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1356/20 avril 1918: Stubbs le chien de guerre le plus décoré


.Dernière attaque allemande dans la forêt de Mortmare (Meurthe-et-Moselle)

mort mare-1La dernière attaque allemande du secteur de la forêt de Mortmare se déroula le 20 avril 1918. Après l’arrivée des troupes américaines sur les hauteurs de Seichenprey, les Allemands ordonnent à leurs troupes de choc (sturmstaffel), soutenues par des lance-flammes, de s’emparer de la crête. De 2h50 à 7h30, un violent bombardement sur Rambucourt détruit les lignes téléphoniques du PC du 101e RI US. À 4h10, le bombardement de Beaumont et Bernecourt détruit de même ceux du PC du 102e RI US. À 4h47, l’artillerie allemande entama un tir de destruction sur les 32 batteries de canons identifiées et sur les 1res lignes à Seicheprey, au bois de Remières et au bois carré. Les flancs du secteur de l’attaque sont soumis à un bombardement par 22000 obus au gaz afin d’empêcher toute contre-attaque. À 5h20, 3000 soldats s’élancent en trois colonnes en direction des positions tenues par le 102e RI US. Le village de Seicheprey tombe rapidement malgré de violents corps à corps. Les lignes de communication étant rompues, l’état-major US n’est averti de la situation que tardivement. Il organise une contre-attaque qui permet la reprise du village de Seichenprey à 10h. Une contre-attaque par l’armée française, prévue dans l’après-midi, est reportée au lendemain faute d’appui d’artillerie. Lorsqu’elle a lieu, le 21 avril 1918, les Allemands avaient abandonné les positions conquises pour retourner dans leurs lignes. Cette 1re confrontation entre les armées allemandes et américaines aura coûté la vie à 81 Américains et à 52 Allemands. Les Américains déploreront également 214 gazés et 187 prisonniers et les Allemands 145 blessés.

source: https://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/mortmare/mortmare.htm

(Vidéo) Les Américains mal préparés à la guerre

Comment se déroulent les premiers engagements au feu pour les soldats américains ?
Michaël Bourlet : Cela ne se déroule pas très bien au début. Ils ont plusieurs déconvenues, à l’instar de ces deux compagnies de la 26e division d’infanterie bousculées par une attaque surprise dans le secteur de Seicheprey non loin de Saint-Mihiel, dans la Meuse, le 20 avril 1918. Environ 160 soldats allemands sont tombés dans cette affaire, mais les pertes américaines s’élèvent à plus de 650 hommes, tués ou blessés, et une centaine de prisonniers. Les conséquences de cette première affaire de Saint-Mihiel (à ne pas confondre avec l’offensive de septembre) sont dramatiques au plan politique, militaire et psychologique. La propagande allemande exhibe les prisonniers américains tandis que les Français et les Britanniques, qui espèrent intégrer les soldats américains dans leur armée, en profitent pour dénoncer l’incapacité des Américains à tenir seuls un petit secteur du front.

A voir sur France 24 http://www.france24.com/fr/20170624-grande-guerre-soldats-americains-saint-nazaire-debarquent-france-etat-unis-doughboys

Stubbs le chien de guerre le plus décoré

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Stubby a été trouvé sur le campus de l’université Yale en 1917 par John Robert Conroy. Son nom en anglais signifie « trapu » ou « courtaud ». Son pedigree est inconnu ; quelques sources indiquent qu’il était peut-être en partie terrier de Boston, tandis que sa nécrologie le décrit comme un Bull Terrier (à l’époque synonyme de American Pit Bull Terrier et Pit Bull[réf. nécessaire]). Stubby défila avec J. Conroy et apprit même un petit salut approximatif. Quand l’unité de Conroy fut envoyée en France à la suite de l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, Stubby monta clandestinement à bord du USS Minnesota.

Stubby servit dix-huit mois dans le 102e régiment d’infanterie de la 26e division d’infanterie (Yankee), dans les tranchées du nord de la France, participant à quatre offensives et à dix-sept batailles. Il entra dans les combats le 5 février 1918 au chemin des Dames au nord de Soissons (dans le secteur de Pargny-Filain et Chavignon) et fut constamment sous les bombardements, jour et nuit, pendant plus d’un mois.

Au mois de mars suivant, la 26e division est envoyée dans le secteur de Saint-Mihiel. C’est là que le 20 avril 1918, pendant une attaque pour reprendre Seicheprey (Meurthe-et-Moselle), il fut blessé à la patte avant par les grenades des Allemands en retraite. Il fut envoyé à l’arrière des tranchées, où il put guérir tout en améliorant le moral de ceux autour de lui. Une fois guéri, il retourna dans les tranchées. Après avoir survécu à une attaque au gaz, Stubby apprit à prévenir son unité d’attaques imminentes au gaz. Il trouva des soldats blessés dans le no man’s land et prévenait les soldats de l’arrivée des obus car il pouvait les entendre. Il est seul responsable de la capture d’un espion allemand dans l’Argonne, ce qui lui valut la promotion au grade de sergent par le commandant de la 102e division d’infanterie, devenant le premier chien gradé de l’armée des États-Unis. Après la prise de Château-Thierry par les Américains, des femmes de la ville lui confectionnèrent un petit manteau en chamois sur lequel étaient attachées ses nombreuses médailles. Une légende dit qu’il sauva la vie d’une jeune fille à Paris qui allait être écrasée par une voiture. À la fin de la guerre, J. Conroy refit monter clandestinement Stubby dans le navire qui les emmenait chez eux.

https://carrierespatrimoine.wordpress.com/2017/08/17/carriere-des-americains-3eme-partie/

L’aviateur Charles Boudoux d’Hautefeuille abattu

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source: https://www.google.fr/search?q=Charles+Boudoux+d%27Hautefeuille&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjpqIjymYLaAhWMW8AKHUA0ABkQ_AUICigB&biw=1280&bih=605#imgrc=i8ljG50d-IWMSM:

Ancien lieutenant au 9e Cuirassiers, passé sur sa demande dans la Ve Armée. Il prend part, en 1915, aux bombardements de Stroumitza, Monastir, Pazarly, Pétrich, gare de Stroumitza, campements allemands de Volodie, Bodgana, Bogorodosà, etc.

En 1916, il passe dans l’aviation de chasse où il vole sur des Spad S.XIII,  abattit 4 avions ennemis et 1 drachen. Il reçut pour cela plusieurs citations.

Le 16 janvier 1918 il prend le commandement d’une toute nouvelle escadrille: la Spad 100, il en sera le premier commandant .

À cette époque les combats le conduisent dans la Somme et il survole régulièrement Hangard, son village, et peut voir le château familial de Hangard un peu plus détruit chaque jour. Peut-on le croire lorsqu’il écrit : «  Je survole Hangard avec la même sérénité qu’un autre pays ne me rendant même pas compte que cela appartient à la famille. » ? Il lui arrive même de lâcher au passage quelques rafales sur les occupants du château

Le 20 avril 1918, au cours d’une patrouille dans la brume près de Montdidier à Courtemanche il engage un combat aérien face auLeutnant Hans Pippart von Jasta (en) à l’intérieur des lignes ennemies. Son sort est d’abord incertain : à 16H15 son Spad n° 2612 est tombé au nord-est de Mesnil-Saint-Georges.

source: http://plus.wikimonde.com/wiki/Charles_Boudoux_d%27Hautefeuille

Bombardement d’Etaples (Pas-de-Calais)

La nuit du 19 au 20 avril 1918, la météo est particulièrement clémente sur l’immense camp hôpital, la journée ayant été chaude et claire. Aussi, le personnel était peut-être moins attentif ; un témoin déclare à ce sujet qu’au moment où l’alerte résonne à 10 heures 30, les lumières ne s’éteignent pas immédiatement sur une partie du camp. La ville de tentes et de baraquements de bois présente alors une cible parfaitement reconnaissable pour la première vague de bombardiers. 

De plus, sur la voie de chemin de fer qui longe la position, un train passe. La porte de la chaudière ouverte de la locomotive laisse une lueur qui précise parfaitement l’axe de la voie ferrée… et l’hôpital ! On supputa que les avions avaient pu suivre le convoi. Tant et si bien que les bombes frappent avant que le personnel ait le temps de se réfugier dans les abris. Le raid de quinze Gotha est organisé en deux vagues qui se succèdent pendant deux heures. Le quartier des hommes du « No 1 Canadian General Hospital – 1CGH » est le premier touché par une bombe incendiaire qui boute le feu et fait les premières victimes parmi ceux qui dorment. « Il y eut une forte explosion suivie par un déluge de flammes ; les baraquements flambent immédiatement et offrent une excellente cible pour l’ennemi, qui cercle et lâche d’autres bombes à proximité… Les explosions convertissent les baraquement en charniers ». Au moment où les valides se précipitent pour secourir leurs camarades, un avion pique en rase-mottes et il les mitraille. 

La seconde vague de Gotha lance ses projectiles qui atteignent le quartier des officiers et des nurses, détruisant l’aile utilisée par les infirmières de service de nuit. Au bout des heures de raid, 116 bombes sont lancées causant 840 victimes parmi le personnel, les patients et les civils. Le 1CGH est le plus touché avec 139 victimes dont 66 tués. Dont trois « nursing sisters » : Katherine Macdonald instantanément foudroyée, Gladys Wake et Margaret Lowe, grièvement blessées, décédant quelques jours plus tard.

la suite sur http://www.opalenetwork.com/host/oph/chronique16.htm

Le général Etienne Berthon nommé à l’Etat major de l’armée française d’Italie

Unknown-2Le 20 avril 1918 il est nommé à l’Etat major de l’armée française d’Italie, participant à la bataille de la Piave. Puis ce sera un long séjour en Europe Centrale, à Bucarest d’abord comme sous-chef d’Etat major à l’armée du Danube, puis à Budapest aux côtés du général Graziani nommé président de la commission interalliée en Hongrie. Il décrira par le menu, à travers de longues lettres à sa femme, l’état de ce pays après la défaite austro-hongroise qui aboutira à la signature du traité de Trianon. Titulaire après la guerre de plusieurs commandements territoriaux, il sera nommé général de brigade en mai 1928, mais décédera quatre mois plus tard d’une crise d’appendicite aiguë à l’hôpital militaire de Lille.

source: https://www.google.fr/search?q=général+Etienne+Berthon&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj15qPfm4LaAhVHSsAKHQ-iAxYQ_AUIDCgD&biw=1280&bih=605

Journal du samedi 20 avril 1918

Dans la région de Corbeny, nous avons pris sous nos feux et dispersé avec pertes un fort détachement ennemi qui tentait d’aborder nos lignes après une préparation d’artillerie.
L’ennemi a lancé plusieurs coups de main en Champagne et sur la rive droite de la Meuse, à l’est du bois des Caurières et vers Damloup, notamment. Toutes les tentatives ont été repoussées.
De notre côté, nous avons réussi, au nord-ouest de Reims et en Lorraine plusieurs incursions dans les lignes ennemies et fait un certain nombre de prisonniers.
Aucun changement sur le front britannique.
Au cours de la nuit, l’artillerie allemande a déployé une grande activité dans le secteur sud du front de la Lys, entre Givenchy et la lisière est de Robecq. Un violent bombardement des lignes entre Locon et Robecq a continué jusqu’au delà du lever du jour.
Les troupes anglaises ont repoussé des attaques locales dans le secteur de Merris.
Les pertes allemandes ont été très sensibles entre la forêt de Nieppe et Wytschaete.
L’infanterie ennemie attaqua en trois vagues au sud-est du mont Kemmel et, sur un point, refoula légèrement la ligne anglaise. La situation se rétablit par une contre-attaque.
Trois assauts, déclenchés par l’adversaire dans le secteur de Bailleul ont été chaque fois complètement brisés.
Lord Milner remplace lord Derby au ministère anglais de la Guerre.

 

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1337/1 avril 1918: le 19 ème RI à Laffaux (Aisne) 

Paysage de guerre dans le canton de Lassigny (Oise)

Le massif de la « Petite Suisse » apparaît donc comme un espace de guerre convoité et défendu par les deux armées avec acharnement. Après les combats meurtriers du 30 mars au 1er avril 1918, dont l’enjeu est la prise de la butte du Plémont par les Allemands, un officier français note la raison essentielle du sacrifice des régiments de la 77e division d’infanterie française : « Le massif de la Petite Suisse, en effet, est bien le dernier obstacle naturel, qui, sur la rive droite de l’Oise, couvre Compiègne et Paris. C’est là qu’il fallait arrêter l’ennemi » .

source: http://journals.openedition.org/ruralia/216

Le 19 ème RI à Laffaux (Aisne)

Dans la soirée du 28 mars 1917, les 1er et 3e bataillons du 19e régiment d’infanterie relèvent le 172e régiment d’infanterie dans le secteur entre Margival et Pont-Rouge tandis que le 2e bataillon relève le 25e Bataillon de Chasseurs à Pieds entre Pont-Rouge et Vregny. Dès le lendemain le régiment se lance sur les arrières gardes ennemies afin de trouver la ligne Hindenburg ou se sont repliés les allemands et dont on ignore le tracé exact.

Dans son secteur, le 2e bataillon rencontre une forte résistance de l’ennemi qui occupe le plateau et balaye de ses feux de mitrailleuses la plaine ou s’avancent les soldats. Malgré tout, ils parviennent à s’installer dans les tranchées de la trombe, de la glace et de Quincy ou, après trois jours de combats, ils parviennent, avec l’aide du 62e régiment d’infanterie, a faire fuir les allemands qui se replient sur Laffaux le 1er avril. Durement éprouvé, le 2e bataillon est relevé le soir même.

De leurs côté, les 1er et 3e bataillons, évoluant sur un terrain plus favorable, occupent le village Margival dès le 29 mars. Le lendemain la colline de la Montinette est prise puis le ravin de Margival.
Le 2 avril 1917 débute le bombardement intensif du village de Laffaux que le 19e régiment d’infanterie doit attaquer le lendemain 3 avril.

source: http://19emeri.canalblog.com/archives/p10-10.html

Création de la Royal air Force

La Royal Air Force (RAF) est l’armée de l’air de l’armée britannique. Elle forme avec la British Army et la Royal Navy les Forces armées britanniques. Sa devise (motto) est Per Ardua ad Astra qui signifie « À travers les embûches jusqu’aux étoiles ».

Crée le 1er avril 1918, devenant la 1re armée de l’air indépendante du monde, par regroupement des Royal Flying Corps (RFC) et Royal Naval Air Service (RNAS). Elle joua le rôle de police du ciel de l’empire britannique en soutien aux maigres forces de la British Army dispersée à travers le monde. La Royal Air Force se déploie dans le cadre d’une doctrine nommée Air Control. En mai 1919, lors de la Troisième guerre anglo-afghane, une tonne de bombes est larguée quotidiennement contre l’Afghanistan, principalement sur la ville de Jalalabad, sans que les Afghans n’aient la capacité de répliquer. Un maximum de 2 tonnes par jour sera atteint. Le 24 mai 1919, Kaboul est également bombardée. Le Palais royal est partiellement touché. Cela mettra fin à la guerre. En 1920, éclate en Irak, passant alors sous mandat britannique de la SDN, une rébellion. Celle-ci est matée par voie aérienne.

source: http://la-loupe.over-blog.net/2015/10/royal-air-force-raf.html

Le pilote américain Henry Howard Houston Woodward abattu

Henry Howard Houston Woodward était un jeune américain de 22 ans qui, à l’occasion de la grande guerre, est venu chez nous pour défendre une idée de liberté, et qui y a laissé la vie. En février 1917, il sert à l’ambulance américaine de l’armée française, puis se porte volontaire pour intégrer le « Lafayette Flying Corp ». Caporal pilote à l’escadrille SPAD 94 il sera abattu le 1 Avril 1918 au dessus du territoire de la commune de Rubescourt.

source: http://www.cercle-mauriceblanchard.fr/CMB.PATRIMOINE-HISTOIRE/CMB.GG/CMB.GG.TXT-Centre.Wooward.php

Le petit Havre

http://archives.lehavre.fr/archives_municipales/LPH_1914-1919/journaux/1918/04/B763516101_LPH_1918_04_01.pdf

1320/15 mars 1918: explosion de l’usine de grenades de La Courneuve

Explosion de l’usine de grenades de La Courneuve

La catastrophe de la Courneuve désigne l’explosion de l’usine de grenades de la Courneuve, en France, le 15 mars 1918.

Selon une source, trois hommes portaient une boîte de grenades, quand ils ont entendu un clic, indiquant qu’un détonateur avait activé. Ils ont abandonné la boîte et commencent à courir. La boîte a explosé et d’autres explosions ont suivi.

L’explosion de 28.000 000 grenades à main a coûté la vie à 14 personnes et a totalement détruit la localité. L’explosion se fait entendre jusqu’à 65 km du site. 1500 autres seront blessés dans la catastrophe.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_la_Courneuve

http://debretagneensaintonge.eklablog.fr/catastrophe-de-la-courneuve-le-15-mars-1918-a88549669

https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=410202

Les Américains à Bassens

Dès le 15 mars 1918, les premiers cargos américains, d’un tirant d’eau de 7m à 7,50 m, s’ancrent dans Bassens américain4. Le 1er mai, 5 postes sont complètement terminés. Le 1er juillet, tous les postes sont déjà en service.

Le nouvel appontement édifié est un assemblage de pilotis et de charpentes en bois, technique parfaitement maîtrisée par les Américains . Au niveau de Old Bassens, les appontements sont en béton.
Le long des quais de déchargement sont installés de vastes hangars et entrepôts afin de stocker les approvisionnements débarqués. Une ligne Bassens-Bourges est aménagée. Une gigantesque gare- entrepôt est édifiée et reliée par un embranchement de voies ferrées à un appontement sur la Dordogne.

Les opérations de déchargement sont effectuées avec une rapidité exceptionnelle pour l’époque grâce à des équipements perçus comme révolutionnaires (grues électriques à portique et tracteurs électriques) et grâce au mode de desserte des postes. Les Américains, n’appréciant pas la lenteur du système des voies de Old Bassens, décident de desservir les postes en boucle par un service continu sur lequel s’embranchent des faisceaux de classement. L’esprit de compétitivité entre les ports, développée par le Général Pershing, a aussi son importance. En effet, au cours d’une tournée de huit jours dans les bases américaines en France, le Général Pershing a rassemblé autour de lui les ouvriers des ports et les régiments de dockers : «Je veux que votre port décharge les navires plus promptement qu’aucun autre port voisin ; je vais organiser un concours parmi vous afin de faire savoir en Amérique quelle est l’organisation qui fonctionne avec le plus de succès ; quel est celui d’entre vous qui accomplit le mieux son devoir. Que chaque homme marche à sa tâche avec enthousiasme et cela signifiera le succès, la victoire…»

source: http://www.ville-bassens.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/La_ville/Decouvrir_la_ville/Patrimoine/Camps_americains.pdf

Du front à l’arrière : évacuer et hospitaliser

Nous installons à l’extrémité du village [d’Athies-sous-Laon, Aisne] un centre de lavage pour gazés dans un ex-camp de prisonniers installé par les Boches ». Lucien Bernhard, carnet de guerre, 31 octobre 1918.

« Lorsqu’on se croira touché (…) par l’ypérite, y appliquer aussitôt du chlorure de chaux en poudre, puis se savonner soigneusement. À défaut du chlorure de chaux ou de savon, se laver abondamment avec une eau non contaminée. Pour les yeux, employer de l’eau bicarbonatée ». Charles Étienne Flandin, carnet de notes, 15 mars 1918.

http://archivesenligne.yonne-archives.fr/archive/exposition/voir/9/20130

 

Journal du vendredi 15 mars 1918

Légère activité d’artillerie de part et d’autre en Champagne, dans les régions des Monts, dans les Vosges, à l’est de Saint-Dié et dans la région de l’Hartmannswillerkopf.
Trois appareils allemands ont été abattus par nos pilotes.
Notre aviation de bombardement a effectué plusieurs sorties. Neuf mille huit cent kilos de projectiles ont été lancés sur les gares, usines et terrains d’aviation de la zone ennemie.
En Macédoine, activité d’artillerie sur la rive droite du Vardar et au nord-ouest de Monastir.
Nombreux bombardements exécutés par les aviations alliées sur la ligne Sérès, Drama, sur les dépôts ennemis de la vallée du Vardar et sur la gare de Berauci, au nord de Monastir.
Sur le front britannique, nos alliés ont exécuté des coups de main sur les tranchées allemandes, au sud-est d’Epehy et ont ramené des prisonniers.
Des tentatives de raids ennemis, au nord de la voie ferrée d’Ypres à Staden, ont complètement échoué.
Activité des deux artilleries au sud-ouest de Cambrai.
Recrudescence de l’activité de l’artillerie allemande, dans les secteurs de Neuve-Chapelle et de Fauquessart.
Combats de patrouilles et d’artillerie sur le front italien.

 

1302/25 février 1918: condamnés à mort pour « Espionnage par pigeons voyageurs »

Marcellin Cailleau est avec les Américains

Marcelin Cailleau est avec les américains en tant que « pionnier ». Il décrit les conditions de vie agréables qui sont différentes de celles qu’il a pu connaître auparavant.
Il y a aussi l’espoir de voir bientôt la fin de la guerre.

Le 25 – 02 – 18

Chers parents,

Voilà trois jours que  je suis avec les américains. 
Je suis très heureux, très bien  nourri. On mange trois fois  par jour à 6 heures le  matin, à midi, et à 4 heures  le soir mais jamais de soupe. Mais la cuisine ne manque  pas. On mange guère de  pain mais beaucoup de  viande. Nous sommes que  8 pionniers avec les américains  on est bien vu. Je vous  assure que celui qui veut  bien il est bien avec eux. 
C’est toujours eux qui paye,  on a qu’à boire. Avant-hier  ils ont touché la paye. On  buvait que du champagne  et toute sorte de liqueur. 
Je vous assure qu’ils sont  pas longtemps à être saoul.  Ils ont toujours leurs pleines  poches de billets de 100 ( ?).
Ils gagnent bien de trop et  nous pas assez. 
Mais dans trois ou quatre  jours je crois qu’ils n’auront  plus guère de monnaie. Un simple soldat gagne  presque 200 ( ?) par mois 
avec sa on peut vivre heureux.

Allons chers parents maintenant  je vous écrirai que tous les  quatre jours. Pour écrire ici
il faut mettre un timbre on  ne peut pas mettre nos lettres  avec les américains. Mais tous  les quatre jours il y a un français  qui viendra nous apporter nos 
lettres et nous, on lui donnera  celles que l’on fera. Comme ça  on aura pas la peine de 
mettre de timbre.
Allons chers parents je termine en vous embrassant de tout 
cœur. Aujourd’hui j’ai  entendu dire que la guerre  devait finir à la fin de  mars si sa pouvait  seulement être vrai. Je suis  bien heureux ici je ne peux  pas être mieux mais il me  semble que je serai encore bien plus heureux auprès de vous.

Aurevoir

Votre fils qui aime et qui vous embrasse très fort.

M. Cailleau

http://lettres14-18.ouvaton.org/spip.php?article15

Les Néo Calédoniens dans le conflit

9 Néo-Calédoniens sont dirigés sur Nice où ils rejoignent leur nouveau corps d’affectation le 66ème BTS.

127 Néo-Calédoniens sont dirigés sur leurs nouveaux corps d’affectation.

http://www.bmp-1916.com/fevrier-1918.php

(Suite) Condamnés à mort pour « Espionnage par pigeons voyageurs »

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Portraits de LEFEBVRE (à gauche) et FAUX (à droite) conservées aux Archives Générales du Royaume de Belgique

Extrait de la traduction en français d’une note écrite en allemand de la Commandanture de condé n°707 du 25 février 1918.
« A la Ville de Condé

 » Les deux Français Lefebvre Edouard et Faux Léon, qui ont été condamnés à mort par le conseil de guerre de la Commandature pour espionnage, ont été exécutés ce matin.
 » Les deux corps seront rendus à la Ville pour faire le nécessaire pour l’enterrement
« C. 25.2.18

                             » Le commandant d’étape (signé) : Lidl, général major
Pour extrait conforme, à annexer au registre des actes de décès de l’année courante
Le Maire

Condé le 25 février 1918

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/01/21/20194006.html

http://jeanpaul1252.skyrock.com/3189375541-LE-FAUCON-PELLERIN-ASSASSIN-DE-NOS-PIGEONS.html

 

Les combats continuent dans les Vosges

L’ennemi pose des fils de fer devant ses premières lignes dans le secteur du Violu centre.

Une patrouille ennemie profite du brouillard pour s’approcher du point 50.93. Les hommes du 149e R.I. se rendent compte de sa présence et celle-ci doit se replier aussitôt.

La compagnie vosgienne vient cantonner dans les bâtiments de la caserne Kellermann qui se trouve à Saint-Dié après avoir été relevée dans la nuit.

L’artillerie française effectue des tirs de réglage, de représailles et de harcèlement tout au long de la journée.

Les travaux qui ont été engagés les jours précédents sont reconduits.

Des mouvements de relèves intérieures ont lieu dans le sous-secteur A.

http://amphitrite33.canalblog.com/archives/2015/07/24/32389843.html

Parution du Petit Journal

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6218327.item

 

Journal du lundi 25 février 1918

Assez grande activité d’artillerie dans les régions de Vauxaillon, de Chavignon, dans le secteur de la butte du Mesnil, et sur la rive gauche de la Meuse.
Un coup de main ennemi sur nos petits postes au sud de Corbeny est resté sans succès.
En Haute-Alsace, nos détachements ont hardiment pénétré dans Pont-d’Aspach et dans le quartier nord-ouest d’Aspach-le-Bas, où ils ont détruit les organisations allemandes et incendié de nombreux abris. Un ballon captif a été abattu par notre artillerie; nos troupes sont rentrées dans leurs lignes de départ après avoir infligé des pertes à l’ennemi et ramenant une quinzaine de prisonniers et une mitrailleuse.
Sur le front britannique, une tentative de coup de main ennemi a échoué vers Broodscinde.
Activité de l’artillerie allemande dans le secteur de Passchendaele. Des coups de mains sur les postes belges vers Merkhem ont été repoussés.
Sur le front italien, des concentrations de feux des deux artilleries ont eu lieu à l’est de la Brenta et des tirs de harcèlement plus fréquents dans la Giudicaria, sur le plateau d’Asiago et dans la région du Montello.
Un vif échange de fusillade a eu lieu entre des groupes qui exploraient le terrain le long du moyen et du bas Piave. A Capo Sile, une reconnaissance italienne a ramené des prisonniers.
L’Allemagne a adressé aux maximalistes ses conditions de paix qui sont draconiennes et qu’ils ont acceptées.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1296/19 février 1918: les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

Victoire aérienne  du Sergent Frank Leaman Baylies

aviateurLe 19 février 1918 Baylies abattait un biplace qui inaugurait une série de 12 victoires dont la plupart furent remportées dans le ciel du Santerre. Le 11 avril il descendit un biplace à Mesnil-Saint-Georges et le lendemain mit en flammes un avion d’observation au sud de Moreuil. Le mois de mai fut particulièrement riche de succès : le 2 un Rumpler C à Assainvillers constituait sa 6e victoire alors qu’il revenait de patrouille avec Bozon-Verduraz et le 3 accompagné du Mdl Dubonnet c’était un biplace qui s’écrasait près de Montdidier (Leutnant Willi Karbe et Erich Meuche Fl Abt. 245). Poursuivant sur sa lancée il abattait un Halberstadt C le 9 dans le secteur Braches-Gratibus et récidivait le 10 avec un biplace à Montdidier. La fin mai fut l’apothéose avec le 28 un avion d’observation à Courtemanches, une 11e victoire à Etelfay le 29 et la 12e et dernière le 31 à Montdidier. A ce tableau de chasse impressionnant s’ajoutent 5 victoires probables.

« Sa tactique était simple » écrivait un camarade « extrêmement simple. Quand il apercevait un ennemi il fonçait et peu importe le nombre des ennemis où la distance qui le séparait de nos lignes ».

source: http://santerre1418.chez.com/illu/leamanbaylies09g.jpg

Réorganisation de la gendarmerie

Le lieutenant-colonel Plique est en effet le premier témoin du regain d’intérêt manifesté à l’égard de la gendarmerie par le nouveau ministre de la Guerre et président du Conseil, Georges Clemenceau. Ce dernier s’étonne de constater que « la gendarmerie n’est actuellement représentée à mon administration centrale que par un bureau civil et une section technique réduite à deux officiers de l’arme. Cependant, de graves questions se posent qui intéressent l’existence même de la gendarmerie : amélioration de la situation matérielle et morale des gendarmes en vue de faciliter leur recrutement, recrutement des officiers, organisation plus rationnelle de l’emploi de l’arme, et, d’une manière générale, refonte des règlements pour une meilleure adaptation aux besoins de l’après-guerre ». C’est pourquoi est décidée, le 19 février 1918, la nomination de Joseph Plique comme sous-directeur de la gendarmerie au sein du ministère, à la tête d’un petit état-major 34. Certes, cette création prévue « pour la durée de la guerre » doit rester provisoire. Il n’empêche que la gendarmerie, en peu de temps, se trouve représentée en haut lieu : Bouchez auprès du commandant en chef, et Plique auprès du président du Conseil, peuvent dès le printemps 1918 lancer de profondes réformes, dont beaucoup étaient attendues depuis longtemps. La première mesure intervient dès le 21 février avec l’attribution du statut de sous-officier à tous les gendarmes titulaires. Cette mesure, dont le coût est nul, a en revanche un fort impact idéologique. D’une part, elle vise très clairement à soutenir les prévôtaux, rudement éprouvés depuis le début de la guerre, en affirmant que le pouvoir et le commandement penchent désormais en leur faveur face au troupes, et qu’ils « auront ainsi plus d’autorité vis-à-vis des militaires des autres armes et des populations » . D’autre part, elle annonce des évolutions de la condition des hommes, et une augmentation des soldes : « En attendant que les améliorations nécessaires puissent être apportées à la situation matérielle des gendarmes, il est indispensable de rehausser dès maintenant leur prestige en consacrant, par un texte réglementaire, l’assimilation qui existe en fait entre les gendarmes et les sous-officiers. »

source: http://journals.openedition.org/rha/5412

Les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

(…)Armandine Le Douarec, épouse d’un avocat rennais servant alors comme officier au 241eRI, écrit d’ailleurs à son mari, dès juillet 1917, que « la caserne Saint-Georges est évacuée de tous ses soldats et en nettoyage complet, sans doute pour recevoir les Américains que l’on dit cousus d’or ». Elle y revient quelques jours plus tard : « les Américains sont attendus, mais ils ont refusé par avance la caserne Mac-Mahon, située trop loin de la ville » explique-t-il à son époux. « Ils veulent être dans la ville pour pouvoir aller au café et pour leurs fêtes » croit-elle savoir. « A Nantes, ils sont arrivés et ils paient tout en pièces d’or ». Un pouvoir d’achat sans comparaison avec celui des poilus et un goût prononcé pour la fête : tel est en effet, dès cette date, l’image pas forcément très reluisante des doughboys. Bien que sur le front, le Léonard René-Noël Abjean n’ignore rien de ce qui se passe chez lui : son frère lui a en effet écrit « que 20 Américains sont venus l’autre jour faire la bombe à Plouguerneau », ainsi qu’il le note lui-même à destination de son épouse le 26 avril 1918.

En cela d’ailleurs, ces Bretons, civils comme militaires, rejoignent l’opinion de nombre des poilus de Bretagne qui côtoient les Américains au quotidien sur le front à compter de l’hiver 1917-1918. « Les Américains sont tous des ivrognes et ont beaucoup d’argent » écrit par exemple dans son carnet, à la date du 19 février 1918, l’artilleur Léon-Antoine Dupré, affecté au 35e RAC de Vannes. 

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/la_presence_americaine_en_bretagne_une_source_de_profits_ou_de_desordres.html

Journal du mardi 19 février 1918

Actions d’artillerie violente dans la région du bois Mortier et de Vauxaillon.
En Champagne, après une vive préparation d’artillerie, les Allemands ont lancé une attaque sur les positions que nous avons conquises la semaine précédente au sud-ouest de la butte du Mesnil.
Après un vif combat, nous avons rejeté l’ennemi de quelques éléments de tranchée où il avait pris pied d’abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains. L’ennemi a tenté une seconde attaque sur le même point. Nos feux ont arrêté les assaillants qui n’ont pu aborder nos lignes. Deux avions allemands ont été abattus par le tir de nos canons spéciaux.
Notre aviation de bombardement a effectué diverses expéditions. Les gares de Thiaucourt, Thionville, Metz-Sablons, Pagny-sur-Moselle, les établissements ennemis d’Hirson et divers terrains d’aviation ont reçu de nombreux projectiles. 13000 kilos d’explosifs ont été lancés et ont provoqué plusieurs incendies et des explosions.
Les Anglais ont repoussé un raid vers Gavrel. Sur le même front les Portugais ont fait quelques prisonniers à Neuve-Chapelle.
Rencontre de patrouilles dans le secteur de Messine.
Activité de l’artillerie ennemie au sud de la route Arras-Cambrai, au nord de Lens et vers Zonnebeke.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1286/9 février 1918: premier tir américain en Meurthe-et-Moselle

Journal du samedi 9 février 1918

Au nord du Chemin des Dames et en Woëvre, dans la région de Flirey, nous avons aisément repoussé des tentatives ennemies sur nos petits postes et infligé des pertes aux assaillants.
Nous avons exécuté un coup de main sur un petit poste allemand à l’ouest de Forges (rive gauche de la Meuse).
Le bombardement a été vif de part et d’autre, sur la rive droite de la Meuse et en quelques points des Vosges.
Les troupes anglaises ont exécuté un raid sur un poste allemand au sud-est de Quéant et ont tué ou capturé une partie de la garnison. Un détachement ennemi a été rejeté dans la région de La Bassée.
Activité de l’artillerie ennemie aux environs de Le Verguier (nord-ouest de Saint-Quentin) et à l’est de Monchy-le-Preux. Les pilotes britanniques ont jeté plus d’une tonne de projectiles sur divers objectifs en arrière des lignes allemandes. Deux aéroplanes allemands ont été abattus en combats aériens.
En Macédoine, action d’artillerie sur le front Vardar-Doiran et à l’ouest de Monastir. Les troupes serbes ont repoussé une reconnaissance ennemie sur la Dobropolje.
Sur le front italien, développement de l’activité aérienne.
A Vienne, le président du Conseil Seidler donne puis reprend sa démission.

 

Premier tir américain en Meurthe-et-Moselle

canonPremier tir américain sur le front lorrain avec un canon de 75 Modèle 1897  françaisle 9 février 1918 près de Bathelémont-lès-Bauzemont (MeurtheetMoselle). La douille éjectée est encore en lair quun nouvel obus est déjà introduit dans le canonCe canon pouvait tirer 6 à 20 obus par minuteChaque obus à balles contenait 280 billes de plomb.

source: http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/959440

Traité de paix entre l’Allemagne et l’Ukraine

Le 9 février 1918, l’Allemagne et ses alliés signent une paix séparée avec la rada d’Ukraine qui leur demande protection contre la Russie soviétique. Le lendemain, ils adressent un ultimatum à celle-ci. Trotski, fidèle à sa position, déclare alors que les pourparlers sont rompus mais que l’armée sera démobilisée. Les troupes allemandes reprennent leur avance. Lénine parvient à convaincre Trotski et à le rallier à son point de vue si bien que, le 18 février, le comité central vote par sept voix contre cinq l’acceptation des conditions allemandes.

source: https://www.universalis.fr/encyclopedie/paix-de-brest-litovsk/

 

1257/11 janvier 1918: Des soldats noirs américains de la 93e division d’infanterie dans l’armée française 

L’intégration des soldats noirs américains de la 93e division d’infanterie dans l’armée française 

Il faut attendre janvier 1918 pour que le général Pershing soit en mesure de donner des précisions au général Pétain sur les troupes qu’il lui a promis 6 : il croit pouvoir garantir la qualité de deux des régiments (ceux de l’Illinois et de New-York) qui ont servi longtemps le long de la frontière mexicaine. Mais il relativise et précise qu’ils renferment aussi une grosse proportion de recrues incorporées en septembre 1917. Les officiers sont Blancs en grande majorité, les sous-officiers sont Noirs. À cela, le général Pétain se plaint qu’on lui avait promis quatre régiments à bref délai 7, or un seul se trouve sur le sol français. Le général Pershing répond qu’il croit savoir que les trois autres régiments sont en mer. Et, en effet, les 46 officiers et 1 818 hommes du 15e New-York National Guard (NYNG) débarquent le 26 décembre 1917 à Brest.

Le 15e NYNG est organisé selon les anciens tableaux d’effectifs du temps de paix avec des compagnies à 150 hommes, soit un effectif total correspondant à la moitié de ceux d’un régiment conforme aux nouveaux tableaux d’effectifs de guerre ; les trois autres régiments sont conformes avec, en principe, 95 officiers et 3 604 sous-officiers et soldats. Ces régiments devaient être employés probablement sur le front mais comme pionniers d’infanterie, c’est-à-dire en soutien. Pour les autorités militaires françaises, la mise à disposition des régiments tarde. Le 11 février, le GQG de Pétain demande quand le 15e NYNG sera mis à sa disposition ; la réponse des Américains est sans appel : le régiment est en sous-effectif et ses hommes sont affectés par l’AEF à des travaux de grande importance sur les lignes de communication, et il serait préférable qu’il les termine.

Lire le dossier sur https://rha.revues.org/7328

Albert Caquot  nommé Directeur technique de la Section technique de l’aviation militaire

Le 11 janvier 1918 Albert Caquot est nommé Directeur technique de la Section technique de l’aviation militaire ; dans l’exercice de cette responsabilité il donne une impulsion nouvelle à la conception et à la construction en série de nouveaux appareils.

 Entre 1919 et 1940 il dirige la construction de très nombreux ouvrages en béton armé, ponts, barrages, forme Jean Bart à Saint Nazaire, statue du Christ à Rio-de-Janeiro.

lire sur http://www.sabix.org/bulletin/sabixb28.htm

Marcel Proust et les muses du bastringue

Le 4 janvier 1918, une lettre anonyme signale une «noce immonde» à l’Hôtel Marigny. Le 11 janvier 1918, un descente de police y constate une beuverie dans le salon au rez-de-chaussée et la présence, oh ciel, de quatre hommes attablés autour d’une bouteille de champagne. Parmi eux: «Proust, Marcel, 46 ans, rentier, 102 bd Haussmann»«Pernet Léon, soldat de 1ère classe au 140e régiment d’infanterie», et «Brouillet André, caporal au 408e régiment d’infanterie»«Les trois personnes sus-désignées consommaient en compagnie du nommé Le Cuziat (Albert), propriétaire de l’hôtel», précise le rapport de police. De quoi furent-ils inculpés? La suite du texte ne le dit pas.

source: http://next.liberation.fr/sexe/2012/09/04/marcel-proust-une-plume-au-bastringue_843625

Journal du vendredi 11 janvier 1918

Nous avons aisément repoussé un coup de main ennemi sur nos petits postes à la lisière ouest de la haute forêt de Coucy.
Activité réciproque d’artillerie en Champagne, dans la région des Monts et sur le front Bezonvaux-bois des Caurières.
Sur le front britannique, activité des deux artilleries en un certain nombre de points au sud de la Scarpe. L’artillerie ennemie s’est également montrée active au nord-est d’Ypres.
En Macédoine, activité d’artillerie réciproque à l’ouest du lac Doiran. Patrouilles ennemies repoussées vers Stavavina (rive droite de la Cerna).
Sur le front italien, engagements d’importance secondaire.
Les Japonais ont envoyé un croiseur à Vladivostock.
Le message de M. Wilson est chaudement approuvé par toute la presse de l’Entente.
On parle en Allemagne d’une retraite de von Kuhlmann, qui serait imposée par le grand état-major.
Le roi d’Espagne a signé le décret de dissolution des Cortès.
Le Comité des Soviets russes a reconnu l’indépendance de la République finlandaise.
Les délégués maximalistes et austro-allemands à Brest-Litowsk ont discuté de l’opportunité de transférer ailleurs le siège des pourparlers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18