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1606/25 décembre 1918

Villiers devient Villiers-sur-Loir

380 hommes de Villiers de 20 à 40 ans ont été mobilisés de 1914 à 1918. Cinquante d’entre eux ne sont jamais revenus et beaucoup d’autres ont été blessés. Michel Renvoizé raconte qu’ « Avant Villiers-sur-Loir s’appelait seulement Villiers. La cause : lors de la démobilisation et vu le nombre de blessés à rapatrier depuis le front, il y avait trop de communes s’appelant Villiers en France. C’est un décret passé au journal officiel le 25 décembre 1918 que la commune deviendra Villiers-sur-Loir ».

source: https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/villiers-sur-loir/villiers-sur-loir-en-1918

L’administration française s’établit en Alsace-Lorraine

Dans une instruction du 25 décembre 1918, Jeanneney donne sa lecture – qui est celle de Clemenceau – des clauses de l’Armistice du 11 novembre stipulant l’occupation militaire de l’Alsace-Lorraine. Pour le président du Conseil, la région ne saurait être considérée comme une portion du territoire allemand occupé jusqu’à la paix, elle constitue à l’instar des régions du nord de la France libérées, une terre française. L’assimilation administrative de l’Alsace-Lorraine, en l’absence de traité de paix entre la France et l’Allemagne, se trouve dès lors justifiée. Cette interprétation est bien entendu contestée par l’Allemagne : les réclamations du représentant allemand à la conférence interalliée d’armistice de Spa s’en font l’écho.

Dans une seconde instruction, Jeanneney définit les attributions des commissaires de la République comme une consécration de l’organisation départementale française : « Il convient de s’y conformer en Alsace et en Lorraine, dans toute la mesure possible, non seulement en maintenant les organismes qui y satisfont, mais en évitant tout ce qui retarderait l’évolution de ceux qui y devront rentrer par la suite. » Quoique l’unité d’action entre les trois commissaires de la République soit jugée indispensable, il est rappelé que le haut commissaire ne dispose que de pouvoirs de coordination, les commissaires de la République de Metz et de Colmar ne lui étant nullement subordonnés.

source et document complet sur : https://journals.openedition.org/alsace/1951

Latécoère et Cornemont s’envolent pour la Catalogne

En ce mercredi 25 décembre 1918, c’est l’industriel français Pierre Georges Latécoère qui fait l’actualité aéronautique : ce dernier qui souhaite à terme créer une liaison postale de France jusqu’en Amérique du Sud, ouvre en ce jour un premier tronçon, qui va de Toulouse (France) à Barcelone (Espagne).

Un tout premier voyage que Pierre Georges Latécoère va réaliser avec René Cornemont, ce dernier prenant les commandes du chasseur Salmson démilitarisé qui va les conduire de Montaudran, à savoir un quartier toulousain, jusqu’en Catalogne, après le franchissement des Pyrénées, un raid par la voie des airs réalisé sans encombre en deux heures et vingt minutes.

source: https://www.air-journal.fr/2017-12-25-le-25-decembre-1918-dans-le-ciel-latecoere-et-cornemont-senvolent-pour-la-catalogne-5192286.html

En l’honneur des pupilles de la Nation

Journal du mercredi 25 décembre 1918

Alphonse XIII a adressé un télégramme au Président de la République pour le remercier de l’accueil qui a été fait à M. de Romanones.
Le roi d’Italie, de son côté, s’est, dans un message, déclaré enchanté du voyage qu’il a fait en France.
M. Antonesco, le nouveau ministre de Roumanie, a remis à M. Poincaré les lettres qui l’accréditent comme envoyé extraordinaire en France.
Les décisions du Congrès des ouvriers et soldats qui s’est tenu à Berlin ne seront que partiellement appliquées. On dit que le géneral Gröner est venu protester en effet contre les résolutions qui avaient été adoptées. Hindenburg et Gröner restent d’ailleurs en fonctions et Solf, qui a abandonné les Affaires étrangères, demeure aux Colonies.
Des pourparlers ont échoué entre majoritaires et minoritaires. Le clergé bavarois a pris catégoriquement position contre Kurt Eisner.
De nombreuses distinctions américaines ont été distribuées aux généraux français.
L’Angleterre et l’Amérique font une vive opposition a une entreprise d’intervention armée en Russie.
Les troupes yougo-slaves ont occupé Marbourg.
La nouvelle revient une fois de plus de la retraite prochaine de Karolyi, président du Conseil de Hongrie, qui serait débordé par la situation.
Ce n’est qu’en janvier que le régent de Serbie viendra à Paris.
D’après des informations puisées à bonne source, les gouvernements alliés ne songeraient plus à envoyer une expédition en Russie.
Les bolchevistes progressent en Esthonie.
Les Tchéco-Slovaques ont occupé une partie de la Hongrie.
Un certain nombre d’Allemands ont été expulsés d’Alsace-Lorraine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html