Archives du mot-clé verdun

1298/21 février 1918

Journal du jeudi 21 février 1918

Trois coups de main ennemis sur nos petits postes dans la région du bois de Quincy, au nord-ouest de Courcy et dans le secteur de Vauquois, ont échoué sous nos feux.
En Lorraine, au nord de Bures, et à l’est de Moncel, nos détachements ont pénétré profondément et sur un large front, dans les lignes allemandes. Cette opération brillamment conduite, nous a permis de ramener un nombre de prisonniers dont le chiffre dépasse 400.
Dans les Vosges, lutte d’artillerie assez active (région de la Fave).
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes. Un cinquième avion a été détruit par le tir de nos canons spéciaux. En outre, trois autres avions ennemis sont tombés dans leurs lignes, endommagés gravement à la suite de combats.
Sur le front britannique, l’ennemi a tenté un raid, après un gros bombardement, à l’est d’Arleux-en-Gohelle. Ce raid a été complètement repoussé. Un certain nombre d’Allemands ont été tués ou faits prisonniers.
Nos alliés ont réussi une opération de détail au nord de Wytschaete.
En Macédoine, les Serbes ont pénétré dans les positions ennemies sur la Vetrenik.
Canonnade sur le front italien. Des groupes ennemis ont été repoussés, laissant des prisonniers dans le Giudicarie et à l’est du mont Pertica. Une escadrille anglaise a bombardé l’aérodrome de Gosavoi.
Avance britannique en Palestine, au nord de Jérusalem.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

Le 21 février 1916 début de l’enfer à Verdun

Déjà à l’époque on évoquait le #balancetonporc !

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Verdun: quand l’ADN sort un Poilu de l’anonymat

Un siècle après avoir disparu dans la bataille de Verdun, le sergent Claude Fournier sera inhumé, mercredi, dans la nécropole nationale de Douaumont (Meuse) en présence de son petit-fils. Il s’agit du premier soldat français de 14-18 identifié génétiquement.

« Il y a toute une série de petites circonstances miraculeuses » qui ont permis à « cette belle histoire », débutée par un coup de pelleteuse le 6 mai 2015, de connaître un dénouement « extraordinaire », sourit Bruno Frémont, médecin légiste à Verdun.

Lors de travaux au Mémorial de Fleury-devant-Douaumont, un engin met au jour « trois squelettes quasiment entiers, complètement enchevêtrés », raconte-t-il. Dans la glaise, godillots cloutés, baïonnettes Rosalie, balles Lebel « luisantes », casque Adrian et même une fiole de Ricqlès exhalant encore une odeur de menthe, sont retrouvés. Par miracle – et sur insistance du Dr Frémont -, une plaque d’identité militaire est retrouvée dans un tas de terre évacuée à 200 m du trou. Le minuscule objet en zinc et aluminium appartient à Claude Fournier, incorporé en 1900 à Mâcon. Les archives révèlent qu’il appartenait au 134e régiment d’infanterie et a été « tué à l’ennemi » devant Douaumont, le 4 août 1916, à l’âge de 35 ans.

« À deux reprises, il a fait acte de bravoure » et avait été décoré, souligne son petit-fils, Robert Allard.

La suite sur le site du Télégramme http://www.letelegramme.fr/france/verdun-quand-l-adn-sort-un-poilu-de-l-anonymat-19-02-2018-11857126.php

Lire aussi: http://www.cnewsmatin.fr/france/2018-02-18/le-sergent-fournier-premier-poilu-de-verdun-identifie-grace-son-adn-775007

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/02/19/01016-20180219ARTFIG00092-le-premier-poilu-identifie-par-son-adn-va-etre-inhume.php

1201/16 novembre 1917

Le Tigre sort ses griffes (suite)

On fête aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de Clemenceau au pouvoir (16 novembre 1917). Comme nouveau Président du Conseil, il prononcera quatre jours plus tard sa « déclaration ministérielle« . Ce discours, l’un des plus fameux de Clemenceau, conduira la France à la Victoire :
« Je vous ai dit que je voulais faire la guerre. Certainement ! C’est ma seule raison d’être ici. Est-ce que vous croyez qu’à mon âge je me suis jeté dans la lutte des partis pour des idées que le temps a pu atténuer ? J’ai pu faire des progrès vers certaines idées ou modifier mon sentiment sur certaines questions ; peu importe, ma vie est finie. Je viens vous donner les quelques derniers jours qui me restent. Si vous ne les voulez pas, dites-le ; il vous est facile d’émettre un vote de défiance. […] Il faut abdiquer les anciennes passions qui nous ont jetés les uns contre les autres et, pour un instant, pour une heure, faire front commun contre l’ennemi. Après la victoire, avant même que nous la tenions, quand on l’apercevra bien clairement devant soi, j’en prends l’engagement, je descendrai de cette tribune et vous dirai :  « Messieurs, au plaisir de vous revoir. » »

source: http://www.editionspierredetaillac.com/blog-detail-16-novembre-1917-le-tigre-sort-ses-griffes-110

http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04523/le-president-du-conseil-georges-clemenceau-effectue-differentes-visites-et-tournees-d-inspection-pres-du-front.html

Vu dans les cahiers de René Beluche, élève en 1917 de Madame Frechin, en 1918 de Monsieur Emile Beluche

La guerre pourrit tout, les corps et les esprits. Elle ne s’exprime pas seulement par les combats meurtriers qui font disparaître les hommes les plus jeunes et les plus robustes d’un pays.

La guerre, c’est aussi la manipulation des opinions par une propagande toujours plus sophistiquée. Lorsqu’un pays est en guerre, toutes les composantes de sa population, quel que soit le régime politique, subissent cette manipulation. On parlait autrefois de « bourrage de crâne ».

Ainsi, à l’école même, la guerre était bien présente. Pour preuve ces sujets de « rédactions » trouvés dans les cahiers du jour d’un écolier de Champagney entre 1917 et 1918, René Beluche, élève du cours supérieur.

« Un de vos jeunes amis – enfant de douze ans – vous écrit et s’est plaint de ne pouvoir rien faire d’utile pour la guerre. Félicitez-le de ses bons sentiments, mais montrez-lui qu’il se trompe, que bien des choses utiles sont à sa portée et que d’ailleurs bien faire son devoir, là où il est, est l’essentiel. » (3 juillet 1917)

« Recherchez quels évènements journaliers, quels spectacles fréquents, quelles sources de nouvelles et quels sujets de conversation ramènent sans cesse votre pensée au front. » (16 novembre 1917)

source: http://jacquotboileaualain.over-blog.com/2014/03/la-guerre-a-l-ecole-champagney-1914-1918.html

Les loups de Bois Leprêtre (176 ème RI)

Le 16 novembre, le 167e remonte en ligne relever le 169e dans le sous-secteur du Tacul; les 2e et 3e bataillons en première ligne, le 1er en soutien. Les Bataillons du Régiment occupent successivement les tranchées de Moldavie, Dresde, Lisbonne, Magdebourg et le Quartier Avemont.
Une grande activité de patrouilles est développée par le Régiment. A titre d’exemple, le Commandant Le Brun, (2e Btn), envoie une patrouille dans la nuit du 19 au 20 Novembre,(composée d’un Aspirant, de 2 sous-officiers, 3 caporaux et 20 hommes), avec pour mission de reconnaître l’emplacement où des travailleurs ont été repérés et entendus la nuit précédente. La patrouille devra évaluer l’importance des travaux, et au besoin, en interrompre la poursuite. A 1h05, les hommes sortent des tranchées.[…] La patrouille, sortie du P.P., s’est dirigée sur le Nord, vers le saillant Ouest signalé de la tranchée des Huns, et s’est mise à l’écoute à 80 mètres au-delà de nos réseaux. L’ennemi envoyait de nombreuses fusées, mais aucun travail n’était exécuté au point indiqué. Les bruits de pas et de terrassements étaient au contraire, perceptibles vers le point 7158. La patrouille a obliqué à droite pour diriger sur ce point, où l’ennemi travaillait assez activement dans la tranchée, courvert par des sentinelles dans un réseau que nous avons pu apercevoir à la lueur des fusées. Le réseau est à au moins 30 mètres de la tranchée ennemie. Il est épais et ne parait pas avoir souffert de notre bombardement. La patrouille a du être vue ou entendue en raison du bruit que produit inévitablempent la marche dans la boue.
Des rafales de mitrailleuses ou de fusil mitrailleur se sont déclanchées, venant de la direction du point 7158. Se trouvant hors de portée de grenades, la patrouille a exécuté sur les travailleurs un tir d’obus V.B. qui a arrêté le travail. Le tir a été ensuite continué de la tranchée Tacul pour empêcher l’ennemi de reprendre son travail. […]

http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterienovembre1917.html

Journal du vendredi 16 novembre 1917 à travers Le Miroir

Nos reconnaissances, opérant dans la région de l’Ailette, ont fait des prisonniers.
Lutte d’artillerie assez violente sur la rive droite de la Meuse (les Caurières).
Sur le front britannique, des reconnaissances ennemies qui tentaient d’aborder les lignes de nos alliés, vers le bois de Polderhoek, au nord de la route de Menin, ont été rejetées en perdant des tués et des prisonniers.
Sur le front italien, les Austro-Allemands ont intensifié leur action depuis la zone de l’Asiago jusqu’à la vallée de la Piave.
Des colonnes qui se glissaient vers le Frigoli, au confluent de la Brenta et du Cismon, ont été arrêtées.
Une nouvelle tentative ennemie pour passer la Piave a été enrayée. Les troupes, qui ont franchi antérieurement le fleuve sont étroitement encerclées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1188/3 novembre 1917: dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Les marronniers de Verdun seront plantés place Beauvau

Les marronniers de Verdun sont plantés un peu partout comme nous l’apprendLe Figaro, le 3 novembre 1917.

«On nous a raconté qu’un grand ministre anglais visitant l’héroïque forteresse, recueillait des marrons pour avoir un jour une allée de marronniers de Verdun.

On a eu chez nous la même idée. Le 1er novembre, à Sèvres, près du monument élevé à la mémoire des Sévriens tombés pour le pays, un premier arbre de Verdun a été planté. L’arbre de Verdun de Paris sera planté au pied de la statue de Charlemagne, sur le parvis de Notre-Dame, le 25 décembre. […]

Et l’on dit enfin qu’avec l’agrément ministériel, le jardin de la place Beauvau aura bientôt aussi son arbre de Verdun.» écrit Le Figaro du 3 novembre 1917.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/03/26002-20141103ARTFIG00133-3-novembre-1917-les-marronniers-de-verdun-seront-plantes-place-beauvau.php

A propos des premiers soldats américains morts

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/premier-americain-1917-sujet_9983_1.htm

A propos des premiers morts américains (suite)

http://aefcollections.forumactif.org/t8525-hommage-aux-trois-premiers-morts-us-a-bathelemont-en-novembre-1917

http://www.graindesel-saulnois.com/index.php/dans-les-villages/1734-en-1917-les-3-premiers-soldats-us-meurent-aux-portes-du-saulnois

http://www.francegenweb.org/wiki/index.php?title=Bathel%C3%A9mont-l%C3%A8s-Bauzemont,_monument_comm%C3%A9moratif_am%C3%A9ricain

Les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie

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Le 3 novembre 1917, Séraphin et les artilleurs alpins du 2ème R.A.M. partent vers l’Italie pour aller soutenir les Italiens dont le front est en train de lâcher face aux Autrichiens. Le frère de mon grand-père va continuer à envoyer des cartes postales à ses poches, cartes qu’il récupérera à la fin de la guerre. Mais pendant cette campagne, il va quelquefois oublier d’en dater précisément quelques unes.

Première étape à Ambérieu où le convoi ferroviaire s’arrête à la gare.

source: https://unmondedepapiers.com/2015/02/22/seraphin-guerin-artilleur-alpin-pendant-la-grande-guerre-35/

Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

Le 28 mai 1916, La Semaine colporte la requête d’un député de l’Eure adressée au Ministre de l’Agriculture. Il voudrait que la durée des grandes vacances soit fixée du 20 mai au 16 septembre (3). Diverses demandes font écho. Le 8 février 1917, Le Courrier de la Vienne diffuse l’appel lancé par les ministres de l’Agriculture et de l’Instruction publique pour créer des jardins scolaires (4). Le 3 novembre 1917, le conseil municipal de Montmorillon signale que « les travaux agricoles effectués par les enfants des écoles ont apporté un bénéfice net de 100 francs ».Aux Archives départementales de la Vienne se trouve le bilan de l’inspecteur d’Académie. 516 quintaux de pommes de terre et près de 20 quintaux de haricots ont été récoltés. Le travail des élèves a produit quelque 6. 500 francs de bénéfices reversés à l’œuvre des pupilles, à celle des orphelins de la guerre et au comité des prisonniers, sans omettre l’achat de livres pour les bibliothèques scolaires. Autant d’effets éducatifs cumulés.

Chemin des Dames: les Allemands s’éloignent

A la suite des derniers succès français, les Allemands évacuent tout le terrain compris entre le Chemin des Dames et l’Ailette ; les Français occupent leurs anciennes positions depuis la ferme de froidmont jusqu’à l’est de Craonne ; les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont entre leurs mains ; ils atteignent l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.

source: http://home.nordnet.fr/~jdujardin/haubourdin/g17m11.htm

Journal du samedi 3 novembre 1917 à travers Le Miroir

Les premières conséquences de la victoire de la Malmaison se sont affirmées.
L’ennemi, menacé sur sa droite, pressé par notre infanterie, écrasé par notre artillerie qui des positions nouvellement conquises bombardait sans relâche ses organisations du sud de l’Ailette, a été contraint d’abandonner le Chemin des Dames auquel il se cramponnait depuis six mois.
Sur un front d’une vingtaine de kilomètres depuis la ferme Froidmont jusqu’à l’est de Craonne, nos troupes, descendant les pentes nord du Chemin des Dames, ont occupé les positions allemandes sur une profondeur qui dépasse un kilomètre en certains points. Les villages de Courtecon, Cerny-en-Laonnois, Ailles et Chevreux sont en notre possession. Nos patrouilles, tenant le contact avec l’ennemi, ont atteint l’Ailette entre Braye-en-Laonnois et Cerny.
Des avions allemands ont bombardé Calais et Dunkerque. Dégâts matériels peu importants. Pas de victimes dans la population civile.
17 de nos avions ont lancé 2500 kilos de projectiles sur la ville d’Offenburg (grand duché de Bade). Dix appareils ennemis ont été descendus par nos pilotes.
L’artillerie italienne et l’artillerie austro-allemande tonnent sur le Tagliamento.
Von Hertling est nommé chancelier allemand en remplacement de Michaëlis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

1113/20 août 1917: deuxième bataille de Verdun’

L’attaque du 20 août au Mort Homme

Nous partons à 20 h 15 pour les lignes, tandis que notre artillerie fait rage de toute part. Nous n’arrivons aux 1ères lignes qu’à 9 h 30 du matin. Nous passons une vraie nuit de martyre sous le poids énorme de notre chargement, nos épaules sont affreusement endolories. Pas d’abri en arrivant, il faut s’installer dans la tranchée sous le feu de l’artillerie boche. La nôtre fait toujours rage. C’est un vrai pilonnage qu’elle exécute sur tout le terrain à prendre et au-delà. Enfin la journée atrocement longue s’écoule quand même et la terrible nuit au bout de laquelle nous devons attaquer…Nous recevons du gaz de nos obus que le vent ramène chez nous, cela ajoute encore à nos misères.

L’attaque doit avoir lieu à 4 h 30 (heure H). Dès 3 h, tandis que nos canons hurlent à loisir, nous nous entassons dans la tranchée de départ. On ne se sent pas en sécurité, car les Boches commencent leur barrage.

Notre compagnie n’a pas de perte cependant, mais les compagnies voisines en ont. Enfin à l’heure marquée, commandant en tête, nous franchissons le parapet et avançons lentement, tandis que devant nous le tir de barrage nous couvre d’un épais réseau de fer infranchissable.Nous passons ainsi la cote 265, première crête, la crête de Mort-Homme couronnée par la tranchée de Silésie et nous arrivons à la tranchée de Postdam, notre objectif.
Là, nous devons attendre que le 3e Bataillon passe devant nous pour aller occuper la tranchée en avant, dernier objectif pour le régiment. Mais on se laisse entraîner par l’ardeur de notre chef de bataillon. Malheureusement, notre artillerie continue à battre le terrain, et par nos obus, plusieurs hommes sont atteints. Une heure après, le terrain étant assez bien balayé, le 2e Bataillon s’engage et va, sans trop de mal, occuper la tranchée en face.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-homme—5.html

Lire aussi: http://www.ecpad.fr/lartillerie-francaise-de-la-meuse-a-la-veille-de-loffensive-victorieuse-du-20-aout-1917/

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/ALGP_Guy_Francois.htm

Un Sopwith 1A2 de l’Escadrille SOP 50, son pilote Ltt Henry Roget, à droite, et son observateur, Ltt Paul Pinard, à gauche, assurent le contrôle des tirs sur la rive gauche en prenant journellement des photographies. Entre deux missions dangereuses au dessus des lignes allemandes, les deux officiers et le chien « Cadorna » savourent quelques instants de tranquillité – Photo collection du Général Guy François

Vadelaincourt( Meuse) : Ils bombardent les hôpitaux

Par le canon et par avion, les formations sanitaires de Dugny, des Monthairons, de Vaudelaincourt et de Betrup dans la région de Verdun ont été bombardées ; 43 infirmières, bénévoles, infirmiers ou soldats en traitement ont été tués ; 55 ont été blessés.

Le 20 aout, à onze heures du soir, un avion allemand vint jeter une bombe incendiaire sur l’hôpital de Vadelaincourt.

L’engin tomba dans une salle de pansement, tuant une infirmière, Mlle Vandamme. Le feu prit au baraquement et gagna les pièces voisines. A la lueur de l’incendie qui rendait plus visibles encore les croix de Genève peintes sur la toiture, l’aviateur ennemi lance une deuxième bombe qui atteint l’angle du pavillon d’opérations où fonctionnaient trois équipes chirurgicales.

Le pavillon fut entièrement brisé. Infirmiers et malades en traitement durent s’enfuir de l’hôpital d’où les chassait l’incendie. L’aviateur, volant très bas, se mit à la poursuite et tirant avec sa mitrailleuse, fit 68 victimes dont 18 ont succombés.

De tels actes ne sont plus des actes de guerre, ce sont des assassinats.

source: http://souvenirsdenosgreniers.unblog.fr/2013/07/16/ils-bombardent-nos-hopitaux-et-assassinent-nos-blesses-1917/

 

Journal du lundi 20 août 1917

Actions d’artillerie sur le front de l’Aisne, notamment au nord-ouest et à l’est de Reims. Des coups de main ennemis sur nos petits postes, au nord de Braye, dans la région de Berméricourt et de la Pompelle, ont échoué sous nos feux.
Sur les deux rives de la Meuse, la lutte d’artillerie continue très vive de part et d’autre.
Au bois le Prêtre, à l’est de Badonviller et au nord de Celles-sur-Plaine, nous avons repoussé des tentatives allemandes consécutives à de violents bombardements. L’ennemi a subi des pertes sensibles et laissé des prisonniers entre nos mains.
Reims a reçu 600 obus. Un civil a été blessé.
Notre aviation de chasse s’est montrée particulièrement active. 11 avions allemands sont tombés en flamme ou ont été détruits à la suite de combats avec les nôtres, 6 autres ont dû atterir dans leurs lignes. Nos avions ont bombardé les gares de Kortemark, Thourout, Lichterwelde, Ostende, Cambrai, Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont pris des tranchées allemandes vers la ferme de Gillemont, au sud-est d’Epéhy. Des détachements qui ont pénétré dans les positions ennemies au sud-ouest d’Havricourt ont ramené des prisonniers.
Les Italiens bombardent vigoureusement les positions autrichiennes de l’Isonzo.
Les Russo-Roumains ont consolidé leur résistance dans la région d’Ocna.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

 

1094/1 août 1917: naissance de la gazette du Créneau

On se bat toujours à Verdun

Le 1er août 1917, nouvelle réaction ennemie sur le même point et perte de la plus grande partie de nos gains du 17 juillet. Ces fluctuations ne peuvent se prolonger indéfiniment. Notre commandement  décide d’y mettre fin et prépare une opération de grande envergure.

Elle aura pour objet d’asseoir solidement nos positions au nord de Verdun, de part et d’autre de la Meuse.

Elle visera dans ce but, à s’emparer des observatoires encore aux mains de l’ennemi et à obliger les allemands à éloigner leur artillerie, ce qui aura pour résultats de mettre à l’abri du canon de moyen calibre le nœud de communication très important constitué par les voies ferrées et les routes qui convergent vers la ville.

Les Allemands, sentant venir l’attaque, multiplient les coups de main sur tout le front, afin d’obtenir des prisonniers et de se renseigner. L’importance de nos préparatifs, qu’ils ont pu suivre même de leurs observatoires lointains, grandit leur inquiétude.

Dès la fin de juillet, notre service de renseignements constate qu’ils ont accru la densité de leurs troupes, amené leurs réserves à pied d’œuvre et renforcé leur artillerie.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1917verdun.htm

Naissance de la gazette du Créneau

Ce journal est fondé en août 1917 par Jules-Eugène Auclair, téléphoniste du 134e régiment d’infanterie. Il en est à la fois le rédacteur et le dessinateur. C’est sa deuxième tentative après la création de Reflets de sape qui n’a eu qu’un numéro en mai 1916.

Le 134e régiment est alors dans la Marne, dans le secteur de Beauséjour, un hameau dominé par un fortin aménagé dès 1914 par l’armée allemande et qui fut l’objet de combats meurtriers pendant toute la guerre.

Auclair est l’un des rédacteurs de journaux de tranchées avec qui Charles Clerc est en correspondance épistolaire, et grâce auquel il se procure une partie de  sa collection. Clerc possède 23 des 25 numéros parus jusqu’au 10 juillet 1919.

Grâce à un limographe duplicateur offert par L’Oeuvre du soldat au front du Touring-club de France, le régiment pouvait tirer de 500 à 1000 exemplaires à chaque numéro.

Lors de l’armistice, le journal en est à son 16e numéro ; le régiment est alors envoyé dans la région de Périgueux, d’où l’intitulé géographique du n° 17 : « A St Pierre de Chignac (Dordogne) ».

source: http://memoirevive.besancon.fr/?id=343

(vidéo) Benoît XV en médiateur

Voir notre site: https://reims1418.wordpress.com/2017/05/06/video-14-18-benoit-xv-le-pape-mediateur/

Carnet du mercredi 1 août 1917 à travers Le Miroir

Après avoir opéré le passage du canal de l’Yser, nos troupes ont attaqué, en liaison à leur droite avec les armées anglaises.
La préparation d’artillerie avait nivelé les organisations allemandes et fait éprouver de lourdes pertes aux défenseurs. Nos troupes ont enlevé les deux positions de l’ennemi et dépassé spontanément l’objectif qui leur avait été assigné. Elles ont progressé sur la route de Lizerne à Dixmude, enlevé le village de Bixchoote et le cabaret Kortekert. Nos pertes sont des plus minimes. Nous avons pris un important matériel et fait des prisonniers. Le sol est jonché de cadavres allemands.
Sur l’Aisne, canonnade très violente. Une brillante opération a été faite par nous au sud de la Royère. Les objectifs fixés ont été dépassés. 210 prisonniers ont été capturés. Une contre-attaque ennemie à l’ouest de l’épine de Chevregny a été repoussée.
Une autre attaque ennemie a eu lieu à l’est de Cerny, sur une largeur de 1500 mètres. Elle a été refoulée tandis que nous progressions sur tout le front.
Les Anglais ont avancé sur un front de plus de 24 kilomètres, entre la Basse-Ville, sur la Lys, et Steenstraete, sur l’Yser. Leur avance, sur beaucoup de points, atteint 3 kilomètres en profondeur. Plusieurs villages ont été enlevés. 3500 prisonniers ont été dénombrés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

1033/1 juin 1917: mutineries: 2.000 hommes insultent un général

Mutineries: 2.000 hommes insultent un général

Le premier de ces actes d’indiscipline collectifs éclata dans un régiment engagé devant les monts de Champagne, le 17 Avril 1917. Puis, douze jours plus tard, sur le même front, un nouvel incident toucha une autre unité. Cependant, l’incident le plus grave se déroula dans la 41ème division, où, les 1er et 2 juin 1917, 2.000 hommes insultèrent le général qui tenait de les calmer et lui arrachèrent ses étoiles aux cris de « Assassin ! Buveur de sang ! A mort ! Vive la révolution» !

En savoir plus : http://laguerre14-18.webnode.fr/les-dossiers/les-mutineries-de-1917/

Les combats continuent à Verdun

La brillante victoire française du 15 décembre 1916 avait avancé notre ligne sur la rive droite de la Meuse en dégageant complètement Douaumont et en nous donnant les points d’appui de la Côte du Poivre, des Chambrettes et du massif d’Hardaumont, elle laissait néanmoins à l’ennemi quelques observatoires : côte du Talou et côte 344, qui lui procurait encore des vues sur nos arrières.

Offensives de la Cote 304 et du Mort-Homme

De plus, il conservait des positions menaçantes sur la rive gauche : le Mort-Homme et la cote 304 . Cependant, l’état-major allemand paraissait avoir accepté sa défaite de Verdun; Et, pendant six mois, la région fut de part et d’autre relativement calme .

Mais de notre côté, le commandement jugeait une offensive nécessaire pour améliorer nos installations demeurées précaires sur la rive gauche. Là, en effet, nos lignes, accrochées aux pentes du Mort-Homme et de la cote 304, étaient immédiatement dominées par l’ennemi. Il paraissait urgent de nous donner de l’air de ce coté .

C’est sur cette rive, en effet, qu’après l’accalmie du printemps, l’ennemi, profitant de l’avance de ses positions va tenter de rouvrir la bataille de Verdun.

Le 1er juin 1917, après un court mais très violent bombardement, l’ennemi attaque nos positions à contre-pente de la cote 304 et pénètre en deux points de notre première ligne, d’où nous parvenons à le chasser .

Des coups de main sur le front du Mort-Homme et de Cumières se succèdent à cette tentative.

Enfin, le 29 juin, l’ennemi lance une attaque plus importante sur nos positions de la cote 304 et sur les saillants sud du bois d’Avocourt que nous contraints d’évacuer.

Dans la soirée, il poursuivait son avantage à l’ouest du Mort-Homme. Nos contre-attaques immédiates reprenaient aux Allemands qu’une partie du terrain perdu.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/1917verdun.htm

Journal du vendredi 1 juin 1917

Actions d’artillerie au sud de Saint-Quentin et sur le chemin des Dames, au nord de Jouy, vers Cerny et Hurtebise, où ont eu lieu également de nombreuses rencontres de patrouilles.
En Champagne, l’ennemi a tenté, sur plusieurs points de notre front, de vives attaques précédées de bombardements violents par obus toxiques et de gros calibres. Au nord-ouest d’Auberive et sur le mont Blond, toutes les tentatives ont été arrêtées par nos feux. L’effort des Allemands s’est porté particulièrement sur nos positions du Téton, du Casque et du mont Haut, qu’ils ont attaquées à quatre reprises différentes avec un extrême acharnement. La lutte qui a commencé à 2 heures du matin, s’est prolongée jusqu’au jour. Brisées par nos feux ou refoulées à la baïonnette, les vagues d’assaut ennemies ont dû chaque fois refluer en désordre vers leurs tranchées de départ, après avoir subi des pertes élevées. Sur un seul point du front attaqué, au nord-est du mont Haut, des fractions ennemis ont pris pied dans quelques éléments avancés. Nous avons capturé des prisonniers.