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1199/14 novembre 1917:La bataille de Passchendaele et la réorganisation du Corps canadien (1917-1918)

Les Américains dans la guerre

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2014/01/04/28847927.html

La bataille de Passchendaele et la réorganisation du Corps canadien (1917-1918)

Un char d’assaut enlisé sur le champ de bataille de Passchendaele.

Passchendaele marqua amèrement la mémoire des soldats canadiens de l’époque, plus encore que n’importe quelle autre bataille. Surnommé « Passch », le secteur, au moment de la bataille, constituait probablement les pires conditions dans lesquelles eurent à combattre les Canadiens au cours de la guerre de 1914-1918.

Par ailleurs, la victoire canadienne avait néanmoins créé une tempête sur la scène politique. Déjà peu enthousiaste à l’idée de l’offensive, le Premier ministre Borden avait fait part de ses craintes à son homologue britannique Lloyd George. Ce dernier n’était pas non plus favorable à l’offensive, car il était évident qu’on s’en allait au massacre. Malgré tout, l’influence du maréchal Haig pesa plus lourd dans la balance et l’assaut fut maintenu. Le Premier ministre Borden avait acquiescé, mais il avait clairement averti les Britanniques que si un autre épisode du style de celui de Passchendaele se reproduisait, il n’était pas garanti que le Canada poursuive son engagement dans le conflit. En clair, Borden souhaitait pour le Canada une plus grande participation dans les décisions du cabinet de guerre impérial.

Un peu comme à Vimy et à la cote 70 plus tôt dans l’année, Passchendaele représentait un fait d’armes extraordinaire pour le Corps canadien, compte tenu des conditions précédemment décrites. Entre le 18 octobre et le 14 novembre 1917, le Corps canadien avait perdu environ 16,000 hommes dont 4,000 tués, comme l’avait prédit Currie. Neuf Croix de Victoria avaient été remportées. Le 14 novembre marquait la fin du bref, mais sanglant séjour du Corps dans le secteur de Passchendaele.

source: https://carlpepin.com/2010/08/24/1914-1918-la-guerre-du-canada-la-bataille-de-passchendaele-et-la-reorganisation-du-corps-canadien-1917-1918/

Le triomphe de la générosité américaine à Langres (52)

Le président américain Woodrow Wilson à Hûmes lors de la revue de troupes organisée en décembre 1918

L’un des premiers actes officiels lié à l’arrivée des troupes américaines à Langres est une délibération du conseil municipal en date du 14 novembre 1917. Elle donne un avis favorable à la cession par les Hospices de Langres à l’Etat d’une parcelle située « Aux Carmes » à proximité du cimetière de Langres. Ce terrain doit servir « à l’installation d’un cimetière à affecter à l’armée américaine ». Près d’un an plus tard, cette parcelle devient trop exiguë et il faut céder à l’armée américaine un terrain situé aux Franchises à proximité de l’Hôpital américain n°53 (Délibérations du 7 octobre 1918).

Dès leur arrivée, les Américains s’impliquent dans la vie de la cité, n’hésitant pas à mettre leur vie en danger quand ils jugent cela nécessaire. Ainsi, lorsque le dimanche 18 novembre 1917 un incendie se déclare, les soldats américains viennent en aide aux pompiers pour participer à l’extinction du feu. « Chacun fit son devoir et on nous signale surtout la conduite de trois ou quatre soldats alliés qui, bravant l’incendie et s’installant en des endroits très dangereux, firent l’admiration de tous. » (Le Spectateur, 21 novembre 1917)

L’armée américaine ne se contente pas de fournir des hommes, elle débarque également avec un matériel à la pointe de la technologie. Lorsque les soldats américains arrivent à Langres, ils installent de nombreuses infrastructures qui leur permettent de vivre en autonomie. Ils ont leurs baraquements, leurs centrales électriques, et prennent possession du réseau d’eau potable qui alimente la ville depuis Brévoines pour le moderniser. La municipalité en profite pour passer une convention stipulant que la Ville pourra récupérer les infrastructures après le départ des Alliés, mais aussi que les personnels municipaux seront formés à l’utilisation de ces nouvelles machines.

source:  http://www.langres.fr/le-triomphe-de-la-generosite-americaine-199

Journal du mercredi 14 novembre 1917 à travers Le Miroir

Dans la région au nord-ouest et à l’est de Reims, les Allemands ont effectué, à la faveur de vifs bombardements, divers coups de main qui n’ont obtenu aucun résultat. Au cours d’un coup de main exécuté avec succès sur un poste ennemi au sud-est de Nieuport, les troupes belges ont tué un certain nombre d’Allemands et fait plusieurs prisonniers. Le détachement belge est rentré sans avoir subi de pertes.
Une attaque dirigée la nuit dernière contre un poste britannique, au nord-est d’Armentières, a été rejetée par les feux d’infanterie et de mitrailleuses de nos alliés.
Grande activité de l’artillerie allemande au nord-est d’Ypres.
En Macédoine, quelques escarmouches ont été signalées dans la vallée de la Strouma. Activité moyenne de l’artillerie dans la région du Vardar.
Sur le front roumain, activité modérée d’artillerie et actions de patrouilles dans divers secteurs. A Dealul-Palosu, à sept kilomètres de Brastursosa (Trotus), les Russes ont chassé à coups de fusil un groupe de soldats ennemis qui étaient sortis des tranchées pour fraterniser.
Sur le front italien, l’ennemi a, de nouveau, tenté l’attaque du front Gallio-mont Longara-Moletta-di-Gallio, sur le plateau d’Asiago. Après une lutte acharnée, au cours d’une contre-attaque définitive, l’ennemi a été repoussé en subissant des pertes élevées.
Des mouvements intenses austro-allemands, préludant à une nouvelle attaque, ont été battus avec efficacité.
A l’ouest d’Asiago, un détachement ennemi a été capturé. De la Brenta à la Piave inférieure, l’ennemi a occupé la zone que nos alliés avaient évacuée.
En amont de Saint-Dona di Piave, il a franchi le fleuve, mais n’a pu quitter la rive.
Les avions italiens mitraillent les troupes impériales en marche.
Mis en minorité à la Chambre, le cabinet Painlevé a démissionné.
La Chine proteste contre l’entente américano-japonaise qui la vise.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

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1197/12 novembre 1917: un hangar en béton pour dirigeable

Les Etats Unis en guerre: le défi de la logistique

À partir du 12 novembre 1917, 800 000 soldats américains débarquent directement à Brest et 1 000 000 transitent par Liverpool avant de toucher le sol français (…)

(…)Le principe de l’arrivée des troupes américaines en France est synthétisé dans une note du 12 novembre 1917 : l’escorte à travers l’Atlantique « est assurée par des destroyers américains ou anglais ne faisant pas partie des forces navales basées sur Brest. Notre rôle doit (…) consister à protéger ces convois par un « patrouillage » intensif de nos avions et de nos dirigeables allant croiser au large au-devant de ces convois. Ce genre de protection étant efficace, il y a intérêt à ce que les convois n’arrivent pas avant le jour dans la zone côtière. Nous savons en effet que les torpillages de nuit sont fréquents et faciles ; et pendant la nuit nous ne pouvons exercer aucune protection ».

source: http://www.colsbleus.fr/articles/9506

lire aussi: http://www.wiki-brest.net/index.php/Am%C3%A9ricains_%C3%A0_Ponta

http://www.brest.port.fr/fr/port-de-brest/historique/5-de-1917-a-1939

Un hangar en béton pour dirigeable

Un hangar destiné à abriter un dirigeable est caractérisé par sa hauteur considérable. La forme de toiture doit épouser sensiblement le profil de carène d’un ballon ; il est donc tout indiqué d’adopter une voûte en plein-cintre ou légèrement surhaussée.

L’originalité du Hangar d’Ecausseville pour l’époque vient du fait qu’il est entièrement en béton. Il a été conçu par Henry Lossier et construit par les Etablissements Fourré et Rhodes entre 12 novembre 1917 et 18 août 1919.

Sa longueur est de 150 mètres, sa largeur à la base de 40 m et sa hauteur de 31m.

Le Hangar de Montebourg a servi de modèle de calcul d’ouvrage en béton armé, dans le manuel de M.G. Espitallier « Cours de Béton Armé  » de l’École Spéciale des Travaux Publics (ESTP),

source: https://www.aerobase.fr/construction/hangar.html

Journal du lundi 12 novembre 1917 à travers Le Miroir

Des coups de main ennemis au nord-ouest de Reims et au nord de Samogneux ont échoué sous nos feux.
Sur le front du bois Le Chaume, activité persistante des deux artilleries.
En Woëvre, au nord de Flirey, nous avons réussi une incursion dans les lignes ennemies et ramené un certain nombre de prisonniers. Dans les Vosges, après une vive préparation d’artillerie, les Allemands ont lancé une attaque sur nos tranchées de l’Hartmannswillerkopf. Après un violent corps à corps, nos troupes ont entièrement rejeté l’ennemi qui avait pris pied un instant dans notre ligne de surveillance. Une autre tentative ennemie au Reichacker est restée sans succès.
Les Anglais ont effectué une nouvelle avance à Passchendaele, le long de la crête principale et fait un certain nombre de prisonniers.
De violentes contre-attaques ont été lancées contre le terrain conquis par les bataillons britanniques. L’ennemi a réussi à ressaisir quelques positions avancées.
Les communiqués austro-allemands, tout en annonçant la prise de Bellune, reconnaissent que les Italiens ont renforcé leur résistance sur le plateau des Sept-Communes et sur la Piave inférieure.
M. Venizelos est arrivé à Paris.

 

1195/10 novembre 1917: une école de chars à Bourg ( Haute-Marne)

Le Bataillon débarque à Marseille en gare d’Arenc et reçoit l’ordre d’aller occuper la partie du camp Delorme qui lui est affecté.

Du 11 au 15 novembre

Ordre n° 1 : Des bagarres ayant eu lieu entre les Canaques et les Zouaves, les IN des 1ère et 2ème Compagnies, CM et SHR resteront consignés au camp jusqu’au départ. Un officier des 1ère et 2ème Compagnies restera en permanence au camp et dès 17 H, des sentinelles seront placées aux deux issues des baraques occupées par ces unités. Les commandants des 1ère et 2ème Compagnies réuniront leurs hommes, leur feront une théorie morale et calmeront les esprits.

Le lieutenant DELMAS devançant la colonne quittera Marseille le 16.

La suite sur http://www.bmp-1916.com/novembre-1917.php

Une école de chars à Bourg ( Haute-Marne)

Une école des chars à Bourg : Le 10 novembre 1917, le capitaine Georges Patton installe l’école des chars à Bourg. Le 22 février 1918, 200 hommes sont formés et rejoignent le front. L’utilisation des chars a largement contribué à la victoire des Alliés.

source: http://www.langres.fr/les-ecoles-de-guerre-americaines-198

Sur l’incorporation de la classe 1917

Le  général Gallienni est entendu à la Chambre des députés par la commission de l’armée sur l’incorporation immédiate de la classe 1917.
Voir aussi :  la séance du 30 novembre 1915, discussion du projet de loi relatif à l’appel sous les drapeaux de la classe 1917

Le traumatisme de Caporetto (suite)

La bataille de Caporetto (24 octobre – 12 novembre 1917), soit la douzième bataille de l’Isonzo, a représenté un traumatisme profond pour la nation italienne. Aujourd’hui encore, dans le langage courant, le mot « Caporetto » est synonyme de défaite, de désastre. Si la Grande Guerre a été la « frattura epocale » (Mario Isnenghi) qui a inauguré le XXe siècle, Caporetto a été, dans le cadre de la catastrophe européenne et notamment pour l’Italie, un traumatisme dans le traumatisme, de surcroît pluriel. Plus d’un après la Strafexpedition (expédition punitive) lancée par les Autrichiens en mai-juin 1916 contre le front italien, et à la suite de l’épuisement des troupes par la guerre de position, depuis l’été 1917 les Hauts Commandements autrichiens obtiennent de l’Allemagne des renforts, des divisions d’élite rompues aux techniques de l’attaque. En septembre 1917, sous le commandement, entre autres, du Général Otto von Below, les unités allemandes appliquent la stratégie de l’encerclement et du lancement de gaz asphyxiants. Leur première attaque a lieu le 24 octobre 1917 sur une ligne montagneuse comprise entre Plezzo et Tolmino (aujourd’hui en Slovénie), prenant les troupes italiennes, non préparés par le Général en chef Luigi Cadorna à une guerre de défense, totalement au dépourvu. Entre Plezzo et Tolmino, à la hauteur du village de Caporetto, s’ouvre la grande vallée du Frioul. C’est là que les troupes d’assaut autrichiennes et allemandes ouvrent une brèche qui les conduit, longeant le cours de l’Isonzo, vers les plaines, au-delà du fleuve Tagliamento, jusqu’à un autre fleuve célèbre, le Piave. Entre le 24 octobre et le 12 novembre, les soldats italiens – arrachés depuis 1915 à leur vécu et à leurs habitudes par la conscription nationale obligatoire, soumis déjà à la violence des combats sur les montagnes orientales, aux conditions inhumaines des tranchées et aux bouleversements sensoriels, perceptifs et plus largement physiques – sont repoussés par les Autrichiens, et subissent le choc supplémentaire d’une défaite assortie de l’accusation de désertion et de trahison par les Hauts Commandements.

la suite sur https://www.fabula.org/actualites/le-traumatisme-de-caporetto-histoire-litterature-et-artscolloque-internationalparis-9-et-10_79686.php

Journal du samedi 10 novembre 1917

Nous avons exécuté avec succès des coups de mains en Argonne et sur la rive gauche de la Meuse, dans la région du bois d’Avocourt, nous avons ramené des prisonniers.
Deux attaques allemandes, précédées d’un violent bombardement, l’une sur nos positions du bois Le Chaume, l’autre en Lorraine, dans la région d’Arracourt, ont été repoussées. L’ennemi a subi des pertes sérieuses et laissé des prisonniers entre nos mains.
En Haute-Alsace, un de nos détachements a fait une incursion dans les tranchées allemandes au nord-ouest de Bisel (région de Seppois). Il a détruit les abris, capturé du matériel et est rentré au complet dans ses lignes.
Les Anglais ont réussi un coup de main à l’est d’Hargicourt.
Sur le front belge, activité d’artillerie aux abords de Dixmude et au sud de Nieuport.
En Macédoine, duel d’artillerie dans la région de Doiran et au nord de Monastir où nos tirs de destruction ont provoqué des explosions dans une batterie ennemie. Un monitor britannique a bombardé les batteries ennemies de Nechori, à l’embouchure de la Strouma.
Les Italiens ont achevé leur repli et se sont installés sur leurs positions de défense.
Les Anglais ont enlevé en Mésopotamie Tekkrit, à 185 kilomètres au nord de Bagdad.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1188/3 novembre 1917: dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Les marronniers de Verdun seront plantés place Beauvau

Les marronniers de Verdun sont plantés un peu partout comme nous l’apprendLe Figaro, le 3 novembre 1917.

«On nous a raconté qu’un grand ministre anglais visitant l’héroïque forteresse, recueillait des marrons pour avoir un jour une allée de marronniers de Verdun.

On a eu chez nous la même idée. Le 1er novembre, à Sèvres, près du monument élevé à la mémoire des Sévriens tombés pour le pays, un premier arbre de Verdun a été planté. L’arbre de Verdun de Paris sera planté au pied de la statue de Charlemagne, sur le parvis de Notre-Dame, le 25 décembre. […]

Et l’on dit enfin qu’avec l’agrément ministériel, le jardin de la place Beauvau aura bientôt aussi son arbre de Verdun.» écrit Le Figaro du 3 novembre 1917.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/03/26002-20141103ARTFIG00133-3-novembre-1917-les-marronniers-de-verdun-seront-plantes-place-beauvau.php

A propos des premiers soldats américains morts

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/premier-americain-1917-sujet_9983_1.htm

A propos des premiers morts américains (suite)

http://aefcollections.forumactif.org/t8525-hommage-aux-trois-premiers-morts-us-a-bathelemont-en-novembre-1917

http://www.graindesel-saulnois.com/index.php/dans-les-villages/1734-en-1917-les-3-premiers-soldats-us-meurent-aux-portes-du-saulnois

http://www.francegenweb.org/wiki/index.php?title=Bathel%C3%A9mont-l%C3%A8s-Bauzemont,_monument_comm%C3%A9moratif_am%C3%A9ricain

Les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie

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Le 3 novembre 1917, Séraphin et les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie pour aller soutenir les Italiens dont le front est en train de lâcher face aux Autrichiens. Le frère de mon grand-père va continuer à envoyer des cartes postales à ses poches, cartes qu’il récupérera à la fin de la guerre. Mais pendant cette campagne, il va quelquefois oublier d’en dater précisément quelques unes.

Première étape à Ambérieu où le convoi ferroviaire s’arrête à la gare.

source: https://unmondedepapiers.com/2015/02/22/seraphin-guerin-artilleur-alpin-pendant-la-grande-guerre-35/

Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Le 28 mai 1916, La Semaine colporte la requête d’un député de l’Eure adressée au Ministre de l’Agriculture. Il voudrait que la durée des grandes vacances soit fixée du 20 mai au 16 septembre (3). Diverses demandes font écho. Le 8 février 1917, Le Courrier de la Vienne diffuse l’appel lancé par les ministres de l’Agriculture et de l’Instruction publique pour créer des jardins scolaires (4). Le 3 novembre 1917, le conseil municipal de Montmorillon signale que « les travaux agricoles effectués par les enfants des écoles ont apporté un bénéfice net de 100 francs ».Aux Archives départementales de la Vienne se trouve le bilan de l’inspecteur d’Académie. 516 quintaux de pommes de terre et près de 20 quintaux de haricots ont été récoltés. Le travail des élèves a produit quelque 6. 500 francs de bénéfices reversés à l’œuvre des pupilles, à celle des orphelins de la guerre et au comité des prisonniers, sans omettre l’achat de livres pour les bibliothèques scolaires. Autant d’effets éducatifs cumulés.

Chemin des Dames: les Allemands s’éloignent

A la suite des derniers succès français, les Allemands évacuent tout le terrain compris entre le Chemin des Dames et l’Ailette ; les Français occupent leurs anciennes positions depuis la ferme de froidmont jusqu’à l’est de Craonne ; les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont entre leurs mains ; ils atteignent l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.

source: http://home.nordnet.fr/~jdujardin/haubourdin/g17m11.htm

Journal du samedi 3 novembre 1917 à travers Le Miroir

Les premières conséquences de la victoire de la Malmaison se sont affirmées.
L’ennemi, menacé sur sa droite, pressé par notre infanterie, écrasé par notre artillerie qui des positions nouvellement conquises bombardait sans relâche ses organisations du sud de l’Ailette, a été contraint d’abandonner le Chemin des Dames auquel il se cramponnait depuis six mois.
Sur un front d’une vingtaine de kilomètres depuis la ferme Froidmont jusqu’à l’est de Craonne, nos troupes, descendant les pentes nord du Chemin des Dames, ont occupé les positions allemandes sur une profondeur qui dépasse un kilomètre en certains points. Les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont en notre possession. Nos patrouilles, tenant le contact avec l’ennemi, ont atteint l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.
Des avions allemands ont bombardé Calais et Dunkerque. Dégâts matériels peu importants. Pas de victimes dans la population civile.
17 de nos avions ont lancé 2500 kilos de projectiles sur la ville d’Offenburg (grand duché de Bade). Dix appareils ennemis ont été descendus par nos pilotes.
L’artillerie italienne et l’artillerie austro-allemande tonnent sur le Tagliamento.
Von Hertling est nommé chancelier allemand en remplacement de Michaëlis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1183/29 octobre 1917:Le ministère des Armées commande mille avions de reconnaissance biplaces Salmson 2 A-2

(Aviation)  Le ministère des Armées commande mille avions de reconnaissance biplaces Salmson 2 A-2

Le 29 octobre 1917, le ministère des Armées commande à   Pierre-Georges Latécoère mille avions de reconnaissance biplaces Salmson 2 A-2 dotés de moteurs de la même marque. L’échéance pour la première livraison est fixée au 15 mai 1918. Même s’il n’a jamais approché un quelconque engin volant .de près ni de loin, Latécoère relève le défi. A Montaudran, près de Toulouse, il ouvre un nouvel atelier de mécanique et s’entoure de quelques-uns des meilleurs spécialistes du moment : Emile Dewoitine et Marcel Moine, entre autres. Des bâtiments supplémentaires sont inaugurés, une forge installée et une piste de 700 mètres aménagée avec soin. Bientôt, l’usine toute entière est capable d’assembler cent cinquante avions par mois. En octobre, la cadence s’élève à six engins par jour. Déjà, les commandes affluent. Cette fois, l’Etat réclame des Nieuport 29 pour la grande offensive que le maréchal Foch prévoyait de lancer au printemps 1919.

source: http://remb.free.fr/dossier/pierre.htm

Lire aussi http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/15/2645892-pierre-georges-latecoere-pionnier-de-l-aeronautique.html

Le Major General John Joseph Pershing, arrive au Camp américain d’Issoudun

Le 29 octobre 1917, le Major General John Joseph Pershing, arrive au Camp américain d’Issoudun à bord de son train privé par la voie ferrée nouvellement construite. Le chef  du Corps expéditionnaire américain en Europe constate alors que l’ouverture de l’école a été plus que prématurée : deux baraquements, quarante-huit hangars Bessonneau et des constructions dépareillées méritaient- elle une inspection ?
Les critiques faites par le commandant en chef furent d’autant plus prises à cœur par le personnel que précisément pendant cette période des pluies continuelles avaient transformé le sol argileux du site en océan de boue, rendant compliqué la moindre action. Un autre facteur qui avait contribué à la démoralisation des hommes était le temps considérable que mettait à l’époque le courrier à arriver des Etats-Unis (source Gorrell – History of the  American Expeditionary Forces Air Service 1917-1919 National Archives Serie G volume 9, p. 11 et 40).

source: http://www.anciens-aerodromes.com/?p=5901

La mission du Maréchal Foch en Italie (29 octobre-24 novembre 1917)

Rien n’a la vie plus dure qu’une légende. Il s’en est créé une en Italie, d’après laquelle le maréchal Foch, au lendemain de Caporetto, aurait déconseillé au commandement en chef italien la résistance sur la Piave.

Cette légende n’est pas contemporaine des événements qu’elle travestit. Elle n’a fait son apparition qu’un an plus tard, après la victoire de Vittorio-Veneto.

Sur le moment, en novembre 1917, les Italiens ont eu trop nettement conscience du secours que leur apportaient leurs alliés et du profit dont leur était la présence du grand chef de guerre français, pour songer à méconnaître la part que le maréchal Foch avait prise à leur salut. Il n’en a plus été de même depuis novembre 1918. Le souvenir de Caporetto, du reste trop ressassé dans un certain clan, est naturellement devenu importun aux vainqueurs de Vittorio-Veneto. Comme si la réhabilitation de la victoire, pourtant la meilleure de toutes, ne leur suffisait pas, ils en ont cherché une autre dans l’arrêt de l’offensive ennemie sur la Piave, ce qui était encore strictement leur droit et historiquement juste. Mais (et c’est à partir de là qu’ils ont fait tort à l’équité et à la vérité historique), pour rehausser le mérite de leurs propres généraux et leur réserver exclusivement celui d’avoir arrêté l’offensive austro-allemande, ils ont imaginé la légende, qui attribue au maréchal Foch une opinion et un rôle de pure fantaisie. Le chef d’État-major général français n’aurait pas cru alors à la possibilité de résister définitivement sur la Piave ; s’attendant à ce que cette ligne fut forcée, il ne l’aurait considérée comme bonne qu’à marquer un temps d’arrêt ; tenant pour inévitable ou nécessaire la continuation de la retraite, ce serait dans la ligne du Pô et du Mincio qu’il aurait vu la barrière, derrière laquelle l’invasion pourrait être contenue. Ainsi serait-ce contre son avis, sinon même contre son gré, que la résistance définitive aurait été organisée, entreprise et menée à bien sur la Piave. L’honneur, auquel le maréchal Foch n’aurait aucun droit, en reviendrait exclusivement, non pas même au général Diaz, mais au général Cadorna.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/La_Fin_d%E2%80%99une_l%C3%A9gende_-_La_mission_du_Mar%C3%A9chal_Foch_en_Italie_(29_octobre-24_novembre_1917)

Journal du lundi 29 octobre 1917 à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, assez grande activité de l’artillerie dans la région Pinon-Chavignon et vers l’épine de Chevregny.
Les Allemands ont prononcé une forte attaque sur nos positions au nord de la ferme Froidmont. Nos feux ont refoulé les vagues assaillantes qui se sont disloquées, après avoir subi des pertes sérieuses. Une soixantaine de prisonniers, dont un officier, sont restés entre nos mains.
En Argonne, un coup de main ennemi n’a donné aucun résultat.
La lutte d’artillerie se maintient assez vive en Champagne sur la région des Monts.
Les Anglais ont amélioré leurs positions dans la région de la voie ferrée d’Ypres à Roulers. Ils ont attaqué en liaison avec les troupes françaises, traversant le terrain inondé et occupant les postes de la presqu’île de Mercken, dans la région de Luyghen. 1.100 Allemands ont été capturés dans ce secteur. Les Belges ont fait échouer un raid ennemi entrepris contre nos travaux au sud de Dixmude. Dans la presqu’île de Luyghen, opérant de concert avec nous, ils se sont emparés d’un certain nombre de prisonniers, ainsi que d’un abondant matériel, dont 3 minenwerfer. Une patrouille a traversé le lac de Blankaert.
Les Italiens, devant la pression formidable des Austro-Allemands ont replié leur ligne.

 

1168/14 Octobre 1917: (vidéo) Les Américains à La Rochelle

(vidéo) Les Américains à La Rochelle

Le 26 juin 1917, les premières troupes américaines débarquent à Saint-Nazaire. La Rochelle doit attendre octobre 1917 pour accueillir ses premiers contingents américains. En 1918, ils sont 3 390 dans la cité maritime. Les effectifs montent jusqu’à presque 5 800 hommes en 1919. La démobilisation des Sammies est décrétée en mars 1919, mais leur départ officiel n’a lieu qu’en juin de la même année.

source: https://inventaire.poitou-charentes.fr/operations/14-18-poitou-charentes/297-decouvertes/442-les-americains-a-la-rochelle-1917-1919

Le journal de la Meurthe

source: http://www.kiosque-lorrain.fr/items/show/4653

A propos des mutineries de 1917

http://www.idfm98.fr/14-memoire-mutineries-de-1917/

 

1143/19 septembre 1917: « Excusez-moi M.le curé « 

 » Il faut débarbouiller la langue française »

Le Figaro du 19 septembre 1917 s’interroge sur l’utilité des nombreux mots inventés depuis le début de la Grande Guerre.

«Désannexion.

Le mot a été lancé par M. Vandervelde, l’éloquent ministre belge […]. Il signifie […] qu’on peut souscrire à la formule “sans indemnité ni conquête” et vouloir cependant, avec la réparation des ruines, le retour à la France des pays qui lui ont été arrachés en 1871.

Mais, n’oublions pas cependant que le mot n’était pas nécessaire, et que restitution exprimait en notre belle langue dont on ne connaîtra jamais assez la richesse la même idée.

À la paix, il faudra débarbouiller le vocabulaire français de tant de mots parasites qui sont des néologismes superflus.» écrit Le Figaro du 19 septembre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/19/26002-20140919ARTFIG00177-19-septembre-1917-il-faut-debarbouiller-la-langue-francaise.php

Sept escadrons étatsuniens à Etampes du 19 au 23 septembre 1917

Mercredi matin 19 septembre 1917 arrivèrent en gare d’Étampes sept escadrons aériens de l’armée des États-Unis d’Amérique. Ils n’en repartirent que le dimanche suivant.    Le Président Wilson avait déclaré la guerre à l’Allemagne le 6 avril. Entre le 12 et le 26 juin furent constitués, entre autres, les sept escadrons aériens qui nous occupent, à savoir les 30e, 31e, 32e, 33e, 35e, 36e et 37e, à Camp Kelly, au Texas. Ces unités étaient vouées à la maintenance des appareils et à la formation des aviateurs plutôt qu’à des missions de reconnaissance ou de combat. Elles paraissent avoir toutes embarqué à New York le 23 août pour Liverpool

La suite sur http://www.corpusetampois.com/che-20-19170919etatsuniens.html

« Excusez-moi M.le curé « 

Mercredi 19 septembre 1917
Monsieur le Curé,
Excusez-moi si je ne vous ai pas écris plus tôt.
Depuis mon retour de permission, je suis en très bonne santé et toujours dans le même secteur qui est d’ailleurs assez tranquille.
Combien de temps y resterons-nous, pas très longtemps sans doute d’après ce que l’on murmure.
J’ai demandé après votre neveu René, pour le moment, je n’ai pu savoir exactement où il est.
En tout cas, il n’est pas très loin de moi, un peu à droite, je crois.
Je ferai mon possible pour avoir des renseignements plus précis, et serais enchanté de le trouver et de faire sa connaissance.
Rien de bien intéressant à vous dire, je vous quitte Monsieur le Curé en vous souhaitant bonne santé et en vous serrant cordialeme
nt la main.
Bien à vous,
E. Gallois

C’est une bonne chose, on oublie pas de donner des nouvelles à Monsieur le Curé.
Et en plus, il a droit à une carte postale de la Cathédrale de Reims… mais hélas dans un bien triste état… en 1917.
La carte a été écrite trois ans jour pour jour après les bombardements et l’incendie du 19 septembre 1914 !

On ne peut savoir où se trouve précisément l’auteur de cette correspondance, mais tout laisse à penser qu’il est dans les tranchées.
En effet, il dit que le « neveu René » doit se trouver « pas très loin, un peu à droite »… cela ressemble fortement à une localisation dans une tranchée ou un boyau.
Mais pour le moment, tout est calme…

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2015/01/reims-14-18-il-n-est-pas-tres-loin-de-moi-un-peu-a-droite.html

Les derniers mutins russes de la Courtine se rendent (suite et fin)

Le 19 septembre 1917 vers 10 h, les derniers mutins se rendent. Le bilan officiel est de 9 morts mais des recoupements donnent à penser qu’il y en a eu plus d’une centaine. Les autorités françaises ont longtemps tenu secrète cette rébellion tandis que le haut commandement militaire décide la dissolution des deux brigades. Les autorités russes jugent 81 hommes coupables de mutinerie et les envoient en détention au fort Liédot, sur l’île d’Aix. Les autres doivent choisir entre s’engager dans l’armée française ou devenir travailleur militaire : près de 1 300 refusent et sont envoyés aux travaux forcés en Algérie tandis qu’environ 10 000 s’engagent dans des unités de travailleurs ; ils seront rapatriés à Odessa en 1919. Près de 400 officiers et sous-officiers tsaristes s’engagent dans une légion russe de volontaires qui combat aux côtés des armées françaises. Ce bataillon est cité deux fois à l’ordre de l’armée française et est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec fourragère. Ce bataillon est appelé « Légion d’honneur russe ».

source: http://www.bhpt.org/dossiers_thematiques/guerre1418/1917/1917-T2/pieces_jointes/courtine.pdf

Journal du mercredi 19 septembre 1917 à travers Le Miroir

Nous avons arrêté deux tentatives ennemies sur nos petits postes. L’un au sud-est de Saint-Quentin, l’autre dans la région des Bovettes. De notre côté, nous avons réussi des coups de main vers Etancourt et la ferme de la Royère.
Au sud de la Miette, à la suite d’un violent bombardement, des détachements ennemis ont abordé nos lignes vers la route de Neufchatel. Un vif combat s’est engagé dans nos éléments avancés d’où l’ennemi a été entièrement rejeté après avoir subi des pertes sensibles. Nous avons fait des prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, grande activité des deux artilleries dans la région du bois des Fosses.
Sur le front britannique, rencontre de patrouilles dans le secteur d’Ypres.
On ne signale que des escarmouches sur le front italien.
Sur le front russe, calme dans la région de Riga. Au sud de Frederikstadt, nos alliés se sont, après combat, emparés d’un point fortifié au sud du village de Badeg et ils ont capturé une mitrailleuse.
Dans la vallée de la Susita, les Roumains, après une préparation d’artillerie, ont occupé un secteur de la position fortifiée ennemie. Ils ont repoussé une tentative allemande sur leurs positions de la région Panticu-Merechesti.
Le sous-secrétaire d’Etat allemand Haddenhausen a désavoué verbalement les menées du comte de Luxbourg à Buenos-Aires.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html