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1361/25 avril 1918: récupération et maintenance des effets des soldats

Récupération et maintenance des effets des soldats

Photos faites le 25 avril 1918 http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-04.pdf

source: 28 / Réf. SPA 281 M 5090 Orléans, aux magasins d’artillerie. Centre de récupération. Déchargement des vieux souliers pour être lavés. 25/04/1918, opérateur : Albert Moreau.

A Paris, la population civile vit dans la crainte des bombardements. La nuit, les appareils de bombardement Gothas larguent leurs bombes sur la ville, provoquant depuis le début du mois d’avril la mort de cent dix-huit personnes. Le jour, les obus tirés par les « canons de Paris » sont toujours meurtriers. Malgré les tirs de contrebatterie et les bombardements aériens français, les tirs des batteries allemandes à longue portée ne sont pas ralentis. Seul un incident de tir, provenant peu de temps après le début de la campagne de tir, impose un temps d’arrêt.

source: 27 / Réf. SPA 281 M 5092 Orléans, aux magasins d’artillerie. Centre de récupération. Lavage des souliers. 25/04/1918, opérateur : Albert Moreau.

Au cours de la Première Guerre mondiale, les compagnies de travailleurs sont organisées dans les usines et les ateliers travaillant pour la défense nationale. Composées d’étrangers, ces sections comprennent une large proportion de travailleurs originaires de Chine ou d’Indochine. Aux ateliers d’habillement d’Orléans, des travailleurs chinois sont embauchés à la récupération des effets individuels et autres équipements destinés à être réparés.

Bataille de la Lys: communiqué du 25 avril

jeudi 25 avril 1918– Après-midi : Tard dans la soirée, l’ennemi a également attaqué les positions françaises au nord-est de Bailleul. Il a été repoussé. Ce matin, de bonne heure, l’ennemi a renouvelé ses attaques dans ce secteur et contre les positions anglaises plus à l’est, après un intense bombardement.

Le combat continue dans cette région sur un large front.
L’artillerie ennemie a été active pendant la nuit dans le secteur de Festubert et de Robecq.

Soir : Les positions tenues par les troupes françaises et britanniques, depuis le nord de Bailleul jusqu’à l’est de Wytschaete, ont été, toute le journée, violemment attaquées.
Des combats très vifs ont eu lieu sur tout le front, principalement aux environs de Dranoutre, Kemmel et Vierstraat. Après des alternatives diverses, les troupes alliées ont été contraintes de se replier des positions tenues ce matin. Le combat continue.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/25_avril_1918.html

Les Allemands s’emparent du mont Kemmel

Haut de 156 mètres, le Mont Kemmel fait partie des Monts de Flandre, rares éléments qui donnent un peu de relief au plat pays.

Cette proéminence en a fait un lieu stratégique dont les Allemands ont réussi à s’emparer le 25 avril 1918, au terme de plusieurs jours de combats dévastateurs. Le capitaine Pinçon décrit l’allure de ce champs de bataille par ces mots :  » (…) Vu du Scherpenberg, le Kemmel offrait alors l’aspect d’un volcan en éruption, où les cônes de fumée, de sable et de pierrailles de 210 et des 280 semblaient de nouveaux cratères s’entrouvrant soudain pour lancer vers le ciel le feu central. Vision d’une beauté tragique, qui faisait passer un frisson d’horreur lorsqu’on savait que dans ces flammes, dans cette fumée, sous ces coups redoublés dont le roulement s’entendait à Dunkerque, mouraient ceux qui ne connaissaient que leur consigne : rester sur place pour y attendre le boche. On ne recule pas !  » (« Onzième du 99e au Kemmel (17-25 avril 1918) », Capitaine L. Pinçon, L, Impr. L. Gaubert, Montmorency, 1921). Jusqu’en septembre de cette dernière année de guerre, les Français puis les Anglais vont se battre pour récupérer ce qui entretemps est devenu le « mont chauve ».

source: https://www.rtbf.be/14-18/article_mont-kemmel?id=8305758

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/les-chemins/le-front/ossuaire-francais-du-mont-kemmel-heuvelland.html

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Bataille_des_Monts_de_Flandre_(avril-mai_1918)

Villers-Bretonneux libéré par les Australiens

http://milguerres.unblog.fr/villers-bretonneux-avril-1918/

Journal du jeudi 25 avril 1918

Quatre avions allemands et deux ballons captifs ont été détruits par nos pilotes. Un cinquième avion a été abattu par le tir de l’infanterie. En outre, seize appareils ennemis sont tombés dans leurs lignes, fortement endommagés à la suite de combats aériens. Notre aviation de bombardement, au cours des deux dernières journées a effectué de nombreuses sorties. 49.000 kilos de projectiles ont été jeté sur les gares, cantonnements, terrains d’aviation ennemis, dans les régions de Saint-Quentin, Jussy Chaulnes, Royes, Ham, Guiscard et Asfeld. Deux incendies ont éclaté en gare de Chaulnes et en gare d’Asfeld. Un dépôt de munitions à l’est de Guiscard a fait explosion. Sur le front britannique, l’ennemi a déclenché, après un violent bombardement, une action locale contre les positions à l’est d’Albert ; il a été repoussé. Nos alliés ont légèrement amélioré leurs positions dans les secteurs de Villers-Bretoneux, Albert et Robecq. Ils ont exécuté de nombreux raids au sud et au nord de Lens, capturé des prisonniers et des mitrailleuses. En Macédoine, les troupes allemandes ont effectué des coups de mains au sud de Doiran et dans la région de Vetrenik.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

1360/24 avril 1918: premier combat mondial entre chars à Villers-Bretonneux ( Somme)

La Bataille de Villers-Bretonneux

La Bataille de Villers-Bretonneux est une bataille de la première guerre mondiale  qui se déroula les 24, 25 et 26 avril 1918 sur le territoire de la commune de Villers-Bretonneux . Elle stoppa l’avance allemande vers l’ouest et préserva la ville d’Amiens d’une occupation par l’ennemi.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Villers-Bretonneux_(1918)

Premier combat mondial entre chars à Villers-Bretonneux

Char-1guerre-mondiale-150x150Le 24 avril, à 3h45, des tirs d’artillerie très denses s’abattaient sur une zone de front alliée tenue par les 62e et 8e D.I. anglaises et allant du bois de Hangard au nord de Villers. A 6h00, les tirs cessaient et quatre divisions d’infanterie allemandes précédées par 13 chars A7V, donnaient l’assaut aux positions anglaises dans le brouillard.

Partout où les chars apparurent, le front fut disloqué et la première ligne traversée et tournée. La panique s’installa rapidement et la plupart des hommes de cette première ligne furent faits prisonniers ou refluèrent en désordre vers l’arrière, talonnés par les Allemands.

Avant 8h00, Villers était investie et la progression vers Cachy se développait. A 10h00, Villers était tombée. Les attaquants commençaient à s’infiltrer dans le bois d’Aquenne au nord et se préparait à donner l’assaut à la deuxième ligne devant Cachy.

C’est alors que trois chars lourds anglais « Mother » sortis du bois d’Aquenne, se heurtèrent aux chars allemands. Au cours de ce premier combat « tank versus tank », les trois chars anglais furent touchés, mais purent regagner le couvert du bois alors que le char allemand « Nike » dut être abandonné sur place.

Un moment plus tard, sept chars légers « Whippet » intervenaient face à Cachy, désorganisant l’attaque imminente de la division d’infanterie allemande 77, mais subissant la perte de 3 chars.

La bataille terminée, deux chars resteront sur le terrain : le « Elfriede » et le « Mephisto ».

Après le repli allemand dans le secteur, le « Mephisto » fut récupéré par les troupes australiennes et envoyé en Australie comme trophée de guerre. Il demeure exposé au Queensland Museum de Brisbane. Il se trouve être de nos jours, le seul char A7V visible et rescapé du ferraillage.

Sur la route D168, en direction de Cachy, un petit monument rappelle le premier duel de l’histoire entre chars allemands (A7V) et chars britanniques (Mark IV et Whippets).

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C’est au bord de la D168, allant de Villers-Bretonneux à Cachy, à la lisière sud du bois d’Aquenne, que se trouve ce petit monument, inauguré le 18 avril 1998, qui rappelle qu’à proximité de ce lieu se déroula le premier combat de chars de l’Histoire. On peut y lire, en trois langues : « Ici le 24 avril 1918 eut lieu le premier combat mondial entre tanks allemands et britanniques ».

C’est au cours de la bataille de Villers-Bretonneux, qui se déroula du 24 au 26 avril 1918, qu’eut lieu le premier combat de chars. Après une préparation d’artillerie dense, à 6H00, le 24 avril, les Allemands attaquèrent la ligne britannique depuis le nord de Villers-Bretonneux jusqu’au bois de Hangard. A 10H00, la ville était tombée et à la fin de la journée les Allemands s’étaient infiltrés dans le bois d’Aquenne, jusqu’à la route Cachy – Fouilloy, au nord et faisait face à la deuxième ligne devant Cachy au sud. Dans la nuit, deux brigades australiennes permirent de reprendre une partie du terrain perdu mais sans parvenir à atteindre Villers-Bretonneux qui fut finalement reprise le 25 dans la soirée grâce à la jonction des deux brigades. Le lendemain, les Français de la division marocaine, ayant relevé les Britanniques dans la nuit, s’élancèrent pour dégager le sud de Villers-Bretonneux mais l’attaque fut mal préparée, avec un barrage d’artillerie inefficace, et la division perdit un tiers de ses effectifs. Le front se stabilisa alors jusqu’au 8 août, date de la contre-offensive alliée et jour de deuil pour l’armée allemande qui fut mise en déroute ce jour-là.

Le premier combat tank contre tank

C’est au petit-matin du premier jour de la bataille, le 24 avril 1918, que treize chars allemands, des A7V, participèrent à l’assaut. Répartis en trois groupes, ils étaient partis de trois points différents à l’ouest de Marcelcave. Leur attaque fut une surprise totale et participa grandement à la mise en déroute des premières lignes britanniques. A 8H00, ignorant leur présence, trois tanks Mark IV furent envoyés pour défendre la seconde ligne. Après avoir traversé le bois l’Abbé, dans un environnement difficile à cause des bombardements au gaz de l’artillerie allemande, les trois engins blindés arrivèrent sur la ligne de front où le tank de leur chef de bataillon, le sous-lieutenant Mitchell , s’aperçut qu’il était face à trois chars allemands. Un déluge de balles de mitrailleuses s’abattit alors sur son tank. Il faut savoir que l’A7V allemand est équipé d’un canon à l’avant et de six mitrailleuses sur le côté (photo n°2) alors que le tank anglais est soit mâle (comme celui du sous-lieutenant Mitchell) avec un canon de chaque côté et quatre mitrailleuses (photo n°3) ou femelle avec six mitrailleuses (les deux autres tanks qui l’accompagnaient). Le char allemand le plus proche de celui du sous-lieutenant Mitchell parvint à l’atteindre une première fois par un coup au but avant de mettre en fuite les deux autres tanks britanniques après les avoir touchés eux aussi. Le tank mâle, qui avait du faire demi-tour pour se remettre en position de tir, avait déjà tiré une vingtaine de coups, tout en roulant, lorsqu’il fut touché une seconde fois. A ce moment là, le char allemand pensait bien avoir mis hors de combat son adversaire mais c’est ce dernier, mis à l’arrêt, qui va alors le toucher au but, à l’avant, rendant son canon hors d’usage et forçant son équipage à l’abandonner, avant de revenir plus tard pour le ramener à l’arrière. Les deux autres chars allemands s’approchèrent du tank anglais mais un tir de ce dernier les mit en fuite. Finalement, pris pour cible par l’artillerie et même un avion, le tank du sous-lieutenant Mitchell fut touché par un tir de mortier à une de ses chenilles et dut être abandonné, mettant ainsi fin au premier combat de chars de l’histoire.

A lire aussi http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-au-premier-combat-de-chars-villers-bretonneux.php

http://1418bd.free.fr/labase/dosmonumLaBornedesTanksVillersBretavril18_80.pdf

Somme : le musée des soldats australiens a été renové

Le musée de Villers-Bretonneux (Somme) a été renové. Il retrace l’histoire du corps expéditionnaire australien qui a stoppé l’offensive allemande les 24 et 25 avril 1918.

http://www.leparisien.fr/societe/somme-le-musee-des-soldats-australiens-a-ete-renove-24-04-2017-6882837.php

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/armes/les-tanks.html

http://www.g1914-18.com/vbreton.html

 

Un témoignage

http://www.militaria-14-18.fr/temoins-temoignages/un-temoin-premier-combat-tanks-24-avril-1918-devant-cachy-somme-caporal-dominique-richert-chef-de-piece-dans-compagnie-mitrailleuses-infanterie-regiment-332-allemand/

 

Journal du mercredi 24 avril 1918

Un coup de main ennemi a été repoussé à l’est de l’Avre, dans la région de Thennes. Nous avons fait des prisonniers. Activité réciproque de l’artillerie en divers points du front de la Somme, de l’Avre et de l’Oise, ainsi que sur la rive droite de la Meuse. Au nord de Seicheprey, il ne reste plus un Allemand dans nos tranchées.

L’ennemi a bombardé Reims où plusieurs incendies se sont déclarés. Sur le front britannique, des combats locaux avantageux pour nos alliés ont eu lieu dans le voisinage de Robecq, où les troupes ennemies ont été rejetées de quelques-uns de leurs postes avancés.

En Macédoine, l’ennemi a violemment bombardé les villages dont les troupes britanniques et grecques s’étaient antérieurement emparées. Action d’artillerie dans le secteur de Doiran, et de part et d’autre du Vardar.

Dans le Trentin, les Italiens ont attaqué et détruit des postes ennemis aux environs de Mori. Ils ont recueilli des prisonniers. Tirs de concentration dans la conque d’Asiago.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html