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1588/7décembre 1918: prisonnier fusillé en décembre 1918

Prisonnier fusillé en décembre 1918

Trouvé sur le forum 14-18

Henri Laurens est né é le 12 mai 1897 à Roquevidal, petite commune du Tarn. Fils de Louis et Auriol Paulonnie, il occupe un emploi de cultivateur. Inscrit sous le n° 23 de la liste de Cuq Toulza, le conseil de région le classe dans la première partie de la liste de 1915. Bon pour le service armé, il est incorporé le 10 janvier 1916 comme soldat de 2e classe au 153e de ligne. Henri Laurens change de régiment, et passe au 81e de ligne le 6 novembre 1916, pour ensuite être affecté au 133e de ligne le 29 avril 1917. Porté disparu au bois le Chaume le 9 novembre 1917 (AM n° 4243 K du 4 janvier 1918), il est en réalité fait prisonnier au camp de Dyrots, et déclaré décédé par ce camp à la date du 9 décembre 1918.

Sa fiche CICR

Laurens Henri soldat du 133e RI, fait prisonnier le 9 novembre 1917 et dirigé vers Montmédy le 13 décembre 1917 et ensuite vers le camp de Dyrotz

Une hypothèse…Je pense que le mot fusillé ne correspond pas à la situation. J’aurais tendance à penser à abattu, suite à ce vol, c’est à dire pour un délit de droit commun. Mais dans tous les cas une bien triste histoire. De nos jour le soldat Laurens repose à la nécropole nationale des prisonniers de Sarrebourg.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=3&t=9547&start=0

Lille, huit jours après l’Armistice

– [Samedi] 7 décembre [1918] : Après dix-huit jours d’absence nous retrouvons Lille sous l’occupation anglaise qui répare peu à peu les désastres boches. Déjà trois gares sont ouvertes au trafic, St André, La Madeleine et St Sauveur. On peut se rendre à Roubaix soit par le train ou le tramway Mongy (tarif doublé) qui fonctionne sur un tronçon. Quelques réverbères éclairent maintenant la ville. Le commerce renaît un peu. Viande, poisson, pommes de terre abondent. Le comité hispano-néerlandais a englobé le comité hollandais qui n’existe plus. Beurre : de 18 à 22 frs le kilo, sucre : 20 frs, café : 20 frs, les oeufs de 1 f 25 à 1 f 50 pièce. Ce soir le roi Georges V vient à Lille incognito au quartier du général Birdwood, nous avons l’occasion de le voir très nettement dans l’auto.

source: http://recherche.archives.somme.fr/ark:/58483/a011460448726kjuhyt

A propos du soldat inconnu

Le 7 décembre 1918, M. Crescitz propose à Clemenceau le transfert au Panthéon du corps d’un soldat inconnu.

source: http://www.bhpt.org/dossiers_thematiques/guerre1418/1918/1918-T3/pieces_jointes/soldatinconnu.pdf

Parution du Rire rouge

Un président américain à Brest

La Voix du Peuple, le journal des socialistes du Finistère, consacre des articles de plusieurs de ses numéros de décembre 1918 à célébrer celui qui est présenté comme « le Champion des Droits des Peuples », le « Défenseur de la Liberté » (7 décembre 1918). Le numéro du 13 décembre, publié le jour même de l’arrivée de Wilson, lui est même entièrement consacré. Sous un portrait du président, l’organe de la fédération finistérienne de la SFIO reprend un long texte du syndicaliste Alphonse Merrheim, secrétaire de la Fédération des métaux à la CGT, célébrant celui qui est présenté comme voulant « une paix sans vaincu », « la réparation des torts mais [sans] représailles » – bref, 6 mois avant le Traité de Versailles, des positions très éloignées de celles de la France de Clemenceau, qui prévaudront d’ailleurs très largement.

Quand « festivités » rime avec « bretonnité »

Les initiatives se multiplient donc à Brest, diverses et, pour une part complémentaires. Sans surprise, le gouvernement envoie dans le Finistère plusieurs ministres – à commencer par celui des Affaires étrangères – qui doivent accueillir le président américain. Mais, sur place, la municipalité et un comité de réception, rapidement formé à la nouvelle de l’arrivée prochaine du grand hôte américain et dirigé par le conservateur du musée de la ville, M. Léonard, ont tout fait pour que ce moment constitue une page à part dans l’histoire de Brest dans la Grande Guerre, ce dont témoigne entre autres la presse locale.

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/un_president_americain_a_brest_woodrow_wilson_les_bretons_et_la_cgt_13_decembre_1918.html

Parution de La Française

79 – Right

source: https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000538883/1918/12/07

Journal du samedi 7 décembre 1918

Le roi des Belges et M. Poincaré ont échangé des toasts chaleureux. Il y a été hautement déclaré que la Belgique renonçait pour l’avenir à la neutralité garantie et qu’elle revendiquait la plénitude de sa souveraineté.
Les troupes britanniques progressant vers le Rhin, ont atteint la ligne Kronenberg-Schleiden-Duren.
Les Belges ont occupé Neuss et Odenkirchen. Les Américains ont pris la ligne GlaadtVallenborn-Daun-Ringelkopf.
Les clauses financières de l’armistice ont été arrêtées à Spa. L’Allemagne ne pourra aliéner, concéder, hypothéquer ses chemins de fer, mines, bois, ni les entreprises dans lesquelles l’Etat possède des intérêts. Elle ne pourra touché aux valeurs étrangères appartenant à l’Etat, à l’encaisse-or de la Reichsbank que dans des conditions déterminées. Elle rendra aux autorités françaises ou belges les titres et valeurs pris dans le nord de la France et en Belgique. Elle restituera les bons de monnaie de villes, chambres de commerce ou autres qu’elle a en sa possession, les archives publiques, privées et les comptabilités. Elle restituera dans le courant du mois l’encaisse et les billets de la Banque nationale de Belgique, ainsi que les avoirs des banques françaises et belges qu’elle a enlevés et convertis en marks.
De graves désordres ont éclaté à Cologne et à Essen. La situation est critique en Allemagne, dit le commissaire du peuple Barth.
M. Lloyd George a fait un nouvel exposé pour les élections. Il annonce sa ferme volonté et celle de tous les alliés d’obtenir le châtiment des responsables de la guerre et formule son programme électoral en matière économique et ouvrière.
Bien que le comte Romanones ait formé son cabinet à Madrid, la situation reste difficile dans la Péninsule.

 

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1585/4 décembre 1918

Des Alsaciens-Lorrains  posent devant le fort du prince de Württemberg

2/ Réf. SPA 8 NS 355 Metz, Meurthe-et-Moselle, Alsaciens-Lorrains devant le fort du prince de Württemberg. 04/12/1918, opérateur inconnu.

Près de Metz, au début du mois de décembre, des Alsaciens-Lorrains libérés du service militaire allemand, parés de cocardes tricolores, posent devant le fort du prince de Württemberg.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Le pont de Kehl à Strasbourg

9/ Réf. SPA 228 H 7524 Strasbourg, Alsace, le pont de Kehl gardé par des soldats du 4e RZ. 04/12/1918, opérateur Frédéric Gadmer.

Le pont de Kehl à Strasbourg est gardé d’un côté par des soldats français, de l’autre, par des sentinelles allemandes. Ici, ce sont les soldats du 4e RZ (régiment de zouaves) qui tiennent leur poste, équipé d’une mitrailleuse Hotchkiss. Au début du mois de décembre, des milliers d’Alsaciens- Lorrains, libérés du service militaire allemand, traversent le pont en direction de la France.source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-12.pdf

Venue en France du Président Wilson

Accompagné de son épouse le président américain embarque le 4 décembre 1918 sur le « George Washington« , un navire de 25000 tonnes filant 19 noeuds. Ce transatlantique appartenait à la compagnie « Nord Deutscher LLoyd ».

Il est escorté depuis les Etats-Unis par le cuirassé « Pennsylvania » encadré de 5 contretorpilleurs.

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2018/04/30/36345469.html

lire aussi https://books.google.fr/books?id=z4UmCwAAQBAJ&pg=PT53&lpg=PT53&dq=4+décembre+1918&source=bl&ots=ABSp5uQJjR&sig=VVurYF3WyqFS_QEiFkIelB6whJk&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj5lLHZnePeAhVFgM4BHX9PAtQ4FBDoATAIegQIAhAB#v=onepage&q=4%20décembre%201918&f=false

Albert Londres se rend en Allemagne

Depuis 1915, il était sur tous les fronts. Ce n’est pas une image : reporter pour le quotidien Le Petit Journal, Albert Londres a couvert la Première Guerre mondiale en France, en Belgique, en Italie, en Grèce, en Serbie, en Albanie et en Turquie. Et fin 1918, trois semaines après l’armistice, il accompagne l’armée anglaise dans l’Allemagne vaincue.

Le 4 décembre, il raconte son entrée chez les Allemands. Le ton est patriotique, comme c’est la règle dans tous les journaux de l’époque. Mais la force de la description est saisissante.

article payant: https://twitter.com/RetroNewsFr/status/793345723483951105

Journal du mercredi 4 décembre 1918

La 3e armée américaine, continuant son avance en Allemagne, a atteint la ligne générale Krewinkel-Metterich-Morscheid-Hirschfelderhof. La ville de Trèves a été occupée.
La conférence de Londres a tracé le programme préliminaire de la paix. Une brillante réception en l’honneur de M. Clemenceau et du maréchal Foch a eu lieu à notre ambassade à Londres.
Les souverains belges ont fait leur entrée triomphale à Liège.
Les troupes françaises ont traversé Bruxelles, acclamées par la population.
Le président Wilson a lu son message au Congrès. Il y a déclaré que la paix serait conclue au cours du printemps prochain. Il est parti pour l’Europe à bord du George Washington, à bord duquel il a fait installer un poste très puissant de T.S.F. afin de pouvoir rester en contact permanent avec son pays.
Selon un journal allemand, le gouvernement de Berlin aurait demandé au président de se rendre en Allemagne.
L’Assemblée nationale monténégrine a prononcé la déchéance du roi de Montenegro et L’union de ce pays avec la Serbie.
L’Allemagne acceptera tout, a dit le commissaire du peuple Barth. Les C.O.S. se prononcent dans tout le pays pour la convocation de l’Assemblée nationale. Un complot pour la restauration du kaiser a été dénoncé a Berlin. Ebert déclare qu’il maintiendra l’unité germanique à l’encontre de toutes les tentatives de séparatisme.
L’amiral Koltchak, qui a pris la dictature à Omsk, après avoir exilé le directoire panrusse, annonce qu’il reconnaît toutes les dettes de la Russie, et proclame en même temps illégaux tous les actes des Soviets.
Le kronprinz a renoncé à la couronne pour lui-même, mais non pour ses héritiers.
On annonce que le roi de Grèce viendra à Paris après les autres souverains de l’Entente.
M. Klotz déclare à la Chambre, en lui faisant part des résultats de l’emprunt, que les frais de la guerre devront être payés par les Etats responsables.

 

1572/21 novembre 1918: Strasbourg: la statue de Guillaume II renversée

Pétain nommé Maréchal de France

Le général Philippe Pétain est élevé à la dignité de maréchal de France par décret du 21 novembre 1918. Il reçoit à Metz son bâton de maréchal, le 8 décembre de la même année.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000321614

David Beatty désigné pour recevoir la reddition de la flotte allemande

David Beatty (1871‒1936) succéda à John Jellicoe au commandement de la Grand Fleet britannique en novembre 1916. La plus grande contribution de Beatty à l’effort de guerre britannique fut sans doute sa gestion de la participation de la Royal Navy lors de l’armistice, le 11 novembre 1918. Les Alliés demandèrent que la flotte allemande soit transmise aux Britanniques à l’estuaire de Firth of Forth, et que la totalité des forces sous-marines allemandes soit également remise aux Alliés. Le 21 novembre 1918, Beatty reçut la reddition de toute la Hochseeflotte. Cette opération est considérée comme la plus grande rencontre de navires de guerre de l’histoire. Cette photographie est extraite de Guerre des nations, compilation de 1 398 images réalisées par héliogravure accompagnées de courtes légendes descriptives portant sur la Première Guerre mondiale et ses conséquences immédiates.

https://www.wdl.org/fr/item/19319/

Strasbourg: la statue de Guillaume II renversée

Référence : SPA 48 IS 1757 Strasbourg, Bas-Rhin. Sur l’ancienne place impériale, la statue équestre de Guillaume 1er est renversée et démantelée par la population. 21 novembre 1918. Photographe : Bressolles/© ECPAD

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/67-bas-rhin.pdf

Strasbourg.- Les Statues des trois Empereurs, de la façade de l’Hôtel des Postes, ont été décapitées dans la nuit du 20 au 21 Novembre 1918

source: http://www.numistral.fr/ark:/12148/btv1b102223856.item

Les Américains entrent au Luxembourg

Les Américains à Luxembourg. Sur le balcon du Palais, aux cotés de la grande-duchesse régnante, Marie, le général Pershing et le major général Dickman, (5ème en partant de la gauche), commandant la 3e armée américaine. Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration

Le général Pétain avait préparé une grande offensive en Lorraine, prévue pour le 14 novembre 1918, et qui devait mener les troupes franco-américaines jusqu’en Allemagne. Mais elle est abandonnée car, contre son avis et celui du général Pershing qui souhaitaient que la signature de l’armistice n’intervienne pas avant que l’ennemi ne soit rejeté au-delà du Rhin, le général Foch et Clemenceau acceptent la demande allemande et signent l’armistice, le 11 novembre.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-americains-au-combat

 

Le 21 novembre, les Américains entrent à Luxembourg, capitale libérée du Grand-Duché, puis pénètrent en Rhénanie, le 23. Par la vallée de la Moselle, ils atteignent le Rhin et Coblence, le 9 décembre.

Journal du jeudi 21 novembre 1918

Suite de la marche en avant. Les prisonniers libérés continuent à rejoindre nos lignes.
En Belgique, nous avons atteint Bourseigne, Vieille-Reenne.
En Lorraine, tandis qu’un détachement poussait sur notre gauche jusqu’à Sarralbe, nos avant-gardes s’établissaient sur le front Kerberg – Hommarting – Saverne – Allenvilliers – Hagen.
L‘entrée de nos troupes à Saverne, sous le commandement du général Gerard, s’est effectuée avec un grand enthousiasme. Le maréchal Pétain, commandant en chef des armées françaises, a fait son entrée solennelle dans la ville de Metz, à la tête des troupes de la 10e armée, commandée, en l’absence du général Mangin, victime d’un accident de cheval, par le général Leconte. Toute la population, d’un élan unanime, s’était portée au devant de nos troupes, qu’elle a longuement acclamées. Même accueil émouvant a été réservé à nos soldats dans Colmar.
Les Américains ont atteint la ligne générale : Etalle-Saint-Léger -Longwy – Audun-le-Roman- Briey.
Les Belges ont atteint la ligne Daesrode (est de Termonde), Alost. Une brigade de cavalerie et de carabiniers bicyclistes a été poussée sur Bruxelles et un régiment de cavalerie a été envoyé à Malines. Des dépôts de munitions ont sauté à Bruxelles aux gares du Nord, du Midi et de Schaerbeck, mettant le feu à ces dernières. M. Max, le bourgmestre bruxellois, revenu d’Allemagne, a fait son entrée à l’hôtel de ville.
L‘hetman Skoropatski a été renversé en Ukraine.
Les pertes anglaises de la guerre, d’après les déclarations du représentant du War Office se sont élevées à 650.000 morts et 2.032.000 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1242/27 décembre 1917

Michka, l’héroïne inattendue du camp de Mailly

Les mascottes

Née en Sibérie, incorporée au contingent russe, cantonnée au camp de Mailly, Michka est sans aucun doute la seule ourse titulaire de la Croix de guerre 1914-1918 décernée par la République française.

Le 28 janvier 1919, le conseil de la Ville de Paris entérine l’adoption de Michka. L’ourse d’origine sibérienne, combattante de la Grande Guerre, cantonnée à Mailly-le-Camp puis montée au feu dans la Marne, finira ses jours au Jardin d’acclimatation, situé dans le bois de Boulogne, à Paris.

La proposition, formulée par le colonel Gothoua, commandant la 1re division de la Légion d’honneur russe, formée après la défection des Soviets en 1917, est actée…

Une semaine plus tôt, par la voix d’un tiers, Michka a été présentée aux représentants élus de la Ville de Paris. Née en Sibérie en janvier 1916, achetée pour treize roubles par deux officiers de l’armée impériale – les capitaines Tratchex et Tcherniak – dans la ville de Iekaterinbourg, elle est intégrée au contingent russe. Elle débarque dans le port de Brest le 1er septembre 1916 avec la 3e brigade russe commandée par le général Vladimir Marouchevski, dans un navire en provenance d’Arkangeslsk.

La suite sur le site de l’Est Eclair: http://www.lest-eclair.fr/42538/article/2017-10-08/michka-l-heroine-inattendue-du-camp-de-mailly

 

Anniversaire de l’arrivée en France du jazz avec de James Reese Europe (suite)

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Connu aussi sous le nom de Jim Europe, ce musicien noir, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre spécialiste du rag time et de la musique populaire américaine a fait découvrir aux français le premier orchestre de jazz venu sur notre sol en 1917.
Il avait renoncé à sa carrière américaine pour venir combattre les Allemands aux côtés des soldats Français. Sa vie fut brève, car né le 22 février 1881 à Mobile (Alabama), il fut assassiné le 9 mai 1919.
Une histoire originale
St-Nazaire revendique l’arrivée du jazz dans son port en 1917 avec un orchestre dirigé par James R. Europe… Cela aurait pu arriver si le « Pocahontas », navire qui l’amenait en France, avec le corps expéditionnaire américain, avait fait la traversée prévue qui devait le conduire à St-Nazaire. Mais le Pocahontas fut détourné pour rallier la France au plus court et il parvint le 27 décembre 1917… en rade de Brest.
Une musique nouvelle
Ce débarquement à Brest de James R. Europe avec son orchestre marque une étape importante pour le développement du jazz en France. En effet, tout au long de son séjour en France et en Europe, cet orchestre va jouer dans divers lieux et diffuser ainsi cette musique nouvelle.
Citons une anecdote qui nous touche particulièrement : le 1er janvier 1918, le brass band de James R. Europe a joué à Brest une Marseillaise façon ragtime … qui eut du mal à être reconnue par les Français présents, ce style de musique leur étant alors inconnu !

source: http://www.larochelledixiejazz.fr/anniversaires-du-jazz/132-anniversaire-de-l’arrivée-en-france-de-james-reese-europe.html

lire aussi http://achac.com/memoires-combattantes/james-reese-europe-1880-1919/

Parution de la baïonnette

baïonnette

Un projet allemand de partage de la Lorraine entre la Prusse et la Bavière

Le 27 décembre 1917, le Feldmarschall Hindenburg informa à son tour le chancdier d’Allemagne que l’armée allemande s’opposait à l’octroi de l’autonomie à l’Alsace-Lorraine, que seuie la Prusse était capable de « digérer » le Reichsland, comme elle l’a fait pour la Prusse rhénane, qu’on pourrait donner la Lorraine à la Prusse et la Bavière ou le nord de l’Alsace et éventue’Hement Sarreguemines à la Bavière et le reste à la Prusse, ce qui permettrait une dHense efficace de la frontière (23) . Enfin le 29 décembre 1917 l’e ministre de l’Intérieur admit qu’on pourrait donner à la Bavière l’es arrondis­ sements de Wissembourg, Haguenau et Sarreguemines avec 200 000 habitants, comme celle-ci l’avait demandé en 1870-71, mais que le mieux était d’annexer tout le Reichsland à la Prusse  .

http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/44247/CL_1967_4_119.pdf?sequence=1

 

Journal du jeudi 27 décembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, une riposte énergique de nos batteries a fait cesser un vif bombardement de nos lignes dans la région de Bezonvaux.
Nous avons repoussé une attaque au bois des Caurières.
Dans la région de Saint-Quentin et en Haute-Alsace, nos patrouilles ont pénétré dans les tranchées allemandes et ramené des prisonniers.
Sur le front italien, la lutte a repris dès l’aube sur le plateau d’Asiago. L’ennemi a concentré ses efforts sur l’extrême droite, entre le col Rosso et le val Frenzela, mais, contenu de face, il n’a pu dépasser les habitations de Sasso.
Les troupes de Costalonga et de Melago ont renouvelé plusieurs fois l’attaque sur le col de Rosso et sur le val Belia, qu’elles ont repris sans pouvoir cependant en conserver l’occupation.
Sur la gauche de la Brenta, une tentative d’attaque à l’ouest d’Osteria di Lepre a été promptement enrayée par les tirs de barrage.
L’amiral Jellicoe, qui était le chef effectif de la marine anglaise est promu à la pairie et remplacé par l’amiral Rosslyn Wemmis.

 

1557/6 novembre 1918: Charleville (Ardennes) : le bombardement


Le 6 novembre 1918 dans les Ardennes

C’était le 6 novembre, entre 3 et 4 heures, j’étais sur le pas de la porte avec Jeanne, nous apercevons 13 aéroplanes français ; alors tout le monde sort pour les voir. Jamais ils n’étaient venus bombarder le jour, nous nous étonnions de cela. Aussitôt je vois se détacher plusieurs choses noires de l’aéroplane ; je dis « Vite, des papiers » ; toutes nous voulions courir pour tacher, sans être vues des boches, d’avoir de ces papiers : mais aussitôt je reconnais mon erreur et crie : « Oh !, ce sont des bombes ! » Je n’avais pas plutôt fini de parler qu’un fracas épouvantable se produit et nous voyons une fumée épaisse s’élever à 500 mètres de nous au bout de la rue. Faissault [1] était le premier pays où les boches avaient laissé des civils ; nous avions vu passer les habitants de Saulces-Monclin, alors nous comptions toujours partir d’une minute à l’autre. Pour avertir que le pays était encore occupé, les boches avaient simplement mis, à vingt mètres du pays un écriteau : « Attention, il y a encore des civils au pays », comme si les avions et les canons pouvaient voir une planche de 1 mètre de longueur sur 30 centimètres de large ! Ce sont les premiers français passant dans le village qui nous ont dit qu’ils venaient de lire cet avertissement.

Notre parti a été vite pris. Pendant que les autres descendaient à la cave, nous étions toutes les quatre d’accord pour penser que les français ne savaient pas que le pays n’était pas évacué et, coûte que coûte, il fallait leur faire voir. Nous avons vivement pris, l’une une chemise, l’autre un torchon,enfin n’importe quoi, ce qui nous tombait sous la main et, dans le milieu de la rue, nous faisions des gestes désespérés. Par trois fois, à peu près à dix minutes d’intervalle, ils sont revenus. Quelle angoisse quand nous nous croyions sauvées, on en apercevait une autre bande qui revenait et nous étions toujours à faire des signaux dans la rue. Bien des fois nous avons dit « Quel malheur !. ils ne nous voient pas et les bombes tombaient toujours…
On comptait huit bombes à la fois,on les voyait descendre en deux rangées de quatre chacune, nous paraissant avec un écart de 30 centimètres.
A la deuxième fois, je dis à maman : « Regarde, je crois qu’en voilà un qui se penche. » La troisième fois a été la plus terrible, car c’était juste au-dessus de nous. Nous avons même été obligées de fermer la porte car nous aurions été incommodées par la fumée. A ce moment là, tous les carreaux descendaient et c’était une grêle tout partout : nous avons compté, le lendemain, une quinzaine de bombes tombées autour de la maison.

La suite sur http://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=116

Charleville (Ardennes) le bombardement

http://www.charleville-mezieres.fr/…/Histoire%20de%20la%20grande%20guerre%20-%20L…

Les Américains à Wadelincourt

Le 6 novembre 1918, la 1ère division américaine attaque la ligne allemande de la Besace à Beaumont et rejette l’ennemi sur la rive droite de la Meuse entre Villemontry et Autrecourt. Dans la nuit du 6 au 7, elle prend le contrôle de toute la rive gauche jusqu’à Wadelincourt.

source: https://www.charleville-sedan-tourisme.fr/fiches/listing-sites-de-memoire/monument-americain-de-wadelincourt/

Journal du mercredi 6 novembre 1918

Les troupes britanniques ont attaqué entre le canal de la Sambre à Oisy et l’Escaut au nord de Valenciennes. Elles ont pénétré profondément dans les lignes ennemies, capturé 10000 prisonniers et 200 canons.
Le canal de la Sambre a été franchi, les localités de Catillon, de Hautrèpe, de Fesmy, de la Grave ont été enlevées ainsi que Mézières, la Folie et Sambreton. L’ennemi a été chassé de la lisière ouest de la forêt de Mormal, où cinq villages ont été occupés.
Nos alliés se sont emparés de Landrecies et ont dépassé le Quesnoy. Sur la gauche, ils ont repoussé les Allemands de la ligne de l’Aunelle, enlevé Preux-au-Sart, Wargnies-le-Petit et Wargnies-le-Grand, Sebourg et Sebourquiaux.
Les troupes françaises ont fait 3000 prisonniers entre Oisy et Vadencourt.
Sur le front d’Argonne, elles ont continué et achevé l’occupation de la rive sud du canal des Ardennes, entre Semuy et le Chesne.
Les Américains, au nord de Verdun, ont traversé les bois de Belval et du Port-Gerache. Ils sont à deux kilomètres au sud de Beaumont.
Plus à l’ouest, nos alliés approchent de Verrières; ils occupent toutes les localités de la rive ouest de la Meuse au sud de Halles. Leur attaque progresse sur la rive est.
Les Italiens ont porté à 300.000 le nombre des prisonniers qu’lls ont faits avant la cessation des hostilités.
Le président Wilson a adressé à l’Allemagne, par l’intermédiaire de M. Lansing, secrétaire d’Etat, et du ministre helvétique à Washington la réponse à la dernière note de Max de Bade. Il y déclare que les Alliés ont adhéré à ses quatorze thèses, sauf une réserve sur l’article 2 (Liberté des mers) et une observation sur un autre point. Il invite l’Allemagne, si elle veut demander l’armistice, à envoyer des parlementaires au maréchal Foch.
Le gouvernement allemand, mécontent de la propagande révolutionnaire que l’ambassadeur bolcheviste Joffé faisait à Berlin, et de la lenteur mise par la Russie à sanctionner le meurtre de Mirbach, a rappelé ses agents de Russie et renvoyé les agents bolchevicks.
La Pologne a constitué un gouvernement national.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1547/27 octobre 1918

Le butin de guerre: drapeaux et pots de moutarde

Les commerçants allemands, installés à Lille, conservèrent les drapeaux de leurs ennemis, récupérés sur le champ de bataille pour les revendre aux soldats Alliés, de retour dans la ville.

«C’est un trait bien allemand, que nous signalaient ces jours-ci les correspondants militaires. En entrant dans Lille, les Alliés furent émerveillés du luxe de pavoisement des maisons. Où et comment les Lillois libérés avaient-ils pu se procurer si soudainement tant de drapeaux britanniques, belges et français?

Rien de plus simple. Les commerçants boches avaient compris que de leur défaite pouvait résulter un dernier petit bénéfice. Les Français vainqueurs allaient avoir besoin de drapeaux. Bonne affaire. On leur en vendrait… Ce qui fut fait. Et voilà comment Lille fut pavoisée, avec le concours des vaincus!

Ceci me rappelle une autre admirable l’histoire celle de ce fabricant de moutarde de Dijon qui, peu de temps avant la guerre, reçut un jour la visite d’un commis voyageur d’outre-Rhin. Celui-ci venait, de la part d’une grande maison de poterie allemande, faire ses offres de service au fabricant.

“-Ce que je voudrais, dit l’industriel dijonnais, c’est quelque chose que je ne puis guère vous demander. Je voudrais 5.000 pots de moutarde dont le goulot représentât une tête de porc coiffée du casque prussien.”

“-Je prends la commande”, dit le Boche. Il la prit, en effet, et le fabricant, très respectueusement, l’exécuta.

Ces gens ont évidemment d’autres âmes que nous.» écrit Le Figaro du 27 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/27/26002-20141027ARTFIG00176-27-octobre-1918-le-butin-de-guerre-drapeaux-et-pots-de-moutarde.php

Denain accueille le prince Edouard de Galles

Le 27 octobre 1918, pour marquer la fin d’une guerre dévastatrice, Denain accueille le prince Édouard de Galles. Quelques jours avant la visite du président de la République Raymond Poincaré.

Ce n’est que fin octobre, probablement le 27, que les Denaisiens « sortent de leur tanière »… Pour accueillir le prince Édouard de Galles. Il assiste à un service d’Action de grâces célébré au sein de l’église Saint-Martin, en compagnie – entre autres – du commandant en chef du corps expéditionnaire canadien, le général Sir Arthur Currie.

Après ce Te Deum, le prince et les hauts officiers reçoivent, sous les acclamations, un drapeau français, puis des bouquets de fleurs offerts par des Denaisiennes en costume local. Le futur roi d’Angleterre Édouard VIII, son état-major et les notables de la ville défilent ensuite rue de Villars, pour se rendre devant le socle du monument de Villars, privé de sa statue et de ses médaillons enlevés par les Allemands quelques mois plus tôt. Postés sur ce symbole profané, les prestigieux visiteurs vont passer en revue les anciens combattants de la guerre franco-prussienne, puis les soldats canadiens qui ont libéré Denain le 19 octobre.

source: http://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Ffin-octobre-1918-la-vraie-liberation-et-un-futur-roi-ia15b36964n2457728

« En pleine catastrophe »

« Les Allemands, en quelques mois, ont perdu près de cinq mille canons, et ces pertes sont irréparables à l’heure actuelle. L’usine boche n’a plus le temps de refaire son matériel. Ne croyant qu’à la force, elle est attérrée de la voir finir.
Et nos succès coïncident avec une crise industrielle formidable. La machinerie germanique, usée, surmenée, malade, se détraque. Comme disait un rapatrié. Nos ennemis ont remplacé l’huile et la graisse, qui manquaient, par de l’eau de savon. Mais avec cette mixture insuffisante, l’usure était deux fois plus grande. Il aurait fallu que leurs usines pussent fabriquer deux fois plus.
Cela leur fut impossible.
Evidemment les Allemands se sont ingéniés pour remplacer les produits dont notre blocus les privait. N’ayant plus de caoutchouc, ils ont fait rouler leurs autos sur les jantes en bois. Mais les moteurs s’usaient quatre fois plus vite.
Soyez bien persuadés que l’Allemagne vit en pleine catastrophe. Elle essaie d’ergoter. Elle fait du «rekul élastique » dans la diplomatie en ce moment. Tenons bon et elle acceptera nos conditions. Elle est acculée à la paix».
L’Etoile de l’Est, 27 octobre 1918.

source: https://www.estrepublicain.fr/guerre-et-conflit/2008/10/27/revue-de-presse-du-27-octobre-1918

Mort d’un as allemand Karl Paul Schlegel

Mort en combat aérien de Karl Paul Schlegel, « As » allemand de la WW1, 22 victoires aériennes au sein de la Jasta 45.
Abattu au dessus d’Amifontaine, dans l’Aisne, le 18 octobre 1918 par l’as français Pierre Marinovitch de l’escadrille Spa94, alors qu’il attaque des ballons français avec son Fokker D.VII.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-630.html

…et mort d’un as américain Hamilton « Ham » Coolidge

Mort en opérations, son SPAD XIII étant abattu par un coup direct de la défense anti-aérienne au dessus de Chevières, dans les Ardennes, de Hamilton « Ham » Coolidge, « As » américain de la WW1, 9 victoires aériennes au sein du 94th Aero Squadron.

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-630.html

Un dirigeable américan survole Nantes

Le dirigeable américain P3 survolant l’église Saint-Nicolas de Nantes, le 27 octobre 1918.

source: http://victorgirard.fr/albums-photo/1914-18-la-premiere-guerre-mondiale-s-invite-a-nantes/refphoto296.html

Journal du dimanche 27 octobre 1918

Nos troupes ont poursuivi leur avance entre l’Oise et la Serre. Elles se sont emparées de la ferme Fernière. Entre cette ferme et Villers-le-Sec, nous avons enlevé des centres fortement organisés en dépit de la résistance de l’ennemi, qui a contre-attaqué vainement à plusieurs reprises. On signale 800 prisonniers.
Sur le front de la Serre, nous avons franchi la rivière entre Crécy et Mortiers et occupé la rive nord sur un espace d’un kilomètre.
A l’est de la Souche, violents combats. Nous sommes à la ferme Caumont, à l’est de Vesle-et-Caumont, et de Pierrepont. Entre Sissonne et Château-Porcien, nous avons attaqué. Nous avons progressé sur un vaste front, pris pied au Petit-Saint-Quentin, au hameau de Recouvrance, au moulin de Herpy. Nous avons pris 2000 hommes et 9 canons.
A l’est de Rethel, succès dans la région d’Ambly-Fleury.
Les Anglais ont pris, au sud de l’Escaut, Sepmeries et Querenaing. En deux jours, ils ont capturé 9000 hommes et 150 canons.
Les Américains livrent de durs combats à l’est et à l’ouest de la Meuse.
Les Italiens ont fait 3000 prisonniers au mont Grappa.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1535/15 octobre 1918: le 28e Régiment d’infanterie dans l’Aisne

Explosion de l’atelier de chargement de Vénissieux

L’explosion de l’atelier de chargement de Vénissieux est encore plus terrible. L’incendie se déclare le 15 octobre 1918 vers dix huit heures trente, dans un bâtiment situé entre Saint-Fons et Vénissieux. Les flammes se propagent et, vers vingt deux heures quarante, touchent les magasins garnis d’explosifs. La déflagration est fulgurante, La Mulatière, Oullins, Pierre-Bénite croient voir venir un véritable holocauste: les murs cèdent, les vitres éclatent; même la ligne de chemin de fer Lyon-Grenoble est coupée. Heureusement, la première alerte, donnée rapidement, se produit à un moment où l’atelier de chargement est presque désert de ses ouvriers et permet aux habitants de Vénissieux et de Saint-Fons de se ruer en direction de la ville de Lyon. Les pompiers luttent plusieurs jours ; de nombreux obus éclatent au fur et à mesure de la propagation de l’incendie. On déplore deux morts et une centaine de blessés, parmi lesquels dix sept pompiers Lyonnais.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2003.duportal_c&part=75654

Le Corps Expéditionnaire Américain dans les Vosges

Deux unités de la 93rd Division furent présentes dans les Vosges du 14 octobre au 1er janvier 1919 : le 371st Infantry Regiment et le 372nd Infantry Regiment. Cette Division n’exista jamais en tant que telle mais fut en fait un amalgame de quatre régiments noirs et de régiments français. Cette unité était donc mixte pour deux raisons : elle était composée de soldats noirs, commandés par des officiers blancs ; ils étaient mêlés à des soldats français et étaient équipés de tenues et de matériel français. Le 372nd Infantry Regiment arriva à Ban-de-Laveline le 15 octobre 1918. A proximité de cette localité, le régiment perdit le 7 novembre un officier et 22 hommes qui tombèrent aux mains des Allemands. Le 17 novembre, le 372ndInfantry quitta Ban-de-Laveline pour Granges où il s’installa le 18 novembre, pour n’en partir que le 1erjanvier 1919. La 93rd Division perdit 42 hommes dans le secteur d’Anould, qu’ils occupèrent pendant près d’un mois, du 15 octobre au 11 novembre 1918.

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/le_corps_expeditionnaire_americain_dans_les_vosges_partie2.html

Le 28e Régiment d’infanterie dans l’Aisne

15 octobre 1918

A 7 h du matin, le Bataillon Fages occupait les emplacements qui lui avaient été assignés pour l’attaque, dans la zone d’action du Régiment avec deux compagnies en 1ère ligne et 1 compagnie en réserve.
Le Bataillon Barbaud (Bataillon II) se trouvait en arrière de lui, dans la même formation.
Le Bataillon Duchénois (Bataillon III) en réserve de DI au Bois de l’Échelle.

A l’heure H, 12h15, le Bataillon Fages se portait à l’attaque, en liaison, à droite avec le 119e RI.
Au moment du départ, l’artillerie ennemie déclenche un tir de barrage assez violent en arrière du Bataillon Fages et ses mitrailleuses entrent en action.

A 13h30, les tirs de 1ères lignes sont arrêtés. Dans les petits bois au sud de la tranchée Dobroudja et ne peuvent plus progresser à cause du tir des mitrailleuses qui les prennent de face et sur leur flanc gauche.
Un tir d’artillerie est exécuté par le groupe [Gradet] sur les points 53.38 et 53.45.
Les engins d’accompagnement entrent en action.

A 15h40, la situation est la suivante :
Front occupé passant par les points 57.37 et 60.36 (renseignement passé par TSF).
Les tirs sont exécutés de nouveau en avant du front de la compagnie de gauche ce qui lui permet de réaliser une petite avance. La compagnie de droite est toujours soumise au tir de mitrailleuses ennemies et ne peut progresser.
Après renseignements reçus du Colonel commandant l’ID6 que la cote 118 et les bois de la Cote 121 sont occupés par le 119e, le commandant Fages reçoit l’ordre d’engager à droite dans le secteur du 119e, sa compagnie de réserve, de façon à prendre par l’Est les organisations de la tranchée Dobroudja et réduire les nids de mitrailleuses.
Cet ordre est exécuté et une compagnie du Bataillon de soutien (7e Compagnie) est mise à la disposition du commandant Fages pour remplacer sa compagnie de réserve engagée.
Ce mouvement permet à la compagnie de droite de progresser jusqu’à la tranchée Dobroudja et établit la soudure à droite avec les éléments de 1ère ligne du 119e RI.
La liaison est assurée à droite avec le 119e par les Bataillons I et II ; à gauche l’intervalle entre le 24e et le 28e étant trop grand, la compagnie de gauche du Bataillon II est prête à intervenir dans cet intervalle en cas d’attaque de l’ennemi ; cette compagnie est en liaison avec le Bataillon II du 24e et cherche la liaison avec le Bataillon I du 24e, en 46.39.

La situation à 22h15 est la suivante :
Front jalonné par les points 55.38 59.38 64.37. Liaison assurée avec le 119e à notre hauteur. Nous sommes au contact immédiat de l’ennemi et nous ne pouvons plus progresser à cause des tirs très nourris des mitrailleuses qui nous prennent de face et sur notre flanc gauche.
Les JD ont permis de réduire les nids de mitrailleuses pendant la progression.

1 officier blessé (sous-lieutenant Veillon (1).
Environ 20 tués ou blessés.

Les noms de hameaux français sont pittoresques

Le récit des avancées des armées permet au Figaro du 15 octobre 1918, de nous faire découvrir des hameaux français de 1918 aux noms très pittoresques.

«Les Ardennes, déjà entamées par Gouraud, et vers lesquelles inlassablement marchent les armées franco-britanniques, sont un des pays de France où les noms des hameaux et villages ont le plus de pittoresque; par exemple, […]

Dans un espace de deux ou trois kilomètres à peine, à droite de Vervins, on trouve la Nigaudière, l’Arbre-Joli, la Fosse-aux-Larrons, la Demi-Lieue, le Chaudron, la Grande-Denteuse, et… la Cour des Beauches.

Beaucoup plus au nord, Mal-Assise, fort bien placée cependant entre la Sambre et la forêt de Nouvion. À l’ouest de Rocroi, Mon-Idée et au nord, près de l’Escaillère, la Loge-Rosette.

Enfin, le camarade américain, qui nous signale ces noms (car le Français ne sait pas sa géographie!) nous montre, carte en main, que les soldats de Gouraud marchent droit sur la Paix (2 kilomètres est de Sissonne).» écrit Le Figaro du 15 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/15/26002-20141015ARTFIG00285-15-octobre-1918-les-noms-de-hameaux-francais-sont-pittoresques.php

Journal du mardi 15 octobre 1918

Nous avons pris la Fère. Laon a été également occupée et 6500 civils y ont été délivrés. A l’est de la Fère, nous bordons la rive sud de la Serre, jusqu’à la station de Combes.
Notre ligne passe par Couvron et Aumescourt, Vivaise, Aulnoy-sous-Laon, Gizy et Marchais. Plus à l’est, elle atteint les abords du camp de Sissonne.
Engagements nombreux entre les détachements britanniques avancés et ceux de l’ennemi, sur la ligne de la Selle. Les têtes de ponts de nos alliés ont été élargies.
Ils occupent un faubourg de Douai, Courelles-lès-Lens et Noyelle-Godault. Ils s’avancent vers le canal de la Haute-Deule, entre Douai et Vendin-le-Vieil.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html