la destruction d’un certain nombre de ses navires était due à des attentats allemands.
Le congrès de tous les Soviets russes s’est prononcé en faveur de la dissolution de la Douma et du Conseil de l’Empire.
Le retour de M. Venizelos au pouvoir a été décidé dans une conférence entre le roi de Grèce Alexandre Ier et M. Zaïmis. L’ex-roi Constantin est parti de Thusis pour Bergun, autre station du canton des Grisons.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

1057/25 juin 1917:prise de la caverne du Dragon

La prise de la Caverne du Dragon (02)

Au soir du 16 avril 1917, les troupes françaises avaient pris pied sur le plateau en direction de la ferme d’Hurtebise et de ce qui restait du Monument de la Bataille de 1814, deux positions particulièrement disputées pendant tout le printemps et l’été 1917. Le 4e zouaves avait pénétré dans ce qu’on commençait à appeler la « Caverne du Dragon », et contrôlait les entrées sud vers la vallée de l’Aisne. Mais les Allemands occupaient toujours l’essentiel de la formidable forteresse souterraine qu’ils avaient aménagé depuis 1915 et d’où ils lançaient de vigoureuses contre-attaques.

Depuis plus de six semaines, les combats faisaient à nouveau rage entre Hurtebise et Craonne et le 152e RI avaient subi à la fin du mois de mai des pertes sévères sur le plateau des Casemates. Certains hommes n’en peuvent plus. Il ne faut pas passer sous silence la tentative de 39 hommes de la 10e compagnie du 3e bataillon de se soustraire à l’attaque, le 24 au soir. Après avoir passé la nuit cachés dans une creute, ils sont repris le 25 dans l’après-midi et placés en première ligne au moment de l’attaque.

Le 25 juin avant l’aube, on essaie d’abord d’introduire dans la Caverne environ 200 m3 de gaz collongite, en espérant asphyxier les occupants. Mais les Allemands avaient pris leurs précautions.

Après une courte mais intense préparation d’artillerie, l’attaque est lancée à 18 h 05. Pour mener l’assaut, le général Gaucher commandant la 164e division a désigné le 3e bataillon du 152e RI, le bataillon Moréteaux du 334e RI et plusieurs groupes de corps francs de diverses unités, en particulier du 41e Bataillon de chasseurs à pied. Les troupes d’assaut sont précédées par des soldats équipés de lance-flammes pour détruire les postes allemands de résistance. Au total un peu plus de 2 000 hommes participent à l’attaque.

A 21 heures, malgré deux contre-attaques allemandes, la Caverne du Dragon est prise ! Les Français ont fait plus de 300 prisonniers (304 ou 327 selon les sources), dont environ la moitié à l’intérieur de la Caverne dans des circonstances qui n’ont pas jamais été complètement éclaircies quant au rôle respectif du 152e et du 334e RI. Les pertes totales françaises s’élèvent à 329 hommes : 79 tués, 238 blessés et 12 disparus. Les pertes allemandes ne sont pas connues.

La prise de la Caverne du Dragon n’a pas changé le cours de la guerre. Cette opération à objectif limité était conforme à la nouvelle stratégie du général Pétain. La bataille dite « des observatoires » devait se poursuivre sur le Chemin des Dames jusqu’en juillet. C’est ainsi que le 26 juillet, lors d’une attaque, les Allemands parvenaient à reprendre pied dans la partie nord de la Caverne du Dragon… La Caverne ne sera restée entièrement française que pendant un mois.

Mais, avec un nombre aussi élevé de prisonniers, et aussi avec ce nom, plein de mystère, de Caverne du Dragon, l’attaque du 25 juin connaît une médiatisation sans précédent. Les envoyés spéciaux des journaux parisiens sont invités par le haut commandement à venir à Beaurieux interroger les prisonniers et les troupes qui ont participé à l’attaque. La prise de la Caverne fait les gros titres dans toute la France.  Au 152e RI, elle apporte de nouveaux lauriers. Le 10 juillet, le régiment obtient sa quatrième citation avec la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. Un détachement avec le drapeau du 15/2 est invité à participer au défilé du 14 juillet à Paris. En 1936, le général Gaucher publie l’historique de la 164e Division d’infanterie sous le titre : « La Division du Dragon ».

Par Guy Marival (source: )https://www.chemindesdames.fr/fr/25-juin-1917-la-prise-de-la-caverne-du-dragon

Lire aussi: http://fortificationetmemoire.fr/les-fortifications-du-chemin-des-dames-part-2x/

http://www.ecpad.fr/centenaire-de-la-reprise-de-la-caverne-du-dragon/

Cérémonie le 25 juin 2017, à partir de 10 h 30, à la Caverne du Dragon. Le 152e régiment d’infanterie de Colmar, héritier des traditions des « Diables Rouges » de 1917, ainsi que les descendants de combattants ont été invités à participer à la cérémonie ouverte au public. Des bleuets et des photos de combattants seront symboliquement dispersés dans les galeries et à l’extérieur du site.

A 17 h, conférence de Thierry Hardier,
sur « Les creutes du Chemin des Dames en 1917 ».

Accès libre à la cérémonie et à la conférence.

Journal du lundi 25 juin 1917 à travers Le Miroir

A l’est de Vauxaillon, une vive contre-attaque nous a rendu la majeure partie du saillant encore tenu par l’ennemi au nord-est de la ferme Moisy.
Assez grande activité des deux artilleries dans la région Hurtebise-Craonne. Au sud de Juvincourt, nos contre-batteries ont enrayé un violent bombardement de nos lignes. Une contre-attaque allemande, qui se préparait dans cette région, n’a pu sortir de ses tranchées sous la violence de nos feux.
En Champagne, nous avons aisément repoussé une attaque ennemie au nord-est du Cornillet.
Vers Auberive, nous avons effectué un coup de main et ramené des prisonniers.
Canonnade sur la rive gauche de la Meuse.
Sur le front belge, les Allemands bombardent la région de Dixmude et de Steenstraete-Hetsas. Lutte de bombes à la Maison-du-Passeur. Les Anglais ont fait des prisonniers au sud de la Scarpe, au cours d’engagements de patrouilles. Canonnade vers Croisilles et Messines.
En Macédoine, rencontre de patrouilles dans la région du lac Doiran. A l’est du lac Presba, l’ennemi a exécuté de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses sur nos tranchées : il n’a tenté aucune action d’infanterie.
Le nouveau cabinet von Seidler, composé de fonctionnaires, est constitué à Vienne.
Un complot allemand, sur lequel le Storthing délibère en secret, a été découvert en Norvège.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin17.html

Les Américains débarquent à Saint-Nazaire

Le 25 juin 1917, la première division d’infanterie Big Red One débarque à Saint-Nazaire. Plus de 2 millions d’hommes atteignent les côtes françaises. Avec eux, voyagent de nombreux produits jusqu’ici  inconnus en France, des loisirs, des airs de musique et une certaine vision du sport. Toute une culture commence à imprégner le vieux continent.

source: https://www.thebridge2017.com/fr/actualites/22/premiere-guerre-mondiale-ce-que-les-americains-ont-apporte-dans-leurs-valises

vidéo: http://www.infolocale.fr/saint-nazaire_44184_2017-une-annee-americaine_254976/video/2017–une-annee-americaine_698