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975/4 avril 1917: explosion d’un dépôt de munition à Bourg-et-Comin (02)

Journal de guerre du mercredi 4 avril 1917

A l’est et à l’ouest de la Somme après une violente préparation d’artillerie, nos troupes se sont portées à l’attaque de la position ennemie qui s’étend du nord de la ligne Castres-Essigny-Benay, depuis l’Epine de Dallon jusqu’à l’Oise. Malgré la résistance acharnée de l’ennemi, nos soldats ont atteint partout leurs objectifs et enlevé sur un front de 13 kilomètres environ, une série de points d’appui solidement organisés et tenus par des forces importantes. L’Epine de Dallon, les villages de Dallon, Giffecourt et Cerisy, plusieurs hauteurs au sud d’Urvillers sont en notre pouvoir.
Au sud de l’Ailette, nous avons continué à progresser dans la région de Laffaux, dont nous tenons les lisières. Nos troupes se sont également emparées de Vauveny et ont pris pied sur la croupe au nord de ce hameau.
L’ennemi a bombardé violemment la ville de Reims qui a reçu plus de 2.000 obus. Plusieurs civils ont été tués.
Les Anglais ont pris Hemm-sur-Cojeul, après un dur combat. Une contre-attaque ennemie a été brisée. Nos alliés ont aussi occupé le bois de Ronssoy.
Le président Wilson a lu au Congrès américain un message constatant l’état de guerre et déclarant que les Etats-Unis coopéreront avec l’Entente.
Mme Sturmer, la femme de l’ancien premier ministre de Russie, s’est suicidée en se coupant la gorge à l’aide d’un rasoir.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril17.html

Une carte postale de Verzenay envoyée le 4 avril 1917

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Le 4 avril 1917 Chers parents
Je répond a votre lettre du 28 mars que j’ai reçu avant hier soir et qui me dit que vous êtes en bonne santé pour le moment : et que vous avez passez le conseil de révision a Brioude le 3 c’est à-dire hier ; et je languit de savoir le résultat ; Nous avons été relever des tranchées hier matin à la pointe du jour. Nous avons remplacer les
Russes et c’est les Russes qui nous ont remplacer, hier nous avons bu un bon coup et ce matin nous sommes  partit a 2 heure du matin pour fichez le camp a l’arrière au repos et on a plus de goût à allez a l’arrière que aller de l’avant

Il ne fait pas beau temps il pleut, il neige par tourmente il fait des giboulée. l’hiver ne veut plus nous quitter. Je suis toujours en bonne santé pour le moment
J’ai trouver Benoît à la releve je pense bien le voir un de ces
jours et il vous envoie le bonjours
Je vous embrasse de tout cœur
Jean-Pierre

http://transcribathon.com/en/documents/id-15761/item-166866/

Explosion d’un dépôt de munition à Bourg-et-Comin

Lire le dossier sur le forum

pages1418R.G. Nobécourt rapporte le récit de Pol Roynette,brigadier au 120 RAL (daté au 11 avril…) – merci à JL Arnould
(…)  à la sortie nord de Bourg-et-Comin un énorme dépôt de munitions empile en hautes rangées obus, bombes à ailettes, caisses de cartouches et de grenades (…). Une détonation formidable fait t à coup trembler le sol et et une onde de choc courbe les arbres du bois des Chaupières. Pendant un quart d’heure, les explosions se suivent. A deux kilomètres, vers Bourg-et-Comin, s’élève une très haute volute de fumée blanche. Nous poussons tous le même cri : le dépôt de munitions vient de sauter ! (…)

R.G. Nobécourt précise en note de bas de page :
L’explosion de ce dépôt où 45 000 obus lourds étaient entassés fit 50 morts et 100 blessés. Elle reste l’un  des souvenirs d’avril 1917 pour les combattants du voisinage qui l’entendirent et ceux qui virent l’entonnoir énorme qu’elle creusa.

source: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pages-d-Histoire-Artillerie/Artillerie/explosion-madagascar-sujet_1467_1.htm

Les Allemands s’emparent de plans de bataillon d’attaque français

Mais « le 4 avril 1917, les Allemands lors d’un coup de main au Nord-Ouest de Reims, se sont emparés du plan d’engagement d’un des bataillons d’attaque ».

source: P. Miquel – La grande guerre, page 401

Les soldats russes en avril 1917

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Du 4 au 12 avril 1917, la 3ème Brigade, quant à elle, est implantée depuis le Fort de la Pompelle jusqu’à la ferme des Marquises, puis, elle attaque un segment territorial qui comprend une partie de la route Neuville-Aguilcourt.

source: http://simon-rikatcheff.over-blog.com/2015/01/l-offensive-nivelle-le-sacrifice.html

 

168/Journal du 19 janvier 1915: un zeppelin bombarde l’Angleterre

Carnet du Rémois Paul Hess

Rien à cette journée.

Au 118 ème RIT de Verzenay

Parade d’exécution. – Demain matin, toutes les gardes à fournir par le 118e, ainsi que la section de tir contre les avions, seront rassemblées à 7 h. 45 sur la place de la mairie ainsi que 8 clairons commandés par un caporal pour assister à la parade d’exécution du légionnaire J…*, condamné à 2 ans de travaux publics pour désertion à l’intérieur en temps de guerre. Après la parade, les gardes se rendront à leurs postes respectifs. Les troupes ainsi rassemblées seront commandées par M. le lieutenant Paoletti.

Début de la bataille du Hartmannswillerkopf (Alsace)

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http://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/86-premiere-guerre-mondiale/3920-14-18-le-hartmannswillerkopf-mangeur-dhommes.html

http://new-wab.forumactif.org/t1965-19-janvier-1915-debut-de-la-bataille-de-hartmannswillerkopf

voir une video: https://www.youtube.com/watch?v=j3qLHUQj1t8

voir aussi : http://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/hwk/hwk.htm

et http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Hartmannswillerkopf

Premier bombardement aérien de civils par un Zeppelin au Royaume-Uni

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Alors que les alliés soumettaient Berlin à un lourd blocus maritime, l’année 1915 fut inaugurée par une nouvelle offensive allemande, opérée par des zeppelins.

https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=Premier+bombardement+aérien+de+civils+par+un+Zeppelin+au+Royaume-Uni&start=20

lire aussi: http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/premiere/zeppelin2/Dossiers.htm

 Lu dans le Miroir en date du mardi 19 janvier

France.-La canonnade d’artillerie a comme toujours, retenti en Flandre. A la Boisselle, l’éclatement d’un obus avait provoqué l’explosion d’un dépôt de munitions et l’incendie du village. Ce dernier avait été momentanément évacué par nos troupes; mais par une vigoureuse contre-attaque nous l’avons réoccupé. Les Allemands bombardent Saint-Paul, près de Soissons. Autour de Perthes, notre artillerie a tiré efficacement sur les positions ennemies. Des avions allemands qui ont survolé nos lignes ont été atteints par nos projectiles : deux sont tombés et leurs occupants ont été capurés. Dans l’Argonne, toutes les offensives dirigées contre nos tranchées ont été refoulées. Nos progrès s’affirment à l’ouest de Pont-à-Mousson, où nous réoccupons presque tout le bois Le Prêtre. Dans les Vosges, la neige tombe en abondance. L’ennemi s’est contenté de bombarder Thann.
L’armée russe chemine toujours le long de la Vistule dans la direction de Thorn. Elle a repris Plock, ville importante qui commande les passages du fleuve. La victoire de Karaourgan, remportée par nos alliés dans le Caucase, est si décisive qu’il ne reste plus que de rares vestiges de l’armée turque de ce côté, encore sont-ils privés de toute artillerie.
La situation intérieure en Autriche-Hongrie devient de plus en plus mauvaise. Les journaux de Vienne et de Pesth épiloguent sans fin sur le départ du comte Berchtold, insistant sur la gravité de la tâche assignée au baron Burian. Il se confirme d’ailleurs que des troubles sérieux ont éclaté dans les principales villes qui ont été occupées militairement. La population ne veut plus combattre et s’en prend ouvertement aux Allemands rendus responsables de la guerre et de tous les désastres.

 

158/journal du 9 janvier 1915: « il faut remédier au déchet en gradés »

161ème jour de la guerre, 116ème jour de la bataille de l’Aisne et du Nord

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Samedi 9 janvier.-Ce jour, le bombardement sévit dans tous les quartiers de Reims (…)

Le 28 ème RI entre Berry-au-Bac et la Côte 108

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9 janvier 1915.-S.P.A. 38 officiers 2693 hommes
La crue de l’Aisne oblige à évacuer la tranchée entre l’Aisne et le canal. De 8h15 à 9h bombardement de nos tranchées par l’artillerie ennemie.
7 hommes rentrent individuellement des hôpitaux.

http://vlecalvez.free.fr/JMO_janvier1915.html

Au 118 ème RIT de Verzenay

*Les pères de 6 enfants toujours bons pour le service
*On va remédier au déchet en gradés…

En vue de remédier au déchet en gradés qui ne peut manquer de se produire d’ici à la fin des hostilités, le colonel a l’intention de créer, à nouveau, au 118e, un peloton composé de soldats de 2e classe, qui recevraient une instruction spéciale. Il ne s’agit pas d’ouvrir une porte aux embusqués ; ce sont, au contraire des entraîneurs d’hommes qu’il faudrait grouper et éduquer, moralement et militairement ; tel, qui n’a accompli que quelques mois de service peut très bien, par suite de la situation qu’il occupe dans la vie civile, devenir, en temps de guerre un excellent chef ; un directeur d’usine ou d’industrie, de banque, de maison de commerce, d’exploitation, un contremaître, habitués à manier les hommes, à les commander, à s’en faire obéir, doit avoir le doigté et l’autorité voulus pour faire un gradé susceptibles, non seulement d’en imposer à la troupe, mais de s’en faire aimer et respecter. MM. les chefs de bataillon causeront de cette idée avec leurs capitaines et feront connaître, pour le 12, au colonel, le résultat de leur enquête à ce sujet. S’ils l’approuvent, on demanderait, dans les Cies. les noms des volontaires qui, après avis des capitaines et commandants, seraient réunis à Verzenay et soumis à un entraînement intensif. Mais encore une fois, ce ne sont pas des embusqués qu’il faut, mais des hommes et des caractères ; donc avant de proposer quelqu’un, s’entourer de toutes les garanties voulues : une cinquantaine de noms paraissent suffisants pour répondre à toutes les nécessités du moment et aux besoins pour l’avenir. Chaque chef de bataillon enverrait, en même temps que la liste des candidats le nom d’un officier capable de prendre le commandement de ce peloton, et d’un sous-officier ( sergent ) à toute épreuve. Joindre les livrets matricules et accepter toutes les bonnes volontés, sans trop tenir compte des punitions antérieures, qui déjà anciennes, ont pu être effacées par l’âge, l’expérience et la maturité ; un seul cas est à rejeter complètement : punitions pour ivresse. Comme conséquence, communiquer cette note à tous les hommes, sans exception aucune.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2006/01/09/1178434.html

La bataille du Hartmannswillerkopf (HWK)

Le 9 janvier 1915 à 10 heures 40 débute le premier bombardement d’artillerie allemand. À 13 heures 30, le LIR123 attaque à nouveau les avant-postes français. Ceux-ci seront secourus par un peloton du 68e Bataillon. Les Allemands laisseront trente-quatre morts sur le terrain et compteront quatre-vingt-un blessés. À partir du 10 janvier 1915, les Français préparent une grande offensive destinée à percer le front alsacien. Les préparatifs n’ayant pas échappé aux Allemands, cette offensive va se solder par un échec.

http://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/hwk/hwk.htm

Lettre de Guillaume Apollinaire à Lou

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« Tu es si à moi et si en moi que tu devines tout de moi. »

Mon Lou adoré,Voilà enfin le jour arrivé pour l’examen d’élève officier. Il a fallu le passer finalement quand même et je ne sais ce qu’il me réserve car pour passer un examen comme celui-là il vaudrait mieux sortir de l’école primaire comme la plupart des jeunes gens qui m’entourent qu’être un poète apprécié dans plusieurs parties du monde. Enfin !Dans tout ce déluge d’imprévu et d’émotions, tes deux lettres d’aujourd’hui où tu devines ma lettre du 3 et y réponds, m’ont causé une joie inouïe. Je me fiche de toutes ces compositions du moment que tu m’aimes et me le prouves si gentiment, si complètement. Je te prends mon Lou, tu es à moi, je t’adore, je t’aime, je n’aime rien autre que toi. Oui, tu es moi-même et je suis toujours en toi comme tu es toujours là.

Lettre envoyée le 9 janvier 1915

http://www.deslettres.fr/lettre-de-guillaume-apollinaire-a-lou-tu-es-si-a-moi-et-si-en-moi-que-tu-devines-tout-de-moi/

Lu dans le Miroir en date du 9 janvier 1915

France.-Violente canonnade en Flandre et autour d’Arras; nous gagnons du terrain à Lombaertzyde, Saint-Georges et Steenstrate. Nous poussons également notre ligne en avant du côté de la Boisselle. Au nord de Soissons, nous enlevons une redoute et deux lignes de tranchées, et refoulons toutes les contre-attaques. Dans le secteur de Reims, nous faisons sauter un Blockhaus et nous avançons de 200 mètres; nous livrons, près de Bétheny, un violent combat qui coûte beaucoup plus cher à nos adversaires qu’à nous mêmes; entre Jonchery-sur-Suippe et Souain, nous bouleversons des tranchées allemandes. Les rencontres à la baïonnette se renouvellent dans l’Argonne, sans que notre front soit modifié. Nous acquérons des résultats importants en Haute-Alsace; reprise du fameux mamelon 425 tout entier au-dessus de Thann; occupation de Burnhaupt-le-Haut; progression vers le Kahlberg et Pont-d’Aspach.
Les Russes ont pénétré en Transylvanie, et toutes les passes des Carpathes qui conduisent en Hongrie leur sont d’ailleurs maintenant ouvertes. Les Autrichiens, dans leur bulletin officiel, reconnaissent nettement qu’ils ont dû battre en retraite devant la supériorité des forces qui leur sont opposées.
Lord Haldane, le grand chancelier anglais, a déclaré aux lords que le gouvemement britannique n’hésitetait pas a établir l’obligation du service militaire, si la nécessité s’en faisait sentir.
La Perse vient de lancer un ultimatum à la Turquie, à raison des empiétements que les troupes ottomanes ont accomplis sur son territoire.
Sept princes allemands ont déjà été tués au cours de la guerre.
L’Italie continue à réclamer satisfaction de la Porte au sujet de l’incident d’Hodeidah.
L’échec de M. de Bulow n’est plus nié par personne

 

138/ journal de la grande guerre/ le 20 décembre 1914

 Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Constaté ce jour, en allant chez mon beau-frère L.Montier, Place Amélie-Doublié, combien ce quartier- et en particulier la rue Lesage, assez mouvementée en temps ordinaire- est triste. Les voies du chemin de fer abadnonnées, les maisons pour la plupart fermées et l’absence de passants donnent par là une impression de délaissement et de vide presque complet. »

20  décembre au 118 ème RIT de Verzenay

Encore la pluie toute la nuit et ce matin jusqu’à 10h. C’est à croire que nous ne sortirons jamais de la boue ! Maintenant, temps passable et soleil probable après midi. Ce matin messe militaire avec de beaux chants. Je crois que nos chants sont sensiblement plus beaux que ceux de Nivolas parce que nous avons ici de grands artistes. Nous avons entre autres un professeur au conservatoire de Paris qui nous donne des solos de violon absolument merveilleux.

Pas de gros événements depuis hier, sauf la mort d’un homme du 118ème tué par un obus. C’est le 2èmedécès au 118ème depuis le commencement de la campagne.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2005/12/20/1088463.html

Marne – Progrès à Perthes et à Beauséjour

800 mètres de tranchées allemandes sont enlevées ; nous occupons la crête du calvaire au nord du ruisseau du Marson.

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne.html

Ecrivain mort à la guerre

Jean Lachasse – 1889 – 20 décembre 1914 à Soupir (Chemin des Dames – Aisne)

L’hôpital militaire Albert Ier  (pour les Belges) inauguré à Paris

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http://recherche.aphp.fr/?id=95

http://tsovorp.org/histoire/DocPdf/Albert1vb.pdf

 Vente de drapeaux belges à Paris

f1.highresLe 20 décembre [1914], vente de drapeaux belges à Paris [femmes piquant de petits drapeaux sur les vestes des passantes] : [photographie de presse] / [Agence Rol]document bnf.

Lu dans le Miroir en date du dimanche 20 décembre 1914

France.-Progression de nos troupes en Belgique, aux environs du cabaret Corteker, près de Dixmude, et aussi au sud d’Ypres. Middelkerke sur la côte a été atteinte. De la Lys à l’Oise, gain d’un kilomètre vers la Bassée; autres gains entre Arras et Douai; destruction d’une colonne allemande à Lihons, près de Chaulnes; fusillade dans les Vosges.
M. Millerand, ministre de la Guerre, déclare à la commision des finances du Sénat: « La situation militaire est meilleure qu’elle n’a jamais été ».
Les Allemands continuent à fortifier la côte de Flandre, entre Ostende et la frontière hollandaise, par crainte d’un débarquement anglais.
Les Russes ont repoussé l’armée allemande qui tentait de traverser la Vistule près de Dobrzin, et livrent bataille sur la Bzoura. Ils ont fait aux Autrichiens, au débouché des Carpathes, plusieurs milliers de prisonniers. Un régiment des hussards de la mort prussiens a été complètement anéanti près de Lodz.
Grande Bretagne.-Dans un brillant discours prononcé à Edimbourg, lord Rosebery l’ancien premier ministre libéral, dit que l’Angleterre vengera l’injure faite à ses côtes par l’escadre des croiseurs ennemis.
L’amirauté britannique dément les fausses nouvelles lancées par l’état-major naval allemand et d’après lesquelles plusieurs de ses contre-torpilleurs auraient été coulés devant Hartlepool et Scarborough.
Les Serbes marchent rapidement sur Sarajevo, capitale de la Bosnie. Le nouveau ministre de Russie, prince Troubetzkoï, a été reçu par le prince Georges, héritier du trône serbe, à Kragoujevatz.
Les troupes franco-britanniques continuent à occuper le Cameroun en refoulant les troupes coloniales allemandes.
L’Italie a ouvert un emprunt d’un milliard.
Le général de Bessing, gouverneur allemand de la Belgique, a fait vainement des démarches auprès des journaux belges pour obtenir qu ils reparaissent. Les directeurs des journaux ont déclaré qu’ils ne reprendraient leurs publications que lorsque la Belgique serait rendue à son gouvemement légitime.

 

(Diaporama) 116/Journal de la grande guerre/ 28 novembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

« Bombardement au cours de la nuit. Nous devons nous relever deux fois, car les obus tombent de nouveau dans le quartier du Jard. Vers 1 heure du matin, il en arrive un entre autres, qui éclate en face, à peu de distance de notre domicile actuel (…) 

Sur le matin, nous regagnons les chambres fatigués et, après nous être recouchés pour la seconde fois, nous commençons à sommeiller quand nous sommes encore réveillés par les cris: « Au feu ». Il est environ 5 heures. Des obus incendiaires ont explosé dans le chantier du boisDravigny, au coin de la rue du Jard et de la chaussée du Port (…)

Le bombardement a fait encore des victimes. Un ouvrier tournant à bras la machine pour l’impression du journal L’Eclaireur a été tué, paraît-il, pendant son travail (…) »

A savoir aussi

Cormontreuil. – Bombardement violent; 27 soldats sont tués; plusieurs maisons sont détruites.

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne.html

Décisions du 118 RIT cantonné à Verzenay: « le pain pas mangé par les poilus ira aux chevaux. »

Les commandants de Compagnie feront ramasser chaque jour tout le pain inutilisé par leurs hommes. Ce pain sera remis au sergent artificier du bataillon qui le distribuera à titre de supplément aux chevaux de trait du bataillon ; ces chevaux étant insuffisamment nourris avec la ration réglementaire.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2005/11/28/1012546.html

Dans L’illustration du 28 novembre 1914

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Jean de La Ville de Mirmont tué le 28 novembre 1914 à Verneuil (Moussy-Verneuil), Aisne

JdeLaVilleWUn talentueux écrivain. Peu connu mais toujours lu depuis la parution de ses premiers poèmes (à partir de 1903), de son « Horizon chimérique » (1911-1912) dont quelques poèmes seront ultérieurement mis en musique par Gabriel Fauré et plus récemment parJulien Clerc, et encore de son original roman à la tonalité toute contemporaine : « les dimanches de Jean Dézert » (1914), Jean de La Ville de Mirmont enchante nos lectures.

http://voirdit.blog.lemonde.fr/2013/11/28/jean-de-la-ville-de-mirmont-tue-le-28-novembre-1914-a-verneuil-moussy-verneuil-aisne/

Dossier fort intéressant sur cet écrivain

http://www.chemindesdames.fr/photos_ftp/contenus/LCDD%2023%20web.pdf

Une de journaux du 28 novembre 1914

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Lu dans le Miroir en date du samedi 28 novembre (N°du 13 décembre 1914)

France.-Le ralentissement du feu de l’artillerie ennemie a été partout constaté en Flandre et dans le nord de la France. On signale, dans l’ensemble, que deux attaques d’infanterie près de Dixmude et des rencontres partielles dans l’ Argonne.

Le Président de la République a remis la médaille militaire au général Joffre, qu’il a été visiter au grand quartier général (voir un journal de guerre précédent)

Russie.-Bien qu’aucun bulletin officiel nouveau ne soit publié par le grand duc Nicolas, on évalue maintenant à trois le nombre des corps d’armée allemands cernés entre Wartha et Vistule.

Autriche.-La panique s’accroît en Autriche où d’aucuns réclament la conclusion de la paix avant que le démembrement de l’empire ne soit total.

Aviation.-On affirme que dans le raid effectué à Friedrichshafen par les aviateurs anglais plusieurs  Zeppelin auraient été détruits.

Pillage.-Les Turcs ont organisé le pillage à Jérusalem; c’est sans doute pour se venger des défaites qui leurs sont infligées coup sur coup par les Russes en Arménie.

Un grand nombre de prisonniers de guerre faits par l’armée russe dans les rangs des Slaves d’Autriche  demandent à servir parmi leurs vainqueurs.

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Guerre 1914-1918. « Autour du champ de bataille de Varreddes » : tombes de braves tombés au champ d’honneur. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du samedi 28 novembre 1914.

Photo en tête: Une auto blindée belge en action près de Lombaertzyde (Le Miroir du 29 novembre 1914)

100/Journal de la grande guerre: le 12 novembre 1914

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Coups de canon la nuit. Bombardement violent toute la journée.

12 novembre 1914. – Reims. – Le bombardement reprend avec une violence extrême : à 8 heures du matin, des bombes tombent près du cirque et de l’Hôtel Continental ; de 10 heures à 11 heures du soir, une grêle de projectiles s’abat sur la ville.

http://www.editionsfradet.com/14-18-dans-la-marne.html

La bataille d’Ypres, le jour du 12 novembre 1914

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Tranchées prises de la route d’Ypres

« Arrivé le 12 novembre au matin, je pris part aux violents combats livrés à Zillebeke, Zonnebeke, Hollebeke, à l’est et au sud-est d’Ypres. Rien ne peut donner une idée du spectacle effrayant de cette bataille. Les Allemands attaquèrent avec une violence inouïe, par masses énormes d’infanterie, appuyées par une artillerie formidable. Ils subirent des pertes énormes et ne réussirent pas à rompre nos lignes. Bien mieux, sur certains points, nous avons même gagné du terrain.

http://www.stleger.info/auguste/19ypresle12novembre1914.htm

Au 118e RIT basé à Verzenay, pas drôle le lieutenant-colonel

Il est interdit à tous les débitants de laisser consommer chez eux ou de vendre, aux militaires en stationnement à Verzenay de l’absinthe ou des alcools. En cas d’infraction à cet ordre, les établissements en contravention seraient consignés, non seulement à la troupe, mais encore à la population civile. La gendarmerie sera chargée de pénétrer dans les établissements publics pour s’assurer de l’exécution de cet ordre.

D’AUTRES DECISIONS EN CLIQUANT

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2005/11/12/974508.html

Réclame dans le Petit Provençal du 12 novembre 1914

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Le clocher d’Autrêches détruit le 12 novembre 1914

photo faite en 1917
photo faite en 1917

http://autreches.free.fr/le_clocher_1914.htm

Lu dans Le Moniteur en date du jeudi 12 novembre 1914

France.-Les Allemands ont réussi à entrer dans Dixmude en Flandre, mais comme au nord de cette place, nous poussions notre propre progression, ils n’ont pu tirer parti de leur avance. Et c’est en vain qu’ils ont essayé, une fois de plus de traverser l’User- le fleuve sur la rive gauche et dans le cours duquel ils ont laissé tant d’hommes dans les premiers jours du mois. On sent qu’ils tentent l’effort désespéré, pour pallier l’effet de leurs plus récents échecs.

Notre position s’améliore le long de l’Aisne et en Lorraine, entre la forêt de Parroy et la zone des dépressions qui se trouvent vers Dieuze. Les arrière-gardes-russes poussent vivement les troupes allemandes dans la Prusse orientale.

Grande Bretagne.-Les journaux anglais annoncent que le chancelier de Bethmann-Hollweg aurait fait des propositions qui, bien entendu, auraient été repoussées. Depuis le 5 septembre les alliés sont engagés les uns vis à vis des autres par un pacte précis et aux termes de cet accord, nul ne conclura la paix séparément.

La démarche de M.de Bethmann-Hollweg vis-à-vis du pays auquel il a lancé sa première déclaration de guerre, au début de la guerre, atteste son inquiétude. Il est manifeste que le kaiser appréhende une invasion rapide de l’empire par les forces russes.

Caucase.-Les combats entre les troupes russes du Caucase et les Turcs près d’Erzeroum, à Keuprikeui, n’ont pas encore abouti à une solution.

Islam.-Le loyalisme des Musulmans ressortissants de la France se marque de mille façons; et il est à noter que le sultan Mehmed V, en dépit des excitations allemandes n’a pas encore osé proclamer la guerre sainte en Islam. Le bey de Tunis a adressé un appel à son peuple pour lui demander de remplir tous ses devoirs de fidélité vis-à-vis de la France.