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1257/11 janvier 1918: Des soldats noirs américains de la 93e division d’infanterie dans l’armée française 

L’intégration des soldats noirs américains de la 93e division d’infanterie dans l’armée française 

Il faut attendre janvier 1918 pour que le général Pershing soit en mesure de donner des précisions au général Pétain sur les troupes qu’il lui a promis 6 : il croit pouvoir garantir la qualité de deux des régiments (ceux de l’Illinois et de New-York) qui ont servi longtemps le long de la frontière mexicaine. Mais il relativise et précise qu’ils renferment aussi une grosse proportion de recrues incorporées en septembre 1917. Les officiers sont Blancs en grande majorité, les sous-officiers sont Noirs. À cela, le général Pétain se plaint qu’on lui avait promis quatre régiments à bref délai 7, or un seul se trouve sur le sol français. Le général Pershing répond qu’il croit savoir que les trois autres régiments sont en mer. Et, en effet, les 46 officiers et 1 818 hommes du 15e New-York National Guard (NYNG) débarquent le 26 décembre 1917 à Brest.

Le 15e NYNG est organisé selon les anciens tableaux d’effectifs du temps de paix avec des compagnies à 150 hommes, soit un effectif total correspondant à la moitié de ceux d’un régiment conforme aux nouveaux tableaux d’effectifs de guerre ; les trois autres régiments sont conformes avec, en principe, 95 officiers et 3 604 sous-officiers et soldats. Ces régiments devaient être employés probablement sur le front mais comme pionniers d’infanterie, c’est-à-dire en soutien. Pour les autorités militaires françaises, la mise à disposition des régiments tarde. Le 11 février, le GQG de Pétain demande quand le 15e NYNG sera mis à sa disposition ; la réponse des Américains est sans appel : le régiment est en sous-effectif et ses hommes sont affectés par l’AEF à des travaux de grande importance sur les lignes de communication, et il serait préférable qu’il les termine.

Lire le dossier sur https://rha.revues.org/7328

Albert Caquot  nommé Directeur technique de la Section technique de l’aviation militaire

Le 11 janvier 1918 Albert Caquot est nommé Directeur technique de la Section technique de l’aviation militaire ; dans l’exercice de cette responsabilité il donne une impulsion nouvelle à la conception et à la construction en série de nouveaux appareils.

 Entre 1919 et 1940 il dirige la construction de très nombreux ouvrages en béton armé, ponts, barrages, forme Jean Bart à Saint Nazaire, statue du Christ à Rio-de-Janeiro.

lire sur http://www.sabix.org/bulletin/sabixb28.htm

Marcel Proust et les muses du bastringue

Le 4 janvier 1918, une lettre anonyme signale une «noce immonde» à l’Hôtel Marigny. Le 11 janvier 1918, un descente de police y constate une beuverie dans le salon au rez-de-chaussée et la présence, oh ciel, de quatre hommes attablés autour d’une bouteille de champagne. Parmi eux: «Proust, Marcel, 46 ans, rentier, 102 bd Haussmann»«Pernet Léon, soldat de 1ère classe au 140e régiment d’infanterie», et «Brouillet André, caporal au 408e régiment d’infanterie»«Les trois personnes sus-désignées consommaient en compagnie du nommé Le Cuziat (Albert), propriétaire de l’hôtel», précise le rapport de police. De quoi furent-ils inculpés? La suite du texte ne le dit pas.

source: http://next.liberation.fr/sexe/2012/09/04/marcel-proust-une-plume-au-bastringue_843625

Journal du vendredi 11 janvier 1918

Nous avons aisément repoussé un coup de main ennemi sur nos petits postes à la lisière ouest de la haute forêt de Coucy.
Activité réciproque d’artillerie en Champagne, dans la région des Monts et sur le front Bezonvaux-bois des Caurières.
Sur le front britannique, activité des deux artilleries en un certain nombre de points au sud de la Scarpe. L’artillerie ennemie s’est également montrée active au nord-est d’Ypres.
En Macédoine, activité d’artillerie réciproque à l’ouest du lac Doiran. Patrouilles ennemies repoussées vers Stavavina (rive droite de la Cerna).
Sur le front italien, engagements d’importance secondaire.
Les Japonais ont envoyé un croiseur à Vladivostock.
Le message de M. Wilson est chaudement approuvé par toute la presse de l’Entente.
On parle en Allemagne d’une retraite de von Kuhlmann, qui serait imposée par le grand état-major.
Le roi d’Espagne a signé le décret de dissolution des Cortès.
Le Comité des Soviets russes a reconnu l’indépendance de la République finlandaise.
Les délégués maximalistes et austro-allemands à Brest-Litowsk ont discuté de l’opportunité de transférer ailleurs le siège des pourparlers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

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1254/8 janvier 1918: les 5 points du président américain  Wilson pour la paixi

Les quatorze points du président américain  Wilson pour la paix

Devant le Sénat américain, le 8 janvier 1918, le président Thomas Wilson,  reprend et développe un discours prononcé un an plus tôt, le 22 janvier 1917, devant la même assemblée.

Dans ce premier discours, le président, représentant de la première puissance économique du monde, alors neutre, avait souhaité s’entremettre entre les belligérants de la guerre européenne.

Viscéralement idéaliste et pacifiste, il avait préconisé a peace without victory  (« une paix sans victoire »), au grand scandale des uns et des autres.

Mais les États-Unis avaient été ensuite contraints de s’engager dans le conflit , au côté de l’Entente franco-britannique.

Pas découragé pour autant, le président démocrate énonce donc un programme en Quatorze Points pour mettre fin à la Grande Guerre.

source:https://www.herodote.net/8_janvier_1918-evenement-19180108.php

lire aussi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Quatorze_points_de_Wilson

Attaque dans le secteur de Saint Baussant (Lorraine)

Le secteur de St-Baussant connut en 1918 deux actions d’envergure, l’une française et l’autre allemande. Le 8 janvier 1918, les Français réalisent un coup de main destiné à faire des prisonniers et à ramener des documents. Suite à des indiscrétions concernant une offensive allemande vers le sud du saillant de St-Mihiel en direction de Nancy, l’état-major décide d’une incursion dans le secteur de Flirey pour identifier les unités adverses. Elle est confiée à la division marocaine qui y est en 1ereligne depuis octobre 1917. L’unité est relevée le 23 décembre 1917 pour être préparée à l’arrière. Prévue initialement pour le 6 janvier, l’attaque est décalée au 8 janvier 1918 suite à des indiscrétions dans les milieux parisiens. Alertés, les Allemands lancent une attaque au nord de Flirey le 5 janvier 1918, mais sont repoussés. Trois opérations sont prévues par les Français. À l’est, l’objectif est le saillant du chemin de fer au nord de Flirey, elle est confiée à la 1re brigade du régiment de marche de la Légion étrangère. À l’ouest, l’objectif confié à la 2e brigade (3e et 4e bataillon) du 7e régiment de marche des tirailleurs algériens (RMTA) est la tranchée de soutien de la crête nord du bois de Remières. Au centre, l’objectif de la 1re brigade du 4erégiment de marche des tirailleurs indigènes est la 1re ligne au nord du bois du Jury. C’est un objectif secondaire, uniquement destiné à faire la liaison avec les deux autres. En face, les Allemands alignent le 16e et le 5e Infanterie Regiment. À 7h, le 8 janvier 1918, les 340 canons de l’artillerie entament leurs tirs de destruction avec 3.500 tonnes de munitions. L’attaque de l’infanterie débute à 15h15. Elle suit un feu roulant de l’artillerie qui avance de 100 m par minute. À 15h30, tous les objectifs sont atteints malgré une résistance sérieuse à certains endroits. Un témoignage : « le sergent Prévost s’avance dans le saillant de Port Arthur. Il se heurte à un groupe ennemi qui tente de résister au fond d’un abri. Rapidement, le combat se termine à notre avantage. Deux Allemands sont tués et six sont fait prisonniers. Les tirailleurs détruisent les abris voisins. Soudain tout près d’eux, avec un fracas épouvantable, un abri de munition, dont ils ne soupçonnaient pas l’existence, fait explosion ».

https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/mortmare/mortmare.htm

Les épargnants français ruinés par la Russie

Le 8 janvier 1918, Lénine proclame qu’il ne reconnaîtra pas les dettes de ses prédécesseurs, ce qui est confirmé par un décret du 21 janvier.

Le 13 février 1918, vingt nations condamnent cette décision. Mais le nouveau pouvoir affirme que le principe de « la continuation de l’Etat » ne s’applique plus, donc que les garanties accordées sont caduques. Pour calmer l’inquiétude des épargnants, le gouvernement français prend à sa charge le paiement des coupons de novembre 1917 à avril 1918 et accepte ceux d’avril 1918 à décembre 1918 en règlement du grand emprunt émis à la fin de la guerre, à hauteur de 50 % du montant des souscriptions. Dorénavant, les autorités publiques russes vont savoir entretenir l’espoir des détenteurs d’obligations par des promesses de remboursement dès qu’elles ont besoin de l’aide financière étrangère. Mais, à chaque fois, elles trouvent de nouveaux arguments pour reporter le règlement de leurs dettes. En particulier, elles mettent en avant les créances relatives à un stock d’or dont elles prétendent qu’il leur a été soustrait .

Source: http://www.boursorama.com/forum-fipp-la-ruine-des-epargnants-francais-409295050-1

Journal du mardi 8 janvier 1918

En Champagne, activité des deux artilleries dans la région du Mont-Haut. Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons repoussé un coup de main ennemi sur nos tranchées, au nord de la cote 304.
Sur la rive droite de la Meuse, la lutte d’artillerie a pris, au cours de la nuit, une vive intensité dans la région Bezonvaux-les Chambrettes.
Dans le secteur au nord de Saint-Mihiel, nos patrouilles ont ramené des prisonniers.
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes et un cinquième, par le tir de nos canons spéciaux.
Sur le front italien, canonnade réciproque dans la vallée de Giudicaria et dans le val Lagazina. Sur le plateau d’Asiago, les batteries italiennes ont fait des tirs efficaces contre les transports ennemis et des troupes en marche, et l’infanterie a exécuté de nombreuses reconnaissances. Des détachements autrichiens ont été repoussés au nord de Castununga.
Violente concentration de feux de la part des batteries alliées contre les positions ennemies entre le val Frenzela et la vallée de la Brenta.
Les patrouilles britanniques ont franchi la Piave sur divers points, en jetant le désarroi dans les lignes adverses.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1253/7 janvier 1918: lettre de Quentin Roosevelt

Loi du 7 janvier 1918: création d’un service de comptes courants et de chèques postaux

Les chèques postaux sont créés le 7 janvier 1918 : le gouvernement confie à la Poste la mission de populariser et développer l’usage de la monnaie scripturale (les chèques) auprès des français afin de limiter les risques d’inflation liés à la réapparition massive de billets de banque en période d’après-guerre.
Le rôle bancaire de la Poste est donc parfaitement légitime et historique, contrairement a ce qu’a longtemps affirmé l’UFB (Union Française des Banques) ainsi qu’en 1978 le Directeur du Trésor, un certain Jean-Yves Haberer qui devint plus tard Président du Crédit Lyonnais, avec le bonheur bancaire que l’on sait !
La Banque Postale ne sera créée que 88 ans plus tard le 1er janvier 2006

http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Cheques_Postaux_50ans

Avec le 149 ème RI

Les compagnies du 1er bataillon du 149e R.I. qui sont cantonnées à Vaudoncourt, et qui travaillent depuis plusieurs jours à Saint-Dizier viennent s’installer dans cette commune. Elles sont accompagnées par 120 travailleurs d’artillerie qui occupaient le village de Dasles. Le bataillon prend également à sa charge l’organisation du P.A. de Villars-le-Sec.

source: http://amphitrite33.canalblog.com/tag/De%20la%20Malmaison%20%C3%A0%20Corcieux%20%28novembre%201917-avril%201918%29

Lettre de Quentin Roosevelt

7 janvier 1918 
Quentin visite « Notre Dame des Victoires », l’église où se rendaient les poilus avant de retourner au front. Quentin est impressionné par la quantité de décorations militaires et de drapeaux qui y sont exposés en remerciement de victoires ou de retours de guerre, en vie.
 15 janvier 1918 Quentin ne connait pas sa nouvelle affectation. Il a lu les nouvelles émanant de son pays, Notre police semble être celle du camouflage verbal. Les demi-dieux civils et les fossiles qui siègent à Washington semblent ne rien faire, à part mentir-à propos de la faiblesse allemande- ce qui est facile, parce qu’ils n’ont jamais été en contact avec la réalité des forces allemandes- et à propos de notre propre force, ce qui est inexcusable. Ils ont tous vu les rapports sur la façon dont les choses se passent ici, et cependant ils choisissent de mentir, délibérément et publiquement…

http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/roosevelt_lettres.htm

Du côté du 59 ème Ri

Dès le 2 janvier 1918, le régiment prend au Mort Homme un secteur qu’il organise et qu’il défend
contre les coups de main ennemis avec sa bravoure coutumière, plus particulièrement le 7 janvier
1918, où le 3e bataillon se distingue au saillant de Tarnopol et fait des prisonniers.
Le 14 mars, le 59e R.I. revient à son secteur du bois Bouchot. On a compté sur lui pour apprendre au
23e régiment d’infanterie américaines les principes de la guerre moderne.
Aussi bons instructeurs que vaillants combattants, tous, au 59e s’emploient a mener à bien la tâche
qui leur a été confiée et le capitaine Malone adresse au lieutenant-colonel Nerlinger, au moment où
le régiment est appelé vers le Nord, des remerciement dans lesquels l’affection des deux unités
éclate en termes simples et poignants.

http://jburavand.free.fr/historiques%20RI/RI-59.pdf

Paris sous la neige

Guerre 1914-1918. Paris sous la neige, le 7 janvier 1918. « Et Paris, pendant quelques heures, demeura blanc, tout blanc ». Photographie parue dans le journal « Excelsior » du mardi 8 janvier 1918.

Paris sous la neige, le 7 janvier 1918.

Sur Paris en Images, retrouvez plus de 130 000 photos des collections photographiques de la Ville de Paris (collections Roger-Viollet, musées et bibliothèques municipales)

source: https://www.google.fr/search?q=7+janvier+1918&safe=active&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=vx2EVJbaZRbJhM%253A%252CWzpr8xIKwLbjdM%252C_&usg=__AJme2uXUXTQkAMXOa73ezdvoyzc%3D&sa=X&ved=0ahUKEwi0oYC-svLXAhUIFuwKHbbrCWYQ9QEIVDAG#imgrc=vx2EVJbaZRbJhM:

Journal du lundi 7 janvier 1918

Canonnade intermittente sur quelques parties du front.
Des coups de main ennemis sur nos petits postes au nord du Chemin-des-Dames sont restés sans succès.
Sur le front belge, légère activité d’artillerie dans les régions de Ramscapelle, Dixmude et Mercken.
En Macédoine, activité de l’artillerie ennemie dans la région de Monastir.
L’aviation française a bombardé les cantonnements et convois ennemis au nord du lac Presba.
La neige rend les communications difficiles dans les montagnes.
Sur le front anglais, l’ennemi a dirigé une forte attaque contre les positions de la ligne Hindenburg, à l’est de Bullecourt. Un petit détachement a réussi à prendre pied dans une sape en avant des tranchées de première ligne. Cette sape a été ensuite reprise. Sur le reste du front l’attaque allemande a été rejetée avec pertes avant que l’assaillant ait pu aborder nos positions.
Quelque activité de l’artillerie au nord-est d’Ypres.
Nos alliés ont déployé une grande activité aérienne. Ils ont jeté plus de 250 bombes sur les gares de Ledeghem, Denain, Menin et Roulers. Plusieurs milliers de cartouches de mitrailleuses ont été tirées de faible hauteur. Huit avions allemands ont été abattus et cinq autres obligés d’atterrir, désemparés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1251/5 janvier 1918: (suite) Une Genevoise fusillée  pour espionnage

Le journal du soldat Jean Dupin

https://books.google.fr/books?id=JGXlAgAAQBAJ&pg=PA93&lpg=PA93&dq=5+janvier+1918&source=bl&ots=jMSj–Usz4&sig=DosrHfYR26TtvYbpxlDb38jBOzY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjKx–o8eXXAhWB1hoKHZIvCFo4ChDoAQg6MAU#v=onepage&q=5%20janvier%201918&f=false

Le journal de la Huronne

5 janvier 1918.

« Mais si la guerre s’arrêtait maintenant, nous serions ruinés ! » C’est une réplique que je m’attire souvent, quand j’appelle la paix. Ne serons-nous pas ruinés davantage, si elle ne s’arrête pas ?

Cette idée d’obtenir une indemnité capable d’alléger les impôts futurs a été lancée l’an dernier. Elle a fait du chemin. Elle séduit nombre d’esprits. Moi, elle me stupéfie. Ses partisans se rendent-ils compte qu’ils font tuer des hommes pour sauver leur argent, qu’ils exigent des sacrifices humains pour s’éviter des sacrifices pécuniaires ?

Et le calcul est aussi stupide que cruel. Plus la guerre se prolonge, moins elle a de chances d’être sérieusement indemnisée. Car le montant de cette indemnité devrait s’élever avec celui des dépenses, qui s’accroissent follement, sans freins ni bornes. Cent trente millions par jour ! Et elle devrait être payée par des ressources qui, au contraire, diminuent, dans un conflit où tous les belligérants vont à l’épuisement.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Janvier_1918

Parution de la vie parisienne

source: https://www.pinterest.fr/pin/466122630176556620/

(Marine) Torpillage du Henri Le Cour

« Le 5 janvier 1918 à 23 h 30, l’homme de vigie bâbord a crié : « une torpille par bâbord !  » ; avant que j’ai eu le temps de mettre à gauche toute, nous avons été torpillés au panneau n° 4. Le navire s’est couché aussitôt sur bâbord, nous n’apercevons pas le sous-marin. Le bateau coulant rapidement, je fais immédiatement rappeler au poste d’abandon en faisant machine arrière pour casser l’erre en avant, et fait les signaux de détresse. Le second est à la baleinière n° 2. Je m’occupe de faire amener le youyou et la baleinière n° 1 qui sont mis immédiatement à la mer. Notre position au moment du torpillage était de 8 milles au sud 55 ouest vrai de Penmarc’h. Je fais embarquer tout le personnel que je trouve et je quiite le bord au moment où le navire s’enfonçant par l’arrière se couche sur bâbord et disparaît. Il s’est écoulé environ 45 secondes à une minute entre le torpillage et le moment où le navire s’est englouti. Resté avec la baleinière sur les lieux du sinistre pour recueillir le personnel qui n’aurait pas eu le temps d’évacuer, je recueille de ce chef 4 hommes cramponnés aux débris dont deux donnant à peine signe de vie. La baleinière n° 2 se trouve près de nous et recueille deux à trois hommes qui se trouvent sur le radeau ; j’ai appelé pendant près de deux heures l’attention des patrouilleurs au moyen de feux coston et ce n’est qu’à deux heures et demie du matin que nous avons été recueillis par le torpilleur Téméraire qui nous a ramenés après transbordement à Royan où nous sommes arrivés le 6 à 9 heures du soir. »

Ce vapeur faisait partie d’un convoi de quinze vapeurs partis de Brest pour Quiberon, escortés par les patrouilleurs américains Wanderer et Vedette. Dans cette nuit du 5 au 6 janvier, l’U 93 (Helmuth Gerlach) va couler trois autres navires : le HARRY LUCKENBACH, le DAGNY et le vapeur grec KANARIS

source: http://www.archeosousmarine.net/henrilecour.html

(suite) Une Genevoise fusillée  pour espionnage de guerre

Les archives déclassifiées par l’armée française révèlent le nombre de Suisses fusillées durant la Grande Guerre. Ils sont sept, dont quatre pour espionnage. Parmi eux, la chanteuse désargentée «Regina Diana».

L’officier de 1ère classe lit rapidement les conclusions du jugement en révision du conseil de guerre. Sans attendre, le peloton réglementairement composé de douze soldats fait feu sur Marie-Antoinette Avvico, qui meurt sur le coup. Il est 6 h 30 en ce 5 janvier 1918. La dernière espionne suisse de la Grande Guerre vient de tomber sur le champ de tir du Pharo, au cœur de Marseille. Elle avait 32 ans.

C’est seulement en novembre dernier que le Ministère de la défense a rendu public et mis en ligne  les procès du millier d’exécutions connues entre 1914 et 1918. Pour beaucoup de poilus la documentation tient en quelques pages. L’espionne suisse a, elle, bénéficié d’un long procès dont presque tout est conservé.

suite sur https://www.tdg.ch/societe/histoire/genevoise-fusillee-1918-espionnage-guerre/story/11716087

A propos de l’aide américaine

Fin 1917, les premières troupes américaines débarquèrent sur le sol français via le port de Saint-Nazaire. Mais sans équipement lourd, les Français durent les entraîner et les équiper. L’artillerie fut fournie par les Français ainsi que les chars FT-17 Renault. A ce stade, la puissance militaire américaine était quasi nulle. Malgré tout, le 5 janvier 1918, le Corps expéditionnaire américain comptait déjà 161 751 hommes, dont 113 163 dans les forces combattantes. Au fur et à mesure et avec une rapidité exceptionnelle, les Américains montèrent en puissance.

L’industrie de guerre se mit en place tandis que les soldats américains gagnèrent de l’expérience dans les tranchées. Les armes et les troupes américaines débarquaient régulièrement à tel point qu’au mois de septembre 1918, 1 140 242 soldats américains étaient sur le sol français. Le premier combat des troupes américaines eut lieu lors de la seconde bataille de la Marne, de juin à juillet 1918.  Les performances au feu des Américains furent en retrait par rapport à celles des Français et des Allemands, ce qui est somme toute logique vu que cela faisait 4 ans que les Français et les Allemands combattaient.

Partout les résultats militaires américains étaient mitigés au regard des pertes subies. Fin juin 1918, les marines américains firent preuve d’un mordant exceptionnel au bois Belleau. Une réputation prenait naissance …

L’efficacité réelle de l’arrivée des Américains se situa avant tout dans un plan financier et politique.
En octobre 1918, il débarquait en France chaque minute, 7 soldats, 2 chevaux, 7 tonnes d’équipement ne provenance des États-Unis. Cet apport arrivait à un moment où le moral des Français était en baisse suite à la percée allemande de mars 1918. Les dirigeants militaires franco-anglais voyaient les troupes américaines comme une armée de réserve capable de soulager les armées alliées épuisées.

Si la guerre devait s’étendre jusqu’en 1919, il était inévitable que les Américains prirent en charge l’essentiel de l’effort militaire.  Cependant du côté américain, il n’était pas question pour eux d’être alliés mais seulement des associés. Sur ordre du président américain, Woodrow Wilson, jamais le général Pershing n’accepta de voir des divisions américaines subordonnées à un commandement allié.

source: http://guerre1418.org/html/thematiques_idees14.html

(Aviation) Georges Popelin abat un avion  au dessus de Monampteuil (02)

Le 5 janvier 1918, en mission photographique sur le Chemin des Dames, il abat un avion ennemi au-dessus de Monampteuil, ce qui lui vaut (ainsi qu’à son observateur, le Cne Ruby) une citation à l’ordre de l’armée le 6 février 1918 (JORF du 3 mars 1918, p.2852) et sa promotion au grade de sergent (20 février 1918).

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source: http://www.saintrapt.com/aubusson/2017/03/06/popelin-georges-mort-pour-la-france-le-30-juillet-1919/

 

 

1247/1 janvier 1918: lettre du poilu Augustin Astruc

Le président Wilson (usa) a cinq idées  pour terminer la guerre

Pas découragé pour autant, le président démocrate énonce un programme en Quatorze Points pour mettre fin à la Grande Guerre.

– Les cinq premiers points, de portée générale, préconisent la fin de la diplomatie secrète, la liberté des mers, le libre-échange, la réduction des armements et le droit des peuples colonisés à disposer d’eux-mêmes.

– Les points suivants se rapportent au réglement du conflit : restitution de l’Alsace-Lorraine à la France, création d’un État polonais indépendant au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

– Le président suggère de réserver à la future Pologne un accès à la mer. La revendication hitlérienne sur ce fameux couloir de Dantzig sera à l’origine immédiate de la Seconde Guerre mondiale !

– Le dernier point, reflétant l’idéalisme du président, annonce la création d’une Société des Nations.

source: https://www.herodote.net/8_janvier_1918-evenement-19180108.php

Réorganisation des écoles de pilotage

Le 1er janvier 1918, une réorganisation des centres écoles est effectuée : les Français se retrouvent à Etampes, et l’école belge d’Etampes, complètement réinstallée à Viry-Chatillon, reprend son activité. Mais la forme en cuvette de Port Aviation constitue un inconvénient de plus en plus important avec la puissance des avions; il y a en fait, quatre terrains que les français utilisaient déjà à partir de 1916

  • L’aérodrome de Port Aviation.
  • Le terrain de la ferme Champagne, avec un hangar, d’une superficie de 39 hectares.
  • Le terrain d’atterrissage de Plessis-le-Comte, d’une superficie de 14 hectares.
  • Le terrain d’atterrissage de Paray-la-Vieille-Poste, d’une superficie de 11 hectares, avec un hangar Bessonneau.

Les quatre terrains sont éloignés les uns des autres, ce qui nuit à la surveillance. Le personnel est amené chaque jour, ainsi que les élèves, sur leur lieu de travail par camions et automobiles. Les appareils, pilotés par les moniteurs, se rendent aux différents terrains, par la voie des airs.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/Ecoles_Juvisy.htm

Lettre du poilu Augustin Astruc

Le 1er janvier 1918.

Ma toute chérie et mes chers enfants.

C’est avec un bien vif regret que ce matin à mon réveil, j’ai constaté autour de moi un grand vide. Malgré la douloureuse habitude que nous avons du prendre depuis 4 ans, il est toujours pénible pour un soldat qui vit depuis si longtemps loin des siens de ne point pouvoir au jour de l’an, recevoir comme au temps jadis les baisers qui traduisent si bien les pieux sentiments de ceux qu’on aime par-dessus tous : une petite femme adorée, et deux si aimables enfants. …

Consolons-nous mutuellement de la peine que nous éprouvons en ce jour. Disons nous qu’à nos côtés beaucoup d’autres n’auront même pas la joie de confier leurs voeux à une lettre. Disons nous, qu’après bien des chagrins nous avons pu ressentir cette dernière année des joies bien profondes, espérons que la plus grande joie sera l’apanage de l’année nouvelle et qu’au cours de 1918 le bonheur nous sera rendu pour toujours.

Dans cet espoir et pour sceller mon plus grand désir, je vous embrasse par la pensée aussi ardemment aussi affectueusement que possible, comme j’ai regretté de ne pouvoir le faire à mon réveil.

Tout votre et pour toujours.
Augustin.
P. S. Pas de lettre encore hier, ce sera pour aujourd’hui ?

http://genea.beys.free.fr/gevaudan/ASTRUC%20Augustin_lettresdeGuerre_1918_et_1919_extraits.pdf

Création de l’escadrille N158

L’escadrille N158 est formée le 1er janvier 1918 sur le terrain de Bonneuil, commune de Golancourt (Oise), le commandement en est donnée au  lieutenant Jacques Chaudron venu de la N153.

Le personnel pilote comprend à la création :

– le lieutenant Chaudron, commandant d’escadrille;
– le sous-lieutenant Gaillard;
– les adjudants Pascaud et Guichenat;
– les caporaux Boucheron et Grimault;
– le brigadier Gloux;
– et quatre caporaux américains : Warner Hobbs, Edgar Stuart, Théodore De Kruyft et Rufus Randall Rano.

Cependant les combats montrent la supériorité des appareils allemands et la transformation de l’escadrille sur Morane-Saulnier Parasol est alors décidée. Elle part vers l’arrière le 8 mars pour permettre à ses pilotes de s’exercer sur les nouveaux appareils.

La M.S.158 exécute de très nombreuses missions de chasse, d’observation et de protection d’avions de reconnaissance. Enfin, lors du repli des troupes entre l’Oise et les routes parallèles Nesle-Roye d’une part, Montdidier et Noyon de l’autre, l’escadrille mitraille les troupes et les convois ennemis pour retarder leur avance.

Le matériel en service durant le 1er trimestre 1918 :

  • 6 biplaces Caudron G 3, moteur Anzani de 90 ch.
  • 6 monoplaces Caudron G 3, moteur le Rhône de 80 ch.
  • 2 biplaces Caudron G 3, double commande

source: http://www.aa-11-escadre.com/historique–avant-la-q11q/la-spa158

Harlem Hellfighters, les combattants noirs américains sous l’uniforme français

V

Arrivé en France le 1 janvier 1918

(…)

L’exemplaire sergent Johnson

Henry Lincoln Johnson est sans aucun doute le plus célèbre des Harlem Hellfighters. Sur les photos d’époque, il apparaît toujours souriant, mais il a la réputation d’être redoutable au combat. Arrivé en France le 1er janvier 1918, le soldat est devenu un héros, une légende au sein de l’armée française, en particulier pour ses actes héroïques lors d’un raid allemand, le 14 mai de cette même année.

Ce jour-là, Henry Johnson et Needham Roberts, accompagnés de trois autres soldats, sont envoyés reconnaître les positions allemandes. Les deux soldats se trouvent soudainement pris sous les coups de feu et les grenades d’une vingtaine de soldats allemands. Johnson et Roberts sont blessés, mais tirent à leur tour et blessent plusieurs Allemands. Au sol, Roberts est en passe d’être capturé par l’ennemi lorsque Johnson, à court de munitions, assomme un soldat avec son fusil et poignarde deux autres assaillants. Récupérant les grenades des Allemands, Henry Johnson attaque les soldats ennemis et permet la libération de son ami Roberts. A eux deux, les soldats Johnson et Roberts auront ainsi abattu quatre ennemis et blessé vingt-huit autres. Un acte téméraire qui conduira le général américain Pershing à reconnaitre, dans un communiqué, « la bravoure et la dévotion de deux soldats de couleur ».

source: https://france-amerique.com/fr/the-harlem-hellfighters-african-american-fighters-in-french-uniforms/

(Aviation) L’escadrille 124 américaine deviendra l’escadrille La Fayette

Parmi les légionnaires américains, plusieurs souhaitaient s’engager dans l’aviation. Après de longues démarches, un groupe d’Américains réussit à former, en avril 1916, avec l’aide de Français, l’Escadrille 124, l' »Escadrille américaine » basée à Luxeuil (Haute-Saône).

Elle fut dès lors affectée sur les différentes zones de combat. Cette période d’intense activité fut ponctuée de moments symboliques dont : le 6 décembre 1916, l’Escadrille prend le nom officiel d' »Escadrille La Fayette » ; le 4 juillet 1917 (Independance Day) une délégation de cette escadrille défile devant les statues de Washington et La Fayette, à Paris ; le 15 août 1917, l’Escadrille est citée à l’ordre de l’Armée.

Le 1e janvier 1918, l’Escadrille La Fayette sera intégrée dans l’Armée de l’Air américaine. Au moment où elle disparaît officiellement, son bilan est le suivant

* 267 Américains se sont engagés dans l’aviation française

* 255 ont reçu leur brevet de pilote
* 180 servirent au Front ;
* 66 moururent, dont 51 au combat
* 15 furent faits prisonniers
* 19 furent blessés ;
* 199 victoires furent officiellement reconnues.

source: un superbe dossier fort instructif: https://net.lib.byu.edu/estu/wwi/comment/Allerey/Allerey02.html

Thaïtien d’adoption  obtient sa première victoire aérienne

Le 1er janvier 1918, il gagne sa première victoire homologuée sur un Albatros allemand, puis en mars, une deuxième et troisième victoire sur des avions de reconnaissance ennemis. Le 29 avril, il obtient une quatrième victoire aérienne.
Le 7 mai 1918, le Nieuport de Hall est touché et il doit se poser brutalement dans un champ près de Pagny. Les deux coudes et le nez brisé, il est capturé et interné dans un camp de prisonniers jusqu’à l’armistice.
Hall est affecté à l’Etat-major de l’aviation américaine à Paris. Il est alors chargé d’écrire l’histoire des pilotes de l’escadrille La Fayette avec le lieutenant Charles Bernard Nordhoff pilote de la SPA 99, ancien du La Fayette Flying Corps.

source: http://www.tahiti-infos.com/James-Norman-Hall-et-Charles-Nordhoff-Tahitiens-d-adoption-engages-dans-la-Grande-Guerre_a162766.html

Début de l’aviation à Orly

Le 1er janvier 1918, le ministère de la Guerre réquisitionne onze hectares pour y construire un hangar. C’est le début du camp d’aviation “d’Orly-Villeneuve”. En 1919 il sera pris en charge par l’armée américaine pour le stockage du matériel de guerre.

source: https://www.travelercar.com/code-promo-parking-orly/

Journal du mardi 1 janvier 1918  travers Le Miroir

Actions d’artillerie au nord-ouest de Reims. Rencontres de patrouilles au nord du Chemin des Dames et vers Bezonvaux.
Sur le front belge, faible activité d’artillerie. Bombardement au sud de Dixmude. Une reconnaissance ennemie qui cherchait à surprendre des postes avancés, a été repoussée par le feu.
Sur le front de Macédoine, action d’artillerie dans la région du lac de Doiran où les batteries anglaises ont exécuté des tirs de destruction sur les positions ennemies et au nord-ouest de Monastir où l’ennemi a bombardé nos tranchées sur six kilomètres de front.
L’aviation anglaise a jeté des bombes sur la gare de Arzenci, à trois kilomètres au nord de Guevguéli.
Près de Cambrai, les Anglais ont été attaqués sur un front de trois kilomètres dans la région de la crête Welsh. Après avoir perdu deux saillants, ils ont lutté énergiquement pour les reprendre et ont ressaisi la majeure partie de leurs tranchées, en capturant des mitrailleuses et des prisonniers. Les Allemands ne tiennent plus qu’un petit coin de la première ligne vers la Vacquerie et au sud de Marcoing.
Nos alliés ont avancé légèrement leur ligne des deux côtés de la voie ferrée d’Ypres-Staden.
Les troupes françaises du front italien ont remporté un brillant succès. Elles ont enlevé le mont Tomba aux Autrichiens, en s’emparant de 48 officiers, de 1400 hommes et 7 canons.
Padoue a été encore bombardée par avions.

 

1241/26 décembre 1917: les Harlem Hellfighters à Bresti

Les Harlem Hellfighters à Brest

Les Harlem Hellfighters est le nom donné au 15e régiment de la garde nationale de New York, uniquement composé de volontaires afro-américains de Harlem et d’une minorité de Portoricains.

Les Harlem Hellfighters sont entrés dans la rade de Brest le 26 décembre 1917 à bord de USS Pocahontas, au son de la musique dirigée par James Reese Europe , qui jouait sur le pont du navire. Noble Sissle était du nombre.

http://www.une-autre-histoire.org/les-harlem-hellfighters/

Journal du mercredi 26 décembre 1917 à travers Le Miroir

Canonnade intermittente sur divers points du front.
Un coup de main ennemi sur nos petits postes du bois des Caurières n’a donné aucun résultat.
Au sud de Juvincourt, nous avons réussi une attaque dans les lignes ennemies et ramené des prisonniers.
Les Belges ont bombardé Schoore, Leke et la route de Schoorbakke en représailles d’un tir ennemi à obus toxiques dirigé sur Ramscapelle.
La lutte d’artillerie a été légèrement intense dans la région de Bixschoote.
Des prisonniers ont été faits à l’ennemi dans la région de Merckem.
Une escadrille anglaise a bombardé, avec d’excellents résultats, Mannheim sur le Rhin. Une tonne d’explosifs a été jetée sur la ville et des explosions ont été observées à la gare centrale, dans les usines et dans la ville, où des incendies ont été provoqués. Un feu très violent a accueilli les aéroplanes de nos alliés; l’un d’eux a été contraint d’atterrir avec des avaries. Tous les autres sont rentrés indemnes.
La bataille continue, acharnée au front italien, sur le plateau d’Asiago.
Les contre-attaques entreprises par nos alliés ont réussi à arrêter l’ennemi et à ramener le combat sur les positions évacuées par eux précédemment. Au cours de la lutte, de nombreuses mitrailleuses ont été capturées.
L’aviation britannique a bombardé les aérodromes de Flandre.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

Avec le 149 le régiment d’Infanterie

26 décembre 1917

On hospitalise Calippe dans mon service ; il traîne la patte de plus en plus et m’avoue aussi une autre petite misère. On soignera le tout à la fois. D’ailleurs, il ne s’ennuie pas pour la première journée. Deux clientes assidues de Collard, des dactylos de Peugeot,viennent lui tenir compagnie, et de plus en plus, je passe tout mon temps dans mon service confortable ; j’aide Collard à soigner ses gentilles clientes.

Le patron décide de me garder jusqu’après le jour de l’An et me fait écrire en ce sens à M. Rouquié et à Lebranchu.

27 décembre 1917

Il a été décidé hier, au cabinet de Collard, qu’on prendrait ce soir le thé chez moi. À 17 h 00, tout est prêt ; de bons gâteaux reçus de la maison sont sur la table, le feu chauffe bien, mais… nous passons jusqu’à 7 h 00 sans voir venir nos invités.

28 décembre 1917

Nous faisons d’amers reproches à l’hôpital à M… et à A… pour leur lapin d’hier soir et passons avec eux une bonne soirée. La neige a cessé ; il fait un clair de lune splendide et l’effet sur la neige est vraiment très joli. Le thermomètre est à – 16°, et le Doubs est entièrement pris. D’ailleurs, on ne voit plus circuler que des traîneaux.

29 décembre 1917

Avec le médecin-chef et M. Jourdan, nous faisons une nouvelle ascension dans la neige à la batterie des Roches et je rentre vite chez moi à 17 h 00. Cette fois, les invités sont exacts au rendez-vous et nous passons une soirée agréable.

30 décembre 1917

Hier, j’ai reçu une lettre de Lebranchu disant qu’il m’attendait le 29. Je décide d’aller m’entendre avec lui, et par ce bel après-midi de dimanche, je file en vélo par Mattay, Mandeure, Valentigney et Seloncourt. À Seloncourt, je m’arrête à l’infirmerie du régiment, où on m’apprend que M. Rouquié est absent depuis 3 ou 4 jours ; je monte jusqu’à Vaudoncourt, village de cultivateurs. Lebranchu  ne fait aucune difficulté pour m’attendre jusqu’au 3 ; il me présente à l’aide-major, M. Richard, un jeune homme qui semble très doux et très sympathique et je fais demi-tour pour arriver à Pont-de-Roide  à la nuit noire. Il gèle toujours très fort, aussi j’ai rencontré dans toutes les descentes quantité de lugeurs et lugeuses.

http://amphitrite33.canalblog.com/tag/De%20la%20Malmaison%20à%20Corcieux%20%28novembre%201917-avril%201918%29

 

1240/25 décembre 1917: l’armée du Salut durant la grande guerre

L’armée du Salut durant la grande guerre

armee salutÀ partir de 1916, les « foyers du soldat » se multiplient : Valence, Grenoble, Marseille, Mazamet… Des cuisines populaires s’ouvrent à Paris. La loi du 30 mai 1916 vient de donner un cadre légal et des ressources à cette « œuvre de guerre », et à toutes les autres. En 1917, AIbin Peyron prend la tête de l’Armée du salut en France. Le 25 décembre 1917, il organise, avec l’approbation de l’État-major, une réunion dans les caves de la maison Krug à Reims. Le lendemain, il écrit : « … Le bombardement était incessant ; la nature semblait pleurer sur la cité martyre … La neige, ce jour de Noël, la recouvrait d’un fin linceul immaculé, l’arbre s’allumait sous les voûtes d’une cave à champagne … Il y avait là bien cent personnes, surtout des soldats… »2.

À présent, les foyers du soldat s’installent jusque dans la zone des armées, à l’arrière du front. Aimé Boisson dirige l’ensemble. En collaboration avec les autorités militaires, l’Armée du salut obtient l’autorisation de se maintenir dans la zone des armées et de progresser en même temps que les troupes. Les foyers du soldat deviennent mobiles.

source: http://www.protestants.org/fileadmin/user_upload/AumonerieArmees/images/PDF/L_AS_dans_la_Grande_Guerre.pdf

L’opinion à l’égard des Américains à Saint-Nazaire en 1917

américain

source: http://www.persee.fr/doc/rhmc_0048-8003_1968_num_15_1_3331

(Livre) Journal de guerre de Maurice Bédel

(…)

bedelLe 25 décembre 1917, Maurice Bedel est finalement nommé adjoint au général directeur de santé de la VIIe Armée. Celle-ci occupe alors toute l’extrême droite du front, du col de la Chapelotte (Badonviller) jusqu’à la frontière suisse et son état-major est basé à Lure. Dès lors, il ne prend plus part au conflit qu’en tant qu’officier d’état-major, positionné loin du front. Essentiellement occupé à des tâches administratives, n’ayant plus d’autre écho de ce qui s’y passe que par les rumeurs, les communiqués officiels et la presse, son journal perd en qualité d’information ce qu’il gagne en considérations générales sur le cours de la guerre et sa conduite par les états-majors ; et, surtout, il devient beaucoup plus lacunaire au fur et à mesure où l’issue victorieuse se fait plus certaine. Celle-ci lui permettra d’assister à l’entrée des troupes françaises dans Mulhouse (17 novembre 1918) puis à l’occupation de toute la partie jusqu’alors annexée de la Lorraine.

La bio de Bédel sur http://www.revue-interrogations.org/Bedel-M-Journal-de-guerre-1914

Parution de la Chéchia

chechiaLa Chéchia est le journal de tranchées publié par le 1er Régiment de zouaves de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale. Produit par et pour les soldats, ce type de journal était connu, entre autres, pour son humour noir, ses descriptions de la vie sur les lignes de front, ses poèmes et ses dessins. Les zouaves constituaient une unité militaire d’élite initialement formée en Algérie en 1830. La chéchia, qui donne son nom au journal, désigne le couvre–chef de forme cylindrique distinct d’origine arabe porté par les soldats de cette unité. Au total, 73 numéros de La Chéchia parurent entre mai 1915 et octobre 1918, période au cours de laquelle le 1er Régiment de zouaves participa aux combats intenses de bon nombre des batailles du front de l’Ouest en Belgique et en France. Chaque numéro était illustré et comptait généralement quatre pages. Tiré entre 800 et 1000 exemplaires, le journal était produit sur un cyclostyle, ancien appareil permettant de dupliquer un texte écrit. Le 1er Régiment de zouaves devint également fameux pour ses représentations théâtrales sur le front, dont les scripts étaient surtout publiés dans La Chéchia

source: https://www.wdl.org/fr/item/20465/view/1/1/

Journal du mardi 25 décembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, les Allemands ont lancé deux coups de main sur nos postes de la région de Bezonvaux et du bois des Caurières. Ces tentatives ont échoué sous nos feux.
La lutte d’artillerie a été assez active sur la rive gauche, dans le secteur de Béthincourt.
Sur le front britannique, quelques-uns de nos alliés ont disparu au cours de l’attaque d’un poste par l’ennemi, près d’Epéhy.
Un détachement qui tentait d’aborder les lignes sur la route de Menin a été rejeté.
Grande activité des deux artilleries au nord de poelcapelle.
Les aviateurs britanniques ont jeté des bombes sur une pièce de gros calibre, dans la région de Lille et sur d’autres objectifs, tels que baraquements, cantonnements et tranchées. Ils ont tiré plusieurs milliers de cartouches de mitrailleuses sur l’infanterie allemande dans les tranchées.
Quatre avions ennemis ont été abattus en combat aérien.
En Macédoine, faible activité de combat sur l’ensemble du front.
En Albanie méridionale, dans la région de Devoli, nous avons capturé deux reconnaissances ennemies fortes de cent cinquante hommes au total.
Les Austro-Allemands ont légèrement avancé sur le plateau d’Asiago, en Italie. Nos alliés ont déployé une puissante contre-attaque.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html