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1479 bis/19 août 1918

« Le plus mauvais pain est fabriqué à Salins »(Jura)

La qualité et la couleur du pain est très inégale en France. Selon Le Figaro du 19 août 1918, la palme du pain le plus immangeable revient au pain de la ville de Salins dans le Jura.

«II paraît qu’à la dernière conférence des Alliés, on a adopté un type uniforme de pain blanc. Tout le monde en aura, civils, militaires, Anglais, Français, Italiens, Américains.

Du pain blanc, voilà qui va faire grand plaisir en divers lieux de France, voire de Paris, où le pain depuis quelque temps prenait des tons de ciel de pluie au crépuscule. Le record en ce genre, nous l’avions cru détenu par la ville de Saintes (Charente-Inférieure), d’où nous avait été envoyé un échantillon détestable.

Mais voici que de Salins (Jura) on nous en fait parvenir un bien pis encore. C’est une masse noire, gélatineuse, qui ressemble tout à fait au pain des derniers jours du siège de Paris en 1871.

L’entérite sévit dans le pays, depuis que cet aliment exécrable est consommé. A qui la faute?

Car il est certain qu’il y a en France, quoi qu’on dise et quoi qu’on souhaite en Allemagne, d’innombrables communes où le pain, même médiocre, reste mangeable, et beaucoup de localités où il continue d’être excellent.» écrit Le Figaro du 19 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/19/26002-20140819ARTFIG00222-19-aout-1918-le-plus-mauvais-pain-est-fabrique-a-salins.php

Chars: Journal de Marche en Opérations du groupe AS8

19 août 1918
Dans la nuit du 18 au 19 le char en panne est ramené par les soins de l’échelon.

20 21 et 22 août 1918
Révision du matériel. Presque tous les chars sont indisponibles.
Quelques obus. Aucun blessé.

23 août 1918
Le Groupe se transporte tout près de Montdidier où il doit être embarqué. Pendant le trajet un léger incident se produit. Au passage à niveau (dans Montdidier) un char de la 1ère batterie conduit par le canonnier Bandat entre en collision avec une locomotive. Peu de mal au conducteur qui néanmoins est évacué. Le char ne peut continuer la route, la chenille est brisée. Les réparations commencent de suite.

24 août 1918
Le char rentre par ses propres moyens au bivouac.
Le soir à 20 heures, le Groupe embarque près de Mouchel ; tout est terminé à 23 heures. Le 3e Groupe embarque sur la même rame.

25 août 1918
Le Groupe arrive à 19 heures en gare (camp de Mailly), il débarque aussitôt et à 24 heures tout est rentré (sauf un char qui est évacué) au camp de Poivres, notre nouveau cantonnement.

source: https://www.chars-francais.net/2015/index.php/28-documentation/jmo-historiques/2396-1917-18-as8-jmo

Journal du lundi 19 août 1918

Nos troupes ont progressé en combattant au nord et au sud de l’Avre. Elles ont enlevé les tranchées du camp de César, dans la région à l’ouest de Roye.
Au sud de la rivière, nous avons poussé nos lignes jusqu’aux abords de Beuvraignes.
Le chiffre de nos prisonniers faits en vingt-quatre heures au sud et au nord de l’Avre, dépasse un millier. Nous avons capturé, en outre, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel.
Plus au sud, notre infanterie s’est emparée de Canny-sur-Matz.
Au nord de l’Aisne, une opération locale nous a permis, dans la région d’Autrèches, d’enlever les positions ennemies sur un front de 5 kilomètres et une profondeur de 1.500 mètres. 240 prisonniers sont restés entre nos mains.
Les Anglais ont amélioré leur ligne au nord de Proyart et au sud de Bucquoy. Ils ont progressé d’un mille au nord de Lihons, en capturant des hommes et des mitrailleuses. Ils ont repoussé une attaque dans la région du Scherpenberg et un raid aux environs de Locre.
Des aviateurs alliés ont attaqué Darmstad en y causant des dégâts considérables.
Les aviateurs anglais ont bombardé les aérodromes ennemis de Haubourdin et de Lomme.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

1465/7 août 1918: les Allemands quittent le fort de Condé (Aisne)

Les Noirs Americains a Bruyeres (Vosges)

La 92e Division US est composee exclusivement d’elements Africains Americains et fut constitutee tout d’abord sur papier le 24 octobre 1917 dans l’Armee Francaise. La Division comprenait la 183e Brigade d’Infanterie avec les 365e et 366e Regiments d’Infanterie et la 184e Brigade avec les 367e et 368e Regiments. La Division est reellement organisee le 27 Octobre 1917 au Camp Funston, Kansas. Leur insigne represente un bison d’ou leur surnom de Buffalo Soldiers.

Le Major General Charles Ballou prend le commandement de la Division le 29 Octobre 1917. Le 7 aout 1918, la 92e Division se deplace par etapes pour se diriger vers son premier secteur de combat. Quittant Bourbonne-les-Bains, la 92e Division US arrive en gare de Bruyeres-en-Vosges. Le train de transport du 365e Regiment d’Infanterie decharge les troupes.

Il faudra le service de 500 camions militaires lourds et 3 jours et 3 nuits pour transporter la Division. La 92e Division US etablit son Quartier General a Bruyeres-en-Vosges le 7 aout 1918 ou elle reste une douzaine de jours. Pendant son sejour a Bruyeres-en-Vosges, la Division est equipee pour ses missions au front. Le 21 out 1918 quittant Bruyeres-en-Vosges definitivement, la 92e Division monte ne ligne marchant vers Saint-Die et prend position de son secteur a Frapelle le 25 aout 1918.

source: http://bruyereschemindelapaix.over-blog.com/article-les-noirs-americains-a-bruyeres-en-1918-121043473.html

Torpillage du croiseur-cuirassé  Dupetit-Thouars

Le croiseur cuirassé DUPETIT-THOUARS, commandé par le Capitaine de Frégate PAQUE, appartenait à la Division navale de l’Atlantique. Il escortait un convoi de 24 cargos de New-York en France, lorsqu’il fut torpillé le 7 août 1918 par 46°42’ Nord et 12°00’ Ouest.
Texte de la citation à l’Ordre de l’Armée
(Journal officiel du 25 octobre 1919)
            « Le croiseur-cuirassé DUPETIT-THOUARS : pendant un service d’escorte, a été torpillé et coulé le 7 août 1918 par un sous-marin ennemi. Tout le personnel a fait preuve, dans cette circonstance, du plus grand calme, du plus grand sang-froid et du plus grand dévouement ».

Les Allemands quittent le fort de Condé (Aisne)

Lorsque le 16 avril 1917 l’offensive du Chemin des Dames est lancée, les troupes de Von Kluck évacuent la position. En octobre 1917, les généraux Pershing et Franchet d’Esperey viennent observer le champ de bataille depuis le fort. Le 27 mai 1918, la contre-offensive germanique enfonce les lignes alliées. Le fort de Condé-sur-Aisne est bombardé et prit d’assaut le 28 mai 1918. En août 1918, les poilus français reprennent position dans le secteur de l’Aisne. Les Allemands le quittent le 7 août 1918 après avoir enlevé leurs pièces d’artillerie. L’ouvrage, ruiné en partie et rendu inutile, est désarmé après-guerre avant d’être abandonné en 1927.

source: https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/visiter/les-lieux-de-memoire/les-principaux-sites/le-fort-de-conde

La carte de pain est pré-découpée

Le courrier des lecteurs du Figaro de la période de la Grande Guerre est très riche d’informations. Le 7 août 1918 une lectrice explique comment gérer au mieux les cartes de rationnement de pain.

«Nous recevons d’une de nos plus obligeantes lectrices la lettre très intéressante que voici, dont nous la remercions:

Les cartes de pain, qui sont nécessaires, sont bien incommodes. Au restaurant, ou chez des amis, on n’a pas toujours sous la main les ciseaux ou le canif permettant de détacher proprement le ticket du jour. Alors les cartes sont mal déchirées et prennent un aspect désordonné.

Il m’est venu une idée que vous voudrez peut-être soumettre à vos lecteurs: j’ai piqué, à la machine à coudre, mes cartes de pain, en long et en large, en suivant les traits de séparation des tickets; il en est résulté un pointillé qui permet de détacher des tickets aussi vite et aussi proprement qu’on détache les timbres d’un carnet.

Je fais cette piqûre sans fil, de sorte qu’il n’en résulte aucun frais.

Quant à la perte de temps, je ne crois pas qu’on puisse mettre plus de cinq minutes à piquer à la machine à coudre les cartes de pain d’une nombreuse famille.» écrit Le Figaro du 7 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/07/26002-20140807ARTFIG00174-7-aout-1918-la-carte-de-pain-est-pre-decoupee.php

Journal du mercredi 7 août 1918

Nous avons atteint la Vesle en plusieurs points à l’est de Fismes. Les arrières-gardes ennemies ont opposé une vive résistance notanmment entre Muizon et Champigny. Nos éléments légers ont néanmoins réussi à prendre pied sur la rive droite en divers endroits. Fismes est en notre possession.
Au nord-ouest de Reims, nous avons gagné du terrain jusqu’au village de la Neuvillette, que l’ennemi défend avec énergie.
Sur la rive gauche de l’Avre, entre Castel et Mesnil-Saint-Georges, les Allemands ont été contraints d’abandonner une partie de leurs positions devenues intenables à la suite de notre avance du 23 juillet. Nous avons occupé Braches, pénétré dans Hargicourt et porté nos lignes aux lisières ouest de Courtemanche. Nous avons fait des prisonniers.
Les Anglais ont repoussé un détachement allemand au sud d’Arras.
En Macédoine, canonnade sur la Strouma et le Vardar.
Lutte d’artillerie et combat de patrouilles au sud de Huna et devant le front serbe.
Sur le front italien, le Dosso Alto (cote 703) a été enlevé aux Autrichiens. L’occupation a été consolidée sous la protection efficace de l’artillerie. Des groupes ennemis qui tentaient une résistance ont été maîtrisés. 4 officiers et 172 soldats autrichiens ont été capturés. Un détachement français a fait 125 prisonniers à l’est d’Asiago; à l’ouest d’Asiago, raid heureux des Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html