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444/journal du 22 octobre 1915: Théodore Botrel écrit « Ma p’tite Mimi » à Vienne-le-Château

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La guerre au jour le jour dans Le Miroir

Les Allemands ont renouvelé leur attaque à l’est de Reims, sur un front de 8 à 9 kilomètres, entre la butte de tir et Prunay. En dépit de la violence de la canonnade et de l’usage de gaz suffocants très denses, ils ont essuyé un nouvel échec. A trois reprises leurs colonnes ont été fauchées par nos mitrailleuses; ils se sont arrêtés devant nos réseaux de fils de fer, sans pouvoir aborder nos tranchées.
Une autre attaque a été repoussée au bois de Givenchy, au nord-est de Souchez.
Un coup de main allemand a échoué en Lorraine, près de Moncel.
Sur le front belge, canonnade près de Steenstraete.
Les Russes, par un coup de main heureux, ont fait 4000 prisonniers, près de Baranovitchi, centre de chemin de fer important.
Les Bulgares ont occupé Velès sur la voie ferrée, entre Uskub et Salonique, coupant ainsi les communications directes entre ce port et l’armée serbe. Le corps diplomatique à Nisch s’est rendu à Kralievo (Haute-Morava de l’ouest).
Nos alliés ont fait de nouvelles propositions à la Grèce. L’Angleterre en particulier serait prête à lui céder l’île de Chypre. On parle également d’une cession éventuelle de la côte bulgare de l’Egée; en échange la Grèce devrait offrir son concours armé immédiat contre les Bulgares.
Les troupes anglo-indiennes de Mésopotamie approchent de Bagdad.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre15.html

La vie des civils dans le Valenciennois

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AVIS

Il est porté à la connaissance du public que le conseil de guerre du rayon de la Commandanture de Maubeuge a prononcé en date du 22 Octobre 1915, les arrêts suivants, contre les personnes ci-dessous énumérées pour s’être livrées à des actes d’espionnage, de recels d’espions, d’assistance à l’espionnage et des tentatives d’amener des soldats sur le front ennemi:

Arrêts de mort

1. Daluin Eugène, surveillant dans une fabrique de machines aratoires, de Croix.
2. Doucedame Achille, fonctionnaire des chemins de fer en retraite, de Cambrai.

15 ans de réclusion

3. Vandamme Marie, née Laroche, de Maubeuge.

13 ans de réclusion

4. Lauridon Clémentine, née Nevejans, d’Avesnes-les-Aubert.
5. Vandamme Auguste, employé d’une fabrique, à Maubeuge.

http://civils19141918.canalblog.com/archives/2013/07/03/27558309.html

 Théodore Botrel écrit « Ma p’tite Mimi » à Vienne-le-Château

Capture d’écran 2015-10-02 à 14.45.56La chanson « Ma p’tite Mimi » a été écrite le 22 octobre 1915 dans une tranchée à La Harazée, près de Vienne le Château par Théodore Botrel, et l’air a été emprunté à « Ma petite Tonkinoise » créée neuf ans plus tôt par Vincent Scotto, chanson coloniale créée par Polin en 1906 (paroles de Christiné) et rendue célèbre par Joséphine Baker.

« À la guerre
On n’peut guère
Trouver où placer son cœur
Et j’avais du vague à l’âme
De vivre ainsi sans p’tit’ femme Quand l’aut’ semaine
J’eus la veine
D’être nommé mitrailleur
Ma mitrailleuse, ô bonheur Devint pour moi , l’âme sœur… »

Refrain

« Quand ell’ chante à sa manière Taratata, taratata, taratatère
Ah que son refrain m’enchante C’est comme un z-oiseau qui chante Je l’appell’ la Glorieuse

Ma p’tit’ Mimi, ma p’tit’ Mimi, ma mitrailleuse
Rosalie me fait les doux yeux Mais c’est ell’ que j’aim’ le mieux. »(…)

Théodore Botrel, est un employé des chemins de fer qui s’est lancé dans la chanson folklorique bretonne lui assurant un rapide succès.

Lorsqu’éclate la Première guerre mondiale, Théodore Botrel a 46 ans, il est délégué par Millerand, ministre de la guerre (décision du 30 août 1914) pour se rendre dans les cantonnements, casernes, ambulances et hôpitaux pour y dire et chanter aux troupes ses poèmes patriotiques.

http://lycee.clionautes.org/IMG/pdf/ma_mitrailleuse_3eme_et_1ere_fiche_et_correction.pdf