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1535/15 octobre 1918: le 28e Régiment d’infanterie dans l’Aisne

Explosion de l’atelier de chargement de Vénissieux

L’explosion de l’atelier de chargement de Vénissieux est encore plus terrible. L’incendie se déclare le 15 octobre 1918 vers dix huit heures trente, dans un bâtiment situé entre Saint-Fons et Vénissieux. Les flammes se propagent et, vers vingt deux heures quarante, touchent les magasins garnis d’explosifs. La déflagration est fulgurante, La Mulatière, Oullins, Pierre-Bénite croient voir venir un véritable holocauste: les murs cèdent, les vitres éclatent; même la ligne de chemin de fer Lyon-Grenoble est coupée. Heureusement, la première alerte, donnée rapidement, se produit à un moment où l’atelier de chargement est presque désert de ses ouvriers et permet aux habitants de Vénissieux et de Saint-Fons de se ruer en direction de la ville de Lyon. Les pompiers luttent plusieurs jours ; de nombreux obus éclatent au fur et à mesure de la propagation de l’incendie. On déplore deux morts et une centaine de blessés, parmi lesquels dix sept pompiers Lyonnais.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2003.duportal_c&part=75654

Le Corps Expéditionnaire Américain dans les Vosges

Deux unités de la 93rd Division furent présentes dans les Vosges du 14 octobre au 1er janvier 1919 : le 371st Infantry Regiment et le 372nd Infantry Regiment. Cette Division n’exista jamais en tant que telle mais fut en fait un amalgame de quatre régiments noirs et de régiments français. Cette unité était donc mixte pour deux raisons : elle était composée de soldats noirs, commandés par des officiers blancs ; ils étaient mêlés à des soldats français et étaient équipés de tenues et de matériel français. Le 372nd Infantry Regiment arriva à Ban-de-Laveline le 15 octobre 1918. A proximité de cette localité, le régiment perdit le 7 novembre un officier et 22 hommes qui tombèrent aux mains des Allemands. Le 17 novembre, le 372ndInfantry quitta Ban-de-Laveline pour Granges où il s’installa le 18 novembre, pour n’en partir que le 1erjanvier 1919. La 93rd Division perdit 42 hommes dans le secteur d’Anould, qu’ils occupèrent pendant près d’un mois, du 15 octobre au 11 novembre 1918.

source: http://regards.grandeguerre.free.fr/pages/histoire/le_corps_expeditionnaire_americain_dans_les_vosges_partie2.html

Le 28e Régiment d’infanterie dans l’Aisne

15 octobre 1918

A 7 h du matin, le Bataillon Fages occupait les emplacements qui lui avaient été assignés pour l’attaque, dans la zone d’action du Régiment avec deux compagnies en 1ère ligne et 1 compagnie en réserve.
Le Bataillon Barbaud (Bataillon II) se trouvait en arrière de lui, dans la même formation.
Le Bataillon Duchénois (Bataillon III) en réserve de DI au Bois de l’Échelle.

A l’heure H, 12h15, le Bataillon Fages se portait à l’attaque, en liaison, à droite avec le 119e RI.
Au moment du départ, l’artillerie ennemie déclenche un tir de barrage assez violent en arrière du Bataillon Fages et ses mitrailleuses entrent en action.

A 13h30, les tirs de 1ères lignes sont arrêtés. Dans les petits bois au sud de la tranchée Dobroudja et ne peuvent plus progresser à cause du tir des mitrailleuses qui les prennent de face et sur leur flanc gauche.
Un tir d’artillerie est exécuté par le groupe [Gradet] sur les points 53.38 et 53.45.
Les engins d’accompagnement entrent en action.

A 15h40, la situation est la suivante :
Front occupé passant par les points 57.37 et 60.36 (renseignement passé par TSF).
Les tirs sont exécutés de nouveau en avant du front de la compagnie de gauche ce qui lui permet de réaliser une petite avance. La compagnie de droite est toujours soumise au tir de mitrailleuses ennemies et ne peut progresser.
Après renseignements reçus du Colonel commandant l’ID6 que la cote 118 et les bois de la Cote 121 sont occupés par le 119e, le commandant Fages reçoit l’ordre d’engager à droite dans le secteur du 119e, sa compagnie de réserve, de façon à prendre par l’Est les organisations de la tranchée Dobroudja et réduire les nids de mitrailleuses.
Cet ordre est exécuté et une compagnie du Bataillon de soutien (7e Compagnie) est mise à la disposition du commandant Fages pour remplacer sa compagnie de réserve engagée.
Ce mouvement permet à la compagnie de droite de progresser jusqu’à la tranchée Dobroudja et établit la soudure à droite avec les éléments de 1ère ligne du 119e RI.
La liaison est assurée à droite avec le 119e par les Bataillons I et II ; à gauche l’intervalle entre le 24e et le 28e étant trop grand, la compagnie de gauche du Bataillon II est prête à intervenir dans cet intervalle en cas d’attaque de l’ennemi ; cette compagnie est en liaison avec le Bataillon II du 24e et cherche la liaison avec le Bataillon I du 24e, en 46.39.

La situation à 22h15 est la suivante :
Front jalonné par les points 55.38 59.38 64.37. Liaison assurée avec le 119e à notre hauteur. Nous sommes au contact immédiat de l’ennemi et nous ne pouvons plus progresser à cause des tirs très nourris des mitrailleuses qui nous prennent de face et sur notre flanc gauche.
Les JD ont permis de réduire les nids de mitrailleuses pendant la progression.

1 officier blessé (sous-lieutenant Veillon (1).
Environ 20 tués ou blessés.

Les noms de hameaux français sont pittoresques

Le récit des avancées des armées permet au Figaro du 15 octobre 1918, de nous faire découvrir des hameaux français de 1918 aux noms très pittoresques.

«Les Ardennes, déjà entamées par Gouraud, et vers lesquelles inlassablement marchent les armées franco-britanniques, sont un des pays de France où les noms des hameaux et villages ont le plus de pittoresque; par exemple, […]

Dans un espace de deux ou trois kilomètres à peine, à droite de Vervins, on trouve la Nigaudière, l’Arbre-Joli, la Fosse-aux-Larrons, la Demi-Lieue, le Chaudron, la Grande-Denteuse, et… la Cour des Beauches.

Beaucoup plus au nord, Mal-Assise, fort bien placée cependant entre la Sambre et la forêt de Nouvion. À l’ouest de Rocroi, Mon-Idée et au nord, près de l’Escaillère, la Loge-Rosette.

Enfin, le camarade américain, qui nous signale ces noms (car le Français ne sait pas sa géographie!) nous montre, carte en main, que les soldats de Gouraud marchent droit sur la Paix (2 kilomètres est de Sissonne).» écrit Le Figaro du 15 octobre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/15/26002-20141015ARTFIG00285-15-octobre-1918-les-noms-de-hameaux-francais-sont-pittoresques.php

Journal du mardi 15 octobre 1918

Nous avons pris la Fère. Laon a été également occupée et 6500 civils y ont été délivrés. A l’est de la Fère, nous bordons la rive sud de la Serre, jusqu’à la station de Combes.
Notre ligne passe par Couvron et Aumescourt, Vivaise, Aulnoy-sous-Laon, Gizy et Marchais. Plus à l’est, elle atteint les abords du camp de Sissonne.
Engagements nombreux entre les détachements britanniques avancés et ceux de l’ennemi, sur la ligne de la Selle. Les têtes de ponts de nos alliés ont été élargies.
Ils occupent un faubourg de Douai, Courelles-lès-Lens et Noyelle-Godault. Ils s’avancent vers le canal de la Haute-Deule, entre Douai et Vendin-le-Vieil.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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1528/8 octobre 1918: l’exploit du sergent York en Argonne

La bataille pour l’Aisne

  Le 8 octobre, à 4h30; Les Armées Byng et Rawlinson, précédées de tanks, se portent en avant entre la Sensée et Saint-Quentin.

Le succès est foudroyant. Les nouvelles lignes ennemies construites en hâte, n’étaient pas encore en état de soutenir un pareil assaut. Elles cèdent au premier choc; et, le soir, le front britannique est jalonné par Forenville, La Targette, Esnes, Malincourt, à 7 kilomètres plus à l’est, sur un front de 50 kilomètres.

Nos alliés ont capturé, ce jour-là, 11000 prisonniers et 200 canons.

Or, en même temps, dès six heures du matin, Debeney a déclenché, lui aussi, une offensive sur un front de 10 kilomètres, entre Saint-Quentin et l’Oise. En dépit d’une vigoureuse résistance, il a enlevé les fermes de Hellecourt et de Fontaine-Uterte, solidement organisées, les bois de la ferme Tilloy et le village de Rouvroy, capturant prés de 15.000 prisonniers.

Le 9 octobre, la victoire se poursuit. Les Canadiens ont forcé, à 1h30 du matin, le passage de l’Escaut à Ramillies. La résistance ennemie faiblit et la poursuite commence, ardente, dés le petit jour. Avant midi, nos Alliés ont; progressé d’une dizaine de kilomètres; et, le soir, Bohain, Prémont et Clary sont emportés.

C’est; encore une poussée de 12 kilomètres en moyenne, sur 10 kilomètres de développement, qui dégage largement Cambrai et fait tomber prés de 2000 prisonniers aux mains des 3e et 4e Armées britanniques.

Debeney gagne du terrain aussi, d’autant plus que maintenant la résistance ennemie commence à devenir plus molle de son côté. Il dégage largement Saint-Quentin; et, le soir, ses avant-gardes atteignent l’Oise, ayant capturé prés de 2000 prisonniers et un matériel important.

La nuit arrête à peine le combat, et le 10 octobre, au matin, la poursuite continue.

Au nord, Byng enlèveThun-Saint-Martin, Naves et Carniéres; au sud, Rawlinson dépasse Caudry et pousse jusqu’aux portes du Cateau. Maintenant l’artillerie elle-même réagit faiblement ; et, dans les localités abandonnées en toute hâte par les Allemands, on retrouve de nombreux civils que l’ennemi n’a pas eu le temps d’évacuer. Au-delà, la nuit s’illumine de sinistres lueurs. De nombreuses localités brûlent.

Debeney a atteint Bautroux, Fontaine-Notre-Dame et Marcy, où il a délivré ses habitants. Le soir, la 1e Armée a encore gagné du terrain vers l’Oise, dont elle tient la rive droite sur une étendue d’une vingtaine de kilomètres.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1918aisne.htm

L’exploit du sergent York en Argonne

Ce 8 octobre 1918 , les Américains sont bloqués par les Allemands à Chatel-Chéhéry. Dix-sept hommes, dont Alvin Cullum York, alors caporal, sont chargés de prendre à revers les ennemis. Après un accrochage, York se retrouve l’unique gradé de la patrouille. Sous ses ordres, les rescapés continuent leur mission, pour finalement revenir avec 132 prisonniers et neutraliser une trentaine de pièces d’artillerie. Au passage, cet excellent chasseur aurait tué à lui seul 28 Allemands. Devenu sergent et reçu comme un héros dans son pays natal, il s’est éteint en 1964.

Gary Cooper a interprété le rôle du sergent York 

Un autre héros, le sud africain Delville Wood

Entre le 8 août 1918 et le 8 octobre 1918, cet officier fut victorieux dans 26 combats décisifs, détruisant 12 ballons captifs ennemis, 10 appareils ennemis et mettant 4 autres appareils ennemis complètement hors de contrôle. Entre les 1er et 5 octobre 1918, il détruisit 2 chasseurs, incendia 3 ballons captifs et mit 1 chasseur complètement hors de contrôle. Le 1er octobre 1918, dans un engagement général avec environ 28 appareils, il abattit 1 biplan Fokker près de Fontaine, et un second près de Ramicourt : le 2 octobre, il incendia un ballon près de Selvigny ; le 3 octobre, il mit un chasseur ennemi hors de contrôle près de Mont d’Origny, et incendia un  ballon  et, le 5 octobre, le troisième ballon près de Bohain. Le 8 octobre 1918, alors qu’il retournait à sa base à basse altitude, après avoir détruit un biplace près de Maretz, il fut blessé à un bras par un tir de mitrailleuse, mais, porsuivant, il atterit à son aérodrome et, après avoir fait son rapport, fut hospitalisé. Au total, il fut vainqueur sur 54 ennemis, détruisant 22 appareils, 16 ballons captifs et mettant hors de contrôle 16 appareils. La tâche du Captain Beauchamp-Protor dans l’attaque au sol de troupes ennemies et dans la reconnaissance durant la retraite après la bataille de St Quentin du 21 mars 1918, puis au cours de l’avance victorieuse de nos Armées à partir du 8 août, a été pratiquement inégalée dans son intelligence, et fit une telle impression à ceux servant dans son escadrille qu’elle sera difficilement oubliée. Le Captain Beauchamp-Proctor fut décoré de la Military Cross le 22 juin 1918, de la Distinguished Flying Cross le 2 juillet 1918, reçut une barette à sa MC le 16 septembre 1918 puis le Distinguished Service Order le 2 novembre 1918

source: http://www.delvillewood.com/beauchamp-Proctorfr.htm

Journal du mardi 8 octobre 1918

Bataille au nord de Saint-Quentin, entre Morcourt et Sequehart. Nos troupes ont enlevé Rémancourt, la ferme Tilloy et plusieurs bois organisés en points d’appui. L’ennemi a résisté avec une furieuse énergie sans pouvoir enrayer l’avance de nos troupes, qui ont conquis le terrain pied à pied, faisant plusieurs centaines de prisonniers.
Au nord de Reims, nous avons atteint la Suippe en de nombreux points. Les arrière-gardes allemandes ont résisté sur la rive sud et contre-attaqué à plusieurs reprises. Nos troupes les ont refoulées en leur infligeant des pertes sanglantes.
Nous tenons les lisières sud d’Aguilcourt, et le village de Bertricourt, au nord de la Suippe. Plus à droite, nous avons forcé le passage de la rivière et pris le cimetière de Pongivart, ainsi que Saint-Masmes et Hauvine, au nord de l’Arnes.
Les Anglais ont fait 400 prisonniers aux environs d’Aubenchel-aux-Bois, 34 autres dans le secteur d’Oppy. Ils ont établi des postes sur les passages du canal au nord d’Aubencheul-au-Bac et à l’ouest d’Oppy. Une autre patrouille a pris un poste allemand à l’est de Berclau.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

1520/30 septembre 1918

Un drapeau américain étoilé original

Le Figaro du 30 septembre 1918 rend hommage aux États-Unis, allié de coeur de la France, en mentionnant l’émouvant rituel adopté en souvenir de leurs soldats tombés sur les champs de bataille.

«Nos chers et vaillants alliés d’Amérique viennent de prendre une initiative à la fois symbolique et touchante. Là-bas comme ici tout ce qui est jeune, actif, énergique a été enrôlé pour les besoins de la guerre, et dans tous les Offices, bureaux et magasins des grandes cités américaines la moisson a été abondante et générale.

Pour souligner ce geste et pour marquer ces vides là où ces absents, aujourd’hui sur le front de France, travaillaient auparavant, leur souvenir est consacré par de grands drapeaux blancs, bordés de rouge, semés d’autant d’étoiles bleues qu’il y a eu d’employés appelés.

Sur certains drapeaux, le semis d’étoiles est tellement serré qu’il prend les allures d’une constellation brillant au ciel de nos belles nuits d’été.

Parfois, une étoile d’or vient à briller au milieu des étoiles bleues cela veut dire hélas qu’un des appelés a été tué et que l’étoile bleue a payé de sa vie son dévouement à la grande cause.

L’idée américaine est belle et touchante à la fois.» écrit Le Figaro du 30 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/30/26002-20140930ARTFIG00207-30-septembre-1918-un-drapeau-americain-etoile-original.php

Un bout de front…reconstitué à Londres

Le Figaro du 30 septembre 1918 nous informe de la reconstitution fidèle des paysages dévastés du front français en plein centre de Londres, pour inciter la population à souscrire à l’emprunt de guerre.

«Pendant la campagne qui va s’ouvrir à Londres pour le second million de livres d’obligations de guerre, Trafalgar Square offrira un spectacle aussi original qu’imprévu.

Il figurera aussi exactement que possible un village dévasté de notre front. Les fameux lions de Nelson, les statues qui peuplent le square seront camouflées en églises en ruines, en chaumières bombardées. Les becs de gaz eux-mêmes représenteront des arbres décapités par la mitraille.

Tranchées et boyaux serpenteront parmi le paysage ravagé. Un panorama représentant le no man’s land servira de toile de fond à ce tableau désolé. Des canons seront braqués contre Londres.

Enfin les visiteurs devront cheminer par les boyaux afin d’aller verser leurs souscriptions aux bureaux installés dans des cagnas parmi les ruines.» écrit Le Figaro du 30 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/30/26002-20140930ARTFIG00230-30-septembre-1918-un-bout-de-front8230reconstitue-a-londres.php

L’affiche du jour

Journal du lundi 30 septembre 1918

Nous avons forcé l’ennemi à se replier sur l’Ailette, à l’est de la ligne Allemant et Jouy.
Nous avons occupé Pinon, la forêt de Pinon, Vaudesson, Chavignon et le fort de la Malmaison et progressé au nord de VaiIly.
En Champagne, de violentes contre-attaques ennemies ont été brisées. Nous avons progressé au nord-est de Grateuil, en nous emparant des hauteurs de Bellevue. Nous avons pris aussi Manres.
Les Américains ont conquis à nouveau vingt villages et atteint les abords de Brieulles et d’Exermont.
L’attaque belge s’est portée de Dixmude à Ypres. Elle a été préparée par l’artillerie, en coopération avec la flotte britannique. Nos alliés, soutenus par les forces anglaises, ont enlevé la forêt d’Houthulst et tout le terrain environnant. L’avance est de six kilomètres. Les Belges ont fait 4.000 prisonniers.
Les Anglais ont progressé de plusieurs kilomètres autour de Cambrai, enlevant Gouzeaucourt, Marcoing, Noyelles-sur-Escaut, Cantaing et Fontaine-Notre-Dame, Raillencourt et Palluel. 16000 prisonniers ont été faits en deux jours.
En Macédoine, progression générale. L’armée serbe, à elle seule, a enlevé 160 canons.
Le général Franchet d’Esperey a reçu à Salonique les parlementaires bulgares, MM. Liaptchef et Radef et le général Loukof.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1506/16 septembre 1918

L’aviateur américain Robert Hewins Stiles, abattu  au-dessus du village de Pournoy-la-Chétive

source photo: https://www.google.fr/search?q=Robert+Hewins+Stiles&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjMuZ6l2YLdAhUlzoUKHUYACXgQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=B2PHGgAjYZWgzM:

Le 16 septembre 1918, un aviateur américain était abattu par un Fokker allemand. Robert Hewins Stiles s’écrase avec son appareil sur le village de Pournoy-la-Chétive. Les habitants se rassemblent après l’impact pour sortir son corps des décombres et organiser ses funérailles à l’entrée sud du village. En 1932, le nom du soldat US mort loin de chez lui est gravé dans la pierre du monument aux Morts, aux côtés d’autres noms d’enfants du village et de Coin-sur-Seille, morts pendant la Grande Guerre, sous l’uniforme français ou allemand.

source: https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2018/03/29/pournoy-la-chetive-le-heros-us-n-est-pas-oublie

L’as français Noël Hugues Anne Louis de Rochefort blessé est fait prisonnier

Son Nieuport XVII bis n° 1581 a été abattu le 15 septembre dans le secteur de Péronne, selon toutes vraisemblances par (Cette victoire ne lui sera pas homologuée) l’as allemand le Leutnant Kurt Wintgens de la Jasta 1, Noël Hugues Anne Louis de Rochefort, « As » français de la WW1, 7 victoires aériennes homologuées, dont 2 en collaboration et 5 victoires probables au sein de l’escadrille N 26, est blessé et fait prisonnier.
Il va décéder ce jour (Quelques sources mentionnent la date du 23) à l’hôpital de Vermant.

Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix de Guerre 1914-18.

Le S/Lt.de Rochefort pose devant le Nieuport 10 n° 447 qui lui a été affecté à l’escadrille N 26 pendant l’automne hiver 1915

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1200.html

Maurice Jean-Paul Boyau tué en combat aérien

Maurice Jean Paul Boyau, « As » français de la WW1, 35 victoires aériennes homologuées, dont 18 en collaboration et 1 probable au sein des escadrilles N 77, puis Spa 77, est tué en combat aérien aux commandes de son SPAD XIII, dans les environs de Conflans en Jarnisy, en Meurthe-et-Moselle, probablement abattu par l’as allemand Leutnant Georg von Hantelmann du Jasta 15 qui enregistre là sa 14ème victoire.

Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix de Guerre 1914-18 avec 14 Palmes + 1 Etoile.

Le stade omnisport de la ville de Dax porte son nom, et sa statue trône à l’entrée.

Le Sergent Maurice Boyau pose en compagnie de son Nieuport décoré d’un très long teckel :

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1200.html

Lire aussi  https://www.france24.com/fr/20140525-premiere-guerre-mondiale-finale-rugby-internationaux-morts-perpignan-toulouse-dax

Un rugbyman apprécié

Sélectionné six fois en équipe de France, dont à deux reprises en tant que capitaine, ce troisième-ligne à également joué au Stade bordelais et au Racing Club de France. Lors de l’entrée en guerre, il est affecté au 144e régiment d’infanterie avant d’être transféré au 18e escadron de train des équipages. Il décide ensuite de suivre une formation de pilote au service de l’aéronautique à la fin de l’année 1915. « Remarquablement doué », selon une citation qui le consacre comme officier de la Légion d’honneur en août 1918, le rugbyman enchaîne les victoires (35 homologuées) et devient le 5e As français de la Première Guerre mondiale. Mais le 16 septembre 1918, son destin de sportif et d’aviateur prend fin. À quelques semaines de l’armistice, l’avion du sous-lieutenant est touché en Meurthe-et-Moselle.

source: https://www.france24.com/fr/20140525-premiere-guerre-mondiale-finale-rugby-internationaux-morts-perpignan-toulouse-dax

Gotha abattu à Gonesse (Val-d’Oise)

Gotha abattu à Gonesse [Val-d’Oise, 16 septembre 1918] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005283b.item

Journal samedi 16 septembre 1918

Au sud de Saint-Quentin, nous avons avancé nos lignes jusqu’aux lisières de Fontaine-les-Clercs.
Entre Oise et Aisne, nous avons procédé en divers points à des attaques locales destinées à améliorer nos positions. Malgré la vive résistance de l’ennemi, nous avons pris le village d’Allemant et le moulin de Laffaux.
Nous avons également accentué notre progression à l’est de Sancy et au nord-est de Celles-sur-Aisne.
Le chiffre des prisonniers dénombrés jusqu’ici est de 2500.
Au sud de l’Aisne, dans la région de Merval, nous avons réalisé des progrès et pris le village de Glennes. Près de 200 prisonniers sont tombés entre nos mains.
Les Anglais, au nord-ouest de Saint-Quentin ont porté leur ligne à l’est des villages de Bihécourt et de Jeancourt. L’ennemi a lancé plusieurs attaques sans succès sur les positions reconquises aux alentours d’Havrincourt. Les Anglais ont avancé leurs lignes de part et d’autre du canal de la Bassée.
Les Américains ont repoussé une contre-attaque allemande près de Jaulny. Ils ont, en un jour, de Saint-Mihiel à Jaulny, libéré 400 kilomètres carrés de territoire, capturé 15000 prisonniers, 100 canons de tous calibres et des centaines de mitrailleuses.
L’aviation britannique et la nôtre ont opéré en Woëvre et dans la région de Metz.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1478/18 août 1918: Arcis-le-Ponsart (Marne) : pourquoi une rue Henri Howard Houston ?

Arcis-le-Ponsart (Marne) : pourquoi une rue Henri Howard Houston ?

La rue principale de la commune d’Arcs-le-Ponsart  anciennement nommée rue Beauregard, porte aujourd’hui le nom de rue Henri Howard Houston en hommage au jeune lieutenant de l’armée américaine disparu le 19 août 1918.

(…)Le 27 mai 1918, les offensives Ludendorff percent le front au Chemin des Dames formant la poche de Château-Thierry (1er juin) et c’est le retour à la guerre de mouvement. C’est dans le cadre de la réduction de cette dernière qu’en juillet -août (seconde bataille de la Marne), au moment de la bataille de Fismes que le dimanche 18 août 1918, Henry Howard Houston II, 1er Lieutenant, assistant personnel du général de Brigade William Price, est tué en opération à l’âge de 23 ans, par un éclat d’obus entre Vézilly et Arcis le Ponsart, en revenant d’un aérodrome où il était chargé de renforcer la coopération entre les observateurs aériens et les batteries du 108ème régiment d’artillerie de campagne.

Un calvaire à sa mémoire, est construit par la Pennsylvania Monument Commission. Constitué d’une croix en métal noir surmontant un socle de pierre calcaire, ce calvaire est érigé en bordure de la route D25 d’Arcis le Ponsart à Vézilly, non loin de l’endroit où il est tombé (commune de Lagery, parcelle appartenant à la famille Houston).

Henry Howard Houston II est enterré dans le cimetière militaire américain de Suresnes (Hauts-de-Seine 92, près de Paris).

Un calvaire à sa mémoire, est construit par la Pennsylvania Monument Commission. Constitué d’une croix en métal noir surmontant un socle de pierre calcaire, ce calvaire est érigé en bordure de la route D25 d’Arcis le Ponsart à Vézilly, non loin de l’endroit où il est tombé (commune de Lagery, parcelle appartenant à la famille Houston).

source: http://arcisleponsart.fr/le-village/article/qui-etait-henri-howard-houston

Journal du dimanche 18 août 1918

Nos troupes se sont emparées de Ribécourt.
A l’est de Belval, nos éléments d’infanterie, ayant éventé une conte-attaque allemande en préparation, ont réussi à capturer 7 officiers, dont 2 commandants de bataillon, et un certain nombre de soldats.
Echec d’un coup de main ennemi aux Marquises, en Champagne.
Les Anglais ont progressé dans le secteur de Parvillers.
L’ennemi a évacué ses positions avancées à Beaumont-Hamel, Serre, Puisieux, et Bucquoy. Les patrouilles britanniques ont gagné du terrain aux environs de ces villages. Des prisonniers ont été faits.
Canonnade à l’est de Robecq et dans le secteur de Scherpenberg.
Le total des prisonniers faits depuis le 8 août par la 4eme armée britannique, est de 21.844, et ceux faits par la Ire armée française, de 8.500 : ce qui porte le total à 30.344 pour le front Montdidier-Albert.
Canonnade en Macédoine vers la Strouma et le Vardar, dans la boucle de la Cerna et au nord de Monastir.
Echec d’une attaque ennemie en Albanie à Gere-Porocam.
Progrès anglais en Palestine, des deux côtés de la route Jérusalem-Naplouse. 200 ennemis ont été tués et 247 autres capturés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1470/12 août 1918

Combats autour de Reims

 

source: http://faurillon.com/reims.html

Bray-sur-Somme est libérée

Au printemps 1918, les Allemands veulent reconquérir du terrain. Ils lancent différentes attaques sur Péronne et Saint Quentin, puis rompent le front allié et passent en force la Somme le 25 avril 1918. Bray est évacué et les Allemands y font leur retour. À Doullens, les alliés signent le commandement unique qui désigne un seul et unique chef : le général Foch. Le 12 août 1918, Bray est libérée après de durs combats dans la vallée de la Somme avec l’aide des Australiens. La ville ayant beaucoup souffert durant quatre années, le ministre André Lefèvre lui attribue, le 27 octobre 1920, la croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée. De nombreuses années seront nécessaires pour reconstruire Bray.

source: http://www.ville-braysursomme.fr/fr/information/84004/bray-sur-somme-hier

Pétain a reçu la médaille militaire

Carte de remerciements de Pétain écrite le 12 août 1918, après qu’il ait reçu la médaille militaire (6 août), cité comme « Soldat dans l’âme, n’a cessé de donner des preuves éclatantes du plus pur esprit du devoir et de haute abnégation. Vient de s’acquérir des titres impérissables à la reconnaissance nationale en brisant la ruée allemande et en la refoulant victorieusement. » Il écrit à un journaliste : « Merci, mon cher ami, de vos félicitations auxquelles je suis très sensible. Croyez bien que vos articles ne passent pas inaperçus ». [Il recevra le bâton de maréchal peu après l’armistice, le 21 novembre 1918].

http://www.traces-ecrites.com/document/aout-1918-petain-recoit-la-medaille-militaire/

« Un million de montres suisses pour l’armée américaine »

Le Figaro annonce, le 12 août 1918, la livraison prochaine de montres suisses à l’ensemble des troupes américaines présentes sur le front français.

«Le gouvernement des États-Unis vient de donner la commande à plusieurs fabriques suisses d’un million de montres, destinées à l’armée américaine opérant sur le front français.

Les montres destinées aux officiers seront en or; celles du personnel sanitaire, en argent ; celles des hommes de troupe, en métal.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00209-12-aout-1918-un-million-de-montres-suisses-pour-l-armee-americaine.php

« Des pigeons voyageurs sont enrôlés par les camoufleurs »

Le 12 août 1918 Le Figaro relate l’étrange initiative d’un officier allemand, surpris en train de peindre des pigeons voyageurs couleur kaki.

«Un de nos confrères du soir donne un détail curieux sur la minutie de l’organisation allemande:

Nos troupes avançaient si vite qu’elles capturèrent un officier porteur dans son auto de pigeons voyageurs.

Quelle fut la surprise de nos poilus en constatant que ces malheureuses bêtes avaient été camouflées avec soin et revêtues d’une jolie couche de couleur kaki!

Même aux admirateurs de la prévoyance boche, ce soin de peindre des oiseaux ne semblera-t-il pas un peu oiseux?
Est-ce plus difficile de tirer sur un pigeon jaune que sur un pigeon blanc?
Et le kaki se détache-t-il moins bien sur le bleu du ciel que la couleur naturelle des petits télégraphistes de l’air?
L’avantage doit être en tout cas peu considérable et ce n’est pas avec des inventions de ce calibre que les Boches éviteront la défaite inéluctable.» écrit Le Figaro du 12 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/12/26002-20140812ARTFIG00225-12-aout-1918-les-pigeons-voyageurs-sont-enroles-par-les-camoufleurs.php

Journal du lundi 12 août 1918

Les opérations commencées dans la région de la Somme, sous le commandement du général Debeney et du général Rawlinson, se développent favorablement. Massées à la faveur de la nuit, les troupes alliées se sont élancées vers les positions allemandes sur un front de plus de 20 milles. L’ennemi a été surpris et nos progrès ont été rapides. De bonne heure, tous les objectifs étaient atteints.
Les troupes françaises attaquant avec une grande bravoure, ont traversé l’Avre et, en dépit de la résistance de l’ennemi, ont enlevé les positions allemandes.
Au nord de la Somme, deux combats ont été livrés aux environs de Chipilly et de Morlancourt. Au sud de la Somme, nos attaques ont plus aisément triomphé de l’ennemi. La cavalerie a dépassé l’infanterie, bousculant les convois allemands en retraite, s’emparant de plusieurs villages.
Les troupes alliées ont enlevé Plessier, Rozainvillers, Beaucourt, Caix, Framerville, Chipilly, la région à l’ouest de Morlancourt, Fresnoy-en-Chaussée. Les prisonniers capturés depassent le total de 14000.
Entre Béthune et la Lys, les Allemands ont également reculé.
Nos alliés britanniques ont avancé leur front de deux kilomètres en moyenne entre la rivière Lawe et la Bourre, au nord-ouest de Merville. Ils tiennent Locon, le Cornema1e, Quentin-le-Petit, Pacaut et le Sart. Ils ont effectué une opération heureuse au nord de Kemmel, avancé leur ligne sur un front d’un kilomètre en faisant 30 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1464/6 août 1918: un bâton de maréchal pour Foch

Des vaches errantes fournissent du lait à gogo rue Drouot

Le Figaro du 6 août 1918 relate une insolite aventure qui s’est déroulée rue Drouot à Paris. Trois vaches échappées d’un troupeau sont conduites dans la cour de la mairie du 9ème arrondissement. Les agents de police ont eu l’idée de les traire et se sont régalés de ce lait frais jusqu’à l’arrivée du conducteur du troupeau venu les chercher.

«D’où venaient-elles? Nous ne le saurons probablement jamais. L’une d’elles errait, la nuit dernière, autour de l’église de Notre-Dame-de-Lorette, toute seule. Elle avait l’air embarrassé d’une personne qui a perdu son chemin, et qui n’ose pas le demander. Un passant voulut la prendre par les cornes mais elle se rebiffa. Une grande timidité n’est pas inconciliable avec un certain amour-propre.

Alors d’autres passants survinrent, et l’on décida de la conduire, par gestes, dans la direction du poste de la rue Drouot. Des bras, des chapeaux, des mouchoirs s’agitaient autour de la vache qui, à force d’être détournée des directions diverses qu’elle voulait suivre, finit par prendre le seul chemin duquel on ne la détournât point, et fut ainsi amenée devant la cour de la mairie, où elle entra.

Deux autres vaches l’attendaient, arrivées là de la même façon. Et les agents entouraient ces prisonnières. Alors une idée leur vint.

Ils pensèrent que si les trois vaches étaient incapables de fournir aucune explication à la police, elles ne lui refuseraient certainement pas de lui faire cadeau d’un peu de lait. Et ils se mirent, fort poliment, à les traire. Les trois vaches, échappées d’un troupeau qui venait de traverser la rue Lafayette, étaient bientôt réclamées par leur conducteur. On lui rendit les trois vaches. Et les agents regardèrent partir avec un peu de regret, en vidant leurs verres, celles qui leur avaient fait connaître, pendant une nuit, les douceurs d’un régime lacté sans restrictions.» écrit Le Figaro du 6 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Un bâton de maréchal pour Foch

Lire aussi: https://www.histoiredumonde.net/Ferdinand-Foch.html

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/06/26002-20140806ARTFIG00187-6-aout-1918-des-vaches-errantes-fournissent-du-lait-a-gogo-rue-drouot.php

Clémenceau  félicite Foch

« Mon cher Général et ami,

J’ai le très grand plaisir de vous annoncer que je soumettrai aujourd’hui même à M. le Président de la République le projet de décret ci dessous :

« Monsieur le Président,

Le décret du 24 décembre 1916 a fait revivre une première fois la dignité de Maréchal de France. J’ai l’honneur de soumettre à votre signature, au nom du Gouvernement, et, je peux l’affirmer, au nom de la France entière un décret conférant au général Foch cette haute récompense nationale.

À l’heure où l’ennemi, par une offensive formidable sur un front de 100 kilomètres, comptait arracher la décision et nous imposer cette paix allemande qui marquerait l’asservissement du monde, le général Foch et ses admirables soldats l’ont vaincu.

Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35 000 prisonniers, 700 canons capturés, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliées jetées d’un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement que superbement exécutée par des chefs incomparables.

La confiance placée par la République et par tous ses alliés dans le vainqueur des Marais de St Gond, dans le chef illustre de l’Yser et de la Somme a été pleinement justifiée.

La dignité de Maréchal de France conférée au général Foch ne sera pas seulement une récompense pour les services passés. Elle consacrera mieux encore dans l’avenir l’autorité du grand homme de guerre appelé à conduire les armées de l’Entente à la victoire définitive.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

G. Clemenceau »

Vous comprendrez, mon cher ami, que j’aie voulu être le premier à vous annoncer cette nouvelle.

Je vous embrasse

G. Clemenceau. »

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/287/fiche/?

L’église de Ville-en-Tardenois bombardée

L’église  de Ville-en-Tarenois a été très endommagée lors du bombardement du 6 août 1918 et restaurée dans les années 1920 avec l’aide d’Etienne Moreau-Nélaton*.

http://ville-ferentardenois.com/tourisme-culture-patrimoine/leglise-sainte-macre/

Création d’une école du renseignement par les Américains à Langres

  • Une école de renseignements : officiellement créée le 6 août 1918, elle fonctionne depuis le 25 juillet à la caserne Carteret-Trécourt. Les cours dispensés enseignent aux officiers l’organisation de l’armée allemande, l’interrogation des prisonniers, l’exploitation de documents pris à l’ennemi et l’interprétation des photographies aériennes.

Création du cimetière de Bouilly (Marne)

Le cimetière militaire britannique de Bouilly a été créé en 1918 par les autorités françaises pour recevoir les corps des soldats britanniques, français, italiens et allemands tués dans le secteur au cours de la 2ème Bataille de la Marne entre le 18 juillet et 6 août 1918.
Les corps des soldats français, italiens et allemands ont été ultérieurement exhumés et regroupés dans d’autres cimetiètres.

source: http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/lieux/1GM_CA/cimetieres/britanniques/bouilly.htm

L’abbaye d’Igny d’Arcis le Ponsart (marne) détruite

Le monastère d’Igny se trouve en plein front et le 6 août 1918, il est complétement détruit lors de la retraite allemande. Un aumônier militaire campant à proximité de l’abbaye a pu retrouver quelques objets de valeur et surtout la châsse contenant les reliques du bienheureux Guerric et il en avertit le cardinal Louis-Joseph Luçon.

Le blason de cet archevêque de Reims se trouve au-dessus d’une porte latérale de l’église donnant sur le choeur des moniales. Il est « d‘azur à un agneau pascal accompagné d’un M en onciale d’or dans le canton dextre. »

source: https://abbaye-igny.fr/historique/les-blasons

Duval (Bonnet rouge) condamné à mort

Au cours du procès qui débute le 29 avril 1918, le lieutenant Mornet, commissaire du gouvernement, reconnaît à Emile Duval « une culture profonde, une intelligence remarquable et un talent de plume véritable. » Les qualités indiscutables de « ce petit vieux aux allures discrètes de sacristain » sont malheureusement révélées tardivement et, âgé de cinquante ans quand il commence sa collaboration au Bonnet Rouge, Duval est un journaliste déjà aigri et plein de fiel contre cette société qui n’a pas su le reconnaître à sa juste valeur.

Le 11 mai 1918, Mornet réclame la peine de mort pour Duval.

Emile Duval est fusillé le 17 juillet 1918 pour “avoir reçu de l’argent de l’Allemagne”.

source: http://www.noisylesec-histoire.fr/2016/01/emile-duval-1864-1918-journaliste/

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile-Joseph_Duval

A Woippy ( Moselle) le curé et les cloches

Ordonnance pour la livraison des cloches qui devaient rester.
En vertu d’une ordonnance du 6 août 1918, les cloches, même celles qui étaient dispensées à cause de leur valeur artistique doivent être livrées. Une seule cloche de ces trois, qui pèsent 967 k., 1212 k., 1702 k., la plus petite qui donne le fa devra rester. Nous faisons tout le possible pour les conserver; mais ce sera bien difficile. M. le Kreisdirektor ne semble plus disposé à vouloir céder. M. le curé est décidé à écrire encore et à rendre visite à M. Schmitz, architecte préposé à la conservation des monuments d’art. Le Conseil autorise M. le curé à attendre, même au risque de perdre la prime promise de 1 Mark par kilo.

http://www.raconte-moi-woippy.net/paroisse/cures/bigerel.htm

Décès de Roland Garros, aviateur

Roland Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion et mort le 5 octobre 1918 dans les Ardennes près de Vouziers, est un aviateur français, pionnier de l’aviation.
Champion de France de cyclisme en 1906, Roland Garros est passé à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en avion en partant de Fréjus, en 7 heures et 53 minutes. À bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d’essence quand il se posa à Bizerte.

La Première Guerre mondiale le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.
Une panne le contraignit d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d’avoir pu détruire son avion
Il ne parvint à s’évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Évadés de Guerre et reprit vite sa place dans l’escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d’un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

source: https://www.camps-parachutistes.org/t2590-roland-garros-aviateur-francais

Journal du mardi 6 août 1918

Nos troupes, refoulant les arrière-gardes ennemies, ont continué leur marche victorieuses sur un front de 50 kilomètres en direction de la Vesle.
Sur notre gauche, nous bordons les rives sud de l’Aisne et de la Vesle, depuis Soissons jusqu’à Fismes, dont les Américains tiennent les lisières.
A l’est de Fismes, nous avons atteint la ligne générale nord de Courville, Branscourt, Courcelles, Champigny.
Nos reconnaissances de cavalerie opèrent le long de la voie ferrée de Soissons à Reims.
Sur certains points, notre progression a dépassé, en vingt-quatre heures, dix kilomètres. Plus de cinquante villages ont été délivrés en une seu1e journée.
Les Américains annoncent avoir pris, depuis le 18 juillet, 8.400 soldats et 133 canons.
La progression britannique s’est poursuivie dans le secteur d’Albert; nos alliés ont enlevé la majeure partie du terrain tenu par les Allemands à l’ouest de l’Ancre. Ils ont suivi l’ennemi dans son mouvement de retraite qu’avaient laissé prévoir différents indices.
Des patrouilles allemandes ont attaqué les Anglais dans le secteur d’Hébuterne. Elles ont été complètement repoussées.
Arkhangel a été occupée par les troupes alliées. L’Entente garde ainsi une porte ouverte sur la Russie.
En Macédoine, des détachements bulgares ont été repoussés près de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html