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1004/3 mai 1917: destruction de l’hôtel de ville de Reims

Destruction de l’hôtel de ville de Reims

L’agonie de l’hôtel de ville de Reims  commença le 21 avril 1917. Les obus pleuvaient dans tout le quartier. Le 3 mai 1917, l’artillerie allemande concentra son tir sur l’édifice qui prit feu et fut entièrement détruit. Seule resta debout la façade calcinée. Triste image de guerre.

Les travaux de reconstruction  durèrent plusieurs années. Ils furent achevés en 1927 et l’Hôtel de Ville restauré fut inauguré le 10 juin 1928 par le Président de la République, Gaston Doumergue, qu’accueillit le maire de l’époque, Paul Marchandeau.

Source : « Reims, ses rues, ses places, ses monuments » de Daniel Pellus, Editions Horvath.

Info trouvée aussi sur : http://reimsavant.over-blog.com/article-3-mai-1917-l-hotel-de-ville-est-en-feu-123329479.html

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Images trouvées sur: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/01/hôtel-de-ville-de-reims-incendié-le-3-mai-1917.html

Voir aussi http://reimsavant.over-blog.com/article-3-mai-1917-l-hotel-de-ville-121068840.html

De nombreux livres brûlés dans l’incendie dont un legs de Victor Diancourt. L’Hebdo du vendredi en avait parlé dans ses colonnes

Grand bibliophile et collectionneur, Victor Diancourt légua ainsi en 1910 à la ville de Reims près de 20 000 volumes. Une grande partie a malheureusement été détruite le 3 mai 1917 lors de l’incendie de l’hôtel de ville qui abritait la bibliothèque depuis sa création au début du XIXe siècle. Les exemplaires les plus précieux, 3 021 ouvrages, ainsi qu’un ensemble de documents (correspondances et manuscrits notamment) avaient pu être néanmoins mis à l’abri et sont parvenus jusqu’à nous. La collection de Victor Diancourt reflète un goût prononcé pour la Révolution, le monde du théâtre et les ouvrages illustrés, signés de grands noms, y compris des figures majeures de la peinture. Ainsi, l’exposition présente l’exemplaire n° 5 d’Au pied du Sinaï de Georges Clemenceau illustré de lithographies d’Henri de Toulouse-Lautrec avec des effets délicats de vaporisation (technique du crachis).

source: http://www.lhebdoduvendredi.com/article/25903/hommage_a_un_grand_collectionneur

voir aussi: http://www.reimsavant.documentation-ra.com/?cat=34

Protestation de Sarah Bernahardt devant la cathédrale de Reims

La guerre photographique , hebdomadaire, 3e annee, n°27, 3 mai 1917. protestation de sarah bernhardt devant la cathedrale de reims. par M. lareal (gerant)

Une mutinerie à Villers-Franqueux (Marne)

« 3 mai 1917, Villers-Franqueux. Au lieu de partir au repos comme nous le pensions, nous devons remonter en ligne cette nuit pour attaquer. Il va falloir repasser dans la fournaise… Les hommes ont presque tous la diarrhée et des coliques. Pour le bataillon, il y avait ce matin à la visite plus de 150 malades. Le commandant a déjà fait un rapport sur cet état de choses, y compris la dépression morale, ajoutant qu’il ne répondait plus de son bataillon. En haut-lieu, on n’en tient pas compte […] De petits groupes se forment de tous les côtés, où la question de refuser de monter est fortement agitée. Le 6e bataillon a eu une certaine quantité d’hommes qui ne sont pas montés en ligne. Qu’en sera-t-il pour ce soir ?

4 mai, PS [Poste de secours] de la Carrière. Comme le laissaient prévoir les événements, environ 250 hommes n’ont pas quitté Villers. »

Henri Charbonnier, Une honte pour l’humanité. Journal (mars 1916-septembre 1917), © Edhisto, 2013, pp. 93-94.

Journal du jeudi 3 mai 1917 à travers Le Miroir

Dans la région du chemin des Dames, grande activité des deux artilleries sur le front Cerny-Hurtebise-Craonne. L’ennemi a lancé, à plusieurs reprises sur nos tranchées et nos petits postes, des attaques partielles qui ont été repoussées par nos feux de mitrailleuses et par nos grenadiers.
En Champagne, violente lutte d’artillerie dans les secteurs du mont Cornillet et du Mont-Haut. Combats à la grenade dans les bois à l’ouest du mont Cornillet, au cours desquels nous avons sensiblement progressé.
Aux Eparges, nos détachements ont pénétré en différents points dans les lignes allemandes : des destructions ont été opérées et nous avons ramené du matériel.
Cinq de nos avions ont survolé la ville de Trèves, sur laquelle ils ont lancé de nombreux projectiles. Un incendie d’une grande violence, qui s’est rapidement développé, a éclaté au centre de la ville. Une tentative de raid allemand a échoué près de Fauquissart, dans le secteur de Laventie-la Bassée.
Canonnade accrue sur le front italien.

Le char présenté à la presse

Après le premier engagement des chars Saint-Chamond à Laffaux, ce char a fait l’objet d’une couverture photo dans la presse, le 3 mai 1917.
Son chef de char en titre était le Maréchal des Logis de Marignan et ce Saint-Chamond était le char du Lieutenant Bégarie, Commandant de Batterie. Visiblement le Lieutenant Bégarie aimait la conduite, car c’est lui qui est filmé et photographié, aux commandes de ce char. A noter que ce char n’a pas participé au premier combat des chars.

Le char est engagé à Laffaux le 23 octobre 1917.
En décembre 1917 le chef de char est le Sous-lieutenant Pehard.

En janvier 1918, le 62477 est affecté en char d’instruction au Groupe d’AS n° XII (AS 37 – 38 – 39).
Il finira donc sa vie au Camp de Martigny-les-Bains puis, probablement en stock de pièces de rechange, avant d’être ferraillé . . . https://www.chars-francais.net/2015/index.php/157-classement-individuel/saint-chamond/1847-62477

940/28 février 1917

Villers-Franqueux
Construction d’un abris à l’aide d’un excavateur le 28 Février 1917

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https://www.facebook.com/massif1418/photos/pb.388476977995413.-2207520000.1473874998./661550657354709/?type=3&theater

Journal du mercredi 28 février 1917

Au sud-est de Vailly, nous avons fait une incursion dans les lignes allemandes et ramené des prisonniers. Rencontre de patrouilles dans la région de Bezonvaux et dans les Vosges.
Canonnades dans les secteurs de l’Echelle-Saint-Aurin et de Beuvraignes (sud de l’Avre), ainsi que dans 1’Argonne, vers Vauquois.
Nous avons effectué des tirs de destruction sur les organisations allemandes du bois de Malancourt et du secteur de la cote 304.
Au sud de Sainte-Marie-aux-Mines, nous avons fait des prisonniers.
Les Anglais ont pris le Barque, Ligny et plusieurs défenses de Puisieux.
Les troupes anglo-indiennes de Mésopotamie se sont avancées jusqu’à 25 kilomètres au nord de Kut-el-Amara.
Discours de M. de Bethmann-Hollweg au Reichstag : l’Allemagne ira jusqu’au bout de la guerre sous-marine; c’est une réponse au message de M. Wilson demandant de pleins pouvoirs.
Le transatlantique Laconia, qui revenait d’Amérique a été coulé près des côtes d’Angleterre par un sous-marin. Deux Américaines ont péri.
La Hollande a adressé une note énergique au cabinet de Berlin pour le rendre responsable de la destruction de ses navires près de Falmouth.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier1917.html

Lettre du 28 février 1917 de Marcel Sibaud

Valréas, 28.2.1917

cropped-titre-essai1rediMa petite chérie,

Quel métier ! Aujourd’hui encore mistral insensé et cependant il a fallu monter encore à 403 ; on avait chaud en arrivant et nécessité de se coucher par terre en plein vent pendant je ne sais combien de temps. Nous grelottons tous. La rigueur commence à faire sentir ses effets. Escande est couché, on vient de lui faire des ventouses sur les reins ; il geint comme un enfant qu’il est, lui qui mange du nougat toute la journée. Un autre tousse affreusement et a pris le lit. Tous d’ailleurs nous toussons et sommes plus ou moins enrhumés. J’ai mal dormi cette nuit et trop toussé. Ce soir, je vais prendre du sirop Rami et sans doute dimanche je me ferai porter consultant pour me faire ausculter. Je marche par habitude mais j’ai les jambes si lasses que je trébuche facilement. Vivement dimanche que je me repose. Et encore samedi manœuvre de bataillon !
La petite lettre de Toto est très gentille, je vois qu’il fait des progrès en taille et en sagesse.
Le temps est tout refroidi par ce maudit mistral mais il ne gèle pas.
Je te quitte en t’embrassant mille fois et en te souhaitant prochain et heureux débarras.
Ton Marcel

Bons baisers à Toto
Amitiés aux mamans

source: http://lettresoubliees1418.fr/wordpress/2011/05/lettre-du-28-fevrier-1917-de-marcel-sibaud/

(marine) Le contre torpilleur Chacal coulé

200px-contre-torpilleur-chacal

Coulé le 24 Mai 1940 au large de BOULOGNE-SUR-MER (France)
Marins tués dans le contre-torpilleur CHACAL – 1939-1945

source https://fr.geneawiki.com/index.php/Navires_de_la_Marine_nationale_française_-_C

Le torpilleur d’Escadre CASSINI, torpillé

 

  « Le torpilleur d’Escadre CASSINI, torpillé aux abords de Bonifacio dans la nuit du 27 au 28 février 1917, a coulé avec une partie de son équipage. Tous à bord ont fait preuve du plus grand courage et du plus grand sang-froid ».

427/journal du 5 octobre 1915:déjouer la censure et la désinformation

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

L’expédition de Salonique

À la suite de l’invasion par les armées austro-allemandes et bulgares de la Serbie, les alliés débarquent à Salonique avec des troupes repliées de l’expédition des Dardanelles. L’idée politique est de se porter au secours des troupes serbes qui se replient vers le sud et de maintenir ainsi le deuxième front que Winston Churchill a tenté de faire ouvrir sur les Détroits, sans succès.

Dès le 5 octobre 1915, les troupes françaises et britanniques débarquent sous le commandement du général Maurice Paul Emmanuel Sarrail avec l’accord du premier ministre grec Elefthérios Venizélos mais violant aussi la neutralité de la Grèce. L’idée stratégique est de se porter sur Niš pour prendre les troupes bulgares de flanc et arrêter ainsi leur progression en Serbie. En fait, avec l’évolution de la situation, les objectifs sont revus à la baisse. Il s’agit de conserver le contrôle de la voie ferrée qui remonte la vallée du Vardar pour garder ouverte la seule voie de communication des Serbes vers l’extérieur qui sert de ravitaillement depuis des mois (munitions, vivres, équipements).

La suite sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Expédition_de_Salonique

L’actualité du mardi 5 octobre dans le Miroir

La lutte s’est poursuivie en Artois. A la cote 119, nous occupons le carrefour des Cinq-Chemins, puis l’ennemi y reprend pied. Partout ailleurs, les Allemands sont repoussés, malgré la violence de leurs contre-attaques réitérées.
Lutte d’engins de tranchées au sud de la Somme, dans le secteur de Lihons et de Chaulnes, ainsi qu’au nord de l’Aisne, dans la vallée de la Miette et aux environs de Sapigneul.
Nous avons abattu un taube et capturé les deux aviateurs.
En Champagne, bombardement réciproque près de la ferme Navarin. L’ennemi dirige des obus suffocants sur notre arrière-front. Deux contre-attaques ont été par nous dispersées près de Mesnil.
Dans l’Argonne orientale, nos batteries lourdes ont pris sous leur feu une colonne ennemie en marche de Baulny sur Apremont.
Une attaque allemande a été refoulée à Celles-sur-Plaine, dans les Vosges. Bombardement à l’Hartmannswillerkopf.
Une escadrille de nos avions a jeté 400 obus sur la gare des Sablons, à Metz.
Les Anglais, attaqués par les Allemands, près d’Hulluch, ont tenu ferme. Mais plus au nord, ils ont reperdu la plus grande partie de la redoute Hohenzollern.
La situation des Russes se consolide sur tout le front oriental. Ils ont détruit des canons et capturé des prisonniers.
La Russie a adressé au cabinet de Sofia une note très énergique à laquelle les autres puissances de la Quadruple Entente se sont associées et qui laisse prévoir le rappel des agents diplomatiques.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre15.html

Ruines du village de Villers-Franqueux

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http://www.delcampe.net/page/item/id,49364636,var,VILLERS-FRANQUEUX-Marne-Ruines-du-village-et-Interieur-de-Eglise-5-octobre-1915-4-photos,language,F.html

Ecrivain mort à la guerre

Albert Dumange – 1894 – 5 octobre 1915 à Saint-Hilaire-le-Grand ( Champagne).

http://data.bnf.fr/16253247/albert_dumange/

Déjouer la censure et la désinformation

Lettres de lucien Jeannard, sergent au 89e régiment d’infanterie, adressée à sa femme.

Boureuilles * le 5 octobre 1915

Ma chère Juliette

J’ai reçu ce matin ta lettre du 2 et je dois te dire que je suis un peu étonné de certaines phrases qui me prouvent que comme tout le monde tu tombes dans le panneau et crois à la lettre ce qu’écrivent les journaux et ce que racontent les vaillants guerriers de Paris. Tu me dis en ces termes : « Prends courage, c’est pour ton foyer que tu travailles, tu en profiteras ». J’espère bien en effet encore profiter de la vie car n’étant pas neurasthénique j’espère toujours mais je ne vois pas très bien les avantages dont bénéficieront mon foyer et les miens, si ce n’est que voilà bientôt un an que j’en suis séparé et que ça peut durer encore au moins autant. Certes si une solution était à envisager ou déjà entrevue cela ferait patienter, on aurait un but pour atteindre pour lequel on éprouverait de la joie. Malheureusement il nous est défendu maintenant d’avoir un but. La bataille de Champagne nous l’a prouvé, car sous des apparences de succès considérable elle n’a été qu’un succès local d’une certaine étendue, mais bien loin d’être en rapport avec ce que Joffre avait prévu et sacrifié. On devait percer et pour cette opération on a mis le maximum d’efforts et d’hommes. Les boches étant débordés devaient effectuer une retraite et par conséquent évacuer notre territoire ce qui aurait pu abréger ce fléau considérablement. Malgré le sang qui a été versé à flots et les munitions en nombre colossal qui ont été envoyées, nous avons été arrêtés à la deuxième ligne quand il y en avait peut-être encore trois derrière. Il n’y a donc plus de résultat définitif à attendre des armes avec la guerre de tranchées. Quant à l’argent, ils ne devaient plus en trouver au bout de six mois et malgré tout ils sont encore très solides.

La suite sur http://crdp.ac-amiens.fr/pensa/1_11_jeannard.php

120 négatifs sur la destruction de Villers-Franqueux

Keith, en chemise verte, à gauche sur la photo souhaite que son livre contenant 102 photos de Villers-Franqueux en 1918 soit vendu aux enchères afin de participer à la réfection du monument aux morts de la commune marnaise
Keith, en chemise verte, à gauche sur la photo souhaite que son livre contenant 102 photos de Villers-Franqueux en 1918 soit vendu aux enchères afin de participer à la réfection du monument aux morts de la commune marnaise

Keith Brooker,  lecteur de mon blog https://reims1418.wordpress.com

vient de m’adresser un mail pour m’avertir qu’il disposait de 120 négatifs sur la commune de Villers-Franqueux, prises en 1918-1919.

Il voudrait savoir où se situaient ces maisons dans la commune.

Keith, en chemise verte, à gauche sur la photo souhaite que son livre contenant 102 photos de Villers-Franqueux en 1918 soit vendu aux enchères afin de participer à la réfection du monument aux morts de la commune marnaise

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SON COURRIER

book vf ww1Cher Monsieur, Je ai dans ma collection 120 négatifs originales prises en 1918-1919 des ruines de Villers-Franqueux et ont fait un livre de photos d’eux, je ne ai que quatre livres imprimés que je ai eu les faits privé. Les noms des propriétaires sont sur les aspects négatifs, savez-vous où je pourrais obtenir une idée de l’endroit où les maisons sont à Villers-Franqueux à cette époque. Certains des négatifs sont de la Mairie, Ecole et Moulin.

Si vous avez une idée, prendre contact avec elle.

mail: morrisc8army1944@gmail.com

Merci d’avance

Une souscription pour le monument aux morts de Villers-Franqueux

A lire sur le site du quotidien L’Union

La commune de Villers-Franqueux procédera, au milieu de l’année 2015, à la reconstruction de son monument aux morts et à l’aménagement de ses abords immédiats. Ce projet s’inscrit dans la politique d’entretien et de rénovation du patrimoine de la commune. La période actuelle de commémoration du centenaire de la guerre 14-18 renforce le caractère symbolique de cette opération.

http://www.lunion.com/region/une-souscription-pour-le-monument-aux-morts-de-villers-franqueux-ia3b24n459705