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1387/21 mai 1918: un nettoyeur de tranchées en Italie 

Un nettoyeur de tranchées en Italie 

En forêt de Hesse Secteur Italien. Un nettoyeur de tranchées. Photo prise le 21 mai 1918 par Maurice Boulay.  ECPAD

source; http://centenaire.org/fr/dans-le-monde/europe/italie/litalie-dans-les-collections-de-lecpad

(suite) Poursuite des bombardements sur Valenciennes

Le lendemain, 21 mai 1918, comme il fallait s’y attendre, par deux fois, la sirène nous réveilla, l’électricité fut coupée, et sans fausse honte, chacun cette fois, descendit dans sa cave, après la leçon de la veille. Mais cette fois, les avions, après avoir essayé une violente canonnade continuèrent leur chemin sans avoir été touchés.
A la suite des accidents produits par les bombes, la Mairie recevait le 24 mai 1918, de la Commandanture, l’avis par lequel la Gendarmerie était chargée de trouver des caves pouvant autant que possible résister aux bombes. Une inscription sur la rue devaient les désigner comme telles. Les habitants de ces maisons étaient priés d’en permettre l’accès en tout temps.
En effet à la suite de cette circulaire, lorsque la sirène signalait l’approche des avions, vous pouviez toujours entrer dans une cave pour vous mettre à l’abri. Aussi, dès la moindre alerte, les rues étaient-elles désertes. Des soldats allèrent même de maison en maison, pour faire le recensement des caves indiquant le nombre d’hommes que l’on pouvait y mettre, s’assurant également de leur solidité.

Les attaques aériennes se multipliaient, le temps étant particulièrement propice.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

La carte postale du jour

Journal du mardi 21 mai 1918

Actions d’artillerie assez violentes dans la région de Hangard et au sud de l’Avre. Nos patrouilles, opérant à l’ouest de Castel, ont fait des prisonniers.
Au nord-ouest de Reims, vers Bermericourt, nos détachements ont pénétré jusqu’à la troisième tranchée ennemie, opéré de nombreuses destructions et ramené des prisonniers dont un officier, et du matériel. De leur côté, les Allemands ont tenté des incursions sur nos lignes, dans la région de Vauclerc et au bois des Chevaliers, sans obtenir de résultat.
Les Anglais ont entrepris avec succès une action locale à Ville-sur-Ancre. Ils ont pénétré dans les positions allemandes situées aux abords de ce village, qu’ils ont pris. 360 prisonniers et 20 mitrailleuses ont été capturés. Les pertes de nos alliés sont légères.
Ils ont réussi un raid et infligé des pertes à l’adversaire au sud-ouest de Meteren. Ils ont fait des prisonniers près d’Albert et brisé une offensive près d’Hinges.
Les Américains ne signalent sur le front qu’une activité d’aviation.
Un raid aérien, accompli par plusieurs escadrilles, a eu lieu sur Londres. On signale 37 tués et 156 blessés. 4 avions ennemis ont été abattus.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

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1384/18 mai 1918: le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

On parlait aussi base-ball sur le front

Soldats américains expliquant au baseball américaine soldats britanniques / 18 mai 1918

source: https://www.pinterest.fr/pin/812688695228095030/

Le char allemand Elfriede présenté au sous-secrétaire d’Etat aux inventions

Le 18 mai 1918, à Saleux, le char d’assaut allemand Elfried est présenté à Jules-Louis Breton, sous-secrétaire d’Etat aux Inventions. Des officiers et des soldats britanniques sont également présents. Entre le 1 et le 5 juillet 1918, à Bourron, des essais de tirs sont effectués sur Elfried pour vérifier l’efficacité du canon de 37 mm.

source: http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Internet/ARemplir/parcours/EFG1914/pages_FR/13171.html

Fismes: le 109 e RI résiste aux Allemands

« 109e R.I. – Les 17 et 18 mai 1918 pendant 19 heures interdit le passage de la Vesles à 3 divisions allemandes. – Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 600 camarades tombés pour la patrie pendant les combats des 27 mai au 2 juin 1940. – Passant souviens-toi »

Lettre d’Henry Novel à ses parents

Mes chers Parents,

Encore cinq jours de cette vie réellement terrible… Cela n’a rien de gai !! Je crois que pendant les quelques jours qui ont précédé j’ai vu le spectacle de désolation le plus terrible que l’on puisse voir. Cela dépasse tout ce que l’on peut imaginer, et les luttes terribles qui se sont déroulées ici sont certes au-dessus de tout ce que l’on peut concevoir.

On se croirait dans un paysage lunaire. Le terrain crevé, bouleversé où tous les trous d’obus s’enchevêtrent s’étend sur des kms et des kms semé de débris de toutes sortes : casques, sacs, obus, douilles, cartouches, tôles, caissons démolis, cadavres de chevaux, etc., le tout percé, crevé, retourné. Les obus n’ont pas épargné un millimètre de terrain. C’est atroce et il faut le voir pour le croire…

Je ne sais pas si je vous ai dit que le camarade qui devait partir avant moi a été avancé… je suis donc le 1er à partir pour le tour de juin et vous me verrez arriver pour les premiers jours du mois prochain. Heureusement, je vous jure que je n’ai jamais attendu avec autant d’impatience le moment de quitter ce bled de désolation…

Je termine car je suis trop abruti pour pouvoir écrire plus longuement, en vous embrassant tous bien affectueusement.

source: https://www.14-18hebdo.fr/henry-novel-lettres-a-ses-parents-1914-1918-14-mai-1918

Bombardement mortel des alliés sur Valenciennes

Le Samedi 18 mai 1918, par un temps splendide et très chaud, onze avions français et anglais vinrent nous rendre visite à 10 h 1/2 du matin. Ils commencèrent par lancer quelques bombes sur le village de Trith, tuant six civils. Ils planèrent ensuite sur Valenciennes, où stationnait en gare, un train de munitions qu’ils essayèrent de faire sauter. Malheureusement, les bombes tombèrent à peu de distance, faisant quelques victimes, ainsi qu’on le voit dans le rapport circonstancié de la police :
Quatre bombes viennent d’être jetées sur la Ville.

  • La première atteignit une petite remise, appartenant à M. Mineur, teinturier, rue Cahaut.
  • Une seconde tomba sur l’un des bâtiments de M. Lefebvre, blanchisseur dans la même rue. 
  • Une troisième dans un terrain vague, à 200 mètres environ du nouveau pont de l’avenue Villars. .
  • Enfin, la quatrième, à environ 300 mètres du champ d’aviation, en face de l’immeuble portant le numéro 69 de l’avenue de Cambrai.
    Les dégâts furent considérables. Quatre ménages qui habitaient les immeubles portant les numéros 27, 29, 33, 35 de cette avenue se trouvèrent sans abri. De nombreuses vitres furent brisées, tant dans la rue Cahaut, qu’au Clos des Villas.

Les victimes au nombre de sept furent :

  1. Vaillaux Adèle, 58 ans, rue Cahaut, 35, blessée grièvement, admise à l’Hôtel-Dieu.
  2. Belot Alphonsine, Epouse Terrez, 26 ans, rue Cahaut, 27, blessée aux cuisses, admise à l’Hôtel-Dieu.
  3. Vandeville Marcel, 23 ans, hôtelier en garage, près de ]a Citadelle, blessé grièvement, soigné chez lui.
  4. Malesse Clémence, 24 ans, batelière en stationnement à la Citadelle, soignée chez elle.
  5. Caillez Joseph, 30 ans, peintre, demeurant rue Gillis, blessé légèrement au cou.
  6. Gagneaux Malvina, 26 ans, ménagère demeurant rue Cahaut, blessée sur différentes parties du corps, admise à l’Hôtel-Dieu.
  7. Darras Georges, né le 12 septembre 1865, à Noreuil, évacué de ladite commune, domicilié à Valenciennes, 18, rue des Maillets, tué. Ce dernier était occupé à charger des décombres, avenue de Cambrai, et son cadavre fut transporté à la morgue (Hôtel-Dieu).

MM. les docteurs Trouillet et Hédot, qui s’étaient rendus sur les lieux, donnèrent leurs soins aux blessés.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/07/27/21689563.html

Grève des  midinettes (couturières) à Paris

[18] mai 1917 [à Paris], grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003092v/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Blargies: les Indiens ont payé aussi un lourd tribut à la guerre

Derrière les soldats de la British army, les Indiens ont payé le plus lourd tribut avec 45 tombes à leurs noms ; dans le prolongement du cimetière français. « Ces hommes venaient ici pour gagner un peu d’argent ; les conditions climatiques étaient difficiles pour eux. On ne sait pas grand-chose sur eux finalement », raconte, passionné, Patrick Périmony, le maire

Ce qu’il sait, c’est que plusieurs sont probablement décédés lors d’un bombardement ennemi du 18 mai 1918. « Le village avait dû être évacué car on n’a pas eu de victimes. Tandis que chez les manutentionnaires, beaucoup sont enterrés le 19 mai 1918. L’explosion du stock de munitions a fait exploser les vitres à 3 km à la ronde », raconte l’élu.

Journal du samedi 18 mai 1918

Au cours de la nuit, bombardement violent dans la région d’Hailles.
Vers Mesni1-Saint-Georges, nous avons réussi un coup de main ennemi et fait des prisonniers.
Dans la région au sud de Canny-sur-Matz, nos détachements ont pénétré en deux points dans les lignes ennemies et ramené une quarantaine de prisonniers dont un officier.
Sur la rive sud de l’Oise, une tentative ennemie sur nos petits postes du secteur de Varennes a échoué sous nos feux.
Sur le front britannique, un raid ennemi a été repoussé dans les environs de Moyenne-ville, au sud d’Arras. Grande activité des deux artilleries pendant la nuit dans le secteur du bois de Pacaut au nord d’Hinges.
L’artillerie ennemie a été encore plus active entre Locon et Hinges et de la forêt de Nieppe à Meteren.
Des avions allemands ont bombardé les cantonnements belges. Un aviateur allemand a lancé quatre bombes sur l’hôpital d’Hoogstade.
Les actions d’artillerie, normales sur une grande partie du front, ont pris momentanément un caractère assez vif, notamment dans la région de Pilken. Lutte de bombes à Nieuport, vers Dixmude et à l’ouest de la forêt d’Houthulst.
Des troupes américaines sont arrivées dans le nord de la France, dans la zone occupée par les forces britanniques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

1300/23 février 1918: l’instituteur Henri Legrand fusillé

L’instituteur Henri Legrand fusillé

L’instituteur Henri Legrand répond à un questionnaire sur les allemands, parachuté par les anglais dans un panier avec un pigeon voyageur. Le pigeon est abattu par l’ennemi, l’écriture de l’instituteur est reconnue. Il sera arrêté après son cours à Valenciennes puis incarcéré, les allemands le traite très durement mais il résiste aux mauvais traitements. Il confie à un autre prisonnier qu’il a pris les renseignements sur l’ennemi auprès de trois amis. Il passe au conseil de guerre allemand, il sera fusillé le 23 février 1918 au champs de tir du Rôleur.

source: http://hainautpedia.vallibre.fr/Henri_Legrand

  • la Cie 16/52 du 2e Régiment du Génie en Alsace

  • Venue en Alsace le 1er décembre 1917, la Compagnie 16/52 travailla aux organisations défensives : Éperon sud de Leimbach, Gutemberg, Aspach-le-Haut. Le 23 février 1918, un peloton commandé par le Sous-Lieutenant SCHUBERT et comprenant 24 volontaires, participa à l’attaque d’Aspach-le-Bas.
  • source: http://tableaudhonneur.free.fr/2eRG-Cie16-52.pdf

Parution de la vie parisienne

Journal du samedi 23 février 1918

Violentes luttes d’artillerie sur l’ensemble du front, principalement dans les régions de la forêt de Pinon, Chevreux, Californie, Butte du Mesnil, Hartsmannswillerkopf et la Doller.
Sur le front britannique, canonnade vers Saint-Quentin et la route Arras-Cambrai, au sud et à l’ouest de Lens, au sud d’Armentières et à l’est d’Ypres. Les Anglais ont étendu assez sensiblement leurs lignes.
Les forces britanniques ont occupé Jéricho, en Palestine.
Sur le front italien, lutte d’artillerie du Stelvio à l’Astico et particulièrement vive sur certains points du front.
Les batteries de nos alliés ont exécuté des concentrations de feux sur des troupes ennemies, dans les environs de Foza et sur les pentes nord-ouest du mont Grappa. Elles ont combattu énergiquement l’artillerie ennemie dans le secteur val Feanzela-val Brenta. L’adversaire a battu plus fréquemment les pentes sud-est du Montello.
Des explorateurs ennemis ont été repoussés aux Graves.
Une patrouille anglaise a eu un engagement avec un groupe important adverse.
Les journaux officieux allemands disent que l’Allemagne tardera avant de répondre à l’offre de paix russe et qu’elle exigera la Livonie et l’Esthonie.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1258/12 janvier 1918

Création du 21 ème régiment de chasseurs avec des Tchéquoslovaques

En décembre, le gouvernement français consentit à la création d’une légion tchécoslovaque en France et, dès le 12 janvier 1918, on forma, à Cognac, le 21° régiment de chasseurs sous l’autorité du maréchal Foch. On y incorpora les volontaires qui servaient déjà dans la Légion Etrangère. Peu de temps après, le 20 mai 1918, un 22° régiment de chasseurs tchécoslovaques fut formé à Jarnac. Le 30 juin 1918 le président Poincaré accueillait Edouard Bénès à Darney et proclamait le droit à l’indépendance des Tchèques et des Slovaques devant les soldats désormais réunis au sein de la brigade tchécoslovaque nouvellement créée. On remit ce jour-là au 21° régiment tchécoslovaque le drapeau rouge et blanc offert par la ville de Paris, réalisé d’après une proposition du peintre Frantisek Kupka. Les soldats prêtèrent solennellement serment devant le président de la République française puis furent envoyés au front. Le 21° régiment reçut le baptême du feu à Terron, le 22°, non loin de là, à Vouziers, sur le front de l’Aisne. A la fin de la guerre, le 3 décembre 1918, on forma à Cognac un 23° régiment de chasseurs tchécoslovaques puis un 24 °, le 18 janvier 1919. Une cinquième division tchécoslovaque succéda ainsi à la brigade de 1917. Ce qui donna naissance, à une armée nombreuse qui, en dépit de débuts modestes mais déterminés, joua un rôle décisif dans la création d’un Etat tchécoslovaque indépendant. La date du 30 juin est restée jusqu’à aujourd’hui la fête officielle de l’armée de la République tchèque en souvenir du serment de Darney.

source: https://www.rota-nazdar-france.com/about

Des Valenciennois otages en Lithuanie

Arrivés le 12 janvier 1918, 160 otages (dont 17 prêtres sur les 52) partent pour Jewie le 18. Il leur faut bien entendu regagner la gare de Zosle, d’où le train les conduit en une heure à celle de Jewie. De là ils marchent 15 minutes jusqu’à une église orthodoxe, qui -dit Ferré- a subi le bombardement (lors de l’offensive germano-russe).

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2012/12/09/35349428.html

Parution de l’Europe nouvelle

Agrégée de Lettres, infirmière pendant la guerre, Louise Weiss crée en 1918 une revue de politique française et internationale, L’Europe nouvelle, destinée à l’élite dirigeante de tous les pays. L’Europe Nouvelle étudie les conditions de la vie politique, économique et sociale de l’Europe. Elle publie des textes des grands traités internationaux et les comptes rendus des sessions de la Société des Nations à Genève.

Comme Aristide Briand, Louise Weiss est persuadée de la nécessité d’une réconciliation franco-allemande et d’une union européenne pour garantir la paix sur le continent.

Louise Weiss, que l’on peut surnommer la « grand-mère de l’Europe » (Jean Garrigues, Penser et construire l’Europe, 2007), a lutté toute sa vie pour une Europe plus unie et plus pacifique. Le premier numéro de L’Europe nouvelle paraît le 12 janvier 1918. La revue plaide pour la paix et pour l’entente entre les pays du vieux continent. Durant les années vingt, les plus grands responsables politiques, les plus grandes plumes écrivent dans une revue qui est lue par l’élite dirigeante des pays européens. Elle participe donc à la diffusion de l’idée d’Europe, à la recherche d’une paix juste avec l’Allemagne, et d’une organisation internationale puissante capable d’imposer la paix.

Source: https://www.reseau-canope.fr/cndpfileadmin/pour-memoire/larmistice-du-11-novembre-1918/1918-une-europe-bouleversee/pacifisme-et-idee-europeenne/

Journal du samedi 12 janvier 1918

En Argonne, vers les Courtes-Chausses et dans les Vosges (région de Blemerey) nos détachements ont fait des incursions dans les lignes ennemies et ramené des prisonniers.
La lutte d’artillerie a été assez vive par moments vers la région de Beaumont et de Bezonvaux.
Deux avions allemands ont été abattus en combat aérien.
Un régiment de Londres et un régiment de fusiliers ont attaqué sur trois points les tranchées allemandes au sud-est d’Ypres. Ils ont fait subir de nombreuses pertes aux occupants et ramené des prisonniers et des mitrailleuses.
Activité de l’artillerie ennemie au cours de la journée au sud de Bullecourt, à l’ouest de Lens et à l’est d’Ypres.
Grande activité aérienne. Nos alliés ont fait des réglages et pris de nombreux clichés. Des bombes ont été jetées sur les cantonnements et baraquements ennemis. Les pilotes anglais, opérant à faible hauteur, ont attaqué à plusieurs reprises à la mitrailleuse les troupes allemandes dans leurs tranchées.
Quatre appareils ennemis ont été abattus et deux autres contraints d’atterrir, désemparés. Trois avions anglais ne sont pas rentrés.
En Mésopotamie, le terrain est inondé.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1248/2 janvier 1918

Loi relative à la classe 1919

Loi du 2 janvier 1918 relative au recensement, à la révision et à l’appel de la classe 1919 (Arrêté de promulgation du 8 mars 1918)

source: http://lexpol.cloud.pf/document.php?document=312082&deb=603&fin=604&titre=TG9pIGR1IDAyLzAxLzE5MTg=

Des otages valenciennois pour la Lithuanie

La journée du 2 janvier 1918, fut une journée d’émotion pour les otages, qui avaient été appelés le matin à la commandature, puis renvoyés chez eux. Mais le commandant les avait avertis de s’assurer toutes les heures si une convocation ne les appelait pas pour un départ immédiat ; raffinement de cruauté bien allemand!
Le 5 janvier, ils attendaient toujours, se demandant ce qu’on allait faire d’eux. Certains d’entre eux se trouvaient dehors, les officiers allemands ayant pris leurs logements.
Je rencontrai enfin, le lieutenant Toreksdorff qui me dit que l’appel aurait lieu l’après-midi à quatre heures, et que le départ se ferait le lendemain à trois heures. Le rendez-vous fixé était la place de la Gare.
Toutefois, cette réunion eut lieu dans les magasins Billiet, rue Saint-Géry. Les otages étaient au nombre de cent trois. Il leur fut recommandé d’être exacts au rendez-vous, et de prendre du ravitaillement pour cinq jours, la soupe devant leur être servie en route.
M. Billiet leur fit des adieux touchants, leur souhaitant beaucoup de courage, et surtout un prompt retour.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2012/12/06/25755034.html

Un poilu raconte son 1 janvier 1917

Un poilu raconte dans une lettre datée du 2 janvier 1918 : « Aujourd’hui pour nous c’est la fête à l’occasion du 1er janvier, nous sommes bien soignés comme nourriture ; l’on mange de l’oie, 1 litre de vin à chaque repas, une bouteille de champagne pour 4, jambon, sardine, desserts, cigare, café ; c’est la première fois que j’en touche autant depuis que je suis mobilisé. »

La scène du menu reproduit ici se déroule à l’hôpital militaire qui fut aménagé dans les usines de confiserie Pupier, à Saint-Etienne. Poulbot, qui a réalisé le dessin, y croque des soldats blessés ou malades, coiffés d’un képi ou d’un bonnet de nuit, prenant leur repas de Noël 1917 dans leur chambre, dans un style mêlant humanisme et humour.

Malgré leurs malheurs (ou leur bonheur : rappelons-nous que la “bonne blessure” – pas assez grave pour se révéler fatale ou handicapante, mais suffisamment pour tenir la victime éloignée des champs de bataille – pouvait être une aubaine), ils profitent de la fête en chantant : « Ah, je l’attends, je l’attends, je l’attends, celle que j’aime, que mon cœur aime. » Le menu est le suivant : aspic des Alliés, morilles chantilly, dinde rôtie, salade de saison, desserts, malakoffs Pupier (c’est une barre chocolatée de la marque), café, cognac, champagne, cigares.)

Le document sur le site du Bien Public http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2014/12/21/noel-en-guerre

Journal du mercredi 2 janvier 1918

Action d’artillerie assez vive en Champagne, dans la région de la Butte-du-Mesnil.
Un coup de main sur nos petits postes au sud-est de Beaumont, n’a obtenu aucun résultat. Nous avons fait des prisonniers.
Sur le front britannique, l’ennemi a renouvelé ses attaques contre la crête Welsh, sur une largeur d’environ 1200 mètres au sud de la Scarpe.
Dans la partie sud du secteur attaqué, il est parvenu, grâce à ses jets de liquides enflammés, à prendre pied un moment dans une des tranchées anglaises. Une contre-attaque l’a rejeté de cette position et la totalité de la tranchée est actuellement entre les mains de nos alliés. Partout ailleurs l’assaut a été arrêté.
Activité des deux artilleries en un certain nombre de points, au sud de la Scarpe.
L’artillerie allemande a également montré de l’activité dans le secteur d’Ypres.
Les Anglais ont, à nouveau, avancé leur ligne ,vers le nord de Jerusalem. Ils ont fait 759 prisonniers, dont 39 officiers et relevé plus de 1000 cadavres ennemis.
Les Italiens ont forcé l’adversaire à abandonner, avec de graves pertes, la tête de pont de Zenson, sur la Piave et à passer sur la rive gauche du fleuve. Ils ont repris possession de toute la boucle.
Sur le reste du front, actions d’artillerie modérées.
Des aviateurs ennemis ont attaqué le champ d’aviation d’Istrana et bombardé Vicence, Bassano, Castelfranco et Trévise. On compte en tout 13 morts et 44 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

1170/16 octobre 1917: Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Bombardement à Nancy: plus de 30 morts

Certains bombardements seront particulièrement meurtriers, comme celui du 16 octobre 1917 qui fera plus de 30 morts, d’autres vont atteindre des édifices chers au coeur des nancéiens comme l’église Saint-Epvre.

source: http://www.kiosque-lorrain.fr/exhibits/show/nancy-bombardee/la-ville-sous-les-obus

Alfred Amédé Canonne est fusillé à Valenciennes

Alfred Amédé Canonne est né à 9 heures du matin, le 15 mai 1856, à Honnechy.
Cultivateur, il était marié à Henriette Lemaire, elle aussi cultivatrice.
Tous deux étaient domiciliés à Ors, rue de Landrecies.
Alfred était le fils de Jean-Baptiste Canonne, tisseur et d’Adélaïde Lemaire, ménagère.
Ses parents avaient tous deux 32 ans, lorsqu’il est né : fort probablement au hameau « Les Moulins », à Honnechy, où ils résidaient (ici).
A 7 heures 15 du matin, le 16 octobre 1917, âgé de 61 ans, il est fusillé au lieu-dit « Le Roleur », à Valenciennes.
Les faits*…
Alfred Canonne, qui habitait au bout du Vieux Chemin du Cateau, près de la voie ferrée, avait été obligé de déménager, dans une petite ferme située en face de la Chapelle Saint-Roch.
Dans le virage, se trouvait un autre ferme, celle de Léon Stoclet.
A cette époque, les troupes anglaises parachutaient de petites boîtes contenant chacune un pigeon…
Dans les cages se trouvaient également un questionnaire relatif au passage des troupes allemandes, aux emplacements de l’artillerie, etc.
Il était demandé d’indiquer le lieu de départ du pigeon ; les initiales de l’auteur et les renseignements permettant aux Anglais de récompenser correctement l’informateur, une fois la guerre terminée…
La suite sur

 

Le journal de la Huronne du 16 octobre 1917

Ainsi, les faits que l’on colportait depuis quatre jours sont véridiques : Briand a tenté de faire la paix, il a échoué…

Lui-même a dévoilé sa tentative et son échec dans les couloirs, après la séance du 12. La Chambre en a discuté aujourd’hui même, en comité secret. Voici ce qu’on raconte :

Deux personnalités belges, successivement, lui représentèrent que sa situation actuelle et son passé le désignaient pour faire la paix. Elles lui en firent connaître les conditions possibles. Le Kaiser craignait la Révolution. Il était prêt à évacuer les pays envahis, à ouvrir la discussion sur l’Alsace-Lorraine ; il reconnaissait le principe des réparations et demandait la liberté économique absolue. Briand se renseigna sur ces émissaires près du roi des Belges et de M. de Broqueville. La réponse fut très favorable. Troublé, il poussa plus avant, correspondit avec Lausanne. Il paraît même que les Affaires Étrangères ayant surpris le chiffre des dépêches, les suivaient avec curiosité. Les offres se précisèrent. M. Briand pourrait rencontrer à Lausanne Michaelis, ou Bethmann-Holweg, ou M. de Bulow, ou même un personnage plus haut placé : sans doute un membre de la famille impériale. Il prit grand soin de stipuler qu’il ne s’agissait pas d’une paix séparée, que le pacte de Londres serait respecté. On lui répondit affirmativement, sous la réserve de traiter de gré à gré avec les Russes. Ainsi prémuni, il fut conduit à se confier au Ministre des Affaires Étrangères, Ribot, qui l’engagea à rédiger une note anonyme. Briand préféra écrire une lettre, qu’on dit fort belle, où des vues d’ensemble précèdent l’exposé des pourparlers et la proposition de les poursuivre personnellement en pays neutre, avec l’assentiment du pouvoir. Cette lettre est du 20 septembre dernier.

Malheureusement, le ministre Ribot, en communiquant aux Alliés un bref résumé de l’affaire, omit de nommer Briand et de spécifier que le pacte de Londres serait respecté… Dès lors, l’échec était inévitable.

Les partisans de Ribot assurent que cette tentative n’était qu’un piège grossier, que les Allemands eussent dénoncé les pourparlers, désavoué leur représentant en cours de route, et discrédité ainsi la France aux yeux de ses alliés.

Briand déclare qu’il n’aurait rien divulgué de cette histoire si Ribot, dans son discours du 12 octobre, n’avait pas fait allusion à une « offre louche » et si Clemenceau, sans doute averti de ces pourparlers, n’avait pas dénoncé dans son journal une « paix ignominieuse ».

Une fois de plus, le parti de la guerre l’emporte…

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Octobre_1917

444/journal du 22 octobre 1915: Théodore Botrel écrit « Ma p’tite Mimi » à Vienne-le-Château

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La guerre au jour le jour dans Le Miroir

Les Allemands ont renouvelé leur attaque à l’est de Reims, sur un front de 8 à 9 kilomètres, entre la butte de tir et Prunay. En dépit de la violence de la canonnade et de l’usage de gaz suffocants très denses, ils ont essuyé un nouvel échec. A trois reprises leurs colonnes ont été fauchées par nos mitrailleuses; ils se sont arrêtés devant nos réseaux de fils de fer, sans pouvoir aborder nos tranchées.
Une autre attaque a été repoussée au bois de Givenchy, au nord-est de Souchez.
Un coup de main allemand a échoué en Lorraine, près de Moncel.
Sur le front belge, canonnade près de Steenstraete.
Les Russes, par un coup de main heureux, ont fait 4000 prisonniers, près de Baranovitchi, centre de chemin de fer important.
Les Bulgares ont occupé Velès sur la voie ferrée, entre Uskub et Salonique, coupant ainsi les communications directes entre ce port et l’armée serbe. Le corps diplomatique à Nisch s’est rendu à Kralievo (Haute-Morava de l’ouest).
Nos alliés ont fait de nouvelles propositions à la Grèce. L’Angleterre en particulier serait prête à lui céder l’île de Chypre. On parle également d’une cession éventuelle de la côte bulgare de l’Egée; en échange la Grèce devrait offrir son concours armé immédiat contre les Bulgares.
Les troupes anglo-indiennes de Mésopotamie approchent de Bagdad.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre15.html

La vie des civils dans le Valenciennois

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AVIS

Il est porté à la connaissance du public que le conseil de guerre du rayon de la Commandanture de Maubeuge a prononcé en date du 22 Octobre 1915, les arrêts suivants, contre les personnes ci-dessous énumérées pour s’être livrées à des actes d’espionnage, de recels d’espions, d’assistance à l’espionnage et des tentatives d’amener des soldats sur le front ennemi:

Arrêts de mort

1. Daluin Eugène, surveillant dans une fabrique de machines aratoires, de Croix.
2. Doucedame Achille, fonctionnaire des chemins de fer en retraite, de Cambrai.

15 ans de réclusion

3. Vandamme Marie, née Laroche, de Maubeuge.

13 ans de réclusion

4. Lauridon Clémentine, née Nevejans, d’Avesnes-les-Aubert.
5. Vandamme Auguste, employé d’une fabrique, à Maubeuge.

http://civils19141918.canalblog.com/archives/2013/07/03/27558309.html

 Théodore Botrel écrit « Ma p’tite Mimi » à Vienne-le-Château

Capture d’écran 2015-10-02 à 14.45.56La chanson « Ma p’tite Mimi » a été écrite le 22 octobre 1915 dans une tranchée à La Harazée, près de Vienne le Château par Théodore Botrel, et l’air a été emprunté à « Ma petite Tonkinoise » créée neuf ans plus tôt par Vincent Scotto, chanson coloniale créée par Polin en 1906 (paroles de Christiné) et rendue célèbre par Joséphine Baker.

« À la guerre
On n’peut guère
Trouver où placer son cœur
Et j’avais du vague à l’âme
De vivre ainsi sans p’tit’ femme Quand l’aut’ semaine
J’eus la veine
D’être nommé mitrailleur
Ma mitrailleuse, ô bonheur Devint pour moi , l’âme sœur… »

Refrain

« Quand ell’ chante à sa manière Taratata, taratata, taratatère
Ah que son refrain m’enchante C’est comme un z-oiseau qui chante Je l’appell’ la Glorieuse

Ma p’tit’ Mimi, ma p’tit’ Mimi, ma mitrailleuse
Rosalie me fait les doux yeux Mais c’est ell’ que j’aim’ le mieux. »(…)

Théodore Botrel, est un employé des chemins de fer qui s’est lancé dans la chanson folklorique bretonne lui assurant un rapide succès.

Lorsqu’éclate la Première guerre mondiale, Théodore Botrel a 46 ans, il est délégué par Millerand, ministre de la guerre (décision du 30 août 1914) pour se rendre dans les cantonnements, casernes, ambulances et hôpitaux pour y dire et chanter aux troupes ses poèmes patriotiques.

http://lycee.clionautes.org/IMG/pdf/ma_mitrailleuse_3eme_et_1ere_fiche_et_correction.pdf