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1470/12 août 1918

Combats autour de Reims

 

source: http://faurillon.com/reims.html

Bray-sur-Somme est libérée

Au printemps 1918, les Allemands veulent reconquérir du terrain. Ils lancent différentes attaques sur Péronne et Saint Quentin, puis rompent le front allié et passent en force la Somme le 25 avril 1918. Bray est évacué et les Allemands y font leur retour. À Doullens, les alliés signent le commandement unique qui désigne un seul et unique chef : le général Foch. Le 12 août 1918, Bray est libérée après de durs combats dans la vallée de la Somme avec l’aide des Australiens. La ville ayant beaucoup souffert durant quatre années, le ministre André Lefèvre lui attribue, le 27 octobre 1920, la croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée. De nombreuses années seront nécessaires pour reconstruire Bray.

source: http://www.ville-braysursomme.fr/fr/information/84004/bray-sur-somme-hier

Pétain a reçu la médaille militaire

Carte de remerciements de Pétain écrite le 12 août 1918, après qu’il ait reçu la médaille militaire (6 août), cité comme « Soldat dans l’âme, n’a cessé de donner des preuves éclatantes du plus pur esprit du devoir et de haute abnégation. Vient de s’acquérir des titres impérissables à la reconnaissance nationale en brisant la ruée allemande et en la refoulant victorieusement. » Il écrit à un journaliste : « Merci, mon cher ami, de vos félicitations auxquelles je suis très sensible. Croyez bien que vos articles ne passent pas inaperçus ». [Il recevra le bâton de maréchal peu après l’armistice, le 21 novembre 1918].

http://www.traces-ecrites.com/document/aout-1918-petain-recoit-la-medaille-militaire/

« Un million de montres suisses pour l’armée américaine »

Le Figaro annonce, le 12 août 1918, la livraison prochaine de montres suisses à l’ensemble des troupes américaines présentes sur le front français.

«Le gouvernement des États-Unis vient de donner la commande à plusieurs fabriques suisses d’un million de montres, destinées à l’armée américaine opérant sur le front français.

Les montres destinées aux officiers seront en or; celles du personnel sanitaire, en argent ; celles des hommes de troupe, en métal.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00209-12-aout-1918-un-million-de-montres-suisses-pour-l-armee-americaine.php

« Des pigeons voyageurs sont enrôlés par les camoufleurs »

Le 12 août 1918 Le Figaro relate l’étrange initiative d’un officier allemand, surpris en train de peindre des pigeons voyageurs couleur kaki.

«Un de nos confrères du soir donne un détail curieux sur la minutie de l’organisation allemande:

Nos troupes avançaient si vite qu’elles capturèrent un officier porteur dans son auto de pigeons voyageurs.

Quelle fut la surprise de nos poilus en constatant que ces malheureuses bêtes avaient été camouflées avec soin et revêtues d’une jolie couche de couleur kaki!

Même aux admirateurs de la prévoyance boche, ce soin de peindre des oiseaux ne semblera-t-il pas un peu oiseux?
Est-ce plus difficile de tirer sur un pigeon jaune que sur un pigeon blanc?
Et le kaki se détache-t-il moins bien sur le bleu du ciel que la couleur naturelle des petits télégraphistes de l’air?
L’avantage doit être en tout cas peu considérable et ce n’est pas avec des inventions de ce calibre que les Boches éviteront la défaite inéluctable.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00225-12-aout-1918-les-pigeons-voyageurs-sont-enroles-par-les-camoufleurs.php

Journal du lundi 12 août 1918

Les opérations commencées dans la région de la Somme, sous le commandement du général Debeney et du général Rawlinson, se développent favorablement. Massées à la faveur de la nuit, les troupes alliées se sont élancées vers les positions allemandes sur un front de plus de 20 milles. L’ennemi a été surpris et nos progrès ont été rapides. De bonne heure, tous les objectifs étaient atteints.
Les troupes françaises attaquant avec une grande bravoure, ont traversé l’Avre et, en dépit de la résistance de l’ennemi, ont enlevé les positions allemandes.
Au nord de la Somme, deux combats ont été livrés aux environs de Chipilly et de Morlancourt. Au sud de la Somme, nos attaques ont plus aisément triomphé de l’ennemi. La cavalerie a dépassé l’infanterie, bousculant les convois allemands en retraite, s’emparant de plusieurs villages.
Les troupes alliées ont enlevé Plessier, Rozainvillers, Beaucourt, Caix, Framerville, Chipilly, la région à l’ouest de Morlancourt, Fresnoy-en-Chaussée. Les prisonniers capturés depassent le total de 14000.
Entre Béthune et la Lys, les Allemands ont également reculé.
Nos alliés britanniques ont avancé leur front de deux kilomètres en moyenne entre la rivière Lawe et la Bourre, au nord-ouest de Merville. Ils tiennent Locon, le Cornema1e, Quentin-le-Petit, Pacaut et le Sart. Ils ont effectué une opération heureuse au nord de Kemmel, avancé leur ligne sur un front d’un kilomètre en faisant 30 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

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1464/6 août 1918: un bâton de maréchal pour Foch

Des vaches errantes fournissent du lait à gogo rue Drouot

Le Figaro du 6 août 1918 relate une insolite aventure qui s’est déroulée rue Drouot à Paris. Trois vaches échappées d’un troupeau sont conduites dans la cour de la mairie du 9ème arrondissement. Les agents de police ont eu l’idée de les traire et se sont régalés de ce lait frais jusqu’à l’arrivée du conducteur du troupeau venu les chercher.

«D’où venaient-elles? Nous ne le saurons probablement jamais. L’une d’elles errait, la nuit dernière, autour de l’église de Notre-Dame-de-Lorette, toute seule. Elle avait l’air embarrassé d’une personne qui a perdu son chemin, et qui n’ose pas le demander. Un passant voulut la prendre par les cornes mais elle se rebiffa. Une grande timidité n’est pas inconciliable avec un certain amour-propre.

Alors d’autres passants survinrent, et l’on décida de la conduire, par gestes, dans la direction du poste de la rue Drouot. Des bras, des chapeaux, des mouchoirs s’agitaient autour de la vache qui, à force d’être détournée des directions diverses qu’elle voulait suivre, finit par prendre le seul chemin duquel on ne la détournât point, et fut ainsi amenée devant la cour de la mairie, où elle entra.

Deux autres vaches l’attendaient, arrivées là de la même façon. Et les agents entouraient ces prisonnières. Alors une idée leur vint.

Ils pensèrent que si les trois vaches étaient incapables de fournir aucune explication à la police, elles ne lui refuseraient certainement pas de lui faire cadeau d’un peu de lait. Et ils se mirent, fort poliment, à les traire. Les trois vaches, échappées d’un troupeau qui venait de traverser la rue Lafayette, étaient bientôt réclamées par leur conducteur. On lui rendit les trois vaches. Et les agents regardèrent partir avec un peu de regret, en vidant leurs verres, celles qui leur avaient fait connaître, pendant une nuit, les douceurs d’un régime lacté sans restrictions.» écrit Le Figaro du 6 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Un bâton de maréchal pour Foch

Lire aussi: https://www.histoiredumonde.net/Ferdinand-Foch.html

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Clémenceau  félicite Foch

« Mon cher Général et ami,

J’ai le très grand plaisir de vous annoncer que je soumettrai aujourd’hui même à M. le Président de la République le projet de décret ci dessous :

« Monsieur le Président,

Le décret du 24 décembre 1916 a fait revivre une première fois la dignité de Maréchal de France. J’ai l’honneur de soumettre à votre signature, au nom du Gouvernement, et, je peux l’affirmer, au nom de la France entière un décret conférant au général Foch cette haute récompense nationale.

À l’heure où l’ennemi, par une offensive formidable sur un front de 100 kilomètres, comptait arracher la décision et nous imposer cette paix allemande qui marquerait l’asservissement du monde, le général Foch et ses admirables soldats l’ont vaincu.

Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35 000 prisonniers, 700 canons capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliées jetées d’un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement que superbement exécutée par des chefs incomparables.

La confiance placée par la République et par tous ses alliés dans le vainqueur des Marais de St Gond, dans le chef illustre de l’Yser et de la Somme a été pleinement justifiée.

La dignité de Maréchal de France conférée au général Foch ne sera pas seulement une récompense pour les services passés. Elle consacrera mieux encore dans l’avenir l’autorité du grand homme de guerre appelé à conduire les armées de l’Entente à la victoire définitive.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

G. Clemenceau »

Vous comprendrez, mon cher ami, que j’aie voulu être le premier à vous annoncer cette nouvelle.

Je vous embrasse

G. Clemenceau. »

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/287/fiche/?

L’église de Ville-en-Tardenois bombardée

L’église  de Ville-en-Tarenois a été très endommagée lors du bombardement du 6 août 1918 et restaurée dans les années 1920 avec l’aide d’Etienne Moreau-Nélaton*.

http://ville-ferentardenois.com/tourisme-culture-patrimoine/leglise-sainte-macre/

Création d’une école du renseignement par les Américains à Langres

  • Une école de renseignements : officiellement créée le 6 août 1918, elle fonctionne depuis le 25 juillet à la caserne Carteret-Trécourt. Les cours dispensés enseignent aux officiers l’organisation de l’armée allemande, l’interrogation des prisonniers, l’exploitation de documents pris à l’ennemi et l’interprétation des photographies aériennes.

Création du cimetière de Bouilly (Marne)

Le cimetière militaire britannique de Bouilly a été créé en 1918 par les autorités françaises pour recevoir les corps des soldats britanniques, français, italiens et allemands tués dans le secteur au cours de la 2ème Bataille de la Marne entre le 18 juillet et 6 août 1918.
Les corps des soldats français, italiens et allemands ont été ultérieurement exhumés et regroupés dans d’autres cimetiètres.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/britanniques/bouilly.htm

L’abbaye d’Igny d’Arcis le Ponsart (marne) détruite

Le monastère d’Igny se trouve en plein front et le 6 août 1918, il est complétement détruit lors de la retraite allemande. Un aumônier militaire campant à proximité de l’abbaye a pu retrouver quelques objets de valeur et surtout la châsse contenant les reliques du bienheureux Guerric et il en avertit le cardinal Louis-Joseph Luçon.

Le blason de cet archevêque de Reims se trouve au-dessus d’une porte latérale de l’église donnant sur le choeur des moniales. Il est « d‘azur à un agneau pascal accompagné d’un M en onciale d’or dans le canton dextre. »

source: https://abbaye-igny.fr/historique/les-blasons

Duval (Bonnet rouge) condamné à mort

Au cours du procès qui débute le 29 avril 1918, le lieutenant Mornet, commissaire du gouvernement, reconnaît à Emile Duval « une culture profonde, une intelligence remarquable et un talent de plume véritable. » Les qualités indiscutables de « ce petit vieux aux allures discrètes de sacristain » sont malheureusement révélées tardivement et, âgé de cinquante ans quand il commence sa collaboration au Bonnet Rouge, Duval est un journaliste déjà aigri et plein de fiel contre cette société qui n’a pas su le reconnaître à sa juste valeur.

Le 11 mai 1918, Mornet réclame la peine de mort pour Duval.

Emile Duval est fusillé le 17 juillet 1918 pour “avoir reçu de l’argent de l’Allemagne”.

source: http://www.noisylesec-histoire.fr/2016/01/emile-duval-1864-1918-journaliste/

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile-Joseph_Duval

A Woippy ( Moselle) le curé et les cloches

Ordonnance pour la livraison des cloches qui devaient rester.
En vertu d’une ordonnance du 6 août 1918, les cloches, même celles qui étaient dispensées à cause de leur valeur artistique doivent être livrées. Une seule cloche de ces trois, qui pèsent 967 k., 1212 k., 1702 k., la plus petite qui donne le fa devra rester. Nous faisons tout le possible pour les conserver; mais ce sera bien difficile. M. le Kreisdirektor ne semble plus disposé à vouloir céder. M. le curé est décidé à écrire encore et à rendre visite à M. Schmitz, architecte préposé à la conservation des monuments d’art. Le Conseil autorise M. le curé à attendre, même au risque de perdre la prime promise de 1 Mark par kilo.

http://www.raconte-moi-woippy.net/paroisse/cures/bigerel.htm

Décès de Roland Garros, aviateur

Roland Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion et mort le 5 octobre 1918 dans les Ardennes près de Vouziers, est un aviateur français, pionnier de l’aviation.
Champion de France de cyclisme en 1906, Roland Garros est passé à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en avion en partant de Fréjus, en 7 heures et 53 minutes. À bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d’essence quand il se posa à Bizerte.

La Première Guerre mondiale le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.
Une panne le contraignit d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d’avoir pu détruire son avion
Il ne parvint à s’évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Évadés de Guerre et reprit vite sa place dans l’escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d’un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

source: https://www.camps-parachutistes.org/t2590-roland-garros-aviateur-francais

Journal du mardi 6 août 1918

Nos troupes, refoulant les arrière-gardes ennemies, ont continué leur marche victorieuses sur un front de 50 kilomètres en direction de la Vesle.
Sur notre gauche, nous bordons les rives sud de l’Aisne et de la Vesle, depuis Soissons jusqu’à Fismes, dont les Américains tiennent les lisières.
A l’est de Fismes, nous avons atteint la ligne générale nord de Courville, Branscourt, Courcelles, Champigny.
Nos reconnaissances de cavalerie opèrent le long de la voie ferrée de Soissons à Reims.
Sur certains points, notre progression a dépassé, en vingt-quatre heures, dix kilomètres. Plus de cinquante villages ont été délivrés en une seu1e journée.
Les Américains annoncent avoir pris, depuis le 18 juillet, 8.400 soldats et 133 canons.
La progression britannique s’est poursuivie dans le secteur d’Albert; nos alliés ont enlevé la majeure partie du terrain tenu par les Allemands à l’ouest de l’Ancre. Ils ont suivi l’ennemi dans son mouvement de retraite qu’avaient laissé prévoir différents indices.
Des patrouilles allemandes ont attaqué les Anglais dans le secteur d’Hébuterne. Elles ont été complètement repoussées.
Arkhangel a été occupée par les troupes alliées. L’Entente garde ainsi une porte ouverte sur la Russie.
En Macédoine, des détachements bulgares ont été repoussés près de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1457/30 juillet 1918

Les américains dans la guerre

Les 29 et 30 juillet, plusieurs tentatives de l’infanterie sur le Bois Meunière avec ou sans artillerie restent sans résultat. Le Bois Meunière est bombardé jour et nuit par les batteries.

Le 31 juillet, les officiers de liaison signalent de bonne heure que des reconnaissances sont entrées dans le bois sans difficulté et que l’infanterie les suit. Les commandants de groupe se portent aussitôt en avant, et les batteries se tiennent prêtes à se déplacer. Une résistance se manifeste sur la ligne Ferme Reddy-Ferme Courteaux-Bois de Rognac, de nouvelles positions sont occupées (…)

La 3e D.I. U.S. est relevée à Ronchères

(…)Le 30 Juillet, la 3ème Division est relevée par la 32ème. La 3ème Division U.S. est restée en ligne depuis le début de Juin et a combattu superbement, ses pertes sont de 6600 tués ou blessés. Le même jour la 28 ème Division attaque, deux fois, après une courte mais intense préparation d’artillerie, après des combats à la baïonnette et avec l’aide de la 32 ème Division, elle prend enfin le bois. Dans son élan la 28ème Division atteint les premières maisons de Cierges mais doit se replier sur le bois d’où elle repousse une contre-attaque allemande à la tombée du jour (…)

Le Bois des Grimpettes. L’attaque de la 28e Divisions U.S

(….)Pendant la nuit du 30 au 31 Juillet la 32ème Division U.S. relève la 28ème D.I.U.S., qui vient de perdre, en 3 jours, 1400 tués ou blessés. Le soir de sa victoire le Colonel Martin déclare que la prise du « Bois des Grimpettes » s’est faite « comme à la parade » !

Le dossier et des témoignages à  lire sur http://1418bd.free.fr/labase/dospromVillers_sur_F_finjuillet1918.pdf

Mort du poète américain Joyce Kilmer

Le poète américain Joyce kilmer en tenue de sergent du 165e régiment d’infanterie en 1918 – (Source : Wikimedia Commons).

Le poète américain Joyce Kilmer, tué le 30 juillet 1918 à l’âge de 31 ans par un sniper allemand d’une balle dans la tête, est enterré dans le cimetière américain Oise-Aisne. La République française lui décerna la Croix de guerre à titre posthume.

source: https://www.guerre1914-1918.fr/tag/monuments-americains/

Pour en savoir davantage sur le poète américain Joyce Kilmer : (fr.wikipedia.org) et (en.wikipedia.org)

Reconnaissance des carrières aux environs de Dormans

Rapport du chef de bataillon Maugenest commandant le génie de la 73e DI au sujet de la reconnaissance des carrières prescrites par la lettre du 28 juillet 1918 du colonel commandant le génie du 3e CA

Les résultats de la reconnaissance à laquelle le commandant du génie divisionnaire a procédé le 30 juillet 1918 sont les suivantes :

Les carrières au nord ouest de Reuilly marquées sur la carte au 80.000e sont sans doute d’anciennes carrières, envahies par la végétation, elles ne comportent aucune trace d’exploitation, l’emplacement en est d’un accès difficile. Il résulte toutefois de l’examen des trous de projectiles que l’ouverture des carrières est possible dans toutes les collines au sud de la Marne.

Il en est du même des carrières marquées sur la carte au 80.000e au sud de Sauvigny, ce sont d’anciennes carrières envahies par le taillis et d’un accès difficile. De même les carrières situées au sud de Vassieux correspondent à d’anciennes exploitations dont l’emplacement est occupé par des vignes.

Par contre, les carrières situées à l’est du château de Dormans sur la route Champaillet-Dormans sont en pleine exploitation, une équipe du 24e RIT est en chantier ; il n’a pu être établi pour le compte de quel service cette exploitation était poursuivie. La pierre est de qualité variée de bons éléments et de matériaux sans consistance.

Une importante carrière marquée en A sur le plan ci-joint comporte 25 mètres cube de pierre extraite en carrière, 30 mètres cube sur le bord de la route. L’outillage comprend un chemin de fer funiculaire avec voie de 0,60, câble métallique de traction, treuil à engrenage pour régularisation de la traction et 86 bennes.

La voie ferrée a été coupée en 15 points par le bombardement, mais il existe un stock d’éléments de 2 mètres qui en permettra la réparation. Le câble métallique est coupé en 5 points. Sa réparation sera délicate en raison des épissures à créer.

Les stocks extraits sont très ordinaires, mais suffisants pour un empierrement de routes en temps de guerre.

Le commandant du génie divisionnaire, vu l’importance de l’outillage de la carrière en question, a prescrit au lieutenant commandant la compagnie 26/53 à Soilly de consacrer une section à la remise en état de la voie et du câble.

source: http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article76

Aviation: apparition du joker comme insigne

Le Ltt Paul Dumas demande au Sgt René Legrand, un pilote qui a fait les Beaux-Arts, de lui trouver un nouvel insigne. Il modifie un joker, la carte symbole de chance, en l’associant à son commandant d’unité, une manière de rappeler que son chef était un joueur de carte invétéré. Le 1st Ltn Arthur C. Kimber a été le premier pilote à voler avec cet insigne, le 30 juillet 1918 – Dessin Albin Denis.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille085.htm

Dessin de guerre de Copieux

Albert COPIEUX (1885-1956), La Marche en avant. Une Route de la Victoire, 1918, gouache sur papier. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Ce dessin, daté du 30 juillet 1918, représente le moment de la sortie des tranchées, précédant l’attaque. À l’arrière-plan, des soldats marchent au pas, le fusil à l’épaule. Copieux, signale de manière grinçante la présence de la mort sur cette “Route de la Victoire” empruntée par les Poilus. Au premier plan, un sol ravagé, déformé par les batailles, les jets d’obus et parsemé de cadavres humains et animaux.

Petite contribution du Siam à la guerre

Lorsque le corps expéditionnaire siamois débarqua à Marseille le 30 juillet 1918, le sort de la guerre était déjà joué après l’échec de l’offensive allemande du printemps qui faillit bien changer le cours des événements malgré l’arrivée massive des Américains. Il n’en était de loin pas de même lorsqu’un an plus tôt le roi prit la décision de faire entrer son pays en guerre. La contribution de Siam fut certes mineure en termes d’effectifs envoyés au front, ne comprit pas de pertes au combat mais constitua cependant une étape cruciale dans la longue route de l’admission du Siam dans ce qu’il est convenu d’appeler « le concert des nations ». Le prix à payer fut celui de 19 morts, tous de jeunes hommes, tous volontaires, membres de la force expéditionnaire envoyée en France par le roi Rama VI en 1918. Leur souvenir perdure gravé dans la pierre du « monument des militaires volontaires » (อนุสาวรีย์ ทหาร อาสา anusawari thana asa) situé au centre de Bangkok, à l’angle nord-ouest de Sanam Luang (สนามหลวง – « le terrain royal »).

source: http://www.alainbernardenthailande.com/2015/02/le-memorial-de-bangkok-a-la-memoire-des-19-militaires-siamois-morts-au-cours-de-la-grande-guerre.html

Journal du mardi 30 juillet 1918

Au nord de la Marne, nos troupes ont continué leur marche en avant.
Dans la région de l’Ourcq, malgré la résistance de l’ennemi, qui s’efforçait d’empêcher le passage de la rivière, nous avons réussi à jeter des éléments avancés sur la rive nord. Nous avons pénétré dans Fère-en-Tardenois. Au nord-est de la forêt de Ris, nous avons atteint Champvoisy.
Sur notre droite, nos troupes ont enlevé Anthenay, Olizy-Violaine, et rapproché sensiblement leurs lignes de la route de Reims à Braisne.
En Champagne, deux tentatives ennemies précédées de bombardement, dans la région des Monts, ont été repoussées.
Les Anglais ont effectué des avances au sud est d’Arras et dans les environs de Loos. Ils ont fait des prisonniers et capturé des mitrailleuses. Dans le secteur de Givenchy leurs patrouiles ont ramené d’autres prisonniers et une mitrailleuse.
Les aviateurs britanniques ont attaqué les ouvrages militaires et les bâtiments ancrés dans le port de Cattaro. Des dommages importants ont pu être constatés, notamment à la station d’aviation et à celle des sous-marins.
Les aviateurs de la marine ont efficacement bombardé la station d’aviation de Zagosta où un incendie important a été observé.
Nos alliés, malgré le violent tir de l’ennemi, n’ont subi aucune perte au cours de ces opérations.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1453/26 juillet 1918: en l’honneur de la 42 ème armée américaine à la ferme de la Croix-Rouge

En l’honneur de la 42 ème armée américaine à la ferme de la Croix-Rouge

…le 167ème régiment d’Alabama, assisté par l’aile gauche du 168ème régiment d’Iowa, a pris d’assaut et capturé la ferme de la Croix Rouge d’une manière qui, par sa bravoure, n’a jamais, à mon avis, été surpassé dans l’histoire militaire. C’est une des rares occasions où l’usage de la baïonnette fut prévalent.

Cette statue en bronze est l’œuvre de James Butler, artiste britannique, membre de l’Académie Royale d’Art de Londres.

Cette superbe œuvre d’art haute de3 mètres, représente un soldat américain qui porte le corps de son compagnon mort. Elle a été érigée sur le site de l’ancienne ferme de la Croix Rouge, dont il ne reste aujourd’hui qu’un pan de mur.

En ce lieu, le 26 juillet 1918, la 42ème Division américaine, la division Arc-en-ciel, maîtrisa avec bravoure de redoutables défenses allemandes. L’assaut par 2 bataillons du 167ème régiment d’infanterie d’Alabama, soutenu par le 168ème régiment d’infanterie d’Iowa, eut lieu sans aucune préparation d’artillerie.

Inattendue et violente, l’attaque des troupes américaines s’effectua à découvert, balayant l’ennemi en quelques heures pour s’emparer de ses positions fortifiées. Tandis que la résistance ennemie s’effondrait, l’ensemble de la 42ème  division s’alignait pour poursuivre l’ennemi en retraite sur 18 km au-delà de l’Ourcq. De nombreux soldats américains qui perdirent la vie pendant ces combats sont enterrés au cimetière américain d’Oise Aisne à Seringes-et-Nesles.

source: http://ville-ferentardenois.com/tourisme-culture-patrimoine/memorial-de-la-42eme-division-americaine/

Le pilote irlandais Edward Corringham abattu

Engagé d’abord dans le Royal Army Medical Corps, Edward rejoint le Royal Flying Corps, le corps d’aviation britannique, en août 1916. Le 7 mai 1917, au cours de la Bataille d’Arras, il remporte sa première victoire aérienne près de Quiéry-la-Motte. Le 26 juillet 1918, son appareil essuie des tirs de mitrailleuses allemandes provenant du sol près de Lestrem et s’écrase. Au total, il remporte 61 victoires. Pour sa carrière d’as, il est décoré à titre posthume de la Victoria Cross. Edward a son nom inscrit sur le Flying Services Mémorial sur lequel sont gravés les noms des 989 aviateurs tombés sur le front occidental et dont la sépulture est inconnue.

source: https://www.regardsdesoldats.com/107-mannock

Journal du vendredi 26 juillet 1918

Au sud de Montdidier, un coup de main nous a permis de ramener une trentaine de prisonniers.
Sur la rive nord de la Marne, l’ennemi a lancé au cours de la nuit une forte contre-attaque dans la région de Dormans. Il a réussi à occuper momentanément un petit bois à 1500 mètres au nord de Tréloup, et le village de Chassins, mais un retour offensif de nos troupes nous a rendu ces deux points peu après.
Au sud de l’Ourcq et dans la région à l’ouest de Reims, actions d’artillerie violentes.
L’ennemi a attaqué un poste anglais au sud de Villers-Bretonneux et y a pénétré; mais une contre-attaque immédiate l’en a rejeté. Un détachement ennemi a attaqué un autre poste britannique au nord de la Somme et a été repoussé. Des prisonniers ont été faits par nos alliés.
Ceux-ci ont légèrement avancé leur ligne au sud du bois Rossignol, dans le secteur d’Hébuterne. Ils ont fait des prisonniers aussi dans ce secteur et capturé 6 mitrailleuses. Activité de l’artillerie ennemie au sud et au nord de la Scarpe, au nord de Lens et en plusieurs points de la partie nord du front anglais.
Le baron Hussarek a été chargé définitivement de former le nouveau cabinet autrichien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1450/23 juillet 1918

Des américains à Château-Thierry (Aisne)

source: 14 / Référence : SPA 44 BO 2000 Dans Château-Thierry délivré, Aisne, Américain contemplant la destruction du pont. 23/07/1918, opérateur Maurice Boulay.

Dans Château-Thierry libéré et en ruine, un officier américain regarde le pont détruit qui franchissait la Marne. Suite à l’offensive allemande du 15 juillet, les troupes franco-américaines retranchées dans les hauteurs de Château- Thierry, parviennent à repousser les assauts de l’ennemi. Le 21 juillet, après cinq jours de combats acharnés sur la cote 204, des bataillons de la 39e division d’infanterie française et de la 26e division d’infanterie américaine parviennent à contre-attaquer et à libérer Château-Thierry, qui est évacué par les Allemands dès le 20 juillet.

15 / Référence : SPA 44 BO 2003 Dans Château-Thierry délivré, vue du pont, Américains devant une barricade allemande. 23/07/1918, opérateur Maurice Boulay.

Dans les ruines de Château-Thierry libéré, des soldats américains de la 26e division posent devant une barricade allemande. Dès la chute de la ville en juin 1918, des combats de rue s’étaient déjà déroulés, où les marsouins du 53e régiment d’infanterie coloniale combattirent aux cotés des Américains. Derrière les deux Sammies se profile la façade de l’hôtel de ville. Grâce à la résistance de la 3e division américaine, les unités de la 26e division peuvent pénétrer dans la ville le 21 juillet, en grande partie détruite par les bombardements.

source: 16 / Référence : SPA 45 BO 2021 Château-Thierry

Certains habitants de Château-Thierry, restés chez eux pendant l’occupation allemande du 1er juin 1918 au 21 juillet 1918, subissent le pillage de leur maison. Les objets de valeur et autres pouvant être réutilisés par les industries de guerre allemandes sont rassemblés dans l’église Saint-Crépin pour être expédiés vers l’Allemagne.

Lili, l’ami de Pagnol meurt au front près de Vrigny (Marne)

David Magnan, dit « Lili des Bellons »

Comment ne pas évoquer tendrement leur amitié si forte et si sincère, née un beau matin d’été dans la garrigue, sans en ressentir une profonde émotion …
Marcel Pagnol disait de Lili qu’il était « son petit frère des collines »… « son cher Lili » …

Extraits des souvenirs d’Enfance,
(Le Château de ma mère) :
« C’était un petit paysan. Il était brun, avec un fin visage provençal, des yeux noirs et de longs cils de fille. »
« Avec l’amitié de Lili, une nouvelle vie commença pour moi. »
« Lili savait tout ; le temps qu’il ferait, les sources cachées, les ravins où l’on trouve les champignons, des salades sauvages, des pins amandiers, des prunelles, des arbousiers.

Avec un roseau, il faisait une flûte à trois trous.

Il me présenta au vieux jujubier de la Pondrane, au sorbier du Gour de Roubaud, aux quatre figuiers de Precatori, aux arbousiers de la Garette, puis, au sommet de Tête-Rouge, il me montra la Chante-pierre. »

Quand je randonne sur leurs sentiers tant aimés, je les imagine, chacun sur leur rocher, s’appeler en faisant résonner l’écho de leurs voix dans les vallons … Et la magie opère à chaque fois : ils sont là, pour toujours …

Lili n’échappa pas au sacrifice de la guerre et mourut au champ de bataille le 23 juillet 1918 « sous des touffes de plantes froides dont il ne savait pas les noms … »

Grâce aux Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol, Lili des Bellons est entré avec lui dans la légende …

source: https://www.facebook.com/MarcelPagnolNonOfficiel/posts/178537792340378

lire aussi: http://mondedestef.over-blog.com/article-lili-des-bellons-56309840.html

Journal du mardi 23 juillet 1918

Au cours de la nuit, l’ennemi s’est borné à réagir par son artillerie, au nord de l’Ourcq et entre la Marne et Reims, notamment dans les bois de Courton et du Roy.
Entre l’Ourcq et la Marne, nous avons brisé le fortes contre-attaques ennemies dans les régions de Grisolles et de Bézu-saint-Germain. Nous avons maintenu partout nos positions.
Les troupes britanniques ont gagné quelque terrain, au sud-est d’Hébuterne. Une attaque ennemie exécutée à la grenade dans cette région a été repoussée. Nos alliés ont capturé quelques prisonniers.
En coopération avec nous, ils ont exécuté avec succès un raid au sud de Villers-Bretonneux, capturant quelques prisonniers et des mitrailleuses.
Les patrouilles anglaises ont pénétré dans les tranchées ennemies à Neuville-Vitasse, à Calonne-sur-la-Lys, et au nord de Bailleul, ramenant des prisonniers. Un raid ennemi dans ce dernier secteur a été repoussé. L’artillerie ennemie a été active dans le secteur de Locre.
Les aviateurs anglais ont jeté 18 tonnes de bombes sur les voies ferrées de Courtrai et de Lille, les docks de Bruges, trois importants dépôts de munitions et des cantonnements ennemis sur divers points du front. Ils ont abattu quatorze apparei1s ennemis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1441/14 juillet 1918: le fils Roosevelt tué en vol à Chamery (Marne) 

14 juillet 1918, le fils Roosevelt était tué en vol à Chamery (Marne)

Le 14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, sixième enfant de l’ex-Président des États-Unis, trouvait la mort dans un combat aérien dans le ciel de l’Aisne. Il avait 20 ans. Été 1909, Quentin Roosevelt a 12 ans. Le benjamin de Theodore Roosevelt, alors président des États-Unis, est en vacances en France. À Reims, il assiste à un meeting aérien et écrit dans une lettre à un copain son enthousiasme : « Nous avons vu tous les avions décoller. Tu ne peux pas imaginer comme c’est beau. » Une vocation est née.

vril 1917, lorsque les États-Unis entrent en guerre, Quentin alors étudiant à Harvard, notifie à ses parents son intention de s’engager dans l’armée et son souhait de devenir pilote. Son père n’est plus Président depuis huit ans, mais il approuve. Il a dénoncé la décision du président Wilson de déclarer la neutralité des États-Unis en août 1914. Teddy, comme on le surnomme affectueusement, pense qu’une victoire de l’Allemagne serait préjudiciable aux intérêts américains et souhaite que les Alliés franco-britanniques l’emportent.

Quentin est le dernier des six enfants de l’ex-Président. Son préféré, affirment certains. C’est celui qui lui ressemble le plus. Une intelligence vive, un solide sens de l’humour, un charisme qui en fait un leader né, le goût de la lecture et de l’écriture… Theodore nourrit de grandes ambitions pour lui.

Les jambes et le pantalon en feu

Quentin entre à l’école d’aviation de Mineola, État de New York, nouvellement créée. Puis poursuit sa formation en France à l’été 1917. C’est parfois mouvementé : « Il y a deux semaines, alors que je décollais, un paquet de boue a cassé l’hélice. Une pièce a crevé le réservoir et avant que les roues ne touchent à nouveau le sol et avant que je n’aie eu le temps de couper le contact, il y avait le feu. J’ai vite décroché mon harnais, sauté de l’avion en moins de deux. Cela ne m’a pas pris plus de 30 secondes. Cependant mes bottes et mon pantalon étaient en feu », écrit-il, le 8 décembre à son père.

La suite sur https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/4442/reader/reader.html#!preferred/1/package/4442/pub/6093/page/7

L’offensive allemande en Champagne

Le 14 juillet 1918, la machine est au point.

Suivant les procédés du 21 mars et du 27 mai ont consacré l’excellence, renforts et matériel ont été accumulés à pied d’œuvre; chars d’assauts, pièces de tous calibres, dépôts de munitions jusque dans les tranchées de première ligne; matériaux pour la construction de passerelles sur la Marne, abrités dans les bois, au nord de Dormans et de Jaulgonne.

Une nouvelle base d’attaque contre Paris sera ainsi créée, loin du massif dangereux de Villers-cotterêts, et peut-être que devant cette formidable menace, le moral de la France s’écroulera.

Le 15 juillet, à minuit, une préparation d’artillerie, avec obus toxiques et large emploi d’ypérite, ébranle le sol sur plusieurs centaines de kilomètres.

Des obus monstrueux s’écrasent en même temps sur Châlons, sur Epernay, sur Dunkerque, sur Paris, où la «  Bertha » annonce le commencement de la plus grande bataille de tous les temps. Cette débauche de munitions dure quatre heures.

A sa faveur, l’infanterie allemande s’est portée en avant, prête à bondir; des ponts et des passerelles ont été jetées sur la Marne, depuis Gland jusqu’à Mareuil, sur un front de 20 kilomètres .

De Longpont à Bligny, c’est la 7e armée allemande du général Von Boëhm, avec 30 divisions allemandes, dont 16 en première ligne; Devant Reims, de Bligny à Prunay, c’est la 1ere armée, à la tête de laquelle le général Allemand Von Mudra vient de remplacer le général Fritz Von Below, avec 15 divisions Allemandes en première ligne et 7 divisions en soutien; De Prunay à l’Argonne, c’est la 3e armée Allemande du général Von Einem, avec 20 divisions Allemandes dont 12 en première ligne.

A 4h45, ces masses allemandes se lancent à l’assaut, à travers nos tranchées bouleversées, les divisions allemandes ayant sur un front de 2 km 500 deux régiments en première ligne et un régiment en soutien. Presque toujours deux et souvent trois divisions sont disposées les unes derrière les autres.

L’ordre est d’avancer, coûte que coûte, à raison de 1 kilomètre à l’heure.

Or, la manœuvre se déroule exactement comme elle avait été prévue par le Haut-Commandement français.

En Champagne, dans un magnifique ordre du jour, Gouraud avait demandé à ses soldats de faire preuve d’héroïsme :

«  Le bombardement sera terrible, leur avait-il dit le 7 juillet; vous le supporterez sans faiblir. L’assaut sera rude, mais votre position et votre armement sont formidables; cet assaut, vous le briserez, et ce sera un beau jour. »

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1918champagne.htm

Les Italiens perdent 4.000 hommes autour de Bligny (marne) 

À partir du 14 juillet, lors des violents combats de Bligny, les troupes italiennes parviennent à stopper l’offensive au prix de 4 000 morts et 4 000 prisonniers, empêchant l’armée allemande de s’emparer de son objectif sur ce secteur du front, à savoir la ville d’Épernay. Dans la vallée de l’Ardre, Ludendorff doit même se défendre contre des retours offensifs.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Marne_(1918)

Darnand: héros puis salaud

Le 14 juillet 1918, le 366e régiment d’infanterie traîne sa misère dans les tranchées situées devant le mont Sans- Nom, où l’issue de l’affrontement entre Français et Allemands doit se jouer. À la tête d’un corps franc d’une vingtaine d’hommes, le sergent Darnand, 21 ans, s’infiltre dans les lignes ennemies pour en ramener 23 prisonniers et les plans d’une attaque boche imminente… « Bientôt, vous serez plus célèbre que Pétain », promet-on au jeune Darnand, qui sera auréolé, avec les seuls Foch et Clemenceau, du titre d’“Artisan de la victoire”, par Raymond Poincaré.

(…)Héros en 1918 Marnand fut fusillé en 1945

source: https://www.valeursactuelles.com/darnand-heros-puis-salaud-52412

voir la vidéo: https://www.dailymotion.com/video/x42jops

lire aussi: https://lesobservateurs.ch/2015/07/25/monstre-a-francaise-deric-brunet/

voir la BD: https://casesdhistoire.com/darnand-quand-le-heros-de-la-grande-guerre-plonge-dans-labjection/

La lutte pour la liberté: le 14 juillet

Dessin de troupes alliées sur le front français pendant la première guerre mondiale, la statue de la Liberté en fond.

source: http://docpix.fr/galerie/docpix002158/0/la-lutte-pour-la-liberte-l-jonas-14-juillet-1918

vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=93m-LtbnH1g

L’exploit de Maurice Besnier au Mont sans Nom (Marne)

Alors commandant, on doit en partie à Maurice Besnier la victoire de la France en 1918 suite au coup de main du Mont Sans-Nom (dans la Marne) le 14 juillet 1918 qui a permis de capturer une vingtaine de soldats allemands. “Le plan était de connaître le jour et l’heure de l’attaque ennemie”, précise Vincent Cazin. Maurice Besnier et ses hommes s’immiscent dans les lignes adverses, et capturent une vingtaine de soldats allemands qui parleront. Le jour de l’attaque, les Allemands pilonnent les positions françaises alors vides. Sans avoir subi de pertes, les soldats français lancent alors une immense contre-attaque : “le début de la fin de la guerre14-18”.
Il est fait officier de la légion d’honneur le 17 juillet sur le champ de bataille par le général Gouraud. “C’est pourquoi, tous les 14 juillet, non pas pour la fête nationale, mais pour son exploit, mon grand-père ouvrait une bouteille de champagne !”
Peu après la guerre il devient professeur puis directeur de l’école d’officiers de Saint-Maixent où, alors colonel, il sera fait commandeur de la légion d’honneur. “Si mon grand-père n’est jamais devenu général, c’est peut-être du fait de ses mémoires rédigées au jour le jour pendant la Grande guerre. Il a sûrement été trop critique envers le commandement.”

source: https://actu.fr/normandie/caen_14118/11-novembre-maurice-besnier-ce-caennais-heros-de-la-guerre-14-18_2788517.html

Naufrage du Djemnah: 200 tirailleurs malgaches trouvent la mort

Le 14 juillet 1918, plus de deux cent tirailleurs malgaches de retour à Madagascar trouvent la mort en Méditerranée dans le naufrage du vapeur Djemnah.

source:http://tiraera.histegeo.org/djemnah.html

Journal du dimanche 14 juillet 1918

Entre Montdidier et l’Oise, nous avons avancé nos avant-postes de 500 mètres, dans la région de la ferme Porte.
Nous avons exécuté une action locale au nord et au sud de Longpont. Nous avons progressé vers l’est et, malgré la résistance ennemie, franchi la Savières à la hauteur de la ferme Catifet. Une trentaine de prisonniers sont tombés entre nos mains.
Le nombre des prisonniers faits dans la région de Montdidier est supérieur à 600. Nous avons capturé, en outre, plus de 80 mitrailleuses.
Des troupes anglaises et australiennes ont exécuté d’heureuses opérations de détail aux environs de Vieux-Berquin et de Merris. Elles ont fait 96 prisonniers et pris quelques mitrailleuses. Leurs pertes ont été exceptionnellement légères.
Un détachement de troupes anglaises a exécuté un raid sur les tranchées allemandes au nord d’Hamel et ramené 22 prisonniers.
Un raid, tenté par l’ennemi, au nord de Meteren, a été repoussé. L’artillerie ennemie s’est montrée active en face de Beaumont-Hamel et dans les secteurs de Strazeele et de Locre.
En Orient, rencontre de patrouilles sur la Strouma, où les troupes helléniques ont dispersé un détachement bulgare, et dans la boucle de la Cerna.
En Albanie, l’ennemi s’est replié sur une ligne organisée. Nos troupes lui ont fait 470 prisonniers et infligé de lourdes pertes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1435/8 juillet 1918: les Italiens défendent la Montagne de Reims

Les Italiens défendent la Montagne de Reims

Le  » Plan de défense » que le général Albricci envoya aux détachements dépendants le 8 juillet était aussi basé sur cette prémisse. Ledit plan, qui était, du reste, en parfaite harmonie avec les instructions données le 16 et le 20 juin prévoyait que l’organisation de la défense du corps d’armée comprendrait : une  » ligne de surveillance » tenue par des petits postes avec la tâche de prévenir les troupes de la première position des intentions de l’ennemi et de déjouer les attaques par surprise de ses patrouilles; une  » première position » : bois de Vrigny – côte qui descend vers Ste Euphraise – bois de la Vallotte (saillant ouest)- Montagne de Bligny – pente occidentale du bois de Pargny – bois des Grands – Savarts – Onrezy – marge nord-ouest du bois de Commetreuil – bois de Hyermont – Moulin Chaumuzy – flancs nord du bois « des Eclisses », qui devait servir de protection à l’artillerie, comme ligne de départ pour les contre-attaques des réserves et, avec des « bretelles », à même de créer les compartiments étanches; une  » deuxième position : bois de Maître Jean – pentes occidentales du Pâtis d’Ecueil – moulin de l’Ardre – éperon de Ballin – bois de Courton, à faire tenir par les régiments de réserve et par les troupes supplémentaires.; enfin,  » une troisième position » : Sermiers – Courtagnon – Cormoyeux – Romery – pentes occidentales du bois de St Marc, sur laquelle le combat et la défense devaient être portés seulement en cas extrême.

Lire le dossier détaillé sur http://20072008.free.fr/journee332008italjuinjuil18doc1.htm

L’US Air force est née en Seine-et-Marne

L’As américain Edward Rickenbacker et son Spad XIII, avec l’insigne du 94th Aero Squadron

Le 8 juillet 1918, les escadrilles se déplacent. Les trois escadrilles d’observation quittent Saints. La SAL.280 va rejoindre un autre groupe Français et la 1ère et 12ème vont à Francheville, au nord-ouest de Coulommiers, pas loin de l’aérodrome actuel. Une autre escadrille américaine, la 88ème, vient remplacer la SAL.280.

Les 8 et 9 juillet, le 1er Groupe de Chasse quitte Touquin pour s’installer dans les villages de Saints et de Mauperthuis et occuper également la ferme des Aulnois, site du terrain d’aviation du même village. Il n’y restera que jusqu’au 1er septembre 1918. Pendant ce temps, le 1er groupe de chasse va cruellement souffrir en perdant 36 tués, blessés ou prisonniers – soit exactement la moitié de l’effectif de combat. Pour les américains, c’est le vrai baptême du feu contre un ennemi qui possède des as pour pilotes et des appareils très performants comme par exemple le Fokker D.VII. En contrepartie, les américains remportent 38 victoires contre les allemands.

Le symbole de l’effort Américain, c’est la famille de l’ancien Président Théodore Roosevelt qui a six enfants, plus deux par re-mariage, ce qui fait huit au total. Six d’entre eux vont participer à la guerre. La fille Ethel et son mari ainsi que la femme de Théodore Jr. vont servir la Croix Rouge à Paris. Les quatre garçons, Théodore Jr., Archie et Quentin viennent en France et le deuxième fils Kermit s’en va rejoindre les Forces Britanniques au Moyen Orient.

source: http://acdf-meaux.fr/histoire-lus-air-force-est-nee-en-seine-et-marne/

Compiègne: les  pillards fusillés sur le champ

La place de l’Hôtel de ville en 1918

Voici un avis officiel, émanant de la Place de Compiègne et daté du 8 juillet, concernant les transports :

« I. Pour venir à Compiègne il faut être porteur d’un sauf-conduit, ce sauf-conduit doit être demandé au Sous-préfet ou au commandant d’armes de Compiègne qui le soumettront à la signature de l’autorité militaire compétente ; la demande doit indiquer le motif du déplacement.

II. Arrivée à Compiègne. — se présenter au commandant d’armes qui délivre un permis de séjour et en fixe la durée.
III. Moyens de transports pour déménagement. — Des camions ou des wagons en nombre limité, ainsi que des hommes de corvée sont mis à la disposition des personnes qui en font la demande au commandant d’armes.

Ces demandes seront satisfaites selon les ressources et dans l’ordre où elles seront parvenues au commandant d’armes.
IV. Les évacuations se font :

a) par camions dans la
Chantilly, (dernière limite).
b) par wagons au gré des intéressés.
La ville de Compiègne n’offrant aucune ressource, il est recommandé de se munir de vivres pour toute la durée du séjour.
Le 8 juillet 1918,
Le Lieutenant Colonel MAITTHET, commandant d’armes. »

Un papillon tiré sur papier bulle sur les presses réquisitionnées de l’imprimerie Bourson porte que :

« La Place ne peut que se mettre dans la mesure de ses moyens à la disposition des habitants « venus eux-mêmes » s’occuper de leurs affaires ou en ayant chargé une personne munie d’une procuration. Les déménagements d’office ne seront effectués qu’après ceux des personnes présentes ou représentées ».

Les pèlerins, en sortant des bureaux de la Place, installés au Palais, dans les pièces précédemment occupées par le commandement du Grand Quartier, se précipitaient dans leur rue et, constatant la ruine des maisons voisines, pénétraient tout émus dans le désordre de leur appartement. Avaient-ils été pillés durant leur absence ? Ils s’étonnaient que tout ne fut pas disparu. En hâte, ils chargeaient leur butin, touchant à peine aux provisions de bouche et, laissant là leur curiosité, oubliaient de faire un tour en ville, tant ils étaient pressés de quitter un rivage aussi désolant.

Le commandant d’Armes avait institué un service de surveillance plus rigoureux que les précédents pour arrêter les pillages. Il faut reconnaître qu’il l’avait remarquablement organisé. A ce titre, le colonel Maittret fut vraiment un gardien de l’ordre et sous son commandement, les vols furent moins fréquents qu’au mois de mai où bien des maisons reçurent la visite de gens sans aveu dont l’unique occupation était la rapine.

Les pillards étaient fusillés sur-le-champ. Compiègne fut débarrassée rapidement de ces indésirables et les maisons refermées cachaient aux rares passants la désolation de

leur intérieur doublement désolé par la guerre.
L’horloge de l’hôtel de ville s’était arrêtée depuis longtemps. Plus de Picantins pour piquer les heures, aucun des bruits familiers ne remuait l’air des rues désertes et monotones.
Les rares privilégiés, après bien des ennuis, repartaient vers l’exil. L’autorité militaire ne favorisait guère leurs allées et venues, peu désireuse de voir une colonie se fixer à nouveau dans la ville comme après les événements du mois de mars. Les visites mêmes de la Municipalité lui portaient ombrage, jalouse qu’elle était de ses pouvoirs universels. A plusieurs reprises, M. Martin dut élever la voix contre cet abus. Il lui paraissait tout naturel de s’occuper des intérêts de ses administrés et s’étonnait de rencontrer tant d’obstacles et de mauvaise volonté sur sa route. En vérité les civils comptaient pour bien peu, en ces temps-là et devaient se soumettre sans récriminations. Mais la mesure était comble et M. Martin, se fâchant, s’en fut demander une audience à M. Fabre, Sous-Secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

http://www.histoire-compiegne.com/iso_album/comp1918.pdf

Journal du lundi 8 juillet 1918

Activité moyenne des deux artilleries, plus vive au sud de l’Aisne, notamment dans les régions de Cutry et de Montgobert.
A l’ouest de Bussiares, nous avons exécuté un coup de main et ramené des prisonniers.
Le nombre total des prisonniers faits par les Anglais dans la région d’Hamel dépasse 1.500, dont 40 officiers. Nos alliés ont encore fait une opération heureuse sur un front de trois kilomètres au nord-est de Villers-Bretonneux. Ils continuent ainsi à rectifier leur ligne sur la Somme et à enlever aux Allemands certains points dont la possession pouvait faciliter de leur part une offensive nouvelle.
Les aviateurs britanniques ont coopéré à ces entreprises, en mitraillant les positions ennemies et en lançant des bombes sur les troupes allemandes. Ils ont détruit 11 appareils allemands, tandis que 10 autres étaient forcés d’atterrir, désemparés. Ils ont lancé 30 tonnes de bombes.
Les Italiens ont repoussé plusieurs violentes contre-attaques des Autrichiens sur la basse Piave. Ils ont élargi leur occupation au sud-est de Chiesa Nuova et au nord de Cava-Zuccherina, capturant en tout 820 prisonniers nouveaux, des canons lourds et un grand nombre de mitrailleuses.
Au nord-est du Grappa, ils ont pénétré dans les positions adverses à la tête du Val Calcine. Une trentaine de prisonniers, dont 50 officiers et 6 mitrailleuses sont restés entre leurs mains. Ils ont repoussé deux offensives au plateau d’Asiago, abattu 10 avions et 2 ballons captifs.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

Contact: alain.moyat@orange.fr