Archives du mot-clé usa

1143/19 septembre 1917: « Excusez-moi M.le curé « 

 » Il faut débarbouiller la langue française »

Le Figaro du 19 septembre 1917 s’interroge sur l’utilité des nombreux mots inventés depuis le début de la Grande Guerre.

«Désannexion.

Le mot a été lancé par M. Vandervelde, l’éloquent ministre belge […]. Il signifie […] qu’on peut souscrire à la formule “sans indemnité ni conquête” et vouloir cependant, avec la réparation des ruines, le retour à la France des pays qui lui ont été arrachés en 1871.

Mais, n’oublions pas cependant que le mot n’était pas nécessaire, et que restitution exprimait en notre belle langue dont on ne connaîtra jamais assez la richesse la même idée.

À la paix, il faudra débarbouiller le vocabulaire français de tant de mots parasites qui sont des néologismes superflus.» écrit Le Figaro du 19 septembre 1917.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/19/26002-20140919ARTFIG00177-19-septembre-1917-il-faut-debarbouiller-la-langue-francaise.php

Sept escadrons étatsuniens à Etampes du 19 au 23 septembre 1917

Mercredi matin 19 septembre 1917 arrivèrent en gare d’Étampes sept escadrons aériens de l’armée des États-Unis d’Amérique. Ils n’en repartirent que le dimanche suivant.    Le Président Wilson avait déclaré la guerre à l’Allemagne le 6 avril. Entre le 12 et le 26 juin furent constitués, entre autres, les sept escadrons aériens qui nous occupent, à savoir les 30e, 31e, 32e, 33e, 35e, 36e et 37e, à Camp Kelly, au Texas. Ces unités étaient vouées à la maintenance des appareils et à la formation des aviateurs plutôt qu’à des missions de reconnaissance ou de combat. Elles paraissent avoir toutes embarqué à New York le 23 août pour Liverpool

La suite sur http://www.corpusetampois.com/che-20-19170919etatsuniens.html

« Excusez-moi M.le curé « 

Mercredi 19 septembre 1917
Monsieur le Curé,
Excusez-moi si je ne vous ai pas écris plus tôt.
Depuis mon retour de permission, je suis en très bonne santé et toujours dans le même secteur qui est d’ailleurs assez tranquille.
Combien de temps y resterons-nous, pas très longtemps sans doute d’après ce que l’on murmure.
J’ai demandé après votre neveu René, pour le moment, je n’ai pu savoir exactement où il est.
En tout cas, il n’est pas très loin de moi, un peu à droite, je crois.
Je ferai mon possible pour avoir des renseignements plus précis, et serais enchanté de le trouver et de faire sa connaissance.
Rien de bien intéressant à vous dire, je vous quitte Monsieur le Curé en vous souhaitant bonne santé et en vous serrant cordialeme
nt la main.
Bien à vous,
E. Gallois

C’est une bonne chose, on oublie pas de donner des nouvelles à Monsieur le Curé.
Et en plus, il a droit à une carte postale de la Cathédrale de Reims… mais hélas dans un bien triste état… en 1917.
La carte a été écrite trois ans jour pour jour après les bombardements et l’incendie du 19 septembre 1914 !

On ne peut savoir où se trouve précisément l’auteur de cette correspondance, mais tout laisse à penser qu’il est dans les tranchées.
En effet, il dit que le « neveu René » doit se trouver « pas très loin, un peu à droite »… cela ressemble fortement à une localisation dans une tranchée ou un boyau.
Mais pour le moment, tout est calme…

source: http://reims.14-18.over-blog.com/2015/01/reims-14-18-il-n-est-pas-tres-loin-de-moi-un-peu-a-droite.html

Les derniers mutins russes de la Courtine se rendent (suite et fin)

Le 19 septembre 1917 vers 10 h, les derniers mutins se rendent. Le bilan officiel est de 9 morts mais des recoupements donnent à penser qu’il y en a eu plus d’une centaine. Les autorités françaises ont longtemps tenu secrète cette rébellion tandis que le haut commandement militaire décide la dissolution des deux brigades. Les autorités russes jugent 81 hommes coupables de mutinerie et les envoient en détention au fort Liédot, sur l’île d’Aix. Les autres doivent choisir entre s’engager dans l’armée française ou devenir travailleur militaire : près de 1 300 refusent et sont envoyés aux travaux forcés en Algérie tandis qu’environ 10 000 s’engagent dans des unités de travailleurs ; ils seront rapatriés à Odessa en 1919. Près de 400 officiers et sous-officiers tsaristes s’engagent dans une légion russe de volontaires qui combat aux côtés des armées françaises. Ce bataillon est cité deux fois à l’ordre de l’armée française et est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec fourragère. Ce bataillon est appelé « Légion d’honneur russe ».

source: http://www.bhpt.org/dossiers_thematiques/guerre1418/1917/1917-T2/pieces_jointes/courtine.pdf

Journal du mercredi 19 septembre 1917 à travers Le Miroir

Nous avons arrêté deux tentatives ennemies sur nos petits postes. L’un au sud-est de Saint-Quentin, l’autre dans la région des Bovettes. De notre côté, nous avons réussi des coups de main vers Etancourt et la ferme de la Royère.
Au sud de la Miette, à la suite d’un violent bombardement, des détachements ennemis ont abordé nos lignes vers la route de Neufchatel. Un vif combat s’est engagé dans nos éléments avancés d’où l’ennemi a été entièrement rejeté après avoir subi des pertes sensibles. Nous avons fait des prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, grande activité des deux artilleries dans la région du bois des Fosses.
Sur le front britannique, rencontre de patrouilles dans le secteur d’Ypres.
On ne signale que des escarmouches sur le front italien.
Sur le front russe, calme dans la région de Riga. Au sud de Frederikstadt, nos alliés se sont, après combat, emparés d’un point fortifié au sud du village de Badeg et ils ont capturé une mitrailleuse.
Dans la vallée de la Susita, les Roumains, après une préparation d’artillerie, ont occupé un secteur de la position fortifiée ennemie. Ils ont repoussé une tentative allemande sur leurs positions de la région Panticu-Merechesti.
Le sous-secrétaire d’Etat allemand Haddenhausen a désavoué verbalement les menées du comte de Luxbourg à Buenos-Aires.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

Publicités

Le Général Patton et les tanks US

C’était l’un des plus brillants généraux de l’armée américaine. George Patton, un militaire principalement connu pour ses faits d’armes lors de la seconde guerre mondiale mais qui joua un rôle décisif, déjà, ici en Haute-Marne, dès 1917. Dès la déclaration de guerre en 1914, le très francophile George Patton, grand admirateur de Napoléon, souhaite rejoindre le front en France, mais sa demande est rejetée en raison de la neutralité américaine.

Lors de l’entrée en guerre du pays en 1917, il demande et obtient de rejoindre l’Etat-major du Général Pershing dont il devient vite le bras droit. Arrivé en Haute-Marne avec le reste du commandement, celui qui vient d’être promu capitaine se porte volontaire pour la mise en place d’un corps de chars d’assaut américain. Il est persuadé que les tanks vont permettre d’emporter la décision lors des grandes batailles et de gagner, enfin, la guerre.

En novembre 1917, promu major, il met en place une école américaine de tanks à Langres et forme les nouveaux conducteurs à proximité, sur la commune de Bourg. Un camp de 60 hectares voit le jour pour accueillir les manœuvres. Une voie ferrée est construite pour acheminer les chars. Patton prend personnellement en main la formation des soldats avec réveil à l’aube, gymnastique, cours de conduite et séance de tirs. Fin août 1918, il dispose de soldats suffisamment entrainés pour constituer la première brigade légère de chars. Il participera à de nombreuses batailles décisives dont la grande offensive de Meuse Argonne le mois suivant.

La suite sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haute-marne/histoires-14-18-general-patton-tanks-us-1320047.html

1125/1 septembre 1917: installation du quartier général américain à Chaumont (52)

Installation du quartier général américain à Chaumont

1er Septembre 1917, le Général Pershing installe le quartier général et son corps expéditionnaire à Chaumont en Haute Marne. En moins de 18 mois, plus de deux millions de soldats sont recrutés et traversent l’Atlantique. Des tonnes de matériels, de munitions, d’armes, de ravitaillement de toutes sortes vont transiter par les camps d’entraînement créés dans notre département. Les américains y implantent de nombreux hôpitaux, des terrains d’aviation, des ateliers, expérimentent de nouvelles armes, développent des techniques médicales novatrices, instruisent leurs troupes, forment les hello Girls.(Chaumont, Bourg, Rimaucourt, Bourmont, Biesles, et bien d’autres)  En outre, ils prennent soin des populations locales, apportent une aide importante en achetant ce qui manque au bien être du soldat… Chaumont est au Centre du monde. Quels chocs entre les civilisations !

source: http://amisdebuxieres.over-blog.com/

Simon Jeanjean, aveugle, enfin réformé

La carte de Jeanjean

 

Samedi 1er septembre 1917

Ma chère Blanchette,Mes chères tantes,

Ca y est, on sort de la commission. Copie de la décision : inapte définitivement armes combattantes par la commission de réforme de Bar-le-duc du 1er septembre 1917. Je suis proposé pour passer dans le train. Quand je suis sorti j’étais comme fou. J’aurai voulu embrasser tout le monde ! Fini les tranchées, les chutes dans les trous d’obus. Fini de se perdre et d’errer seul, des nuits entières dans les boyaux. Vous pensez si je suis heureux. Je ne vais plus être ni fantassin ni artilleur. C’est presque plus avantageux qu’auxiliaire car dans ce cas il y a des tas de contre-visites, tandis que comme cela c’est définitif. Cela a bien marché jusqu’au bout. J’ai encore passé devant un oculiste, mais très chic. Puis après la commission, colonel, commandant, deux majors. Un moment je croyais être boulé. Le major s’étonnait que j’aie mis trois ans […]

à m’apercevoir que je n’y voyais rien. Heureusement j’avais prévu la question. Je lui ai répondu que ce n’était pas moi qui faisais la demande, mais mon commandant de compagnie. Cela l’a cloué, et il n’a plus rien objecté. Vous pensez si je suis content. Malheureusement il y en a un sur les trois qui n’a pas réussi.Vous pouvez en tout cas continuer à m’écrire au 51e. J’y resterai encore un certain temps, sans rien faire naturellement. Vous pensez si je redoutais de monter. Ils sont en ce moment au 304 ! Plus grand-chose. Nous repartirons ce soir ou demain, pour rejoindre le régiment. Sans autre, embrassez bien fort mes deux petites poupées chéries pour moi. Comme j’aurais été heureux de les embrasser ce matin. Je vous embrasse toutes de tout coeur, et mille et mille fois.

Votre affectionné Simon.

NB. J’avais gardé mon mouchoir bleu, quoique sale, la tante Pauline ayant fini par me persuader qu’il me porterait bonheur !

source: http://epublications.unilim.fr/jeanjean/768

(Aviation) Le fokker DR.l piloté le 1 septembre par Richthofen

Le Fokker Dr.l vola pour la première fois le 5 juillet 1917, et l’Idflieg, l’organisme chargé de superviser l’aviation militaire allemande, en commanda 20 exemplaires de présérie le 14 juillet. Le V.5 fut testé jusqu’à son accident du 11 août.

2 appareils de présérie seulement, désignés F.I, furent construits. Ils furent déployés dans les Jastas 10 et 11 pour évaluation au combat, en Belgique le 28 août 1917. Richthofen vola dessus pour la première fois le 1er septembre 1917, et en recommanda la mise en service dès que possible. Il avait abattu 2 avions ennemis en 2 jours et l’estimait supérieur au Triplane.

Les autres appareils de présérie, désignés Dr.I (pour Dreidecker, triplan), furent livrés à la Jasta 11. L’Idflieg en commanda 100 en septembre, puis 200 en novembre. Seuls quelques modifications mineures les séparaient des F.I. Dans l’ensemble, le Dr.I fut considéré comme particulièrement manœuvrable, mais plus lent que ses opposants. La vitesse en plongée était faible et ses performances médiocres en altitude, à cause de son moteur. Celui-ci, l’Oberursel Ur.II de 110 cv, était une copie du moteur rotatif Le Rhône 9J. De plus, la mauvaise qualité de l’huile provoqua des pannes de moteur, notamment pendant l’été 1918.

Le cockpit était loin d’être exempt de défauts : il donnait une faible visibilité au sol, les matériaux n’étaient pas idéaux, et la position des mitrailleuses rendait les atterrissages d’urgence particulièrement dangereux. De plus, les ailes étaient mal construites et pas très résistantes, ce qui provoqua des accidents en vol. La structure des ailes fut renforcée par Fokker et le Dr I revint en service le 28 novembre 1917. Malgré cela, il continuera à souffrir d’une aile supérieure fragile. Des recherches conduites par le NACA en 1929 montreront que l’aile supérieure avait un coefficient de portance bien plus élevé que l’aile inférieure.

source: https://www.aviationsmilitaires.net/v2/base/view/Model/396.html

 

Journal du samedi 1 septembre 1917

A l’est de Cerny, une patrouille allemande, qui tentait d’aborder nos lignes, a été repoussée par nos feux.
Activité réciproque de l’artillerie sur les deux rives de la Meuse.
En Alsace, un coup de main ennemi au sud de l’Hartmannwillerskopf, a complètement échoué.
Sur le front britannique, les Allemands ont violemment bombardé les positions avancées au nord-ouest d’Arleux-en-Gohelle, et tenté un coup de main qui a entièrement échoué.
Les Italiens ont enlevé une partie de San Gabriele et fait 627 prisonniers.
Les Russes ont encore reculé sur deux points, mais ce fléchissement, à raison des mesures prises, semble ne devoir comporter aucune conséquence grave.
Sur le front de Macédoine, vifs combats à la Serka di Legen et à l’ouest de Oronte. Sur la Serka di Legen, après une violente préparation d’artillerie, deux fortes attaques bulgares, qui avaient pris pied, de nuit, dans quelques unes de nos tranchées avancées, ont été presque complètement chassées de ces éléments par des contre-attaques prononcées à l’aube. L’ennemi a renouvelé ses attaques, il a été repoussé. A l’ouest de Monte, les Serbes, pénétrant dans les premières positions de l’ennemi, lui ont fait des prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

1123/30 août 1917

Aviation: énorme contrat entre la France et les Eats-Unis

Le 30 août 1917, un contrat portant sur une commande de 2 000 avions de chasse SPAD et Nieuport, 1 500 appareils de bombardement et d’observation Breguet 14 et 8 500 moteurs est signé entre Daniel Vincent, sous-secrétaire d’État à l’Aéronautique et le général Pershing 28. Les Américains s’engagent à fournir les matières premières nécessaires à la réalisation de cet énorme processus industriel, tout en dépêchant en France 1 000 machines-outils, 10 000 mécaniciens et 10 000 conducteurs. Ces derniers permettront de remplacer un nombre équivalent de spécialistes français, lesquels pourront dès lors être transférés dans les usines d’aviation afin d’y travailler au programme de l’Air Service.

source: https://rha.revues.org/2483

(Marine) Le paquebot natal coulé: 105 morts

Lancé le 3 juillet 1881 à La Ciotat. Aîné d’une série de 7 navires identiques, Premier départ de Marseille vers l’Extrême orient le 5 février 1882. Après 3 voyages sur la ligne d’Australie, il est affecté en 1884 sur la ligne de Chine jusqu’en 1897. Le 1er novembre 1889, il subit un très violent typhon en mer de Chine entre Hong kong et Saigon, qui provoque de gros dégâts et met le navire en danger. En 1897-98, il reste sur les lignes de Méditerranée Orientale, puis est affecté à l’Océan Indien jusqu’en 1914. Il est peint en blanc de 1895 à 1905. En 1900, participe comme transport de troupes à l’Expédition des boxers.

Pendant la 1ère guerre mondiale, assure de nombreux transports de troupes. Il participe au débarquement des Dardanelles, puis en 1916 à l’évacuation de l’armée serbe de Corfou à Salonique. Le 16 octobre 1915, embarque à Bizerte la 13ème cie Bis du 17ème escadron du Train, arrivée à Salonique le 21 octobre. Le 10 novembre 1915, il embaque à Marseille le 3ème escadron du 4ème régiment de Chasseurs d’Afrique, arrivée à Salonique le 19 novembre . Il est coulé par abordage avec le MALGACHE le 30 août 1917, faisant 105 victimes, dont le commandant. Son épave repose par 127 mètres de fond au large du phare de Planier dans la rade de Marseille par 43°05.59’N / 05°17.39’E . Elle vient d’être redécouverte et explorée par une équipe de plongeurs spécialisés dans les grandes profondeurs.

source: http://www.messageries-maritimes.org/natal.htm

 

à lire aussi http://www.cassis-forum.com/gabian/Vieux/LE_PROTEE.doc et http://matostek.over-blog.com/.

Parution de la Baïonnette

source: http://labaionnette.free.fr/1917/b113.htm

Journal du jeudi 30 août 1917 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie intermittente sur le front de l’Aisne.
Nos tirs ont fait exploser un dépôt de munitions dans la région de Courtecon.
Sur le front de Verdun, canonnade assez violente dans le secteur Avocourt-cote 304. Nous avons repoussé les reconnaisances ennemies qui tentaient d’aborder nos lignes au nord du bois des Caurières. Le chiffre des prisonniers valides que nous avons faits dans la région de Beaumont depuis le 26 août, s’élève à 1470, dont 37 officiers.
Sur le front belge, grande activité de patrouilles. Nos alliés ont dispersé un détachement ennemi et ramené des prisonniers.
Les Anglais ont opéré avec succès des coups de main au nord-est de Gouzeaucourt et au sud-ouest d’Hulluch. Ils ont fait des prisonniers. Ils ont enlevé au sud-est de Langemarck un point d’appui qui était resté au mains de l’ennemi.
Les Italiens ont fait un millier de prisonniers à l’est de Gorizia et progressé sur le plateau de Bainsizza. On annonce la disgrâce du général von Arz, qui commandait sur ce front.
Une division russe a reculé presque sans combattre en Moldavie.
Le président Wilson, répondant à la note papale, dit qu’on ne saurait négocier avec le gouvernement allemand actuel.

 

1102/9 août 1917: la création de bases maritimes américaines

La création de bases maritimes américaines

Le choix d’un port de débarquement fut la première décision que Pershing dut prendre en matière d’installation avant même que soit déterminé le Front américain.

Pour la qualité de ses équipements, le port de Saint-Nazaire fut choisi comme base de débarquement des premières troupes américaines.

Dès le 9 août 1917 une seconde base est créée à Bordeaux, puis en septembre commencent les travaux d’aménagement du port de Brest. Au total, entre juin 1917 et novembre 1918, l’Armée américaine utilisa pour ses débarquements en France 85 cales existantes et en construisit 83 nouvelles dans les ports français.

source: http://www.ourstory.info/library/2-ww1/Allerey/Allerey02.html

Carnet du jeudi 9 août 1917 à travers Le Miroir

Activité très marquée des deux artilleries sur la plus grande partie du front de l’Aisne. Des détachements ennemis, qui tentaient d’aborder nos lignes à l’est de Vauxaillon et à l’ouest du plateau de Californie, ont été repoussées par nos feux.
Au nord de Saint-Mihiel et en Haute-Alsace, des coups de main ennemis ont complètement échoué.
Canonnade sur la rive droite de la Meuse, dans le bois de Caurières et le secteur de Douaumont.
Des coups de main effectués par les Anglais sur les tranchées ennemies vers Lombaertzyde leur ont permis de ramener un certain nombre de prisonniers et de mitrailleuses.
Canonnade à l’est et au nord d’Ypres, vers Westhoeck et vers la voie ferrée d’Ypres à Staden. Le bombardement continue, mais avec moins de violence dans la région de Dixmude.
Canonnade sur l’ensemble du front de Macédoine. Deux coups de main ennemis ont échoué dans les secteurs serbes et dans la boucle de la Cerna.
L’aviation britannique a bombardé les campements bulgares, au sud de Velès.
L’armée russe a repris des offensives partielles à la frontière galicienne. Elle recule à nouveau en Moldavie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1097/4 août 1917: critiques contre Charlie Chaplin

Critiques contre Charlie Chaplin

4 août 1917 .-Charlie Chaplin fait face à une campagne lui reprochant de ne pas s’engager pour aller combattre en Europe.

https://caliban.revues.org/1023

 

Journal du samedi 4 août 1917 à travers Le Miroir

Situation sans changement en Belgique, sur le front français. Le mauvais temps continue. Journée relativement calme au nord de l’Aisne.
A l’est de Cerny, les Allemands ont tenté d’aborder nos lignes; arrêtée par nos feux, l’attaque ennemie a complètement échoué.
Sur les deux rives de la Meuse, activité intermittente des deux artilleries.
Les Anglais ont repris Saint-Julien, en Flandre, et progressé autour de Hollebecke.
Les Allemands les ont attaqués sur leurs positions de Infantery Hill, à l’est de Monchy-le-Preux. Ils sont parvenus, après un violent bombardement préparatoire, à prendre pied un moment dans quelques éléments de tranchées de première ligne. Mais nos Alliés, par des contre-attaques qui leur ont valu un certain nombre de prisonniers, ont repris une partie du terrain perdu. L’ennemi a, en outre, tenté des coups de main sur les tranchées au sud-est de Quéant et attaqué un poste au nord-ouest de Warneton. Il a été partout rejeté.
Les Autrichiens annoncent avoir repris Czernovitz, la capitale de la Bukovine. Ils reconnaissent toutefois que les Russes offrent plus de résistance qu’auparavant.
Le gouvernement provisoire russe a dissous la Diète de Finlande et provoqué de nouvelles élections.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

Du Michigan à la Marne

A lire sur le site de La Nouvelle République

Cette semaine, Christiane, de Soings-en-Sologne, demande à Aymeric Rouillac d’estimer un petit clairon que son père a “ ramené de la guerre 40-45 ”.

 Garde à vous, Aux couleurs, A la soupe ! Voilà des mélodies qui vont rappeler des souvenirs à nombre d’entre vous ! Le son du clairon rythme la vie militaire du matin au soir ; de la chambre au champ de bataille. Déjà connu au Moyen Age, cet instrument à vent en laiton fait partie de la grande famille des cuivres. Sans coulisse ni pistons, il est dit à son naturel, comme tous les instruments d’ordonnance (le cor et la trompette de cavalerie par exemple). C’est également la caractéristique de ses ancêtres comme la conque (un gros coquillage), l’olifant (un cor généralement en ivoire) ou encore le carnyx gaulois dont le son terrorisait l’ennemi sur le champ de bataille. Ces instruments étaient moins prisés pour leurs caractéristiques mélodiques que pour leur côté pratique dans la transmission d’ordres, et de messages divers. Ils font aussi la joie des orchestres de batterie-fanfare et d’harmonie. Et quelle plus belle occasion de parader pour eux que le 14 juillet ?

Le clairon de Christiane, bien que cabossé, semble toujours fonctionnel. Peut-être est-il particulièrement sensible à la mélodie de « The Star Spangled Banner », l’hymne national américain ? Il l’a très certainement plus souvent accompagné que « La Marseillaise » puisqu’il est né dans la ville de Grand Rapids située… dans le Michigan ! Le fabricant a signé son instrument en toutes lettres : « J.W. York & Sons – Grand Rapids – Mich. USA-Chicago depot ». Cette firme a la réputation de fabriquer des cuivres de grande qualité. Elle est, entre autres, fournisseur de l’armée américaine.
Voici qui pourrait expliquer pourquoi le père de notre lectrice a rapporté cet instrument de la guerre. Oui, mais… Ce clairon est daté, et il est centenaire ! A la fin de la signature du fabricant, on peut lire : « 2-27-1918 ». C’est un instrument réglementaire américain créé en 1894. Ainsi, il débarque en France avec les « Doughboys » en 1917 et est bientôt surnommé « Trench Bugle », « clairon de tranchée ».
Mais le père de Christiane a fait la guerre de 40, pas la Grande Guerre ! Ce clairon était-il encore en service dans l’armée en 1944 ? Un Américain le lui aurait-il donné ? Pourquoi ? Autant de questions auxquelles il est difficile d’apporter une réponse.
Hier, le Président Trump assistait au défilé sur les Champs-Élysées au côté du président Macron. Malgré ses mystères, ce clairon est un témoignage important de la guerre 14-18 qui nous rappelle que des soldats américains sont morts dans la Somme, l’Aisne, la Marne ou encore la Meuse. Prenez-le en main et imaginez-le vissé à la bouche d’un soldat américain sonnant l’assaut depuis sa tranchée. Son état n’est pas parfait et le contraire eut été douteux. Sous réserve qu’il ne montre pas d’accident important, il peut être estimé entre 50 et 80 euros. 
Et maintenant, c’est à Christiane de retrouver son histoire personnelle, et pourquoi pas d’essayer d’en tirer quelques notes patriotiques pour célébrer l’amitié franco-américaine !

Source: http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/07/15/Du-Michigan-a-la-Marne-3167475